[0001] L'invention se rapporte en particulier à une chaussure, ou, plus généralement, à
un élément chaussant, prévu pour être retenu de manière réversible à un engin de sport,
et concerne plus particulièrement le domaine des sports de neige.
[0002] De tels éléments, et notamment des chaussures, peuvent être utilisés dans des domaines
tels que le ski de fond ou de télémark, ou la raquette à neige, ou encore des engins
à roues.
[0003] Une chaussure de cette famille comprend un semelage externe, une tige et un élément
d'accrochage, ce dernier étant prévu pour coopérer avec un mécanisme de verrouillage
lui-même prévu pour être assujetti à l'engin. L'élément d'accrochage et le mécanisme
de verrouillage constituent un moyen d'accrochage qui, très souvent, est prévu pour
retenir la chaussure sur l'engin de manière réversible.
[0004] Par exemple, dans le domaine du ski de fond, il est habituel que chaque mécanisme
de verrouillage puisse soit retenir une chaussure, soit la libérer. Cela permet au
choix de conduire les skis ou de marcher.
[0005] On a représenté en figure 1 un ensemble connu qui comprend une chaussure 1, un ski
2 et un dispositif de retenue 3 de la chaussure sur le ski.
[0006] Le dispositif de retenue 3 comprend un socle 4, lequel porte un mécanisme de verrouillage
réversible 5, un mécanisme de rappel élastique 6, et une arête de guidage longitudinal
7. Il est par exemple possible de solidariser le mécanisme de verrouillage 5, le mécanisme
de rappel 6 et l'arête de guidage 7 au socle 4, pour que le dispositif de retenue
3 soit cohérent.
[0007] En ce qui concerne la chaussure 1, celle-ci comprend un semelage externe 12 et une
tige 13.
[0008] La chaussure 1 comprend encore un élément d'accrochage 25, ce dernier étant prévu
pour coopérer avec le dispositif de retenue 3 lui-même prévu pour être assujetti au
ski 2. L'élément d'accrochage 25 coopère avec le mécanisme de verrouillage 5 et avec
le mécanisme de rappel élastique 6.
[0009] Le semelage 12, représenté de manière plus détaillée en une vue de dessous en figure
2, s'étend aussi en hauteur, ou en épaisseur, entre une face libre 18 et une face
de liaison 19. La face libre 18 est destinée à prendre contact avec le sol, le dispositif
de retenue 3, ou encore le ski 2.
[0010] La face de liaison 19, quant à elle, sert à solidariser le semelage 12 au reste de
la chaussure, par exemple par collage.
[0011] L'élément d'accrochage 25 est relié au semelage externe 12, de manière à pouvoir,
au choix, être solidarisé avec ce dernier, ou en être séparé.
[0012] Comme expliqué dans le document
FR 2968898, il est possible, à volonté, de démonter et remonter l'élément d'accrochage 25, par
exemple pour le remplacer ou pour modifier sa position par rapport au semelage 12.
[0013] Un premier problème est celui de la flexibilité longitudinale de la chaussure selon
un axe transversal de celle-ci. Cette flexibilité est imposée par la fabrication de
la chaussure et un utilisateur ne peut pas la régler selon ses besoins.
[0014] Par ailleurs, un deuxième problème de ce type de chaussure, et, d'une manière générale,
des chaussures connues, est l'impossibilité de les adapter à différents types de matériel.
En particulier, il existe dans le domaine du ski de fond deux grandes familles, la
famille de type NNN® (« New Nordic Norm ») et la famille de type SNS® (« Salomon Nordic
System »). Une chaussure munie de moyens de liaison à des skis d'un des deux types
ci-dessus ne peut pas être utilisée pour l'autre type, imposant à l'utilisateur la
possession de deux paires de chaussures s'il veut utiliser librement les deux types
de skis. Le même problème se pose avec d'autres types d'interfaces d'engins ou de
skis.
