[0001] L'invention concerne un raccord électrique comprenant un premier élément de raccord
et un deuxième élément de raccord complémentaire du premier, les deux éléments de
raccord étant aptes à s'accoupler l'un à l'autre. En particulier, il peut être considéré
que le premier élément de raccord est un élément mâle et le deuxième élément de raccord
est un élément femelle, étant entendu que l'inverse est envisageable. A titre d'exemple,
l'invention a pour application un raccord de puissance à broches et douilles de contact
multiples avec broche de terre et un circuit de puissance.
[0002] Il est connu de
FR-A-2 147 289, qu'un raccord électrique peut comporter un dispositif d'indexage permettant d'orienter
l'élément mâle par rapport à l'élément femelle autour de l'axe d'accouplement. Il
est également connu de ce document qu'un raccord peut comporter un mécanisme de verrouillage
permettant d'empêcher le désaccouplement du raccord, tant que ce mécanisme n'a pas
été désactivé. Dans ce cas, le mécanisme de verrouillage comprend un pion de verrouillage
qui progresse dans une rainure de verrouillage située de manière curviligne à l'intérieur
d'une bague rotative. Un ressort de blocage coopère avec un premier logement situé
à l'intérieur de la bague pour maintenir la bague en position de verrouillage du pion
lorsque le raccord est accouplé et en configuration désaccouplée, le ressort de blocage
coopère avec un deuxième logement pour, après indexage, positionner le pion de verrouillage
en face de l'entrée de la rainure de verrouillage, facilitant ainsi le verrouillage
du raccord. Ainsi, la course angulaire entre les deux logements correspond à la course
effectuée par le pion de verrouillage pour arriver jusqu'au bout de la rainure de
verrouillage. Cependant, si la bague est tournée après déconnexion avant une prochaine
connexion, le ressort est sorti de son deuxième logement et l'opérateur doit manuellement
tourner la bague pour permettre l'engagement des pions dans la rainure de verrouillage.
De plus, le recours à un ressort pour maintenir la bague fixe en rotation et donc
pour maintenir le raccord en position accouplée manque de fiabilité car la résistance
du ressort n'est pas suffisante pour contrecarrer un geste malencontreux d'un opérateur.
Par ailleurs, dans le cas où un raccord électrique serait raccordé à une machine sur
une ligne d'assemblage, cette machine étant susceptible de bouger, il est possible
qu'un des éléments du raccord s'éloigne de manière intempestive. Rien n'est prévu
à cet effet pour déconnecter automatiquement les deux éléments de raccord et ainsi
éviter une détérioration de celui-ci.
[0003] Il est également connu, en référence à
FR-A-1 307 976 que dans les raccords de puissance, il convient d'abord de connecter la terre, puis
le circuit de puissance et enfin, éventuellement un circuit pilote associé à des relais.
Logiquement, la séquence inverse se produit dans le sens du désaccouplement. Ceci
permet de garantir une connexion et une déconnexion sécurisées du circuit de puissance
car celui-ci n'est alors pas alimenté en courant. Cependant, dans le cas où l'opérateur
commence à accoupler un tel raccord pourvu d'un verrouillage à baïonnette jusqu'à
ce que la broche pilote atteigne le contact pilote, fermant ainsi le circuit pilote
et stoppe tout effort d'accouplement, le pion de verrouillage peut ne pas être parvenu
en position de verrouillage. Dans cette configuration, il y a alors un risque de passage
du courant dans le circuit de puissance, alors que les deux éléments de raccord ne
sont pas complètement accouplés, ceci pouvant résulter en un désaccouplement brutal.
[0004] C'est à ces inconvénients qu'entend plus particulièrement remédier l'invention en
proposant un raccord électrique comportant un dispositif de verrouillage plus fiable
et plus ergonomique et une sécurité de connexion améliorée.
[0005] A cet effet, l'invention concerne un raccord électrique comprenant un premier élément
de raccord et un deuxième élément de raccord, complémentaire du premier élément de
raccord, les deux éléments de raccord étant aptes à s'accoupler l'un à l'autre selon
un axe d'accouplement, le premier et le deuxième élément de raccord comportant au
moins une broche portée par le premier élément ou le deuxième élément et au moins
un contact respectif porté par le deuxième élément ou le premier élément, un mécanisme
de verrouillage à baïonnette du raccord comprenant au moins un pion de verrouillage
ménagé sur un corps du premier élément de raccord et au moins une bague de verrouillage
montée rotative autour d'un corps du deuxième élément de raccord et comprenant une
rainure de verrouillage avec une embouchure et une encoche de verrouillage dans laquelle
le pion de verrouillage est apte à être verrouillé axialement par rapport au corps
du deuxième élément de raccord, des moyens d'indexage permettant de positionner le
corps du premier élément et le corps du deuxième élément de raccord, l'un par rapport
à l'autre autour de l'axe d'accouplement dans une configuration indexée qui intervient,
en cours d'accouplement, avant l'engagement du pion de verrouillage dans la rainure
de verrouillage. Conformément à l'invention, le deuxième élément de raccord comprend
une bague de sécurité montée mobile en translation axiale par rapport à la bague de
verrouillage, et comportant au moins une patte de sécurité, la bague de sécurité étant
apte à être repoussée par le pion de verrouillage en cours d'accouplement entre, une
première position où la patte de sécurité bloque le passage du pion entre l'encoche
de verrouillage et l'embouchure, et une deuxième position où la patte de sécurité
autorise le passage du pion, la bague de sécurité étant rappelée élastiquement vers
sa première position, chaque rainure de verrouillage comprenant à l'avant, un chanfrein
délimitant l'embouchure. De plus l'amplitude de rotation de la bague de verrouillage
par rapport au corps du deuxième élément de raccord autour de l'axe d'accouplement
est limitée. Dans la configuration indexée des corps des premier et deuxième éléments,
l'axe de déplacement du pion intersecte l'embouchure de la rainure de verrouillage
sur toute l'amplitude de rotation de la bague de verrouillage.
[0006] Grâce à l'invention, le pion de verrouillage une fois indexé, s'engage de manière
automatique dans la rainure de verrouillage sous les seuls efforts axiaux d'emmanchement
et ceci de manière fiable puisqu'il n'y a pas de ressort pour positionner la bague
de verrouillage en rotation.
[0007] Selon des aspects avantageux mais non obligatoires de l'invention, un raccord électrique
peut incorporer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes prises dans toute
combinaison techniquement admissible :
- L'angle d'ouverture de l'embouchure de la rainure de verrouillage dans un plan perpendiculaire
à l'axe est supérieur ou égal à l'amplitude de rotation de la bague de verrouillage
autour du corps du deuxième élément de raccord.
- l'encoche de verrouillage est inclinée par rapport à l'axe d'accouplement en s'éloignant
de l'avant de la bague de verrouillage et en ce que la patte de sécurité bloque le
pion de verrouillage en position verrouillée en configuration accouplée du raccord.
