(19)
(11) EP 2 753 889 B1

(12) FASCICULE DE BREVET EUROPEEN

(45) Mention de la délivrance du brevet:
18.11.2015  Bulletin  2015/47

(21) Numéro de dépôt: 12773012.5

(22) Date de dépôt:  03.09.2012
(51) Int. Cl.: 
F27B 13/14(2006.01)
C21D 11/00(2006.01)
C04B 35/52(2006.01)
F27D 19/00(2006.01)
(86) Numéro de dépôt:
PCT/FR2012/051970
(87) Numéro de publication internationale:
WO 2013/034840 (14.03.2013 Gazette  2013/11)

(54)

DISPOSITIF ET PROCÉDÉ D'OPTIMISATION DE LA COMBUSTION DANS DES LIGNES DE CLOISONS D'UN FOUR À CHAMBRES POUR LA CUISSON DE BLOCS CARBONÉS

VORRICHTUNG UND VERFAHREN ZUR OPTIMIERUNG DER VERBRENNUNG IN PARTITIONSREIHEN EINES KAMMEROFENS ZUM BRENNEN VON KOHLENSTOFFBLÖCKEN

DEVICE AND METHOD FOR OPTIMISING COMBUSTION IN PARTITION LINES OF A CHAMBER KILN FOR FIRING CARBON BLOCKS


(84) Etats contractants désignés:
AL AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO RS SE SI SK SM TR

(30) Priorité: 08.09.2011 FR 1157976

(43) Date de publication de la demande:
16.07.2014  Bulletin  2014/29

(73) Titulaire: Fives Solios S.A.
78100 Saint-Germain-en-Laye, (FR)

(72) Inventeurs:
  • FIOT, Nicolas
    F-69700 Givors (FR)
  • CHERIF IDRISSI EL GANOUNI, Oussama
    F-75009 Paris (FR)

(74) Mandataire: Cabinet Plasseraud 
52, rue de la Victoire
75440 Paris Cedex 09
75440 Paris Cedex 09 (FR)


(56) Documents cités: : 
   
  • BEACH DAVID ET AL: "Proven control philosophy and operation for anode baking process", LIGHT METALS, MINERALS, METALS AND MATERIALS SOCIETY / ALUMINIUM COMMITTEE, US, 1 janvier 2007 (2007-01-01), pages 953-957, XP009103395, ISSN: 0147-0809
   
Il est rappelé que: Dans un délai de neuf mois à compter de la date de publication de la mention de la délivrance de brevet européen, toute personne peut faire opposition au brevet européen délivré, auprès de l'Office européen des brevets. L'opposition doit être formée par écrit et motivée. Elle n'est réputée formée qu'après paiement de la taxe d'opposition. (Art. 99(1) Convention sur le brevet européen).


Description


[0001] La présente invention est relative aux fours à chambres dits à "feu(x) tournant(s)", pour la cuisson de bloc carbonés, plus particulièrement d'anodes et de cathodes en carbone destinées à la production par électrolyse de l'aluminium. Elle a plus particulièrement pour objet une méthode et un dispositif d'optimisation de la combustion dans des lignes de cloisons d'un tel four à chambres.

[0002] Des fours à feu(x) tournant(s) pour cuire des anodes sont décrits notamment dans la demande de brevet WO201127042 à laquelle on se reportera pour plus de précisions à leur sujet.

[0003] En outre, l'article « Proven control philosophy and operation for anode baking process », par D. Beach, paru dans la revue « Light metals » en 2007, divulgue un système de contrôle de la combustion dans des lignes de cloisons d'un fur à feux tournant, comprenant des contrôleurs intégrés dans des modules de contrôle d'équipement communicant entre eux par l'intermédiaire d'un réseau LAN.

[0004] On rappelle cependant partiellement leur structure et leur fonctionnement, en référence aux figures 1 et 2 ci-après, représentant respectivement une vue schématisée en plan de la structure d'un four à feu(x) tournant(s) et chambres ouvertes, à deux feux dans cet exemple, pour la figure 1, et une vue partielle en perspective et coupe transversale avec arrachement représentant la structure interne d'un tel four, pour la figure 2.

[0005] Le four à cuire (FAC) 1 comprend deux cuvelages ou travées 1 a et 1 b parallèles, s'étendant selon l'axe longitudinal XX sur la longueur du four 1 et comportant chacun(e) une succession de chambres 2 transversales (perpendiculaires à l'axe XX), séparées les unes des autres par des murs transversaux 3. Chaque chambre 2 est constituée, dans sa longueur, c'est-à-dire dans la direction transversale du four 1, par la juxtaposition, en alternance, d'alvéoles 4, ouverts à leur partie supérieure, pour permettre le chargement des blocs carbonés à cuire et le déchargement des blocs cuits refroidis, et dans lesquels sont empilés les blocs carbonés 5 à cuire noyés dans une poussière carbonée, et des cloisons chauffantes creuses 6, à parois minces, généralement maintenues espacées par des entretoises 6a transversales. Les cloisons creuses 6 d'une chambre 2 sont dans le prolongement longitudinal (parallèle au grand axe XX du four 1) des cloisons creuses 6 des autres chambres 2 de la même travée 1 a ou 1 b, et les cloisons creuses 6 sont en communication les unes avec les autres par des lucarnes 7 à la partie supérieure de leurs parois longitudinales, en regard de passages longitudinaux ménagés à ce niveau dans les murs transversaux 3, de sorte que les cloisons creuses 6 forment des lignes de cloisons longitudinales, disposées parallèlement au grand axe XX du four et dans lesquelles vont circuler des fluides gazeux (air comburant, gaz combustibles et gaz et fumées de combustion) permettant d'assurer la préchauffe et la cuisson des anodes 5, puis leur refroidissement. Les cloisons creuses 6 comportent, en outre, des chicanes 8, pour allonger et répartir plus uniformément le trajet des gaz ou fumées de combustion et ces cloisons creuses 6 sont munies, à leur partie supérieure, d'ouvertures 9, dites « ouvreaux », obturables par des couvercles amovibles et ménagées dans un bloc de couronnement du four 1. Les deux travées 1 a et 1b du four 1 sont mises en communication à leurs extrémités longitudinales par des carneaux de virage 10, qui permettent de transférer les fluides gazeux d'une extrémité de chaque ligne de cloisons creuses 6 d'une travée 1a ou 1b à l'extrémité de la ligne de cloisons creuses 6 correspondante sur l'autre travée 1 b ou 1 a, de sorte à former des boucles sensiblement rectangulaires de lignes de cloisons creuses 6.

[0006] Le principe d'exploitation des fours à feu(x) tournant(s), également dénommés fours « à avancement de feu(x) », consiste à amener un front de flammes à se déplacer d'une chambre 2 à une autre qui lui est adjacente au cours d'un cycle, chaque chambre 2 subissant successivement des stades de préchauffage; chauffage forcé, plein feu, puis refroidissement (naturel puis forcé).

[0007] La cuisson des anodes 5 est réalisée par un ou plusieurs feux ou groupes de feux (deux groupes de feux étant représentés sur la figure 1, dans une position dans laquelle l'un s'étend, dans cet exemple, sur treize chambres 2 de la travée 1 a et l'autre sur treize chambres 2 de la travée 1 b) qui se déplacent cycliquement de chambre 2 en chambre 2.

[0008] Chaque feu ou groupe de feux est composé de cinq zones successives A à E, qui sont, comme représenté sur la figure 1 pour le feu de la travée 1b, et de l'aval vers l'amont par rapport au sens d'écoulement des fluides gazeux dans les lignes de cloisons creuses 6, et dans le sens contraire aux déplacements cycliques de chambre en chambre :
  1. A) Une zone de préchauffage comportant, en se reportant au feu de la travée 1a, et en tenant compte du sens de rotation des feux indiqué par la flèche au niveau du carneau de virage 10 à l'extrémité du four 1 en haut sur la figure 1 :
    • une rampe d'aspiration 11 équipée, pour chaque cloison creuse 6 de la chambre 2 au-dessus de laquelle cette rampe d'aspiration s'étend, d'un système de mesure et de réglage du débit des gaz et fumées de combustion par ligne de cloisons creuses 6, ce système pouvant comprendre, dans chaque pipe d'aspiration 11a qui est solidaire de la rampe d'aspiration 11 et débouchant dans cette dernière; d'une part, et, d'autre part, engagée dans l'ouverture 9 de l'une respectivement des cloisons creuses 6 de cette chambre 2, un volet d'obturation réglable pivoté par un actionneur de volet, pour le réglage du débit, ainsi qu'un débitmètre 12, légèrement en amont, dans la pipe 11 a correspondante, d'un capteur de température (thermocouple) 13 de mesure de la température des fumées de combustion à l'aspiration, et
    • une rampe de mesure de préchauffage 15, sensiblement parallèle à la rampe d'aspiration 11 en amont de cette dernière, généralement, au-dessus de la même chambre 2, et équipée de capteurs de température (thermocouples) et de capteurs de pression pour préparer la dépression statique et la température régnant dans chacune des cloisons creuses 6 de cette chambre 2 afin de pouvoir afficher et régler cette dépression et cette température de la zone de préchauffage;
  2. B) Une zone de chauffage comportant :
    • plusieurs rampes de chauffage identiques 16, deux ou, de préférence, trois, comme représenté sur la figure 1, ou davantage selon la durée de cycle ; chacune équipée de brûleurs ou d'injecteurs de combustible (liquide ou gazeux) et de capteurs de température (thermocouples), chacune des rampes 16 s'étendant au-dessus de l'une des chambres respectivement d'un nombre correspondant de chambres 2 adjacentes, de sorte que les injecteurs de chaque rampe de chauffage 16 sont engagés dans les ouvertures 9 des cloisons creuses 6 pour y injecter le combustible ;
  3. C) Une zone de soufflage ou de refroidissement naturel comportant :
    • une rampe dite de « point zéro » 17, s'étendant au-dessus de la chambre 2 immédiatement en amont de celle en dessous de la rampe de chauffage 16 la plus en amont, et équipée de capteurs de pression pour mesurer la pression régnant dans chacune des cloisons creuses 6 de cette chambre 2, afin de pouvoir régler cette pression, et
    • une rampe de soufflage 18, équipée de moto ventilateurs munis d'un dispositif permettant le réglage du débit d'air ambiant insufflé dans chacune des cloisons creuses 6 d'une chambre 2 en amont de celle située sous la rampe de point zéro 17, de sorte que les débits d'air ambiant insufflés dans ces cloisons creuses 6 peuvent être régulés de sorte à obtenir une pression voulue (légère surpression ou légère dépression) au niveau de la rampe de point zéro 17 ;
  4. D) Une zone de refroidissement forcé, qui s'étend sur trois chambres 2 en amont de la rampe de soufflage 18, et qui comporte, dans cet exemple, deux rampes de refroidissement 19 parallèles, chacune équipée de moto ventilateurs et de pipes de soufflage insufflant de l'air ambiant dans les cloisons creuses 6 de la chambre 2 correspondante ; et
  5. E) Une zone de travail, s'étendant en amont des rampes de refroidissement 19 et permettant l'enfournemènt et le défournement des anodes 5, et l'entretien des chambres 2.


