[0001] La présente invention est relative aux fours à chambres dits à "feu(x) tournant(s)",
pour la cuisson de bloc carbonés, plus particulièrement d'anodes et de cathodes en
carbone destinées à la production par électrolyse de l'aluminium. Elle a plus particulièrement
pour objet une méthode et un dispositif d'optimisation de la combustion dans des lignes
de cloisons d'un tel four à chambres.
[0002] Des fours à feu(x) tournant(s) pour cuire des anodes sont décrits notamment dans
la demande de brevet
WO201127042 à laquelle on se reportera pour plus de précisions à leur sujet.
[0004] On rappelle cependant partiellement leur structure et leur fonctionnement, en référence
aux figures 1 et 2 ci-après, représentant respectivement une vue schématisée en plan
de la structure d'un four à feu(x) tournant(s) et chambres ouvertes, à deux feux dans
cet exemple, pour la figure 1, et une vue partielle en perspective et coupe transversale
avec arrachement représentant la structure interne d'un tel four, pour la figure 2.
[0005] Le four à cuire (FAC) 1 comprend deux cuvelages ou travées 1 a et 1 b parallèles,
s'étendant selon l'axe longitudinal XX sur la longueur du four 1 et comportant chacun(e)
une succession de chambres 2 transversales (perpendiculaires à l'axe XX), séparées
les unes des autres par des murs transversaux 3. Chaque chambre 2 est constituée,
dans sa longueur, c'est-à-dire dans la direction transversale du four 1, par la juxtaposition,
en alternance, d'alvéoles 4, ouverts à leur partie supérieure, pour permettre le chargement
des blocs carbonés à cuire et le déchargement des blocs cuits refroidis, et dans lesquels
sont empilés les blocs carbonés 5 à cuire noyés dans une poussière carbonée, et des
cloisons chauffantes creuses 6, à parois minces, généralement maintenues espacées
par des entretoises 6a transversales. Les cloisons creuses 6 d'une chambre 2 sont
dans le prolongement longitudinal (parallèle au grand axe XX du four 1) des cloisons
creuses 6 des autres chambres 2 de la même travée 1 a ou 1 b, et les cloisons creuses
6 sont en communication les unes avec les autres par des lucarnes 7 à la partie supérieure
de leurs parois longitudinales, en regard de passages longitudinaux ménagés à ce niveau
dans les murs transversaux 3, de sorte que les cloisons creuses 6 forment des lignes
de cloisons longitudinales, disposées parallèlement au grand axe XX du four et dans
lesquelles vont circuler des fluides gazeux (air comburant, gaz combustibles et gaz
et fumées de combustion) permettant d'assurer la préchauffe et la cuisson des anodes
5, puis leur refroidissement. Les cloisons creuses 6 comportent, en outre, des chicanes
8, pour allonger et répartir plus uniformément le trajet des gaz ou fumées de combustion
et ces cloisons creuses 6 sont munies, à leur partie supérieure, d'ouvertures 9, dites
« ouvreaux », obturables par des couvercles amovibles et ménagées dans un bloc de
couronnement du four 1. Les deux travées 1 a et 1b du four 1 sont mises en communication
à leurs extrémités longitudinales par des carneaux de virage 10, qui permettent de
transférer les fluides gazeux d'une extrémité de chaque ligne de cloisons creuses
6 d'une travée 1a ou 1b à l'extrémité de la ligne de cloisons creuses 6 correspondante
sur l'autre travée 1 b ou 1 a, de sorte à former des boucles sensiblement rectangulaires
de lignes de cloisons creuses 6.
[0006] Le principe d'exploitation des fours à feu(x) tournant(s), également dénommés fours
« à avancement de feu(x) », consiste à amener un front de flammes à se déplacer d'une
chambre 2 à une autre qui lui est adjacente au cours d'un cycle, chaque chambre 2
subissant successivement des stades de préchauffage; chauffage forcé, plein feu, puis
refroidissement (naturel puis forcé).
[0007] La cuisson des anodes 5 est réalisée par un ou plusieurs feux ou groupes de feux
(deux groupes de feux étant représentés sur la figure 1, dans une position dans laquelle
l'un s'étend, dans cet exemple, sur treize chambres 2 de la travée 1 a et l'autre
sur treize chambres 2 de la travée 1 b) qui se déplacent cycliquement de chambre 2
en chambre 2.
[0008] Chaque feu ou groupe de feux est composé de cinq zones successives A à E, qui sont,
comme représenté sur la figure 1 pour le feu de la travée 1b, et de l'aval vers l'amont
par rapport au sens d'écoulement des fluides gazeux dans les lignes de cloisons creuses
6, et dans le sens contraire aux déplacements cycliques de chambre en chambre :
- A) Une zone de préchauffage comportant, en se reportant au feu de la travée 1a, et
en tenant compte du sens de rotation des feux indiqué par la flèche au niveau du carneau
de virage 10 à l'extrémité du four 1 en haut sur la figure 1 :
- une rampe d'aspiration 11 équipée, pour chaque cloison creuse 6 de la chambre 2 au-dessus
de laquelle cette rampe d'aspiration s'étend, d'un système de mesure et de réglage
du débit des gaz et fumées de combustion par ligne de cloisons creuses 6, ce système
pouvant comprendre, dans chaque pipe d'aspiration 11a qui est solidaire de la rampe
d'aspiration 11 et débouchant dans cette dernière; d'une part, et, d'autre part, engagée
dans l'ouverture 9 de l'une respectivement des cloisons creuses 6 de cette chambre
2, un volet d'obturation réglable pivoté par un actionneur de volet, pour le réglage
du débit, ainsi qu'un débitmètre 12, légèrement en amont, dans la pipe 11 a correspondante,
d'un capteur de température (thermocouple) 13 de mesure de la température des fumées
de combustion à l'aspiration, et
- une rampe de mesure de préchauffage 15, sensiblement parallèle à la rampe d'aspiration
11 en amont de cette dernière, généralement, au-dessus de la même chambre 2, et équipée
de capteurs de température (thermocouples) et de capteurs de pression pour préparer
la dépression statique et la température régnant dans chacune des cloisons creuses
6 de cette chambre 2 afin de pouvoir afficher et régler cette dépression et cette
température de la zone de préchauffage;
- B) Une zone de chauffage comportant :
- plusieurs rampes de chauffage identiques 16, deux ou, de préférence, trois, comme
représenté sur la figure 1, ou davantage selon la durée de cycle ; chacune équipée
de brûleurs ou d'injecteurs de combustible (liquide ou gazeux) et de capteurs de température
(thermocouples), chacune des rampes 16 s'étendant au-dessus de l'une des chambres
respectivement d'un nombre correspondant de chambres 2 adjacentes, de sorte que les
injecteurs de chaque rampe de chauffage 16 sont engagés dans les ouvertures 9 des
cloisons creuses 6 pour y injecter le combustible ;
- C) Une zone de soufflage ou de refroidissement naturel comportant :
- une rampe dite de « point zéro » 17, s'étendant au-dessus de la chambre 2 immédiatement
en amont de celle en dessous de la rampe de chauffage 16 la plus en amont, et équipée
de capteurs de pression pour mesurer la pression régnant dans chacune des cloisons
creuses 6 de cette chambre 2, afin de pouvoir régler cette pression, et
- une rampe de soufflage 18, équipée de moto ventilateurs munis d'un dispositif permettant
le réglage du débit d'air ambiant insufflé dans chacune des cloisons creuses 6 d'une
chambre 2 en amont de celle située sous la rampe de point zéro 17, de sorte que les
débits d'air ambiant insufflés dans ces cloisons creuses 6 peuvent être régulés de
sorte à obtenir une pression voulue (légère surpression ou légère dépression) au niveau
de la rampe de point zéro 17 ;
- D) Une zone de refroidissement forcé, qui s'étend sur trois chambres 2 en amont de
la rampe de soufflage 18, et qui comporte, dans cet exemple, deux rampes de refroidissement
19 parallèles, chacune équipée de moto ventilateurs et de pipes de soufflage insufflant
de l'air ambiant dans les cloisons creuses 6 de la chambre 2 correspondante ; et
- E) Une zone de travail, s'étendant en amont des rampes de refroidissement 19 et permettant
l'enfournemènt et le défournement des anodes 5, et l'entretien des chambres 2.
[0009] En amont des rampes de chauffage 16, la rampe de soufflage 18 et la ou les rampe(s)
de refroidissement forcé 19 comportent des pipes d'insufflation d'air de combustion
alimentées par des moto ventilateurs, ces pipes étant connectées, via les ouvertures
9, aux cloisons creuses 6 des chambres 2 concernées. En aval des rampes de chauffage
16, on dispose de la rampe d'aspiration 11 pour extraire les gaz et fumées de combustion,
désignés dans leur ensemble par les termes « fumées de combustion », qui circulent
dans les lignes de cloisons creuses 6.
[0010] Le chauffage et la cuisson des anodes 5 sont assurés à la fois par la combustion
du combustible (gazeux ou liquide) injecté, de manière contrôlée, par les rampes de
chauffage 16, et, dans une mesure sensiblement égale, par la combustion de matières
volatiles (telles que des hydrocarbures aromatiques polycycliques) du brai diffusées
par les anodes 5 dans les alvéoles 4 des chambres 2 en zones de préchauffage et chauffage,
ces matières volatiles, en grande partie combustible, diffusées dans les alvéoles
4 pouvant s'écouler dans les deux cloisons creuses 6 adjacentes par des passages ménagés
dans ces cloisons, pour s'enflammer dans ces deux cloisons, grâce à de l'air comburant
résiduel présent, à ce niveau, parmi les fumées de combustion dans ces cloisons creuses
6.
