Domaine technique.
[0001] La présente invention est du domaine des matériels utilisés pour manoeuvrer le tablier
d'une porte sectionnelle entre une position d'ouverture et une position de fermeture
et inversement et est relative à un mécanisme de manoeuvre de l'arbre d'entraînement
de ce tablier.
État de la technique antérieure.
[0002] On sait que les portes sectionnelles sont notamment prévues pour équiper les ouvertures
pratiquées dans les murs de bâtiments à usage professionnel et sont typiquement formées
d'une structure de guidage et de maintien fixée contre la bordure de l'ouverture du
bâtiment et d'un tablier engagé de manière mobile dans la structure de guidage. Cette
structure de guidage est formée habituellement de deux rails verticaux fixés en bordure
de l'ouverture.
[0003] Le tablier est formé d'une pluralité de panneaux articulés entre eux selon leurs
bordures horizontales.
[0004] Le tablier est manoeuvré le long des rails par une motorisation constituée habituellement
par deux câbles enroulés sur deux tambours montés en fixation sur un même arbre horizontal
d'entraînement engagé dans des paliers de guidage fixés au mur au-dessus de l'ouverture.
[0005] L'arbre d'entraînement est accouplé à un motoréducteur électrique fixé à l'un des
éléments de la structure de guidage. Habituellement, le motoréducteur occupe une position
latérale par rapport à la structure de guidage et forme saillie par rapport à cette
dernière. Plus précisément, le motoréducteur est disposé en bout d'arbre et est accouplé
à ce dernier.
[0006] Ces motoréducteurs présentent bien souvent un encombrement relativement important
qui ne permet pas leur implantation dans des écoinçons réduits. Par écoinçon il faut
entendre la distance horizontale entre le tablier et l'angle du mur. Or parfois une
telle distance se réduit à quelques centimètres et s'avère de ce fait insuffisante
pour recevoir le motoréducteur.
[0007] Habituellement, le rapport de réduction du motoréducteur est relativement élevé ce
qui interdit ou rend particulièrement difficile la manoeuvre du tablier à la main,
en cas de coupure de courant. Or les règles de sécurité élémentaires imposent la possibilité
de manoeuvre du tablier en l'absence de toute alimentation électrique du motoréducteur.
Pour cette raison, sur la chaîne cinématique entre l'arbre de sortie du motoréducteur
et l'arbre d'entraînement du tablier, est souvent disposé un embrayage à actionnement
manuel. Cet embrayage a pour effet lorsqu'il est inactif, de libérer l'arbre d'entraînement
du tablier et de permettre le libre mouvement de levée ou d'abaissement de ce dernier.
[0008] Un mécanisme d'embrayage pour porte sectionnelle est décrit par le brevet
US 5 581 939. Ce mécanisme d'embrayage comprend essentiellement deux moyeux d'accouplement, coaxiaux,
dont le premier, monté fixe, est en relation permanente d'accouplement avec l'arbre
d'entraînement et dont le second monté de manière mobile est en relation permanente
d'accouplement avec l'arbre de sortie du moteur électrique. Par déplacement axial,
le second moyeu est amené en prise avec le second pour assurer une transmission de
couple et de mouvement ou en est dégagé pour rompre cette transmission et libérer
l'arbre d'entraînement. Le déplacement axial du second moyeu entre ses deux positions,
accouplée et désaccouplée, est assuré par un bras de manoeuvre articulé manipulable
par un opérateur. En vue de permettre ce déplacement, le second moyeu comporte une
gorge dans laquelle est engagée l'extrémité supérieure du bras de manoeuvre, ce dernier,
en partie inférieure recevant une poignée de préhension. Pour transmettre un effort
suffisant apte à vaincre les éventuelles résistances mécaniques dues à des phénomènes
de grippage, le bras de manoeuvre est agencé en levier inter-appui et la distance
entre son extrémité supérieure et son axe d'articulation est bien plus faible que
la distance entre ce même axe et la poignée de préhension. Dans cette disposition,
le levier est angulairement mobile dans un plan vertical, parallèle à l'arbre d'entraînement,
et la distance que doit parcourir son extrémité inférieure pour déplacer le second
moyeu d'une position à l'autre, est relativement importante et exige une valeur d'écoinçon
suffisante.