[0009] En amont des rampes de chauffage 16, la rampe de soufflage 18 et la ou les rampe(s) de refroidissement forcé 19 comportent des pipes d'insufflation d'air de combustion alimentées par des moto ventilateurs, ces pipes étant connectées, via les ouvertures 9, aux cloisons creuses 6 des chambres 2 concernées. En aval des rampes de chauffage 16, on dispose de la rampe d'aspiration 11 pour extraire les gaz et fumées de combustion, désignés dans leur ensemble par les termes « fumées de combustion », qui circulent dans les lignes de cloisons creuses 6.

[0010] Le chauffage et la cuisson des anodes 5 sont assurés à la fois par la combustion du combustible (gazeux ou liquide) injecté, de manière contrôlée, par les rampes de chauffage 16, et, dans une mesure sensiblement égale, par la combustion de matières volatiles (telles que des hydrocarbures aromatiques polycycliques) du brai diffusées par les anodes 5 dans les alvéoles 4 des chambres 2 en zones de préchauffage et chauffage, ces matières volatiles, en grande partie combustible, diffusées dans les alvéoles 4 pouvant s'écouler dans les deux cloisons creuses 6 adjacentes par des passages ménagés dans ces cloisons, pour s'enflammer dans ces deux cloisons, grâce à de l'air comburant résiduel présent, à ce niveau, parmi les fumées de combustion dans ces cloisons creuses 6.

[0011] Ainsi, la circulation de l'air et des fumées de combustion s'effectue le long des lignes de cloisons creuses 6, et une dépression, imposée en aval de la zone de chauffage B par la rampe d'aspiration 11 à l'extrémité aval de la zone de préchauffage A, permet de contrôler le débit des fumées de combustion à l'intérieur des cloisons creuses 6, tandis que l'air provenant des zones de refroidissement C et D, grâce aux rampes de refroidissement 19 et surtout à la rampe de soufflage 18, est préchauffé dans les cloisons creuses 6, en refroidissant les anodes 5 cuites dans les alvéoles 4 adjacents, au cours de son trajet et sert de comburant lorsqu'il parvient dans la zone de chauffage B.

[0012] Au fur et à mesure que la cuisson des anodes 5 se produit, on fait avancer cycliquement (par exemples toutes les 24 heures environ) d'une chambre 2 l'ensemble des rampes 11 à 19 et les équipements et appareillages de mesures et d'enregistrement associés, chaque chambre 2 assurant ainsi, successivement, en amont de la zone de préchauffage A, une fonction de chargement des blocs carbonés crus 5, puis, dans la zone de préchauffage A, une fonction de préchauffage naturel par les fumées de combustion du combustible et des vapeurs de brai qui quittent les alvéoles 4 en pénétrant dans les cloisons creuses 6, compte tenu de la dépression dans les cloisons creuses 6 des chambres 2 en zone de préchauffage A, puis, dans la zone de chauffage B ou de cuisson, une fonction de chauffage des blocs 5 à environ 1100°C, et enfin, dans les zones de refroidissement C et D, une fonction de refroidissement des blocs cuits 5 par l'air ambiant et, corrélativement, de préchauffage de cet air constituant le comburant du four 1, la zone de refroidissement forcé D étant suivie, dans le sens opposé au sens d'avancement du feu et de circulation des fumées de combustion, d'une zone E de déchargement des blocs carbonés 5 refroidis, puis éventuellement de chargement des blocs carbonés crus dans les alvéoles 4.

[0013] Le procédé de régulation du FAC 1 comprend essentiellement la régulation en température et/ou en pression des zones de préchauffage A, chauffage B et soufflage ou refroidissement naturel C du four 1 en fonction de lois de consignes prédéfinies.

[0014] Les fumées de combustion extraites des feux par les rampes d'aspiration 11 sont collectées dans un conduit des fumées 20, par exemple un conduit cylindrique partiellement représenté sur la figure 2, avec un carneau des fumées 21 pouvant avoir une forme en plan en U (voir en pointillés sur la figure 1) ou pouvant faire le tour du four, et dont la sortie 22 dirige les fumées de combustion aspirées et collectées vers un centre de traitement des fumées (CTF) non représenté car ne faisant pas partie de l'invention.

[0015] Afin de conférer aux anodes (bloc carbonés) leurs caractéristiques optimales, et donc principalement de garantir l'obtention d'une température finale de cuisson, la conduite actuelle des fours de ce type privilégie l'alimentation en combustible des rampes de chauffage 16 indépendamment des conditions de dépression de tirage et des conditions aérauliques dans les cloisons 6, d'où il peut résulter une combustion incomplète dans un nombre non négligeable, voir élevé, des lignes de cloisons 6. Ceci a, à son tour, pour conséquence des coûts de fonctionnement élevés du four, non seulement en raison de la surconsommation en combustible, mais également en raison de l'encrassement des gaines et conduits d'aspiration qui mènent à la captation par les dépôts d'imbrûlés, dépôts qui représentent de surcroit un risque potentiel d'inflammation et de dérive du procédé de cuisson.

[0016] Les injecteurs d'une rampe de chauffage sont répartis par paire de sorte de disposer de deux injecteurs par cloison. Le nombre d'injecteurs d'une rampe est ainsi égal à deux fois le nombre de cloisons, par exemple quatorze injecteurs pour sept cloisons. Pour une zone de chauffage équipée de trois rampes, au total six injecteurs injectent du combustible dans une même cloison.

[0017] Les équipements fluidiques qui équipent une rampe de chauffage 16 sont adaptés à la nature du combustible disponible, notamment s'il est gazeux, comme du gaz naturel, ou liquide, comme du fuel lourd. Pour simplifier le descriptif de l'invention, nous considérons par la suite que le combustible est gazeux.

[0018] La figure 3 représente schématiquement un exemple de rampe de chauffage 16 connue pour un combustible gazeux. Sur cette figure sont représentées 4 paires d'injecteurs 23 sachant qu'une rampe 16 est généralement équipée de 7 à 10 paires. Les injecteurs 23 sont connectés sur une même tuyauterie d'alimentation embarquée sur la rampe de chauffage 16 et connectée au réseau usine via un flexible 26 et un raccord rapide 25. Chaque injecteur 23 est précédé par une électrovanne marche/arrêt 37 de sorte à commander individuellement chaque injecteur 23. La tuyauterie d'alimentation de la rampe comprend un coupleur rapide 25, un flexible 26, un filtre27, une électrovanne de sécurité globale 28, un circuit de by-pass de cette électrovanne de sécurité globale comprenant une vanne à aiguille 29 et une électrovanne 30 permettant de contrôler l'étanchéité de la tuyauterie, un organe de mesure de débit 31 (optionnel), un régulateur de pression 32 (optionnel), un pressostat 33 avec un déclenchement sur un seuil minimum de pression, un pressostat 34 avec un déclenchement sur un seuil maximum de pression , un capteur de pression 35. Ce circuit principal alimente l'ensemble des injecteurs 23, chacun étant précédé d'une vanne manuelle 36, d'une électrovanne 37 et d'un flexible 38.

[0019] La figure 4 représente schématiquement un exemple d'une coupe verticale d'un four connu selon l'axe longitudinal XX au milieu d'une cloison creuse 6. Cet exemple comprend 3 rampes de chauffage successives, 16a, 16b et 16c. La rampe de soufflage 18 assure la circulation d'air frais pour le refroidissement des anodes cuites et l'apport en oxygène pour la combustion du combustible injecté par les rampes de chauffage 16a, 16b, 16c. L'écoulement de l'air, puis des fumées de combustion, dans la cloison 6 est schématisé par la ligne en pointillés. Les ouvertures 9 des chambres 2 situées entre la rampe de soufflage 18 et les rampes de chauffage 16a, 16b, 16c sont fermées de sorte à limiter l'échappement de l'air soufflé. En amont de la première rampe de chauffage 16c se trouve la rampe 17 dite de « point zéro ». On peut voir représenté, pour cette cloison 6 et ces 3 rampes de chauffage 16a, 16b, 16c, les paires d'injecteurs 23a1, 23a2, 23b1, 23b2, 23c1, 23c2 et les thermocouples 24a, 24b et 24c de mesure de la température dans la cloison. Pour chaque rampe de chauffage 16a, 16b, 16c, les injecteurs correspondants sont placés dans deux ouvertures 9 séparées par une ouverture 9 restée libre et fermée par un couvercle. Les thermocouples 24 sont placés en aval des injecteurs dans le sens d'écoulement des gaz. En fin de feu se trouve la rampe d'aspiration 11 précédée par la rampe de mesure de préchauffage 15.

