[0001] L'invention se rapporte à une chaussure, et concerne notamment une chaussure destinée
à la pratique d'un sport.
[0002] Cette chaussure peut être utilisée dans des domaines tels que la marche, sportive
ou non, ou la course sur terrain plat ou en montagne, l'alpinisme, ou encore la planche
à roues, un sport de balle, ou autre.
[0003] La chaussure peut comprendre une tige basse ou une tige haute. La chaussure peut
aussi être relativement souple ou au contraire plus rigide. Cependant, quel que soit
son aspect général ou l'activité pratiquée, la chaussure doit répondre aux attentes
d'un utilisateur. Ce dernier doit pouvoir effectuer tous les mouvements nécessaires
à son activité, transmettre des impulsions, prendre des appuis, ou encore percevoir
les informations sensorielles en provenance du sol ou d'éléments divers.
[0004] En particulier, dans le cas de la marche ou de la course sur terrain plat ou en montagne,
il est important que la chaussure permette, d'une part, un bon déroulement du pied
et, d'autre part, des appuis transversaux. Cela signifie notamment que le semelage
de la chaussure doit pouvoir fléchir longitudinalement, selon un axe transversal,
tout en étant suffisamment résistant en flexion transversale, au moins dans certaines
zones. Afin de répondre à ces besoins, l'art antérieur a proposé des solutions.
[0005] Par exemple, selon le document
FR 2 457 081, une chaussure comprend un semelage structuré pour permettre une flexion longitudinale
tout en empe̊chant ou en s'opposant fortement à une flexion transversale. En pratique,
le semelage divulgué par ce document comprend une couche de renfort noyée dans une
matrice. La couche de renfort présente des fentes transversales qui, par définition,
traversent l'épaisseur de la couche et qui, aussi, débouchent au niveau d'un bord
latéral ou au niveau d'un bord médial de la couche. Deux fentes successives débouchent
au niveau d'un bord différent de la couche. La chaussure selon le document
FR 2 457 081 donne satisfaction dans la mesure où l'utilisateur peut effectuer les mouvements
utiles à son activité : il peut notamment librement dérouler le pled et prendre de
forts appuis transversaux. Ces derniers sont stables car, entre deux fentes, le renfort
apporte au semelage une rigidité transversale. Cependant, cette chaussure présente
certains inconvénients.
[0006] En effet, il est apparu qu'elle présente l'inconvénient d'avoir une capacité d'adhérence
au sol diminuée. Cela signifie qu'elle peut, par exemple, déraper lorsqu'elle est
soumise à une sollicitation qui serait insuffisante pour faire déraper une chaussure
de même pointure dépourvue de couche de renfort. Ce phénomène de dérapage, ou de glissement
intempestif, peut se produire lors de prises d'appui au sol, notamment en pente, ainsi
que lors d'impulsions liées à des accélérations, des frelnages, ou autre. Le phénomène
de dérapage ou de gllssement intempestif se produit aussi en direction transversale.
Il s'ensuit que la marche ou la course est moins précise, moins sûre et, ce qui est
un paradoxe, source de fatigue pour l'utilisateur.
[0007] Par rapport à cela, l'invention a pour but général d'améliorer les chaussures selon
l'art antérieur. Notamment un but de l'invention est de faire en sorte qu'une chaussure,
dont le semelage comprend une couche de renfort qui présente des fentes transversales,
adhère mieux au sol. En d'autres termes, il s'agit de faire en sorte que l'adhérence
au sol de la chaussure soit meilleure lors de prises d'appui en mode dynamique, par
exemple lors d'accélérations, de freinage, ou autres impulsions. Il s'agit aussi de
rendre l'adhérence meilleure et les appuis plus stables et plus précis, notamment
lorsque le contact entre le semelage et le sol est ponctuel. Ce type de contact se
produit surtout sur les terrains accidentés, ou lors d'un déplacement en terrain incliné
dans un sens transversal par rapport à la pente. Il arrive que seule une portion latérale
ou seule une portion médiale du semelage entre en contact avec le sol. Dans ces conditions
un risque de dérapage intempestif est plus fort. En termes plus concis, le but ci-avant
recherché est d'augmenter l'adhérence au sol, quel que soit le mode d'utilisation
de la chaussure.