- Le premier et le deuxième élément de raccord comprennent, en outre :
- des moyens de connexion à la terre incluant une broche de terre ménagée sur un élément
parmi le premier et le deuxième élément de raccord et un contact de terre ménagé sur
l'autre élément, la broche de terre étant apte à s'engager selon l'axe d'accouplement
dans le contact de terre,
- des moyens de connexion d'un circuit de puissance incluant au moins une broche de
puissance ménagée sur un élément parmi le premier et le deuxième élément de raccord
et au moins un contact de puissance ménagé sur l'autre élément, la broche de puissance
étant apte à s'engager, selon l'axe d'accouplement, dans le contact de puissance.
- des moyens de connexion d'un circuit pilote incluant au moins une broche pilote ménagée
sur un élément parmi le premier et le deuxième élément de raccord et au moins un contact
pilote ménagé sur l'autre élément, la broche pilote étant apte à s'engager, selon
l'axe d'accouplement, dans le contact pilote.
- Dans la configuration indexée des deux corps avant l'engagement du pion avec la rainure
de verrouillage, une distance axiale, prise selon un axe parallèle à l'axe d'accouplement,
entre chaque broche de terre et son contact de terre respectif est inférieure à une
distance axiale entre chaque broche de puissance et son contact de puissance respectif,
la distance axiale entre chaque broche de puissance et son contact de puissance respectif
étant inférieure à une distance axiale entre chaque broche pilote et son contact pilote
respectif.
- En cours d'accouplement, la connexion à la terre est effectuée avant la connexion
du circuit de puissance, la connexion de puissance étant effectuée avant la connexion
du circuit pilote.
- Le premier élément de raccord et/ou le deuxième élément de raccord comprend en outre
un joint d'étanchéité apte à coopérer avec le corps du deuxième élément de raccord
et le corps du premier élément de raccord, alors que le joint d'étanchéité rend étanche
l'intérieur des corps des premier et deuxième éléments au cours de l'accouplement
après que le circuit de puissance a été connecté.
- Le deuxième élément de raccord comprend, une lamelle de blindage disposée sur un corps
parmi le corps du premier élément de raccord et le corps du deuxième élément de raccord
et apte à coopérer avec l'autre corps parmi le corps et le corps après que le circuit
de puissance a été connecté.
- Au cours de l'accouplement, lorsque le pion de verrouillage parvient au contact d'une
patte de sécurité de la bague de sécurité disposée dans sa première position, la connexion
de la ou de chaque broche pilote dans le contact pilote respectif n'est pas effective.
- Lorsque le pion coopère axialement avec la bague de sécurité alors que la bague de
sécurité est entre sa première et sa deuxième position, la bague de sécurité est apte
à repousser automatiquement et sans action de l'opérateur, un pion de verrouillage
vers une position où la connexion de la ou de chaque broche pilote dans le contact
pilote respectif n'est pas effective
- Le corps du premier élément de raccord et/ou le corps du deuxième élément de raccord
est formé d'un corps externe et d'un corps interne isolant alors que le corps interne
isolant est apte à être immobilisé par rapport au corps externe dans plusieurs configurations
décalées angulairement par rapport à un axe central de l'élément de raccord.
- Le premier élément de raccord et/ou le deuxième élément de raccord comprennent en
outre un détrompeur mécanique, constitué d'un alésage formé autour d'une broche, le
diamètre de l'alésage étant sensiblement égal au diamètre d'un doigt cylindrique ménagé
autour du contact respectif alors que, au cours de l'accouplement, l'alésage et le
doigt isolant sont décalés radialement par rapport à l'axe d'accouplement et que l'alésage
et le doigt sont aptes à coopérer au cours de l'accouplement en configuration indexée
des corps.
- L'amplitude de rotation de la bague de verrouillage par rapport au corps du deuxième
élément de raccord autour de l'axe, est limitée angulairement par un organe de blocage.
- L'organe de blocage est une clavette logée dans le corps du deuxième élément de raccord,
ou respectivement dans la bague de verrouillage, et coopérant sur l'amplitude de rotation
avec un logement radialement aligné avec la clavette et ménagé dans la bague de verrouillage,
ou respectivement dans le corps du deuxième élément de raccord.
- Le deuxième élément de raccord comprend des moyens d'attache de la bague de sécurité
à un point fixe extérieur au raccord.
[0008] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus
clairement à la lumière de la description qui va suivre d'un mode de réalisation d'un
raccord électrique conforme à son principe, donnée uniquement à titre d'exemple et
faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- la figure 1 est une coupe longitudinale d'un élément mâle d'un raccord conforme à
l'invention,
- la figure 2 est une coupe longitudinale d'un élément femelle du raccord,
- la figure 3 est une vue en élévation du raccord formé des éléments mâle et femelle
des figures dans une configuration indexée,
- la figure 4 est une coupe longitudinale selon la ligne IV-IV à la figure 3,
- la figure 5 est une coupe brisée longitudinale dont la partie supérieure est coupée
selon un plan incliné, d'un angle de 120° autour de l'axe central, du plan de la figure
4,
- la figure 6 est une coupe longitudinale du raccord lors de la connexion de moyens
de mise à la terre,
- la figure 7 est une coupe longitudinale du raccord lors de la poursuite du mouvement
d'accouplement, représentant le contact entre un pion de verrouillage appartenant
à l'élément mâle et une bague de sécurité appartenant à l'élément femelle,
- la figure 8 est une vue en élévation du raccord dans sa configuration accouplée,
- la figure 9 est une coupe selon la ligne IX-IX à la figure 11.
- la figure 10 est une coupe selon la ligne X-X à la figure 1,
- la figure 11 est une coupe selon la ligne XI-XI à la figure 2,
- la figure 12 est une coupe de détail à plus grande échelle selon la ligne XII-XII
à la figure 2,
- la figure 13 est une coupe selon la ligne XIII-XIII à la figure 4,
- la figure 14 est une coupe selon la ligne XIV-XIV à la figure 8.
[0009] Sur les figures, des broches et des contacts sont visibles. Ils sont normalement
reliés à des câbles conducteurs qui ne sont pas représentés, pour la clarté du dessin.
[0010] Dans la suite de la description, on définit la direction avant d'un élément de raccord
comme la direction orientée dans le sens de l'accouplement, c'est-à-dire orientée
vers l'élément de raccord complémentaire. A l'inverse, on définit la direction arrière
d'un élément de raccord comme la direction opposée à l'élément de raccord complémentaire.
[0011] L'élément mâle 100 représenté à l'état désaccouplé à la figure 1 appartient à un
raccord électrique R visible à la figure 3 notamment. L'élément 100 présente une structure
globalement cylindrique centrée sur un axe X1-X1. Cet élément mâle 100 comporte un
corps externe 102 sur lequel sont fixement positionnés, de manière radiale et orientée
vers l'extérieur, trois pions de verrouillage 104. Les trois pions de verrouillage
104 sont disposés angulairement de manière équirépartie autour de l'axe X1-X1 de l'élément
mâle 100, c'est-à-dire avec un intervalle angulaire de 120° autour de l'axe X1-X1.
De manière plus générale, au moins un pion de verrouillage 104 est nécessaire pour
verrouiller le raccord R. Le corps 102 de l'élément mâle 100 comporte en outre un
pion d'indexage 106 radialement disposé à l'intérieur du corps 102 et, à l'avant par
rapport au pion de verrouillage 104, c'est-à-dire orienté vers l'élément femelle 200
lors de l'accouplement. De plus, l'orientation angulaire du pion d'indexage 106 est
la même que celle d'un des pions de verrouillage 104. On note Y104 l'axe central de
chaque pion 104, chaque axe Y104 étant radial par rapport à l'axe X1-X1.