[0020] En moyenne, une rampe de chauffage 16 fonctionne à environ 30% de sa puissance totale. Pour limiter le coût, l'encombrement et le poids d'une rampe 16, sa tuyauterie est dimensionnée pour un débit nominal de combustible équivalent à 30% du débit qui serait nécessaire pour alimenter simultanément l'ensemble des injecteurs 23 de cette rampe 16 à leur puissance nominale. Si un grand nombre d'injecteurs 23 s'ouvrent en même temps, on dépasse la capacité en débit de la rampe 16 et la pression gaz chute de manière incontrôlée. Cette baisse de pression a pour effet de réduire la longueur de flamme, et peut se traduire par une dégradation de la qualité de la combustion. Ce phénomène est surtout visible avec un combustible gazeux, car pour un combustible liquide, il est compensé par une pompe embarquée sur la rampe 16 qui entretient la pression et qui fait circuler en permanence dans la tuyauterie de 3 à 5 fois le volume de combustible liquide injecté.

[0021] L'injection de combustible est réalisée par pulsations (ou impulsions). La puissance injectée est généralement modulée en faisant varier la durée de fermeture des vannes automatiques 37 des injecteurs 23. Elle peut également être modulée en faisant varier la durée d'ouverture des vannes 37. Lorsqu'un injecteur 23 est ouvert, il injecte 100% de sa puissance et consomme son débit maximum. Par exemple, pour du gaz naturel, les durées d'injection varient généralement de 0,5 à 4s alors que pour du fuel lourd, les durées d'injection varient généralement de 30 à 150ms.

[0022] En variante, la modulation de la puissance injectée peut également être obtenue en faisant varier la pression d'alimentation des injecteurs 23 en combustible, par exemple au moyen d'un régulateur de pression 32 placé sur la tuyauterie d'alimentation de chaque rampe 16. Cette solution a pour effet de modifier la longueur de flamme selon le niveau de pression, une faible pression conduisant à une flamme plus courte qu'en fonctionnement à pression nominale. Elle a donc un impact sur la distribution calorifique dans les cloisons 6 et le profil de température sur la hauteur de chaque cloison 6.

[0023] La puissance brute à injecter est calculée par l'intermédiaire d'un bloc P.I.D incrémental pour chaque paire d'injecteurs de chaque rampe 16, c'est-à-dire par cloison 6. En fonction de l'écart entre la température mesurée par le thermocouple 24 de la rampe 16 de la cloison 6 concernée et la consigne paramétrée par l'opérateur, le bloc P.I.D calcule une variation de commande totale brute. Cette variation ajoutée à la commande brute précédente donne une commande totale brute comprise entre 0 et 100%. Cette commande est alors bornée en fonction de limites hautes et basses à ne pas dépasser saisies par l'opérateur pour la rampe 16.

[0024] La répartition de cette puissance sur les deux injecteurs, tels que 23a1 et 23a2 pour la rampe 16a, se fait par exemple à partir d'un paramètre de ratio qui est saisi par l'opérateur. Le ratio est toujours respecté, les limites hautes et basses possibles pour la rampe 16 sont calculées pour permettre cela. Le système ensuite ajuste cette puissance totale pour respecter la limite de puissance maximum qui a été fixée pour la cloison 6. Cette limite maximum est fixée soit par l'opérateur soit par un module de surveillance de la combustion.

[0025] La puissance totale finalisé est ensuite transmise à un automate de contrôle/commande de la rampe 16 avec le ratio et la durée de pulsation. L'automate calcule alors un temps de fermeture pour l'injecteur amont (tel que 23a2) et l'injecteur aval (tel que 23a1) afin que la puissance injectée respecte le ratio et la puissance totale. Les pulsations ainsi calculées sont transmises aux injecteurs 23.

[0026] Dans les réalisations existantes, il n'y a pas de cadencement très précis fait avec les autres paires d'injecteurs 23 des autres rampes 16 placées sur la même cloison 6. L'air de combustion venant principalement de l'amont (soufflé par la rampe de soufflage 18), il est de plus en plus appauvri en oxygène entre la première rampe de chauffage (telle que 16c) et la dernière (telle que 16a). En fonction de la séquence d'injection entre les injecteurs 23 placés sur une même cloison 6, il y a des situations où des injecteurs 23 injectent dans le même volume d'air que leurs prédécesseurs, ledit volume étant alors appauvri en oxygène. Cela entraîne soit une combustion en décalage par rapport à l'endroit d'injection, soit une combustion incomplète du combustible injecté et la production d'imbrulés. Le phénomène est plus marqué avec un combustible gazeux qu'avec un combustible liquide, du fait des durées d'injection plus longues.

[0027] Pour limiter les variations de pression de combustible dans une rampe de chauffage 16, dans le meilleur des cas un décalage initial est créé au démarrage des différentes paires d'injecteurs 23 placées sur la même rampe 16 mais il n'est pas entretenu.

[0028] Les limitations viennent du fait que les injecteurs 23 sont très souvent pilotés par un dispositif indépendant, tel qu'une carte électronique spécifiquement développée pour cette application, qui génère les pulsations en fonction d'une valeur de fréquence transmise par l'automate de la rampe 16, ce qui ne permet pas de cadencer finement les paires les unes par rapport aux autres. Les injecteurs 23 sont parfois directement pilotés par l'automate de la rampe 16. Un cadencement plus fin sur la rampe 16 est alors possible, mais la puissance de calcul et la relative lenteur de rafraichissement des sorties des automates limite la faisabilité d'un cadencement précis. La relative lenteur de communication entre automates et la dispersion des organes de commande ne permet pas le cadencement précis entré les différentes rampes de chauffage 16.

[0029] La figure 5 représente schématiquement un exemple de système de contrôle-commande d'un feu tournant selon l'état de la technique. Le pilotage est assuré par deux ordinateurs centraux redondants CCS-A 42a & CCS-B 42b qui transmettent les commandes à appliquer aux automates 45 localisés sur chaque rampe 11, 15, 16, 17 et 18. Ces automates 45 pilotent directement les actionneurs, notamment les volets sur la rampe 11, les injecteurs 23 sur les rampes de chauffage 16 et les ventilateurs sur la rampe 18. La communication entre les différents contrôleurs est assurée par un réseau de communication qui peut être filaire ou par exemple du type wifi. Les ordinateurs centraux calculent les commandes pour chaque actionneur en fonction des consignes qui ont été paramétrées par les opérateurs et des mesures en provenance des automates 45 des rampes. Ces commandes sont ensuite transmises à chaque automate 45 pour qu'il les applique. Le réseau de communication de Niveau 1 entre les ordinateurs centraux 42a & 42b et les automates 45 des rampes est composé de commutateurs (switch) Ethernet 40 et de points d'accès WiFi 43 qui sont répartis dans le bâtiment du four. Chaque automate 45 est connecté au réseau WiFi via un client (44), un réseau Ethernet interne à la rampe permet l'échange des informations par l'intermédiaire d'un commutateur (switch) Ethernet 46 entre le client WiFi 44, l'écran local 47 et les variateurs de vitesse 48 dans le cas de la rampe de soufflage 18. Un automate auxiliaire 43 (situé par exemple dans une salle électrique) permet d'acquérir des informations en provenance d'éléments annexes au four tel que le centre de traitement des fumées.

[0030] Un ordinateur DMS 41 permet l'archivage des données du procédé, il est relié aux CCS 42a & 42b au travers d'un commutateur (switch) 40 qui constitue le réseau Ethernet de Niveau 2. Ce réseau peut être relié au réseau usine pour l'extraction et l'exploitation des données par les systèmes de Niveau 3.

[0031] Le suivi du procédé est assuré par les écrans de contrôle 39 qui peuvent être déportés, par exemple dans une salle de contrôle, à l'aide d'un réseau dédié si nécessaire (Réseau KVM). Ces écrans 39 affichent les données temps réels en provenance des CCS 42a & 42b mais aussi les données archivées en provenance du DMS 41.

[0032] Pour pallier à ces inconvénients, l'invention consiste selon un premier aspect principalement en un procédé d'optimisation de la combustion dans des lignes de cloisons d'un four à chambres dit « à feu(x) tournant(s) » pour la cuisson de blocs carbonés. Le four comporte une succession de chambres de préchauffage, de chauffage, de refroidissement naturel et de refroidissement forcé, disposées en série selon l'axe longitudinal XX du four. Chaque chambre est constituée par la juxtaposition, transversalement audit axe longitudinal XX et en alternance, d'alvéoles dans lesquels sont disposés des blocs carbonés à cuire et de cloisons chauffantes creuses, en communication et alignées avec les cloisons des autres chambres, parallèlement à l'axe longitudinal XX du four, en lignes de cloisons dans lesquelles circulent de l'air de refroidissement et comburant et des gaz de combustion. Une rampe d'aspiration est reliée à chacune des cloisons de la première chambre en préchauffage par l'une respectivement de pipes d'aspiration. L'air comburant nécessaire est en partie injecté par une rampe de soufflage de la zone de refroidissement naturel, reliée à au moins un ventilateur, et en partie infiltré par dépression à travers les lignes de cloisons. Le combustible nécessaire à la cuisson des blocs carbonés est en partie injecté par au moins deux rampes de chauffage s'étendant chacune sur l'une respectivement d'au moins deux chambres adjacentes de la zone de chauffage, et aptes à injecter chacune du combustible dans chacune des cloisons de la chambre respective correspondante de la zone de chauffage. Au moins les rampes de chauffage sont directement pilotées par un contrôleur maître en pilotant les entrées/sorties desdites rampes. Le procédé comprend alors l'identification automatique par le contrôleur maître de la position relative d'une rampe de chauffage par rapport aux autres lors du raccordement de ladite rampe de chauffage au réseau et l'ordonnancement du fonctionnement des injecteurs des rampes de chauffage est réalisé en répartissant temporellement les séquences de fonctionnement des injecteurs individuellement.

[0033] La technologie du noyau temps réel et du réseau temps réel font que le cadencement est possible, car le noyau temps réel à un temps de cycle parfaitement défini et de durée constante.

[0034] Le contrôleur maître fait le calcul des commandes en lisant les données directement sur les entrées et il assure lui-même le pilotage des sorties qui sont reliées aux actionneurs. Les rampes de chauffage au moins n'embarquent plus d'automate.

[0035] A chaque tour de cycle, le contrôleur maître récupère l'ensemble des entrées avant de commencer son calcul et ensuite il positionne l'ensemble des sorties avant de recommencer un nouveau cycle.