[0015] On décrit dans la présente demande une embase de flexion, pour un élément chaussant,
par exemple une chaussure ou un chausson, ledit élément étant prévu pour l'exercice
d'une activité physique à l'aide d'un engin glissant ou roulant, par exemple des skis
ou des raquettes, comportant des moyens pour fixer ledit élément chaussant, par exemple
la tige d'une chaussure, de manière amovible par rapport à cette embase ou lame, qui
présente une flexibilité suivant une direction d'extension du pied et des moyens pour
fixer, contre cette embase ou lame, également de manière amovible, au moins un élément
d'accrochage au dit engin.
[0016] L'embase peut être plane, ou sensiblement plane, ou bien comporter en outre deux
parois latérales, sensiblement verticales, et éventuellement une partie formant contrefort,
pour maintenir la partie arrière d'un élément chaussant.
[0017] De manière non limitative le contrefort est une subdivision externe de la chaussure.
[0018] En variante, l'embase peut comporter en outre une coque pour recouvrir au moins la
partie basse du dit élément chaussant, par exemple la tige de la chaussure ou un chausson.
[0019] De préférence, l'embase comporte des moyens pour y fixer, par vissage ou à l'aide
de glissières ou par clipage ou par tout autre moyen, au moins l'élément d'accrochage
au dit engin.
[0020] Des moyens amovibles peuvent en outre être prévus pour faire varier la flexibilité
de l'embase, par exemple un ou plusieurs inserts/ou une ou plusieurs tiges et/ou une
ou plusieurs plaques ou lames à insérer dans la dite lame ou contre, ou à proximité
de, celle-ci.
[0021] C'est non seulement un élément d'accrochage que l'on peut fixer, de manière amovible,
contre l'embase, ou contre au moins une partie avant de celle-ci, mais, éventuellement,
également un talon, l'embase comportant donc des moyens pour fixer ce talon de manière
amovible.
[0022] L'invention concerne également un élément chaussant, par exemple une chaussure, prévu
pour l'exercice d'une activité physique à l'aide d'un engin glissant ou roulant, par
exemple des skis ou des raquettes, dans laquelle le talon de la chaussure est libre
lors du mouvement du pied, cet élément chaussant comportant une lame de flexion du
type décrit ci-dessus.
[0023] Par exemple, l'élément chaussant est une chaussure et comporte un semelage et une
tige.
[0024] L'invention concerne également un élément chaussant, par exemple une chaussure, prévu
pour l'exercice d'une activité physique à l'aide d'un engin glissant ou roulant, par
exemple des skis ou des raquettes, activité dans laquelle le talon de l'élément chaussant
est libre lors du mouvement du pied, l'extrémité avant de l'élément chaussant étant
reliée à l'engin par un élément d'accrochage,
caractérisé en ce qu'il comporte en outre une lame de flexion, du type décrit ci-dessus, l'élément d'accrochage,
et/ou éventuellement le talon, pouvant être fixé de manière amovible par rapport à
la lame ou embase, pour adapter l'élément chaussant à un premier type d'interface
de contact du dit engin, ou à un deuxième type d'interface de contact du dit engin,
différent du premier type d'interface de contact.
[0025] Un tel élément chaussant peut comporter le dit élément d'accrochage et un talon,
qui peuvent être solidaires l'un avec l'autre, ou non.
[0026] Le premier type d'interface de contact peut comporter une arrête longitudinale unique,
l'élément d'accrochage et/ou, éventuellement, le talon comportant chacun une rainure
longitudinale destinée à recevoir au moins une partie de la dite arrête longitudinale
unique.
[0027] Le deuxième type d'interface de contact peut comporter deux arrêtes longitudinales,
l'élément d'accrochage et/ou, éventuellement, le talon, comportant chacun deux rainures
longitudinales, chaque rainure étant destinée à recevoir au moins une partie d'une
des deux arrêtes longitudinales.
[0028] Une interface de contact au moins peut comporter au moins une arête transversale
et/ou au moins un plot, l'élément d'accrochage et/ou, éventuellement, le talon, comportant
au moins une rainure longitudinale ou au moins un orifice, chaque rainure ou chaque
orifice étant destiné à recevoir une arête transversale ou un plot.