[0008] On verra par la suite qu'un autre but de l'invention est de décliner cette adhérence
de manière large, c'est-à-dire de l'obtenir aussi bien sur des terrains mouillés,
humides, ou souillés que sur des terrains plus prévisibles, tels que des terrains
secs.
[0009] Un but encore de l'invention est d'apporter au niveau du semelage externe une certaine
capacité d'amortissement. L'invention cherche à optimiser le comportement du semelage
pendant l'intégralité, ou au moins une partie significative, de son contact avec le
sol, en fonction de l'activité pratiquée, et/ou du terrain rencontré.
[0010] Un autre but de l'invention est d'améliorer la précision dans la transmission des
informations sensorielles ou des impulsions liées à la marche ou à la course.
[0011] Un but encore de l'invention est de réduire autant que possible la masse du semelage
externe.
[0012] De manière large un but de l'invention est de rassembler en une seule chaussure les
aptitudes de déroulement libre et régulier du semelage au sol, de l'adhérence suffisante
sur un sol régulier, et de l'adhérence suffisante ou de l'accroche sur un sol Irrégulier.
Cela veut dire une chaussure polyvalente, plus efficace dans toutes les situations,
et sur tous les terrains.
[0013] Enfin un but supplémentaire de l'invention est d'améliorer la coopération d'une chaussure
avec un accessoire tel qu'un crampon.
[0014] Pour ce faire l'invention propose une chaussure comprenant un semelage externe et
une tige, le semelage externe s'étendant en longueur depuis une extrémité arrière
jusqu'à une extrémité avant, en largeur entre un bord latéral et un bord médial, et
en hauteur entre une face de contact avec le sol et une face de liaison à la tige,
le semelage comprenant une première couche de renfort qui s'étend en longueur depuis
une extrémité arrière jusqu'à une extrémité avant, en largeur entre un bord latéral
et un bord médial, et en hauteur entre une face distale et une face proximale, la
première couche de renfort présentant des fentes transversales.
[0015] La chaussure selon l'invention est caractérisée par le fait que le semelage comprend
une couche d'usure et une première couche d'amortissement, la couche d'usure délimitant
la face de contact, et par le fait que la première couche d'amortissement est située
entre la couche d'usure et la première couche de renfort.
[0016] La couche d'amortissement amortit les chocs, les impulsions liées à la course ou
à la marche, ou encore les informations sensorielles qui transitent entre la couche
d'usure et la couche de renfort. En d'autres termes la couche d'amortissement sert
de filtre mécanique. A ce titre cette couche permet de petits déplacements élastiques,
qui se font de manière réversible, de subdivisions ou de la totalité de la couche
d'usure par rapport à la couche de renfort.
[0017] Parce qu'elle se déforme élastiquement de manière réversible, notamment en compression
et/ou en cisaillement, la couche d'amortissement absorbe des excès d'énergie liés
à des appuis, à des chocs, à des impulsions, à des changements de terrain ou relief,
ou au transit d'informations sensorielles. Il s'ensuit qu'il faut appliquer plus d'énergie
au semelage externe, par rapport à une chaussure dépourvue de couche d'amortissement,
pour obtenir un dérapage ou un glissement intempestif.
[0018] Parmi les avantages qui en résultent, la chaussure selon l'invention présente une
meilleure adhérence au sol qu'une chaussure dont le semelage est dépourvu de couche
d'amortissement sous la couche de renfort.
[0019] L'amélioration de l'adhérence au sol, pour la chaussure de l'invention, est obtenue
sur des terrains diversifiés, c'est-à-dire mouillés, humides, ou secs, plats ou en
pente et lisses ou avec des reliefs, notamment du fait de la déformation élastique
réversible plus progressive du semelage.
[0020] Aussi, la couche d'amortissement améliore le comportement du semelage pendant une
partie significative, voire l'intégralité, de son contact avec le sol.