[0036] Ainsi, toutes les sorties qui commandent les injecteurs répartis sur les différentes rampes de chauffage sont pilotées par un seul contrôleur, de façon rapide et avec un cadencement précis et fiable rendu possible par le noyau et le réseau temps réel.

[0037] Le choix des actions et le positionnement des sorties qui en résultent est effectué par ordre de priorité des tâches.

[0038] Le réseau temps réel est fondamental, car il permet d'assurer qu'effectivement toutes les entrées sont lues et que toutes les sorties sont écrites à chaque temps de cycle.

[0039] Selon un exemple de réalisation de l'invention, les fonctions de contrôle/commande des rampes sont programmées dans un automate logiciel.

[0040] Selon un exemple de réalisation de l'invention, le contrôleur maître est un PC.

[0041] Le réseau temps réel reliant notamment le contrôleur maître et les entrées/sorties des rampes est, par exemple, de type Ethernet.

[0042] Selon un autre exemple de réalisation de l'invention, un noyau temps réel Twincat est associé à un réseau temps réel Ethercat.

[0043] De plus, le procédé selon l'invention se caractérise en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs est réalisée de sorte qu'un injecteur ne fonctionne que quand le volume de gaz placé sous ledit injecteur à une teneur en oxygène suffisante pour assurer la combustion du combustible injecté.

[0044] Ainsi, le procédé selon l'invention se caractérise en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs est réalisée de sorte à limiter la formation d'imbrulés, notamment de CO.

[0045] Un algorithme global permet d'optimiser le cadencement des injections pour permettre à la fois une optimisation de l'air disponible dans les cloisons mais aussi le maintient d'un débit de combustible maîtrisé dans les tuyauteries de chaque rampe de chauffage pour garder des caractéristiques d'injection homogènes. Ainsi, la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs est réalisée de sorte à limiter les variations de débit de combustible de chaque rampe de chauffage. De plus, la répartition temporelle est réalisée en limitant le nombre d'injecteurs en fonctionnement simultané à un nombre maximal, ledit nombre maximal étant celui qui conduit au débit nominal de combustible de ladite rampe.

[0046] Selon un aspect particulier de l'invention, le procédé propose par ailleurs une optimisation de la combustion d'injecteurs de combustible sur une durée de temps notée D, du four comprenant un nombre N d'injecteurs, répartis sur les cloisons et les rampes de chauffage du four. Les injecteurs fonctionnent par impulsions en tout ou rien et en modulation de durée. Une durée de fonctionnement Δi, inférieure ou égale à la durée D, est attribuée à chacun des N injecteurs , les durées de fonctionnement Δi étant déduites de la demande énergétique au four, et fournies par le système de contrôle-commande du four. Dès lors, selon le procédé :
  • la durée de fonctionnement Δi d'un injecteur est divisée en une série d'impulsions où la somme des durées des impulsions est égale à la durée de fonctionnement Δi dudit injecteur ;
  • un ordonnancement est défini par une répartition temporelle des impulsions pour chacun des N injecteurs de manière individuelle et codé sous la forme d'une fonction temporelle binaire pi qui vaut 1 lorsque l'injecteur de numéro d'ordre i est en impulsion à l'instant s et vaut 0 sinon ;
  • l'ordonnancement est calculé à un instant T de calcul en tenant compte des durées de fonctionnement Δi souhaitées des injecteurs, les impulsions d'un injecteur étant réalisées au plus tôt à un instant ti initial ultérieur à l'instant T de calcul et au plus tard à l'instant ti+D,
  • les instants ti initiaux de chaque injecteur dépendent de la position relative des injecteurs d'une même cloison et de la vitesse Vk d'écoulement des gaz de combustion dans cette cloison.


[0047] Avantageusement, il est proposé de calculer l'ordonnancement comme suit :

/a/ on choisit un ordonnancement initial quelconque,

/b/ on associe un numéro d'ordre i de 1 à N à chaque injecteur,

/c/ on recherche pour l'injecteur de numéro d'ordre i égal à 1, la répartition des impulsions de fonctionnement de cet injecteur qui permettent de maximiser une fonction Uk représentative de la teneur en oxygène dans les gaz de combustion après le dernier injecteur de la même cloison sur un intervalle de temps entre des instants tk et tk+D, où tk est l'instant associé au dernier injecteur de la même cloison, les impulsions des autres injecteurs conservant les positions de l'ordonnancement initial et on obtient un ordonnancement résultant avec la répartition optimale des impulsions pour l'injecteur de numéro d'ordre i égal à 1,

/d/ on réitère l'étape /c/ à partir de l'ordonnancement résultant de l'étape /c/ en considérant successivement les injecteurs de numéro d'ordre i supérieur à 1 jusqu'à l'injecteur de numéro d'ordre N.
Le procédé peut comporter les étapes supplémentaires suivantes :

/e/ en utilisant comme ordonnancement initial l'ordonnancement retenu à l'étape /d/, on associe un nouveau numéro d'ordre i de 1 à N à chaque injecteur et on réitère les étapes /c/ et /d/,

/f/ on compare l'ordonnancement obtenu à l'ordonnancement initial et on retient comme ordonnancement le meilleur des deux.

/g/ on réitère les étapes /e/ et /f/ un nombre de fois compatible avec le temps de calcul disponible entre l'instant T de calcul et le premier des instants ti initiaux des injecteurs de la même cloison.



[0048] Avec ces étapes supplémentaires, il est déterminé le meilleur des deux ordonnancements de l'étape /f/ pour lequel le débit globale de combustible de chaque rampe résultant de la répartition des impulsions de fonctionnement des injecteurs d'une rampe ne dépasse pas le débit maximal possible de combustible de ladite rampe.

[0049] En fonction des consignes de température saisies par l'opérateur et des températures lues pour chaque cloison combinées avec des mesures annexes tels que le CO ou le débit d'air dans les cloisons, une matrice d'injection est calculée en utilisant la puissance de calcul du contrôleur maître. Celle-ci est ensuite transmise aux sorties déportées sur chacune des rampes de chauffage pour piloter les injecteurs.

[0050] Selon un second aspect, l'invention concerne également un dispositif d'optimisation de la combustion dans des lignes de cloisons.

[0051] L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en un certain nombre d'autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos d'exemples de réalisation, décrits avec référence aux dessins annexés, mais qui ne sont nullement limitatifs.

[0052] Les 5 premières figures ont été décrites précédemment, au titre de l'état de la technique, à savoir :
  • la Fig. 1 est une vue schématisée en plan de la structure d'un four à deux feux tournants et chambres ouvertes ;
  • la Fig. 2 est une vue schématisée partielle en perspective et coupe transversale avec arrachement représentant la structure interne du four de la Fig. 1 ;
  • la Fig. 3 est un schéma fluide illustrant un exemple de rampe de chauffage ;
  • la Fig. 4 est une coupe longitudinale schématique partielle illustrant le positionnement des rampes sur une ligne de cloisons ;
  • la Fig. 5 est une représentation schématique d'un système de contrôle-commande selon l'état de la technique ;
  • la Fig. 6 est une représentation schématique d'un système de contrôle-commande selon l'invention ; et
  • la Fig.7 est un chronogramme illustrant le fonctionnement d'un injecteur sur une durée déterminée.


[0053] Comme représenté en Fig.6, un système de contrôle-commande selon l'invention comprend par exemple un ordinateur d'archivage des données DMS 41 et au moins un contrôleur maître, par exemple deux contrôleurs CCS 42a & 42b. Ces machines sont reliées entre elles par l'intermédiaire d'un commutateur (switch) Ethernet 40, cela constitue le réseau Ethernet de Niveau 2. Les contrôleurs 42a et 42b embarquent chacun un automate temps réel qui pilote, via le réseau Ethernet Niveau 1 temps réel, les blocs d'entrées/sorties déportées 52 qui équipent les rampes 11, 15, 16, 17 et 18 ainsi que l'automate auxiliaire 43.

[0054] Les rampes 11, 15, 16, 17 et 18 sont connectées au réseau temps réel par l'intermédiaire d'un câble qui est connecté sur des boites de jonction 51 placées en face de chaque chambre 2 du four 1.

[0055] Le suivi du procédé est assuré par les écrans de contrôle 39 qui peuvent être déportés à l'aide d'un réseau dédié si nécessaire (Réseau KVM). Ces écrans 39 affichent les données temps réels en provenance des CCS 42a & 42b mais aussi les données archivées en provenance du DMS 41. Des écrans supplémentaires 50 sont placés dans le bâtiment du four pour assurer le suivi du procédé. Ces écrans 50 affichent les données temps réels en provenance des CCS 42a & 42b. Ils sont connectés au réseau temps réel en utilisant un groupe d'entrées/sorties dédiées 52.

[0056] Le contrôleur maître 42a, 42b identifie de manière automatique la position relative d'une rampe par rapport aux autres, lors du raccordement de ladite rampe au réseau.

[0057] A cet effet, selon un mode de réalisation, lors de la mise en route du système, la durée théorique du cycle de cuisson, la position initiale du feu et la configuration théorique de chaque feu sont saisis dans le système.

[0058] Par « configuration théorique de chaque feu », on entend la position relative des rampes au sein d'un même feu.

[0059] A partir de la durée théorique de cycle, de la position initiale, de la configuration théorique du feu, et de la date et de l'heure courante, le contrôleur maître 42a, 42b calcule en permanence pour chaque feu, les positions théoriques, reconnues par exemple par numéro désignant une section sur le four 1, pour les différents types de rampes 11, 15, 16, 17, 18 dont il a besoin pour piloter le procédé de cuisson lié au feu.

[0060] D'un point de vu matériel, chaque rampe 11, 15, 16, 17, 18 comprend une tête de station, identifiée par un numéro unique, et des entrées/sorties. Le contrôleur maître 42a, 42b utilise une table de correspondance, qui lui permet à partir de ce numéro d'identifier la rampe mais aussi son type (aspiration, chauffage,...).

[0061] Le réseau filaire autour du four 1 est constitué d'une succession de commutateurs de réseau.

