Introduction
[0001] La présente invention concerne un agencement pour la liaison articulée élastique
entre deux composants d'un assemblage horloger, notamment pour un bracelet de montre-bracelet,
disposé soit au niveau d'un fermoir, soit au niveau des mailles de ce bracelet. Elle
porte aussi sur un fermoir, un bracelet et une montre-bracelet en tant que tels comprenant
un tel agencement.
Etat de l'Art
[0002] La figure 1 illustre une solution décrite dans le document
EP1654950 pour mettre en oeuvre le verrouillage et le déverrouillage élastiques de deux lames
mobiles 1, 2 d'un fermoir de bracelet. La première lame mobile 1 est verrouillée en
position repliée sur une deuxième lame 2 par le crochetage d'un levier d'accrochage
3 à l'encontre d'un plot d'accrochage sous l'effet de moyens élastiques. Dans un premier
mode de réalisation, ces moyens élastiques sont constitués par des ressorts lames
5 prévus pour travailler en flexion, qui comprennent une première extrémité libre
6 en appui sur une tige 8 d'un organe de liaison intermédiaire et une seconde extrémité
7 en appui contre la face interne de la paroi supérieure du levier d'accrochage.
[0003] Cette réalisation permet de garantir une très bonne sécurité de verrouillage tout
en optimisant la force requise pour l'ouverture du fermoir, ce qui en fait une solution
très satisfaisante en termes de sécurité de fermeture et de manipulation.
[0004] Ce même document décrit un second mode de réalisation, représenté par la figure 2,
dans lequel les moyens élastiques sont constitués par un ressort hélicoïdal 5' prévus
pour travailler en compression.
[0005] De nombreux autres documents décrivent d'autres agencements pour la liaison entre
deux composants d'un bracelet pour montre-bracelet, qui reposent toutes sur l'utilisation
de moyens de rappel élastiques à base de ressorts hélico'idaux travaillant en compression.
[0006] A titre d'exemple, les documents
CH689931 et
CH699044 décrivent tous deux une réalisation de fermoirs pour bracelets dans lesquels l'actionnement
d'un mécanisme de verrouillage implique la compression d'un ressort hélicoïdal s'étendant
longitudinalement le long du bracelet au sein d'une ouverture formée au sein d'une
lame du fermoir. Cette réalisation est moins performante que les précédentes en ce
que la force de verrouillage obtenue avec l'utilisation de ce type de ressort n'est
pas optimale et non conviviale lors de la manipulation d'un tel fermoir.
[0007] Les documents
EP1374716 et
EP0350785 décrivent de même des réalisations de fermoirs pour bracelets dans lesquels l'actionnement
d'un mécanisme de verrouillage implique la compression d'un ressort hélicoïdal, ce
dernier s'étendant dans une direction perpendiculaire à la direction longitudinale
du bracelet.
[0008] Le document
EP0908112 divulgue un dispositif de verrouillage d'un fermoir doté d'un couvercle qui est rappelé
élastiquement par un ressort hélicoïdal travaillant en torsion. Ce ressort est agencé
autour d'un axe d'articulation qui coïncide avec l'axe de pivotement du couvercle.
Une première extrémité du ressort est coudée de façon à venir s'insérer à jeu dans
une découpe du couvercle, tandis qu'une deuxième extrémité du ressort est pressée
à l'encontre d'une lame du fermoir. Il apparaît que le choix d'un ressort travaillant
en torsion rend plus complexe l'obtention d'un effet élastique satisfaisant et d'un
mouvement d'articulation stable du fait des jeux d'assemblage d'un tel ressort.
[0009] Finalement, toutes ces solutions existantes ne permettent pas d'atteindre un compromis
maximal entre la sécurité du verrouillage ou de l'articulation élastique, la convivialité
de son fonctionnement, et l'encombrement de la solution. En effet, les solutions les
plus performantes présentent l'inconvénient d'un encombrement important, ce qui devient
incompatible avec certains aspects esthétiques recherchés et limite leurs utilisations.
D'autres solutions moins encombrantes sont en revanche nettement moins performantes.
[0010] On note de plus que les réalisations précitées ont été développées dans le cadre
d'un fermoir pour bracelet mais peuvent également s'appliquer pour la liaison entre
des mailles de bracelet ou plus généralement pour tous composants horlogers articulés
élastiquement entre eux. Par exemple, cette solution peut également s'appliquer pour
la liaison entre une boîte de montre et un brin de bracelet.
[0011] Ainsi, un objet général de l'invention est de proposer une solution de liaison articulée
élastique entre deux composants d'un assemblage horloger, qui atteint un compromis
optimal entre la performance de l'assemblage élastique et son encombrement.
[0012] Notamment, une telle solution est plus particulièrement recherchée pour une application
au sein d'un fermoir de bracelet, ou pour l'articulation de lames ou mailles de bracelet
pour montre-bracelet.
Brève description de l'invention
[0013] A cet effet, l'invention repose sur un agencement pour la liaison articulée élastique
entre deux composants d'un assemblage horloger,
caractérisé en ce qu'il comprend au moins un ressort travaillant en torsion pour générer l'effet élastique
de l'articulation.
[0014] L'invention est plus précisément définie par les revendications.
Brève description des figures
[0015] Ces objets, caractéristiques et avantages de la présente invention seront exposés
en détail dans la description suivante de modes de réalisation particuliers faits
à titre non-limitatif en relation avec les figures jointes parmi lesquelles :
La figure 1 représente une vue en coupe d'un fermoir selon une première solution de
l'état de la technique.
La figure 2 représente une vue en coupe d'un fermoir selon une seconde solution de
l'état de la technique.
La figure 3 représente une vue en perspective de dessus d'un fermoir selon un premier
mode de réalisation de l'invention.
La figure 4 représente une vue de dessus du fermoir selon le premier mode de réalisation
dans lequel les éléments importants de la solution sont montrés par transparence,
notamment les ressorts de torsion.
La figure 5 représente une vue en perspective d'un ressort utilisé dans le premier
mode de réalisation de l'invention.
Les figures 6a à 8a représentent des vues en coupe selon respectivement des plans
longitudinaux I-I, II-II, III-III du fermoir selon le premier mode de réalisation
de la présente invention.
Les figures 6b à 8b représentent des vues agrandies du fermoir selon les vues en coupe
précédentes.