[0012] A l'intérieur du corps externe 102, est disposé un corps interne isolant 110, de
forme cylindrique et également centré sur l'axe X1-X1 et qui entoure une broche de
terre 108, deux broches de puissance 112 et deux broches pilote 114. La broche de
terre 108, les deux broches de puissance 112 et les deux broches pilote 114 s'étendent
toutes parallèlement à l'axe X1-X1. Autour d'au moins une broche pilote 114, est ménagé
un alésage 116, de diamètre D1, dans le corps isolant 110. Un joint d'étanchéité non
représenté assure l'étanchéité entre le corps externe 102 et le corps isolant 110.
Une gaine d'étanchéité non représentée et mise en place autour du corps 102 et des
câbles reliés aux broches 108, 112, 114 assure l'étanchéité à l'arrière du corps 102.
[0013] Le corps externe 102 comprend en outre des ouvertures 122, disposées à l'avant du
pion d'indexage 106, dans lesquelles de l'air peut circuler.
[0014] Comme il en ressort de la figure 10, le corps isolant 110 comporte sur sa surface
radiale une nervure longitudinale extérieure 118 de forme complémentaire avec celle
de quatre rainures 120 creusées à l'intérieur et longitudinalement, c'est-à-dire selon
l'axe X1-X1, dans le corps 102 de l'élément mâle 100. La nervure 118 peut être insérée
au choix dans une des quatre rainures 120 et bloquée dans cette position par un segment
d'arrêt 125 ou circlip préalablement à l'accouplement. Cela permet d'immobiliser angulairement
le corps isolant 110 autour de l'axe X1-X1 par rapport au corps 102 et de multiplier
les configurations de l'élément de raccord 100 avec un corps et un isolant identiques.
Sur cette figure, on distingue un trou 107 dans lequel est positionnée la broche de
terre 108, deux trous 111 dans lesquels sont positionnées les broches de puissance
112 et deux trous 113 dans lesquels sont positionnées les broches pilote 114. On note
également la présente d'un autre trou 124, qui est inutilisé dans ce mode de réalisation,
mais où il est possible d'insérer une troisième broche pilote.
[0015] L'élément femelle 200 représenté à l'état désaccouplé à la figure 2 appartient également
au raccord R. Il présente également une structure globalement cylindrique centrée
sur un axe X2-X2. Le corps 202 de l'élément femelle 200 comporte une rainure longitudinale
d'indexage 204 située à l'avant du corps 202, c'est-à-dire orientée vers l'élément
mâle 100, qui présente un profil complémentaire de celui du pion d'indexage 106 de
l'élément mâle 100 et qui s'étend parallèlement à l'axe X2-X2. De manière analogue
à l'élément mâle 100, un corps isolant interne 206 est disposé à l'intérieur du corps
202 de l'élément femelle 200 et englobe un contact de terre 208, deux contacts de
puissance 212 et deux contacts pilote 214, parallèles à l'axe X2-X2. Autour d'un des
contacts pilote 214, est disposé un doigt cylindrique 210 en matériau isolant, dont
le diamètre D2 est sensiblement égal au diamètre D1 de l'alésage 116. Un joint d'étanchéité
non représenté assure l'étanchéité entre le corps 202 et le corps isolant 206. Une
gaine d'étanchéité non représentée est mise en place autour du corps 202 et des câbles
reliés aux contacts 208, 212, 214, et assure l'étanchéité à l'arrière du corps 202.
[0016] Une bague de verrouillage 216 est disposée radialement autour du corps 202. La bague
de verrouillage 216 est solidaire en translation selon l'axe X2-X2 du corps 202 par
la coopération d'un talon 217 de la bague de verrouillage 216 avec une gorge externe
203 du corps 202. Cette bague de verrouillage 216 comporte trois rainures de verrouillage
218 qui sont localisées dans la partie avant de la bague de verrouillage 216, c'est-à-dire
tournées vers l'élément mâle 100 lors de l'accouplement. Plus généralement, le nombre
de rainures de verrouillage 218 dépend du nombre de pions de verrouillage 104 et le
décalage angulaire autour de l'axe X2-X2 de deux rainures de verrouillage 218 est
le même que le décalage angulaire autour de l'axe X1-X1 des deux pions de verrouillage
104 respectifs.
[0017] Une bague de sécurité 220 est disposée radialement autour de la bague de verrouillage
216 et en arrière par rapport aux rainures de verrouillage 218, c'est-à-dire dans
la direction opposée à l'élément mâle 100. Un moyen de charge élastique, qui dans
l'exemple considéré est un ressort 222, prend appui longitudinalement sur la bague
de verrouillage 216 et sur la bague de sécurité 220, repoussant ainsi la bague de
sécurité 220 vers l'avant en butée contre la bague de verrouillage 216 en configuration
désaccouplée.
[0018] Un joint d'étanchéité 224, de type à lèvre, est disposé dans un logement externe
du corps 202 et à l'arrière de la rainure d'indexage 204. Une prise de blindage 226,
qui est formée par une lamelle métallique élastiquement déformable, est disposée à
l'arrière du joint 224 et logée radialement dans un logement externe du corps 202
de l'élément femelle 200.
[0019] A l'arrière de la lamelle de blindage 226, est disposé un organe de blocage, qui
dans l'exemple considéré, est une clavette 228 cylindrique située dans un logement
creux 230 débouchant sur l'extérieur du corps 202. La clavette 228 dépasse radialement
vers l'extérieur par rapport au corps 202 comme illustré sur la figure 12. La partie
de la clavette 228 qui dépasse du logement 230 est reçue dans un logement 232 ménagé
sur la surface radiale interne de la bague de verrouillage 216. Ce logement 232 s'étend
sur un secteur angulaire centré sur l'axe X2-X2 et dont l'angle au sommet γ
232 est d'environ 15°. Il est donc possible de faire tourner la bague de verrouillage
216 par rapport au corps 202 autour de l'axe X2-X2 dans la limite d'un angle de 15°
avant que la partie saillante de la clavette 228 ne vienne en butée contre une des
parois longitudinales du logement 232.
[0020] De manière analogue à l'élément mâle 100 et comme visible à la figure 11, le corps
isolant 206 de l'élément femelle 200 est, préalablement à l'accouplement, immobilisé
angulairement dans le corps externe 202 dans l'une de quatre configurations à l'aide
d'un segment d'arrêt 225. A cet effet, le corps isolant 206 comprend une nervure longitudinale
209 de profil complémentaire avec celui de quatre rainures 215 prévues à l'intérieur
du corps 202 de l'élément 200. Sur cette figure, on distingue un trou 207 de réception
du contact de terre 208, deux trous 211 de réception des contacts de puissance 212
et deux trous 213 de réception des broches pilote 214. On note également la présence
d'un autre trou 223 pouvant éventuellement accueillir un troisième contact pilote.
