[0001] L'invention concerne le domaine des actionneurs électromécaniques permettant la manoeuvre
motorisée d'un élément mobile de fermeture, d'occultation, de protection solaire ou
d'écran équipant des ouvertures dans un bâtiment, tels qu'un volet roulants, un store,
une porte. En particulier, elle concerne un procédé de fonctionnement ou un procédé
de configuration d'un tel actionneur électromécanique.
[0002] Lorsqu'on met en oeuvre de tels actionneurs, il est difficile de prévoir à l'avance
le sens de rotation à donner au moteur de l'actionneur en réponse à un ordre de mouvement,
du fait de plusieurs possibilités de pose de l'actionneur relativement à l'élément
mobile à entraîner.
[0003] Ainsi, par exemple dans le cas d'un volet roulant, un ordre de mouvement de montée
sera satisfait par un déplacement du volet dans le sens de la montée, celui-ci étant
provoqué par une rotation d'un arbre de sortie de l'actionneur soit dans un sens,
soit dans l'autre selon que l'actionneur est monté à gauche ou à droite d'un tube
d'enroulement.
[0004] Dans le cas d'actionneurs traditionnels à courant continu ou alternatif, il peut
suffire d'inverser deux fils pour obtenir la bonne relation entre les ordres donnés
sur un point de commande et le mouvement de l'actionneur, s'il s'avère que cette relation
est erronée avant inversion des fils. L'inversion se fait par exemple au niveau du
point de commande.
[0005] Dans le cas d'un actionneur à commande électronique intégrée, une telle inversion
de fil est généralement sans effet. La correspondance entre ordre de commande reçu
et ordre de commande exécuté est stockée dans une mémoire de l'actionneur, notamment
dans une unité logique de traitement de l'actionneur.
[0006] Le document
EP 0 493 322 propose notamment un dispositif selon lequel cette inversion est réalisée dans l'unité
logique de traitement permettant l'alimentation du moteur, plutôt qu'en sortie du
point de commande, l'inversion se faisant grâce à un contact supplémentaire, dont
la commande signifie à l'unité logique qu'elle doit appliquer une inversion des rôles
des relais de commande. Il y a donc nécessité d'une procédure particulière de changement
de sens qui prendra d'autant plus de temps lors de l'installation qu'il est indispensable
que l'entrée dans cette procédure ne puisse résulter d'une fausse manoeuvre de la
part de l'utilisateur. On utilise en général une ergonomie particulière d'une interface
homme-machine, comme un appui très long sur une combinaison de touches, ou encore
une ou plusieurs touches non directement accessibles sur le point de commande, par
exemple, protégées par un capot.
[0007] Le document
EP 0 833 435 propose un dispositif simplifié permettant un mode de mise en concordance automatique
du sens de rotation de l'actionneur et de la commande émise, soit par la mesure et
comparaison des temps de parcours entre deux butées, soit par la mesure et comparaison
des distances parcourues pendant une même durée dans l'un et l'autre sens.
[0008] Le document
EP1446548 décrit un procédé de configuration d'un actionneur, dans lequel on enregistre automatiquement
la concordance du sens de rotation de l'actionneur et des ordres de commande émis
en utilisant des informations relatives à une position de fin de course.
[0009] Le but de l'invention est de fournir un procédé de fonctionnement d'un actionneur
simplifiant encore et améliorant les procédés connus de l'art antérieur. En particulier,
l'invention propose un procédé de fonctionnement simple, fiable et transparent pour
l'utilisateur.
[0010] Le procédé selon l'invention régit le fonctionnement d'un actionneur de manoeuvre
d'un élément mobile de fermeture, de protection solaire, d'occultation ou d'écran,
l'actionneur comprenant un motoréducteur. Le procédé comprend :
- Une étape de réception d'un ordre d'activation du motoréducteur, d'une première nature;
- Une étape d'activation du motoréducteur dans un premier sens en conséquence de l'ordre
d'activation ;
- Une étape de mémorisation de la première nature de l'ordre d'activation ;
- au moins une phase transitoire postérieure à la réception de l'ordre d'activation
;
- Une étape de recueil de premières données entre un temps de début d'acquisition et
un temps de fin d'acquisition, ces données concernant la position de l'organe de l'actionneur
pendant l'au moins une phase transitoire;
- Une première étape d'analyse des premières données recueillies; et
- Une étape d'utilisation d'un résultat de la première étape d'analyse afin de déterminer
la nature du premier sens d'activation du motoréducteur.
[0011] L'au moins une phase transitoire peut être une phase de démarrage du motoréducteur.
[0012] Le temps de début d'acquisition peut être le moment de la réception ou de l'interprétation
ou de l'exécution de l'ordre d'activation et le temps de fin d'acquisition peut être
le moment où une condition prédéterminée concernant l'évolution de la position d'un
organe de l'actionneur est remplie.
[0013] Le procédé de fonctionnement peut comprendre en outre une étape de réception d'un
ordre d'arrêt du motoréducteur. L'au moins une phase transitoire peut être une phase
d'arrêt du motoréducteur. Le temps de début d'acquisition peut être le moment de la
réception, de l'interprétation ou de l'exécution de l'ordre d'arrêt et le temps de
fin d'acquisition peut être associé à l'immobilisation de l'organe de l'actionneur.
[0014] Le procédé de fonctionnement peut comprendre en outre
- Une étape de recueil de deuxièmes données entre un deuxième temps de début d'acquisition
et un deuxième temps de fin d'acquisition, ces données concernant la position de l'organe
de l'actionneur, pendant une deuxième phase transitoire; et
- Une étape d'analyse des deuxièmes données recueillies.