La figure 9 représente une vue en perspective de dessus d'un fermoir selon un deuxième
mode de réalisation de l'invention.
La figure 10 représente une vue de dessus du fermoir selon le deuxième mode de réalisation
dans lequel les éléments importants de la solution sont montrés par transparence,
notamment les ressorts de torsion.
La figure 11 représente une vue en perspective d'un ressort utilisé dans le deuxième
mode de réalisation de l'invention.
La figure 12 représente une vue de côté du ressort utilisé dans le deuxième mode de
réalisation de l'invention.
Les figures 13a à 15a représentent des vues en coupe selon respectivement des plans
longitudinaux I-I, II-II, III-III du fermoir selon le deuxième mode de réalisation
de la présente invention.
Les figures 13b à 15b représentent des vues agrandies du fermoir selon les vues en
coupe précédentes.
La figure 16 représente une vue en perspective de dessus d'un fermoir selon un troisième
mode de réalisation de l'invention.
La figure 17 représente une vue de dessus du fermoir selon le troisième mode de réalisation
dans lequel les éléments importants de la solution sont montrés par transparence,
notamment le ressort de torsion.
La figure 18 représente une vue en perspective d'un ressort utilisé dans le troisième
mode de réalisation de l'invention.
La figure 19 représente une vue de côté du ressort utilisé dans le troisième mode
de réalisation de l'invention.
Les figures 20a à 22a représentent des vues en coupe selon respectivement des plans
longitudinaux I-I, II-II, III-III du fermoir selon le troisième mode de réalisation
de la présente invention.
Les figures 20b à 22b représentent des vues agrandies du fermoir selon les vues en
coupe précédentes.
La figure 23 représente une vue schématique du montage d'un ressort au sein d'un fermoir
selon le troisième mode de réalisation de la présente invention.
La figure 24 représente une vue en perspective de dessus d'un fermoir selon un quatrième
mode de réalisation de l'invention.
La figure 25 représente une vue de dessus du fermoir selon le quatrième mode de réalisation
dans lequel les éléments importants de la solution sont montrés par transparence,
notamment le ressort de torsion.
La figure 26 représente une vue en coupe selon un plan transversal IV-IV comprenant
le ressort de torsion du quatrième mode de réalisation de l'invention.
Les figures 27 et 28 représentent des vues en perspective d'un ressort utilisé dans
le quatrième mode de réalisation de l'invention.
Les figures 29a à 31a représentent des vues en coupe selon respectivement des plans
longitudinaux I-I, II-II, III-III du fermoir selon le quatrième mode de réalisation
de la présente invention.
Les figures 29b à 31b représentent des vues agrandies du fermoir selon les vues en
coupe précédentes.
La figure 32 représente une vue en perspective de dessus d'un fermoir selon un cinquième
mode de réalisation de l'invention.
La figure 33 représente une vue de dessus du fermoir selon le cinquième mode de réalisation
dans lequel les éléments importants de la solution sont montrés par transparence,
notamment les ressorts de torsion.
La figure 34 représente une vue en coupe selon un plan transversal IV-IV comprenant
les ressorts de torsion du cinquième mode de réalisation de l'invention.
La figure 35 représente une vue en perspective des ressorts utilisés dans le cinquième
mode de réalisation de l'invention.
Les figures 36a à 38a représentent des vues en coupe selon respectivement des plans
longitudinaux I-I, II-II, III-III du fermoir selon le cinquième mode de réalisation
de la présente invention.
Les figures 36b à 38b représentent des vues agrandies du fermoir selon les vues en
coupe précédentes.
La figure 39 représente une vue en perspective de dessus d'un fermoir selon un sixième
mode de réalisation de l'invention.
La figure 40 représente une vue de dessus du fermoir selon le sixième mode de réalisation
dans lequel les éléments importants de la solution sont montrés par transparence,
notamment le ressort de torsion.
La figure 41 représente une vue en coupe selon un plan transversal III-III comprenant
le ressort de torsion du sixième mode de réalisation de l'invention.
La figure 42 représente une vue en perspective d'une première variante de ressort
utilisé dans le sixième mode de réalisation de l'invention.
La figure 43 représente une vue en perspective d'une deuxième variante de ressort
utilisé dans le sixième mode de réalisation de l'invention.
Les figures 44a et 45a représentent des vues en coupe selon respectivement des plans
longitudinaux I-I, II-II du fermoir selon le sixième mode de réalisation de la présente
invention.
Les figures 44b et 45b représentent des vues agrandies du fermoir selon les vues en
coupe précédentes.
La figure 46 représente une liaison articulée entre deux mailles d'un bracelet selon
un septième mode de réalisation de l'invention.
La figure 47 représente schématiquement une étape de principe d'un procédé de fabrication
d'un ressort de torsion selon un mode de réalisation de l'invention.
[0016] L'invention repose donc sur l'utilisation d'au moins un ressort travaillant en torsion.
Comme cela va être illustré par la suite, l'utilisation d'une telle solution permet
de réduire fortement l'encombrement de la solution.
[0017] Pour la suite de la description, les mêmes références seront utilisées pour désigner
des éléments équivalents sur les différents modes de réalisation de l'invention pour
faciliter leur compréhension.
[0018] Les figures 3 à 8 illustrent un fermoir pour bracelet selon un premier mode de réalisation
de l'invention. Ce fermoir comprend deux lames 10, 20 articulées selon un principe
similaire à celui décrit dans le document
EP1654950 qui ne sera pas détaillé de nouveau à ce stade. Celui-ci met en oeuvre deux ressorts
25 de torsion, notamment deux ressorts hélicoïdaux, agencés autour de l'axe d'articulation
24 du levier d'accrochage 23. L'invention est ainsi mise en oeuvre au niveau de l'articulation
d'un élément de verrouillage/déverrouillage d'un fermoir pour bracelet.
[0019] Ainsi, le fermoir selon ce premier mode de réalisation comprend une première lame
10 portant un plot d'accrochage 13 vers une première extrémité portant une première
maille de bracelet composée de plusieurs maillons 18 liés de manière articulée par
des axes 19. Ces éléments sont plus particulièrement visibles sur les figures 6 à
8. Cette première maille constitue une extrémité d'un premier brin de bracelet. Cette
première lame 10 est liée de manière articulée à une seconde lame 20 autour d'un axe
d'articulation 11 au niveau de sa seconde extrémité.