[0011] Ainsi, la circulation de l'air et des fumées de combustion s'effectue le long des
lignes de cloisons creuses 6, et une dépression, imposée en aval de la zone de chauffage
B par la rampe d'aspiration 11 à l'extrémité aval de la zone de préchauffage A, permet
de contrôler le débit des fumées de combustion à l'intérieur des cloisons creuses
6, tandis que l'air provenant des zones de refroidissement C et D, grâce aux rampes
de refroidissement 19 et surtout à la rampe de soufflage 18, est préchauffé dans les
cloisons creuses 6, en refroidissant les anodes 5 cuites dans les alvéoles 4 adjacents,
au cours de son trajet et sert de comburant lorsqu'il parvient dans la zone de chauffage
B.
[0012] Au fur et à mesure que la cuisson des anodes 5 se produit, on fait avancer cycliquement
(par exemples toutes les 24 heures environ) d'une chambre 2 l'ensemble des rampes
11 à 19 et les équipements et appareillages de mesures et d'enregistrement associés,
chaque chambre 2 assurant ainsi, successivement, en amont de la zone de préchauffage
A, une fonction de chargement des blocs carbonés crus 5, puis, dans la zone de préchauffage
A, une fonction de préchauffage naturel par les fumées de combustion du combustible
et des vapeurs de brai qui quittent les alvéoles 4 en pénétrant dans les cloisons
creuses 6, compte tenu de la dépression dans les cloisons creuses 6 des chambres 2
en zone de préchauffage A, puis, dans la zone de chauffage B ou de cuisson, une fonction
de chauffage des blocs 5 à environ 1100°C, et enfin, dans les zones de refroidissement
C et D, une fonction de refroidissement des blocs cuits 5 par l'air ambiant et, corrélativement,
de préchauffage de cet air constituant le comburant du four 1, la zone de refroidissement
forcé D étant suivie, dans le sens opposé au sens d'avancement du feu et de circulation
des fumées de combustion, d'une zone E de déchargement des blocs carbonés 5 refroidis,
puis éventuellement de chargement des blocs carbonés crus dans les alvéoles 4.
[0013] Le procédé de régulation du FAC 1 comprend essentiellement la régulation en température
et/ou en pression des zones de préchauffage A, chauffage B et soufflage ou refroidissement
naturel C du four 1 en fonction de lois de consignes prédéfinies.
[0014] Les fumées de combustion extraites des feux par les rampes d'aspiration 11 sont collectées
dans un conduit des fumées 20, par exemple un conduit cylindrique partiellement représenté
sur la figure 2, avec un carneau des fumées 21 pouvant avoir une forme en plan en
U (voir en pointillés sur la figure 1) ou pouvant faire le tour du four, et dont la
sortie 22 dirige les fumées de combustion aspirées et collectées vers un centre de
traitement des fumées (CTF) non représenté car ne faisant pas partie de l'invention.
[0015] Afin de conférer aux anodes (bloc carbonés) leurs caractéristiques optimales, et
donc principalement de garantir l'obtention d'une température finale de cuisson, la
conduite actuelle des fours de ce type privilégie l'alimentation en combustible des
rampes de chauffage 16 indépendamment des conditions de dépression de tirage et des
conditions aérauliques dans les cloisons 6, d'où il peut résulter une combustion incomplète
dans un nombre non négligeable, voir élevé, des lignes de cloisons 6. Ceci a, à son
tour, pour conséquence des coûts de fonctionnement élevés du four, non seulement en
raison de la surconsommation en combustible, mais également en raison de l'encrassement
des gaines et conduits d'aspiration qui mènent à la captation par les dépôts d'imbrûlés,
dépôts qui représentent de surcroit un risque potentiel d'inflammation et de dérive
du procédé de cuisson.
[0016] Les injecteurs d'une rampe de chauffage sont répartis par paire de sorte de disposer
de deux injecteurs par cloison. Le nombre d'injecteurs d'une rampe est ainsi égal
à deux fois le nombre de cloisons, par exemple quatorze injecteurs pour sept cloisons.
Pour une zone de chauffage équipée de trois rampes, au total six injecteurs injectent
du combustible dans une même cloison.
[0017] Les équipements fluidiques qui équipent une rampe de chauffage 16 sont adaptés à
la nature du combustible disponible, notamment s'il est gazeux, comme du gaz naturel,
ou liquide, comme du fuel lourd. Pour simplifier le descriptif de l'invention, nous
considérons par la suite que le combustible est gazeux.
[0018] La figure 3 représente schématiquement un exemple de rampe de chauffage 16 connue
pour un combustible gazeux. Sur cette figure sont représentées 4 paires d'injecteurs
23 sachant qu'une rampe 16 est généralement équipée de 7 à 10 paires. Les injecteurs
23 sont connectés sur une même tuyauterie d'alimentation embarquée sur la rampe de
chauffage 16 et connectée au réseau usine via un flexible 26 et un raccord rapide
25. Chaque injecteur 23 est précédé par une électrovanne marche/arrêt 37 de sorte
à commander individuellement chaque injecteur 23. La tuyauterie d'alimentation de
la rampe comprend un coupleur rapide 25, un flexible 26, un filtre27, une électrovanne
de sécurité globale 28, un circuit de by-pass de cette électrovanne de sécurité globale
comprenant une vanne à aiguille 29 et une électrovanne 30 permettant de contrôler
l'étanchéité de la tuyauterie, un organe de mesure de débit 31 (optionnel), un régulateur
de pression 32 (optionnel), un pressostat 33 avec un déclenchement sur un seuil minimum
de pression, un pressostat 34 avec un déclenchement sur un seuil maximum de pression
, un capteur de pression 35. Ce circuit principal alimente l'ensemble des injecteurs
23, chacun étant précédé d'une vanne manuelle 36, d'une électrovanne 37 et d'un flexible
38.
[0019] La figure 4 représente schématiquement un exemple d'une coupe verticale d'un four
connu selon l'axe longitudinal XX au milieu d'une cloison creuse 6. Cet exemple comprend
3 rampes de chauffage successives, 16a, 16b et 16c. La rampe de soufflage 18 assure
la circulation d'air frais pour le refroidissement des anodes cuites et l'apport en
oxygène pour la combustion du combustible injecté par les rampes de chauffage 16a,
16b, 16c. L'écoulement de l'air, puis des fumées de combustion, dans la cloison 6
est schématisé par la ligne en pointillés. Les ouvertures 9 des chambres 2 situées
entre la rampe de soufflage 18 et les rampes de chauffage 16a, 16b, 16c sont fermées
de sorte à limiter l'échappement de l'air soufflé. En amont de la première rampe de
chauffage 16c se trouve la rampe 17 dite de « point zéro ». On peut voir représenté,
pour cette cloison 6 et ces 3 rampes de chauffage 16a, 16b, 16c, les paires d'injecteurs
23a1, 23a2, 23b1, 23b2, 23c1, 23c2 et les thermocouples 24a, 24b et 24c de mesure
de la température dans la cloison. Pour chaque rampe de chauffage 16a, 16b, 16c, les
injecteurs correspondants sont placés dans deux ouvertures 9 séparées par une ouverture
9 restée libre et fermée par un couvercle. Les thermocouples 24 sont placés en aval
des injecteurs dans le sens d'écoulement des gaz. En fin de feu se trouve la rampe
d'aspiration 11 précédée par la rampe de mesure de préchauffage 15.
[0020] En moyenne, une rampe de chauffage 16 fonctionne à environ 30% de sa puissance totale.
Pour limiter le coût, l'encombrement et le poids d'une rampe 16, sa tuyauterie est
dimensionnée pour un débit nominal de combustible équivalent à 30% du débit qui serait
nécessaire pour alimenter simultanément l'ensemble des injecteurs 23 de cette rampe
16 à leur puissance nominale. Si un grand nombre d'injecteurs 23 s'ouvrent en même
temps, on dépasse la capacité en débit de la rampe 16 et la pression gaz chute de
manière incontrôlée. Cette baisse de pression a pour effet de réduire la longueur
de flamme, et peut se traduire par une dégradation de la qualité de la combustion.
Ce phénomène est surtout visible avec un combustible gazeux, car pour un combustible
liquide, il est compensé par une pompe embarquée sur la rampe 16 qui entretient la
pression et qui fait circuler en permanence dans la tuyauterie de 3 à 5 fois le volume
de combustible liquide injecté.
[0021] L'injection de combustible est réalisée par pulsations (ou impulsions). La puissance
injectée est généralement modulée en faisant varier la durée de fermeture des vannes
automatiques 37 des injecteurs 23. Elle peut également être modulée en faisant varier
la durée d'ouverture des vannes 37. Lorsqu'un injecteur 23 est ouvert, il injecte
100% de sa puissance et consomme son débit maximum. Par exemple, pour du gaz naturel,
les durées d'injection varient généralement de 0,5 à 4s alors que pour du fuel lourd,
les durées d'injection varient généralement de 30 à 150ms.
[0022] En variante, la modulation de la puissance injectée peut également être obtenue en
faisant varier la pression d'alimentation des injecteurs 23 en combustible, par exemple
au moyen d'un régulateur de pression 32 placé sur la tuyauterie d'alimentation de
chaque rampe 16. Cette solution a pour effet de modifier la longueur de flamme selon
le niveau de pression, une faible pression conduisant à une flamme plus courte qu'en
fonctionnement à pression nominale. Elle a donc un impact sur la distribution calorifique
dans les cloisons 6 et le profil de température sur la hauteur de chaque cloison 6.
[0023] La puissance brute à injecter est calculée par l'intermédiaire d'un bloc P.I.D incrémental
pour chaque paire d'injecteurs de chaque rampe 16, c'est-à-dire par cloison 6. En
fonction de l'écart entre la température mesurée par le thermocouple 24 de la rampe
16 de la cloison 6 concernée et la consigne paramétrée par l'opérateur, le bloc P.I.D
calcule une variation de commande totale brute. Cette variation ajoutée à la commande
brute précédente donne une commande totale brute comprise entre 0 et 100%. Cette commande
est alors bornée en fonction de limites hautes et basses à ne pas dépasser saisies
par l'opérateur pour la rampe 16.