[0009] D'autres motoréducteurs sont équipés de moyens de manoeuvre de secours par chaîne
ou câble, mais une manoeuvre du tablier de la porte avec de tels moyens est particulièrement
longue et fastidieuse. De tels motoréducteurs et moyens de manoeuvre ne peuvent pas
équiper des portes sectionnelles dont l'ouverture doit s'effectuer rapidement en cas
de coupure de courant. C'est notamment le cas de porte sectionnelles de centres de
secours ou de centres de centre de sécurité ou encore de centres d'intervention rapide.
Exposé de l'invention.
[0010] La présente invention a pour objet de résoudre l'inconvénient précédemment cité en
proposant un mécanisme de manoeuvre pour porte sectionnelle à valeur d'écoinçon faible
ou nulle.
[0011] Un autre objet de la présente invention est de proposer un mécanisme de manoeuvre
intégrant des moyens de débrayage simples et efficaces autorisant une manoeuvre rapide,
à la main, du tablier de la porte.
[0012] À cet effet le mécanisme de manoeuvre pour tablier de porte à mouvement d'ouverture
et fermeture vertical, comprenant sur un bâti, un organe moteur doté d'un arbre de
sortie rotatif de prise de puissance et une transmission de mouvement associée à l'arbre
de sortie de l'organe moteur, apte à transmettre un mouvement et un couple à l'arbre
d'entraînement du tablier de la porte,
se caractérise essentiellement en ce que la transmission de mouvement est formée d'une poulie menée à gorge trapézoïdale,
prévue pour être accouplée à l'arbre d'entraînement du tablier, d'une poulie menante
à gorge trapézoïdale accouplée à l'arbre de sortie de l'organe moteur et d'une courroie
sans fin, de section droite trapézoïdale, engagée dans les gorges des deux poulies
et que la dite courroie coopère avec un moyen de mise en tension agencé en embrayage
et pouvant occuper un état embrayé selon lequel la courroie est tendue et un couple
d'entraînement peut être transmis de la poulie menante à la poulie menée et un état
débrayé selon lequel la courroie est détendue et aucun couple d'entraînement ne peut
être transmis à la poulie menée.
[0013] Grâce à ces dispositions, l'organe moteur et l'embrayage n'occupent plus une position
d'alignement axial avec l'arbre d'entraînement du tablier, mais une position latérale
ce qui réduit l'encombrement. Une porte dotée d'un tel mécanisme d'entraînement, pourra
alors équiper des ouvertures sans écoinçons ou à écoinçons réduits.
[0014] Selon une autre caractéristique de l'invention, le moyen de mise en tension comprend
:
- une structure support appartenant au bâti, sur laquelle est monté l'organe moteur,
cette structure support étant mobile entre une première position ou position d'embrayage
selon laquelle la courroie est tendue et une seconde position ou position de débrayage
selon laquelle la courroie est détendue et aucun couple ne peut être transmis entre
les poulies, ladite structure support étant sollicitée vers une position de débrayage
par un organe élastique de rappel,
- un bras d'embrayage s'étendant vers le bas, formant levier, fixé à la dite structure
support, par action sur lequel ladite structure support est sollicitée vers sa position
embrayée et ce à l'encontre de l'action exercée par l'organe élastique de rappel.