[0029] Une interface de contact au moins peut comporter une surface de l'engin lui-même,
l'élément d'accrochage, et/ou éventuellement le talon, comportant au moins une rainure
longitudinale.
[0030] Chaque rainure peut avoir une largeur sensiblement égale à la largeur de l'engin.
[0031] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention seront mieux compris à l'aide
de la description qui va suivre, en regard du dessin annexé illustrant, selon des
formes de réalisation non limitatives, comment l'invention peut être réalisée et dans
lequel :
- la figure 1 est une vue en perspective avant d'un ensemble qui comprend une chaussure,
ainsi qu'un ski représenté de manière partielle et un dispositif de retenue de la
chaussure sur le ski,
- la figure 2 est une vue en perspective avant par dessous du semelage externe de la
chaussure de la figure 1,
- les figures 3A et 3B illustrent un mode de réalisation de l'invention,
- les figures 3C et 3D illustrent d'autres modes de réalisation de l'invention,
- les figures 4, 5A, 5B, 5C illustrent d'autres aspects de l'invention,
- les figures 6, 7, 8, 9 illustrent d'autres aspects de l'invention.
[0032] Les modes de réalisation de l'invention qui sont décrits ici concernent plus spécialement
des chaussures pour la pratique du ski de fond, de la randonnée à ski, ou du télémark,
ou de la raquette à neige. Cependant l'invention s'applique à d'autres domaines, tels
que par exemple le patin à glace ou le patin à roues.
[0033] On a représenté, en figure 3A, un premier mode de réalisation de l'invention.
[0034] Pour mieux comprendre l'invention, on a également représenté une chaussure ou un
chausson, dont la tige 13 s'étend en longueur depuis une extrémité arrière ou talon
14 jusqu'à une extrémité avant ou pointe 15, et en largeur entre un côté latéral 16
et un côté médial 17. Elle comporte une portion basse 20, prévue pour entourer le
pied, et, éventuellement, une portion haute 21, prévue pour entourer la cheville.
La tige peut comporter seulement la portion basse.
[0035] La tige 13 peut être amenée sur, ou dans, une partie appelée embase 200, qui présente
une certaine flexibilité longitudinale selon un axe transversal de la chaussure ou
du chausson. Dans ce cas l'embase 200 est une lame de flexion. Lorsqu'elle est assemblée
avec la tige, comme illustré en figure 3B, cette embase 200 s'étend également en longueur,
depuis le talon 14 jusqu'à la pointe 15, et en largeur entre le côté latéral 16 et
le côté médial 17. Cette embase est monobloc, ou en une seule pièce, sans moyens supplémentaires
formant articulation. Sa flexibilité lui permet de s'adapter simplement aux mouvements
d'un utilisateur.
[0036] Ces deux éléments, la tige 13 et l'embase 200 peuvent donc être assemblés l'un à
l'autre, mais de manière amovible, de sorte qu'il soit possible d'échanger l'embase
200 pour une autre embase ou lame, ou, en conservant la même lame, de changer la tige
13.
[0037] Plus précisément, la tige 13 vient reposer sur la face supérieure 219 de la lame
200.
[0038] La référence 210 désigne un collier muni d'une sangle 211 de maintien de la chaussure
ou du chausson. Cette sangle peut être ouverte ou fermée à l'aide de moyens tels que,
par exemple, des surfaces auto-agrippantes.
[0039] Sur la face inférieure 218 de l'embase 200, on peut positionner des éléments formant
l'embase de l'ensemble, et en particulier un ou des éléments amovibles 25, 140.
[0040] Du côté du talon, la lame 200 peut être munie de deux parois, sensiblement verticales,
201 (paroi latérale), 203 (paroi médiale), qui vont permettre de maintenir la partie
arrière de la tige 13 et, plus particulièrement, de bloquer une éventuelle torsion
du pied. Ces deux parois verticales peuvent être non jointes ou, au contraire, être
prolongées, en arrière, par une partie (contrefort arrière) qui joint les parties
arrière des parois et qui arrête la chaussure vers l'arrière en suivant sensiblement
la forme de la partie arrière de la tige. De manière non limitative le contrefort
est ici une partie externe de la chaussure. Les parois 201, 203, peuvent s'étendre,
suivant la direction longitudinale du pied, sur une longueur L, qui peut atteindre
par exemple 70% ou 75% de la longueur de la chaussure ou du chausson ou de la longueur
totale de la lame 200, ce qui correspond sensiblement à la position des métatarses.