[0024] La répartition de cette puissance sur les deux injecteurs, tels que 23a1 et 23a2
pour la rampe 16a, se fait par exemple à partir d'un paramètre de ratio qui est saisi
par l'opérateur. Le ratio est toujours respecté, les limites hautes et basses possibles
pour la rampe 16 sont calculées pour permettre cela. Le système ensuite ajuste cette
puissance totale pour respecter la limite de puissance maximum qui a été fixée pour
la cloison 6. Cette limite maximum est fixée soit par l'opérateur soit par un module
de surveillance de la combustion.
[0025] La puissance totale finalisé est ensuite transmise à un automate de contrôle/commande
de la rampe 16 avec le ratio et la durée de pulsation. L'automate calcule alors un
temps de fermeture pour l'injecteur amont (tel que 23a2) et l'injecteur aval (tel
que 23a1) afin que la puissance injectée respecte le ratio et la puissance totale.
Les pulsations ainsi calculées sont transmises aux injecteurs 23.
[0026] Dans les réalisations existantes, il n'y a pas de cadencement très précis fait avec
les autres paires d'injecteurs 23 des autres rampes 16 placées sur la même cloison
6. L'air de combustion venant principalement de l'amont (soufflé par la rampe de soufflage
18), il est de plus en plus appauvri en oxygène entre la première rampe de chauffage
(telle que 16c) et la dernière (telle que 16a). En fonction de la séquence d'injection
entre les injecteurs 23 placés sur une même cloison 6, il y a des situations où des
injecteurs 23 injectent dans le même volume d'air que leurs prédécesseurs, ledit volume
étant alors appauvri en oxygène. Cela entraîne soit une combustion en décalage par
rapport à l'endroit d'injection, soit une combustion incomplète du combustible injecté
et la production d'imbrulés. Le phénomène est plus marqué avec un combustible gazeux
qu'avec un combustible liquide, du fait des durées d'injection plus longues.
[0027] Pour limiter les variations de pression de combustible dans une rampe de chauffage
16, dans le meilleur des cas un décalage initial est créé au démarrage des différentes
paires d'injecteurs 23 placées sur la même rampe 16 mais il n'est pas entretenu.
[0028] Les limitations viennent du fait que les injecteurs 23 sont très souvent pilotés
par un dispositif indépendant, tel qu'une carte électronique spécifiquement développée
pour cette application, qui génère les pulsations en fonction d'une valeur de fréquence
transmise par l'automate de la rampe 16, ce qui ne permet pas de cadencer finement
les paires les unes par rapport aux autres. Les injecteurs 23 sont parfois directement
pilotés par l'automate de la rampe 16. Un cadencement plus fin sur la rampe 16 est
alors possible, mais la puissance de calcul et la relative lenteur de rafraichissement
des sorties des automates limite la faisabilité d'un cadencement précis. La relative
lenteur de communication entre automates et la dispersion des organes de commande
ne permet pas le cadencement précis entré les différentes rampes de chauffage 16.
[0029] La figure 5 représente schématiquement un exemple de système de contrôle-commande
d'un feu tournant selon l'état de la technique. Le pilotage est assuré par deux ordinateurs
centraux redondants CCS-A 42a & CCS-B 42b qui transmettent les commandes à appliquer
aux automates 45 localisés sur chaque rampe 11, 15, 16, 17 et 18. Ces automates 45
pilotent directement les actionneurs, notamment les volets sur la rampe 11, les injecteurs
23 sur les rampes de chauffage 16 et les ventilateurs sur la rampe 18. La communication
entre les différents contrôleurs est assurée par un réseau de communication qui peut
être filaire ou par exemple du type wifi. Les ordinateurs centraux calculent les commandes
pour chaque actionneur en fonction des consignes qui ont été paramétrées par les opérateurs
et des mesures en provenance des automates 45 des rampes. Ces commandes sont ensuite
transmises à chaque automate 45 pour qu'il les applique. Le réseau de communication
de Niveau 1 entre les ordinateurs centraux 42a & 42b et les automates 45 des rampes
est composé de commutateurs (switch) Ethernet 40 et de points d'accès WiFi 43 qui
sont répartis dans le bâtiment du four. Chaque automate 45 est connecté au réseau
WiFi via un client (44), un réseau Ethernet interne à la rampe permet l'échange des
informations par l'intermédiaire d'un commutateur (switch) Ethernet 46 entre le client
WiFi 44, l'écran local 47 et les variateurs de vitesse 48 dans le cas de la rampe
de soufflage 18. Un automate auxiliaire 43 (situé par exemple dans une salle électrique)
permet d'acquérir des informations en provenance d'éléments annexes au four tel que
le centre de traitement des fumées.
[0030] Un ordinateur DMS 41 permet l'archivage des données du procédé, il est relié aux
CCS 42a & 42b au travers d'un commutateur (switch) 40 qui constitue le réseau Ethernet
de Niveau 2. Ce réseau peut être relié au réseau usine pour l'extraction et l'exploitation
des données par les systèmes de Niveau 3.
[0031] Le suivi du procédé est assuré par les écrans de contrôle 39 qui peuvent être déportés,
par exemple dans une salle de contrôle, à l'aide d'un réseau dédié si nécessaire (Réseau
KVM). Ces écrans 39 affichent les données temps réels en provenance des CCS 42a &
42b mais aussi les données archivées en provenance du DMS 41.
[0032] Pour pallier à ces inconvénients, l'invention consiste selon un premier aspect principalement
en un procédé d'optimisation de la combustion dans des lignes de cloisons d'un four
à chambres dit « à feu(x) tournant(s) » pour la cuisson de blocs carbonés. Le four
comporte une succession de chambres de préchauffage, de chauffage, de refroidissement
naturel et de refroidissement forcé, disposées en série selon l'axe longitudinal XX
du four. Chaque chambre est constituée par la juxtaposition, transversalement audit
axe longitudinal XX et en alternance, d'alvéoles dans lesquels sont disposés des blocs
carbonés à cuire et de cloisons chauffantes creuses, en communication et alignées
avec les cloisons des autres chambres, parallèlement à l'axe longitudinal XX du four,
en lignes de cloisons dans lesquelles circulent de l'air de refroidissement et comburant
et des gaz de combustion. Une rampe d'aspiration est reliée à chacune des cloisons
de la première chambre en préchauffage par l'une respectivement de pipes d'aspiration.
L'air comburant nécessaire est en partie injecté par une rampe de soufflage de la
zone de refroidissement naturel, reliée à au moins un ventilateur, et en partie infiltré
par dépression à travers les lignes de cloisons. Le combustible nécessaire à la cuisson
des blocs carbonés est en partie injecté par au moins deux rampes de chauffage s'étendant
chacune sur l'une respectivement d'au moins deux chambres adjacentes de la zone de
chauffage, et aptes à injecter chacune du combustible dans chacune des cloisons de
la chambre respective correspondante de la zone de chauffage. Au moins les rampes
de chauffage sont directement pilotées par un contrôleur maître en pilotant les entrées/sorties
desdites rampes. Le procédé comprend alors l'identification automatique par le contrôleur
maître de la position relative d'une rampe de chauffage par rapport aux autres lors
du raccordement de ladite rampe de chauffage au réseau et l'ordonnancement du fonctionnement
des injecteurs des rampes de chauffage est réalisé en répartissant temporellement
les séquences de fonctionnement des injecteurs individuellement.
[0033] La technologie du noyau temps réel et du réseau temps réel font que le cadencement
est possible, car le noyau temps réel à un temps de cycle parfaitement défini et de
durée constante.
[0034] Le contrôleur maître fait le calcul des commandes en lisant les données directement
sur les entrées et il assure lui-même le pilotage des sorties qui sont reliées aux
actionneurs. Les rampes de chauffage au moins n'embarquent plus d'automate.
[0035] A chaque tour de cycle, le contrôleur maître récupère l'ensemble des entrées avant
de commencer son calcul et ensuite il positionne l'ensemble des sorties avant de recommencer
un nouveau cycle.
[0036] Ainsi, toutes les sorties qui commandent les injecteurs répartis sur les différentes
rampes de chauffage sont pilotées par un seul contrôleur, de façon rapide et avec
un cadencement précis et fiable rendu possible par le noyau et le réseau temps réel.
[0037] Le choix des actions et le positionnement des sorties qui en résultent est effectué
par ordre de priorité des tâches.
[0038] Le réseau temps réel est fondamental, car il permet d'assurer qu'effectivement toutes
les entrées sont lues et que toutes les sorties sont écrites à chaque temps de cycle.
[0039] Selon un exemple de réalisation de l'invention, les fonctions de contrôle/commande
des rampes sont programmées dans un automate logiciel.
[0040] Selon un exemple de réalisation de l'invention, le contrôleur maître est un PC.
[0041] Le réseau temps réel reliant notamment le contrôleur maître et les entrées/sorties
des rampes est, par exemple, de type Ethernet.
[0042] Selon un autre exemple de réalisation de l'invention, un noyau temps réel Twincat
est associé à un réseau temps réel Ethercat.
[0043] De plus, le procédé selon l'invention se caractérise en ce que la répartition temporelle
des séquences de fonctionnement des injecteurs est réalisée de sorte qu'un injecteur
ne fonctionne que quand le volume de gaz placé sous ledit injecteur à une teneur en
oxygène suffisante pour assurer la combustion du combustible injecté.
[0044] Ainsi, le procédé selon l'invention se caractérise en ce que la répartition temporelle
des séquences de fonctionnement des injecteurs est réalisée de sorte à limiter la
formation d'imbrulés, notamment de CO.
[0045] Un algorithme global permet d'optimiser le cadencement des injections pour permettre
à la fois une optimisation de l'air disponible dans les cloisons mais aussi le maintient
d'un débit de combustible maîtrisé dans les tuyauteries de chaque rampe de chauffage
pour garder des caractéristiques d'injection homogènes. Ainsi, la répartition temporelle
des séquences de fonctionnement des injecteurs est réalisée de sorte à limiter les
variations de débit de combustible de chaque rampe de chauffage. De plus, la répartition
temporelle est réalisée en limitant le nombre d'injecteurs en fonctionnement simultané
à un nombre maximal, ledit nombre maximal étant celui qui conduit au débit nominal
de combustible de ladite rampe.
