Domaine technique
[0001] L'invention concerne de façon générale un procédé de fabrication de corps creux pour
isolateurs électriques composites, au cours duquel on réalise un premier enroulement
hélicoïdal sur un mandrin d'axe longitudinal d'au moins un matériau en bande. L'invention
concerne également un corps creux pour isolateur électrique composite pour très haute,
haute et moyenne tension, obtenu par un tel procédé.
Technique antérieure
[0002] De manière traditionnelle, les isolateurs électriques composites pour très haute,
haute et moyenne tension comportent un corps creux pouvant avoir une forme cylindrique,
tronconique, bi tronconique, une forme de tonneau ou toute autre forme de révolution
adaptée. Des armatures métalliques sont prévues aux extrémités du corps creux et une
enveloppe isolante en élastomère entoure le corps creux en formant des ailettes. Ces
corps creux servent plus particulièrement d'enveloppes pour des appareillages électriques,
comme par exemple un condensateur ou un transformateur à isolation à huile ou un disjoncteur
à isolation au gaz sous une pression de quelques bars. Le corps creux d'un tel isolateur
électrique composite est généralement réalisé par enroulement hélicoïdal de fibres
ou de fils minéraux ou organiques, comme par exemple des fibres de verre agglomérées
par une résine synthétique apte à durcir, par exemple de la résine époxyde.
[0003] La publication
US 4,495,381 décrit un isolateur électrique composite creux obtenu par enroulement hélicoïdal,
sur un mandrin en rotation, d'une bande de fibres ayant traversé un bain de résine
liquide. L'enroulement hélicoïdal est réalisé dans un premier sens pour obtenir une
première couche de fibres puis, une fois la première extrémité du mandrin atteinte,
dans un second sens opposé pour obtenir une seconde couche de fibres, inversée, enroulée
sur la première couche. Une fois la seconde extrémité du mandrin atteinte par la seconde
couche, on réalise une troisième couche et ainsi de suite jusqu'à ce que l'épaisseur
de la paroi désirée soit atteinte. La résine est ensuite durcie pour obtenir le corps
creux achevé.
[0004] Lors du procédé de fabrication, une fois l'enroulement hélicoïdal réalisé, les extrémités
du corps creux sont sectionnées, mises au rebut, pour ne conserver que la partie centrale
utile. La quantité de déchets générée est donc importante. Par ailleurs, les formes
réalisables sont limitées par les contraintes de ces procédés. De plus, il est souvent
impossible de réaliser simultanément plusieurs isolateurs sur un même mandrin. Enfin,
il est souvent nécessaire de prévoir, aux extrémités du corps de l'isolateur, des
brides intermédiaires permettant notamment la fermeture étanche de l'enceinte délimitée
par le corps creux de l'isolateur électrique.
[0005] Un corps creux d'isolateur électrique composite délimite ainsi une chambre à gaz,
généralement un gaz sous pression comprenant par exemple du gaz SF6. Le corps creux
d'isolateur électrique composite doit donc résister à la pression à peu près constante
de ce gaz mais également à toute surpression liée à un disfonctionnement, par exemple
à un défaut aux bornes, induisant une surpression ponctuelle générant une onde de
choc. Les isolateurs électriques composites connus sont habituellement réalisés en
matériaux composites en fibres de verre enduites de résine époxy, matériau connu pour
être plutôt cassant. Des tentatives pour fabriquer un isolant fiable en résine époxy
ont conduit à l'obtention de parois relativement épaisses et donc à des isolateurs
lourds, difficiles à manipuler lors de leur fabrication, maintenance ou réparation.
De plus, des produits de décomposition du gaz SF6 peuvent apparaître à la suite d'arcs
électriques générés lors de la coupure du courant. Ces produits de décomposition sont
susceptibles de dégrader les fibres de verre et la résine époxy. Le document
WO 2011/026 519 décrit un isolateur composite dont le corps creux est réalisé par enroulement hélicoïdal
permettant de résister à ce type de contraintes mécaniques et chimiques. Ce corps
creux comporte une sous-couche obtenue par enroulement hélicoïdal d'un tissu à base
de polyester prévu sous les couches d'enroulement hélicoïdal de bande de fibres. Cette
sous-couche permet à l'isolateur de mieux résister aux produits de décomposition et
aux ondes de choc.
[0006] Par ailleurs, la publication
US 4,271,343 décrit un corps creux formant une chambre destinée à recevoir un dispositif électrique
et obtenu par moulage de fibres synthétiques au sein desquelles un maillage tissé
est noyé pour conférer au corps creux une résistance supérieure en cas d'explosion.
[0007] Enfin, la publication
US 2009/0 014 114 décrit un procédé de fabrication d'un corps creux en matériau composite par enroulement
de fibres autour d'un mandrin, le corps creux ayant ses extrémités traversées par
des orifices de dimensions différentes.
Exposé de l'invention
[0008] Le but de l'invention est de remédier à ces inconvénients en proposant un procédé
de fabrication de corps creux pour isolateurs électriques composites générant moins
de déchets que les procédés connus, facile à mettre en oeuvre, compatible avec la
présence d'une sous-couche résistante au gaz, permettant la fabrication de plusieurs
corps creux pour isolateurs électriques composites sur un même mandrin et limitant
la nécessité d'utiliser des brides intermédiaires pour assurer l'étanchéité de l'enceinte
délimitée par le corps creux de l'isolateur électrique composite.