Lorsque la chaussure ou le chausson est inséré sur, ou dans, l'embase ou lame 200,
deux orifices 202, 204 permettent d'introduire des moyens d'articulation tels que
des rivets, ou des vis, qui peuvent coopérer avec des orifices correspondants de la
chaussure et des orifices correspondants du collier 210 pour maintenir l'ensemble
ou pour contribuer au maintien de l'ensemble. Une sangle de maintien 211' peut aussi
être présente en partie avant de la lame ; cette sangle peut être ouverte ou fermée
à l'aide de moyens tels que, par exemple, des surfaces auto-agrippantes. La tige peut
également être maintenue dans, ou sur, la lame par collage, vissage ou rivetage.
[0041] Lorsque l'utilisateur souhaite dégager la tige de l'embase, il libère les moyens
211, 211' de maintien, ainsi que, éventuellement, les moyens introduits dans les orifices
202, 204.
[0042] Une forme particulière d'embase 200 a été décrite ci-dessus en liaison avec la figure
3A.
[0043] Mais cette embase amovible peut avoir d'autres formes.
[0044] En variante, l'embase ne comporte pas de parois 201, 203, ni de contrefort, et forme
donc une lame de surface sensiblement plane, ou s'étendant en deux dimensions, et
destinée à être fixée, elle aussi de manière amovible, contre une embase d'une chaussure
ou contre un chausson. Elle peut donc être plane, le maintien avec la tige étant par
exemple assuré par vissage ou rivetage. Un exemple de cette réalisation est illustré
en figure 3C, sur laquelle on reconnaît la lame flexible plane 200a. Sur cette lame
flexible, on peut venir fixer, de manière amovible, des éléments 250, 251 d'une chaussure,
dans laquelle, en outre, un chausson 252 pourra être introduit. Les moyens 210 sont
similaires à ceux déjà illustrés sur la figure 3A. Comme on peut le comprendre d'après
cette figure, on peut positionner sur la lame 200a un ou plusieurs éléments, l'ensemble
permettant d'obtenir une très grande modularité.
[0045] Selon une autre réalisation, représentée en figure 3D, la lame flexible 200b peut
faire partie d'une coque, qui peut être semi-échancrée. Autrement dit, les parties
latérales 201, 203 de la structure de la figure 3A sont prolongées vers l'avant, pour
recouvrir au moins la partie avant de la portion basse 20 d'un chausson (non représenté
sur cette figure), l'ensemble pouvant donc recevoir ce dernier. Malgré la présence
de la coque, des éléments 211, 211', 212 de fixation, du type de ceux décrits ci-dessus
en liaison avec la figure 3B, peuvent être prévus (ils ne sont pas représentés sur
la figure 3D). La présence de la coque, au-dessus de la partie plane de la lame, ne
modifie pas la flexion de celle-ci. Autrement dit, le rôle de cette lame est, du point
de vue de la flexion du pied, le même que dans le cas des figures 3A-3C. On observe
que la coque est ici faite de plusieurs éléments assemblés mais que, alternativement,
elle pourrait être une pièce monobloc.
[0046] Des moyens qui vont permettre de réaliser une interface de contact avec un ski ou
une raquette peuvent comprendre une partie, deux parties, ou plus.
[0047] Ils comportent en tout cas un élément d'accrochage 25, prévu pour coopérer avec le
dispositif de retenue 3 (représenté en figure 1), en particulier le mécanisme de verrouillage
5, lui-même prévu pour être assujetti à un ski 2, et éventuellement avec un mécanisme
de rappel élastique 6. D'autres applications que le ski mettent en oeuvre une telle
structure.
