Arrière-plan de l'invention
[0001] La présente invention concerne le domaine de la fonderie, et en particulier la fonderie
de pièces métalliques monocristallines.
[0002] Les alliages métalliques traditionnels sont polycristallins équiaxes : à l'état solide,
ils forment une pluralité de grains de taille sensiblement identique, typiquement
de l'ordre de 1 mm, mais d'orientation plus ou moins aléatoire. Les joints entre grains
constituent des points faibles dans une pièce métallique produite en un tel alliage.
L'utilisation d'additifs pour renforcer ces joints inter-grains présente toutefois
le défaut de réduire la température du point de fusion, ce qui est particulièrement
inconvénient quand les pièces ainsi produites sont destinées à être utilisées à haute
température.
[0003] Afin de résoudre cet inconvénient, des alliages polycristallins colonnaires ont été
initialement proposés dont les grains se solidifient avec une orientation déterminée.
Ceci permet, en orientant les grains dans la direction de charge principale de la
pièce métallique, d'augmenter la résistance de ces pièces dans une direction particulière.
Toutefois, même dans des pièces soumis à des efforts fortement orientés suivant un
axe particulier, comme par exemple les aubes de turbine soumises aux forces centrifuges,
il peut aussi être avantageux d'offrir une résistance accrue dans les autres axes.
[0004] Avec cet objet, depuis la fin des années 1979, des nouveaux alliages métalliques
dits monocristallins ont été développés permettant la production en fonderie de pièces
formées par un seul grain. Typiquement ces alliages monocristallins sont des alliages
de nickel avec une concentration de titanium et/ou d'aluminium inférieure à 10% molaire.
Ainsi, après leur solidification, ces alliages forment des solides biphasiques, avec
une première phase Y et une deuxième phase Y'. La phase Y présente un réseau cristallin
cubique à face centrée, dans lequel les atomes de nickel, aluminium et/ou titanium
peuvent occuper n'importe quelle des positions. Par contre, dans la phase Y', les
atomes d'aluminium et/ou titanium forment une configuration cubique, occupant les
huit coins du cube, tandis que des atomes de nickel occupent les faces du cube.
[0005] Un de ces nouveaux alliages est l'alliage de nickel « AM1 » développé conjointement
par la SNECMA et les laboratoires de l'ONERA, l'Ecole des Mines de Paris, et IMPHY
SA. Les pièces produites en un tel alliage peuvent atteindre non seulement des tenues
mécaniques particulièrement élevées dans tous les axes d'effort, mais aussi une tenue
thermique améliorée, puisqu'on peut se passer des additifs destinés à lier plus fortement
entre eux les grains cristallins. Ainsi, des pièces métalliques produites à base de
tels alliages monocristallins peuvent être avantageusement utilisées, par exemple,
dans les parties chaudes de turbines.
[0006] Toutefois, même en utilisant ces alliages spéciaux, il peut être difficile d'éviter
un phénomène de recristallisation pendant la production de telles pièces, introduisant
des nouveaux grains cristallins, et donc des nouveaux points faibles dans la pièce.
Dans un procédé de fonderie traditionnel, l'alliage fondu est coulé dans une cavité
d'un moule à travers au moins un canal de coulée dans le moule, le moule est décoché
après solidification de l'alliage, afin de libérer la pièce, et celle-ci est ensuite
soumise à un traitement thermique, tel que par exemple une trempe dans lequel le métal
est d'abord chauffé, pour ensuite être refroidi rapidement, afin d'homogénéiser les
phases Y et Y' dans le monocristal sans provoquer sa fusion.
[0007] Toutefois, les chocs mécaniques auxquels les pièces sont soumises après la coulée
peuvent déstabiliser localement le réseau cristallin du monocristal. Ensuite, le traitement
thermique peut déclencher des recristallisations intempestives dans les endroits ainsi
déstabilisés, perdant ainsi le caractère monocristallin de la pièce et introduisant
des points faibles dans celle-ci. Même avec des grands efforts, il est très difficile
d'éviter des chocs mécaniques dans la manipulation de moules pouvant avoir une masse
de plusieurs dizaine de kilos, d'autant plus que le décochage du moule implique, en
soi, des chocs mécaniques. D'autre part, une réduction limitée de la température de
traitement thermique, seule, ne permet pas d'empêcher sensiblement ces phénomènes
de recristallisation.