[0009] A cet effet, l'invention a pour objet un procédé de fabrication de corps creux pour
isolateurs électriques composites, au cours duquel on réalise un premier enroulement
hélicoïdal sur un mandrin d'axe longitudinal d'au moins un matériau en bande, caractérisé
en ce que l'on utilise un mandrin comportant au moins une extrémité au moins en partie
sphérique conformée pour réaliser un corps creux pour isolateur électrique composite
de type "cloche" et au moins une gorge circulaire périphérique divisant en au moins
deux parties la zone médiane séparant les extrémités du mandrin, cette zone médiane
étant un cylindre de révolution, en ce que l'on réalise ledit premier enroulement
hélicoïdal de manière à constituer au moins un corps creux pour isolateur électrique
composite de type "cloche", et en ce que l'on tronçonne ledit premier enroulement
hélicoïdal transversalement à l'axe longitudinal, en suivant la gorge périphérique
pour constituer au moins deux corps creux pour isolateurs électriques composites dont
l'un au moins est de type "cloche", et en ce que l'on écarte axialement ces deux corps
creux l'un de l'autre pour les séparer dudit mandrin.
[0010] On entend par enroulement hélicoïdal tout enroulement hélicoïdal multi-spires comportant
une ou plusieurs couches, les couches étant obtenues par inversion du déplacement
longitudinal au cours de l'enroulement, en particulier lorsque les extrémités du mandrin
sont atteintes.
[0011] On entend par isolateur de type "cloche", tout isolateur ayant une forme de type
"cloche", cette forme de type de "cloche" étant classique avec inversion d'incurvation
et bord évasé, ou comportant une portion sphérique prolongée par une portion cylindrique,
ou toute autre forme adaptée.
[0012] Le procédé selon l'invention permet ainsi de fabriquer simultanément au moins deux
isolateurs en limitant la quantité de déchets. De plus, le procédé selon l'invention
permet d'obtenir des isolateurs dont la forme permet de s'affranchir de la nécessité
d'utiliser une pièce intermédiaire pour assurer l'étanchéité de l'enceinte délimitée
par le corps creux de l'isolateur.
[0013] Au cours du procédé selon l'invention on utilise avantageusement un mandrin rotatif.
[0014] Selon un premier mode de mise en oeuvre du procédé de l'invention, on réalise un
premier enroulement hélicoïdal de spires jointives autour de ladite zone médiane séparant
les extrémités dudit mandrin et autour de ladite extrémité, on recouvre au moins en
partie ledit premier enroulement hélicoïdal d'un deuxième enroulement hélicoïdal de
spires non jointives se croisant et on recouvre au moins en partie ledit deuxième
enroulement hélicoïdal d'un troisième enroulement hélicoïdal à spires jointives.
[0015] On entend par spires non jointives des spires qui ne se tangentent pas, qui sont
espacées de quelques millimètres à plusieurs centimètres. Les spires non jointives
peuvent également se croiser. On entend par spires jointives des spires qui se tangentent,
voire se chevauchent.
[0016] Selon un second mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on recouvre
au moins en partie ladite extrémité et l'extrémité adjacente de ladite zone médiane
séparant les extrémités dudit mandrin au moyen d'au moins une enveloppe distincte
de ladite bande, et après, on recouvre au moins les bords de ladite enveloppe recouvrant
ladite extrémité adjacente de ladite zone médiane au moyen dudit enroulement hélicoïdal
pour lier ledit enroulement hélicoïdal à ladite enveloppe.
[0017] Le procédé selon ce second mode de mise en oeuvre peut avantageusement présenter
les particularités suivantes :
- on utilise au moins une enveloppe présentant une forme en pétales de fleur dont le
centre est pourvu d'un orifice apte à recevoir l'axe dudit mandrin, et dont la périphérie
est pourvue de pétales aptes à se conformer sur ladite extrémité et sur l'extrémité
adjacente de ladite zone médiane ;
- on réalise au moins un premier enroulement hélicoïdal d'au moins une première bande
autour de ladite zone médiane avant de recouvrir ladite extrémité au moyen de ladite
enveloppe et de réaliser au moins un deuxième enroulement hélicoïdal au moyen d'une
deuxième bande par-dessus ledit premier enroulement hélicoïdal et lesdits bords de
ladite enveloppe ;
- on utilise plusieurs enveloppes que l'on superpose entre elles et que l'on décale
angulairement relativement l'une de l'autre autour dudit axe longitudinal.
[0018] De manière avantageuse, on utilise un mandrin dont ladite extrémité en "coche" présente
une forme au moins en partie sphérique prolongée vers ledit axe longitudinal par une
portion sensiblement plane et sensiblement perpendiculaire audit axe longitudinal.