[0048] Comme déjà expliqué ci-dessus, en liaison avec la figure 1, le dispositif de retenue
3 comprend un socle 4, lequel porte un mécanisme de verrouillage réversible 5, éventuellement
un mécanisme de rappel élastique 6, et, dans l'exemple illustré en figure 1, une arête
de guidage longitudinal 7 ; le mécanisme de verrouillage 5, l'éventuel mécanisme de
rappel 6 et l'arête de guidage 7 peuvent être solidarisés au socle 4.
[0049] A titre d'exemple on peut réaliser une pièce unique destinée à s'appliquer contre
l'embase ; une telle pièce est représentée en figure 4. Sur cette dernière, on voit
que les moyens de maintien des deux parties 25, 140 par rapport à l'embase 200 sont
reliées entre elles par une lame de flexion 120, qui aura une certaine souplesse pour
accompagner le mouvement de l'utilisateur. Cet ensemble est compatible avec un mode
de fixation à une position sur la lame, ou à deux ou plusieurs positions discrètes.
Cette lame est par exemple en un matériau métallique et/ou composite et/ou plastique
et/ou comportant des fibres végétales.
[0050] L'élément de liaison 120 a une extension, vers l'avant, qui est limitée afin de ne
pas gêner les fils 26, 27 d'accrochage destinés à venir coopérer avec le dispositif
de retenue 3.
[0051] L'embase 200, comme la lame 120, présente une certaine flexibilité longitudinale
selon un axe transversal de la chaussure ou du chausson. Elle peut être pliée pour
accompagner les mouvements du pied. Or il peut s'avérer nécessaire d'adapter cette
flexibilité. On peut pour cela changer la première lame ou la première embase et choisir
une deuxième lame ou une deuxième embase avec une autre flexibilité (plus raide ou
plus souple que la première). Mais on peut aussi prévoir une embase à flexibilité
adaptable.
[0052] L'invention prévoit à cet effet des moyens de renfort tels que des inserts ou des
tiges, pouvant être introduits dans des orifices s'étendant de manière longitudinale
dans l'embase ou lame, comme représenté en figure 5A, sur laquelle on voit une lame
de flexion 200, et deux orifices 220, 221 qui permettent de glisser des tiges 222,
223 de renfort dans des zones cylindriques, pratiquées dans l'embase ou lame elle-même.
Ces zones cylindriques sont dans le prolongement des ouvertures 220, 221. Les zones
cylindriques peuvent être orientées longitudinalement, ou former avec la direction
longitudinale Lo de la chaussure un angle α compris entre 0 et 40°. En variante de
telles ouvertures 220', 221' peuvent être pratiquées en face arrière, comme illustré
en figure 5B. En variante encore, une ouverture 224, en face avant ou arrière, permet
d'accueillir un élément de renfort 225 ayant la forme d'une plaque par exemple rectangulaire,
comme illustré en figure 5C. En variante encore, un élément de renfort peut être une
plaque, éventuellement ajourée, et destinée à venir être plaquée contre la face supérieure
ou inférieure de la lame de flexion, par exemple sur la zone sur laquelle la partie
avant ou la partie arrière des moyens d'adaptation sont à fixer ou entre ces deux
zones. Ces moyens de renfort peuvent être adaptés à une telle lame, que celle-ci soit
prévue en combinaison avec des éléments amovibles 25, 140, ou avec tout autre moyen
de liaison avec l'engin, par exemple le ski.
[0053] Tant les moyens de liaison, qui relient l'élément d'accrochage 25 à la lame 200,
200a, 200b, que le talon amovible, vont permettre une adaptation de la chaussure à
un type quelconque de ski.
[0054] Comme on peut le comprendre à l'aide des figures 6 à 9, dans certains cas l'embase
de flexion comprend un contrefort 241, qui est une partie arrière, un embout 242,
qui est une partie avant, et un pont 243 qui relie le contrefort 241 à l'embout 242
par tout moyen approprié. Des vis peuvent convenir, mais d'autres moyens sont possibles.
[0055] Sur les figures 6 et 7, le contrefort 241 est solidarisé au pont 243 de manière réversible.