[0015] Le procédé de fonctionnement peut comprendre en outre :
- une étape de réception d'un deuxième ordre d'activation du motoréducteur, de deuxième
nature ;
- une étape d'activation du motoréducteur dans un deuxième sens, en conséquence du deuxième
ordre d'activation ;
- une étape de mémorisation de la nature du deuxième ordre d'activation ; et
- la deuxième phase transitoire peut être une phase de démarrage,
- le deuxième temps de début d'acquisition peut être le moment de la réception, de l'interprétation
ou de l'exécution du deuxième ordre d'activation; et
- le deuxième temps de fin d'acquisition peut être le moment où une condition prédéterminée
concernant l'évolution de la position d'un organe de l'actionneur est remplie.
[0016] Le procédé de fonctionnement peut comprendre en outre une étape de réception d'un
deuxième ordre d'arrêt du motoréducteur et la deuxième phase transitoire peut être
une phase d'arrêt postérieure au deuxième ordre d'arrêt et le deuxième temps de début
d'acquisition peut être le moment de la réception, de l'interprétation ou de l'exécution
du deuxième ordre d'arrêt et le deuxième temps de fin d'acquisition peut être associé
à l'immobilisation de l'organe de l'actionneur.
[0017] L'étape d'utilisation peut comprendre la comparaison des données recueillies à un
premier profil prédéfini d'évolution temporelle de la position de l'organe de l'actionneur,
ce premier profil étant caractéristique de la nature du premier sens d'activation
du motoréducteur et/ou à un deuxième profil prédéfini d'évolution temporelle de la
position de l'organe de l'actionneur, ce deuxième profil étant caractéristique de
la nature du deuxième sens d'activation du motoréducteur. L'étape d'utilisation peut
être telle qu'on utilise un résultat de la première étape d'analyse et un résultat
de la deuxième étape d'analyse afin de déterminer les natures du premier sens et du
deuxième sens.
[0018] Les données recueillies peuvent comprendre une durée de mouvement de l'organe de
l'actionneur ou une amplitude ou une vitesse angulaire de mouvement de l'organe de
l'actionneur.
[0019] Le procédé de fonctionnement peut comprendre une étape de confirmation de l'association
de la première nature d'ordre au premier sens et de l'association de la deuxième nature
d'ordre au deuxième sens ou une étape d'enregistrement de l'association de la première
nature d'ordre au deuxième sens et de l'association de la deuxième nature d'ordre
au premier sens.
[0020] L'actionneur peut comprendre un élément de détermination, notamment un capteur, de
la position de l'organe et l'étape d'analyse de l'évolution de la position de l'organe
de l'actionneur peut comprendre une analyse d'un signal de position de l'organe produit
par l'élément de détermination.
[0021] Selon l'invention, un actionneur électromécanique de manoeuvre d'un élément mobile
de fermeture, de protection solaire, d'occultation ou d'écran, comprend des éléments
matériels et/ou logiciels de mise en oeuvre du procédé de fonctionnement tel que défini
précédemment.
[0022] Les éléments matériels et/ou logiciels peuvent comprendre :
- Un élément de réception d'ordres commandant l'activation de l'actionneur ou la désactivation
de l'actionneur ;
- Un élément d'activation du motoréducteur dans le premier sens ou le deuxième sens
en conséquence des ordres reçus ;
- Un élément de mémorisation de la nature des ordres ;
- Un élément d'interprétation des ordres reçus ;
- Un élément d'exécution des ordres reçus ;
- Un élément d'analyse de l'évolution de la position d'un organe de l'actionneur, notamment
d'un arbre de sortie, et
- Un élément de détermination de la nature du premier sens et du deuxième sens.
[0023] L'organe de l'actionneur peut être un rotor.
[0024] Selon l'invention, l'installation domotique comprend un actionneur tel que défini
précédemment et un élément mobile.
[0025] L'invention porte encore sur un support d'enregistrement de données, lisible par
un calculateur, sur lequel est enregistré un programme informatique comprenant des
moyens de codes de programme informatique de mise en oeuvre des phases et/ou étapes
du procédé de fonctionnement défini précédemment.
[0026] L'invention porte encore sur un programme informatique comprenant un moyen de code
de programme informatique adapté à la réalisation des phases et/ou étapes du procédé
de fonctionnement défini précédemment, lorsque le programme tourne sur un ordinateur.
[0027] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels
:
La figure 1 représente sous forme de schéma fonctionnel une installation domotique
munie d'un actionneur selon l'invention.
Les figures 2 et 3 représentent, sous forme d'ordinogramme, différents modes d'exécution
du procédé de fonctionnement selon l'invention.
[0028] Un mode de réalisation d'une installation domotique 90 selon l'invention est décrit
ci-après en référence à la figure 1. L'installation domotique comprend un dispositif
domotique 80 et un point de commande 1, tel qu'une télécommande, par exemple une télécommande
nomade émettant des ordres sous forme de signaux électromagnétiques, notamment infrarouges
ou radio. Les ordres émis par la télécommande permettent de commander ou piloter le
dispositif domotique. Les ordres sont émis en conséquence d'une action d'un utilisateur
sur une interface homme-machine du point de commande.