[0020] Cette seconde lame 20 porte vers son extrémité libre opposée à l'axe d'articulation
11 un levier d'accrochage 23 qui comprend un crochet coopérant avec le plot d'accrochage
13. Le levier d'accrochage 23 est articulé autour d'un axe d'articulation 24 qui s'étend
sur sensiblement toute la largeur du fermoir, dans une direction perpendiculaire à
sa direction longitudinale. Deux ressorts 25 de torsion sont agencés autour de cet
axe d'articulation 24, comme cela sera détaillé ci-dessous. Une maille de bracelet
est de plus agencée à cette même extrémité de la seconde lame 20, et constitue une
extrémité du second brin de bracelet. Cette maille comprend un maillon central 28
et deux maillons de bord 22 liés à l'axe d'articulation 24 du levier d'accrochage
23. Cette première rangée de maillons est liée à d'autres maillons 28'. Tous ces maillons
de la maille sont liés par des axes 29. Enfin, un organe de préhension 30 est solidaire
du levier d'accrochage 23 pour faciliter sa manipulation. Comme cela est particulièrement
visible sur la figure 3, en position fermée du fermoir, les différents maillons 18,
22, 28, 28' des deux lames 10, 20 forment un ensemble continu, au sein duquel l'organe
de préhension 30 est intégré de manière discrète mais facilement manipulable, entre
les maillons du fermoir, pour assurer une esthétique attrayante. Le levier d'accrochage
23 se présente sous une forme similaire à celle d'un maillon du bracelet. Le bracelet
présente ainsi une apparence continue sur tout le pourtour du poignet en configuration
fermée du fermoir, lequel est finalement très peu visible, notamment grâce à sa faible
épaisseur du fait de l'encombrement réduit de son mécanisme, explicité ci-dessous.
[0021] La figure 5 représente une vue en perspective d'un ressort 25 utilisé dans ce premier
mode de réalisation. Un tel ressort 25 comprend une partie centrale 35 hélicoïdale
se composant de spires, remplissant la fonction élastique du ressort, et disposée
entre deux extrémités 36, 37. Chacune de ces extrémités 36, 37 comprend une forme
sensiblement cylindrique, dont le pourtour comprend au moins une saillie, respectivement
38, 39. De plus, des découpes circulaires 32, 33 sont réalisées au centre de respectivement
chacune des deux extrémités 36, 37, et s'étendent dans la direction de l'axe du ressort.
Dans ce mode de réalisation, le fermoir utilise deux ressorts tels que décrits ci-dessus,
symétriques par rapport au plan longitudinal du fermoir et alignés.
[0022] Le fonctionnement de la solution selon ce premier mode de réalisation va mieux être
illustré par les vues en coupes des figures 6 à 8.
[0023] Les figures 6a et 6b illustrent ainsi une coupe du fermoir selon le premier mode
de réalisation selon un plan longitudinal I-I au niveau de la première extrémité 36
d'un ressort 25. Il apparait que cette extrémité 36 est disposée de sorte que sa saillie
38 soit logée au sein d'une ouverture aménagée au sein du levier d'accrochage 23,
cette ouverture formant une contre-forme de la saillie 38. Cette architecture permet
de bloquer en rotation, c'est-à-dire dans les deux sens de rotation, l'extrémité 36
du ressort 25 relativement au levier d'accrochage 23. En remarque, cette contre-forme
peut présenter une forme idéale qui assure un véritable blocage de la saillie et donc
de l'extrémité du ressort ou en variante peut être sensiblement complémentaire seulement,
laisser un jeu radial au niveau de la liaison de la saillie et de sa contre-forme,
voire laisser un débattement angulaire de la saillie entre deux butées définies par
la contre-forme. La découpe intérieure 32 est positionnée à moindre jeu autour de
l'axe d'articulation 24.
[0024] Les figures 7a et 7b illustrent ce même fermoir au niveau de la partie centrale du
ressort 25. On retrouve ainsi une portion de spire de la partie centrale 35 du ressort
25 qui entoure à jeu l'axe d'articulation 24.
[0025] Enfin, les figures 8a et 8b illustrent une coupe du fermoir selon le premier mode
de réalisation selon un plan longitudinal au niveau de la seconde extrémité 37 d'un
ressort 25. Ses saillies 39 coopèrent avec des ouvertures correspondantes, qui leur
sont sensiblement complémentaires, voire complémentaires, et qui sont agencées dans
la surface intérieure d'un maillon de bord 22 du fermoir, ce qui permet de bloquer
en rotation cette seconde extrémité. Cette dernière peut être chassée, soudée, ou
brasée sur le maillon de bord 22 pour améliorer sa fixation, voire fixée par tout
autre moyen comme le collage. En variante, elle n'est pas fixée mais bloquée avec
jeu, voire débattement radial (angulaire) limité. La découpe intérieure 33 est positionnée
à moindre jeu autour de l'axe d'articulation 24.
[0026] Le diamètre intérieur obtenu par au moins une découpe latérale 32, 33 est inférieur
au diamètre intérieur des spires de la partie centrale 35 du ressort 25. De plus,
le diamètre extérieur (en faisant abstraction des saillies 38, 39) des extrémités
36 ,37 (ou d'au moins une extrémité) du ressort 25 est supérieur au diamètre extérieur
des spires de la partie centrale 35 du ressort. Préférentiellement, les saillies sont
dans le prolongement du diamètre extérieur des extrémités 36, 37. Par cette construction,
le guidage de la rotation du levier d'accrochage 23 est assuré par les extrémités
36, 37 du ressort, en contact dans sa découpe intérieure avec l'axe d'articulation
24 et dans sa partie extérieure avec d'une part le levier d'accrochage 23 et d'autre
part un maillon de bord 22. Ce guidage devient ainsi indépendant des fluctuations
géométriques des spires de sa partie centrale. Les extrémités du ressort forment donc
des surfaces de guidage du mouvement relatif des deux composants horlogers, ce qui
stabilise ce mouvement et notamment son rappel élastique.
[0027] D'autres modes de réalisation de fermoirs vont maintenant être décrits, mettant en
oeuvre d'autres types de mécanismes de verrouillage/déverrouillage d'un fermoir, avec
d'autres moyens élastiques de torsion. Comme l'invention ne porte pas sur le dispositif
de verrouillage/déverrouillage d'un fermoir en tant que tel, ce dernier sera décrit
de manière succincte par la suite.