[0019] L'invention concerne également un corps creux pour isolateur électrique composite,
caractérisé en ce qu'il présente une forme de type "cloche" pour constituer un isolateur
électrique composite de type "cloche", le sommet de ladite forme de type "cloche"
étant traversé par un orifice, ladite forme de type "cloche" comportant au moins une
portion de "cloche" sensiblement cylindrique de révolution d'axe longitudinal prolongée
par une portion de "cloche" sensiblement sphérique prolongée, au moins à l'intérieur
de ladite forme de type "cloche", par une portion de "cloche" sensiblement plane sensiblement
perpendiculaire audit axe longitudinal et entourant ledit orifice, ladite portion
de "cloche" sensiblement plane étant apte à recevoir l'appui d'un joint élastique
entourant ledit orifice.
[0020] Le corps creux pour isolateur selon l'invention permet ainsi de s'affranchir de bride
intermédiaire pour assurer l'étanchéité de l'enceinte délimitée par le corps creux.
[0021] Ladite portion de "cloche" sensiblement plane a de préférence un état de surface
présentant une rugosité Ra inférieure à 3.2 µm et de préférence inférieure à 0.8 µm.
Description sommaire des dessins
[0022] La présente invention sera mieux comprise et d'autres avantages apparaîtront à la
lecture de la description détaillée de deux modes de réalisation pris à titre d'exemples
nullement limitatifs et illustrés par les dessins annexés, dans lesquels :
- la figure 1 est une vue de dessous d'une partie d'un isolateur électrique composite
comportant un corps creux obtenu par le procédé selon l'invention ;
- la figure 2 est une demie-vue de face et une demie-vue en coupe selon le plan de coupe
AA de la figure 1, du corps creux de la figure 1 ;
- les figures 3 à 7 sont des vues schématiques illustrant les étapes du procédé de fabrication
selon un premier mode de réalisation de l'invention ;
- les figures 8 à 13 sont des vues schématiques illustrant les étapes du procédé de
fabrication selon un second mode de réalisation de l'invention.
Description des modes de réalisation
[0023] En référence à la figure 1, le corps creux 2 pour isolateurs électriques composites
1 obtenu avec le procédé selon l'invention est corps dit en forme de type "cloche",
la base de la "cloche" étant pourvue d'une pièce de fixation 3 servant d'armature
pour l'ancrage du corps creux 2.
[0024] Le corps creux 2 est pourvu à son sommet semi-sphérique d'un orifice 20 traversant.
La forme de type "cloche" comprend une portion de "cloche" sensiblement cylindrique
21 d'axe longitudinal Y prolongée par une portion de "cloche" sensiblement sphérique
22, aplatie au sommet, c'est-à-dire que l'orifice 20 se situe dans une portion de
"cloche" sensiblement plane 23 entourant l'orifice 20. L'orifice 20 présente par exemple
un diamètre D0 d'environ 140 mm. Il est bien entendu que cette valeur dimensionnelle
ainsi que les valeurs suivantes ne sont données qu'à titre purement indicatif. La
portion de "cloche" sensiblement cylindrique 21 peut présenter un diamètre extérieur
D1 d'environ 380 mm, un diamètre intérieur D2 d'environ 340 mm et donc une épaisseur
E1 sensiblement constance d'environ 20 mm, et une longueur L1 d'environ 330 mm. La
portion de "cloche" sensiblement sphérique 22 présente par exemple un rayon de courbure
intérieur R1 d'environ 100 mm tout en conservant l'épaisseur sensiblement constante
de 20 mm. La portion de "cloche" sensiblement plane 21 est sensiblement perpendiculaire
à l'axe longitudinal Y et s'étend sur une largeur L2 d'environ 25 mm jusqu'à l'orifice
20. Cette portion de "cloche" sensiblement plane 21 a un état de surface présentant
une rugosité Ra inférieure à 3.2 µm et de préférence inférieure à 0.8 µm. Ainsi, cette
portion de "cloche" sensiblement plane 21 est apte à recevoir, directement, l'appui
d'un joint élastique (non représenté) entourant l'orifice 20 permettant de fermer
de manière étanche l'enceinte délimitée par la surface intérieure du corps creux 2
de l'isolateur électrique composite 1. Ainsi, cet isolateur électrique composite 1
ne nécessite pas de bride intermédiaire comme c'est le cas pour les isolateurs électriques
composites essentiellement cylindriques ou tronconiques connus.
[0025] Le corps creux 2 est réalisé en fibres de verre imprégnées de résine époxy, la face
interne de la forme de type "cloche" pouvant être recouverte par un film 24, par exemple
en polyester, renforçant les caractéristiques mécaniques et chimiques de l'isolateur
électrique composite 1 et lui permettant ainsi de mieux résister à toute onde de choc
de fonctionnement et de former une barrière aux éventuels produits de décomposition
du gaz, par exemple du gaz SF6, pouvant être contenu dans l'isolateur électrique composite
1.
[0026] Le procédé de fabrication selon l'invention décrit ci-après permet de réaliser tout
corps creux 2 pour isolateur électrique composite 1 de type "cloche" comportant ou
ne comportant pas, en couche intérieure, de film 24 de polyester ou de tout autre
matériau adapté pour renforcer la protection du corps creux 2.