[0046] Selon un aspect particulier de l'invention, le procédé propose par ailleurs une optimisation
de la combustion d'injecteurs de combustible sur une durée de temps notée D, du four
comprenant un nombre N d'injecteurs, répartis sur les cloisons et les rampes de chauffage
du four. Les injecteurs fonctionnent par impulsions en tout ou rien et en modulation
de durée. Une durée de fonctionnement Δi, inférieure ou égale à la durée D, est attribuée
à chacun des N injecteurs , les durées de fonctionnement Δi étant déduites de la demande
énergétique au four, et fournies par le système de contrôle-commande du four. Dès
lors, selon le procédé :
- la durée de fonctionnement Δi d'un injecteur est divisée en une série d'impulsions
où la somme des durées des impulsions est égale à la durée de fonctionnement Δi dudit
injecteur ;
- un ordonnancement est défini par une répartition temporelle des impulsions pour chacun
des N injecteurs de manière individuelle et codé sous la forme d'une fonction temporelle
binaire pi qui vaut 1 lorsque l'injecteur de numéro d'ordre i est en impulsion à l'instant
s et vaut 0 sinon ;
- l'ordonnancement est calculé à un instant T de calcul en tenant compte des durées
de fonctionnement Δi souhaitées des injecteurs, les impulsions d'un injecteur étant
réalisées au plus tôt à un instant ti initial ultérieur à l'instant T de calcul et
au plus tard à l'instant ti+D,
- les instants ti initiaux de chaque injecteur dépendent de la position relative des
injecteurs d'une même cloison et de la vitesse Vk d'écoulement des gaz de combustion
dans cette cloison.
[0047] Avantageusement, il est proposé de calculer l'ordonnancement comme suit :
/a/ on choisit un ordonnancement initial quelconque,
/b/ on associe un numéro d'ordre i de 1 à N à chaque injecteur,
/c/ on recherche pour l'injecteur de numéro d'ordre i égal à 1, la répartition des
impulsions de fonctionnement de cet injecteur qui permettent de maximiser une fonction
Uk représentative de la teneur en oxygène dans les gaz de combustion après le dernier
injecteur de la même cloison sur un intervalle de temps entre des instants tk et tk+D,
où tk est l'instant associé au dernier injecteur de la même cloison, les impulsions
des autres injecteurs conservant les positions de l'ordonnancement initial et on obtient
un ordonnancement résultant avec la répartition optimale des impulsions pour l'injecteur
de numéro d'ordre i égal à 1,
/d/ on réitère l'étape /c/ à partir de l'ordonnancement résultant de l'étape /c/ en
considérant successivement les injecteurs de numéro d'ordre i supérieur à 1 jusqu'à
l'injecteur de numéro d'ordre N.
Le procédé peut comporter les étapes supplémentaires suivantes :
/e/ en utilisant comme ordonnancement initial l'ordonnancement retenu à l'étape /d/,
on associe un nouveau numéro d'ordre i de 1 à N à chaque injecteur et on réitère les
étapes /c/ et /d/,
/f/ on compare l'ordonnancement obtenu à l'ordonnancement initial et on retient comme
ordonnancement le meilleur des deux.
/g/ on réitère les étapes /e/ et /f/ un nombre de fois compatible avec le temps de
calcul disponible entre l'instant T de calcul et le premier des instants ti initiaux
des injecteurs de la même cloison.
[0048] Avec ces étapes supplémentaires, il est déterminé le meilleur des deux ordonnancements
de l'étape /f/ pour lequel le débit globale de combustible de chaque rampe résultant
de la répartition des impulsions de fonctionnement des injecteurs d'une rampe ne dépasse
pas le débit maximal possible de combustible de ladite rampe.
[0049] En fonction des consignes de température saisies par l'opérateur et des températures
lues pour chaque cloison combinées avec des mesures annexes tels que le CO ou le débit
d'air dans les cloisons, une matrice d'injection est calculée en utilisant la puissance
de calcul du contrôleur maître. Celle-ci est ensuite transmise aux sorties déportées
sur chacune des rampes de chauffage pour piloter les injecteurs.
[0050] Selon un second aspect, l'invention concerne également un dispositif d'optimisation
de la combustion dans des lignes de cloisons.
[0051] L'invention consiste, mises à part les dispositions exposées ci-dessus, en un certain
nombre d'autres dispositions dont il sera plus explicitement question ci-après à propos
d'exemples de réalisation, décrits avec référence aux dessins annexés, mais qui ne
sont nullement limitatifs.
[0052] Les 5 premières figures ont été décrites précédemment, au titre de l'état de la technique,
à savoir :
- la Fig. 1 est une vue schématisée en plan de la structure d'un four à deux feux tournants
et chambres ouvertes ;
- la Fig. 2 est une vue schématisée partielle en perspective et coupe transversale avec
arrachement représentant la structure interne du four de la Fig. 1 ;
- la Fig. 3 est un schéma fluide illustrant un exemple de rampe de chauffage ;
- la Fig. 4 est une coupe longitudinale schématique partielle illustrant le positionnement
des rampes sur une ligne de cloisons ;
- la Fig. 5 est une représentation schématique d'un système de contrôle-commande selon
l'état de la technique ;
- la Fig. 6 est une représentation schématique d'un système de contrôle-commande selon
l'invention ; et
- la Fig.7 est un chronogramme illustrant le fonctionnement d'un injecteur sur une durée
déterminée.
[0053] Comme représenté en Fig.6, un système de contrôle-commande selon l'invention comprend
par exemple un ordinateur d'archivage des données DMS 41 et au moins un contrôleur
maître, par exemple deux contrôleurs CCS 42a & 42b. Ces machines sont reliées entre
elles par l'intermédiaire d'un commutateur (switch) Ethernet 40, cela constitue le
réseau Ethernet de Niveau 2. Les contrôleurs 42a et 42b embarquent chacun un automate
temps réel qui pilote, via le réseau Ethernet Niveau 1 temps réel, les blocs d'entrées/sorties
déportées 52 qui équipent les rampes 11, 15, 16, 17 et 18 ainsi que l'automate auxiliaire
43.
[0054] Les rampes 11, 15, 16, 17 et 18 sont connectées au réseau temps réel par l'intermédiaire
d'un câble qui est connecté sur des boites de jonction 51 placées en face de chaque
chambre 2 du four 1.
[0055] Le suivi du procédé est assuré par les écrans de contrôle 39 qui peuvent être déportés
à l'aide d'un réseau dédié si nécessaire (Réseau KVM). Ces écrans 39 affichent les
données temps réels en provenance des CCS 42a & 42b mais aussi les données archivées
en provenance du DMS 41. Des écrans supplémentaires 50 sont placés dans le bâtiment
du four pour assurer le suivi du procédé. Ces écrans 50 affichent les données temps
réels en provenance des CCS 42a & 42b. Ils sont connectés au réseau temps réel en
utilisant un groupe d'entrées/sorties dédiées 52.
[0056] Le contrôleur maître 42a, 42b identifie de manière automatique la position relative
d'une rampe par rapport aux autres, lors du raccordement de ladite rampe au réseau.
[0057] A cet effet, selon un mode de réalisation, lors de la mise en route du système, la
durée théorique du cycle de cuisson, la position initiale du feu et la configuration
théorique de chaque feu sont saisis dans le système.
[0058] Par « configuration théorique de chaque feu », on entend la position relative des
rampes au sein d'un même feu.
[0059] A partir de la durée théorique de cycle, de la position initiale, de la configuration
théorique du feu, et de la date et de l'heure courante, le contrôleur maître 42a,
42b calcule en permanence pour chaque feu, les positions théoriques, reconnues par
exemple par numéro désignant une section sur le four 1, pour les différents types
de rampes 11, 15, 16, 17, 18 dont il a besoin pour piloter le procédé de cuisson lié
au feu.
[0060] D'un point de vu matériel, chaque rampe 11, 15, 16, 17, 18 comprend une tête de station,
identifiée par un numéro unique, et des entrées/sorties. Le contrôleur maître 42a,
42b utilise une table de correspondance, qui lui permet à partir de ce numéro d'identifier
la rampe mais aussi son type (aspiration, chauffage,...).
[0061] Le réseau filaire autour du four 1 est constitué d'une succession de commutateurs
de réseau.
[0062] Chaque section du four 1 est équipée d'une prise réseau unique sur laquelle vient
se connecter la rampe qui est placée sur cette section. Cette prise est reliée lors
de l'installation à une entrée, identifiée par un numéro, d'un des commutateurs qui
constituent le réseau de terrain. Le couple formé du numéro de section et du numéro
de l'entrée du commutateur est unique et est renseigné lors de la mise en place du
réseau de terrain dans une table de correspondance qui sera utilisée par le contrôleur
maître 42a, 42b.
[0063] Le contrôleur maître 42a, 42b effectue une surveillance continue des différentes
entrées des commutateurs pour détecter tous changements tels que la connexion ou la
déconnexion d'une rampe 11, 15, 16, 17, 18. Lorsqu'il détecte la connexion d'une rampe,
le contrôleur maître 42a, 42b récupère le numéro de la tête de station de la rampe
en question, qu'il combine avec le numéro de l'entrée du commutateur ce qui lui permet
d'associer un numéro de section à cette rampe. Ainsi, la position de chaque rampe
dans le four 1, relativement les unes aux autres, est identifiée par le contrôleur
maître 42a, 42b au moment du raccordement.
[0064] Le contrôleur maître 42a, 42b peut alors, à partir de l'identification de la position
de chaque rampe 11, 15, 16, 17, 18, comparer la position réelle et la position théorique
qu'il a calculées et décider de valider ou non la connexion de la rampe et donc de
la piloter.