[0028] Les figures 9 à 15 illustrent un fermoir selon un deuxième mode de réalisation de
l'invention.
[0029] Ce fermoir, notamment illustré par les figures 9 et 10, comprend de même deux lames
articulées, mais, à la différence du mode de réalisation précédent, est doté d'un
couvercle qui recouvre le mécanisme en position fermée du fermoir. Ce couvercle comprend
une première partie sous forme d'onglet mobile 41, pivotable par ses deux extrémités
latérales, qui est solidaire d'un levier d'accrochage 23 qui remplit la fonction du
levier d'accrochage du mode de réalisation précédent, et une seconde partie fixe 40.
[0030] Dans cette réalisation, un ressort 25 différent, représenté par les figures 11 et
12, est utilisé. Il comprend toujours une partie centrale 35 comprenant des spires,
pour remplir la fonction élastique, entre deux extrémités 36, 37. Toutefois, ces deux
extrémités présentent une forme légèrement différente qui va être explicitée en référence
aux figures suivantes.
[0031] Les figures 13a et 13b illustrent ainsi une coupe du fermoir selon un plan longitudinal
I-I au niveau de la première extrémité 36 d'un ressort 25. Il apparait que cette extrémité
36 est disposée de sorte que la saillie 38 soit logée au sein d'une ouverture aménagée
au sein d'une partie solidaire de la seconde partie fixe 40 du couvercle, formant
une contre-forme de la saillie 38. Cette architecture permet de bloquer en rotation
l'extrémité 36 du ressort 25 relativement au couvercle.
[0032] Les figures 14a et 14b illustrent ce même fermoir par une coupe II-II au niveau de
la partie centrale du ressort 25. On retrouve ainsi une portion de spire du ressort
25 qui entoure une barrette, notamment une barrette à ressort ou barrette amovible,
formant un axe d'articulation 24.
[0033] Enfin, les figures 15a et 15b illustrent une coupe III-III du fermoir au niveau de
la seconde extrémité 37 d'un ressort 35. Sa saillie 39 coopère avec des ouvertures
correspondantes agencées dans la surface intérieure de l'onglet mobile 41, ce qui
permet de bloquer en rotation cette seconde extrémité relativement à l'onglet mobile.
Cette seconde extrémité comprend aussi un méplat 34 sur sa circonférence, pour coopérer
avec un lamage d'une maille solidaire du couvercle. Ce méplat permet d'autre part
de former une butée 31 qui délimite l'ébat latéral du ressort 25. Enfin, cette seconde
extrémité 37 du ressort 25 comprend de plus une découpe traversante 43, radiale, complémentaire
d'une découpe réalisée dans l'onglet mobile 41 du couvercle, pour permettre le montage/démontage
du couvercle de manière conventionnelle en permettant un accès libre aux extrémités
de la barrette 24.
[0034] Comme dans le mode de réalisation précédent, le diamètre d'au moins une découpe latérale
32, 33 d'une extrémité 36, 37 du ressort 25 est inférieur au diamètre intérieur des
spires de la partie centrale 35 du ressort 25 de sorte que le ressort 25 peut pivoter
à moindre jeu sur l'axe 24. De plus, le diamètre extérieur (en faisant abstraction
des saillies 38, 39) des extrémités 36, 37 (ou d'au moins une extrémité) du ressort
25 est supérieur au diamètre extérieur des spires de la partie centrale 35 du ressort.
Par cette construction, le guidage de la rotation du levier d'accrochage et de l'onglet
mobile est assuré par les extrémités du ressort, de manière indépendante des fluctuations
géométriques des spires de sa partie centrale.
[0035] Les figures 16 à 23 illustrent un fermoir selon un troisième mode de réalisation
de l'invention.
[0036] Ce fermoir, notamment illustré par les figures 16 et 17, est très proche de la réalisation
précédente. Il diffère en ce que le levier d'accrochage 23, solidaire de l'onglet
mobile 41 du couvercle, est pivotable dans sa partie centrale par l'intermédiaire
d'un maillon central formant un composant solidaire du levier d'accrochage du premier
mode de réalisation.
[0037] Dans cette réalisation, un unique ressort 25 est utilisé, représenté par les figures
18 et 19. Ce ressort comprend deux zones élastiques dites « ressort » 55 composées
de spires, agencées respectivement entre une partie centrale 50 et chacune des deux
extrémités 56, 57 du ressort. Chaque extrémité peut comprendre des formes semblables
aux réalisations décrites précédemment, et notamment comprendre au moins une saillie
58, 59. La partie centrale 50 comprend une forme cylindrique comprenant aussi au moins
une saillie 51. De plus, des découpes traversantes 52, 53 sont aussi prévues au niveau
des deux extrémités 56, 57 et de la partie centrale 50 du ressort. D'autres aspects
de ce ressort sont détaillés ci-après.
[0038] Les figures 20a et 20b illustrent ainsi une coupe du fermoir selon un plan longitudinal
I-I au niveau de la partie centrale 50 du ressort. Il apparait que la saillie 51 est
logée au sein d'une ouverture aménagée au sein de la maille mobile qui est liée au
levier d'accrochage 23 et à l'onglet mobile 41 du couvercle, cette ouverture formant
une contre-forme de la saillie. Cette architecture permet de bloquer en rotation la
partie centrale 50 du ressort 25 relativement à cet onglet mobile 41.
[0039] Les figures 21a et 21b illustrent ce même fermoir par une coupe au niveau d'une zone
intermédiaire ressort 55 du ressort 25. On retrouve ainsi une portion de spire du
ressort 25 qui entoure à jeu une barrette formant un axe d'articulation 24.
[0040] Enfin, les figures 22a et 22b illustrent une coupe du fermoir au niveau d'une extrémité
57 du ressort 25. En remarque, l'architecture de cette solution est symétrique autour
d'un plan médian et on pourrait ici considérer de manière identique l'une quelconque
des deux parties latérales du fermoir. La saillie 59 coopère avec des ouvertures correspondantes
agencées dans des pièces de bord solidaires de la partie fixe 40 du couvercle, ce
qui permet de bloquer en rotation les deux extrémités du ressort 25.