[0015] L'agencement en levier multiplicateur, du bras d'embrayage permet à partir d'un effort
calibré, d'intensité modérée, appliqué sur ce dernier de générer un effort de tension
de la courroie suffisamment élevé pour induire un couple d'entraînement, limité en
valeur, suffisant pour assurer l'entraînement du tablier dans des conditions normales
d'utilisation, et insuffisant pour assurer cet entraînement en présence d'un obstacle
sur la trajectoire du tablier. Dans cette situation, la tension de la courroie est
insuffisante pour assurer la transmission de couple entre la poulie menante et la
poulie menée. La valeur de ce couple maximal sera choisie afin de ne pas blesser toutes
personnes qui se trouveraient par mégarde ou par accident sur la trajectoire du tablier.
On comprend ainsi que le mode de transmission choisi à poulies et courroie constitue
aussi un moyen de fusible en ce sens qu'à partir d'une certaine valeur de couple résistant,
pour une tension de courroie déterminée, cette courroie n'entraîne plus et glisse
dans les gorges des poulies menante et menée.
[0016] En combinaison avec cette caractéristique, l'organe moteur est piloté par un circuit
électronique approprié qui mesure en permanence ou à intervalles de temps réguliers,
la valeur du couple d'entraînement et le limite, en interrompant l'alimentation de
l'organe moteur, à une valeur bien inférieure à celle induite par la tension de la
courroie. On comprend que le circuit électronique de pilotage introduit des facteurs
de sécurité supplémentaires et que sa défaillance n'aura aucun effet dommageable pour
la sécurité des personnes se trouvant par mégarde sous la trajectoire du tablier.
[0017] Selon une autre caractéristique de l'invention, est prévu un moyen d'actionnement
du bras d'embrayage vers sa position d'embrayage. Ce moyen d'actionnement induit un
effet multiplicateur et facilite la manoeuvre de ce bras.
[0018] Selon une autre caractéristique de l'invention, le moyen d'actionnement du bras d'embrayage
comprend un levier d'actionnement et une transmission d'effort en prise avec le levier
d'actionnement apte à transmettre un effort radial d'embrayage au bras d'embrayage.
[0019] Selon une autre caractéristique de l'invention, la transmission d'effort comprend
un câble d'embrayage fixé par une de ses extrémités au levier d'actionnement et un
organe élastique fixé d'une part au câble d'embrayage et d'autre part au bras d'embrayage.
[0020] Cet organe élastique, constitué par un ressort de traction à spires, limite et calibre
l'intensité de l'effort appliqué au bras d'embrayage pour l'amener et le maintenir
dans son état embrayé.
[0021] Un autre intérêt de l'usage d'un organe élastique est de maintenir constante la tension
de la courroie et ce quel que soit le degré d'usure ou d'allongement de cette courroie.
Ainsi tant l'usure que l'allongement de la courroie se trouvent compensés.
[0022] Selon une autre caractéristique de l'invention, à la poulie menante est associé un
talon de poussée, fixé à la structure support, ledit talon de poussée, en position
débrayée, étant apte à agir sur la courroie pour forcer cette dernière à demeurer
dans la gorge de la poulie menante et à s'écarter des flancs de la gorge de la poulie
menée. Alternativement, le talon de poussée est associé à la poulie menée et les fonctions
d'embrayage et de débrayage s'effectuent au niveau de la poulie menante.
[0023] L'invention se rapporte également à une porte sectionnelle. Cette porte est essentiellement
caractérisée par un mécanisme de manoeuvre selon l'invention.
Bref exposé des figures et des dessins.
[0024] D'autres buts, avantages et caractéristiques de l'invention apparaîtront à la lecture
de la description d'une forme préférée de réalisation, donnée à titre d'exemple non
limitatif en se référant aux dessins annexés en lesquels :
- la figure 1 est une vue de face d'une porte sectionnelle équipée d'un mécanisme d'entraînement
conforme à l'invention,
- la figure 2 est une vue de profil de la porte sectionnelle selon l'invention, le mécanisme
d'entraînement étant embrayé,
- la figure 3 est une vue de profil de la porte sectionnelle selon l'invention, le mécanisme
d'entraînement étant débrayé.
