[0001] L'invention concerne un procédé de commande d'un actionneur de soupape et un dispositif
pour la mise en oeuvre d'un tel procédé.
ARRIERE-PLAN DE L'INVENTION
[0002] On connaît du document
FR-A-2 849 101 des actionneurs de soupape pour moteur thermique de type CAMLESS, c'est-à-dire permettant
un actionnement direct des soupapes sans arbre à cames. Un exemple d'actionneur 1
est illustré en figure 1 et comporte un poussoir 2 agissant sur une soupape 3. Le
poussoir 2 est associé à une palette 4 déplacée sous l'effet de deux électroaimants
5 et 6 et de ressorts 7 et 8 définissant un point d'équilibre du poussoir 2 entre
deux positions extrêmes correspondant aux positions d'ouverture et de fermeture de
la soupape 3.
[0003] Le poussoir 2, la palette 4 et la soupape 3 sont guidés en translation dans le corps
de l'actionneur par des paliers 10 et 11 lubrifiés par de l'huile.
[0004] Lors d'un démarrage à froid, l'actionneur peut être soumis à des températures très
basses, proches de -30°C ou de -40°C, qui entraînent un figeage de l'huile de lubrification
des paliers 10 et 11 et donc une augmentation des frottements fluides incompatible
avec les exigences de fonctionnement de l'actionneur.
[0005] Il est connu de réchauffer l'huile de lubrification pour diminuer les frottements
fluides en chauffant l'actionneur par des moyens électriques de chauffage externes
à l'actionneur. Toutefois, la mise en oeuvre de ces moyens de chauffage externes est
difficile et coûteuse. En effet, les moyens externes de chauffage sont volumineux
et sont difficiles à disposer sur la culasse.
[0006] Il est également connu d'utiliser les électroaimants 5, 6 de l'actionneur 1 pour
produire de la chaleur par effet Joule en alimentant les bobines des électroaimants
5, 6 par des courants de formes diverses (constant, sinus, carré...) ayant une intensité
maximale insuffisante ou incompatible pour déplacer la palette 4.
[0007] La chaleur dégagée est généralement suffisante pour réchauffer le palier de la palette
4 et le palier 11 du poussoir 2 situés à proximité des électroaimants. Ce chauffage
est cependant peu efficace et reste insuffisant pour réchauffer le palier 10 de la
soupape 3, éloigné des électroaimants.
[0008] Le document
US6216652 B1 propose l'application d'un courant permettant le chauffage des bobines avant le démarrage.
Le document
EP1160421 A1 propose une augmentation du courant d'alimentation de la bobine proportionelle à
la baisse de température afin de diminuer la viscosité de l'huile tout en conservant
la même levée de soupape, et le document
JP 2001050065 A propose d'amener la soupape jusqu'à une position intermédiaire par le biais d'un
ressort lorsque la température de l'huile est trop basse.
[0009] Aucune des solutions ci-dessus ne permet un démarrage efficace du moteur lorsque
l'huile est figée du fait de la température.
OBJET DE L'INVENTION
[0010] L'invention a pour objet un procédé de commande d'un actionneur de soupape permettant
un démarrage efficace du moteur à basses températures, notamment lorsque l'huile du
moteur est figée.
BREVE DESCRIPTION DE L'INVENTION
[0011] L'invention concerne, selon l'un de ses aspects, un procédé de commande, lors du
démarrage d'un moteur, notamment d'un véhicule, d'un actionneur électromagnétique
d'au moins une soupape, notamment du véhicule, l'actionneur comprenant au moins une
bobine d'actionnement d'une palette solidaire d'un poussoir de soupape,
procédé dans lequel, pour réaliser la phase d'ouverture de soupape, on alimente la
bobine pour amener la soupape jusqu'à une position intermédiaire entre une position
d'ouverture et une position de fermeture de la soupape lorsqu'une condition prédéfinie
est satisfaite.
[0012] Le moteur est notamment un moteur thermique.
[0013] Le déplacement de la soupape jusqu'à la position intermédiaire est alors suffisant
pour obtenir une ouverture du conduit associé tout en ne nécessitant qu'une énergie
limitée pour vaincre les frottements s'opposant au déplacement de la soupape vers
sa position intermédiaire d'ouverture.