[0065] Selon l'invention, les six injecteurs 23 placés sur une même ligne de cloisons 6
sont pilotés les uns en fonction des autres mais également en fonction des injecteurs
23 placés sur les autres lignes de cloisons 6. L'ordonnancement de l'ouverture des
injecteurs 23 et le choix des durées d'impulsion permet d'optimiser le fonctionnement
de chaque rampe de chauffage 16 et celui de l'ensemble du feu.
[0066] Plus précisément, afin d'optimiser la combustion des injecteurs 23 de combustible,
il est considéré une durée de temps d'optimisation D du four 1 équipé d'injecteurs
23. On mettra en indice i les paramètres relatifs à l'injecteur 23 dit de numéro d'ordre
i, i étant compris entre 1 et N, N étant le nombre total d'injecteurs 23 du four 1,
répartis sur un nombre R de rampes 16 de chauffage et un nombre M de cloisons 6 du
four 1. Par exemple, dans le cas où le four 1 comprend deux travées 1 a et 1 b, trois
rampes 16 de chauffage par travée, et chaque rampe de chauffage comprenant quatre
paires d'injecteurs 23, et donc étant associée à quatre cloisons 6 par travée, comme
cela est illustré sur les figures 2 et 3, lé nombre N total d'injecteurs dans le four
1 sera égal à quarante huit.
[0067] Dans ce qui suit, les termes « premier » et « dernier » sont pris en référence à
la direction des feux, étant entendu qu'un premier injecteur pour une cloison considérée
est celui qui reçoit en premier l'air insufflé par la rampe 18 de soufflage.
[0068] Les injecteurs 23 fonctionnent par impulsions en tout ou rien et en modulation de
durée.
[0069] Une durée de fonctionnement Δi, inférieure ou égale à la durée D de d'optimisation,
est attribuée l'injecteur 23 de numéro d'ordre i. La durée de fonctionnement Δi de
chaque injecteur 23 est déduite de la demande énergétique du four 1. Elle est fournie
par le système de contrôle-commande 42a, 42b du four 1.
[0070] La durée de fonctionnement Δi de l'injecteur 23 de numéro d'ordre i est divisée en
une série d'un nombre d'impulsions noté Ki, de sorte que la somme de durée des Ki
impulsions est égale à la durée de fonctionnement Δi.
[0071] L'ordonnancement est alors défini par une répartition temporelle des Ki impulsions
pour chaque injecteur 23 de manière individuelle, et est codé sous la forme d'une
fonction temporelle binaire pi(s), avec s le temps, qui est égale 1 lorsque l'injecteur
23 de numéro d'ordre i est en impulsion et est égale à 0 sinon. La fonction pi(s)
est illustrée en figure 7.
[0072] L'ordonnancement est calculé à un instant de calcul T, en tenant compte des durées
de fonctionnement Δi souhaitées des injecteurs 23.
[0073] Les Ki impulsions de l'injecteur 23 de numéro d'ordre i sont réalisées au plus tôt
à un instant ti initial ultérieur à l'instant de calcul T et au plus tard à l'instant
ti+D. Autrement dit, la première impulsion de l'injecteur 23 de numéro d'ordre i commence
au plus tôt à l'instant ti initial, et la dernière impulsion se termine au plus tard
à l'instant ti+D.
[0074] Les instants ti initiaux de chaque injecteur 23 dépendent de la position relative
des injecteurs 23 d'une même cloison 6 et de la vitesse, notée Vk d'écoulement des
gaz de combustion dans la cloison 6 considérée. Par la suite, l'indice k indiquera
qu'il s'agit d'un paramètre relatif à une cloison 6 dite de numéro d'ordre k, k étant
compris entre 1 et M.
[0075] Dès lors, l'ordonnancement des injecteurs 23 pour une cloison 6 considérée de numéro
d'ordre k est calculé selon les étapes successives suivantes :
/a/ on choisit un ordonnancement initial quelconque des injecteurs 23 dans la cloison
6 de numéro d'ordre k,
/b/ on associe un numéro d'ordre i de 1 à N à chaque injecteur 23, attribué par exemple
selon la position relative des injecteurs 23 selon la direction des feux dans la cloison
6 d'ordre k considérée,
/c/ on recherche, pour un premier injecteur auquel il est attribué le numéro d'ordre
1, la répartition des K1 impulsions de fonctionnement de cet injecteur 23 qui permettent
de maximiser une fonction Uk(s) représentative de la teneur en oxygène dans les gaz
de combustion après le dernier injecteur de la cloison 6 de numéro d'ordre k sur un
intervalle de temps entre les instants tk et tk+D, où tk est l'instant de la première
impulsion du dernier injecteur de la cloison 6 de numéro d'ordre k considérée, les
impulsions des autres injecteurs de numéro d'ordre i supérieur à 1 conservant les
positions de l'ordonnancement initial et on obtient un ordonnancement résultant avec
la répartition optimale des impulsions pour l'injecteur de numéro d'ordre 1,
/d/ on réitère l'étape /c/ à partir de l'ordonnancement résultant de l'étape (c) en
considérant successivement les injecteurs de numéro d'ordre supérieur jusqu'à l'injecteur
23 de numéro d'ordre N.
Avantageusement, le procédé d'optimisation de la combustion comporte les étapes supplémentaires
suivantes :
/e/ en utilisant comme ordonnancement initial l'ordonnancement retenu à l'étape /d/,
on associe un nouveau numéro d'ordre de 1 à N à chaque injecteur 23 et on réitère
les étapes (c) et (d),
/f/ on compare l'ordonnancement obtenu à l'ordonnancement initial et on retient comme
ordonnancement le meilleur des deux.
/g/ on réitère les étapes /e/ et /f/ un nombre de fois compatible avec le temps de calcul disponible entre l'instant
T de calcul et le premier des instants ti de début de la première impulsion des injecteurs
23.
[0076] Selon une caractéristique supplémentaire de l'invention, pour le meilleur des deux
ordonnancements de l'étape /f/, on s'assure que le débit global de combustible de
chacune des R rampes 16, résultant de la répartition des impulsions de fonctionnement
des injecteurs 23 de la rampe 16, ne dépasse pas le débit maximal possible de combustible
de ladite rampe 16.
[0077] En effet, il résulte en général du calcul d'ordonnancement précédent sur les cloisons
6 que les injecteurs 23 d'une même rampe de chauffage 16 n'ont pas la même répartition
des impulsions, de sorte qu'il est nécessaire de vérifier que le calcul d'ordonnancement
basé sur l'optimisation en fonction de la teneur en oxygène par cloison 6 soit conforme
au fonctionnement optimal de chaque rampe 16 également.
[0078] Ainsi, le calcul d'ordonnancement permet d'optimiser la répartition temporelle des
impulsions des injecteurs 23 par cloison 6 et par rampe de chauffage 16 dans l'ensemble
du four 1.
[0079] La durée δti nécessaire au gaz de combustion pour parcourir à la vitesse Vk la distance
di entre un injecteur 23 de numéro d'ordre i de la cloison 6 de numéro d'ordre k et
le dernier injecteur 23 de cette cloison 6 de numéro d'ordre k vaut:

[0080] Selon l'invention, l'écart entre l'instant ti associé à un injecteur 23 de numéro
d'ordre i d'une cloison 6 de numéro d'ordre k et l'instant tk associé au dernier injecteur
de la même cloison 6 de numéro d'ordre k est égale à la durée nécessaire au gaz de
combustion pour parcourir la distance entre les deux injecteurs 23, soit :

[0081] Avantageusement, les durées entre l'instant T de calcul de l'ordonnancement et les
instants ti des premiers injecteurs 23 de chaque cloison 6 sont inférieurs à une seconde.
[0082] Selon l'invention, la fonction Uk(s) représentative de la teneur en oxygène dans
un volume τ de référence à un instant s après le dernier injecteur de la cloison k
est égale à la teneur d'oxygène Ck disponible dans le volume τ de référence avant
le premier injecteur 23 de la cloison 6 de numéro d'ordre k réduite de la somme de
la teneur d'oxygène qi nécessaire pour réaliser une combustion complète par un injecteur
23 de numéro d'ordre i en marche lorsque le volume τ de référence passe sous l'injecteur
23 de numéro d'ordre i à l'instant s - δti :

[0083] En d'autres termes, il s'agit de s'assurer que le volume τ de référence contient
une teneur en oxygène suffisante relativement à la quantité de combustible injectée
par un injecteur 23 de numéro d'ordre i de la cloisons 6 de numéro d'ordre k lorsque
ce volume τ de référence passe sous cet injecteur 23 de numéro d'ordre i. En effet,
l'oxygène aura été consommé par la combustion sous les injecteurs 23 de numéro d'ordre
inférieur à i de la cloison 6 de numéro d'ordre k. Ainsi, lorsque le volume τ de référence
passe sous le dernier injecteur 23 de la cloison 6 de numéro d'ordre k, la teneur
en oxygène dans le volume τ de référence doit être suffisante pour que la réaction
de combustion ait lieu, et limiter de la sorte la formation d'imbrûlés.
[0084] Selon un exemple de réalisation de l'invention, maximiser la fonction Uk pour un
injecteur i consiste à maximiser la durée totale où la fonction Uk(s) est positive
pour les instants s de
l'intervalle [tk, tk+D].
[0085] Selon un autre exemple de réalisation de l'invention, maximiser la fonction Uk pour
un injecteur i consiste à maximiser une somme Sk sur
l'intervalle [tk, tk+D] des valeurs positives de Uk(s) :

[0086] A titre d'exemple, la durée des impulsions des injecteurs 23 est comprise entre ½
seconde et 5 secondes et la durée entre deux impulsions successives d'un même injecteur
23 est comprise entre ½ seconde et 5 secondes.
[0087] On se reporte maintenant à la figure 7 sur laquelle est représentée la fonction pi(s)
illustrant la répartition temporelle des impulsions d'un injecteur 23 de numéro d'ordre
i en fonctionnement tout ou rien.