[0027] La pièce de fixation 3 se présente sous la forme d'une couronne sensiblement circulaire
d'une hauteur H1 d'environ 75 mm, de diamètre extérieur D3 d'environ 465 mm et de
diamètre intérieur D4 d'environ 340 mm. Cette pièce de fixation 3 comporte un alésage
30 avec un bossage intérieur périphérique 31, présentant un diamètre D5 d'environ
380 mm, dans lequel vient s'insérer la base cylindrique du corps creux 2 en appui
contre le bossage intérieur périphérique 31. La pièce de fixation 3 comporte un flasque
annulaire pourvu d'orifices de fixation 32 répartis sur sa périphérie, débouchant
dans des bossages 33 et aptes à recevoir le passage par exemple de vis (non représentées)
de fixation de la pièce de fixation 3 sur un support (non représenté). La pièce de
fixation 3 comporte de plus trois encoches 34 débouchant radialement, régulièrement
réparties angulairement sur sa périphérie et pouvant être utilisées pour le positionnement
angulaire de la pièce de fixation 3, et donc du corps creux 2, par rapport au support.
La pièce de fixation 3 est par exemple réalisée en aluminium.
[0028] En référence aux figures 3 à 13, on décrit ci-après les étapes du procédé de fabrication
d'un corps creux 2 selon l'invention pour isolateur électrique composite 1. Sur ces
figures, illustrant deux modes de mise en oeuvre du procédé selon l'invention, les
éléments mécaniques analogues sont affectés des mêmes numéros de référence.
[0029] En référence aux figures 3 et 8, on utilise un mandrin 4 d'axe longitudinal X, entrainé
en rotation par tout moyen adapté, par exemple des broches motorisées (non représentées).
Dans les exemples illustrés, le mandrin 4 est entrainé en rotation dans un sens unique.
Il est bien entendu que le mandrin 4 peut également être entrainé en rotation dans
les deux sens de rotation. Le mandrin 4 présente une zone médiane 40 sensiblement
cylindrique de révolution, d'axe longitudinal X, sur laquelle on prévoit une gorge
circulaire périphérique 41 qui divise la surface d'enroulement de la zone médiane
40 en deux portions cylindrique de révolution distinctes. Dans cet exemple, ces deux
portions cylindriques de révolution sont sensiblement de même longueur suivant l'axe
longitudinal X. Cette gorge circulaire périphérique 41 a par exemple une largeur de
12 mm et une profondeur de 35 mm. Le mandrin 4 est par ailleurs pourvu, aux extrémités
de sa zone médiane 40, de deux extrémités 42 de type "cloche" 42. Dans ces exemples,
les extrémités 42 ont une extrémité axiale aplatie 43 (visible sur les figures 3 à
7, 8 et 9) qui définit une surface plane sensiblement perpendiculaire à l'axe longitudinal
X.
[0030] Le premier mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention est décrit ci-après
en référence aux figures 4 à 7. En référence à la figure 4, on enroule sur les extrémités
42 et sur la zone médiane 40 du mandrin 4, une première bande 5 pour former des spires
hélicoïdales. Ainsi, selon ce premier mode de réalisation, les extrémités 42 sont
recouvertes par les spires de la première bande 5 qui définit ainsi une pièce de recouvrement.
L'alimentation de la première bande 5, non représentée, est assurée par exemple par
un dévidoir, motorisé ou non, couplé à des moyens de régulation de tension et à des
moyens de guidage et d'alignement de la première bande 5. Ces moyens étant connus
de l'Homme du métier, ils ne sont pas détaillés. Selon un mode de réalisation non
représenté, on utilise un mandrin fixe autour duquel les moyens de guidage et/ou de
régulation et ou le dévidoir est déplacé de manière à obtenir l'enroulement hélicoïdal.
[0031] Une première couche du premier enroulement hélicoïdal 50 est obtenue par la combinaison
de la rotation du mandrin 4 et de l'alimentation en première bande 5. Une seconde
couche et des couches suivantes du premier enroulement hélicoïdal 50 sont obtenues
de manière similaire en changeant le sens de déplacement axial des moyens de guidage
une fois l'extrémité du mandrin 4 atteinte. Dans cette étape de formation du premier
enroulement hélicoïdal 50 on règle la rotation et l'alimentation de manière à obtenir,
sur la zone médiane 40, un premier enroulement hélicoïdal 50 de spires jointives.
Avant de commencer l'enroulement hélicoïdal et d'assurer un point de départ fiable,
l'extrémité libre de la première bande 5 peut être fixée à l'axe du mandrin 4, par
exemple au moyen d'un noeud (non représenté). Ce noeud pourra être défait après la
pose de quelques spires d'enroulement hélicoïdal. On évitera ainsi toute surépaisseur
liée à ce noeud ainsi que tout effet de voile blanc.
[0032] Sur la figure 4, pour permettre de visualiser la gorge circulaire périphérique 41
et les extrémités 42, on a représenté une petite partie de la couche de l'enroulement
hélicoïdal 50. Il est bien entendu que ce premier enroulement hélicoïdal. 50 de la
bande 5 peut indifféremment commencer par la droite ou la gauche du mandrin avec recouvrement
des extrémités 42.