Objet et résumé de l'invention
[0008] La présente invention vise à remédier à ces inconvénients. Pour cela, l'invention
vise à proposer un procédé de fonderie qui permette de limiter en grande partie les
phénomènes de recristallisation suite au traitement thermique des pièces après solidification
de l'alliage coulé dans le moule.
[0009] Suivant un aspect de la présente invention, dans un procédé de fonderie suivant le
préambule de la revendication 1, le canal de coulée comporte au moins au moins une
zone de transition adjacente à ladite cavité, avec un rayon d'arrondi non inférieur
à 0,3 mm entre ledit canal de coulée et ladite cavité afin d'éviter un coude prononcé
dans l'écoulement de l'alliage fondu, coude qui pourrait donner lieu à une zone de
recristallisation de l'alliage. En particulier, le canal de coulée présente, dans
cette zone de transition, une section élargie, par rapport à une section en amont,
en direction d'un axe principal d'une section de la cavité perpendiculaire au canal
de coulée. Plus particulièrement, après la coulée, cette zone de transition pourrait
former au moins un voile métallique plus fin que le canal de coulée en amont, et plus
particulièrement au moins un tel voile métallique de chacun de deux côtés opposés
du canal de coulée. Quand le moule contient au moins un noyau pénétrant dans ladite
cavité et occupant un espace adjacent audit canal de coulée afin de former une cavité
dans la pièce métallique, ladite zone de transition peut former, après la coulée,
au moins un voile métallique adjacent audit noyau et plus fin que le canal de coulée
en amont. Chaque voile métallique adjacent au noyau peut présenter un bord extérieur
suivant une ligne sensiblement concave adjacente sur une surface du noyau. La zone
de transition peut former au moins un voile métallique de chaque côté dudit noyau.
Dans ce cas, lesdits voiles métalliques adjacents au noyau peuvent présenter des bords
extérieurs se rejoignant aux extrémités, de manière à entourer le noyau.
[0010] De cette manière, lors de la coulée, cette zone de transition permet de remplir la
cavité de manière sensiblement simultanée sur toute sa largeur, évitant ainsi de créer,
lors de la solidification de l'alliage, des irrégularités dans la structure cristalline
du monocristal. Ces irrégularités pourraient en effet provoquer, lors de l'étape de
traitement thermique, une recristallisation locale formant un point faible dans la
pièce métallique.
[0011] Afin d'augmenter la production de pièces métalliques, le moule peut contenir une
pluralité de cavités, arrangées en grappe, pour mouler une pluralité de pièces métalliques
simultanément.
[0012] Le procédé suivant l'invention est particulièrement approprié pour la production
de certaines pièces métalliques, comme les aubes de turbomachine. La présente invention
se rapporte aussi aux pièces métalliques obtenues par ce procédé.
Brève description des dessins
[0013] L'invention sera bien comprise et ses avantages apparaîtront mieux, à la lecture
de la description détaillée qui suit, d'un mode de réalisation représenté à titre
d'exemple non limitatif. La description se réfère aux dessins annexés sur lesquels
:
- la figure 1 illustre un procédé de fonderie de l'art antérieur ;
- la figure 2 illustre un procédé de fonderie suivant un mode de réalisation de la présente
invention ;
- la figure 3 illustre la connexion entre un canal de coulée et une cavité de moulage
d'un moule de l'art antérieur ;
- la figure 4 est une vue en perspective d'une pièce métallique produite suivant le
procédé de la figure 2 ; et
- la figure 5 et une coupe transversale de la pièce métallique de la figure 4 dans le
plan V-V.
Description détaillée de l'invention
[0014] Un procédé classique de fonderie, tel qu'utilisé par exemple dans la production d'aubes
de turbomachine et plus particulièrement d'aubes de turbine haute pression, est illustré
sur la figure 1. Dans une première étape, un moule céramique 150 est produit, typiquement
par le procédé de la cire perdue, bien que d'autres procédés classiques puissent être
utilisés alternativement. Ce moule céramique 150 comporte une grappe de cavités 151
reliées par des canaux de coulée 152 à un orifice 153 à l'extérieur du moule 150.
Chaque cavité 151 est conformée pour mouler une pièce métallique à produire. Dans
ce cas, les pièces à produire étant creuses, le moule 150 comporte aussi des noyaux
155 pénétrant dans chacune des cavités 151. Après cette première étape, dans une étape
de coulée, un alliage fondu 154 est versé dans l'orifice 153 pour remplir les cavités
151 à travers les canaux de coulée 152.