[0056] Sur les figures 6 à 9, l'embout 242 est solidarisé au pont 243 de manière réversible.
[0057] Sur les figures 8 et 9, le contrefort 241 et le pont 243 forment une pièce monobloc.
[0058] Sur les figures 6 et 8, le pont 243 comprend une plaque 244 unique.
[0059] Sur les figures 7 et 9, le pont 243 comprend plusieurs pièces 244, 245.
[0060] Dans tous les modes de réalisation qui ont été exposés ci-dessus, les éléments avant
et arrière à fixer sur la surface extérieure de l'embase sont compatibles avec la
famille NNN® ou la famille SNS®.
[0061] Mais l'invention concerne également d'autres dispositifs de retenue ou d'autres types
de matériels.
[0062] Par exemple il peut y avoir n arêtes parallèles (n>2).
[0063] Dans tous les cas exposés ci-dessus, les moyens d'accrochage comportent un ou deux
fils. Mais, comme déjà exposé, d'autres types de moyens d'accrochage peuvent être
mis en oeuvre.
[0064] Dans tous les cas, le positionnement, respectivement de la partie avant (élément
d'accrochage) ou de la partie arrière (talon) des moyens d'adaptation a une extension
longitudinale qui peut aller, jusqu'à 30% ou 35% ou 40 % de la longueur de la lame,
mesurée respectivement à partir de l'extrémité avant ou arrière de celle-ci.
[0065] L'enseignement décrit ci-dessus notamment pour le cas d'un ski peut être transposé
au cas de raquettes.
[0066] Dans tous les cas l'invention est réalisée à partir de matériaux et selon des techniques
de mise en oeuvre connus de l'homme du métier du métier. Les parties avant et arrière
des moyens d'adaptation sont réalisées avec un nombre (2 à 4) de moules réduit par
rapport au nombre (8 à 15) de moules utilisés pour réaliser les semelles de chaussures
actuellement connues. Du point de vue économique, l'avantage est considérable, puisque
que, pour réaliser chaque moule, il faut compter un investissement compris entre environ
10 et 40 K€.
[0067] Bien entendu l'invention n'est pas limitée aux formes de réalisation ci-avant décrites,
et comprend tous les équivalents techniques pouvant entrer dans la portée des revendications
qui vont suivre.
[0068] Mais dans tous les cas l'embase ou lame de flexion, pour un élément chaussant, prévu
pour l'exercice d'une activité physique à l'aide d'un engin glissant ou roulant, dans
lequel le talon est libre lors du mouvement du pied, est caractérisé par le fait que
la dite embase comporte des moyens pour fixer le dit élément chaussant de manière
amovible par rapport à cette embase ou lame, qui présente une flexibilité suivant
une direction d'extension du pied et de moyens pour fixer, contre la partie avant,
dans le sens d'extension du pied, de cette embase, également de manière amovible,
au moins un élément d'accrochage au dit engin.
1. Embase de flexion (200), pour un élément chaussant (1) prévu pour l'exercice d'une
activité physique à l'aide d'un engin glissant ou roulant, dans lequel le talon est
libre lors du mouvement du pied, caractérisée par le fait que la dite embase comporte des moyens (202, 203, 210, 211) pour fixer le dit élément
chaussant de manière amovible par rapport cette embase, qui présente une flexibilité
suivant une direction d'extension du pied et des moyens pour fixer, contre la partie
avant, dans le sens d'extension du pied, de cette embase, également de manière amovible,
au moins un élément d'accrochage (25) au dit engin.
2. Embase de flexion selon la revendication 1, cette embase étant plane ou sensiblement
plane ou comportant en outre deux parois latérales (201, 203), sensiblement verticales,
et éventuellement une partie formant contrefort, pour maintenir la partie arrière
(13) d'un élément chaussant.
3. Embase de flexion selon la revendication 1, comportant en outre une coque pour recouvrir
au moins la partie basse (20) d'un élément chaussant.
4. Embase de flexion selon la revendication 1, caractérisée par le fait qu'elle comprend un contrefort (241), un embout (242), et un pont (243) qui relie le
contrefort (241) à l'embout (242).