[0021] L'immobilisation angulaire des deux corps isolants 110 et 206 dans les corps 102
et 202 impose, dans l'optique de l'accouplement, que les nervures 209 et 118 soient
alignées après indexage des deux corps 102 et 202 c'est-à-dire que l'orientation angulaire
du corps isolant 206 avec le corps 202 de l'élément femelle 200 soit compatible avec
l'orientation angulaire du corps isolant 110 avec le corps 102 de l'élément mâle 100.
Dans le cas contraire, l'accouplement serait impossible.
[0022] On décrit maintenant l'accouplement des éléments 100 et 200 en référence à l'un des
pions de verrouillage 104, étant précisé que les trois pions 104 se déplacent en même
temps et interagissent de la même façon avec la bague de verrouillage 216 et avec
la bague de sécurité 220.
[0023] L'opérateur rapproche axialement les deux éléments de raccord 100 et 200 et met en
place le corps 102 autour du corps 202.
[0024] Dans la position des figures 3, 4, 5 et 13 les corps 102 et 202 sont positionnés
angulairement l'un par rapport à l'autre puisque le pion d'indexage 106 est inséré
dans la rainure d'indexage 204. Dans cette configuration, l'axe X1-X1 et l'axe X2-X2
sont confondus avec un axe d'accouplement X3-X3. De plus, dans le cas où les corps
isolants 110 et 206 sont immobilisés angulairement de manière compatible, les broches
de puissance 112 sont alignées axialement avec les contacts de puissance 212, les
broches pilote 114 sont alignées avec les contacts pilote 214 et la broche de terre
108 est alignée avec le contact de terre 208. Plus précisément, le trou 107 de réception
de la broche 108 est aligné avec le trou 207 de réception du contact 208, les trous
111 sont alignés avec les trous 211 de réception des contacts 112 et les trous 113
sont également alignés avec les trous 213 de réception des contacts pilote 214. En
revanche, aucune broche n'a encore atteint son contact respectif, ce qui signifie
que le courant ne traverse, ni le circuit de puissance ni le circuit pilote et que
la mise à la terre n'est pas encore effective.
[0025] La broche de terre 108 et le contact de terre 208 forment des moyens de mise à la
terre, les broches de puissance 112 forment avec les contacts de puissance 212 des
moyens de connexion du circuit de puissance et les broches pilote 114 forment avec
les contacts pilote 214 des moyens de connexion d'un circuit pilote. Ce circuit de
pilote est associé à des relais permettant de commander la circulation du courant
à l'intérieur du circuit de puissance. Le pion de verrouillage 104 et la rainure de
verrouillage 218 ménagée dans la bague de verrouillage 216 forment un mécanisme de
verrouillage du raccord : on parle d'un verrouillage de type baïonnette.
[0026] La rainure de verrouillage 218 comprend, à l'avant, c'est-à-dire orientée vers l'élément
mâle 100, un chanfrein qui s'élargit en direction de l'élément mâle 100 et qui est
constitué de deux surfaces 2362 et 2634 chacune inclinée d'un angle d'environ 40°
par rapport à l'axe X2-X2 et dans le plan de la figure 3. Les surfaces 2362 et 2364
définissent une embouchure 236 qui s'étend à l'intérieur de la rainure de verrouillage
218 entre les deux surfaces 2362 et 2364 et dont l'angle d'ouverture α218, mesuré
au niveau de l'extrémité avant de la bague de verrouillage 216 et autour de l'axe
X2-X2 dans un plan parallèle à celui de la figure 11, est d'environ 23°. Plus précisément
l'angle d'ouverture α218 est défini entre une première arête A1 de l'embouchure 236
qui est la jonction entre la surface 2362 et un bord externe avant 2162 de la bague
de verrouillage 216, et une deuxième arête A2 de l'embouchure 236, qui est la jonction
entre la surface 2364 et un bord externe avant 2164 de la bague de verrouillage 216.
[0027] Dans la position indexée des figures 3, 4, 5 et 13, le pion de verrouillage 104 se
trouve axialement en regard de la rainure de verrouillage 218. Autrement dit, un axe
de déplacement X4-X4 du pion 104, parallèle à l'axe d'accouplement X3-X3 et passant
par l'axe central Y104 du pion 104, cet axe de déplacement X4-X4 étant fixe par rapport
au corps 202 dans la configuration indexée des corps 102 et 202, intersecte un segment
de cercle 2366 défini dans l'embouchure 236 autour de l'axe X3-X3 entre la première
arête A1 et la deuxième arête A2 de l'embouchure 236. Ceci a pour avantage que la
poursuite de l'accouplement se fait simplement en rapprochant l'élément mâle 100 de
l'élément femelle 200, par translation selon l'axe X3-X3.
[0028] Par ailleurs, la valeur de l'angle d'ouverture α218 de l'embouchure 236 est choisie
supérieure à la plage angulaire de rotation de la bague de verrouillage 216 autour
de l'axe X2-X2 par rapport au corps 202, cette plage angulaire étant définie par l'angle
γ232 qui vaut 15°. De plus les positions angulaires de l'embouchure 236 et du logement
232 sur la bague de verrouillage 216, les positions angulaires de la clavette 228
et de la rainure d'indexage 204 sur le corps 202, les positions angulaires du pion
de verrouillage 104 et du pion d'indexage 106 sur le corps 102 sont telles que, dans
une configuration indexée des corps 102 et 202 et quelle que soit la position de la
bague de verrouillage 216 dans sa plage angulaire de rotation définie par les deux
positions angulaires extrêmes de la bague de verrouillage 216 pour lesquelles la clavette
228 est en butée circonférentielle respectivement contre l'une et l'autre des parois
longitudinales du logement 232, l'axe de déplacement X4-X4 du pion 104 intersecte
le segment de cercle 2366, autrement dit le pion de verrouillage 104 est toujours
compris dans l'embouchure 236 de la rainure de verrouillage 218. A la figure 3, la
représentation de l'angle α218 et de l'angle γ232 est très schématique car ces angles
sont en fait mesurables dans un plan transversal à l'axe d'accouplement X3-X3 et perpendiculaire
au plan de la figure 3.
[0029] De plus, la rainure de verrouillage 218 comprend à l'arrière de l'embouchure 236,
une encoche de verrouillage 238 qui s'étend selon une direction X5-X5 inclinée, par
rapport à l'axe d'accouplement X3-X3 et dans le plan de la figure 3, d'un angle β238
d'environ 45°. En pratique l'angle β238 est compris entre 30° et 75°. On note 237
la zone de transition s'étendant axialement entre l'embouchure 236 et l'encoche de
verrouillage 238. On note Y237 un axe radial à l'axe X2-X2 et passant par le centre
de la zone 237. On note Y238 un axe radial par rapport à l'axe X2-X2 disposé dans
l'encoche de verrouillage 238, et tel qu'en configuration verrouillée du pion 104
dans l'encoche de verrouillage 238, les axes Y104 et Y238 sont confondus.
[0030] Dans le plan de la figure 3, l'encoche 238 s'éloigne de la zone 237 et de l'embouchure
236 en pénétrant dans la bague 216, c'est à dire en s'éloignant des bords 2162 et
2164. La rainure de verrouillage 218 est constitué de l'embouchure chanfreinée 236,
de l'encoche inclinée 238 et de la zone 237 de transition.