Meilleure manière de réaliser l'invention.
[0025] On observe sur les figures jointes, une porte sectionnelle comprenant une structure
de guidage 10 dans laquelle est monté en coulissement un tablier 11 formé de plusieurs
panneaux articulés entre eux selon leurs bordures horizontales. Cette porte sectionnelle
est dotée en partie supérieure d'un arbre d'entraînement 12 horizontal, monté en rotation
dans des paliers. A cet arbre sont fixés deux ou plusieurs tambours 13 d'enroulement
de câbles de traction 14 lesquels sont fixés par leur extrémité inférieure au tablier
11 de la porte. L'arbre d'entraînement 12 est associé cinématiquement à un mécanisme
de manoeuvre 2 selon l'invention.
[0026] La structure de guidage 10 est essentiellement formée de deux tapées bordant les
jambages de l'ouverture de la porte et de deux rails de guidage, verticaux, fixées
aux deux tapées. En partie supérieure, les deux rails peuvent être prolongés chacun
par un segment coudé de rail de guidage suivi d'un segment horizontal ou incliné de
rail de guidage.
[0027] Le mécanisme de manoeuvre 2 selon l'invention, comprend sur un bâti 20 d'une part
un organe moteur 21 du type de ceux possédant un arbre de sortie rotatif 210 de prise
de puissance et d'autre part une transmission 22 de mouvement assurant la transmission
de mouvement entre l'arbre de sortie 210 de l'organe moteur 21 et l'arbre d'entraînement
12 du tablier 11 de la porte sectionnelle.
[0028] On peut remarquer que la transmission de mouvement 22 se développe selon une direction
perpendiculaire à l'arbre d'entraînement 12 et non plus selon une direction axiale
ce qui diminue l'encombrement. De même l'organe moteur 21 n'occupe plus une position
d'alignement axial avec l'arbre d'entraînement 12 mais une position latérale à ce
dernier ce qui diminue encore l'encombrement. Ainsi il devient possible de motoriser
des tabliers 11 équipant des ouvertures de porte à faible écoinçon ou à écoinçon inexistant.
[0029] Dans la forme préférée de réalisation, le bâti 20 est fixé par des boulons ou autre
mode de fixation à l'une des tapées de la structure de guidage. Ce bâti 20 est formé
d'au moins un flanc vertical recevant en fixation l'organe moteur 21. Cet organe moteur
est constitué de préférence par un motoréducteur électrique à courant continu, connu
en soi, fixé par des boulons au flanc vertical formant le bâti 20. Ce flanc est doté
d'une ouverture traversante de passage de l'arbre de sortie 210 de l'organe moteur
21.
[0030] La transmission de mouvement 22 est formée d'une poulie menée 220 à gorge trapézoïdale,
accouplée à l'arbre d'entraînement 12 du tablier, d'une poulie menante 221 à gorge
trapézoïdale accouplée à l'arbre de sortie 210 de l'organe moteur et d'une courroie
sans fin 222, de section droite trapézoïdale, engagée dans les gorges des deux poulies
220 et 221. Comme on le comprend, la poulie menante 221 entraîne en rotation la poulie
menée par l'intermédiaire de la courroie sans fin 222 et lui transmet un couple d'entraînement
et une puissance motrice.
[0031] Selon la forme préférée de réalisation, la poulie menante 221 présente un diamètre
moindre que celui de la poulie menée 220. On obtient ainsi une diminution de la vitesse
de rotation de la poulie menée 220 et par voie de conséquence une augmentation du
couple disponible sur cette poulie.
[0032] Selon une première forme de réalisation, le bâti 20 comporte un palier dans lequel
est engagé l'arbre d'entraînement 12, ce dernier émergeant du palier pour recevoir
la poulie menée 220. Alternativement, selon une deuxième forme de réalisation, la
poulie menée 220 est montée sur un manchon d'accouplement engagé dans un palier à
billes porté par le bâti 20. Ce manchon d'accouplement sera adapté pour coopérer en
relation d'accouplement avec l'arbre d'entraînement 12 du tablier. La relation d'accouplement
pourra être établie par des cannelures complémentaires du manchon et de l'arbre d'entraînement,
adaptées à coopérer en emboîtement de forme les unes avec les autres.