[0029] Le dispositif domotique est par exemple un dispositif domotique motorisé de fermeture,
d'occultation, de protection solaire ou d'écran, comme notamment un dispositif motorisé
de volet roulant, de store ou de porte enroulable. Le dispositif comprend un actionneur
2, un élément mobile 4 et un élément d'entraînement 3 permettant d'entraîner l'élément
mobile par l'action de l'actionneur. Le dispositif domotique équipe par exemple une
ouverture 5 d'un bâtiment pour assurer sa fermeture, l'occultation au niveau de celle-ci
ou la protection solaire au niveau de celle-ci. L'élément mobile est un élément mobile
de fermeture, de protection solaire, d'occultation ou d'écran, comme notamment un
volet roulant, un store ou une porte enroulable. L'élément d'entraînement est par
exemple un tube d'enroulement sur lequel l'élément mobile s'enroule lors de sa montée
et duquel l'élément mobile se déroule lors de sa descente. L'actionneur est donc lié
mécaniquement, notamment lié en rotation, à l'élément d'entraînement et l'élément
d'entraînement est lié mécaniquement à l'élément mobile.
[0030] L'actionneur 2 comprend principalement un motoréducteur 23, une unité logique de
traitement 22 permettant l'exécution des ordres reçus, un élément de réception d'ordres
21, un élément 24 de détermination de la position d'un organe de l'actionneur 7 et
un élément 25 d'activation du motoréducteur.
[0031] L'unité logique de traitement permet de piloter l'élément d'activation de l'actionneur
en fonction de différents paramètres tels que notamment un ordre reçu du point de
commande via l'élément de réception d'ordres et la position de l'organe de l'actionneur
ou l'évolution de celle-ci.
[0032] Le motoréducteur comprend un moteur électrique 231 composé d'un stator 2311 et d'un
rotor 2312, un réducteur 234, un frein 232, un arbre du motoréducteur, en particulier
l'arbre de sortie 233. L'organe de l'actionneur 7 est avantageusement au moins une
partie du rotor 2312. L'arbre de sortie est lié mécaniquement en rotation à l'élément
d'entraînement. Le motoréducteur est alimenté électriquement via l'élément 25 d'activation
du motoréducteur.
[0033] Cet élément 25 d'activation permet l'activation ou la désactivation sélective du
motoréducteur, alors que les autres éléments, notamment l'élément 24 de détermination
de la position de l'organe 7 de l'actionneur et l'unité logique de traitement 22,
sont alimentés.
[0034] Le frein 232 est avantageusement un frein à ressort. Le frein est par exemple un
frein tel que décrit dans le document
EP2267330 ou dans le document
EP2230415. Plus généralement, le frein ou tout autre élément de la chaîne cinématique de l'actionneur
intègre des jeux angulaires de fonctionnement.
[0035] Du fait de l'existence d'une chaîne cinématique importante, apportant une inertie
importante lors des phases de mise en mouvement ou d'arrêt de l'organe de l'actionneur,
l'organe de l'actionneur est soumis à des phases transitoires avant d'atteindre un
régime de fonctionnement établi, par exemple une vitesse de rotation sensiblement
constante. Dans la plupart des situations de l'art antérieur, on évite précisément
de considérer des données au cours de ces phases transitoires, lesquelles peuvent
faire dévier les analyses mises en oeuvre.
[0036] L'unité logique de traitement 22 comprend un élément 221 d'interprétation des ordres
reçus, un élément 224 de mémorisation de la nature des ordres reçus, un élément 222
d'analyse de l'évolution de la position de l'organe 7 de l'actionneur, un élément
223 de détermination de la nature des sens de déplacement de l'organe 7 de l'actionneur
et une mémoire 225 contenant des enregistrements d'associations réalisées entre la
nature des ordres reçus du point de commande et la nature des sens de déplacement
de l'organe 7 de l'actionneur, c'est-à-dire une logique d'activation ou d'alimentation
du motoréducteur en fonction des signaux de commande reçus. L'unité logique de traitement
comprend par exemple un microprocesseur intégrant tout ou partie des différents éléments
cités ci-dessus, qui ne sont donc pas nécessairement des éléments discrets.
[0037] Ainsi, une fois l'actionneur configuré, lorsqu'un utilisateur exerce une action sur
le point de commande et que cette action provoque l'émission d'un ordre de montée
de l'élément mobile, l'élément de réception 21 assure la réception de l'ordre, l'élément
d'interprétation 222 reconnaît le type d'ordre (montée) et l'unité peut activer le
motoréducteur pour qu'il tourne dans un sens provoquant effectivement la montée de
l'élément mobile, l'unité logique de traitement utilisant pour ce faire la mémoire
225 contenant les liens logiques entre nature des ordres et sens de rotation du motoréducteur
et par conséquent sens de déplacement de l'élément mobile associé au sens de rotation
du motoréducteur.
[0038] L'actionneur, en particulier l'unité logique de traitement, comprend tous les éléments
matériels et/ou logiciels permettant de mettre en oeuvre le procédé de fonctionnement
ou de configuration objet de l'invention. En particulier, certains éléments peuvent
consister en des modules de programmes d'ordinateurs.
[0039] Un premier mode d'exécution d'un procédé de fonctionnement ou de configuration d'un
actionneur selon l'invention est décrit ci-après en référence à la figure 2.
[0040] On suppose qu'initialement l'actionneur n'est pas configuré, c'est-à-dire qu'aucune
procédure n'a été mise en oeuvre pour s'assurer que l'émission d'un ordre de montée
par le point de commande donne bien lieu à une montée de l'élément mobile.
[0041] On suppose aussi pour l'illustration du mode d'exécution qui suit qu'initialement,
l'émission d'un ordre de montée donne lieu à une descente de l'élément mobile et que
l'émission d'un ordre de descente donne lieu à une montée de l'élément mobile. Ceci
correspond par exemple à une configuration par défaut de l'actionneur basée sur une
association prédéterminée entre un sens de rotation et une nature d'ordre de mouvement.