[0014] La soupape est agencée pour ouvrir et fermer un conduit et la position d'ouverture
de la soupape correspond à la position dans laquelle le conduit est complètement ouvert
tandis que la position de fermeture correspond à la position dans laquelle le conduit
est complètement fermé.
[0015] La soupape peut ensuite être ramenée depuis cette position intermédiaire à la position
de fermeture, le cas échéant après avoir été maintenue dans la position intermédiaire.
[0016] Le déplacement de la soupape entre la position intermédiaire et la position de fermeture
peut être poursuivi tant que la condition prédéfinie n'est pas satisfaite.
[0017] La condition prédéfinie se rapporte par exemple au résultat de la comparaison entre
une valeur mesurée et une valeur de seuil en deça ou au-delà de laquelle le procédé
de commande lors du démarrage est mis en oeuvre. La valeur mesurée est par exemple
la température ambiante. En variante, il peut s'agir de la température de l'huile
dans le moteur ou de la température du liquide de refroidissement.
[0018] Dans d'autres exemples, la valeur mesurée peut correspondre au temps écoulé depuis
le dernier fonctionnement du moteur, par exemple depuis son dernier démarrage ou depuis
son arrêt.
[0019] Dans d'autres exemples encore, la valeur mesurée peut correspondre à la viscosité
de l'huile dans le moteur.
[0020] En variante encore, la valeur mesurée peut être fournie par un capteur de position
de la soupape et la détection de la condition prédéfinie consiste à déterminer le
retard entre une position de consigne et la position mesurée. On peut ainsi estimer
les frottements fluides, sachant qu'à inertie des pièces constante, le retard est
dû aux frottements fluides dans les paliers.
[0021] En variante encore, la valeur mesurée peut être fournie par un capteur de vitesse
de la soupape et on détecte si la condition prédéfinie est satisfaite en comparant
une vitesse de consigne et la vitesse mesurée.
[0022] D'autres valeurs peuvent être utilisées pour vérifier si la condition prédéfinie
est satisfaite.
[0023] Lorsque cette condition prédéfinie n'est pas satisfaite, la phase d'ouverture de
soupape peut être effectuée en alimentant la bobine pour déplacer la palette de manière
à amener successivement le poussoir dans une position d'ouverture et une position
de fermeture de la soupape, selon un mode nominal de fonctionnement
[0024] En position intermédiaire, la soupape peut présenter une levée égale à au plus 15%,
notamment 10%, de la levée pleine qui est atteinte lorsque la soupape est en position
d'ouverture. La levée en position intermédiaire est par exemple comprise entre 5 et
10%, étant par exemple de l'ordre de 8,5% de la levée pleine.
[0025] Selon une application particulière, la soupape est une soupape d'admission du moteur
qui est un moteur thermique rotatif à combustion interne à piston alternatif ayant
un mode de nominal fonctionnement avec un point mort haut d'admission et un point
mort bas d'admission. Lorsque la condition prédéfinie est satisfaite, la phase d'ouverture
de soupape peut être retardée ou avancée par rapport au point mort haut admission.
La phase d'ouverture de soupape est par exemple retardée par rapport au point mort
haut d'admission d'une valeur angulaire correspondant à l'angle du vilebrequin pour
respecter un consigne imposée par l'unité de commande moteur (ECU).
[0026] La soupape peut être amenée jusqu'à la position intermédiaire, maintenue dans cette
position intermédiaire pour une plage de valeurs donnée pour l'angle de vilebrequin,
puis ramenée vers la position de fermeture. La vitesse de la soupape lorsqu'elle passe
de la position de fermeture vers la position intermédiaire peut être égale à celle
lorsqu'elle passe de la position intermédiaire à la position de fermeture. Ces vitesses
peuvent être faibles ou importantes, une levée intermédiaire de moins d'1 mm étant
par exemple atteinte au bout d'une durée comprise entre 2 et 20 ms.