[0033] En référence à la figure 5, on réalise un second enroulement hélicoïdal 60 de spires
non jointives croisées. Comme pour le premier enroulement hélicoïdal 50, le second
enroulement hélicoïdal 60 peut comporter plusieurs couches de spires superposées.
Ce second enroulement hélicoïdal 60 est obtenu par exemple avec des réglages relatifs
au pas entre spires, à la vitesse de déplacement axial des moyens de guidage, et des
mouvements d'aller retour d'une seconde bande 6 entre les extrémités 42.
[0034] La figure 5 n'illustre qu'une partie du second enroulement hélicoïdal 60 qui recouvre
le premier enroulement hélicoïdal 50 y compris sur les extrémités 42.
[0035] Après l'obtention de ce second enroulement hélicoïdal 60, on forme avec une bande
7, un troisième enroulement hélicoïdal 70 à spires jointives sensiblement similaire
au premier enroulement hélicoïdal 50, et représenté seulement en partie sur la figure
6.
[0036] Les bandes 5, 6, 7 de fibres utilisées peuvent être enduites de résine avant ou après
chaque enroulement hélicoïdal, cette résine étant durcie avant ou après tout nouvel
enroulement hélicoïdal.
[0037] En référence à la figure 7, une fois les premier, second et troisième enroulements
hélicoïdaux 50, 60, 70 achevés, le complexe obtenu est tronçonné, par exemple en combinant
une rotation du mandrin 4 et l'avance latérale d'un outil de coupe (non représenté)
vers l'axe longitudinal X, en suivant la gorge circulaire périphérique 41. Cette dernière
est assez profonde pour autoriser le passage de l'outil de tronçonnage.
[0038] On obtient ainsi deux corps creux d'isolateur 1 identiques en forme de type "cloche"
qu'il suffit d'écarter l'une de l'autre selon l'axe X suivant les flèches F pour les
séparer du mandrin 4. Cette séparation peut être facilitée par l'utilisation d'outils
spécifiques (non représentés), par exemple une couronne de traction motorisée. Selon
un autre mode de mise en oeuvre non représenté, on peut obtenir deux corps creux d'isolateur
différents, soit en utilisant des extrémités ayant des formes différentes, soit en
utilisant un mandrin comportant une gorge circulaire périphérique 41 non centrée dans
la largeur de sa zone médiane 40.
[0039] Le second mode de mise en oeuvre du procédé selon l'invention est décrit ci-après
en référence aux figures 9 à 13. En référence à la figure 9, on enroule sur la zone
médiane 40 du mandrin 4, une première bande 5 pour former les spires hélicoïdales
d'un premier enroulement 50. En référence à la figure 10, on recouvre chaque extrémité
42 avec des enveloppes 8, 8'. Selon ce second mode de réalisation, les enveloppes
8, 8' définissent ainsi des pièces de recouvrement. Chaque enveloppe 8, 8' est formée
d'une feuille d'un matériau souple comme un film de polyester, ou encore un film composite
en fibres enduites ou non de résine liquide. Selon un autre mode de réalisation non
représenté, chaque enveloppe peut être réalisée dans une feuille d'un matériau rigide
pré-conformée. Dans cet exemple, chaque enveloppe 8, 8' présente une forme en pétales
de fleur. Le centre de chaque forme en pétales de fleur est traversé par un orifice
80, 80' apte à recevoir le passage de l'axe du mandrin 4. La périphérie de la forme
en pétales de fleur comporte des pétales 81, 81', par exemple six, conçus pour que,
lorsque l'enveloppe 8, 8' est posée sur l'extrémité 42, elle épouse bien la forme
de l'extrémité 42 en recouvrant en grande partie sa surface. Afin notamment de mieux
recouvrir la surface de chaque extrémité 42, on peut poser plusieurs enveloppes 8,
8', par exemple identiques, en superposition avec un décalage angulaire relatif d'une
enveloppe 8, 8'par rapport à une autre. Il est néanmoins possible d'utiliser des enveloppes
ayant des formes différentes l'une de l'autre. La forme en pétales de fleur est prévue
pour qu'il y ait chevauchement des extrémités des pétales 81, 81' avec l'extrémité
adjacente de la zone médiane 40 recouverte par le premier enroulement 50. Pour faciliter
la mise en place des enveloppes 8, 8' sur les extrémités 42, les enveloppes 8, 8'
peuvent comporter une découpe radiale (non représentée) permettant de les ouvrir pour
les insérer latéralement sur l'axe du mandrin 4. Dans l'exemple illustré on utilise
deux enveloppes 8, 8'. Il est bien entendu qu'on peut utiliser plus d'enveloppe superposées
tel qu'au moins trois enveloppes superposées. Les enveloppes 8, 8' sont liées entre
elles et au premier enroulement par l'intermédiaire d'un liant connu de l'Homme du
métier.
[0040] Après mise en place des enveloppes 8, 8' en nombre adapté, on réalise un second enroulement
hélicoïdal 70 à spires jointives à l'aide d'une deuxième bande 7. Ce second enroulement
hélicoïdal 70 est sensiblement similaire au premier enroulement hélicoïdal 50, et
représenté sur la figure 12. Le second enroulement hélicoïdal 70 peut être réalisé
dans le même sens, ou dans un sens opposé au premier enroulement hélicoïdal 50. Ce
second enroulement hélicoïdal 70 est réalisé de manière à chevaucher les extrémités
des pétales 81, 81' chevauchant le premier enroulement 50.