[0033] L'usage de poulies à gorge trapézoïdale et d'une courroie adaptée permet d'une façon
simple et peu coûteuse de transmettre des couples relativement importants de la poulie
menante 221 vers la poulie menée 220 et ce avec des glissements très faibles de la
courroie 222 dans les gorges des poulies 220 et 221. Cependant une telle disposition
requiert l'usage d'un moyen de mise en tension de la courroie 222 pour un fonctionnement
correct.
[0034] Avantageusement, selon une caractéristique de l'invention, le moyen de mise en tension
est agencé en embrayage et peut occuper un état embrayé selon lequel la courroie 222
est tendue et une puissance et un mouvement de rotation peuvent être transmis de la
poulie menante 221 à la poulie menée 220 et un état débrayé selon lequel la courroie
222 est détendue et aucune puissance et mouvement de rotation ne peuvent être transmis
à la poulie 220 et à l'arbre d'entraînement 12, ce dernier étant alors libre en rotation.
[0035] Ainsi en configuration débrayée, le tablier 11 de la porte peut être manoeuvré à
la main par un opérateur sachant que l'arbre d'entraînement 12 coopère avec des ressorts
de compensation visant à équilibrer le poids dudit tablier.
[0036] Dans la forme préférée de réalisation, le moyen de mise en tension comprend une structure
support 20a appartenant au bâti 20, sur laquelle est monté l'organe moteur 21, cette
structure support 20a étant mobile entre une première position ou position d'embrayage
selon laquelle la courroie 222 est tendue et une seconde position ou position de débrayage
selon laquelle la courroie 222 est détendue, ladite structure support étant sollicitée
vers la position de débrayage par un organe élastique de rappel 23. Additionnellement,
le moyen de mise en tension comporte un bras d'embrayage 24 s'étendant vers le bas,
par action sur lequel, ladite structure support 20a est sollicitée vers sa position
embrayée et ce à l'encontre de l'action exercée par l'organe élastique de rappel 23.
[0037] De préférence cet organe élastique de rappel 23, sous forme de ressort de traction
à spires, est disposé en tension entre un élément de la structure de guidage 10 et
le bras d'embrayage 24 ou bien la structure support 20a.
[0038] Toujours selon une forme préférée de réalisation, le flanc constitutif du bâti 20
est formé de deux parties de flanc, coopérantes, dont une 20b est fixe et reçoit le
palier de l'arbre d'entraînement 12 ou le manchon d'accouplement et dont l'autre est
mobile et reçoit en fixation l'organe moteur 21, cette partie mobile constituant la
structure support 20a sus évoquée. La poulie menée 220 est associée à la partie fixe
20b de flanc tandis que la poulie menante 221 est associée à la partie mobile 20a
de flanc.
[0039] Avantageusement, la partie mobile de flanc, c'est-à-dire la structure support 20a
sus évoquée, est articulée à la partie fixe 20b de flanc selon un axe horizontal parallèle
aux axes de rotation des poulies menée 220 et menante 221. Cet axe horizontal d'articulation
est écarté des axes de rotation des poulies 220 et 221. Ainsi la mise en tension de
la courroie 222 est opérée par simple pivotement selon l'un des deux sens possible
de pivotement de la structure support 20a ce qui simplifie grandement la réalisation
du mécanisme de manoeuvre, ce pivotement dans le sens considéré conduisant à écarter
les axes de rotation des deux poulies, l'un de l'autre. Un pivotement dans l'autre
sens conduit à rapprocher les axes de rotation des deux poulies 220, 221 et à détendre
la courroie 222.