[0031] Lors de la poursuite de l'accouplement de l'élément mâle 100 et de l'élément femelle
200, le pion de verrouillage 104 s'engouffre dans la rainure de verrouillage 218 et
entraine, du fait de la géométrie de l'encoche de verrouillage 238, la bague de verrouillage
216 en rotation autour de l'axe X3-X3.
[0032] La bague de verrouillage 216 est montée rotative autour de l'axe X2-X2 et du corps
202 de l'élément femelle 200, afin que le pion de verrouillage 104 puisse s'engager
totalement dans l'encoche de verrouillage 238. En effet, la géométrie de la rainure
de verrouillage 218 combinée avec le fait que le pion de verrouillage 104 est fixe
en rotation par rapport au corps 202 dès lors que les corps 102 et 202 sont en configuration
indexée, amène la bague de verrouillage 216 à tourner autour de l'axe d'accouplement
X3-X3 lorsque le pion de verrouillage 104 se déplace axialement en translation par
rapport à la bague de verrouillage 216 pour atteindre sa position verrouillée. Plus
précisément, on définit un angle γ233 représentant la rotation angulaire de la bague
216 nécessaire pour que le pion de verrouillage 104 puisse s'engager depuis la zone
237 jusque dans sa position verrouillée dans l'encoche de verrouillage 238. L'angle
γ233 est de l'ordre de 11°. Cet angle γ233 est mieux visible à la figure 14, il représente
l'écart angulaire entre la projection de l'axe Y237 sur un plan perpendiculaire à
l'axe X2-X2 et la projection de l'axe Y238 sur le même plan. Lorsque le pion 104 est
verrouillé dans l'encoche de verrouillage 238, l'angle γ233 est égal à l'écartement
angulaire entre les axes Y104 et Y237 projetés sur un même plan perpendiculaire à
l'axe X3-X3. Cette rotation angulaire d'angle γ233 est comprise dans l'amplitude de
rotation γ232 de la bague de verrouillage 216 qui est de l'ordre de 15° dans l'exemple.
Par ailleurs, la bague de sécurité 220 comporte trois pattes de sécurité 234, disposées
à l'avant de la bague de sécurité 220, c'est-à-dire du côté de l'élément 100 dans
la configuration des figures 3 à 5. Les surfaces d'extrémité avant des pattes de sécurité
234 sont perpendiculaires à l'axe X2-X2. Le nombre de pattes de sécurité 234 est égal
au nombre de rainures de verrouillage 218. Chaque patte de sécurité 234 est guidée
par une rainure axiale 235 qui est mieux visible à la figure 14. Cette rainure axiale
235 est creusée dans la bague de verrouillage 216, et selon le prolongement axial
de la zone 237. Ainsi, la bague de sécurité 220 est mobile en translation axiale par
rapport à la bague de verrouillage 216 et solidaire en rotation de la bague de verrouillage
216. Le ressort 222 repousse chaque patte de sécurité 234 en position avancée dans
laquelle est bloqué le passage pour un pion de verrouillage 104 entre l'embouchure
236 et l'encoche de verrouillage 238.
[0033] En référence aux figures 6 à 9, le rapprochement entre les deux éléments de raccord
100 et 200, selon l'axe d'accouplement X3-X3, implique que le pion de verrouillage
104 entre dans la rainure de verrouillage 218 et l'effort d'accouplement se traduit,
si le pion 104 n'est pas aligné avec la zone 237, par pression du pion de verrouillage
104 sur une des deux pentes 2362 et 2364 du chanfrein. Cet effort entraîne la rotation
de la bague de verrouillage 216 autour de l'axe X3-X3 ce qui lui permet de guider
le pion de verrouillage 104 en translation jusqu'à la zone 237 si bien que le pion
de verrouillage 104 se trouve axialement en regard de l'extrémité avant de la patte
de sécurité 234. En parallèle de la rotation de la bague de verrouillage 216, se produit
la connexion électrique de la broche de terre 108 avec le contact de terre 208 et,
de manière quasiment simultanée, le doigt cylindrique 210 entourant le contact pilote
214 s'engage dans l'alésage 116. Cette coopération entre le doigt cylindrique 210
et l'alésage 116, qui qui sont décalés radialement par rapport à l'axe X3-X3, sert
de détrompeur mécanique et empêche de poursuivre le mouvement d'accouplement si l'orientation
des broches 108, 112 et 114 dans l'élément mâle 100 n'est pas conforme à celle des
contacts 208, 212 et 214 dans l'élément femelle 200 car le doigt isolant 210 ne peut
alors pas pénétrer dans l'alésage 116. Ce défaut de conformité peut, par exemple,
apparaître à la suite d'une incompatibilité au niveau du positionnement angulaire
du corps isolant 110 avec celui du corps isolant 206 respectivement par rapport au
corps 102 de l'élément mâle 100 et au corps 202 de l'élément femelle 200.
[0034] Comme visible à la figure 6, lorsque la broche de terre 108 est emmanchée dans son
contact 208, la connexion entre les broches de puissance 112 et leurs contacts de
puissance respectifs 212, n'est pas encore effective. Il en va de même pour la connexion
entre les broches pilote 114 et leurs contacts respectifs 214. Ceci est cohérent avec
le fait que la connexion du circuit de puissance est sécurisée puisqu'elle intervient
après la mise à la terre, mais avant la fermeture du circuit pilote.
[0035] La poursuite du mouvement d'accouplement amène le raccord dans la position de la
figure 7. Plus précisément, les broches puissance 112 sont emmanchées dans leurs contacts
respectifs 212 connectant ainsi électriquement le circuit de puissance. Le corps 102
de l'élément mâle 100 vient au contact du joint à lèvre 224, sans pour autant rendre
étanche l'intérieur des corps 102 et 202. En effet, les ouvertures 122 disposées dans
le corps 102 de l'élément mâle 100 sont axialement situées à l'avant par rapport au
joint d'étanchéité 224. De l'air présent entre les corps 102 et 202 peut ainsi être
évacué vers l'extérieur. Par ailleurs, le pion de verrouillage 104, qui reste engagé
dans la rainure de verrouillage 218, parvient axialement au contact de la patte de
sécurité 234 qu'il repousse axialement alors vers l'arrière, c'est-à-dire à l'opposé
du premier élément de raccord 100, à l'encontre de l'effort élastique du ressort 222.
Ceci libère donc le passage vers l'encoche de verrouillage 238 au niveau de la zone
237. Dans cette configuration où le pion 104 parvient au contact de la patte de sécurité
234, la connexion entre les broches pilotes 114 et leurs contacts respectifs 214 n'est
pas encore effective.