[0027] La vitesse de la soupape lorsqu'elle passe de la position de fermeture vers la position
intermédiaire peut être supérieure, notamment le double, à la vitesse de la soupape
lorsqu'elle passe de la position intermédiaire à la position de fermeture. Par exemple,
lors de l'ouverture de la soupape, le passage de la position de fermeture à la position
dans laquelle la soupape a une levée intermédiaire d'1 mm peut être atteinte au bout
d'une durée comprise entre 2 et 5 ms. Lors de la fermeture de la soupape, le passage
de la position dans laquelle la soupape a la levée intermédiaire de 1 mm à la position
de fermeture peut se faire en une durée comprise entre 10 et 20 ms.
[0028] La soupape peut rester ouverte, lors de son aller-retour de la position de fermeture
vers la position intermédiaire, pendant une durée pendant laquelle la position du
vilebrequin varie d'au moins 180°.
[0029] En position intermédiaire d'ouverture, la soupape peut ou non avoir une levée maximale
comprise entre environ 0,4 mm et environ 1,3 mm, notamment égale à 1 mm ou 0,7 mm
environ.
[0030] Le ou les premiers déplacements de la soupape vers sa position intermédiaire d'ouverture
peuvent permettre le démarrage du moteur qui va rapidement monter en température et
réchauffer l'ensemble des composants qui lui sont associés. Le procédé passe alors
en mode de fonctionnement nominal. La chaleur nécessaire au réchauffage de l'huile
des paliers est donc produite par le moteur lui-même. Le procédé ne nécessite pas
de chauffage externe.
[0031] L'invention a également pour objet un dispositif de commande pour la mise en oeuvre
de ce procédé.
[0032] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de
la description qui suit d'un mode de mise en oeuvre particulier non limitatif de l'invention.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0033] Il sera fait référence aux dessins annexés, parmi lesquels :
- la figure 1 illustre un dispositif d'actionnement de soupape connu dont la programmation
permet la mise en oeuvre de l'invention ;
- la figure 2 est un diagramme montrant le profil de levée de la soupape dans le mode
de démarrage à froid du dispositif piloté conformément à un exemple de mise en oeuvre
de l'invention, avec l'angle de vilebrequin en abscisse et la position de la soupape
en ordonnée.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0034] L'exemple de mise en oeuvre de l'invention décrit ci-après concerne un procédé de
commande d'un actionneur de déplacement d'une soupape 3 d'un véhicule comprenant un
moteur thermique lors du démarrage du moteur. Le procédé est appliqué dans l'exemple
décrit à la commande d'une soupape d'admission d'un moteur thermique rotatif à combustion
interne à piston alternatif. Le piston entraîne en rotation un vilebrequin. Le moteur
fonctionne de façon connue en elle-même selon un cycle à quatre temps et possède un
mode nominal de fonctionnement avec un point mort haut d'admission et un point mort
bas d'admission définis en fonction de la position angulaire du vilebrequin sur un
cycle de deux tours soit 720°. Le point mort haut d'admission et le point mort bas
d'admission sont sensiblement à 0° et 180° respectivement.
[0035] La soupape 3 est agencée pour ouvrir et fermer un conduit d'admission 9 ménagé dans
une culasse du moteur et est à cette fin montée sur la culasse pour coulisser entre
une position d'ouverture et une position de fermeture.
[0036] La figure 1 illustre un actionneur de soupape 1 comprenant une bobine d'actionnement
proximale 6 et une bobine d'actionnement distale 5 qui sont disposées dans un corps
d'actionneur. Une palette 4 s'étend entre les bobines d'actionnement 5, 6. La palette
4 est solidaire d'un poussoir 2 de déplacement de la soupape 3.
[0037] La figure 1 illustre l'actionneur 1 en position neutre, c'est-à-dire que la palette
4 est à égale distance entre les bobines 5 et 6 et que la soupape 3 est en position
intermédiaire entre la position d'ouverture dans laquelle le conduit d'admission 9
est complètement ouvert et la position de fermeture dans laquelle le conduit d'admission
9 est complètement fermé. Le poussoir 2 est guidé en translation dans le corps de
l'actionneur 1 par un palier d'actionneur 11 et peut être déplacé entre la position
d'ouverture par la bobine proximale 6 alimentée pour attirer la palette 4 et la position
de fermeture par la bobine distale 5 alimentée pour attirer la palette 4.
[0038] Lorsque la palette 4 est attirée par la bobine proximale 6, le poussoir 2 pousse
la soupape 3, aidé par un ressort de poussée 7, ce qui entraîne le déplacement de
la soupape 3 et l'ouverture du conduit d'admission 9.