[0041] En remarque, le montage de ce fermoir nécessite de monter et démonter l'axe d'articulation
24 et le ressort 25. Pour cela, les saillies 58, 59 agencées aux extrémités 56, 57
du ressort 25 permettent la traversée de l'ouverture de la maille mobile qui est solidaire
du levier d'accrochage 23, qui reçoit la saillie 51 de la partie centrale du ressort
25, comme illustré par la figure 23. Les saillies 58, 59, 51 sont par exemple alignées
dans ce mode de réalisation. De plus, les découpes traversantes 43 permettent le montage
et démontage du couvercle du fermoir, comme dans le mode de réalisation précédent.
[0042] Le diamètre de la découpe circulaire de la partie centrale 50 du ressort 25 est inférieur
au diamètre intérieur des spires des deux zones ressort 55, et inférieur ou égal au
diamètre des découpes circulaires 52, 53 des extrémités 56, 57 du ressort 25. De plus,
ce diamètre intérieur de la partie centrale 50 du ressort 25 pivote à moindre jeu
sur l'axe d'articulation 24. De manière complémentaire, le diamètre extérieur (en
faisant abstraction des saillies 51, 58, 59) de la partie centrale 50 du ressort 25,
voire aussi des extrémités 56 ,57 (ou d'au moins une extrémité) du ressort 25, est
supérieur au diamètre extérieur des spires des zones ressort 55 du ressort. Par cette
construction, le guidage de la rotation du levier d'accrochage et de l'onglet mobile
du couvercle est assuré de manière indépendante des fluctuations géométriques des
spires de ses zones ressort.
[0043] Les figures 24 à 31 illustrent un fermoir selon un cinquième mode de réalisation
de l'invention.
[0044] Ce fermoir diffère des réalisations précédentes en ce que le ressort de torsion n'est
pas associé à un axe d'articulation distinct, mais remplit seul la fonction supplémentaire
d'axe d'articulation. Les figures 24 à 26 illustrent ce quatrième mode de réalisation
dans le cas d'un fermoir sans couvercle, proche de la réalisation selon le premier
mode de réalisation.
[0045] Dans cette réalisation, un unique ressort 25 est utilisé, représenté par les figures
27 et 28. Ce ressort 25 comprend une partie centrale 35 hélicoïdale se composant de
spires, disposée entre deux extrémités 36, 37. Chacune de ces extrémités comprend
une forme sensiblement cylindrique, dont le pourtour comprend au moins une saillie,
respectivement 38, 39. Chaque extrémité comprend de plus des portions cylindriques
allongées 46, 47 qui remplissent la fonction de guidage radial. D'autres aspects de
ce ressort sont détaillés ci-après.
[0046] Les figures 29a et 29b illustrent ainsi une vue en coupe du fermoir selon un plan
longitudinal I-I au niveau de la partie centrale du ressort 25. On retrouve ainsi
une portion de spire du ressort 25 autour de laquelle pivote le levier d'accrochage
23 du fermoir.
[0047] Les figures 31a et 31b montrent une vue en coupe du fermoir selon un plan longitudinal
II-II selon le quatrième mode de réalisation au niveau d'une première extrémité 37
du ressort 25. La saillie 39 du ressort 25 coopère avec une ouverture correspondante
agencée dans le levier d'accrochage 23, ce qui permet de bloquer en rotation cette
extrémité du ressort 25.
[0048] Les figures 31a et 31b montrent une vue en coupe du fermoir selon un plan longitudinal
III-III selon le cinquième mode de réalisation au niveau de la seconde extrémité 36
du ressort 25. La saillie 38 du ressort coopère avec une ouverture correspondante
agencée dans un maillon de bord 22, ce qui permet de bloquer en rotation cette extrémité
du ressort 25.
[0049] Comme dans les réalisations précédentes, le ressort 25 comprend des surfaces extérieures
de plus grand diamètre au niveau d'au moins une de ses extrémités, ce qui permet de
former des surfaces de guidage du mouvement de pivotement, et rendre le mouvement
indépendant du reste des fluctuations du ressort.
[0050] Les figures 32 à 38 illustrent un fermoir selon un cinquième mode de réalisation
de l'invention.
[0051] Ce fermoir diffère de la réalisation précédente en ce qu'il utilise deux ressorts
de torsion, qui restent non associés à un axe d'articulation distinct, mais remplissent
seuls la fonction supplémentaire d'axe d'articulation. Les figures 32 à 34 illustrent
ce cinquième mode de réalisation dans le cas d'un fermoir sans couvercle, proche de
la réalisation selon le premier mode de réalisation et de la réalisation précédente.
[0052] Dans cette réalisation, l'unique ressort du mode de réalisation précédent est remplacé
par deux ressorts 25, 25', représentés sur la figure 35. Chacun de ces ressorts 25,
25' comprend une partie centrale 35, 35' se composant de spires hélicoïdales, remplissant
la fonction de « ressort », disposée entre deux extrémités 36, 37 ; 36', 37'. Chacune
de ces extrémités comprend une forme sensiblement cylindrique, dont le pourtour comprend
au moins une saillie, respectivement 38, 39, 38' (non visible), 39'. Les deux extrémités
36, 37' de respectivement les deux ressorts 25, 25', comprennent des extensions 66,
67' formant des moyens de liaison complémentaires, permettant la liaison des deux
ressorts 25, 25'. Dans ce mode de réalisation, le premier ressort 25 comprend une
extension 66 formant une saillie axiale prévue pour se loger dans un alésage de l'extension
67' du second ressort 25'. Cette liaison des deux ressorts est particulièrement visible
sur la figure 34.
[0053] Les figures 36a et 36b représentent une vue en coupe de ce fermoir selon un plan
longitudinal I-I au niveau de sa partie centrale. Ce plan de coupe passe au niveau
de l'extension 67' du second ressort 25. On s'aperçoit aussi que le maillon central
28 du fermoir entoure cette extension 67'.
[0054] Les figures 37a et 37b montrent une vue en coupe du fermoir selon un plan longitudinal
II-II au niveau d'une première extrémité 36 du premier ressort 25. La saillie 38 du
ressort 25 coopère avec une ouverture correspondante agencée dans le levier d'accrochage
23, ce qui permet de bloquer en rotation cette extrémité du ressort 25. De manière
sensiblement symétrique, la saillie 39' du second ressort 25' est aussi logée dans
une ouverture formant contre-forme de ce même levier d'accrochage 23.