[0041] Les première et deuxième bandes 5, 7 peuvent être enduites de résine avant ou après
chaque enroulement hélicoïdal, cette résine étant durcie avant ou après tout nouvel
enroulement hélicoïdal.
[0042] Une fois les premier et second enroulements hélicoïdaux 50, 70 achevés, le complexe
obtenu est tronçonné suivant la gorge circulaire périphérique 41 de manière similaire
au premier mode de réalisation.
[0043] Selon une variante de réalisation (non représentée) du second mode de réalisation,
on peut poser une ou plusieurs premières enveloppes avant de réaliser le premier enroulement
hélicoïdal et, après réalisation du premier enroulement hélicoïdal, on peut poser
encore d'autres enveloppes superposées aux premières enveloppes avant de réaliser
le second enroulement hélicoïdal.
[0044] Selon une autre variante de réalisation (non représentée) du second mode de réalisation,
on réalise les premier et second enroulements hélicoïdaux au moyen de spires non jointives
se croisant.
[0045] Les bandes 5, 6, 7 utilisées au cours de ces procédés peuvent être des bandes de
film, fils ou fibres polyester et/ou des bandes de fibres ou de nappes de fibres,
par exemple fibres de verre et/ou toute autre bande adaptée. Ces bandes 5, 6, 7 ont
par exemple une largeur d'environ 50 mm. Les nappes de fibres ont individuellement
par exemple une largeur d'environ 3 à 4 mm. Chaque enroulement peut par ailleurs être
obtenu avec des largeurs de bandes 5, 6, 7 différentes, par exemple d'environ 25 mm
pour recouvrir les extrémités 42 et environ 50 mm pour la zone médiane 40. Lorsque
les bandes 5, 6, 7 sont en fibres et se présentent sous la forme de brins, indépendants
les uns des autres, parallèles entre eux, l'alignement des brins peut être assuré
par un peigne. Le liant utilisé pour lier les bandes 5, 6, 7 entre elles et éventuellement
les bandes aux enveloppes 8, 8' est un liant classique connu de l'Homme du métier.
[0046] Les étapes du procédé selon l'invention décrites précédemment peuvent être mises
en oeuvre pour réaliser une sous-couche résistante, par exemple en polyester et répétées
afin de réaliser la couche en matériau composite à proprement parler.
[0047] On peut aussi utiliser un mandrin ayant une seule extrémité munie d'une extrémité
de type "cloche", l'autre extrémité du mandrin étant classique en soi dans la mesure
où un seul corps de type "cloche" doit être fabriqué sur le mandrin. Mais on peut
aussi prévoir un mandrin comportant plusieurs gorges circulaires périphériques, par
exemple deux, voire plus, espacées axialement l'une de l'autre selon l'axe longitudinal
X pour fabriquer simultanément, sur un même mandrin, deux corps creux de type "cloche"
et un, voire plus, corps creux tubulaire type cylindrique ou tronconique.
1. Procédé de fabrication de corps creux (2) pour isolateurs électriques composites (1),
au cours duquel on réalise un premier enroulement hélicoïdal (50, 60, 70) sur un mandrin
(4) d'axe longitudinal (X) d'au moins un matériau en bande (5, 6, 7), caractérisé en ce que l'on utilise un mandrin (4) comportant au moins une extrémité (42) au moins en partie
sphérique conformée pour réaliser un corps creux (2) pour isolateur électrique composite
(1) de type "cloche" et au moins une gorge circulaire périphérique (41) divisant en
au moins deux parties la zone médiane (40) séparant les extrémités (42) dudit mandrin
(4), cette zone médiane (40) étant un cylindre de révolution, en ce que l'on réalise ledit premier enroulement hélicoïdal (50, 60, 70) de manière à constituer
au moins un corps creux (2) pour isolateur électrique composite (1) de type "cloche",
et en ce que l'on tronçonne ledit premier enroulement hélicoïdal (50, 60, 70) transversalement
audit axe longitudinal (X), en suivant ladite gorge périphérique (41) pour constituer
au moins deux corps creux (2) pour isolateurs électriques composites (1) dont l'un
au moins est de type "cloche", et en ce que l'on écarte axialement ces deux corps creux (2) l'un de l'autre pour les séparer
dudit mandrin (4).
2. Procédé de fabrication de corps creux (2) selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise un mandrin (4) rotatif.
3. Procédé de fabrication de corps creux (2) selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que l'on réalise un premier enroulement hélicoïdal (50) de spires jointives autour de
ladite zone médiane (40) séparant les extrémités (42) dudit mandrin (4) et autour
de ladite extrémité (42), on recouvre au moins en partie ledit premier enroulement
hélicoïdal (50) d'un deuxième enroulement hélicoïdal (60) de spires non jointives
se croisant, et on recouvre au moins en partie ledit deuxième enroulement hélicoïdal
(60) d'un troisième enroulement hélicoïdal (70) à spires jointives.