[0040] Le bras d'embrayage 24 est fixé par boulons à la structure support 20a et s'étend
vers le bas. Ce bras 24, à distance de l'axe d'articulation de la structure support
20a, à son extrémité, reçoit un effort radial d'embrayage. De préférence, le bras
d'embrayage 24 est agencé en levier multiplicateur afin que l'effort qui lui est appliqué
en vue de l'embrayage soit transmis de manière amplifiée, par exemple selon un rapport
de un pour huit, à la courroie 222 afin de tendre cette dernière et d'assurer la fonction
d'embrayage.
[0041] Cet effort radial d'embrayage est appliqué sur le bras 24 par un moyen d'actionnement
manuel manoeuvrable par un opérateur. Ce moyen d'actionnement est configuré apte à
amplifier l'effort que lui exerce l'opérateur, en vue de l'actionnement du bras 24,
et à le transmettre à ce bras de manière amplifiée. Une telle disposition facilite
la manoeuvre du bras d'embrayage 24 dans le sens de l'embrayage.
[0042] Selon une forme pratique de réalisation, le moyen d'actionnement du bras d'embrayage
24 comprend un levier de manoeuvre 26 articulé à la structure de guidage 10 et une
transmission d'effort en prise avec le levier de manoeuvre 26 et apte à transmettre
l'effort radial d'embrayage au bras d'embrayage 24.
[0043] Cette transmission d'effort est constituée par un câble d'embrayage 25 lié au levier
de manoeuvre 26. Avantageusement, cet effort radial est transmis au bras d'embrayage
24 par l'entremise d'un organe élastique 27, sollicité en traction, constitué par
exemple par ressort 27 de traction à spires jointives au repos.
[0044] Une telle disposition a pour objet de limiter et calibrer l'intensité de l'effort
appliqué au bras d'embrayage 24 et par voie de conséquence de limiter le degré de
tension de la courroie 222 à la valeur nécessaire et suffisante à un fonctionnement
correct. On écarte ainsi tout risque d'endommagement de la courroie 222 par une tension
trop importante.
[0045] Une telle disposition détermine aussi une valeur de tension calibrée pour la courroie
222, cette valeur de tension dépendant de l'intensité de l'effort de traction exercé
par le ressort 27 sur le bras d'embrayage 24 et plus particulièrement de l'intensité
de la composante normale à ce bras, de cet effort de traction.
[0046] La valeur de la tension de la courroie 222 dépend aussi du moment de cet effort de
traction par rapport à l'axe d'articulation de la structure support 20a. la valeur
de la tension de la courroie 222 détermine la valeur maximale du couple pouvant être
transmis à l'arbre d'entraînement 12 et est choisie en conséquence, afin que la valeur
de ce couple soit suffisante pour l'entraînement du tablier 11 dans des conditions
normales d'utilisation et soit au contraire insuffisante pour un entraînement de la
poulie menée en présence d'un obstacle sur la trajectoire du tablier 11. Dans cette
situation, la courroie 222 doit pouvoir patiner dans les gorges des poulies 220, 221.
[0047] On évite ainsi que des personnes qui se trouveraient par mégarde ou par accident
sous le tablier 11 ne soient blessées par ce dernier sous l'effet d'un effort de poussée
trop important.
[0048] Pour renforcer encore cette disposition de sécurité, le motoréducteur 21 est associé
à un circuit électronique de pilotage et de commande apte à mesurer la valeur du courant
électrique consommé par le motoréducteur et à comparer cette valeur à une ou des valeurs
de consigne.
[0049] Plus précisément, le circuit électronique de commande est apte à déterminer la position
du tablier 11 par rapport à l'une de ses positions de complète fermeture ou de complète
ouverture à partir de données délivrées par un compteur de distance entraîné par l'arbre
de sortie du motoréducteur, à mesurer, pour chaque position du tablier, la valeur
du courant consommé et à comparer cette valeur à une courbe de valeurs de consigne
préétablie.