[0039] Lorsque la palette 4 est attirée par la bobine distale 5, le poussoir 2 libère la
soupape 3 qui ferme le conduit d'admission 9 sous l'effort d'un ressort de rappel
8.
[0040] Les déplacements du poussoir 4 et de la soupape 3 sont guidés respectivement par
le palier d'actionneur 11 et par le palier de soupape 10, qui sont lubrifiés par un
film d'huile.
[0041] Les bobines d'actionnement 5, 6 sont reliées à une unité de commande de l'actionneur,
comprenant un dispositif de commande incorporant, de façon connue en elle-même, un
processeur exécutant un programme de commande mettant en oeuvre le procédé de l'invention.
L'unité de commande peut être une unité de commande dédiée (par exemple de type VCU
de l'anglais « valve control unit ») ou l'unité de commande moteur (ou de type ECU
de l'anglais « engine control unit »).L'unité de commande peut également contrôler
des composants d'électronique de puissance embarqués dans le véhicule.
[0043] Dans une phase de fonctionnement nominal, la palette 4 est déplacée par les bobines
5 et 6 successivement entre la position d'ouverture et la position de fermeture afin
d'ouvrir et de fermer le conduit d'admission 9 par la soupape 3. La levée maximale
de la soupape en mode nominal de fonctionnement, lorsqu'elle est dans la position
d'ouverture est dans l'exemple considéré de 0,55 mm Pour conserver la synchronisation
des soupapes du moteur entre elles, la position de la soupape 3 est suivie par l'unité
de commande qui est reliée à des capteurs de position de la soupape 3 et/ou de la
palette 4. Ces capteurs sont connus en eux-mêmes et sont reliés au dispositif de commande.
Ainsi, le programme de commande est agencé de telle manière que le signal de commande
des bobines 5, 6 soit assujetti à la position de la palette 4 et/ou de la soupape
3 afin de compenser l'inertie des pièces et les frottements fluides.
[0044] Le procédé de commande de l'invention comprend un mode de démarrage à froid préalable
au mode de fonctionnement nominal. La nécessité de recourir au mode de démarrage à
froid est par exemple déterminée par rapport à la vérification d'une condition prédéfinie.
Cette condition prédéfinie porte par exemple sur la température ambiante et on peut
alors utiliser un capteur de la température ambiante et comparer la valeur fournie
par ce capteur avec un seuil de température prédéterminé.
[0045] Dans le mode de démarrage à froid, la bobine 5 est alimentée pour lâcher la palette
4 de manière à amener ladite palette 4 au plus dans une position intermédiaire d'ouverture
pour réaliser la phase d'ouverture de la soupape 3 puis à la rappeler en position
de fermeture selon un profil généralement désigné en A sur la figure 2. En position
intermédiaire d'ouverture, la soupape 3 a une levée comprise entre 0,4 mm et 0,7 mm
environ et, de préférence, en position intermédiaire d'ouverture, la soupape a une
levée de 0,7 mm.
[0046] L'unité de commande pilote l'actionneur de telle manière que la phase d'ouverture
soit décalée par rapport au point mort haut admission, ce décalage pouvant correspondre
à un retard ou une avance par rapport au point haut d'admission et la valeur de ce
décalage est par exemple fournie par l'ECU. L'unité de commande pilote l'actionneur
de telle manière que le profil A comporte une relativement faible vitesse d'ouverture
(représentée par la pente B sur la figure 2) et une relativement faible vitesse de
fermeture (représentée par la pente C sur la figure 2).
[0047] Lorsque l'unité de commande détecte que le maintien du mode de démarrage à froid
n'est plus nécessaire, lorsque la condition prédéfinie n'est plus satisfaite, par
exemple parce que le régime moteur a dépassé le régime auto-entretenu de ralenti ou
parce que la valeur des frottements visqueux détectés est inférieure à une valeur
de seuil prédéterminé, l'unité de commande provoque le passage du dispositif de commande
dans le mode nominal de fonctionnement.