[0042] Dans une étape E100, l'actionneur reçoit un premier ordre d'activation OA1, par exemple
un ordre de montée de l'élément mobile. Cet ordre peut être émis suite à une action
d'un utilisateur sur le point de commande. Cet ordre peut aussi être émis automatiquement
par le point de commande dans le procédé de configuration ou généré au niveau de l'actionneur,
par exemple lors d'une procédure d'auto-configuration.
[0043] L'ordre OA1 est interprété ou reconnu par l'élément d'interprétation 221. Ainsi,
la nature de l'ordre est reconnue, c'est-à-dire qu'il est reconnu que l'ordre est
un ordre de montée. En conséquence, le motoréducteur est activé lors d'une deuxième
étape E110, c'est-à-dire que le motoréducteur est alimenté électriquement pour le
faire tourner dans un premier sens, dans cet exemple pour le faire tourner dans le
sens provoquant la descente de l'élément mobile.
[0044] Dans une étape E120, la nature du premier ordre d'activation OA1 est mémorisée, c'est-à-dire
stockée dans la mémoire 224. Dans l'exemple, on stocke en mémoire que le dernier ordre
de commande de mouvement reçu est un ordre de montée.
[0045] Dans une étape 125, l'activation du motoréducteur donne lieu à une phase transitoire
de déplacement de l'organe de l'actionneur et d'entraînement de l'élément mobile.
Durant cette phase transitoire, dite phase transitoire de démarrage, la vitesse de
l'organe de l'actionneur n'est pas constante, en particulier cette vitesse augmente
ou augmente globalement. La vitesse de l'organe de l'actionneur varie. En conséquence,
la vitesse de l'élément mobile varie aussi.
[0046] En particulier, une phase de démarrage comprend une évolution de la vitesse de l'organe
de l'actionneur depuis une vitesse nulle jusqu'à une vitesse nominale, caractéristique
d'un régime établi.
[0047] Dans une étape E130, l'actionneur reçoit un ordre d'arrêt de mouvement OS1. Cet ordre
peut être émis suite à une action d'un utilisateur sur le point de commande. Cet ordre
peut aussi intervenir automatiquement dans le procédé de configuration, notamment
intervenir automatiquement à l'échéance d'une temporisation. L'ordre de commande peut
aussi ne pas être émis par le point de commande mais être directement généré au niveau
de l'actionneur. L'ordre peut ne pas être un ordre d'arrêt, mais un ordre de mouvement
dans le sens opposé, notamment dans l'exemple, un ordre de commande de descente. L'exécution
d'un ordre de mouvement en sens opposé implique toutefois l'arrêt de l'élément mobile.
Ainsi, un ordre de mouvement en sens opposé inclut un ordre d'arrêt.
[0048] Ensuite, l'ordre d'arrêt OS1 est interprété ou reconnu, puis exécuté par l'élément
d'interprétation 221. En conséquence, le motoréducteur est désactivé, c'est-à-dire
que l'alimentation du motoréducteur est coupée.
[0049] Dans une étape 135, l'arrêt de l'activation du motoréducteur donne lieu à une phase
transitoire de déplacement de l'organe de l'actionneur et d'entraînement de l'élément
mobile. Durant cette phase transitoire, dite phase transitoire d'arrêt, la vitesse
de l'organe de l'actionneur n'est pas constante, en particulier cette vitesse diminue
ou diminue globalement. La vitesse de l'organe de l'actionneur varie. En conséquence,
la vitesse de l'élément mobile varie aussi.
[0050] Dans une étape E140, se déroulant en fait, au moins partiellement pendant la phase
transitoire de démarrage 125 et/ou la phase transitoire d'arrêt 135, on collecte au
cours d'une phase d'acquisition des données D1 concernant la position de l'organe
7 de l'actionneur.
[0051] La phase d'acquisition est réalisée sur une durée d'acquisition entre des échéances
prédéterminées, notamment liées au fonctionnement de l'actionneur, fixant un instant
ou temps de début Tda1 et un instant ou temps de fin Tfa1. L'instant de début d'acquisition
Tda1 consiste par exemple en la réception, l'interprétation ou l'exécution de l'ordre
d'arrêt OS1 par l'unité logique de traitement.
[0052] L'instant de fin Tfa1, correspond par exemple à l'arrêt effectif, c'est-à-dire une
position invariante ou une vitesse sensiblement nulle, de l'élément mobile ou de l'organe
de l'actionneur 7. Alternativement, les instants de début et de fin de l'étape d'acquisition
sont décalés d'une première ou d'une deuxième temporisation par rapport aux échéances
ci-dessus.
[0053] Dans une étape E150, on analyse l'évolution de la position de l'organe 7 de l'actionneur.
Durant cette phase d'analyse, on associe des dates à des positions ou des mouvements
de l'organe d'actionneur 7, en particulier le rotor.
[0054] Dans une étape E160, on utilise un résultat de l'étape d'analyse E150 afin de déterminer
la nature du premier sens. Pour cette détermination, on peut utiliser des données
mesurées ou calculées, telles que la durée de mouvement de l'organe et/ou l'amplitude
ou la vitesse angulaire de mouvement de l'organe 7 de l'actionneur, sur la durée d'acquisition.
Il est important de noter que les données recueillies D1 sont analysées sur une période
d'analyse qui peut être différente de la période de recueil ou d'acquisition. Comme
déjà mentionné, la période d'acquisition est paramétrée par les temps de début Tda1,
Tda2, et de fin Tdf1, Tdf2. On peut comparer ces données à des seuils ou des données
de référence prédéfinies, par exemple un profil de variation prédéfini, et en déduire
si le premier sens est le sens de la montée ou de la descente.