[0036] Dans la dernière phase de l'accouplement, le pion de verrouillage 104 s'engage dans
l'encoche inclinée 238 et progresse dans celle-ci. Les broches pilotes 114 s'engagent
dans leur contact pilote 214 alors que la bague de verrouillage 216 continue de tourner
autour de l'axe X3-X3 sous les efforts axiaux d'accouplement. Dès lors que les relais
associés au circuit pilote, dont les broches 114 sont emmanchées dans les contacts
214, sont fermés, le courant peut circuler à travers le circuit de puissance. On remarque
donc que la connexion électrique est sécurisée puisque dans l'ordre de séquencement
dans le raccord R, la mise à la terre par engagement de la broche terre 108 dans le
contact terre 208 est effective avant la connexion du circuit de puissance par engagement
des broches puissance 112 dans les contacts de puissance 212 qui est elle-même effectuée
avant la connexion du circuit de pilote par engagement des broches pilote 114 dans
les contacts pilote 214. De cette manière, dès que la mise à la terre est effective,
l'opérateur peut manipuler le raccord sans risque d'électrocution, puis le circuit
de puissance peut être connecté en toute sécurité car il n'est pas alimenté en courant
puisque la connexion électrique du circuit pilote n'a pas encore été établie. Enfin,
la connexion du circuit pilote permet d'autoriser la circulation du courant à travers
le circuit de puissance.
[0037] Afin de réaliser cette séquence de connexion, le raccord est conçu de manière à ce
que, pendant l'accouplement des éléments 100 et 200, dans une configuration indexée
des éléments 100 et 200 avant l'engagement du pion 104 avec la rainure de verrouillage
218, une distance d8, mesurée selon un axe parallèle à l'axe X3-X3, entre la broche
terre 108 et son contact 208 est inférieure à une distance d12, mesurée parallèlement
à l'axe X3-X3, entre les broches de puissance 112 et leurs contacts 212 qui est elle-même
inférieure à une distance d14, également prise selon un axe parallèle à l'axe X3-X3
entre les broches pilotes 114 et les contacts 214. Les distances d8 et d12 sont visibles
respectivement sur les figures 4 et 5 et la distance d14 est visible sur les deux
figures 4 et 5. De cette manière, on assure que la broche de terre 108 se connecte
en premier au contact de terre 208, les broches de puissance 112 se connectent en
deuxième aux contacts de puissance 212 et les broches pilotes 114 se connectent en
dernier aux contacts pilotes 214. Etant entendu que la séquence inverse se produit
lors du désaccouplement, cela permet d'assurer la sécurité de la connexion et de la
déconnexion.
[0038] Les contacts électriques associés aux broches sont assurés de manière connue par
une couronne de lamelles métalliques flexibles déformées par l'emmanchement de la
broche associée. Au terme de la dernière séquence de l'accouplement, le pion de verrouillage
104 est parvenu dans l'encoche de verrouillage 238 et s'est dégagé radialement de
la patte de sécurité 234 ; il n'exerce donc plus d'effort axial sur la patte de sécurité
234. Ainsi, la bague de sécurité 220 qui subit l'effort élastique du ressort 222 est
rappelée élastiquement, vers l'avant, se rapprochant ainsi du premier élément de raccord
100. La patte de sécurité 234 vient recouvrir partiellement la zone 237 bloquant ainsi
le pion de verrouillage 104 dans l'encoche 238 dans une position où le pion 104 est
verrouillé axialement par rapport au corps 202. En effet le pion de verrouillage 104
heurte la patte de sécurité 234 en tendant à se déplacer vers la zone 237. Le raccord
est accouplé et tout éloignement des corps 102 et 202 est empêché.
[0039] En parallèle de la dernière séquence d'accouplement, le corps 102 de l'élément mâle
100 poursuit son mouvement en comprimant le joint à lèvre 224. Après que le pion de
verrouillage 104 soit parvenu au contact de la patte de sécurité 234, les ouvertures
122 disposées dans le corps 102 de l'élément mâle 100 passent à l'arrière du joint
d'étanchéité 224, l'étanchéité est opérationnelle entre les deux corps et l'air contenu
entre les deux corps 102 et 202 est comprimé en fin d'accouplement. Afin de diminuer
les efforts d'accouplement, un joint à lèvre a été choisi car son effort de compression
est inférieur à celui d'un joint torique. De plus, ce joint à lèvre assure l'étanchéité
après que les broches puissance 112 aient été engagées dans leurs contacts 212, ceci
permettant de réduire la course sur laquelle l'air contenu entre les deux corps 102
et 202 est comprimé et ainsi diminuer les efforts d'accouplement. Puis vient la déformation
de la lamelle de blindage 226. Lors de cette déformation, la lamelle de blindage 226
est plaquée contre le corps 202 de l'élément femelle 200. Elle assure ainsi la continuité
électrique entre les deux corps 102 et 202 pour la sécurité de l'opérateur.
[0040] Ainsi, il est possible de garantir la sécurité d'un opérateur qui interromprait son
effort durant l'accouplement. Dans ce cas, si le pion 104 a repoussé la patte de sécurité
234 sans toutefois parvenir en position verrouillée, la bague de sécurité 220 et les
pattes de sécurité 234 sont repoussées élastiquement par le ressort 222 vers l'avant,
puisque l'opérateur n'exerce plus d'effort pour comprimer le ressort 222. L'effort
exercé par le ressort 222 sur le pion 104 s'oppose aux efforts de frottement entre
les éléments de raccord 100 et 200, et notamment aux efforts de frottement des broches
108 et 112 qui sont respectivement déjà engagées dans leurs contacts 208 et 212. Ceci
entraîne que les pions de verrouillage 104 sont repoussés par les pattes 234 en direction
de l'embouchure 236 vers une position où le circuit pilote est déconnecté. Lorsque
le ressort 222 est dimensionné pour vaincre tous les efforts de frottement s'opposant
au recul du corps 102 dans le corps 202, jusqu'à sa position de la figure 7, il n'y
a pas de position intermédiaire lors de l'accouplement. En effet, dès lors que le
pion 104 repousse la bague de sécurité 220, le raccord passe, dans le cas d'un accouplement
réussi, exclusivement entre une position où le pion de verrouillage 104 est en contact
avec la patte de sécurité 234 à une position accouplée où le pion de verrouillage
104 est bloqué en position verrouillée dans l'encoche de verrouillage 238 par la patte
de sécurité 234. Ceci est en fait une sécurité en cas d'accouplement incomplet, puisque
la patte de sécurité 234 repousse le pion de verrouillage 104 dans une position où
le circuit pilote est ouvert et donc où aucun courant n'est susceptible de traverser
le circuit de puissance. Le fait que l'accouplement soit incomplet est facilement
repérable par l'opérateur puisque le courant ne circule pas dans le circuit de puissance.
[0041] Les efforts d'accouplements sont répartis sur la course d'accouplement. En effet,
il apparaît en premier l'effort de déformation du contact de terre 208 par la broche
de terre 108, puis l'effort de déformation des contacts de puissance 212 par les broches
de puissance 112, puis l'écrasement du joint d'étanchéité 224 simultanément à l'effort
d'emmanchement des broches pilotes 114 dans les contacts pilotes 214 et enfin la déformation
de la lamelle de blindage 226 et la compression de l'air contenu à l'intérieur des
corps 102 et 202. Le fait de répartir les efforts résistants sur toute la course d'accouplement
est plus ergonomique pour l'opérateur lors d'un raccordement électrique.
[0042] Après indexage des deux corps 102 et 202, le seul effort de rapprochement axial des
deux corps 102 et 202 permet l'engagement du pion de verrouillage 104 dans la rainure
de verrouillage 218 et le verrouillage du pion 104 dans l'encoche de verrouillage
238 avec la bague de verrouillage 236 qui tourne autour de l'axe X3-X3. On parle d'un
accouplement automatique.