[0021] L'invention améliore aussi la précision dans la transmission des informations sensorielles
ou des impulsions, parce que les dérapages sont réduits, voire inexistants.
[0022] L'invention minimise la fatigue de l'utilisateur, en conférant au semelage externe
une masse faible, car la couche d'amortissement est légère, et en procurant un amortissement
amélioré des chocs.
[0023] On verra mieux par la suite que, au moins pour une forme de réalisation, la chaussure
de l'invention rassemble les aptitudes de déroulement libre et régulier du semelage
au sol, d'appui transversal franc et précis, de l'adhérence suffisante sur un sol
régulier, et de l'adhérence suffisante ou de l'accroche sur un sol irrégulier. La
chaussure est donc polyvalente, efficace dans toutes les situations.
[0024] Egalement, la chaussure améliore la perception des informations sensorielles et la
transmission des impulsions au sol lorsqu'elle est munie d'un crampon.
[0025] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard du dessin annexé illustrant, selon des
formes de réalisation non limitatives, comment l'invention peut être réalisée, et
dans lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective avant par-dessous d'une chaussure, selon une
première forme de réalisation de l'invention,
- la figure 2 est similaire à la figure 1, avec une présentation éclatée du semelage
externe,
- la figure 3 est une coupe selon III-III de la figure 1,
- la figure 4 est similaire à la figure 3, pour une variante de réalisation qui fait
partie de la première forme de réalisation,
- la figure 5 est une vue à plat d'une couche de renfort du semelage externe de la chaussure
de la figure 1,
- la figure 6 est une vue de côté du renfort de la figure 5, dans un cas où le semelage
externe fléchit longitudinalement,
- la figure 7 est une coupe selon VII-VII de la figure 5,
- la figure 8 est une vue similaire à la figure 5, selon une deuxième forme de réalisation
de l'invention.
[0026] La première forme de réalisation qui va être décrite après concerne plus spécialement
une chaussure pour la marche ou la course à plat ou en terrain mouvementé. Cependant
l'invention s'applique à d'autres domaines tels que ceux évoqués avant.
[0027] La première forme est décrite ci-après à l'aide des figures 1 à 7.
[0028] Comme le montrent les figures 1 et 2, une chaussure de marche est prévue pour accueillir
le pied de l'utilisateur.
[0029] De manière connue et générale, la chaussure 1 comprend un semelage externe 2, lequel
s'étend selon une direction longitudinale L entre une extrémité arrière 3 et une extrémité
avant 4, et selon une direction transversale W entre un bord latéral 5 et un bord
médial 6. Le semelage 2 comprend une partie arrière, ou talon 7, ainsi qu'une partie
avant 8. Selon la première forme de réalisation le semelage 2 est monobloc, dans le
sens où le talon 7 et la partie avant 8 se prolongent l'un l'autre. Cependant, ces
parties 7, 8 pourraient être séparées et espacées l'une de l'autre.
[0030] En complément la chaussure 1 comprend une tige 9 disposée sur le semelage. Telle
que représentée la tige 9 comprend une portion basse 10, prévue pour entourer le pied,
à l'exclusion d'une portion haute. Cependant, il pourrait être également prévu que
la tige comprenne aussi une portion haute. La tige 9 n'est pas représentée de façon
détaillée.
[0031] La tige 9 peut comprendre notamment un quartier latéral 12, un quartier médial 13,
et une languette. Cette dernière, non visible sur les figures, relie l'un à l'autre
les quartiers 12, 13 pour donner à la tige 9 sa continuité. Cependant, il pourrait
être prévu de ne pas utiliser de languette. Dans ce cas, les quartiers 12, 13 peuvent
rester séparés ou se superposer.
[0032] Un dispositif de serrage, non détaillé ici, est généralement prévu pour serrer la
tige 9 de manière réversible. Cependant, la chaussure 1 pourrait être dépourvue de
dispositif de serrage.
[0033] Quelle que soit la structure de la tige, le semelage externe 2 s'étend en hauteur
entre une face de contact 20 avec le sol et une face de liaison 21 à la tige. La face
20 est par définition destinée à prendre contact avec le sol ou avec divers supports.