[0055] Dans ce premier mode d'exécution, la phase d'analyse porte sur des données recueillies
lors de la phase transitoire d'arrêt.
[0056] Par exemple, si une première donnée dépasse, dans un premier sens, un premier seuil,
la nature du premier sens est la descente : en effet, des forces de gravité doivent
être vaincues pour arrêter l'élément mobile dans ce sens.
[0057] Si la première donnée dépasse, dans un deuxième sens, le premier seuil la nature
du premier sens est la montée : en effet, des forces de gravité contribuent à arrêter
l'élément mobile dans ce sens. Dans l'exemple, on détermine à cette étape que la nature
du premier sens est la descente.
[0058] Alternativement, si une combinaison des données dépasse, dans un premier sens, un
deuxième seuil, la nature du premier sens est la descente : en effet, des forces de
gravité doivent être vaincues pour arrêter l'élément mobile dans ce sens. Si la combinaison
des données dépasse, dans un deuxième sens, le deuxième seuil, la nature du premier
sens est la montée : en effet, des forces de gravité contribuent à arrêter l'élément
mobile dans ce sens. Dans l'exemple, on détermine à cette étape que la nature du premier
sens est la descente.
[0059] Il est également possible d'utiliser une information de profil prédéfini d'évolution
temporelle de la position de l'organe 7 de l'actionneur. Notamment, une inversion
de sens de déplacement de l'organe de l'actionneur après arrêt de l'activation du
motoréducteur de celui-ci est caractéristique d'un arrêt en cours de montée. Ce retour
arrière, lors de l'inversion est dépendant de la charge au moment de l'arrêt. Ce retour
arrière est caractéristique du frein à ressort. En effet, lorsque le frein est en
charge menée, il faut que le ressort se comprime pour freiner. En se comprimant, le
ressort fait bouger l'organe 7 de l'actionneur. Un profil spécifique pourrait également
être observé dans d'autres dispositifs intégrant des jeux angulaires (au niveau du
frein ou plus globalement au niveau de l'actionneur).
[0060] Une oscillation de la position, c'est-à-dire une suite d'inversions de sens de déplacement
de l'organe 7 de l'actionneur, après l'arrêt de l'activation du motoréducteur, peut
même être observée dans certains cas. Elle est caractéristique d'un arrêt en cours
de descente.
[0061] Ces inversions ou oscillations peuvent être observées avant l'immobilisation de l'organe
de l'actionneur.
[0062] Il se peut que le sens de rotation ne puisse pas être déterminé lors de cette étape
E160, par exemple du fait que le procédé est mis en oeuvre alors que l'écran s'enroule
à plat (cas de configuration en usine). Dans ce cas, les étapes précédentes peuvent
être réitérées ultérieurement.
[0063] Après détermination du sens de rotation au cours d'une étape E160, le procédé se
poursuit de la manière suivante.
[0064] Dans une étape de test E400, on vérifie s'il y a cohérence entre la nature du mouvement
déterminée lors de l'étape E160 et la nature de l'ordre de mouvement mémorisée lors
de l'étape E120. Si tel est le cas, on passe à une étape 410 dans lequel les enregistrements
se trouvant dans la mémoire 225 sont confirmés. En effet, si suite à un ordre de commande
de mouvement de descente émis par le point de commande il se produit un mouvement
de descente de l'élément mobile, l'actionneur est correctement configuré.
[0065] Par contre, s'il n'y a pas cohérence entre la nature du mouvement déterminée lors
de l'étape E160 et la nature de l'ordre de mouvement mémorisée lors de l'étape E120,
on passe à une étape E420. Dans cette étape E420, on modifie les enregistrements se
trouvant dans la mémoire 225. En effet, comme dans l'exemple décrit plus haut, on
s'aperçoit qu'un ordre de mouvement de montée émis par le point de commande a donné
lieu à un mouvement de descente de l'élément mobile. L'actionneur n'est donc pas correctement
configuré et il faut revoir les associations existant entre la nature des ordres de
commande de mouvement et la nature des mouvements exécutés. Dans cette étape, on modifie
donc les enregistrements de sorte qu'un ordre de montée soit associé à une activation
ou alimentation du motoréducteur provoquant un mouvement de montée de l'élément mobile
et de sorte qu'un ordre de descente soit associé à une activation ou alimentation
du motoréducteur provoquant un mouvement de descente de l'élément mobile.
[0066] Dans un deuxième mode d'exécution du procédé de fonctionnement, représenté en figure
3, on met en oeuvre les étapes E100 à E150 décrites précédemment pour un ordre de
montée OA1, suivi d'un ordre d'arrêt OS1, et des étapes similaire, E200 à E250, pour
un ordre de descente OA2, suivi d'un deuxième ordre d'arrêt OS2. Dans ce mode d'exécution,
les temps de début Tda1, Tda2 et de fin, Tfa1, Tfa2, sont déterminés respectivement
par les moments de la réception, de l'interprétation ou de l'exécution des ordres
d'arrêt OS1, OS2 et par les moments associés à l'immobilisation de l'organe de l'actionneur.
[0067] Il s'ensuit qu'on obtient des données D1, D2 représentatives de l'évolution de la
position de l'organe 7 dans deux phases transitoires d'arrêt E135, E235. Dans ce cas,
dans une étape E260, on utilise les résultats des étapes d'analyse E150, E250 portant
sur ces phases transitoires d'arrêt, afin de déterminer les natures des premier et
deuxième sens. Pour cette détermination, on peut utiliser des données mesurées ou
calculées, telles que la durée de mouvement de l'organe et/ou l'amplitude ou la vitesse
angulaire de mouvement de l'organe 7 de l'actionneur, sur la durée d'acquisition.