[0050] En cas de surconsommation de courant, lors de la descente du tablier 11 par exemple,
le circuit électronique de commande commandera d'abord l'arrêt du motoréducteur 21
et donc l'arrêt du tablier 11 et immédiatement après activera ce motoréducteur 21
dans le sens de la remontée du tablier 11. Une surconsommation électrique du motoréducteur
21, détectée lors de la remontée du tablier 11, entraînera l'arrêt du motoréducteur
21 et par voie de conséquence l'arrêt du tablier 11.
[0051] Le levier de manoeuvre 26 constitutif de la transmission d'effort, est du type inter
résistant et est articulé par une de ses deux extrémités à la tapée correspondante
de la structure de guidage 10 du tablier 11. À son autre extrémité, ce levier 26 est
doté d'une poignée de préhension. Le câble d'embrayage 25 par son extrémité correspondante
est fixé au levier 26 et est engagé sur un élément de renvoi 29 solidaire de la tapée
correspondante. Ce levier de manoeuvre 26 est agencé en genouillère de sorte que la
position embrayée de ce levier est une position stable.
[0052] Selon la forme préférée de réalisation, le bras d'embrayage 24 est engagé dans l'intervalle
de guidage situé entre deux éléments de la structure de guidage 10 afin d'y être guidé
et maintenu latéralement et ce à distance de l'axe d'articulation de la structure
20a. Une telle disposition évite tout vrillage de la structure support 20a. Dans la
forme préférée de réalisation, l'un des éléments de la structure peut être le rail
de guidage correspondant, et l'autre élément de structure peut être constitué par
un profilé métallique, rectiligne rigide fixé au rail que comporte la structure de
guidage et ce écartement de ce dernier afin de ménager l'intervalle de guidage sus
évoqué.
[0053] En position débrayée du levier 26, le câble d'embrayage 25 est détendu et la structure
de guidage 20a est maintenue en position de débrayage par le ressort 23. Dans cette
position, la courroie 222 est détendue du fait de la diminution de la valeur de l'entraxe
entre les poulies 220, et 221. Pour que cette courroie 222 dans cette position soit
systématiquement écartée des faces de la gorge de la poulie menée 220, un talon de
poussée 223 sous forme de flasque en arc de circonférence de cercle, est associé à
la poulie menante 221 et entoure partiellement cette dernière. Ce talon de poussée
223 est fixé à la structure support 20a. En position débrayée, ce talon de poussée
223 vient agir sur la courroie 222 et plus particulièrement sur la partie de cette
dernière enroulée dans la gorge de la poulie 221, ce qui force la courroie 222 à s'écarter
des faces de la gorge de la poulie 220 sans pour autant quitter ladite gorge.
[0054] Pour renforcer encore cet effet, le talon de poussée pourra être prolongé vers la
poulie menée 220 par deux flasques rectilignes 224 prévus pour limiter la déformation
des deux brins rectilignes de la courroie 222.
1. Mécanisme de manoeuvre pour tablier de porte sectionnelle, comprenant sur un bâti
(20) un organe moteur (21) doté d'un arbre de sortie rotatif de prise de puissance
(210) et une transmission de mouvement (22) associée à l'arbre de sortie (210) de
l'organe moteur, apte à transmettre un mouvement et un couple à l'arbre (12) d'entraînement
du tablier de la porte, caractérisé en ce que la transmission de mouvement (22) est formée d'une première poulie (220) à gorge
trapézoïdale, prévue pour être accouplée à l'arbre d'entraînement (12) du tablier,
d'une seconde poulie (221) à gorge trapézoïdale accouplée à l'arbre de sortie (210)
de l'organe moteur (21) et d'une courroie sans fin (222), de section droite trapézoïdale,
engagée dans les gorges des deux poulies (220 et 221) et que ladite courroie (222)
coopère avec un moyen de mise en tension agencé en embrayage et pouvant occuper un
état embrayé selon lequel la courroie (222) est tendue et un couple peut être transmis
de la poulie menante (221) à la poulie menée (220) et un état débrayé selon lequel
la courroie (222) est détendue et aucun couple ne peut être transmis à la poulie (220).