[0015] Après solidification de l'alliage, dans une troisième étape, on procède au décochage
initial du moule 150 au marteau, afin de libérer du moule 150 les pièces métalliques
156 unies en une grappe 157. Afin d'éliminer les derniers restes du moule 150, on
procède ensuite à une étape supplémentaire de décochage par jet d'eau. Dans l'étape
suivante S105, les pièces individuelles 156 sont découpées de la grappe 157. Les noyaux
155 sont ensuite décochés de chaque pièce 156 dans l'étape suivante, et les pièces
156 sont finalement traitées thermiquement. Ce traitement thermique peut être, par
exemple, une trempe, dans laquelle les pièces 156 sont brièvement chauffées, pour
être ensuite rapidement refroidies, afin d'endurcir l'alliage des pièces.
[0016] Parmi les alliages pouvant être utilisés dans ce procédé, on compte notamment les
alliages dits monocristallins, qui permettent la production de pièces formées par
un seul grain cristallin, ou monocristal. Toutefois, dans ce procédé de l'art antérieur,
le traitement thermique, dont l'objet est en fait l'homogénéisation des phases Y et
Y' dans le monocristal, peut déclencher des phénomènes de recristallisation fragilisant
localement les pièces. Afin d'éviter cet inconvénient, dans un procédé de fonderie
suivant un mode de réalisation de l'invention illustré sur la figure 2, l'ordre des
opérations est modifié, de manière à avancer l'étape de traitement thermique.
[0017] Ainsi, dans ce procédé illustré sur la figure 2, la première étape est aussi la production
d'un moule céramique 250. Comme dans l'art antérieur, ce moule céramique 250 peut
aussi être produit par le procédé de la cire perdue, ou par un autre procédé alternatif
parmi ceux connus de la personne du métier. En outre, comme dans l'art antérieur,
ce moule céramique 250 comporte une grappe de cavités 251 reliées par des canaux de
coulée 252 à un orifice 253 à l'extérieur du moule 250. Chaque cavité 251 est aussi
conformée pour mouler une pièce métallique à produire. En outre, les pièces à produire
étant aussi creuses, le moule 250 comporte également des noyaux 255 pénétrant dans
chacune des cavités 251.
[0018] Après la première étape, et aussi comme dans l'art antérieur, dans une étape de coulée,
un alliage fondu 254 est versé dans l'orifice 253 pour remplir les cavités 251 à travers
les canaux de coulée 252. Après solidification de l'alliage, dans une troisième étape,
on procède aussi au décochage initial du moule 250 au marteau, afin de libérer du
moule 250 les pièces métalliques 256 unies en une grappe 257. Toutefois, dans ce procédé,
après ce décochage initial, or procède directement à l'étape de traitement thermique.
Pendant ce traitement thermique, les pièces métalliques 256, formant encore une grappe
257 avec encore des restes du moule 250, sont directement soumises à, par exemple,
une trempe, dans laquelle les pièces 256 sont brièvement chauffées, pour être ensuite
rapidement refroidies.
[0019] Afin d'éliminer les derniers restes du moule 250, on peut procéder ensuite au décochage
par jet d'eau dans l'étape suivante. Finalement, les pièces individuelles 256 sont
découpées de la grappe 257, et les noyaux 255 sont ensuite décochés de chaque pièce
256, déjà traitée thermiquement avant le décochage au jet d'eau.
[0020] Grâce à l'avancement de l'étape de traitement thermique, il est possible de réduire
les phénomènes de recristallisation lors de cette étape. Toutefois, afin de réduire
cette recristallisation de manière encore plus complète et surtout plus fiable, il
convient aussi de donner une forme appropriée aux canaux de coulée 252. Dans la figure
3, on peut voir la connexion entre un canal de coulée 152 et une cavité de moulage
151 dans le moule 150 de l'art antérieur. Cette connexion forme des coudes très prononcés
entre le canal 152 et la cavité 151, coudes qui peuvent provoquer la formation de
zones de recristallisation 160 pendant le traitement thermique.
[0021] Dans le moule 250 du procédé illustré sur la figure 2, afin d'éviter la formation
de telles zones de recristallisation dans chaque pièce 256 autour des canaux de coulée
252, ces canaux 252 comprennent des zones de transition adjacentes aux cavités 251.