[0048] L'actionneur est alors piloté conformément au mode de fonctionnement nominal du procédé
de commande qui comprend l'étape d'alimenter les bobines 5, 6 pour attirer la palette
4 successivement vers l'une et l'autre bobine 5, 6 de manière à amener le poussoir
2 dans une position d'ouverture et une position de fermeture de la soupape 3 pour
réaliser la phase d'ouverture de soupape selon le mode nominal de fonctionnement.
[0049] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode particulier de réalisation qui
vient d'être décrit mais englobe toute variante entrant dans le cadre de l'invention
telle que définie par les revendications.
[0050] Ainsi, le procédé n'est pas limité aux actionneurs bi-bobines tel celui illustré
en figure 1 mais est également utilisable pour des actionneurs à simple bobine.
[0051] Le procédé de commande est utilisable pour l'actionnement de soupape(s) utilisée(s)
dans un véhicule, notamment à moteur thermique. Il peut s'agir de soupape(s) d'admission
et/ou de(s) soupape(s) d'échappement.
1. Procédé de commande, lors du démarrage d'un moteur, notamment d'un moteur de véhicule,
d'un actionneur électromagnétique (1) d'au moins une soupape (3), notamment du véhicule,
l'actionneur comprenant au moins une bobine d'actionnement (5, 6) d'une palette (4)
solidaire d'un poussoir (2) de soupape (3),
procédé dans lequel, pour réaliser la phase d'ouverture de soupape (3), on alimente
la bobine (5, 6) pour amener la soupape (3) jusqu'à une position intermédiaire entre
une position d'ouverture et une position de fermeture de la soupape lorsqu'une condition
prédéfinie est satisfaite.
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la condition prédéfinie se rapporte
au résultat de la comparaison entre une valeur mesurée et une valeur de seuil.
3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel la valeur mesurée est une valeur de
température et cette valeur est comparée à une valeur de température de seuil.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel la soupape
est maintenue dans la position intermédiaire puis ramenée en position de fermeture.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans lequel lorsque la condition
prédéfinie n'est pas satisfaite, la phase d'ouverture de soupape est effectuée en
alimentant la bobine (5, 6) pour déplacer la palette (4) de manière à amener successivement
le poussoir (2) dans une position d'ouverture et une position de fermeture de la soupape
(3), selon un mode nominal de fonctionnement
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, le moteur étant un moteur
thermique rotatif à combustion interne à piston alternatif ayant un mode de nominal
fonctionnement avec un point mort haut d'admission et un point mort bas d'admission
et la soupape étant une soupape d'admission dudit moteur.
7. Procédé selon la revendication 6, dans lequel, lorsque la condition prédéfinie est
satisfaite, la phase d'ouverture est retardée ou avancée par rapport au point mort
haut admission.
8. Procédé selon la revendication 6 ou 7, dans laquelle la soupape a une durée d'ouverture
pendant laquelle la position du vilebrequin du moteur varie d'au moins 180°.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel, en position
intermédiaire d'ouverture, la soupape a une levée maximale comprise entre environ
1,3 mm et environ 0,4 mm, notamment de l'ordre de 0,7 mm.
10. Dispositif d'actionnement de soupape comportant un actionneur (1) électromagnétique
de soupape (3), comprenant au moins une bobine d'actionnement (5, 6) d'une palette
(4) solidaire d'un poussoir (2) de soupape (3), une unité de commande étant reliée
à l'actionneur et programmée pour mettre en oeuvre le procédé selon l'une des revendications
précédentes.
1. Steuerungsverfahren beim Anlassen eines Motors, insbesondere eines Kraftfahrzeugs,
eines elektromagnetischen Aktuators (1) mindestens eines Ventils (3), insbesondere
des Fahrzeugs, wobei der Aktuator mindestens eine Betätigungsspule (5, 6) eines Flügels
(4), der fest mit einem Stößel (2) des Ventils (3) verbunden ist, umfasst,
Verfahren bei dem man zum Ausführen der Öffnungsphase des Ventils (3) die Spule (5,
6) versorgt, um das Ventil (3) bis zu einer Zwischenposition zwischen einer Öffnungsposition
und einer Schließposition des Ventils zu bringen, wenn eine vorbestimmte Bedingung
erfüllt ist.
2. Verfahren nach Anspruch 1, bei dem die vordefinierte Bedingung das Resultat des Vergleichs
zwischen einem Messwert und einem Schwellenwert betrifft.