2. Mécanisme de manoeuvre selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que le moyen de mise en tension comprend :
- une structure support (20a) appartenant au bâti (20), sur laquelle est monté l'organe
moteur (21), cette structure support (20a) étant mobile entre une première position
ou position d'embrayage selon laquelle la courroie (222) est tendue et une seconde
position ou position de débrayage selon laquelle la courroie (222) est détendue et
aucun couple ne peut être transmis entre les poulies, ladite structure support étant
sollicitée vers une position de débrayage par un organe élastique de rappel (23),
- un bras d'embrayage (24) s'étendant vers le bas, fixé à la dite structure, par action
sur lequel ladite structure support (20a) est sollicitée vers sa position embrayée
et ce à l'encontre de l'action exercée par l'organe élastique de rappel (23).
3. Mécanisme de manoeuvre selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le bâti (20) est formé d'au moins un flanc vertical formé de deux parties de flanc,
coopérantes, dont une (20b) est fixe et est associée à la poulie menée (220) et dont
l'autre est mobile et reçoit en fixation l'organe moteur (21), ladite partie mobile
constituant la structure support (20a).
4. Mécanisme de manoeuvre selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la partie mobile (20a) de flanc, c'est-à-dire la structure support (20a) est articulée
à la partie fixe (20b) de flanc selon un axe horizontal parallèle aux axes de rotation
des poulies menée et menante (220, 221), que les valeurs des distances normales entre
l'axe d'articulation de la structure support 20a) et les axes de rotation des deux
poulies menée et menante (220, 221) sont inférieures à la valeur de l'entraxe entre
les deux poulies (220, 221).
5. Mécanisme de manoeuvre selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisé par un moyen d'actionnement du bras d'embrayage (24) vers sa position d'embrayage.
6. Mécanisme de manoeuvre selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le moyen d'actionnement du bras d'embrayage (24) comprend un levier d'actionnement
(26) articulé et une transmission d'effort en prise avec le levier d'actionnement
(26) apte à transmettre un effort radial d'embrayage au bras d'embrayage (24).
7. Mécanisme de manoeuvre selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la transmission d'effort comprend un câble d'embrayage (25) fixé par une de ses extrémités
au levier d'actionnement (26) et un organe élastique (27) fixé d'une part au câble
d'embrayage (25) et d'autre part au bras d'embrayage (24).
8. Mécanisme de manoeuvre selon l'une quelconque des revendications 2 à 7, caractérisé en ce qu'à la poulie menante (221) est associé un talon de poussée (28), fixé à la structure
support (20a), ledit talon de poussée en position débrayée étant apte à agir sur la
courroie (222) pour forcer cette dernière à s'écarter des flancs de la gorge de la
poulie menée (220).
9. Mécanisme de manoeuvre selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'organe moteur (21) est piloté par un circuit électronique apte à mesurer en permanence
ou à intervalles de temps réguliers, la valeur du couple d'entraînement et à le limiter,
en interrompant l'alimentation de l'organe moteur, à une valeur inférieure à celle
induite par la tension de la courroie (222).
10. Porte sectionnelle comportant une structure de guidage (10) recevant en coulissement
un tablier (11) actionné par des câbles (14) enroulés sur des tambours (13) fixés
sur un arbre horizontal d'entraînement (12) monté sur paliers, caractérisé en ce que ledit arbre d'entraînement (12) est associé cinématiquement à un mécanisme de manoeuvre
selon l'une quelconque des revendications précédentes.
11. Porte selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la transmission de mouvement (22) du mécanisme de manoeuvre est radiale à l'arbre
d'entraînement (12) et que l'organe moteur (21) est latéral audit arbre (12).