[0055] Les figures 38a et 38b montrent une vue en coupe du fermoir au niveau de la seconde
extrémité 37 du premier ressort 25. La saillie 39 du ressort coopère avec une ouverture
correspondante agencée dans un maillon de bord 22, ce qui permet de bloquer en rotation
cette extrémité du ressort 25. De manière sensiblement symétrique, la saillie 38'
du second ressort 25' est aussi logée dans une ouverture formant contre-forme d'un
maillon de bord 22 opposé.
[0056] Les figures 39 à 45 illustrent un fermoir selon un sixième mode de réalisation de
l'invention. Celles-ci illustrent ce sixième mode de réalisation dans le cas d'un
fermoir sans couvercle, proche de la réalisation selon le mode de réalisation précédent.
[0057] Ce fermoir se distingue de la réalisation précédente en ce qu'il utilise un seul
ressort de torsion agencé différemment, qui remplit seul la fonction d'axe d'articulation.
Dans cette réalisation, l'unique ressort 25, dont deux variantes de réalisation sont
représentées sur les figures 42 et 43, comporte une partie centrale 35 se composant
d'un fil de torsion, remplissant la fonction de « ressort », sur laquelle sont rapportées
les première et seconde parties 36, 37. Par exemple, ces parties peuvent être rapportées
par soudage, notamment par soudage laser, ou encore par brasage ou collage. Elles
peuvent également être solidarisées au fil de torsion par écrasement de matière. A
cet effet, des conformations géométriques, notamment des méplats 86, 87, sont prévues
sur les parties 36 et 37 de manière à permettre un écrasement du fil de torsion à
ses extrémités.
[0058] La figure 42 illustre une première variante de réalisation du ressort au sein de
laquelle la section du fil de torsion est circulaire. La section du fil de torsion
présente par exemple un diamètre de l'ordre de 0.5 mm. La figure 43 illustre une deuxième
variante de réalisation du ressort au sein de laquelle la section du fil de torsion
est carrée. Bien entendu, cette section peut présenter toute sorte de géométrie adaptée
de manière à générer un couple de rappel adéquat. La section du fil de torsion peut
également être pleine ou creuse. Avantageusement, ce fil de torsion peut être usiné
à partir d'un matériau ressort tel que celui connu par sa marque commerciale Nivaflex.
Il pourrait également être réalisé en Phynox ou en tout autre alliage à base de cobalt.
Ce fil de torsion pourrait également être usiné à partir d'un alliage à mémoire de
forme tel que celui connu par sa marque commerciale Nitinol, ou encore en titane.
Ce fil de torsion peut également être écroui.
[0059] Les figures 44a et 44b représentent une vue en coupe du fermoir selon un plan longitudinal
I-I au niveau de sa partie centrale. Ce plan de coupe passe au niveau d'une première
partie 36 du ressort 25. Il apparaît que cette partie 36 est disposée de sorte que
sa saillie 38 soit logée au sein d'une ouverture aménagée au sein du maillon central
28, cette ouverture formant une contre-forme de la saillie 38. Cette architecture
permet de bloquer en rotation, c'est-à-dire dans les deux sens de rotation, la partie
36 du ressort 25 relativement au maillon central 28, et aussi relativement aux maillons
de bord 22 du fermoir, ces derniers étant solidaires du maillon central 28 par un
axe d'assemblage connexe.
[0060] Les figures 45a et 45b montrent une vue en coupe du fermoir selon un plan longitudinal
II-II au niveau d'une seconde partie 37 du premier ressort 25. La saillie 39 du ressort
25 coopère avec une ouverture correspondante agencée dans le levier d'accrochage 23,
cette ouverture formant une contre-forme de la saillie 39. Cette architecture permet
de bloquer en rotation, c'est-à-dire dans les deux sens de rotation, la partie 37
du ressort 25 relativement au levier d'accrochage 23. Par cette construction, le guidage
de la rotation du levier d'accrochage 23 est assuré par le diamètre extérieur des
parties 36, 37 ou d'une portion des parties 36, 37 (en faisant abstraction des saillies
38, 39). Par ailleurs, les parties 36 et 37 mettent également en oeuvre l'axe de liaison
entre les deux composants.
[0061] Finalement, dans tous les modes de réalisation, au moins un ressort de torsion est
utilisé, pour la mise en oeuvre d'une articulation élastique entre deux composants
d'un mécanisme horloger, ce qui présente l'avantage de minimiser l'encombrement par
rapport aux solutions de l'état de la technique. Ce ressort peut par exemple comporter
des spires hélicoïdales ou encore un, voire plusieurs, fil de torsion.
[0062] Dans tous les modes de réalisation, un ressort présente au moins une saillie qui
est prévue pour s'engager au sein d'une contre-forme sensiblement complémentaire,
voire complémentaire, pour bloquer angulairement la zone correspondante du ressort
au composant auquel elle est liée, c'est à dire bloquer sa rotation, dans les deux
sens de rotation. Comme mentionné précédemment, dans une variante de réalisation,
cette contre-forme peut autoriser un certain débattement angulaire de la saillie.
Dans cette variante, la contre-forme définit donc deux butées qui bloquent chacune
une rotation dans un sens donné du ressort, qui limitent la rotation dans un certain
débattement angulaire entre les deux butées. Cette approche permet d'indexer angulairement
les deux composants articulés.
[0063] De plus, des zones particulières du ressort sont aussi prévues pour former des surfaces
de guidage, qui mettent en oeuvre la fonction de guidage du mouvement de rotation
des deux composants horlogers, pour s'affranchir des défauts, dispersions, fluctuations
de forme des autres parties du ressort, notamment les parties comprenant les spires
dans le cas d'un ressort hélicoïdal de torsion, ou comprenant un fil de torsion dans
un autre cas, cette ou ces autre(s) partie(s) remplissant la fonction élastique. Pour
cela, ces zones particulières se présentent avantageusement sous des formes à base
cylindrique avec des diamètres différents pour une liaison à moindre jeu avec les
composants horlogers. En remarque, une telle liaison à moindre jeu signifie donc que
le jeu est suffisamment faible pour que les deux composants en liaison puissent être
mobiles en rotation l'un par rapport à l'autre, mais avec une mobilité très réduite
dans les autres directions, pour assurer une fonction de guidage du mouvement de rotation.