4. Procédé de fabrication de corps creux (2) selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on recouvre au moins en partie ladite extrémité (42) et l'extrémité adjacente de
la zone médiane (40) séparant les extrémités (42) dudit mandrin (4) au moyen d'au
moins une enveloppe (8, 8') distincte de ladite bande (5, 6, 7), et en ce qu'après, on recouvre au moins les bords de ladite enveloppe (8, 8') recouvrant ladite
extrémité adjacente de ladite zone médiane (40) au moyen dudit enroulement hélicoïdal
(50, 60, 70) pour lier ledit enroulement hélicoïdal (50, 60, 70) à ladite enveloppe
(8, 8').
5. Procédé de fabrication de corps creux (2) selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on utilise au moins une enveloppe (8, 8') présentant une forme en pétales de fleur
dont le centre est pourvu d'un orifice (80, 80') apte à recevoir l'axe dudit mandrin
(4), et dont la périphérie est pourvue de pétales (81, 81') aptes à se conformer sur
ladite extrémité (42) et sur l'extrémité adjacente de ladite zone médiane (40).
6. Procédé de fabrication de corps creux (2) selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on réalise au moins un premier enroulement hélicoïdal (50) d'au moins une première
bande (5) autour de ladite zone médiane (40) avant de recouvrir ladite extrémité (42)
au moyen de ladite enveloppe (8, 8') et de réaliser au moins un deuxième enroulement
hélicoïdal (70) au moyen d'une deuxième bande (7) par-dessus ledit premier enroulement
hélicoïdal (50) et lesdits bords de ladite enveloppe (8, 8').
7. Procédé de fabrication de corps creux (2) selon la revendication 4, caractérisé en ce que l'on utilise plusieurs enveloppes (8, 8') que l'on superpose entre elles et que l'on
décale angulairement relativement l'une de l'autre autour dudit axe longitudinal (X).
8. Procédé de fabrication de corps creux (2) selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on utilise un mandrin (4) dont ladite extrémité (42) présente une forme au moins
en partie sphérique prolongée vers ledit axe longitudinal (X) par une portion sensiblement
plane et sensiblement perpendiculaire audit axe longitudinal (X).
1. Verfahren zum Herstellen von Hohlkörpern (2) für elektrische Verbundisolatoren (1),
bei dem eine erste schraubenförmige Wicklung (50, 60, 70) auf einem Dorn (4) mit Längsachse
(X) aus zumindest einem Streifenmaterial (5, 6, 7) erzeugt wird,
dadurch gekennzeichnet,
dass ein Dorn (4), umfassend wenigstens ein zumindest teilweise sphärisches, zum Erzeugen
eines Hohlkörpers (2) für elektische Verbundisolatoren (1) der Bauart "Glocke" ausgebildetes
Ende (42) und wenigstens einen kreisförmig umlaufenden Hals (41), der den die Enden
(42) des Dorns (4) trennenden mittleren Bereich (40) in zumindest zwei Teile teilt,
eingesetzt wird, wobei der mittlere Bereich (40) ein Drehzylinder ist,
dass die erste schraubenförmige Wicklung (50, 60, 70) derart erzeugt wird, dass zumindest
ein Hohlkörper (2) für elektische Verbundisolatoren (1) der Bauart "Glocke" gebildet
wird, und
dass die erste schraubenförmige Wicklung (50, 60, 70) quer zu der Längsachse (X) und entlang
des umlaufenden Halses (41) zur Bildung von wenigsstens zwei Hohlkörpern (2) für elektische
Verbundisolatoren (1) zerteilt wird, von denen zumindest einer der Bauart "Glocke"
ist, und
dass die beiden Hohlkörper (2) axial voneinander entfernt werden, um sie von dem Dorn
(4) abzulösen.
2. Verfahren zum Herstellen von Hohlkörpern (2) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass ein drehbarer Dorn (4) eingesetzt wird.
3. Verfahren zum Herstellen von Hohlkörpern (2) nach einem der vorhergehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass eine erste schraubenförmige Wicklung (50) aus fugendichten Windungen um den die Enden
(42) des Dorns (4) trennenden mittleren Bereich (40) und um das Ende (42) erzeugt
wird, die erste schraubenförmige Wicklung (50) wenigstens teilweise von einer zweiten
schraubenförmigen Wicklung (60) aus sich kreuzenden, nicht fugendichten Windungen
bedeckt wird, und die zweite schraubenförmige Wicklung (60) wenigstens teilweise von
einer dritten schraubenförmigen Wicklung (70) aus fugendichten Windungen bedeckt wird
4. Verfahren zum Herstellen von Hohlkörpern (2) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Ende (42) und das dem die Enden (42) des Dorns (4) trennenden mittleren Bereich
(40) benachbarte Ende mittels wenigstens einer von dem Streifen (5, 6, 7) verschiedenen
Hülle (8, 8') wenigstens teilweise bedeckt werden, und dass anschließend wenigstens
die Ränder der das dem mittleren Bereich (40) benachbarten Ende bedeckenden Hülle
(8, 8') mittels der schraubenförmigen Wicklung (50, 60, 70) zum Binden der schraubenförmigen
Wicklung (50, 60, 70) an die Hülle (8, 8') bedeckt werden.