La face 21, quant à elle, relie le semelage externe 2 à la tige 9, par un moyen de
liaison permanent ou non, tel qu'un collage, un emboîtement, ou tout moyen équivalent.
[0034] On observe que le semelage externe 2 comprend une première couche de renfort 22 qui
s'étend en longueur, selon la direction longitudinale L, depuis une extrémité arrière
23 jusqu'à une extrémité avant 24, en largeur, selon la direction transversale W,
entre un bord latéral 25 et un bord médial 26, et en hauteur entre une face distale
27 et une face proximale 28. La face distale 27 est celle des deux faces 27, 28 la
plus éloignée de la tige 9 tandis que, par corollaire, la face proximale 28 est la
plus rapprochée. La première couche de renfort 22 présente des fentes transversales
29, qui seront décrites plus en détail après.
[0035] Selon l'invention, le semelage externe 2 comprend une couche d'usure 30 et une première
couche d'amortissement 31, la couche d'usure 30 délimitant la face de contact 20 avec
le sol, et la première couche d'amortissement 31 est située entre la couche d'usure
30 et la première couche de renfort 22. La couche d'amortissement 31 amortit les chocs,
les impulsions ou autres sollicitations qui transitent dans le semelage externe 2,
notamment entre la couche d'usure 30 et la couche de renfort 22. En effet, la totalité
ou des subdivisions de la couche d'amortissement 31 se déforment, élastiquement et
de manière réversible, pour permettre un déplacement relatif de la couche d'usure
30 ou de subdivisions de cette couche par rapport à la couche de renfort 22. Les déformations
de la couche d'amortissement dissipent de l'énergie ce qui, par corollaire, accroît
l'intensité de sollicitation nécessaire pour faire déraper la chaussure. Elles permettent
également une meilleure adaptation de la couche d'usure aux divers formes et reliefs
de terrain. En d'autres termes, l'adhérence au sol est meilleure avec la chaussure
de l'invention.
[0036] Selon la première forme de réalisation toujours, comme on le comprend à l'aide de
l'ensemble des figures 1 à 4, la couche d'amortissement 31 présente une épaisseur
réduite, comprise entre 1 et 10 mm, sachant que des valeurs de 1 à 5 mm ont donné
de bons résultats. Cela confère à cette couche une masse minimale. Il en résulte que
la chaussure 1 reste légère, et que la fatigue de l'utilisateur est réduite.
[0037] Selon la direction transversale W, la largeur de la première couche de renfort 22
est comprise entre 25 et 100% de la largeur du semelage externe 2, sachant que des
valeurs comprises entre 75 et 100% ont donné de bons résultats. La couche de renfort
22 remplit notamment un ro̊le de rigidlfication transversale, rôle d'autant plus significatif
que sa largeur est élevée. L'utilisateur peut donc prendre des appuis plus stables,
ou mieux percevoir les informations sensorielles, même si un contact au sol se fait
seulement au niveau du bord latéral 5 ou seulement au niveau du bord médial 6 du semelage
2. L'utilisateur perçoit également mieux les informations sensorielles, et transmet
plus précisément des impulsions au sol, dans un cas où la chaussure est munie d'un
crampon.
[0038] Selon la direction longitudinale L, la longueur de la première couche de renfort
22 est comprise entre 25 et 100% de la longueur du semelage externe 2. Cela signifie
que la première couche de renfort 22 peut occuper, longitudinalement, une portion
réduite ou, au contraire, élevée, du semelage 2. On a observé que des longueurs importantes,
comprises entre 75 et 100% de la longueur du semelage externe 2, ont donné de bons
résultats. Cela est lié au fait que les appuis transversaux sont améliorés sur une
longueur significative du semelage 2. Là encore la coopération avec un crampon est
améliorée.
[0039] Il est prévu par exemple que les fentes 29 débouchent alternativement au niveau du
bord latéral 25 et au niveau du bord médial 26 de la première couche de renfort 22.