[0043] La construction du raccord R avec une bague de sécurité 220 bloquant le pion de verrouillage
104 en position verrouillée dans l'encoche 238 inclinée permet de limiter l'angle
γ233 de rotation angulaire de la bague 216 nécessaire pour le verrouillage et donc
de limiter l'angle d'ouverture α218 qui est au moins égal à l'angle γ233 pour un raccord
compact.
[0044] Lors du désaccouplement, l'opérateur tire la bague de sécurité 220 vers l'arrière
et effectue simultanément un mouvement d'éloignement axial des deux éléments de raccord
100 et 200 afin de sortir les pions de verrouillage 104 à l'extérieur des rainures
de verrouillage 218. L'agencement des distances entre les broches 108, 112 et 114
et leurs contacts 208, 212, 214 respectif implique que les broches 108, 112 et 114
sortent de leurs contacts 208, 212 et 214 dans l'ordre inverse de celui décrit pour
l'accouplement. A savoir, la connexion du circuit pilote est rompue en premier, vient
ensuite la déconnexion du circuit de puissance puis enfin la déconnexion à la terre.
Ceci permet d'assurer la sécurité de l'opérateur au cours du désaccouplement. De même,
dès lors que les pions de verrouillage 104 sont libérés par la bague de sécurité 220
et sortent de l'encoche de verrouillage 238, on garantit que, sans action de l'opérateur,
les pions 104 sont repoussés par les pattes de sécurité 234 vers une position où au
moins le circuit pilote est interrompu et où il n'y a donc plus de courant transitant
dans le circuit puissance.
[0045] Selon un aspect optionnel de l'invention représenté de façon schématique uniquement
à la figure 8, il est prévu une sécurité supplémentaire utile dans le cas d'un désaccouplement
forcé des éléments 100 et 200. En effet, il est courant que le raccord R assure l'interface
entre un bâti fixe 242, qui est par exemple une borne secteur, et une partie mobile,
qui est par exemple une machine pouvant se déplacer sur une ligne d'assemblage. Ainsi,
il est intéressant de pouvoir garantir un désaccouplement du raccord lorsqu'un des
deux éléments du raccord s'éloigne de l'autre de manière intempestive. A cet effet,
l'élément de raccord 200 équipant le bâti fixe 242 est équipé de moyens d'attache,
tels qu'une chaîne 240, qui relient la bague de sécurité 220 au bâti fixe 242. De
cette manière, le mouvement de retrait de l'élément mâle 100 dans le sens de la flèche
F1 à la figure 8, alors que le raccord est encore accouplé, entraîne dans son mouvement
de translation, le corps 202 de l'élément femelle 200 et la bague de verrouillage
216. Le mouvement de la bague de sécurité 220 dans le même sens est limité par la
chaîne 240. Si le mouvement de l'élément 100 se poursuit dans le sens de la flèche
F1, la bague de sécurité 220 recule par rapport à la bague de verrouillage 216 et
les pattes de sécurité 234 s'écartent du passage entre l'encoche de verrouillage 238
et la zone 237, libérant ainsi les pions 104. Ceux-ci ne sont plus bloqués dans les
encoches 238, ils sortent des rainures 218 et le raccord R est désaccouplé.
[0046] Selon une variante non représentée de l'invention, le joint 224 et/ou la lamelle
226 peut être prévu sur l'élément mâle 100.
[0047] Selon une autre variante, certaines broches parmi les broches 108, 112 et 114 peuvent
être prévues sur l'élément femelle 200.
[0048] Selon une autre variante, le chanfrein est légèrement courbé.
[0049] Selon une autre variante, la bague de sécurité est munie d'une seule patte de sécurité
coopérant avec l'une des multiples rainures de verrouillage du raccord.
[0050] Selon une autre variante, le détrompage mécanique formé par 210/116 peut être ménagé
autour d'autres broches et contacts respectifs.
[0051] En variante, le nombre de rainures 120 et 215 pourrait être différent de quatre.
[0052] Selon une autre variante, la bague de sécurité 220 n'est pas en appui contre un ressort
mais la patte de sécurité 234 est élastiquement déformable. La déformation de cette
patte 234 permet de libérer le passage du pion 104 et le retour élastique permet de
verrouiller le pion 104 dans l'encoche 238.
[0053] En variante, la pente de la surface 2362 pourrait ne pas être inclinée par rapport
à l'axe X2-X2, donnant lieu à une embouchure dissymétrique. Enfin, l'angle d'inclinaison
d'au moins une des pentes des surfaces 2362 et 2364 est compris entre 20 et 60°.
1. Raccord électrique (R), comprenant un premier élément de raccord (100) et un deuxième
élément de raccord (200), complémentaire du premier élément de raccord (100), les
deux éléments de raccord (100, 200) étant aptes à s'accoupler l'un à l'autre selon
un axe d'accouplement (X3-X3), le premier et le deuxième élément de raccord comportant
:
- au moins une broche (108, 112, 114) portée par le premier élément (100) ou le deuxième
élément (200) et au moins un contact respectif (208, 212, 214) porté par le deuxième
élément (200) ou le premier élément (100),
- un mécanisme (104, 218) de verrouillage à baïonnette du raccord comprenant au moins
un pion de verrouillage (104) ménagé sur un corps (102) du premier élément de raccord
(100) et au moins une bague de verrouillage (216) montée rotative autour d'un corps
(202) du deuxième élément de raccord (200) et comprenant une rainure de verrouillage
(218) avec une embouchure (236) et une encoche de verrouillage (238) dans laquelle
le pion de verrouillage (104) est apte à être verrouillé axialement par rapport au
corps (202) du deuxième élément de raccord (200).
- des moyens d'indexage (106, 204) permettant de positionner le corps (102) du premier
élément (100) et le corps (202) du deuxième élément de raccord (200), l'un par rapport
à l'autre autour de l'axe d'accouplement (X3-X3) dans une configuration indexée qui
intervient, en cours d'accouplement, avant l'engagement du pion de verrouillage (104)
dans la rainure de verrouillage (218),
caractérisé
- en ce que le deuxième élément de raccord (200) comprend une bague de sécurité (220) montée
mobile en translation axiale par rapport à la bague de verrouillage (216), et comportant
au moins une patte de sécurité (234),
- en ce que la bague de sécurité (220) est apte à être repoussée par le pion de verrouillage
(104) en cours d'accouplement entre, une première position où la patte de sécurité
(234) bloque le passage du pion (104) entre l'encoche de verrouillage (238) et l'embouchure
(236), et une deuxième position où la patte de sécurité (234) autorise le passage
du pion, la bague de sécurité (220) étant rappelée élastiquement vers sa première
position,
- en ce que chaque rainure de verrouillage (218) comprend à l'avant, un chanfrein (2362, 2364)
délimitant ladite embouchure (236), et
- en ce que l'amplitude de rotation (γ232) de la bague de verrouillage (216) par rapport au corps
(202) du deuxième élément de raccord (200) autour de l'axe d'accouplement (X3-X3)
est limitée, et
- en ce que dans la configuration indexée des corps (102) et (202) des premier et deuxième éléments
(100, 200), l'axe de déplacement (X4-X4) du pion (104) intersecte ladite embouchure
(236) de la rainure de verrouillage (218) sur toute l'amplitude de rotation (γ232)
de la bague de verrouillage (216).