[0062] Chaque section du four 1 est équipée d'une prise réseau unique sur laquelle vient se connecter la rampe qui est placée sur cette section. Cette prise est reliée lors de l'installation à une entrée, identifiée par un numéro, d'un des commutateurs qui constituent le réseau de terrain. Le couple formé du numéro de section et du numéro de l'entrée du commutateur est unique et est renseigné lors de la mise en place du réseau de terrain dans une table de correspondance qui sera utilisée par le contrôleur maître 42a, 42b.

[0063] Le contrôleur maître 42a, 42b effectue une surveillance continue des différentes entrées des commutateurs pour détecter tous changements tels que la connexion ou la déconnexion d'une rampe 11, 15, 16, 17, 18. Lorsqu'il détecte la connexion d'une rampe, le contrôleur maître 42a, 42b récupère le numéro de la tête de station de la rampe en question, qu'il combine avec le numéro de l'entrée du commutateur ce qui lui permet d'associer un numéro de section à cette rampe. Ainsi, la position de chaque rampe dans le four 1, relativement les unes aux autres, est identifiée par le contrôleur maître 42a, 42b au moment du raccordement.

[0064] Le contrôleur maître 42a, 42b peut alors, à partir de l'identification de la position de chaque rampe 11, 15, 16, 17, 18, comparer la position réelle et la position théorique qu'il a calculées et décider de valider ou non la connexion de la rampe et donc de la piloter.

[0065] Selon l'invention, les six injecteurs 23 placés sur une même ligne de cloisons 6 sont pilotés les uns en fonction des autres mais également en fonction des injecteurs 23 placés sur les autres lignes de cloisons 6. L'ordonnancement de l'ouverture des injecteurs 23 et le choix des durées d'impulsion permet d'optimiser le fonctionnement de chaque rampe de chauffage 16 et celui de l'ensemble du feu.

[0066] Plus précisément, afin d'optimiser la combustion des injecteurs 23 de combustible, il est considéré une durée de temps d'optimisation D du four 1 équipé d'injecteurs 23. On mettra en indice i les paramètres relatifs à l'injecteur 23 dit de numéro d'ordre i, i étant compris entre 1 et N, N étant le nombre total d'injecteurs 23 du four 1, répartis sur un nombre R de rampes 16 de chauffage et un nombre M de cloisons 6 du four 1. Par exemple, dans le cas où le four 1 comprend deux travées 1 a et 1 b, trois rampes 16 de chauffage par travée, et chaque rampe de chauffage comprenant quatre paires d'injecteurs 23, et donc étant associée à quatre cloisons 6 par travée, comme cela est illustré sur les figures 2 et 3, lé nombre N total d'injecteurs dans le four 1 sera égal à quarante huit.

[0067] Dans ce qui suit, les termes « premier » et « dernier » sont pris en référence à la direction des feux, étant entendu qu'un premier injecteur pour une cloison considérée est celui qui reçoit en premier l'air insufflé par la rampe 18 de soufflage.

[0068] Les injecteurs 23 fonctionnent par impulsions en tout ou rien et en modulation de durée.

[0069] Une durée de fonctionnement Δi, inférieure ou égale à la durée D de d'optimisation, est attribuée l'injecteur 23 de numéro d'ordre i. La durée de fonctionnement Δi de chaque injecteur 23 est déduite de la demande énergétique du four 1. Elle est fournie par le système de contrôle-commande 42a, 42b du four 1.

[0070] La durée de fonctionnement Δi de l'injecteur 23 de numéro d'ordre i est divisée en une série d'un nombre d'impulsions noté Ki, de sorte que la somme de durée des Ki impulsions est égale à la durée de fonctionnement Δi.

[0071] L'ordonnancement est alors défini par une répartition temporelle des Ki impulsions pour chaque injecteur 23 de manière individuelle, et est codé sous la forme d'une fonction temporelle binaire pi(s), avec s le temps, qui est égale 1 lorsque l'injecteur 23 de numéro d'ordre i est en impulsion et est égale à 0 sinon. La fonction pi(s) est illustrée en figure 7.

[0072] L'ordonnancement est calculé à un instant de calcul T, en tenant compte des durées de fonctionnement Δi souhaitées des injecteurs 23.

[0073] Les Ki impulsions de l'injecteur 23 de numéro d'ordre i sont réalisées au plus tôt à un instant ti initial ultérieur à l'instant de calcul T et au plus tard à l'instant ti+D. Autrement dit, la première impulsion de l'injecteur 23 de numéro d'ordre i commence au plus tôt à l'instant ti initial, et la dernière impulsion se termine au plus tard à l'instant ti+D.

[0074] Les instants ti initiaux de chaque injecteur 23 dépendent de la position relative des injecteurs 23 d'une même cloison 6 et de la vitesse, notée Vk d'écoulement des gaz de combustion dans la cloison 6 considérée. Par la suite, l'indice k indiquera qu'il s'agit d'un paramètre relatif à une cloison 6 dite de numéro d'ordre k, k étant compris entre 1 et M.

[0075] Dès lors, l'ordonnancement des injecteurs 23 pour une cloison 6 considérée de numéro d'ordre k est calculé selon les étapes successives suivantes :

/a/ on choisit un ordonnancement initial quelconque des injecteurs 23 dans la cloison 6 de numéro d'ordre k,

/b/ on associe un numéro d'ordre i de 1 à N à chaque injecteur 23, attribué par exemple selon la position relative des injecteurs 23 selon la direction des feux dans la cloison 6 d'ordre k considérée,

/c/ on recherche, pour un premier injecteur auquel il est attribué le numéro d'ordre 1, la répartition des K1 impulsions de fonctionnement de cet injecteur 23 qui permettent de maximiser une fonction Uk(s) représentative de la teneur en oxygène dans les gaz de combustion après le dernier injecteur de la cloison 6 de numéro d'ordre k sur un intervalle de temps entre les instants tk et tk+D, où tk est l'instant de la première impulsion du dernier injecteur de la cloison 6 de numéro d'ordre k considérée, les impulsions des autres injecteurs de numéro d'ordre i supérieur à 1 conservant les positions de l'ordonnancement initial et on obtient un ordonnancement résultant avec la répartition optimale des impulsions pour l'injecteur de numéro d'ordre 1,

/d/ on réitère l'étape /c/ à partir de l'ordonnancement résultant de l'étape (c) en considérant successivement les injecteurs de numéro d'ordre supérieur jusqu'à l'injecteur 23 de numéro d'ordre N.
Avantageusement, le procédé d'optimisation de la combustion comporte les étapes supplémentaires suivantes :

/e/ en utilisant comme ordonnancement initial l'ordonnancement retenu à l'étape /d/, on associe un nouveau numéro d'ordre de 1 à N à chaque injecteur 23 et on réitère les étapes (c) et (d),

/f/ on compare l'ordonnancement obtenu à l'ordonnancement initial et on retient comme ordonnancement le meilleur des deux.

/g/ on réitère les étapes /e/ et /f/ un nombre de fois compatible avec le temps de calcul disponible entre l'instant T de calcul et le premier des instants ti de début de la première impulsion des injecteurs 23.



[0076] Selon une caractéristique supplémentaire de l'invention, pour le meilleur des deux ordonnancements de l'étape /f/, on s'assure que le débit global de combustible de chacune des R rampes 16, résultant de la répartition des impulsions de fonctionnement des injecteurs 23 de la rampe 16, ne dépasse pas le débit maximal possible de combustible de ladite rampe 16.

[0077] En effet, il résulte en général du calcul d'ordonnancement précédent sur les cloisons 6 que les injecteurs 23 d'une même rampe de chauffage 16 n'ont pas la même répartition des impulsions, de sorte qu'il est nécessaire de vérifier que le calcul d'ordonnancement basé sur l'optimisation en fonction de la teneur en oxygène par cloison 6 soit conforme au fonctionnement optimal de chaque rampe 16 également.

[0078] Ainsi, le calcul d'ordonnancement permet d'optimiser la répartition temporelle des impulsions des injecteurs 23 par cloison 6 et par rampe de chauffage 16 dans l'ensemble du four 1.

[0079] La durée δti nécessaire au gaz de combustion pour parcourir à la vitesse Vk la distance di entre un injecteur 23 de numéro d'ordre i de la cloison 6 de numéro d'ordre k et le dernier injecteur 23 de cette cloison 6 de numéro d'ordre k vaut:



[0080] Selon l'invention, l'écart entre l'instant ti associé à un injecteur 23 de numéro d'ordre i d'une cloison 6 de numéro d'ordre k et l'instant tk associé au dernier injecteur de la même cloison 6 de numéro d'ordre k est égale à la durée nécessaire au gaz de combustion pour parcourir la distance entre les deux injecteurs 23, soit :



[0081] Avantageusement, les durées entre l'instant T de calcul de l'ordonnancement et les instants ti des premiers injecteurs 23 de chaque cloison 6 sont inférieurs à une seconde.

[0082] Selon l'invention, la fonction Uk(s) représentative de la teneur en oxygène dans un volume τ de référence à un instant s après le dernier injecteur de la cloison k est égale à la teneur d'oxygène Ck disponible dans le volume τ de référence avant le premier injecteur 23 de la cloison 6 de numéro d'ordre k réduite de la somme de la teneur d'oxygène qi nécessaire pour réaliser une combustion complète par un injecteur 23 de numéro d'ordre i en marche lorsque le volume τ de référence passe sous l'injecteur 23 de numéro d'ordre i à l'instant s - δti :



[0083] En d'autres termes, il s'agit de s'assurer que le volume τ de référence contient une teneur en oxygène suffisante relativement à la quantité de combustible injectée par un injecteur 23 de numéro d'ordre i de la cloisons 6 de numéro d'ordre k lorsque ce volume τ de référence passe sous cet injecteur 23 de numéro d'ordre i. En effet, l'oxygène aura été consommé par la combustion sous les injecteurs 23 de numéro d'ordre inférieur à i de la cloison 6 de numéro d'ordre k. Ainsi, lorsque le volume τ de référence passe sous le dernier injecteur 23 de la cloison 6 de numéro d'ordre k, la teneur en oxygène dans le volume τ de référence doit être suffisante pour que la réaction de combustion ait lieu, et limiter de la sorte la formation d'imbrûlés.