3. Verfahren nach Anspruch 2, bei dem der Messwert ein Temperaturwert ist und dieser
Wert mit einem Temperaturschwellenwert verglichen wird.
4. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem das Ventil in der Zwischenposition
gehalten und dann in Schließposition zurückgestellt wird.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, bei dem, wenn die vordefinierte Bedingung
nicht erfüllt ist, die Ventilöffnungsphase ausgeführt wird, indem die Spule (5, 6)
versorgt wird, um den Flügel (4) derart zu verlagern, dass nacheinander der Stößel
(2) in eine Öffnungsposition und eine Schließposition des Ventils (3) gemäß einer
Nennbetriebsart gebracht wird.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, wobei der Motor ein Verbrennungsmotor
mit Hubkolben ist, der eine Nennbetriebsart mit einem oberen Ansaugtotpunkt und einem
unteren Ansaugtotpunkt hat und das Ventil ein Ansaugventil des Motors ist.
7. Verfahren nach Anspruch 6, bei dem, wenn die vordefinierte Bedingung erfüllt ist,
die Öffnungsphase in Bezug auf den oberen Ansaugtotpunkt verzögert oder vorgestellt
wird.
8. Verfahren nach Anspruch 6 oder 7, bei dem das Ventil eine Öffnungsdauer hat, während
welcher die Position der Kurbelwelle des Motors um mindestens 180° variiert.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 8, bei dem das Ventil in Öffnungszwischenposition
einen maximalen Hub hat, der zwischen etwa 1,3 mm und etwa 0,4 mm liegt und insbesondere
in der Größenordnung von 0,7 mm.
10. Ventilbetätigungsvorrichtung, die einen elektromagnetischen Aktuator (1) des Ventils
(3) umfasst, der mindestens eine Betätigungsspule (5, 6) eines Flügels (4) umfasst,
der fest mit einem Stößel (2) des Ventils (3) verbunden ist, wobei eine Steuereinheit
mit dem Aktuator verbunden und programmiert ist, um das Verfahren nach einem der vorhergehenden
Ansprüche umzusetzen.
1. Method for controlling, during an engine start, notably a motor vehicle engine start,
an electromagnetic actuator (1) of at least one valve (3), notably of the vehicle,
the actuator comprising at least one actuating coil (5, 6) actuating a vane (4) solid
with a valve (3) tappet (2),
in which method, in order to achieve the phase of opening the valve (3), the coil
(5, 6) is powered in order to bring the valve (3) into an intermediate position between
a position in which the valve (3) is open and a position in which it is closed when
a predefined condition is met.
2. Method according to Claim 1, in which the predefined condition relates to the result
of the comparison between a measured value and a threshold value.
3. Method according to Claim 2, in which the measured value is a temperature value and
this value is compared against a threshold temperature value.
4. Method according to any one of the preceding claims, in which the valve is held in
the intermediate position then returned to the closed position.
5. Method according to any one of Claims 1 to 4, in which when the predefined condition
is not met, the phase of opening the valve is performed by powering the coil (5, 6)
to move the vane (4) in such a way as to bring the tappet (2) successively into a
position in which the valve (3) is open and a position in which it is closed, according
to a nominal mode of operation.
6. Method according to any one of Claims 1 to 5, the engine being a rotary reciprocating-piston
internal combustion engine having a nominal mode of operation with a top dead centre
for inlet and a bottom dead centre for inlet and the valve being an inlet valve of
the said engine.
7. Method according to Claim 6, in which when the predefined condition is met, the phase
of opening is retarded or advanced with respect to the inlet top dead centre.
8. Method according to Claim 6 or 7, in which the valve is open for a duration during
which the position of the engine crankshaft varies by at least 180°.
9. Method according to any one of Claims 1 to 8, in which, in the intermediate position
of openness, the valve has a maximum valve lift of between approximately 1.3 mm and
approximately 0.4 mm, notably of the order of 0.7 mm.
10. Valve actuating device comprising an electromagnetic valve (3) actuator (1) comprising
at least one actuating coil (5, 6) actuating a vane (4) solid with a valve (3) tappet
(2), a control unit being connected to the actuator and programmed to implement the
method according to one of the preceding claims.