[0068] La comparaison des données D1, D2, de ces deux phases transitoires E135, E235 peut
permettre de déterminer les natures (montée ou descente) des mouvements. Par exemple,
une phase transitoire d'immobilisation plus courte est caractéristique d'un mouvement
de montée. Dans l'exemple illustré, l'étape E260 d'utilisation des résultats peut
être réalisée par comparaison entre elles des données D1, D2 recueillies lors des
deux phases transitoires d'arrêt E135, E235. Alternativement l'analyse peut être réalisée
dans chaque phase d'arrêt par comparaison des données recueillies D1, D2 à des seuils
ou à des profils comme dans l'étape E160 décrite plus haut.
[0069] Dans une variante d'exécution applicable aux deux modes d'exécution précédemment
décrits et illustrés par les figures 2 et 3, on peut analyser l'évolution de la position
de l'organe 7 de l'actionneur pendant la phase transitoire de démarrage E125, postérieure
à la réception du premier ordre d'activation OA1 en remplacement de l'analyse de l'évolution
de la position de l'organe 7 de l'actionneur pendant la phase transitoire d'arrêt.
[0070] Dans cette variante, la phase transitoire E125 correspond à une phase d'accélération
de l'organe 7 de l'actionneur, de vitesse nulle à une vitesse constante ou sensiblement
constante, notamment supérieure à un seuil prédéterminé. L'étape suivante est, pour
ce mode d'exécution, l'étape E140 de recueil de premières données D1.
[0071] Dans une autre variante , particulièrement avantageuse dans le cas d'un actionneur
comprenant un frein à ressort, on analyse le démarrage dans un sens, par exemple en
montée, au cours de l'étape E225, en fonction du mouvement, en montée ou en descente,
exécuté au cours de l'étape E125.
[0072] Dans cette variante, on utilise donc les données recueillies lors des deux phases
transitoires de démarrage pour déterminer les natures des premier et deuxième sens
de rotation lors de l'étape E260. En effet, du fait du principe de fonctionnement
du frein à ressort 232, les caractéristiques du démarrage peuvent être dépendantes
de la nature du mouvement précédent.
[0073] Comme pour l'exemple précédent, on suppose qu'initialement, l'émission d'un ordre
de montée donne lieu à une descente de l'élément mobile et que l'émission d'un ordre
de descente donne lieu à une montée de l'élément mobile.
[0074] L'ordre OA1 reçu lors de l'étape E100 est interprété et exécuté, en fonction de la
nature de l'ordre OA1, c'est-à-dire qu'il est reconnu que l'ordre est un ordre de
montée. Le motoréducteur est alors alimenté électriquement pour le faire tourner dans
le sens associé, provoquant ainsi la descente de l'élément mobile.
[0075] Dans la troisième étape E120, on stocke en mémoire que l'ordre d'activation OA1 reçu
est un ordre de montée. Ensuite, après une phase transitoire E125 de démarrage, l'élément
mobile exécute un mouvement de descente.
[0076] Dans une étape E130, l'actionneur reçoit et exécute l'ordre d'arrêt OS1 et s'arrête,
établissant des conditions caractéristiques pour un arrêt en phase de descente, c'est-à-dire
le frein étant actif pour arrêter l'élément mobile et la charge étant menante (ou
entraînante, du fait de son poids) vis-à-vis du frein.
[0077] Dans une étape E200, l'actionneur reçoit un deuxième ordre d'activation OA2, de deuxième
nature, dans cet exemple un ordre de descente. L'actionneur n'étant pas configuré,
cet ordre d'activation OA2 provoque un mouvement de montée. La nature de l'ordre OA2
est mémorisée dans une étape E220.
[0078] Le motoréducteur commence son mouvement dans les conditions initiales établies lors
de l'arrêt précédent, dans cet exemple avec un jeu angulaire important à rattraper
(passage de charge menante à charge menée, avec déverrouillage du frein). La phase
transitoire E225, comprend notamment une phase de rattrapage pendant laquelle l'élément
mobile n'est pas déplacé, et l'organe 7 de l'actionneur effectue un mouvement dit
« à vide », à une première vitesse v1. Une fois le jeu rattrapé, l'élément mobile
est mis en mouvement ; et le mouvement de l'organe 7 de l'actionneur évolue vers un
régime établi.
[0079] Les données D2 concernant l'évolution de la position l'organe 7 sont recueillies
lors de l'étape E240, et analysées lors de l'étape E250.
[0080] Il est important de noter que dans cette variante trois phases transitoires, E125,
E135 et E225, sont exécutées, mais les données sont recueillies ou analysées seulement
lors de la phase transitoire de démarrage E225.
[0081] Le temps Tda2 de début d'acquisition des données D2 peut être le moment de la réception,
de l'interprétation ou de l'exécution du deuxième ordre d'activation OA2.
[0082] Le temps Tfa2 de fin d'acquisition est le moment où une condition prédéterminée concernant
l'évolution de la position de l'organe 7 de l'actionneur est remplie.
[0083] Dans une autre variante du deuxième mode d'exécution, non illustrée, deux phases
successives de démarrage dans un même sens sont exécutées.
[0084] D'abord, l'organe 7 de l'actionneur effectue un mouvement associé à un ordre d'activation
OA1 de descente au cours de l'étape E110, suivi d'un arrêt et d'un nouveau démarrage
dans le même sens, associé à un deuxième ordre d'activation OA2. Dans cet exemple,
le premier et le deuxième ordre d'activation OA1, OA2 ont la même nature. Aux moments
respectifs d'exécution, l'actionneur se trouve, grâce à l'enchaînement des deux ordres,
dans des conditions différentes qui peuvent être distinguées lors de la phase d'analyse
E260.