De préférence, ce jeu sera inférieur à 0,15 mm, voire inférieur à 0,1 mm, par exemple
autour d'un jeu nominal d'environ 0,07 mm. Ainsi, si la surface de guidage du ressort
et la surface correspondante du composant horloger en liaison à moindre jeu sont toutes
deux sensiblement cylindriques de diamètres respectifs D1 et D2, il sera préférentiellement
choisi |D1-D2| ≤ 0,15 mm ou 0,1 mm.
[0064] Naturellement, certains éléments des solutions décrites précédemment peuvent en variante
se trouver sous une autre forme. Notamment, comme cela a été vu, un ou plusieurs ressorts
de torsion peuvent être utilisés. Dans le cas de plusieurs ressorts, ils peuvent être
indépendants ou assemblés. D'autre part, certaines zones ont été conçues pour bloquer
angulairement et/ou guider le mouvement de rotation des composants horlogers : ces
zones ont été positionnées vers les extrémités et/ou au centre du ressort. Elles pourraient
en variante se trouver à tout autre emplacement du ressort. De plus, au moins une
saillie a été utilisée pour former un élément de blocage angulaire. En variante, toute
saillie radiale ou longitudinale, une denture, un méplat, un lamage, et/ou un alésage,
etc., peuvent être utilisés. De plus, comme cela a été explicité précédemment, le
blocage en rotation doit être interprété comme un agencement qui permet soit de bloquer
totalement toute rotation, soit qui permet de limiter cette rotation par deux butées
qui empêchent chacune une rotation dans un certain sens et finalement qui limitent
le degré de liberté dans un certain débattement angulaire entre les deux butées. Ce
débattement angulaire est de préférence faible, inférieur ou égal à 20 degrés, voire
10 degrés.
[0065] De plus, comme cela a été vu, ce ou ces ressort(s) de torsion sont avantageusement
disposés le long de l'axe de rotation des deux composants horlogers. Ils peuvent être
associés à un axe d'articulation existant physiquement sous la forme d'un axe ou d'une
barrette ou sans aucun autre élément, formant alors eux-mêmes l'axe d'articulation
physique des composants articulés. En variante, cet axe de rotation est formé par
exemple par un ou plusieurs ressort(s) de l'agencement, sans ajout d'un axe physique
distinct, l'axe de rotation ou axe de liaison entre les deux composants étant alors
non directement matérialisé.
[0066] L'invention a été illustrée à partir d'un fermoir de bracelet associé à une montre-bracelet,
qui est d'ailleurs aussi concernée en tant que telle par cette invention, et plus
précisément au niveau du mécanisme de verrouillage de ce fermoir, entre un élément
mobile comme un levier ou une came mettant en oeuvre le verrouillage et déverrouillage
et un autre composant distinct fixe du fermoir. En variante, ce principe peut être
implémenté pour toute liaison élastique articulée entre deux composants horlogers,
que ce mouvement soit une pure rotation ou plus complexe, comme une rotation combinée
à un autre déplacement.
[0067] Par exemple, il peut ainsi être implémenté entre deux mailles d'un bracelet, comme
cela est illustré schématiquement par la figure 46, qui montre deux mailles 71, 72
de bracelet articulées par deux ressorts de torsion 75, similaires à ceux représentés
par les figures 27 et 28. Une telle solution permet de pré-orienter angulairement
les différentes mailles d'un bracelet élastique, qui peut alors être préformé à la
géométrie du poignet de son porteur.
[0068] Selon une autre variante, le principe de l'invention peut être implémenté entre deux
composants quelconques d'une pièce d'horlogerie. Naturellement, de nombreux autres
modes de réalisation de l'invention peuvent être facilement déduits par la combinaison
des différentes réalisations illustrées précédemment, ou en intégrant n'importe quel
ressort décrit précédemment entre deux composants horlogers articulés.
[0069] Un problème technique se pose pour fabriquer de manière optimale des ressorts comportant
une zone formée de spires hélicoïdales utilisés pour des implémentations de l'invention.
[0070] Une première solution consiste à usiner un matériau ressort tel que celui connu par
sa marque commerciale Nivaflex. Des fentes de l'ordre de 0,4 mm peuvent alors être
réalisées, par exemple par une découpe laser.
[0071] Une seconde solution consiste en une fabrication d'un ressort en plusieurs parties.
La figure 47 illustre à titre d'exemple la réalisation d'un ressort 25 particulier
à partir de trois parties distinctes. Une première étape de ce procédé comprend donc
la fabrication de plusieurs parties distinctes du ressort, notamment en séparant la
zone remplissant la fonction élastique des zones de blocage en rotation et/ou guidage.
Ainsi, en reprenant l'exemple illustré par la figure 47, une partie centrale 35 est
obtenue à partir d'un fil enroulé préalablement écroui. Ensuite, les deux extrémités
36, 37 sont usinées à partir d'un matériau plus conventionnel, comme un acier inoxydable.
Une seconde étape consiste alors en l'assemblage des parties distinctes. Cet assemblage
peut par exemple se faire par soudure laser. Pour minimiser les sollicitations lors
de ces soudures, les extrémités à souder de chacune de ces parties distinctes peuvent
présenter une découpe en escalier 81. Cette fabrication utilise un fil de section
de préférence carrée ou rectangle, avec un espacement entre les spires choisis pour
obtenir le couple de rappel recherché. Ce procédé de fabrication permet notamment
de générer un contact entre les spires du ressort de la partie centrale 35 pour atteindre
un couple de torsion maximum.
1. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un axe de liaison et un ressort (25 ; 25') travaillant en torsion
entre les deux composants pour exercer un effort de rappel élastique, ce ressort de
torsion comprenant au moins une surface de guidage pour guider à moindre jeu le mouvement
d'au moins un composant de l'assemblage horloger.
2. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un ressort hélicoïdal de torsion dont une première partie (36 ;
56 ; 57) est liée au premier composant de l'assemblage horloger et dont une seconde
partie (37 ; 50) est liée au second composant de l'assemblage horloger.
3. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon la revendication 1, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un ressort de torsion comprenant un fil de torsion.
4. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le ressort de torsion comprend au moins une partie rapportée et fixée autour du fil
de torsion dont la surface extérieure forme une surface de guidage du mouvement d'au
moins un composant de l'assemblage horloger.
5. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins une partie du ressort de torsion comprenant un élément de blocage
angulaire pour empêcher ou limiter dans les deux sens toute rotation de cette partie
relativement au composant horloger avec lequel elle est liée.
6. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'un élément de blocage angulaire d'une partie d'un ressort de torsion comprend au moins
une saillie (38 ; 39 ; 38' ; 39' ; 51 ; 58 ; 59) et/ou une denture et/ou un méplat
(34) et/ou un lamage et/ou une découpe, radiale (43) et/ou axiale (32 ; 33 ; 52 ;
53), disposé(e)(s) sur une surface sensiblement cylindrique pour empêcher ou limiter
dans les deux sens toute rotation relativement au composant horloger avec lequel ladite
partie du ressort hélicoïdal de torsion est liée.
7. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon la revendication 2, caractérisé en ce qu'il comprend un ressort hélicoïdal de torsion comprenant au moins deux parties (36, 37
; 56, 50, 57) comprenant chacune un élément de blocage angulaire disposées à une de
ses extrémités et/ou dans une zone centrale.
8. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que la au moins une surface de guidage est une zone d'un ressort hélicoïdal de torsion
comprenant un diamètre extérieur supérieur à celui de la ou des zone(s) du ressort
hélicoïdal de torsion comprenant des spires qui remplissent la fonction de rappel
élastique par couple de torsion et/ou par une zone du ressort hélicoïdal de torsion
comprenant une découpe (32 ; 33 ; 52 ; 53) axiale de diamètre intérieur inférieur
au diamètre intérieur de la ou des zone(s) du ressort hélicoïdal de torsion comprenant
des spires.
9. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon la revendication 5, caractérisé en ce que la au moins une surface de guidage est confondue avec une partie du ressort hélicoïdal
de torsion comprenant un élément de blocage angulaire.
10. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un ressort hélicoïdal de torsion au centre duquel est disposée
une barrette formant un axe d'articulation (24) autour duquel est articulé au moins
un composant de l'assemblage horloger.
11. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un ressort de torsion dont au moins une partie (46, 47) constitue
l'axe de liaison entre les deux composants horlogers.
12. Agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants d'un assemblage
horloger selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend au moins un ressort de torsion, notamment un ressort hélicoïdal de torsion,
se présentant en une seule partie monolithique ou en deux parties (25, 25') distinctes
liées entre elles.
13. Assemblage horloger, caractérisé en ce qu'il comprend un agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants
de l'assemblage selon l'une des revendications précédentes.
14. Assemblage horloger selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il est un fermoir pour bracelet de montre-bracelet et en ce qu'un premier composant est un dispositif de verrouillage comme un levier de verrouillage
et déverrouillage (23) du fermoir.
15. Assemblage horloger selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le fermoir comprend au moins deux lames mobiles (10, 20) l'une par rapport à l'autre,
au moins un dispositif de verrouillage étant disposé à une extrémité libre d'une lame
mobile (20), l'agencement pour la liaison articulée élastique entre la lame mobile
(20) et le dispositif de verrouillage étant selon l'une des revendications 1 à 12.
16. Assemblage horloger selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'il comprend deux ressorts de torsion (25) alignés dans une direction transversale du
fermoir, dont les deux extrémités latérales présentent un élément de blocage angulaire
pour une coopération avec des contre-formes d'un maillon de bord (22) du fermoir et
dont les deux extrémités centrales comprennent un élément de blocage coopérant avec
les contre formes d'une maille mobile centrale portant un élément d'accrochage de
type levier d'accrochage (23) pour le verrouillage du fermoir.
17. Assemblage horloger selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comprend un seul ressort de torsion (25) dont au moins une extrémité latérale (56
; 57) présente un élément de blocage pour une coopération avec des contre-formes d'un
maillon de bord du fermoir et comprenant une zone rigide (50) avec un élément de blocage
coopérant avec une maille mobile centrale comprenant un élément d'accrochage pour
le verrouillage du fermoir.
18. Assemblage horloger selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comprend un seul ressort de torsion (25) dont au moins une première extrémité latérale
présente un élément de blocage pour une coopération avec des contre-formes d'un maillon
de bord (22) du fermoir et dont une seconde extrémité latérale présente un élément
de blocage coopérant avec des contre formes d'une maille portant un élément d'accrochage
de type levier d'accrochage (23) pour le verrouillage du fermoir.
19. Assemblage horloger selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comprend au moins deux ressorts de torsion (25, 25') liés l'un à l'autre par des
moyens de connexion comme une saillie (66) coopérant avec un alésage (67') correspondant.
20. Assemblage horloger selon l'une des revendications 15 à 19, caractérisé en ce qu'au moins une extrémité latérale d'un ressort de torsion comprend une découpe circulaire
(32, 33, 52, 53) de diamètre intérieur inférieur au diamètre des spires de la partie
du ressort (35 ; 55) remplissant la fonction élastique.
21. Assemblage horloger selon la revendication précédente, caractérisé en ce qu'une barrette formant axe d'articulation (24) pour le premier composant est disposée
au sein de la découpe circulaire (32, 33, 52, 53).
22. Assemblage horloger selon l'une des revendications 15 à 21, caractérisé en ce qu'au moins une extrémité latérale d'un ressort de torsion comprend une portion cylindrique
transversale (47) de guidage pour coopérer avec des ouvertures au sein de mailles
de bord.
23. Assemblage horloger selon la revendication 15, caractérisé en ce qu'il comprend un ressort de torsion comprenant un fil de torsion recouvert par une première
partie solidaire présentant un élément de blocage pour une coopération avec des contre-formes
d'un maillon central (28) du fermoir et recouvert par une seconde partie solidaire
présentant un élément de blocage coopérant avec un élément d'accrochage de type levier
d'accrochage (23) pour le verrouillage du fermoir.
24. Assemblage horloger selon la revendication 13, caractérisé en ce qu'il est un bracelet pour montre-bracelet et en ce que les deux composants de l'assemblage horloger sont deux mailles du bracelet juxtaposées
et articulées.
25. Montre-bracelet, caractérisée en ce qu'elle comprend un agencement pour la liaison articulée élastique entre deux composants
selon l'une des revendications 1 à 12.