[0088] Pour chaque injecteur 23 de numéro d'ordre i, la fonction pi(s) est définie pour
des instants s de l'intervalle de temps entre les instants ti et ti+D.
[0089] Un exemple de réalisation consiste à définir la fonction binaire pi comme étant un
train d'impulsions de durées identiques a, de durée inter-impulsions b, les impulsions
ayant lieu entre les instants ti+c et ti+D-c.
[0090] La durée inter-impulsions b peut prendre une des dix valeurs suivantes : { 0.5s,
1s, 1.5s, 2s, 2.5s, 3s, 3.5s, 4s, 4.5s, 5s }.
[0091] Les durées a, b et c sont liées par les relations suivantes :

et

[0092] La fonction pi est entièrement définie par la durée de fonctionnement Δi et du choix
de la durée b inter-impulsions.
[0093] Pour une durée de fonctionnement Δi et suivant le choix de la valeur b, et compte
tenu que la durée totale des impulsions est égale à Δi, le nombre d'impulsion Ki est
égale à la partie entière de (Δi + D)/b augmentée de 1 :

[0094] Les valeurs de c et a se déduisent directement :

et

[0095] Le choix de la valeur b n'est acceptable que si la durée a résultante est comprise
entre 0.5s et 5s.
[0096] Ainsi, en choisissant une valeur pour b acceptable, la durée de fonctionnement Δi
étant fixée par le matériel, la fonction pi(s) est totalement définie. La fonction
Uk(s) est ainsi déterminée et le calcul pour le calcul d'ordonnancement peut être
effectué.
1. Procédé d'optimisation de la combustion dans des lignes de cloisons d'un four (1)
à chambres dit « à feu(x) tournant(s) » pour la cuisson de blocs carbonés (5), ledit
four (1) comportant une succession de chambres (2) de préchauffage, de chauffage,
de refroidissement naturel et de refroidissement forcé, disposées en série selon l'axe
longitudinal (XX) du four (1), chaque chambre (2) étant constituée par la juxtaposition,
transversalement audit axe longitudinal (XX) et en alternance, d'alvéoles (4) dans
lesquels sont disposés des blocs carbonés (5) à cuire et de cloisons chauffantes creuses
(6), en communication et alignées avec les cloisons (6) des autres chambres (2), parallèlement
à l'axe longitudinal (XX) du four (1), en lignes de cloisons (6) dans lesquelles circulent
de l'air de refroidissement et comburant et des gaz de combustion, une rampe d'aspiration
(11) étant reliée à chacune des cloisons (6) de la première chambre (2) en préchauffage
par l'une respectivement de pipes d'aspiration (11a), l'air comburant nécessaire étant
en partie injecté par une rampe de soufflage (18) de la zone de refroidissement naturel
(C), reliée à au moins un ventilateur, et en partie infiltré par dépression à travers
les lignes de cloisons (6), et le combustible nécessaire à la cuisson des blocs carbonés
(5) étant en partie injecté par au moins deux rampes (16) de chauffage s'étendant
chacune sur l'une respectivement d'au moins deux chambres (2) adjacentes de la zone
de chauffage, et aptes à injecter chacune du combustible dans chacune des cloisons
(6) de la chambre (2) respective correspondante de la zone de chauffage (B), au moins
les rampes de chauffage (16) étant directement pilotées par un contrôleur maître (42a,
42b) fonctionnant autours d'un noyau temps réel et pilotant les entrées/sorties desdites
rampes (16) de chauffage via un réseau temps réel, le procédé étant caractérisé en ce qu'il comprend l'identification automatique par le contrôleur maître (42a, 42b) de la
position relative d'une rampe de chauffage (16) par rapport aux autres lors du raccordement
de ladite rampe au réseau et en ce que l'ordonnancement du fonctionnement des injecteurs (23) des rampes de chauffage (16)
est réalisé en répartissant temporellement les séquences de fonctionnement des injecteurs
(23) individuellement.
2. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 1, caractérisé en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs (23) est
réalisée de sorte qu'un injecteur (23) ne fonctionne que quand le volume de gaz placé
sous ledit injecteur (23) a une teneur en oxygène suffisante pour assurer la combustion
du combustible injecté.
3. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 1 ou la revendication
2, caractérisé en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs (23) est
réalisée de sorte à limiter la formation d'imbrulés, notamment de CO.
4. Procédé d'optimisation de la combustion selon l'une quelconque des revendications
1 à 3, caractérisé en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs (23) est
réalisée en limitant le nombre d'injecteurs (23) d'une rampe de chauffage (16) en
fonctionnement simultané à un nombre maximal, ledit nombre maximal étant celui qui
conduit au débit nominal de combustible de ladite rampe de chauffage (16).
5. Procédé d'optimisation de la combustion selon l'une quelconque des revendications
1 à 3, caractérisé en ce que la répartition temporelle des séquences de fonctionnement des injecteurs (23) est
réalisée de sorte à limiter les variations de débit de combustible de chaque rampe
de chauffage (16).
6. Procédé d'optimisation de la combustion d'injecteurs (23) de combustible selon l'une
quelconque des revendications précédentes, sur une durée de temps notée D, du four
(1) comprenant un nombre N d'injecteurs (23), répartis sur les cloisons (6) et les
rampes de chauffage (16) du four (1), les injecteurs (23) fonctionnant par impulsions
en tout ou rien et en modulation de durée, une durée de fonctionnement (Δi), inférieure
ou égale à la durée D, étant attribuée à chacun des N injecteurs (23), les durées
de fonctionnement (Δi) étant déduites de la demande énergétique au four (1), et fournies
par le système de contrôle-commande (42a, 42b) du four (1),
caractérisé en ce que :
- la durée de fonctionnement (Δi) d'un injecteur (23) est divisée en une série d'impulsions
où la somme des durées des impulsions est égale à la durée de fonctionnement (Δi)
dudit injecteur (23) ;
- un ordonnancement est défini par une répartition temporelle des impulsions pour
chacun des N injecteurs (23) de manière individuelle et codé sous la forme d'une fonction
temporelle binaire (pi) qui vaut 1 lorsque l'injecteur (23) de numéro d'ordre i est
en impulsion à l'instant s et vaut 0 sinon ;
- l'ordonnancement est calculé à un instant (T) de calcul en tenant compte des durées
de fonctionnement (Δi) souhaitées des injecteurs (23), les impulsions d'un injecteur
(23) étant réalisées au plus tôt à un instant (ti) initial ultérieur à l'instant (T)
de calcul et au plus tard à l'instant ti+D,
- les instants (ti) initiaux de chaque injecteur (23) dépendent de la position relative
des injecteurs (23) d'une même cloison (6) et de la vitesse (Vk) d'écoulement des
gaz de combustion dans cette cloison (6).
7. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 6
caractérisé en ce que l'ordonnancement est calculé comme suit :
/a/ on choisit un ordonnancement initial quelconque,
/b/ on associe un numéro d'ordre (i) de 1 à N à chaque injecteur (23),
/c/ on recherche pour l'injecteur de numéro d'ordre (i) égal à 1, la répartition des
impulsions de fonctionnement de cet injecteur (23) qui permettent de maximiser une
fonction (Uk) représentative de la teneur en oxygène dans les gaz de combustion après
le dernier injecteur de la même cloison (6) sur un intervalle de temps entre des instants
tk et tk+D, où tk est l'instant associé au dernier injecteur (23) de la même cloison
(6), les impulsions des autres injecteurs (23) conservant les positions de l'ordonnancement
initial et on obtient un ordonnancement résultant avec la répartition optimale des
impulsions pour l'injecteur (23) de numéro d'ordre (i) égal à 1,
/d/ on réitère l'étape /c/ à partir de l'ordonnancement résultant de l'étape /c/ en
considérant successivement les injecteurs (23) de numéro d'ordre (i) supérieur à 1
jusqu'à l'injecteur de numéro d'ordre N.
8. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 7
caractérisé en ce qu'il comporte les étapes supplémentaires suivantes :
/e/ en utilisant comme ordonnancement initial l'ordonnancement retenu à l'étape /d/,
on associe un nouveau numéro d'ordre (i) de 1 à N à chaque injecteur (23) et on réitère
les étapes /c/ et /d/,
/f/ on compare l'ordonnancement obtenu à l'ordonnancement initial et on retient comme
ordonnancement le meilleur des deux.
/g/ on réitère les étapes /e/ et /f/ un nombre de fois compatible avec le temps de
calcul disponible entre l'instant (T) de calcul et le premier des instants (ti) initiaux
des injecteurs (23) de la même cloison (6).
9. Procédé d'optimisation de la combustion selon la revendication 8, caractérisé en ce que pour le meilleur des deux ordonnancements de l'étape /f/ on assure que le débit globale
de combustible de chaque rampe (16) de chauffage résultant de la répartition des impulsions
de fonctionnement des injecteurs (23) d'une rampe (16) de chauffage ne dépasse pas
le débit maximal possible de combustible de ladite rampe (16) de chauffage.