Cela confère à chacun des bords 25, 26 la même aptitude à fléchir longitudinalement,
selon un axe transversal de la couche de renfort 22. Pour une alternative de construction
il est possible que les fentes 29 débouchent au niveau d'un seul des bords latéral
25 et médial 26 de la première couche de renfort 22. Selon ce cas de figure, lequel
n'est pas représenté ici, celui des bords au niveau duquel débouchent les fentes présente
une structure discontinue, alors qu'à l'inverse, celui des bords au niveau duquel
ne débouche aucune fente présente une structure continue. Le bord dont la structure
est continue est plus rigide, ou moins souple, en flexion longitudinale, par rapport
au bord de structure discontinue. En d'autres termes les bords 25, 26 fléchissent
différemment en flexion. Au final il est possible, en fonction de la disposition des
fentes, de conférer au semelage externe 2 des propriétés mécaniques spécifiques à
certains emplacements.
[0040] De manière générale, une fente 29 présente une longueur comprise entre 50 et 100%
de la largeur de la première couche de renfort 22, au niveau d'une section transversale
donnée du semelage externe 2. Plus la fente 29 est longue, meilleure est l'aptitude
en flexion longitudinale. Le cas extrême est celul d'une longueur de 100%. Cela signifie
que la structure longitudinale de la couche de renfort 22 est alors discontinue. L'écartement
entre deux portions transversales de la couche 22 reste stable parce que ces portions
sont solidarisées, par exemple par collage, au reste du semelage.
[0041] En pratique, une fente 29 présente une largeur comprise entre 0,1 et 30 mm. Plus
les fentes sont étroites, plus la résistance en flexion transversale est grande. Autrement
dit, plus les fentes sont étroites, plus la chaussure est stable dans les appuis transversaux.
[0042] De manière non limitative, selon la première forme de réalisation de l'invention,
des fentes 29 sont ménagées sur toute la longueur de la première couche de renfort
22. Dans ce cas c'est l'intégralité de cette couche qui est à même de fléchir longitudinalement.
Le déroulement du pied n'en est que meilleur, particulièrement dans les cas où la
couche de renfort 22 s'étend longitudinalement sur une partie significative du semelage.
[0043] De manière différente, selon des variantes de réalisation non représentées, des fentes
29 sont ménagées seulement entre l'extrémité avant 24 de la première couche de renfort
22, et un point reculé d'une valeur de 50% de la longueur de cette couche 22 depuis
l'extrémité avant 24. Il s'agit ici de favoriser la flexion longitudinale de l'avant
de la couche. Si cette dernière s'étend selon une longueur substantielle du semelage
externe 2, voire selon la totalité, alors c'est l'avant du semelage externe 2 qui
peut fléchir longitudinalement. Par corollaire le déroulement du pied est facile,
car les orteils sont plus libres. De plus les appuis transversaux au niveau des orteils
restent très forts et précis, en raison de la résistance en flexion transversale de
la couche de renfort 22.
[0044] Différemment encore, selon d'autres variantes de réalisation non représentées, des
fentes 29 sont ménagées seulement entre un point reculé d'une valeur de 25% de la
longueur de la première couche de renfort 22 depuis l'extrémité avant 24, et un point
avancé d'une valeur de 25% de la longueur de la première couche de renfort 22 depuis
l'extrémité arrière 23. Cela signifie que c'est essentiellement la portion centrale
de la couche de renfort 22 qui est apte à fléchir longitudinalement. Si cette couche
22 s'étend sur une longueur substantielle du semelage externe 2, voire selon la totalité,
on observe alors que ce dernier 2 peut se déformer en torsion longitudinale, c'est-à-dire
selon un axe longitudinal. Cela facilite les prises d'appui dans les pentes transversales.