5. Verfahren zum Herstellen von Hohlkörpern (2) nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass wenigstens eine Hülle (8, 8') mit einer Blumenblütenblatt Anordnung eingesetzt wird,
deren Zentrum mit einer Öffnung (80, 80') versehen ist, die in der Lage ist, die Achse
des Dorns (4) aufzunehmen, und deren Rand mit Blütenblättern (81, 81') versehen ist,
die in der Lage sind, sich an das Ende (42) und an das dem mittleren Bereich (40)
benachbarte Ende anzupassen.
6. Verfahren zum Herstellen von Hohlkörpern (2) nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass wenigstens eine erste schraubenförmige Wicklung (50) aus wenigstens einem ersten
Streifen (5) um den mittleren Bereich (40) erzeugt wird, bevor das Ende (42) mittels
der Hülle (8, 8') bedeckt und wenigstens eine zweite schraubenförmige Wicklung (70)
mittels eines zweiten Streifens (7) auf die erste schraubenförmige Wicklung (50) und
die Ränder der Hülle (8, 8') erzeugt wird.
7. Verfahren zum Herstellen von Hohlkörpern (2) nach Anspruch 4, dadurch gekennzeichnet, dass mehrere Hüllen (8, 8') eingesetzt werden, die gegenseitig überdeckt und um die Längsachse
(X) gegenseitig im Winkel versetzt werden.
8. Verfahren zum Herstellen von Hohlkörpern (2) nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass ein Dorn (4) eingesetzt wird, dessen Ende (42) eine wenigstens teilweise sphärische
Gestalt aufweist, die zu der Längsachse (X) durch einen im Wesentlichen planen und
im Wesentlichen quer zu der Längsachse (X) verlaufenden Abschnitt verlängert ist.
1. A process for manufacturing hollow body (2) for composite electrical insulators (1),
during which process a first helicoidal winding (50, 60, 70) around a mandrel (4)
having a longitudinal axis (X) of at least a strip (5, 6, 7) is produced, characterized in that a mandrel (4) having at least one end (42) at least in part spherical shaped is used
to produce a hollow body (2) for composite electrical insulator (1) that is "bell"
shaped and at least one peripheral circular groove (41) dividing into at least two
parts the central region (40) between the ends (42) of said mandrel (4), this central
region (40) being a cylinder of revolution, in that said first helicoidal winding (50, 60, 70) is produced so as to form at least one
hollow body (2) for "bell" shaped composite electrical insulator (1), and in that said first helical winding (50, 60, 70) is sectioned transversally to said longitudinal
axis (X), along said peripheral groove (41) to produce at least two hollow bodies
(2) for composite electrical insulators (1) with at least one of which is "bell" shaped,
and in that these two hollow bodies (2) are separated axially from each other so as to remove
them from said mandrel (4).
2. A process for manufacturing hollow body (2) according to claim 1, characterized in that a rotatably mandrel (4) is used.
3. A process for manufacturing hollow body (2) according to one of the preceding claims,
characterized in that a first helical winding (50) of contiguous turns is produced around said central
region (40) between the ends (42) of said mandrel (4) and around said end (42), at
least partly of said first helicoidal winding (50) is covered with a second helicoidal
winding (60) with intersecting non-contiguous turns, and at least partly of said second
helicoidal winding (60) is covered with a third helicoidal winding (70) with contiguous
turns.
4. A process for manufacturing hollow body (2) according to claim 1, characterized in that at least partly said end (42) and the adjacent end of the central region (40) between
the ends (42) of said mandrel (4) is covered by means of at least a shell (8, 8')
separate from said strip (5, 6, 7), and in that after that, at least the edges of said shell (8, 8') covering said adjacent end of
said central region (40) is covered by means of said helicoidal winding (50, 60, 70)
to bond said helicoidal winding (50, 60, 70) to said shell (8, 8').
5. A process for manufacturing hollow body (2) according to claim 4, characterized in that at least a shell (8, 8') having a shape of flower petals, whose center is provided
with an orifice (80, 80') suitable to receive the axis of said mandrel (4) is used,
and whose periphery is provided with petals (81, 81') suitable to conform to said
end (42) and to the adjacent end of said central region (40).
6. A process for manufacturing hollow body (2) according to claim 4, characterized in that at least a first helicoidal winding (50) of at least a first strip (5) around said
central region (40) is produced before covering said end (42) by means of said shell
(8, 8') and carrying at least a second helicoidal winding (70) by means of a second
strip (7) over said first helicoidal winding (50) and said edges of said shell (8,
8').
7. A process for manufacturing hollow body (2) according to claim 4, characterized in that several shells (8, 8') that are superposed to each other and that are angularly offset
relative to one from each other about said longitudinal axis (X) are used.
8. A process for manufacturing hollow body (2) according to claim 1, characterized in that a mandrel (4) with said end (42) has a shape at least partly spherical and extended
toward said longitudinal axis (X) by a substantially flat portion and substantially
perpendicular to said longitudinal axis (X) is used.