[0084] Selon un exemple de réalisation de l'invention, maximiser la fonction Uk pour un injecteur i consiste à maximiser la durée totale où la fonction Uk(s) est positive pour les instants s de l'intervalle [tk, tk+D].

[0085] Selon un autre exemple de réalisation de l'invention, maximiser la fonction Uk pour un injecteur i consiste à maximiser une somme Sk sur l'intervalle [tk, tk+D] des valeurs positives de Uk(s) :



[0086] A titre d'exemple, la durée des impulsions des injecteurs 23 est comprise entre ½ seconde et 5 secondes et la durée entre deux impulsions successives d'un même injecteur 23 est comprise entre ½ seconde et 5 secondes.

[0087] On se reporte maintenant à la figure 7 sur laquelle est représentée la fonction pi(s) illustrant la répartition temporelle des impulsions d'un injecteur 23 de numéro d'ordre i en fonctionnement tout ou rien.

[0088] Pour chaque injecteur 23 de numéro d'ordre i, la fonction pi(s) est définie pour des instants s de l'intervalle de temps entre les instants ti et ti+D.

[0089] Un exemple de réalisation consiste à définir la fonction binaire pi comme étant un train d'impulsions de durées identiques a, de durée inter-impulsions b, les impulsions ayant lieu entre les instants ti+c et ti+D-c.

[0090] La durée inter-impulsions b peut prendre une des dix valeurs suivantes : { 0.5s, 1s, 1.5s, 2s, 2.5s, 3s, 3.5s, 4s, 4.5s, 5s }.

[0091] Les durées a, b et c sont liées par les relations suivantes :


et



[0092] La fonction pi est entièrement définie par la durée de fonctionnement Δi et du choix de la durée b inter-impulsions.

[0093] Pour une durée de fonctionnement Δi et suivant le choix de la valeur b, et compte tenu que la durée totale des impulsions est égale à Δi, le nombre d'impulsion Ki est égale à la partie entière de (Δi + D)/b augmentée de 1 :



[0094] Les valeurs de c et a se déduisent directement :


et



[0095] Le choix de la valeur b n'est acceptable que si la durée a résultante est comprise entre 0.5s et 5s.

[0096] Ainsi, en choisissant une valeur pour b acceptable, la durée de fonctionnement Δi étant fixée par le matériel, la fonction pi(s) est totalement définie. La fonction Uk(s) est ainsi déterminée et le calcul pour le calcul d'ordonnancement peut être effectué.


Revendications

1. Procédé d'optimisation de la combustion dans des lignes de cloisons d'un four (1) à chambres dit « à feu(x) tournant(s) » pour la cuisson de blocs carbonés (5), ledit four (1) comportant une succession de chambres (2) de préchauffage, de chauffage, de refroidissement naturel et de refroidissement forcé, disposées en série selon l'axe longitudinal (XX) du four (1), chaque chambre (2) étant constituée par la juxtaposition, transversalement audit axe longitudinal (XX) et en alternance, d'alvéoles (4) dans lesquels sont disposés des blocs carbonés (5) à cuire et de cloisons chauffantes creuses (6), en communication et alignées avec les cloisons (6) des autres chambres (2), parallèlement à l'axe longitudinal (XX) du four (1), en lignes de cloisons (6) dans lesquelles circulent de l'air de refroidissement et comburant et des gaz de combustion, une rampe d'aspiration (11) étant reliée à chacune des cloisons (6) de la première chambre (2) en préchauffage par l'une respectivement de pipes d'aspiration (11a), l'air comburant nécessaire étant en partie injecté par une rampe de soufflage (18) de la zone de refroidissement naturel (C), reliée à au moins un ventilateur, et en partie infiltré par dépression à travers les lignes de cloisons (6), et le combustible nécessaire à la cuisson des blocs carbonés (5) étant en partie injecté par au moins deux rampes (16) de chauffage s'étendant chacune sur l'une respectivement d'au moins deux chambres (2) adjacentes de la zone de chauffage, et aptes à injecter chacune du combustible dans chacune des cloisons (6) de la chambre (2) respective correspondante de la zone de chauffage (B), au moins les rampes de chauffage (16) étant directement pilotées par un contrôleur maître (42a, 42b) fonctionnant autours d'un noyau temps réel et pilotant les entrées/sorties desdites rampes (16) de chauffage via un réseau temps réel, le procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend l'identification automatique par le contrôleur maître (42a, 42b) de la position relative d'une rampe de chauffage (16) par rapport aux autres lors du raccordement de ladite rampe au réseau et en ce que l'ordonnancement du fonctionnement des injecteurs (23) des rampes de chauffage (16) est réalisé en répartissant temporellement les séquences de fonctionnement des injecteurs (23) individuellement.
 
2. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 1, caractérisé en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs (23) est réalisée de sorte qu'un injecteur (23) ne fonctionne que quand le volume de gaz placé sous ledit injecteur (23) a une teneur en oxygène suffisante pour assurer la combustion du combustible injecté.
 
3. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs (23) est réalisée de sorte à limiter la formation d'imbrulés, notamment de CO.
 
4. Procédé d'optimisation de la combustion selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs (23) est réalisée en limitant le nombre d'injecteurs (23) d'une rampe de chauffage (16) en fonctionnement simultané à un nombre maximal, ledit nombre maximal étant celui qui conduit au débit nominal de combustible de ladite rampe de chauffage (16).
 
5. Procédé d'optimisation de la combustion selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs (23) est réalisée de sorte à limiter les variations de débit de combustible de chaque rampe de chauffage (16).
 
6. Procédé d'optimisation de la combustion d'injecteurs (23) de combustible selon l'une quelconque des revendications précédentes, sur une durée de temps notée D, du four (1) comprenant un nombre N d'injecteurs (23), répartis sur les cloisons (6) et les rampes de chauffage (16) du four (1), les injecteurs (23) fonctionnant par impulsions en tout ou rien et en modulation de durée, une durée de fonctionnement (Δi), inférieure ou égale à la durée D, étant attribuée à chacun des N injecteurs (23), les durées de fonctionnement (Δi) étant déduites de la demande énergétique au four (1), et fournies par le système de contrôle-commande (42a, 42b) du four (1), caractérisé en ce que :

- la durée de fonctionnement (Δi) d'un injecteur (23) est divisée en une série d'impulsions où la somme des durées des impulsions est égale à la durée de fonctionnement (Δi) dudit injecteur (23) ;

- un ordonnancement est défini par une répartition temporelle des impulsions pour chacun des N injecteurs (23) de manière individuelle et codé sous la forme d'une fonction temporelle binaire (pi) qui vaut 1 lorsque l'injecteur (23) de numéro d'ordre i est en impulsion à l'instant s et vaut 0 sinon ;

- l'ordonnancement est calculé à un instant (T) de calcul en tenant compte des durées de fonctionnement (Δi) souhaitées des injecteurs (23), les impulsions d'un injecteur (23) étant réalisées au plus tôt à un instant (ti) initial ultérieur à l'instant (T) de calcul et au plus tard à l'instant ti+D,

- les instants (ti) initiaux de chaque injecteur (23) dépendent de la position relative des injecteurs (23) d'une même cloison (6) et de la vitesse (Vk) d'écoulement des gaz de combustion dans cette cloison (6).


 
7. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 6 caractérisé en ce que l'ordonnancement est calculé comme suit :

/a/ on choisit un ordonnancement initial quelconque,

/b/ on associe un numéro d'ordre (i) de 1 à N à chaque injecteur (23),

/c/ on recherche pour l'injecteur de numéro d'ordre (i) égal à 1, la répartition des impulsions de fonctionnement de cet injecteur (23) qui permettent de maximiser une fonction (Uk) représentative de la teneur en oxygène dans les gaz de combustion après le dernier injecteur de la même cloison (6) sur un intervalle de temps entre des instants tk et tk+D, où tk est l'instant associé au dernier injecteur (23) de la même cloison (6), les impulsions des autres injecteurs (23) conservant les positions de l'ordonnancement initial et on obtient un ordonnancement résultant avec la répartition optimale des impulsions pour l'injecteur (23) de numéro d'ordre (i) égal à 1,

/d/ on réitère l'étape /c/ à partir de l'ordonnancement résultant de l'étape /c/ en considérant successivement les injecteurs (23) de numéro d'ordre (i) supérieur à 1 jusqu'à l'injecteur de numéro d'ordre N.


 
8. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 7 caractérisé en ce qu'il comporte les étapes supplémentaires suivantes :

/e/ en utilisant comme ordonnancement initial l'ordonnancement retenu à l'étape /d/, on associe un nouveau numéro d'ordre (i) de 1 à N à chaque injecteur (23) et on réitère les étapes /c/ et /d/,

/f/ on compare l'ordonnancement obtenu à l'ordonnancement initial et on retient comme ordonnancement le meilleur des deux.

/g/ on réitère les étapes /e/ et /f/ un nombre de fois compatible avec le temps de calcul disponible entre l'instant (T) de calcul et le premier des instants (ti) initiaux des injecteurs (23) de la même cloison (6).


 
9. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 8, caractérisé en ce que pour le meilleur des deux ordonnancements de l'étape /f/ on assure que le débit globale de combustible de chaque rampe (16) de chauffage résultant de la répartition des impulsions de fonctionnement des injecteurs (23) d'une rampe (16) de chauffage ne dépasse pas le débit maximal possible de combustible de ladite rampe (16) de chauffage.
 