2. Raccord électrique (R) selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'angle d'ouverture (α218) de l'embouchure (236) de la rainure de verrouillage (218)
dans un plan perpendiculaire à l'axe (X3-X3) est supérieur ou égal à l'amplitude de
rotation (γ232) de la bague de verrouillage (216) autour du corps (202) du deuxième
élément de raccord (200).
3. Raccord électrique (R) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'encoche de verrouillage (238) est inclinée (β238) par rapport à l'axe d'accouplement
(X3-X3) en s'éloignant de l'avant de la bague de verrouillage (216) et en ce que la patte de sécurité (234) bloque le pion de verrouillage (104) en position verrouillée
en configuration accouplée du raccord.
4. Raccord électrique (R) selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le premier et le deuxième élément de raccord (100, 200) comprennent, en outre
- des moyens de connexion à la terre (108, 208) incluant une broche de terre (108)
ménagée sur un élément parmi le premier (100) et le deuxième élément de raccord (200)
et un contact de terre (208) ménagé sur l'autre élément, la broche de terre (108)
étant apte à s'engager selon l'axe d'accouplement (X3-X3) dans le contact de terre
(208),
- des moyens de connexion (112, 212) d'un circuit de puissance incluant au moins une
broche de puissance (112) ménagée sur un élément parmi le premier (100) et le deuxième
élément de raccord (200) et au moins un contact de puissance (212) ménagé sur l'autre
élément, la broche de puissance (112) étant apte à s'engager, selon l'axe d'accouplement
(X3-X3), dans le contact de puissance (212).
- des moyens de connexion (114, 214) d'un circuit pilote incluant au moins une broche
pilote (114) ménagée sur un élément parmi le premier et le deuxième élément de raccord
(100, 200) et au moins un contact pilote ménagé sur l'autre élément, la broche pilote
(114) étant apte à s'engager, selon l'axe d'accouplement (X3-X3), dans le contact
pilote (214).
5. Raccord électrique (R) selon la revendication 4, caractérisé en ce que, dans ladite configuration indexée des deux corps avant l'engagement du pion (104)
avec la rainure de verrouillage (218), une distance (d8) axiale, prise selon un axe
parallèle à l'axe d'accouplement (X3-X3), entre chaque broche de terre (108) et son
contact de terre (208) respectif est inférieure à une distance axiale (d12) entre
chaque broche de puissance (112) et son contact de puissance (212) respectif, ladite
distance axiale (d12) entre chaque broche de puissance (112) et son contact de puissance
(212) respectif étant inférieure à une distance axiale (d14) entre chaque broche pilote
(114) et son contact pilote (214) respectif.
6. Raccord électrique (R) selon l'une des revendications 4 ou 5, caractérisé en ce que, en cours d'accouplement, la connexion à la terre est effectuée avant la connexion
du circuit de puissance, ladite connexion de puissance étant effectuée avant la connexion
du circuit pilote.
7. Raccord électrique (R) selon l'une des revendications 5 ou 6, caractérisé en ce que le premier élément de raccord (100) et/ou le deuxième élément de raccord (200) comprend
en outre un joint d'étanchéité (224) apte à coopérer avec le corps (202) du deuxième
élément de raccord (200) et le corps (102) du premier élément de raccord (100) et
en ce que le joint d'étanchéité (224) rend étanche l'intérieur des corps (102, 202) des premier
et deuxième éléments (100, 200) au cours de l'accouplement après que le circuit de
puissance (112, 212) a été connecté.
8. Raccord électrique (R) selon l'une quelconque des revendications 5 à 7, caractérisé en ce que le deuxième élément de raccord (200) comprend, une lamelle de blindage (226) disposée
sur un corps (202) parmi le corps (102) du premier élément de raccord (100) et le
corps (202) du deuxième élément de raccord et apte à coopérer avec l'autre corps (102)
parmi le corps (102) du premier élément de raccord (100) et le corps (202) du deuxième
élément de raccord (200) après que le circuit de puissance (112, 212) a été connecté.
9. Raccord électrique (R) selon l'une des revendications 4 à 8, caractérisé en ce que, au cours de l'accouplement, lorsque le pion de verrouillage (104) parvient au contact
d'une patte de sécurité (234) de la bague de sécurité (220) disposée dans sa première
position, la connexion de la ou de chaque broche pilote (114) dans le contact pilote
(214) respectif n'est pas effective.
10. Raccord électrique (R) selon l'une quelconque des revendications 4 à 9, caractérisé en ce que, lorsque le pion (104) coopère axialement avec la bague de sécurité (220) alors que
la bague de sécurité (220) est entre sa première et sa deuxième position, la bague
de sécurité (220) est apte à repousser automatiquement, et sans action de l'opérateur,
un pion de verrouillage (104) vers une position où la connexion de la ou de chaque
broche pilote (114) dans le contact pilote (214) respectif n'est pas effective.
11. Raccord électrique (R) selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le corps (102) du premier élément de raccord (100) et/ou le corps (202) du deuxième
élément de raccord (200) est formé d'un corps externe (102, 202) et d'un corps interne
isolant (110, 206) et en ce que le corps interne isolant (110, 206) est apte à être immobilisé par rapport au corps
externe (102,202) dans plusieurs configurations décalées angulairement par rapport
à un axe central (X1-X1, X2-X2) de l'élément de raccord.
12. Raccord électrique (R) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que le premier élément de raccord (100) et/ou le deuxième élément de raccord (200) comprennent
en outre un détrompeur mécanique, constitué d'un alésage (116) formé autour d'une
broche (114), le diamètre (D1) de l'alésage (116) étant sensiblement égal au diamètre
(D2) d'un doigt cylindrique (210) ménagé autour du contact (214) respectif, en ce que au cours de l'accouplement, l'alésage (116) et le doigt (210) sont décalés radialement
par rapport à l'axe d'accouplement (X3-X3) et en ce que l'alésage (116) et le doigt (210) sont aptes à coopérer en configuration indexée
des corps (102, 202).
13. Raccord électrique (R) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'amplitude de rotation (γ232) de la bague de verrouillage par rapport au corps (202)
du deuxième élément de raccord (200) autour de l'axe (X3-X3), est limitée angulairement
par un organe de blocage (228).
14. Raccord électrique (R) selon la revendication 13, caractérisé en ce que l'organe de blocage (228) est une clavette (228) logée dans le corps (202) du deuxième
élément de raccord (200), ou respectivement dans la bague de verrouillage (216), et
coopérant sur l'amplitude de rotation (γ232) avec un logement (230) radialement aligné
avec la clavette et ménagé dans la bague de verrouillage (216), ou respectivement
dans le corps (202) du deuxième élément de raccord (200).
15. Raccord électrique (R) selon l'une quelconque des revendications précédentes caractérisé en ce que le deuxième élément de raccord (200) comprend des moyens (240) d'attache de la bague
de sécurité (220) à un point fixe (242) extérieur au raccord.