5. Embase selon la revendication 4, caractérisée par le fait que le contrefort (241) est solidarisé au pont (243) de manière réversible.
6. Embase selon la revendication 4, caractérisée par le fait que l'embout (242) est solidarisé au pont (243) de manière réversible.
7. Embase selon la revendication 4, caractérisée par le fait que le contrefort (241) et le pont (243) forment une pièce monobloc.
8. Embase selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisée par le fait que le pont (243) comprend une plaque (244) unique.
9. Embase selon l'une des revendications 4 à 7, caractérisée par le fait que le pont (243) comprend plusieurs pièces (244, 245).
10. Embase selon l'une des revendications précédentes, comportant des moyens pour fixer
à l'embase, par vissage, à l'aide de glissières, par clipage, ou par tout autre moyen,
au moins l'élément d'accrochage (25).
11. Embase selon l'une des revendications 1 à 10, comportant en outre des moyens amovibles
(222, 223, 225) pour faire varier la flexibilité de l'embase.
12. Embase selon la revendication précédente, les moyens pour faire varier la flexibilité
de l'embase de flexion comportant un ou plusieurs inserts/ou une ou plusieurs tiges
(222, 223) et/ou une ou plusieurs plaques ou lames (225) à insérer dans la dite embase
ou contre, ou à proximité de, celle-ci.
13. Embase selon l'une des revendications précédentes, comportant en outre des moyens
pour fixer, de manière amovible contre cette embase, un talon (140).
14. Elément chaussant (1) prévu pour l'exercice d'une activité physique à l'aide d'un
engin glissant ou roulant, dans lequel le talon est libre lors du mouvement du pied
(2), caractérisé en ce qu'il comporte en outre une embase de flexion (200), selon l'une des revendications 1 à
7.
15. Elément chaussant (1) prévu pour l'exercice d'une activité physique à l'aide d'un
engin glissant ou roulant (2), dans laquelle le talon est libre lors du mouvement
du pied, l'extrémité avant (15) de l'élément chaussant étant reliée à l'engin par
un élément d'accrochage,
caractérisé en ce qu'il comporte en outre une embase de flexion (200), selon l'une des revendications 1 à
13, l'élément d'accrochage (25), et le talon (140), étant fixés de manière amovible
par rapport à la lame, pour adapter l'élément chaussant à un premier type d'interface
de contact d'un engin, ou à un deuxième type d'interface de contact du dit engin,
différent du premier type d'interface de contact.
16. Elément chaussant selon la revendication précédente, comportant à la fois l'élément
d'accrochage (25) et un talon (140), qui sont solidaires l'un avec l'autre.
17. Elément chaussant selon l'une des revendications 15 ou 16, le premier type d'interface
de contact étant avec une arête longitudinale unique, l'élément d'accrochage (25),
et/ou éventuellement le talon comportant chacun une rainure longitudinale destinée
à recevoir au moins une partie de la dite arête longitudinale unique.
18. Elément chaussant selon l'une des revendications 15 ou 16, le deuxième type d'interface
de contact étant avec deux arêtes longitudinales, l'élément d'accrochage (25), et/ou
éventuellement le talon, comportant deux rainures longitudinales, chaque rainure étant
destinée à recevoir au moins une partie d'une des deux arêtes longitudinales.
19. Elément chaussant selon l'une des revendications 15 à 18, une interface de contact
au moins comportant au moins une arête transversale et/ou au moins un plot, l'élément
d'accrochage (25), et/ou éventuellement le talon, comportant au moins une rainure
longitudinale et/ou au moins un orifice, chaque rainure ou chaque orifice étant destiné
à recevoir une arête transversale ou un plot.
20. Elément chaussant selon l'une des revendications 15 à 19, une interface de contact
au moins comportant une surface plane de l'engin lui-même, l'élément d'accrochage
(25), et/ou éventuellement le talon, comportant au moins une rainure longitudinale.
21. Elément chaussant selon la revendication précédente, chaque rainure ayant une largeur
sensiblement égale à la largeur de l'engin.