10. Dispositif d'optimisation de la combustion dans des lignes de cloisons d'un four à chambres dit « à feu(x) tournant(s) » pour la cuisson de blocs carbonés (5), ledit four (1) comportant une succession de chambres (2) de préchauffage, de chauffage, de refroidissement naturel et de refroidissement forcé, disposées en série selon l'axe longitudinal (XX) du four (1), chaque chambre (2) étant constituée par la juxtaposition, transversalement audit axe longitudinal (XX) et en alternance, d'alvéoles (4) dans lesquels sont disposés des blocs carbonés (5) à cuire et de cloisons chauffantes creuses (6), en communication et alignées avec les cloisons (6) des autres chambres (2), parallèlement à l'axe longitudinal (XX) du four (1), en lignes de cloisons (6) dans lesquelles circulent de l'air de refroidissement et comburant et des gaz de combustion, une rampe d'aspiration (11) étant reliée à chacune des cloisons (6) de la première chambre (2) en préchauffage par l'une respectivement de pipes d'aspiration (11a), l'air comburant nécessaire étant en partie injecté par une rampe de soufflage (18) de la zone de refroidissement naturel (C), reliée à au moins un ventilateur, et en partie infiltré par dépression à travers les lignes de cloisons (6), et le combustible nécessaire à la cuisson des blocs carbonés (5) étant en partie injecté par au moins deux rampes (16) de chauffage s'étendant chacune sur l'une respectivement d'au moins deux chambres (2) adjacentes de la zone de chauffage, et aptes à injecter chacune du combustible dans chacune des cloisons (6) de la chambre (2) respective correspondante de la zone de chauffage (B), au moins les rampes de chauffage (16) étant pilotées directement par un contrôleur maître (42a, 42b) fonctionnant autour d'un noyau temps réel pour piloter les entrées/sorties desdites rampes de chauffage (16) via un réseau temps réel, le dispositif étant caractérisé en ce que la position relative d'une rampe de chauffage par rapport aux autres est identifiée automatiquement par le contrôleur maître (42a, 42b) lors du raccordement de ladite rampe de chauffage au réseau de sorte de s'assurer que cette position relative est appropriée pour un fonctionnement sécurisé du four (1).
 


Ansprüche

1. Verfahren zur Optimierung der Verbrennung in Partitionsreihen eines als Ringofen bezeichneten Kammerofens (1) zum Brennen von Kohlenstoffblöcken (5), beinhaltend eine Aufeinanderfolge von Kammern (2) zum Vorheizen, Heizen, natürlichen Abkühlen und forcierten Abkühlen, die auf einer Längsachse (XX) des Ofens (1) hintereinander angeordnet sind, wobei jede Kammer (2) ausgebildet ist durch die quer zur Längsachse (XX) verlaufende und alternierende Aneinanderreihung von Zellen (4), in denen zu brennende Kohlenstoffblöcke (5) angeordnet sind, und von hohlen Heizpartitionen (6), die mit den Partitionen (6) der anderen Kammern (2) in Verbindung stehen und parallel zur Längsachse (XX) des Ofens (1) in Partitionsreihen (6) ausgerichtet sind, in denen Kühl- und Verbrennungsluft sowie Verbrennungsgase zirkulieren, wobei eine Saugrampe (11) über jeweils einen Saugstutzen (11a) mit jeder der Partitionen (6) der ersten Kammer (2) zum Vorwärmen verbunden ist, wobei die erforderliche Verbrennungsluft zum Teil über eine Blasrampe (18) aus dem Bereich zum natürlichen Abkühlen (C), der mit zumindest einem Ventilator verbunden ist, injiziert wird, und zum Teil durch Unterdruck über die Partitionsreihen (6) eindringt und wobei der für das Brennen der Kohlenstoffblöcke (5) erforderliche Brennstoff zum Teil über zumindest zwei Heizrampen (16) injiziert wird, die sich jeweils über eine von zumindest zwei benachbarten Kammern (2) des Heizbereichs erstrecken und geeignet sind, jeweils Brennstoff in jede der Partitionen (6) der jeweiligen entsprechenden Kammer (2) des Heizbereichs (B) zu injizieren, wobei zumindest die Heizrampen (16) direkt über eine Hauptsteuerung (42a, 42b) gesteuert werden, die um einen Echtzeitkern betrieben wird und die Ein-/Ausgänge der Heizrampen (16) über ein Echtzeitnetz steuert, wobei das Verfahren dadurch gekennzeichnet ist, dass es die über die Hauptsteuerung (42a, 42b) erfolgende automatische Identifizierung der relativen Position einer Heizrampe (16) in Bezug auf die anderen beim Anschluss der Rampe an das Netz umfasst, und dadurch, dass der Betrieb der Injektoren (23) der Heizrampen (16) geplant wird, indem die Betriebsabläufe der Injektoren (23) einzeln zeitlich aufgeteilt werden.
 
2. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die zeitliche Aufteilung der Betriebsabläufe der Injektoren (23) so erfolgt, dass ein Injektor (23) nur dann betrieben wird, wenn das an diesen Injektor (23) anliegende Gasvolumen einen Sauerstoffgehalt aufweist, der zur Gewährleistung der Verbrennung des injizierten Brennstoffs ausreichend ist.
 
3. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die zeitliche Aufteilung der Betriebsabläufe der Injektoren (23) so erfolgt, dass die Bildung von Unverbranntem, insbesondere von CO, begrenzt wird.
 
4. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die zeitliche Aufteilung der Betriebsabläufe der Injektoren (23) erfolgt, indem die Anzahl an Injektoren (23) einer Heizrampe (16), die sich gleichzeitig in Betrieb befinden, auf eine maximale Anzahl begrenzt wird, wobei die maximale Anzahl diejenige ist, die zum Brennstoff-Nenndurchsatz der Heizrampe (16) führt.
 
5. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die zeitliche Aufteilung der Betriebsabläufe der Injektoren (23) so erfolgt, dass die Variationen des Brennstoffdurchsatzes jeder Heizrampe (16) begrenzt werden.
 
6. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung von Brennstoffinjektoren (23) nach einem der vorangehenden Ansprüche, wobei über eine betrachtete Zeitdauer D von dem Ofen (1), der eine Anzahl N an Injektoren (23) umfasst, die auf die Partitionen (6) und die Heizrampen (16) des Ofens (1) aufgeteilt sind, die Injektoren (23) durch Impulse mit Ein-Aus-Tastung und Dauermodulation betrieben werden, wobei jedem der N Injektoren (23) eine Betriebsdauer (Δi) zugewiesen wird, die kleiner als oder so groß wie die Dauer D ist, wobei die Betriebsdauern (Δi) vom Energiebedarf am Ofen (1) abgezogen und vom Leit- und Steuersystem (42a, 42b) des Ofens (1) bereitgestellt werden, dadurch gekennzeichnet, dass:

- die Betriebsdauer (Δi) eines Injektors (23) in eine Impulsfolge unterteilt wird, wobei die Summe der Impulsdauern gleich der Betriebsdauer (Δi) des Injektors (23) ist;

- eine Planung definiert wird durch eine individuelle und codierte zeitliche Aufteilung der Impulse für jeden der N Injektoren (23) in Form einer zeitabhängigen Binärfunktion (pi), die 1 ist, wenn sich der Injektor (23) mit der Ordnungszahl i zum Zeitpunkt s im Impuls befindet, und andernfalls 0 ist;

- die Planung zu einem Berechnungszeitpunkt (T) unter Berücksichtigung der gewünschten Betriebsdauern (Δi) der Injektoren (23) berechnet wird, wobei die Impulse eines Injektors (23) frühestens zu einem Anfangszeitpunkt (ti), der nach dem Berechnungszeitpunkt (T) liegt, und spätestens zu einem Zeitpunkt ti+D ausgeführt werden,

- die Anfangszeitpunkte (ti) jedes Injektors (23) von der relativen Position der Injektoren (23) einer selben Partition (6) und von der Strömungsgeschwindigkeit (Vk) der Verbrennungsgase in dieser Partition (6) abhängen.


 
7. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 6 dadurch gekennzeichnet, dass die Planung folgendermaßen berechnet wird:

a) es wird eine beliebige Anfangsplanung ausgewählt,

b) jedem Injektor (23) wird eine Ordnungszahl (i) von 1 bis N zugewiesen,

c) für den Injektor, dessen Ordnungszahl (i) gleich 1 ist, wird die Aufteilung der Betriebsimpulse dieses Injektors (23) gesucht, die es ermöglichen, eine Funktion (Uk), die den Sauerstoffgehalt in den Verbrennungsgasen nach dem letzten Injektor derselben Partition (6) über eine Zeitdauer zwischen den Zeitpunkten tk und tk+D darstellt, zu maximieren, wobei tk der Zeitpunkt ist, der dem letzten Injektor (23) derselben Partition (6) zugeordnet ist, wobei die Impulse der anderen Injektoren (23) die Positionen der Anfangsplanung beibehalten, und man erhält eine resultierende Planung mit der optimalen Aufteilung der Impulse für den Injektor (23), dessen Ordnungszahl (i) gleich 1 ist,

d) der Schritt (c) wird ausgehend von der aus Schritt (c) resultierenden Planung wiederholt, wobei nacheinander die Injektoren (23), deren Ordnungszahl (i) größer als 1 eins ist, bis zum Injektor mit der Ordnungszahl N betrachtet werden.


 
8. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass es die folgenden zusätzlichen Schritte beinhaltet:

e) unter Verwendung der in Schritt (d) erhaltenen Planung als Anfangsplanung wird jedem Injektor (23) eine neue Ordnungszahl (i) von 1 bis N zugeordnet, und die Schritte (c) und (d) werden wiederholt,

f) die erhaltene Planung wird mit der Anfangsplanung verglichen, und die bessere Planung der beiden wird behalten,

g) die Schritte (e) und (f) werden eine Anzahl von Malen wiederholt, die mit der Berechnungszeit, die zwischen dem Berechnungszeitpunkt (T) und dem ersten der Anfangszeitpunkte (ti) der Injektoren (23) derselben Partition (6) zur Verfügung steht, kompatibel ist.


 
9. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass für die bessere der beiden Planungen aus Schritt (f) sichergestellt wird, dass der Gesamtbrennstoffdurchsatz jeder Heizrampe (16), der aus der Aufteilung der Betriebsimpulse der Injektoren (23) einer Heizrampe (16) resultiert, nicht den maximal möglichen Brennstoffdurchsatz der Heizrampe (16) übersteigt.
 