[0045] En référence à la première forme de réalisation décrite de l'invention, ainsi qu'aux
alternatives et variantes possibles, les fentes 29 sont parallèles entre elles. Cela
permet à la première couche de renfort 22, et donc aussi au semelage 2, de fléchir
longitudinalement de façon régulière. Le déroulement du pied a tendance à se faire
à plat, ce qui convient bien à une utilisation sur terrain plat. Il est alternativement
possible qu'au moins deux fentes 29 forment l'une avec l'autre un angle dont la valeur
est comprise entre 0 et 30°. Dans ce cas le déroulement du pied peut se faire avec
une légère torsion longitudinale, ce qui favorise une utilisation en terrain accidenté.
[0046] Dans tous les cas la première couche de renfort 22 est à même de fléchir longitudinalement,
tout en restant plane transversalement, comme on le comprend en considérant les figures
5 à 7. En conséquence le semelage externe 2 est apte à fléchir longitudinalement,
ce qui convient à un bon déroulement du pied, et à conserver sa forme naturelle transversalement,
ce qui rend les appuis transversaux au sol beaucoup plus précis.
[0047] De manière non limitative, la première couche de renfort 22 est ici constituée d'une
matière synthétique armée de fibres. Celles-ci peuvent être synthétiques ou naturelles,
comme le carbone, le verre, le lin, ou autre. Cette constitution rend la première
couche de renfort 22 légère, ce qui bénéficie à l'ensemble de la chaussure. Il peut
néanmoins être prévu d'utiliser d'autres matériaux, comme une matière plastique, un
métal ou un alliage métallique, ou tout équivalent, pour fabriquer la couche de renfort
22.
[0048] En référence plus spécifiquement aux figures 2 à 4, on observe que le semelage externe
2 comprend une deuxième couche d'amortissement 32, et que la première couche de renfort
22 est située, dans le sens de la hauteur, entre la première couche d'amortissement
31 et la deuxième couche d'amortissement 32. Les première 31 et deuxième 32 couches
d'amortissement sont solidarisées l'une à l'autre, par un moyen tel qu'un collage
ou tout équivalent, pour emprisonner la première couche de renfort 22. Alternativement
on peut prévoir que les première 31 et deuxième 32 couches d'amortissement forment
une pièce monobloc. En d'autres termes, la première couche de renfort 22 est noyée
dans un ensemble qui, au final, est une couche d'amortissement située entre la couche
d'usure 30 et la tige 9.
[0049] La deuxième forme de réalisation de l'invention est présentée ci-après à l'aide de
la figure 8. Pour des raisons de commodité, les éléments communs avec la première
forme sont désignés par les mêmes références. Ce sont essentiellement les différences
qui sont mises en évidence.
[0050] On retrouve une première couche de renfort 22, avec une extrémité arrière 23, une
extrémité avant 24, un bord latéral 25 et un bord médial 26, ainsi que des fentes
transversales 29.
[0051] Ce qui est spécifique à la deuxième forme de réalisation, c'est qu'au niveau de la
partie arrière 7 du semelage externe 2, la largeur de la première couche de renfort
22 est comprise entre 25 et 50% de la largeur du semelage externe 2, et au niveau
de la partie avant 8, la largeur de la première couche de renfort 22 est comprise
entre 50 et 100% de la largeur du semelage externe 2. Cela suppose que la première
couche de renfort 22 s'étende selon au moins 60% de la longueur du semelage externe
2. Au final la première couche de renfort 22 est plutôt étroite à l'arrière et plus
large à l'avant. Cela rend le semelage externe 2 plus rigide transversalement à l'avant
qu'à l'arrièra.
[0052] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-avant décrites,
et comprend tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications
qui vont suivre.
[0053] Notamment il peut être prévu d'utiliser plusieurs couches de renfort. Par exemple,
l'une peut être située vers l'avant de la chaussure, l'autre vers l'arrière.
[0054] La couche d'usure 30 peut être discontinue, c'est-à-dire formée d'éléments distincts
solidarisés respectivement à la première couche d'amortissement 31.
[0055] Chaque couche d'amortissement 31, 32 est constituée par exemple d'une matière synthétique
de faible densité, comme de l'EVA (éthyle-vinyle-acétate) ou tout matériau équivalent.