Dans cette zone de transition, le canal de coulée 252 s'élargit progressivement dans
la direction d'un axe principal X d'une section S de la cavité 251 dans un plan A
perpendiculaire au canal de coulée, de manière à ce que le rayon d'arrondi entre le
canal de coulée 252 et la cavité 251 ne soit pas inférieur à 0,3 mm. En particulier,
dans le mode de réalisation illustré, dans lequel le moule 250 comporte aussi au noyau
253 adjacent au canal de coulée 252, cette zone de transition s'élargit d'un côté
et d'autre du noyau 253, ainsi que du côté opposé au noyau 253. Quand la cavité 251
et le canal 252 seront remplis de métal, celui-ci formera ainsi un voile 261 du côté
opposé au noyau 253, et deux voiles 262, 263 adjacents au noyau 253, un de chaque
côté du noyau 253, comme illustré sur les figures 4 et 5. Ces voiles 261, 262, 263
sont, perpendiculairement à l'axe X, sensiblement plus fins que le canal de coulée
252 en amont de la zone de transition.
[0022] Lors de l'étape de coulée, la présence de la zone de transition permet ainsi de distribuer
le débit d'alliage fondu sensiblement dans toute la largeur de la cavité 251, évitant
ainsi la formation de zones de recristallisation subséquente.
[0023] La pièce monocristalline 256 illustrée sur la figure 4 est une aube de turbine. Elle
y est illustrée en état brut de démoulage, c'est-à-dire, avec le métal solidifié hors-pièce
dans le canal de démoulage 252. Ce métal forme ainsi une tige centrale 275, des voiles
261,262 et 263, et une section élargie 276 adjacente à la tête d'aube 265. Pendant
la coulée, l'alliage fondu s'écoule de la tête d'aube 265, à travers le pied d'aube
266, jusqu'à un canal de coulée 252 connecté à une autre cavité 251 plus en aval.
L'écoulement de l'alliage fondu suit ainsi sensiblement la direction de l'axe principal
Z de l'aube. Le voile 261, qui s'étend en direction du bord de fuite 267 de l'aube,
présente un bord extérieur 268 avec un segment amont concave et un segment aval convexe.
En coupe transversale, ce bord extérieur 268 présente un rayon de courbure R qui n'évolue
que très graduellement de la tige centrale 275 à la section élargie 276. Les voiles
262 et 263, qui s'étendent en direction du bord d'attaque 269 de l'aube de chaque
côté du noyau 253, présentent des bords extérieurs respectifs 270,271 sensiblement
concaves longeant le noyau 253. Ces bords extérieurs 270, 271 se rejoignent par leurs
extrémités au-dessus du noyau 253 et devant celui-ci, formant ainsi deux raccordements
272,273, de manière à entourer le noyau 253. En coupe transversale, ces voiles 262,
263 présentent des rayons de courbure R' et R" sur les surfaces adjacentes aux bords
extérieurs 270, 271 afin d'éviter la germination de défauts métallurgiques indésirables
à proximité du noyau 253. La surface de transition 277 des voiles 261,262 et 263 et
la tige 275 à la section élargie 276 est également arrondie pour éviter la germination
de tels défauts.