[0085] Des données recueillies D1, D2, correspondant donc à deux phases de démarrage dans
le même sens, sont donc utilisées lors de l'étape E260 pour déterminer la nature de
l'ordre d'activation, permettant ensuite de vérifier la cohérence entre la nature
des mouvements effectivement exécutés et la nature des ordres reçus.
[0086] De manière générale, les caractéristiques de vitesse et de durée du mouvement effectué
par l'organe 7 de l'actionneur pendant les phases transitoires dépendent des conditions
initiales et de la nature du mouvement effectué. Un procédé de fonctionnement selon
l'invention peut utiliser ainsi une combinaison d'étapes successives d'activation
et d'arrêt telles que décrites précédemment, pour analyser l'évolution de la position
de l'organe de l'actionneur pendant les phases transitoires et déterminer ensuite
le sens de rotation du motoréducteur. Toute combinaison possible des différents modes
d'exécution ou variantes est possible, notamment, deux phases transitoires de nature
différentes (démarrage et arrêt) pourraient également être analysées pour permettre
la détermination du sens de rotation effectivement réalisé.
[0087] De préférence, le procédé est mis en oeuvre alors que l'élément mobile se trouve
à distance de ces positions de fin de course. Comme déjà mentionné, l'existence d'une
chaîne cinématique importante, apportant une inertie importante lors des phases de
mise en mouvement ou d'arrêt de l'organe de l'actionneur, ou des jeux de fonctionnement
créés sur la chaîne cinématique, font que l'organe de l'actionneur est soumis à des
phases transitoires avant d'atteindre un régime de fonctionnement établi. Mais, à
proximité des fins de course, la contribution de la chaîne cinématique à l'inertie
du dispositif domotique et les jeux de fonctionnement de la chaîne se trouvent modifiés.
Par exemple, quand l'élément mobile 4 est proche de sa fin de course basse et se trouve
en appui, par exemple sur le sol ou sur le cadre de l'ouverture, une partie de son
poids est supportée par l'appui, ce qui impacte l'inertie de la chaîne cinématique
et les analyses qui peuvent être faites dans cette zone.
[0088] De ce fait, l'analyse des données lors d'un démarrage ou d'un arrêt à proximité d'une
fin de course diffère de la même analyse à distance des fins de course, qui n'est
donc pas transposable au comportement sur le reste de la course.
[0089] Si les positions de fin de course ont été apprises avant la détermination de la nature
du sens de rotation, l'analyse des données peut être effectuée sur des données recueillies
en dehors des distances prédéfinies de ces positions, par exemple à distances supérieures
à un pourcentage prédéfini de la longueur totale de la course.
[0090] Alternativement, si les positions de fin de course ne sont pas connues lors de la
mise en oeuvre du procédé, plusieurs acquisitions peuvent être faites, basées sur
des séquences similaires d'ordres d'activation et d'arrêt. Lors de l'analyse, les
séquences présentant des profils proches seront considérées, pour écarter les comportements
spécifiques aux fins de course. Une autre possibilité est de mettre en oeuvre le procédé
en plaçant l'élément mobile dans une position initiale la plus éloignée de chaque
extrémité. Une telle position est définie par l'installateur, par exemple sensiblement
à mi-course.
[0091] De préférence, le procédé est mis en oeuvre en réalisant automatiquement un arrêt
de très faible durée, par exemple inférieur à 500 ms pendant la course de l'élément
mobile. Un tel arrêt peut passer totalement inaperçu aux yeux d'un utilisateur. Avantageusement,
ceci n'est réalisé que lorsque les différentes positions de fin de course ont été
apprises.
[0092] Sur les différentes figures, les traits et flèches en pointillés indiquent des étapes
et des enchaînements facultatifs ou optionnels.
1. Procédé de fonctionnement d'un actionneur (2) de manoeuvre d'un élément (4) mobile
de fermeture, de protection solaire, d'occultation ou d'écran, l'actionneur comprenant
un motoréducteur, le procédé comprenant :
- Une étape (E100) de réception d'un ordre d'activation (OA1, OA2) du motoréducteur,
d'une première nature;
- Une étape (E110) d'activation du motoréducteur dans un premier sens en conséquence
de l'ordre d'activation (OA1, OA2) ;
- Une étape (E120) de mémorisation de la première nature de l'ordre d'activation (OA1,
OA2) ;
- au moins une phase transitoire (E125, E135, E225) postérieure à la réception de
l'ordre d'activation (OA1) ;
- Une étape (E140, E240) de recueil de premières données (D1) entre un temps de début
d'acquisition (Tda1), et un temps de fin d'acquisition (Tfa1), ces données (D1) concernant
la position de l'organe (7) de l'actionneur pendant l'au moins une phase transitoire
(E125, E135, E225);
- Une première étape (E150, E250) d'analyse des premières données recueillies (D1);
et
- Une étape (E 160, E260, E400, E500) d'utilisation d'un résultat de la première étape
d'analyse (E150) afin de déterminer la nature du premier sens d'activation du motoréducteur.
2. Procédé de fonctionnement selon la revendication 1,
caractérisé en ce que
- l'au moins une phase transitoire (E125, E225) est une phase de démarrage du motoréducteur
;
- le temps de début d'acquisition (Tda1) est le moment de la réception ou de l'interprétation
ou de l'exécution de l'ordre d'activation (OA1, OA2) ; et
- le temps de fin d'acquisition (Tfa1) est le moment où une condition prédéterminée
concernant l'évolution de la position d'un organe (7) de l'actionneur est remplie.