10. Dispositif d'optimisation de la combustion dans des lignes de cloisons d'un four à
chambres dit « à feu(x) tournant(s) » pour la cuisson de blocs carbonés (5), ledit
four (1) comportant une succession de chambres (2) de préchauffage, de chauffage,
de refroidissement naturel et de refroidissement forcé, disposées en série selon l'axe
longitudinal (XX) du four (1), chaque chambre (2) étant constituée par la juxtaposition,
transversalement audit axe longitudinal (XX) et en alternance, d'alvéoles (4) dans
lesquels sont disposés des blocs carbonés (5) à cuire et de cloisons chauffantes creuses
(6), en communication et alignées avec les cloisons (6) des autres chambres (2), parallèlement
à l'axe longitudinal (XX) du four (1), en lignes de cloisons (6) dans lesquelles circulent
de l'air de refroidissement et comburant et des gaz de combustion, une rampe d'aspiration
(11) étant reliée à chacune des cloisons (6) de la première chambre (2) en préchauffage
par l'une respectivement de pipes d'aspiration (11a), l'air comburant nécessaire étant
en partie injecté par une rampe de soufflage (18) de la zone de refroidissement naturel
(C), reliée à au moins un ventilateur, et en partie infiltré par dépression à travers
les lignes de cloisons (6), et le combustible nécessaire à la cuisson des blocs carbonés
(5) étant en partie injecté par au moins deux rampes (16) de chauffage s'étendant
chacune sur l'une respectivement d'au moins deux chambres (2) adjacentes de la zone
de chauffage, et aptes à injecter chacune du combustible dans chacune des cloisons
(6) de la chambre (2) respective correspondante de la zone de chauffage (B), au moins
les rampes de chauffage (16) étant pilotées directement par un contrôleur maître (42a,
42b) fonctionnant autour d'un noyau temps réel pour piloter les entrées/sorties desdites
rampes de chauffage (16) via un réseau temps réel, le dispositif étant caractérisé en ce que la position relative d'une rampe de chauffage par rapport aux autres est identifiée
automatiquement par le contrôleur maître (42a, 42b) lors du raccordement de ladite
rampe de chauffage au réseau de sorte de s'assurer que cette position relative est
appropriée pour un fonctionnement sécurisé du four (1).
1. Verfahren zur Optimierung der Verbrennung in Partitionsreihen eines als Ringofen bezeichneten
Kammerofens (1) zum Brennen von Kohlenstoffblöcken (5), beinhaltend eine Aufeinanderfolge
von Kammern (2) zum Vorheizen, Heizen, natürlichen Abkühlen und forcierten Abkühlen,
die auf einer Längsachse (XX) des Ofens (1) hintereinander angeordnet sind, wobei
jede Kammer (2) ausgebildet ist durch die quer zur Längsachse (XX) verlaufende und
alternierende Aneinanderreihung von Zellen (4), in denen zu brennende Kohlenstoffblöcke
(5) angeordnet sind, und von hohlen Heizpartitionen (6), die mit den Partitionen (6)
der anderen Kammern (2) in Verbindung stehen und parallel zur Längsachse (XX) des
Ofens (1) in Partitionsreihen (6) ausgerichtet sind, in denen Kühl- und Verbrennungsluft
sowie Verbrennungsgase zirkulieren, wobei eine Saugrampe (11) über jeweils einen Saugstutzen
(11a) mit jeder der Partitionen (6) der ersten Kammer (2) zum Vorwärmen verbunden
ist, wobei die erforderliche Verbrennungsluft zum Teil über eine Blasrampe (18) aus
dem Bereich zum natürlichen Abkühlen (C), der mit zumindest einem Ventilator verbunden
ist, injiziert wird, und zum Teil durch Unterdruck über die Partitionsreihen (6) eindringt
und wobei der für das Brennen der Kohlenstoffblöcke (5) erforderliche Brennstoff zum
Teil über zumindest zwei Heizrampen (16) injiziert wird, die sich jeweils über eine
von zumindest zwei benachbarten Kammern (2) des Heizbereichs erstrecken und geeignet
sind, jeweils Brennstoff in jede der Partitionen (6) der jeweiligen entsprechenden
Kammer (2) des Heizbereichs (B) zu injizieren, wobei zumindest die Heizrampen (16)
direkt über eine Hauptsteuerung (42a, 42b) gesteuert werden, die um einen Echtzeitkern
betrieben wird und die Ein-/Ausgänge der Heizrampen (16) über ein Echtzeitnetz steuert,
wobei das Verfahren dadurch gekennzeichnet ist, dass es die über die Hauptsteuerung (42a, 42b) erfolgende automatische Identifizierung
der relativen Position einer Heizrampe (16) in Bezug auf die anderen beim Anschluss
der Rampe an das Netz umfasst, und dadurch, dass der Betrieb der Injektoren (23) der
Heizrampen (16) geplant wird, indem die Betriebsabläufe der Injektoren (23) einzeln
zeitlich aufgeteilt werden.
2. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die zeitliche Aufteilung der Betriebsabläufe der Injektoren (23) so erfolgt, dass
ein Injektor (23) nur dann betrieben wird, wenn das an diesen Injektor (23) anliegende
Gasvolumen einen Sauerstoffgehalt aufweist, der zur Gewährleistung der Verbrennung
des injizierten Brennstoffs ausreichend ist.
3. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass die zeitliche Aufteilung der Betriebsabläufe der Injektoren (23) so erfolgt, dass
die Bildung von Unverbranntem, insbesondere von CO, begrenzt wird.
4. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die zeitliche Aufteilung der Betriebsabläufe der Injektoren (23) erfolgt, indem die
Anzahl an Injektoren (23) einer Heizrampe (16), die sich gleichzeitig in Betrieb befinden,
auf eine maximale Anzahl begrenzt wird, wobei die maximale Anzahl diejenige ist, die
zum Brennstoff-Nenndurchsatz der Heizrampe (16) führt.
5. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die zeitliche Aufteilung der Betriebsabläufe der Injektoren (23) so erfolgt, dass
die Variationen des Brennstoffdurchsatzes jeder Heizrampe (16) begrenzt werden.
6. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung von Brennstoffinjektoren (23) nach einem der
vorangehenden Ansprüche, wobei über eine betrachtete Zeitdauer D von dem Ofen (1),
der eine Anzahl N an Injektoren (23) umfasst, die auf die Partitionen (6) und die
Heizrampen (16) des Ofens (1) aufgeteilt sind, die Injektoren (23) durch Impulse mit
Ein-Aus-Tastung und Dauermodulation betrieben werden, wobei jedem der N Injektoren
(23) eine Betriebsdauer (Δi) zugewiesen wird, die kleiner als oder so groß wie die
Dauer D ist, wobei die Betriebsdauern (Δi) vom Energiebedarf am Ofen (1) abgezogen
und vom Leit- und Steuersystem (42a, 42b) des Ofens (1) bereitgestellt werden,
dadurch gekennzeichnet, dass:
- die Betriebsdauer (Δi) eines Injektors (23) in eine Impulsfolge unterteilt wird,
wobei die Summe der Impulsdauern gleich der Betriebsdauer (Δi) des Injektors (23)
ist;
- eine Planung definiert wird durch eine individuelle und codierte zeitliche Aufteilung
der Impulse für jeden der N Injektoren (23) in Form einer zeitabhängigen Binärfunktion
(pi), die 1 ist, wenn sich der Injektor (23) mit der Ordnungszahl i zum Zeitpunkt
s im Impuls befindet, und andernfalls 0 ist;
- die Planung zu einem Berechnungszeitpunkt (T) unter Berücksichtigung der gewünschten
Betriebsdauern (Δi) der Injektoren (23) berechnet wird, wobei die Impulse eines Injektors
(23) frühestens zu einem Anfangszeitpunkt (ti), der nach dem Berechnungszeitpunkt
(T) liegt, und spätestens zu einem Zeitpunkt ti+D ausgeführt werden,
- die Anfangszeitpunkte (ti) jedes Injektors (23) von der relativen Position der Injektoren
(23) einer selben Partition (6) und von der Strömungsgeschwindigkeit (Vk) der Verbrennungsgase
in dieser Partition (6) abhängen.
7. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 6
dadurch gekennzeichnet, dass die Planung folgendermaßen berechnet wird:
a) es wird eine beliebige Anfangsplanung ausgewählt,
b) jedem Injektor (23) wird eine Ordnungszahl (i) von 1 bis N zugewiesen,
c) für den Injektor, dessen Ordnungszahl (i) gleich 1 ist, wird die Aufteilung der
Betriebsimpulse dieses Injektors (23) gesucht, die es ermöglichen, eine Funktion (Uk),
die den Sauerstoffgehalt in den Verbrennungsgasen nach dem letzten Injektor derselben
Partition (6) über eine Zeitdauer zwischen den Zeitpunkten tk und tk+D darstellt,
zu maximieren, wobei tk der Zeitpunkt ist, der dem letzten Injektor (23) derselben
Partition (6) zugeordnet ist, wobei die Impulse der anderen Injektoren (23) die Positionen
der Anfangsplanung beibehalten, und man erhält eine resultierende Planung mit der
optimalen Aufteilung der Impulse für den Injektor (23), dessen Ordnungszahl (i) gleich
1 ist,
d) der Schritt (c) wird ausgehend von der aus Schritt (c) resultierenden Planung wiederholt,
wobei nacheinander die Injektoren (23), deren Ordnungszahl (i) größer als 1 eins ist,
bis zum Injektor mit der Ordnungszahl N betrachtet werden.
8. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 7,
dadurch gekennzeichnet, dass es die folgenden zusätzlichen Schritte beinhaltet:
e) unter Verwendung der in Schritt (d) erhaltenen Planung als Anfangsplanung wird
jedem Injektor (23) eine neue Ordnungszahl (i) von 1 bis N zugeordnet, und die Schritte
(c) und (d) werden wiederholt,
f) die erhaltene Planung wird mit der Anfangsplanung verglichen, und die bessere Planung
der beiden wird behalten,
g) die Schritte (e) und (f) werden eine Anzahl von Malen wiederholt, die mit der Berechnungszeit,
die zwischen dem Berechnungszeitpunkt (T) und dem ersten der Anfangszeitpunkte (ti)
der Injektoren (23) derselben Partition (6) zur Verfügung steht, kompatibel ist.
9. Verfahren zur Verbrennungsoptimierung nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass für die bessere der beiden Planungen aus Schritt (f) sichergestellt wird, dass der
Gesamtbrennstoffdurchsatz jeder Heizrampe (16), der aus der Aufteilung der Betriebsimpulse
der Injektoren (23) einer Heizrampe (16) resultiert, nicht den maximal möglichen Brennstoffdurchsatz
der Heizrampe (16) übersteigt.