[0024] Parmi les alliages pouvant être utilisés dans ce procédé, on compte notamment les
alliages monocristallins de nickel, tels que, notamment, les AM1 et AM3 de SNECMA,
mais aussi d'autres comme les CMSX-2®, CMSX-4®, CMSX-6 ®, et CMSX-10 ® du C-M Group,
les René® N5 et N6 de General Electric, les RR2000 et SRR99 de Rolls-Royce, et les
PWA 1480, 1484 et 1487 de Pratt & Whitney, entre autres. Le tableau 1 illustre les
compositions de ces alliages :
Tableau 1 : Compositions d'alliages de nickel monocristallins en % massique
| Alliage |
Cr |
Co |
Mo |
W |
Al |
Ti |
Ta |
Nb |
Re |
Hf |
C |
B |
Ni |
| CMSX-2 |
8,0 |
5,0 |
0,6 |
8,0 |
5,6 |
1,0 |
6,0 |
- |
- |
- |
- |
- |
Bal |
| CMSX-4 |
6,5 |
9,6 |
0,6 |
6,4 |
5,6 |
1,0 |
6,5 |
- |
3,0 |
0,1 |
- |
- |
Bal |
| CMSX-6 |
10,0 |
5,0 |
3,0 |
- |
4,8 |
4,7 |
6,0 |
- |
- |
0,1 |
- |
- |
Bal |
| CMSX-10 |
2,0 |
3,0 |
0,4 |
5,0 |
5,7 |
0,2 |
8,0 |
- |
6,0 |
0,03 |
- |
- |
Bal |
| René N5 |
7,0 |
8,0 |
2,0 |
5,0 |
6,2 |
- |
7,0 |
- |
3,0 |
0,2 |
- |
- |
Bal |
| René N6 |
4,2 |
12,5 |
1,4 |
6,0 |
5,75 |
- |
7,2 |
- |
5,4 |
0,15 |
0,05 |
0,004 |
Bal |
| RR2000 |
10,0 |
15,0 |
3,0 |
- |
5,5 |
4,0 |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
Bal |
| SRR99 |
8,0 |
5,0 |
- |
10,0 |
5,5 |
2,2 |
12,0 |
- |
- |
- |
- |
- |
Bal |
| PWA1480 |
10,0 |
5,0 |
- |
4,0 |
5,0 |
1,5 |
12,0 |
- |
- |
- |
0,07 |
- |
Bal |
| PWA1484 |
5,0 |
10,0 |
2,0 |
6,0 |
5,6 |
- |
9,0 |
- |
3,0 |
0,1 |
- |
- |
Bal |
| PWA1487 |
5,0 |
10,0 |
1,9 |
5,9 |
5,6 |
- |
8,4 |
- |
3,0 |
0,25 |
- |
- |
Bal |
| AM1 |
7,0 |
8,0 |
2,0 |
5,0 |
5,0 |
1,8 |
8,0 |
1,0 |
- |
- |
- |
- |
Bal |
| AM3 |
8,0 |
5,5 |
2,25 |
5,0 |
6,0 |
2,0 |
3,5 |
- |
- |
- |
- |
- |
Bal |
[0025] Quoique la présente invention ait été décrite en se référant à un exemple de réalisation
spécifique, il est évident que des différentes modifications et changements peuvent
être effectués sur ces exemples sans sortir de la portée générale de l'invention telle
que définie par les revendications. Par exemple, dans un mode de réalisation alternatif,
le traitement thermique pourrait être effectué même avant le décochage initial du
moule. En outre, des caractéristiques individuelles des différents modes de réalisation
évoqués peuvent être combinées dans des modes de réalisation additionnels. Par conséquent,
la description et les dessins doivent être considérés dans un sens illustratif plutôt
que restrictif.
1. Procédé de fonderie de pièces métalliques monocristallines (256), comportant au moins
les étapes de :
coulée d'un alliage fondu (254) dans une cavité (251) d'un moule (250) à travers au
moins un canal de coulée (252) dans le moule (250) ;
traitement thermique de l'alliage ; et
décochage du moule (250) ;
caractérisé en ce que ledit canal de coulée (252) comporte au moins une zone de transition adjacente à
ladite cavité (251), avec un rayon d'arrondi non inférieur à 0,3 mm entre ledit canal
de coulée (252) et ladite cavité (251) et présentant une section transversale élargie,
par rapport à une section en amont, dans la direction d'un axe principal (X) d'une
section (S) de la cavité (251) dans un plan (A) perpendiculaire au canal de coulée
(252).
2. Procédé de fonderie de pièces métalliques monocristallines (256) suivant la revendication
1, dans lequel, après la coulée, ladite zone de transition forme au moins un voile
métallique (261,262,263) plus fin que le canal de coulée (252) en amont.
3. Procédé de fonderie de pièces métalliques monocristallines (256) suivant la revendication
2, dans lequel, après la coulée, ladite zone de transition forme, de chacun de deux
côtés opposés du canal de coulée (252), au moins un voile métallique (261,262,263)
plus fin que le canal de coulée (252) en amont.
4. Procédé de fonderie de pièces métalliques monocristallines (256) suivant la revendication
3, dans lequel ledit moule contient au moins un noyau (255) pénétrant dans ladite
cavité et occupant un espace adjacent audit canal de coulée (252) afin de former une
cavité dans la pièce métallique (256), et dans lequel ladite zone de transition forme,
après la coulée, au moins un voile métallique (262,263) adjacent audit noyau (255)
et plus fin que le canal de coulée (252) en amont.