[0056] La structure du semelage externe 2 peut être minimaliste, c'est-à-dire comprendre
exclusivement la couche d'usure 30, la première couche d'amortissement 31 et la première
couche de renfort 22, ou encore la couche d'usure 30, la première couche d'amortissement
31, la première couche de renfort 22 et la deuxième couche d'amortissement 32, à l'exclusion
de toute couche supplémentaire, ou à l'exclusion de tout élément supplémentaire.
1. Chaussure (1) comprenant un semelage externe (2) et une tige (9), le semelage externe
(2) s'étendant en longueur depuis une extrémité arrière (3) Jusqu'à une extrémité
avant (4), en largeur entre un bord latéral (5) et un bord médlal (6), et en hauteur
entre une face de contact (20) avec le sol et une face de liaison (21) à la tige (9),
le semelage (2) comprenant une première couche de renfort (22) qui s'étend en longueur
depuis une extrémité arrière (23) jusqu'à une extrémité avant (24), en largeur entre
un bord latéral (25) et un bord médial (26), et en hauteur entre une face distale
(27) et une face proximale (28), la première couche de renfort (22) présentant des
fentes transversales (29), caractérisée par le fait que le semelage (2) comprend une couche d'usure (30) et une première couche d'amortissement
(31), la couche d'usure délimitant la face de contact (20), et par le fait que la première couche d'amortissement (31) est située entre la couche d'usure (30) et
la première couche de renfort (22).
2. Chaussure (1) selon la revendication 1, caractérisée par le fait que selon la direction transversale (W), la largeur de la première couche de renfort
(22) est comprise entre 25 et 100% de la largeur du semelage externe (2).
3. Chaussure (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisée par le fait que selon la direction longitudinale (L), la longueur de la première couche de renfort
(22) est comprise entre 25 et 100% de la longueur du semelage externe (2).
4. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que les fentes (29) débouchent au niveau d'un seul des bords latéral (25) et médial (26)
de la première couche de renfort (22).
5. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 3, caractérisée par le fait que les fentes (29) débouchent alternativement au niveau du bord latéral (25) et au niveau
du bord médial (26) de la première couche de renfort (22).
6. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 5, caractérisée par le fait qu'une fente (29) présente une longueur comprise entre 50 et 100% de la largeur de la
première couche de renfort (22).
7. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 6, caractérisée par le fait qu'une fente (29) présente une largeur comprise entre 0,1 et 30 mm.
8. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que des fentes (29) sont ménagées sur toute la longueur de la première couche de renfort
(22)
9. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que des fentes (29) sont ménagées seulement entre l'extrémité avant (24) de la première
couche de renfort (22), et un point reculé d'une valeur de 50% de la longueur de cette
couche (22) depuis l'extrémité avant (24).
10. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 7, caractérisée par le fait que des fentes (29) sont ménagées seulement entre un point reculé d'une valeur de 25%
de la longueur de la première couche de renfort (22) depuis l'extrémité avant (24),
et un point avancé d'une valeur de 25% de la longueur de la première couche de renfort
(22) depuis l'extrémité arrière (23).
11. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée par le fait que les fentes (29) sont parallèles entre elles.
12. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 10, caractérisée par le fait qu'au moins deux fentes (29) forment l'une avec l'autre un angle dont la valeur est comprise
entre 0 et 30°.
13. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisée par le fait qu'au niveau de la partie arrière (7) du semelage externe (2), la largeur de la première
couche de renfort (22) est comprise entre 25 et 50% de la largeur du semelage externe
(2), et par le fait qu'au niveau de la partie avant (8), la largeur de la première couche de renfort (22)
est comprise entre 50 et 100% de la largeur du semelage externe (2).
14. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 13, caractérisée par le fait que la première couche de renfort (22) est constituée d'une matière synthétique armée
de fibres.
15. Chaussure (1) selon l'une des revendications 1 à 14, caractérisée par le fait que le semelage externe (2) comprend une deuxième couche d'amortissement (32), et par le fait que la première couche de renfort (22) est située, dans le sens de la hauteur, entre
la première couche d'amortissement (31) et la deuxième couche d'amortissement (32).