10. Vorrichtung zur Optimierung der Verbrennung in Partitionsreihen eines als Ringofen
bezeichneten Kammerofens zum Brennen von Kohlenstoffblöcken (5), beinhaltend eine
Aufeinanderfolge von Kammern (2) zum Vorheizen, Heizen, natürlichen Abkühlen und forcierten
Abkühlen, die auf einer Längsachse (XX) des Ofens (1) hintereinander angeordnet sind,
wobei jede Kammer (2) ausgebildet ist durch die quer zur Längsachse (XX) verlaufende
und alternierende Aneinanderreihung von Zellen (4), in denen zu brennende Kohlenstoffblöcke
(5) angeordnet sind, und von hohlen Heizpartitionen (6), die mit den Partitionen (6)
der anderen Kammern (2) in Verbindung stehen und parallel zur Längsachse (XX) des
Ofens (1) in Partitionsreihen (6) ausgerichtet sind, in denen Kühl- und Verbrennungsluft
sowie Verbrennungsgase zirkulieren, wobei eine Saugrampe (11) über jeweils einen Saugstutzen
(11a) mit jeder der Partitionen (6) der ersten Kammer (2) zum Vorwärmen verbunden
ist, wobei die erforderliche Verbrennungsluft zum Teil über eine Blasrampe (18) aus
dem Bereich zur natürlichen Abkühlung (C), der mit zumindest einem Ventilator verbunden
ist, injiziert wird und zum Teil durch Unterdruck über die Partitionsreihen (6) eindringt
und wobei der für das Brennen der Kohlenstoffblöcke (5) erforderliche Brennstoff zum
Teil über zumindest zwei Heizrampen (16) injiziert wird, die sich jeweils über eine
von zumindest zwei benachbarten Kammern (2) des Heizbereichs erstrecken und geeignet
sind, jeweils Brennstoff in jede der Partitionen (6) der jeweiligen entsprechenden
Kammer (2) des Heizbereichs (B) zu injizieren, wobei zumindest die Heizrampen (16)
direkt über eine Hauptsteuerung (42a, 42b) gesteuert werden, die um einen Echtzeitkern
betrieben wird, um die Ein-/Ausgänge der Heizrampen (16) über ein Echtzeitnetz zu
steuern, wobei Vorrichtung dadurch gekennzeichnet ist, dass die relative Position einer Heizrampe in Bezug auf die anderen beim Anschluss der
Heizrampe an das Netz automatisch durch die Hauptsteuerung (42a, 42b) identifiziert
wird, sodass sichergestellt ist, dass diese relative Position für einen sicheren Betrieb
des Ofens (1) geeignet ist.
1. Method for optimizing combustion in lines of partitions of a multi-chamber ring furnace
(1) for baking carbonaceous blocks (5), said furnace (1) comprising a succession of
chambers (2) for preheating, heating, natural cooling, and forced cooling, arranged
in a series along the longitudinal axis (XX) of the furnace (1), each chamber (2)
consisting, in the direction transverse to said longitudinal axis (XX), of pits (4)
alternating with hollow heating partitions (6), carbonaceous blocks (5) being arranged
within said pits (4) and said hollow heating partitions (6) interconnecting with and
aligning with the partitions (6) of other chambers (2), parallel to the longitudinal
axis (XX) of the furnace (1), to form lines of hollow partitions (6) in which air
for cooling and combustion and combustion gases circulate, an exhaust manifold (11)
being connected to each of the partitions (6) of the first chamber (2) during preheating
by one of the respective exhaust pipes (11a), the combustion air required being partly
injected by a blowing ramp (18) of the natural cooling zone (C), connected to at least
one fan, and partly infiltrating through the lines of partitions (6) due to negative
pressure, and the fuel necessary for baking the carbonaceous blocks (5) being partly
injected by at least two heating ramps (16) each extending over a respective one of
at least two adjacent chambers (2) of the heating zone, and each able to inject fuel
into each of the hollow partitions (6) of the corresponding respective chamber (2)
of the heating zone (B), with a master controller (42a, 42b) operating around a real
time kernel and directly controlling at least the heating ramps (16) by controlling
the inputs/outputs of said heating ramps (16) via a real time network, said method
being characterized in that it comprises the automatic identification by the master controller (42a, 42b) of
the relative position of each heating ramp relative to the others when said ramp is
connected to the network, and the sequencing of the operation of the injectors (23)
of the heating ramp (16) being done by distributing over time the individual operating
sequences of the injectors (23).
2. Method for optimizing combustion according to claim 1, wherein the operating sequences
of the injectors (23) are distributed over time such that an injector (23) only operates
when the volume of gas under said injector (23) contains sufficient oxygen to ensure
combustion of the injected fuel.
3. Method for optimizing combustion according to claim 1 or claim 2, wherein the operating
sequences of the injectors (23) are distributed over time so as to limit the formation
of unburnt material, particularly CO.
4. Method for optimizing combustion according to any one of claims 1 to 3, wherein the
operating sequences of the injectors (23) are distributed over time so as to limit
the number of injectors (23) of a heating ramp (16) operating simultaneously to a
maximum number, said maximum number being the one which results in the nominal flow
rate of fuel for said ramp (16).
5. Method for optimizing combustion according to any one of claims 1 to 3, wherein the
operating sequences of the injectors (23) are distributed over time so as to limit
variations in the fuel flow rate for each heating ramp (16).
6. Method for optimizing the combustion of fuel injectors (23) according to any one of
the above claims, over a length of time denoted D, for a furnace (1) comprising a
number N of injectors (23) distributed among the hollow partitions (6) and heating
ramps (16) of the furnace (1), said injectors (23) operating in full-on and full-off
pulses with adjustment of the duration, an operating duration (Δi), less than or equal
to the duration D being assigned to each of the N injectors (23), the operating durations
(Δi) being determined from the energy requirements of the furnace (1) and provided
by the control/command system (42a, 42b) of the furnace (1),
characterized in that:
- the operating duration (Δi) of an injector (23) is divided into a series of pulses
where the sum of the pulse durations is equal to the operating duration (Δi) of said
injector (23);
- a sequencing is defined by distributing the pulses over time for each of the N injectors
(23) individually and coded as a binary temporal function (pi) which is equal to 1
when the injector (23) of order number i is emitting a pulse at time s and is equal
to 0 if not;
- the sequencing is calculated at computation time (T), taking into account the desired
operating durations (Δi) for the injectors (23), with the pulses of an injector (23)
occurring no earlier than an initial time (ti) later than computation time (T), and
no later than time ti+D,
- the initial times (ti) for each injector (23) depend on the relative position of
the injectors (23) of a same partition (6) and on the flow rate (Vk) of the combustion
gases in this partition (6).
7. Method for optimizing combustion according to claim 6, wherein the sequencing is calculated
as follows:
/a/ any initial sequencing is chosen,
/b/ an order number (i) of 1 to N is associated with each injector (23),
/c/ for the injector of order number (i) equal to 1, one looks for a distribution
of the operating pulses of this injector (23) that maximizes a function (Uk) representative
of the oxygen content in the combustion gases after the last injector of the same
partition (6) over an interval of time between times tk and tk+D, where tk is the
time associated with the last injector (23) of the same partition (6), the pulses
of the other injectors (23) maintaining their positions of the initial sequencing,
and a resulting sequencing is obtained with the optimum distribution of the pulses
for the injector (23) of order number (i) equal to 1,
/d/ step /c/ is repeated, based on the sequencing resulting from step /c/ and successively
considering the injectors (23) of order number (i) greater than 1 until the injector
of order number N is reached.
8. Method for optimizing combustion according to claim 7, wherein it comprises the following
additional steps:
/e/ using as the initial sequencing the sequencing retained in step /d/, a new order
number (i) of 1 to N is associated with each injector (23) and steps /c/ and /d/ are
repeated,
/f/ the sequencing obtained is compared to the initial sequencing and the better of
the two is retained as the sequencing,
/g/ steps /e/ and /f/ are repeated a number of times compatible with the computation
time available between computation time (T) and the first of the initial times (ti)
of the injectors (23) of the same partition (6).
9. Method for optimizing combustion according to claim 8, wherein for the better of the
two sequencings from step /f/ it is ensured that the total fuel flow rate for each
heating ramp (16) resulting from the distribution of operating pulses of the injectors
(23) of a heating ramp (16) does not exceed the maximum possible fuel flow rate for
said ramp (16).
10. Device for optimizing combustion in lines of flues of a multi-chamber ring furnace
for baking carbonaceous blocks (5), said furnace (1) comprising a succession of chambers
(2) for preheating, heating, natural cooling, and forced cooling, arranged in a series
along the longitudinal axis (XX) of the furnace (1), each chamber (2) consisting,
in the direction transverse to said longitudinal axis (XX), of pits (4) alternating
with hollow heating partitions (6), carbonaceous blocks (5) being arranged in said
pits (4) and said hollow partitions (6) interconnecting with and aligning with the
partitions (6) of other chambers (2), parallel to the longitudinal axis (XX) of the
furnace (1), to form lines of hollow partitions (6) in which air for cooling and combustion
and combustion gases circulate, an exhaust manifold (11) being connected to each of
the partitions (6) of the first chamber (2) during preheating by one of the respective
exhaust pipes (11 a), the combustion air required being partly injected by a blowing
ramp (18) of the natural cooling zone (C), connected to at least one fan, and partly
infiltrating through the lines of partitions (6) due to negative pressure, and the
fuel necessary for baking the carbonaceous blocks (5) being partly injected by at
least two heating ramps (16) each extending over a respective one of at least two
adjacent chambers (2) of the heating zone, and each able to inject fuel into each
of the hollow partitions (6) of the corresponding respective chamber (2) of the heating
zone (B), with a master controller (42a, 42b) operating around a real time kernel
and directly controlling at least the heating ramps (16) by controlling the inputs/outputs
of said heating ramps (16) via a real time network, said device being characterized by the relative position of each heating ramp relative to the others being identified
automatically by the master controller (42a, 42b) at the time said heating ramp is
connected to the network so as to ensure that this relative position is appropriate
for the safe operation of the furnace (1).