5. Procédé de fonderie de pièces métalliques monocristallines (256) suivant la revendication
4, dans lequel ledit voile métallique (262,263) adjacent au noyau (255) présente un
bord extérieur (270, 271) suivant une ligne sensiblement concave adjacente sur une
surface du noyau (255).
6. Procédé de fonderie de pièces métalliques monocristallines (256) suivant l'une quelconque
des revendications 4 ou 5, dans lequel, après la coulée, ladite zone de transition
forme au moins un voile métallique (262,263) adjacent audit noyau (255) de chacun
de deux côtés opposés du noyau (255).
7. Procédé de fonderie de pièces métalliques monocristallines (256) suivant la revendication
6, dans lequel lesdits voiles métalliques (262,263) adjacents au noyau (255) présentent
des bords extérieurs (270, 271) se rejoignant aux extrémités, de manière à entourer
le noyau (253).
8. Procédé de fonderie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel
ladite pièce métallique (256) est une aube de turbomachine.
9. Procédé de fonderie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel
ledit moule (250) contient une pluralité de cavités (251), arrangées en grappe, afin
de mouler une pluralité de pièces métalliques (256) simultanément.
10. Procédé de fonderie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 9, dans lequel
le traitement thermique est effectué après solidification de l'alliage dans le moule
(250) mais avant la fin du décochage.
11. Procédé de fonderie suivant l'une quelconque des revendications 1 à 10, dans lequel
ledit décochage du moule (250) comporte une première étape de décochage au marteau,
et une étape subséquente de décochage au jet d'eau, ledit traitement thermique étant
effectué avant au moins le décochage au jet d'eau.
12. Pièce métallique monocristalline (256) produite par un procédé de fonderie suivant
l'une quelconque des revendications 1 à 10.
1. Verfahren zum Gießen von monokristallinen Metallteilen (256), umfassend wenigstens
die Schritte:
des Gießens einer geschmolzenen Legierung (254) in einen Hohlraum (251) einer Form
(250) durch wenigstens einen Gießkanal (252) in der Form (250),
der Wärmebehandlung der Legierung und
des Auspackens der Form (250),
dadurch gekennzeichnet, dass der Gießkanal (252) wenigstens einen an den Hohlraum (251) angrenzenden Übergangsbereich
mit einem Abrundungsradius von nicht weniger als 0,3 mm zwischen dem Gießkanal (252)
und dem Hohlraum (251) umfasst und einen Querschnitt aufweist, der gegenüber einem
vorgelagerten Querschnitt, in der Richtung einer Hauptachse (X) eines Querschnitts
(S) des Hohlraums (251) in einer Ebene (A) senkrecht zu dem Gießkanal (252) erweitert
ist.
2. Verfahren zum Gießen von monokristallinen Metallteilen (256) nach Anspruch 1, wobei
der Übergangsbereich nach dem Gießen wenigstens einen Metallsteg (261, 262, 263),
der feiner als der vorgelagerte Gießkanal (252) ist, bildet.
3. Verfahren zum Gießen von monokristallinen Metallteilen (256) nach Anspruch 2, wobei
der Übergangsbereich nach dem Gießen auf einer jeden von zwei entgegengesetzten Seiten
des Gießkanals (252) wenigstens einen Metallsteg (261, 262, 263), der feiner als der
vorgelagerte Gießkanal (252) ist, bildet.
4. Verfahren zum Gießen von monokristallinen Metallteilen (256) nach Anspruch 3, wobei
die Form wenigstens einen Kern (255) umfasst, der in den Hohlraum eindringt und einen
an den Gießkanal (252) angrenzenden Raum einnimmt, um einen Hohlraum in dem Metallteil
(256) zu bilden, und wobei der Übergangsbereich nach dem Gießen wenigstens einen Metallsteg
(262, 263) bildet, der an den Kern (255) angrenzt und feiner als der vorgelagerte
Gießkanal (252) ist.
5. Verfahren zum Gießen von monokristallinen Metallteilen (256) nach Anspruch 4, wobei
der an den Kern (255) angrenzende Metallsteg (262, 263) einen Außenrand (270, 271)
aufweist, der einer im Wesentlichen konkaven, benachbarten Linie auf einer Oberfläche
des Kerns (255) folgt.