10. Vorrichtung zur Optimierung der Verbrennung in Partitionsreihen eines als Ringofen bezeichneten Kammerofens zum Brennen von Kohlenstoffblöcken (5), beinhaltend eine Aufeinanderfolge von Kammern (2) zum Vorheizen, Heizen, natürlichen Abkühlen und forcierten Abkühlen, die auf einer Längsachse (XX) des Ofens (1) hintereinander angeordnet sind, wobei jede Kammer (2) ausgebildet ist durch die quer zur Längsachse (XX) verlaufende und alternierende Aneinanderreihung von Zellen (4), in denen zu brennende Kohlenstoffblöcke (5) angeordnet sind, und von hohlen Heizpartitionen (6), die mit den Partitionen (6) der anderen Kammern (2) in Verbindung stehen und parallel zur Längsachse (XX) des Ofens (1) in Partitionsreihen (6) ausgerichtet sind, in denen Kühl- und Verbrennungsluft sowie Verbrennungsgase zirkulieren, wobei eine Saugrampe (11) über jeweils einen Saugstutzen (11a) mit jeder der Partitionen (6) der ersten Kammer (2) zum Vorwärmen verbunden ist, wobei die erforderliche Verbrennungsluft zum Teil über eine Blasrampe (18) aus dem Bereich zur natürlichen Abkühlung (C), der mit zumindest einem Ventilator verbunden ist, injiziert wird und zum Teil durch Unterdruck über die Partitionsreihen (6) eindringt und wobei der für das Brennen der Kohlenstoffblöcke (5) erforderliche Brennstoff zum Teil über zumindest zwei Heizrampen (16) injiziert wird, die sich jeweils über eine von zumindest zwei benachbarten Kammern (2) des Heizbereichs erstrecken und geeignet sind, jeweils Brennstoff in jede der Partitionen (6) der jeweiligen entsprechenden Kammer (2) des Heizbereichs (B) zu injizieren, wobei zumindest die Heizrampen (16) direkt über eine Hauptsteuerung (42a, 42b) gesteuert werden, die um einen Echtzeitkern betrieben wird, um die Ein-/Ausgänge der Heizrampen (16) über ein Echtzeitnetz zu steuern, wobei Vorrichtung dadurch gekennzeichnet ist, dass die relative Position einer Heizrampe in Bezug auf die anderen beim Anschluss der Heizrampe an das Netz automatisch durch die Hauptsteuerung (42a, 42b) identifiziert wird, sodass sichergestellt ist, dass diese relative Position für einen sicheren Betrieb des Ofens (1) geeignet ist.
 


Claims

1. Method for optimizing combustion in lines of partitions of a multi-chamber ring furnace (1) for baking carbonaceous blocks (5), said furnace (1) comprising a succession of chambers (2) for preheating, heating, natural cooling, and forced cooling, arranged in a series along the longitudinal axis (XX) of the furnace (1), each chamber (2) consisting, in the direction transverse to said longitudinal axis (XX), of pits (4) alternating with hollow heating partitions (6), carbonaceous blocks (5) being arranged within said pits (4) and said hollow heating partitions (6) interconnecting with and aligning with the partitions (6) of other chambers (2), parallel to the longitudinal axis (XX) of the furnace (1), to form lines of hollow partitions (6) in which air for cooling and combustion and combustion gases circulate, an exhaust manifold (11) being connected to each of the partitions (6) of the first chamber (2) during preheating by one of the respective exhaust pipes (11a), the combustion air required being partly injected by a blowing ramp (18) of the natural cooling zone (C), connected to at least one fan, and partly infiltrating through the lines of partitions (6) due to negative pressure, and the fuel necessary for baking the carbonaceous blocks (5) being partly injected by at least two heating ramps (16) each extending over a respective one of at least two adjacent chambers (2) of the heating zone, and each able to inject fuel into each of the hollow partitions (6) of the corresponding respective chamber (2) of the heating zone (B), with a master controller (42a, 42b) operating around a real time kernel and directly controlling at least the heating ramps (16) by controlling the inputs/outputs of said heating ramps (16) via a real time network, said method being characterized in that it comprises the automatic identification by the master controller (42a, 42b) of the relative position of each heating ramp relative to the others when said ramp is connected to the network, and the sequencing of the operation of the injectors (23) of the heating ramp (16) being done by distributing over time the individual operating sequences of the injectors (23).
 
2. Method for optimizing combustion according to claim 1, wherein the operating sequences of the injectors (23) are distributed over time such that an injector (23) only operates when the volume of gas under said injector (23) contains sufficient oxygen to ensure combustion of the injected fuel.
 
3. Method for optimizing combustion according to claim 1 or claim 2, wherein the operating sequences of the injectors (23) are distributed over time so as to limit the formation of unburnt material, particularly CO.
 
4. Method for optimizing combustion according to any one of claims 1 to 3, wherein the operating sequences of the injectors (23) are distributed over time so as to limit the number of injectors (23) of a heating ramp (16) operating simultaneously to a maximum number, said maximum number being the one which results in the nominal flow rate of fuel for said ramp (16).
 
5. Method for optimizing combustion according to any one of claims 1 to 3, wherein the operating sequences of the injectors (23) are distributed over time so as to limit variations in the fuel flow rate for each heating ramp (16).
 
6. Method for optimizing the combustion of fuel injectors (23) according to any one of the above claims, over a length of time denoted D, for a furnace (1) comprising a number N of injectors (23) distributed among the hollow partitions (6) and heating ramps (16) of the furnace (1), said injectors (23) operating in full-on and full-off pulses with adjustment of the duration, an operating duration (Δi), less than or equal to the duration D being assigned to each of the N injectors (23), the operating durations (Δi) being determined from the energy requirements of the furnace (1) and provided by the control/command system (42a, 42b) of the furnace (1), characterized in that:

- the operating duration (Δi) of an injector (23) is divided into a series of pulses where the sum of the pulse durations is equal to the operating duration (Δi) of said injector (23);

- a sequencing is defined by distributing the pulses over time for each of the N injectors (23) individually and coded as a binary temporal function (pi) which is equal to 1 when the injector (23) of order number i is emitting a pulse at time s and is equal to 0 if not;

- the sequencing is calculated at computation time (T), taking into account the desired operating durations (Δi) for the injectors (23), with the pulses of an injector (23) occurring no earlier than an initial time (ti) later than computation time (T), and no later than time ti+D,

- the initial times (ti) for each injector (23) depend on the relative position of the injectors (23) of a same partition (6) and on the flow rate (Vk) of the combustion gases in this partition (6).


 
7. Method for optimizing combustion according to claim 6, wherein the sequencing is calculated as follows:

/a/ any initial sequencing is chosen,

/b/ an order number (i) of 1 to N is associated with each injector (23),

/c/ for the injector of order number (i) equal to 1, one looks for a distribution of the operating pulses of this injector (23) that maximizes a function (Uk) representative of the oxygen content in the combustion gases after the last injector of the same partition (6) over an interval of time between times tk and tk+D, where tk is the time associated with the last injector (23) of the same partition (6), the pulses of the other injectors (23) maintaining their positions of the initial sequencing, and a resulting sequencing is obtained with the optimum distribution of the pulses for the injector (23) of order number (i) equal to 1,

/d/ step /c/ is repeated, based on the sequencing resulting from step /c/ and successively considering the injectors (23) of order number (i) greater than 1 until the injector of order number N is reached.


 
8. Method for optimizing combustion according to claim 7, wherein it comprises the following additional steps:

/e/ using as the initial sequencing the sequencing retained in step /d/, a new order number (i) of 1 to N is associated with each injector (23) and steps /c/ and /d/ are repeated,

/f/ the sequencing obtained is compared to the initial sequencing and the better of the two is retained as the sequencing,

/g/ steps /e/ and /f/ are repeated a number of times compatible with the computation time available between computation time (T) and the first of the initial times (ti) of the injectors (23) of the same partition (6).


 
9. Method for optimizing combustion according to claim 8, wherein for the better of the two sequencings from step /f/ it is ensured that the total fuel flow rate for each heating ramp (16) resulting from the distribution of operating pulses of the injectors (23) of a heating ramp (16) does not exceed the maximum possible fuel flow rate for said ramp (16).
 
10. Device for optimizing combustion in lines of flues of a multi-chamber ring furnace for baking carbonaceous blocks (5), said furnace (1) comprising a succession of chambers (2) for preheating, heating, natural cooling, and forced cooling, arranged in a series along the longitudinal axis (XX) of the furnace (1), each chamber (2) consisting, in the direction transverse to said longitudinal axis (XX), of pits (4) alternating with hollow heating partitions (6), carbonaceous blocks (5) being arranged in said pits (4) and said hollow partitions (6) interconnecting with and aligning with the partitions (6) of other chambers (2), parallel to the longitudinal axis (XX) of the furnace (1), to form lines of hollow partitions (6) in which air for cooling and combustion and combustion gases circulate, an exhaust manifold (11) being connected to each of the partitions (6) of the first chamber (2) during preheating by one of the respective exhaust pipes (11 a), the combustion air required being partly injected by a blowing ramp (18) of the natural cooling zone (C), connected to at least one fan, and partly infiltrating through the lines of partitions (6) due to negative pressure, and the fuel necessary for baking the carbonaceous blocks (5) being partly injected by at least two heating ramps (16) each extending over a respective one of at least two adjacent chambers (2) of the heating zone, and each able to inject fuel into each of the hollow partitions (6) of the corresponding respective chamber (2) of the heating zone (B), with a master controller (42a, 42b) operating around a real time kernel and directly controlling at least the heating ramps (16) by controlling the inputs/outputs of said heating ramps (16) via a real time network, said device being characterized by the relative position of each heating ramp relative to the others being identified automatically by the master controller (42a, 42b) at the time said heating ramp is connected to the network so as to ensure that this relative position is appropriate for the safe operation of the furnace (1).
 




Dessins























Références citées

RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



Cette liste de références citées par le demandeur vise uniquement à aider le lecteur et ne fait pas partie du document de brevet européen. Même si le plus grand soin a été accordé à sa conception, des erreurs ou des omissions ne peuvent être exclues et l'OEB décline toute responsabilité à cet égard.

Documents brevets cités dans la description




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