3. Procédé de fonctionnement selon la revendication 1
caractérisé en ce qu'il comprend en outre une étape (E130) de réception d'un ordre d'arrêt (OS1) du motoréducteur,
et
en ce que
- l'au moins une phase transitoire (E135) est une phase d'arrêt du motoréducteur ;
- le temps de début d'acquisition (Tda1) est le moment de la réception, de l'interprétation
ou de l'exécution de l'ordre d'arrêt (OS1); et
- le temps de fin d'acquisition (Tfa1) est associé à l'immobilisation de l'organe
(7) de l'actionneur.
4. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend en outre :
- Une étape (E240) de recueil de deuxièmes données (D2) entre un deuxième temps de
début d'acquisition (Tda2) et un deuxième temps de fin d'acquisition (Tfa2), ces données
(D2) concernant la position de l'organe (7) de l'actionneur, pendant une deuxième
phase transitoire (E135, E225, E235), ;
- Une étape (E250) d'analyse des deuxièmes données recueillies (D2).
5. Procédé de fonctionnement selon la revendication précédente,
caractérisé en ce qu'il comprend en outre :
- une étape (E200) de réception d'un deuxième ordre d'activation (OA2) du motoréducteur,
de deuxième nature ;
- une étape (E210) d'activation du motoréducteur dans un deuxième sens, en conséquence
du deuxième ordre d'activation (OA2) ;
- une étape (E220) de mémorisation de la nature du deuxième ordre d'activation (OA2)
;
et
en ce que
- la deuxième phase transitoire (E225) est une phase de démarrage
- le deuxième temps de début d'acquisition (Tda2) est le moment de la réception, de
l'interprétation ou de l'exécution du deuxième ordre d'activation (OA2); et
- le deuxième temps de fin d'acquisition (Tfa2) est le moment où une condition prédéterminée
concernant l'évolution de la position d'un organe (7) de l'actionneur est remplie.
6. Procédé de fonctionnement selon la revendication 4,
caractérisé en ce qu'il comprend en outre une étape (E230) de réception d'un deuxième ordre d'arrêt (OS2)
du motoréducteur
et
en ce que
- la deuxième phase transitoire (E235) est une phase d'arrêt postérieure au deuxième
ordre d'arrêt ;
- le deuxième temps de début d'acquisition (Tda2) est le moment de la réception, de
l'interprétation ou de l'exécution du deuxième ordre d'arrêt (OS2); et
- le deuxième temps de fin d'acquisition (Tfa2) est associé à l'immobilisation de
l'organe (7) de l'actionneur.
7. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce que l'étape (E160, E260, E400) d'utilisation comprend la comparaison des données recueillies
(D1, D2) :
- à un premier profil prédéfini d'évolution temporelle de la position de l'organe
(7) de l'actionneur, ce premier profil étant caractéristique de la nature du premier
sens d'activation du motoréducteur ;
et/ou
- à un deuxième profil prédéfini d'évolution temporelle de la position de l'organe
(7) de l'actionneur, ce deuxième profil étant caractéristique de la nature du deuxième
sens d'activation du motoréducteur.
8. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisé en ce que l'étape (E260, E500) d'utilisation est telle qu'on utilise un résultat de la première
étape (E150) d'analyse et un résultat de la deuxième étape (E250) d'analyse afin de
déterminer les natures du premier sens et du deuxième sens.
9. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que les données recueillies comprennent une durée de mouvement de l'organe (7) de l'actionneur,
une amplitude ou une vitesse angulaire de mouvement de l'organe (7) de l'actionneur.
10. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comprend une étape (E410, E510) de confirmation de l'association de la première nature
d'ordre au premier sens et de l'association de la deuxième nature d'ordre au deuxième
sens ou une étape (E420, E520) d'enregistrement de l'association de la première nature
d'ordre au deuxième sens et de l'association de la deuxième nature d'ordre au premier
sens.
11. Procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'actionneur comprend un élément de détermination, notamment un capteur, de la position
de l'organe et en ce que l'étape (E150, E250) d'analyse de l'évolution de la position de l'organe de l'actionneur
comprend une analyse d'un signal de position de l'organe produit par l'élément de
détermination.
12. Actionneur électromécanique (2) de manoeuvre d'un élément mobile de fermeture, de
protection solaire, d'occultation ou d'écran, caractérisé en ce qu'il comprend des éléments matériels et/ou logiciels (21, 22, 23, 24, 25) de mise en oeuvre
du procédé de fonctionnement selon l'une des revendications précédentes.
13. Actionneur selon la revendication précédente,
caractérisé en ce que les éléments matériels et/ou logiciels comprennent :
- Un élément (21) de réception d'ordres commandant l'activation de l'actionneur ou
la désactivation de l'actionneur ;
- Un élément (25) d'activation du motoréducteur dans le premier sens ou le deuxième
sens en conséquence des ordres reçus ;
- Un élément (224) de mémorisation de la nature des ordres ;
- Un élément (221) d'interprétation des ordres reçus ;
- Un élément (22) d'exécution des ordres reçus ;
- Un élément (222) d'analyse de l'évolution de la position d'un organe de l'actionneur,
notamment d'un arbre de sortie, et
- Un élément (223) de détermination de la nature du premier sens et du deuxième sens.
14. Actionneur selon la revendication 12 ou 13, caractérisé en ce que l'organe (7) de l'actionneur est un rotor.
15. Installation domotique (90) comprenant un actionneur (2) selon l'une des revendications
12 à 14 et un élément mobile (4).