6. Verfahren zum Gießen von monokristallinen Metallteilen (256) nach einem der Ansprüche
4 oder 5, wobei der Übergangsbereich nach dem Gießen wenigstens einen an den Kern
(255) angrenzenden Metallsteg (262, 263) auf jeder von zwei entgegengesetzten Seiten
des Kerns (255) bildet.
7. Verfahren zum Gießen von monokristallinen Metallteilen (256) nach Anspruch 6, wobei
die an den Kern (255) angrenzenden Metallstege (262, 263) Außenränder (270, 271) aufweisen,
die an den Enden zusammenlaufen, um den Kern (255) zu umschließen.
8. Gießverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 7, wobei das Metallteil (256) eine Schaufel
einer Turbomaschine ist.
9. Gießverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, wobei die Form (250) eine Vielzahl
von traubenförmig angeordneten Hohlräumen (251) enthält, um eine Vielzahl von Metallteilen
(256) gleichzeitig zu formen.
10. Gießverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 9, wobei die Wärmebehandlung nach Erstarren
der Legierung in der Form (250), aber vor dem Ende des Auspackens durchgeführt wird.
11. Gießverfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 10, wobei das Auspacken der Form (250)
einen ersten Schritt eines Auspackens mit dem Hammer und einen nachfolgenden Schritt
eines Auspackens mit Wasserstrahl umfasst, wobei die Wärmebehandlung vor wenigstens
dem Wasserstrahl-Auspacken durchgeführt wird.
12. Monokristallines Metallteil (256), das durch ein Gießverfahren nach einem der Ansprüche
1 bis 11 hergestellt ist.
1. A foundry method of casting monocrystalline metal parts (256), the method comprising
at least the steps of:
casting a molten alloy (254) into a cavity (251) of a mold (250) through at least
one casting channel (252) in the mold (250);
subjecting the alloy to heat treatment; and
removing the mold (250);
characterized in that said casting channel (252) includes at least one transition zone adjacent to said
cavity (251), with a rounded portion of radius not less than 0.3 mm between said casting
channel (252) and said cavity (251) and presenting, relative to an upstream section,
a cross-section that is enlarged in the direction of a main axis (X) of a section
(S) of the cavity (251) in a plane (A) that is perpendicular to the casting channel
(252).
2. A foundry method of casting monocrystalline metal parts according to claim 1, wherein,
after casting, said transition zone forms at least one metal web (261, 262, 263) that
is thinner than the casting channel (252) upstream.
3. A foundry method of casting monocrystalline parts (256) according to claim 2, wherein,
after casting, said transition zone forms at least one metal web (261, 262, 263) on
each of two opposite sides of the casting channel (252), which at least one metal
web is thinner than the casting channel (252) upstream.
4. A foundry method of casting monocrystalline metal parts (256) according to claim 3,
wherein said mold contains at least one core (255) penetrating into said cavity and
occupying a space adjacent to said casting channel (252) so as to form a cavity in
the metal part (256), and wherein, after casting, said transition zone forms at least
one metal web (262, 263) adjacent to said core (255) and thinner than the casting
channel (252) upstream.
5. A foundry method of casting monocrystalline metal parts (256) according to claim 4,
wherein said metal web (262, 263) adjacent to the core (255) presents an outer edge
(270, 271) following a substantially concave line adjacent on a surface of the core
(255).
6. A foundry method of casting monocrystalline metal parts (256) according to claim 4
or claim 5, wherein, after casting, said transition zone forms at least one metal
web (262, 263) adjacent to said core (255) on each of two opposite sides of the core
(255).
7. A foundry method of casting monocrystalline metal parts (256) according to claim 6,
wherein said metal webs (262, 263) adjacent to the core (255) present outer edges
(270, 271) that join together at the ends so as to surround the core (255).
8. A foundry method according to any one of claims 1 to 7, wherein said metal part (256)
is a turbine engine blade.
9. A foundry method according to any one of claims 1 to 8, wherein said mold (250) contains
a plurality of cavities (251) arranged as a bunch in order to mold a plurality of
metal parts (256) simultaneously.
10. A foundry method according to any one of claims 1 to 9, wherein the heat treatment
is performed after the alloy has solidified in the mold (250) and before the end of
mold removal.
11. A foundry method according to any one of claims 1 to 10, wherein said removal of the
mold (250) comprises a first step of removal by hammering and a subsequent step of
removal by water jet, said heat treatment being performed at least before the removal
by water jet.
12. A monocrystalline metal part (256) produced by a foundry method according to any one
of claims 1 to 11.