[0001] La présente invention concerne un élément de protection d'au moins une partie du
corps d'un utilisateur, du type comprenant une première partie destinée à recouvrir
au moins en partie une articulation de l'utilisateur, et une deuxième partie destinée
à recouvrir au moins une partie d'un membre de l'utilisateur articulé à ladite articulation.
[0002] Un tel équipement de protection forme par exemple un protège épaule-bras destiné
aux forces de maintien de l'ordre ou à des agents de sécurité.
[0003] Un tel équipement doit être apte à protéger son utilisateur contre des chocs violents,
éventuellement portés au moyen d'objets lourds contondants ou non.
[0004] A cet effet, chaque partie est généralement formée d'une coque rigide doublée d'un
matelas élastiquement déformable plaqué contre la coque rigide et formant un rembourrage.
Le matelas est formé par un tissu enrobant de la mousse agencée pour s'écraser en
cas de choc afin d'absorber de l'énergie et ainsi protéger le membre de l'utilisateur
contre lequel le matelas est appliqué. Ainsi, la coque rigide reçoit le choc, absorbe
une partie de son énergie et protège l'utilisateur en empêchant la source du choc
d'atteindre directement le membre portant l'équipement, tandis que le matelas est
agencé pour s'écraser entre la coque et le membre pour absorber une autre partie de
l'énergie.
[0005] Dans les équipements connus, les première et deuxième parties comprennent généralement
une coque propre à chaque partie, et un matelas commun aux deux parties. Le fait d'avoir
des coques distinctes entre les première et deuxième parties permet de conférer une
certaine souplesse à l'équipement de protection, et une certaine liberté de mouvement
à l'articulation.
[0006] Toutefois, malgré cette relative souplesse de l'équipement de protection, celui-ci
ne suit pas de manière satisfaisante les mouvements de l'utilisateur. En particulier,
dans le cas d'un protège-bras, lorsque l'utilisateur lève son bras à hauteur d'épaule,
l'équipement de protection se décolle du bras de l'utilisateur, découvrant le bras,
qui n'est ainsi plus protégé, et libérant un passage permettant la saisie et éventuellement
l'arrachage de l'équipement de protection par une tierce personne. Certains mouvements,
notamment en torsion, sont même empêchés par l'équipement, ce qui limite la liberté
et la mobilité de l'utilisateur.
[0007] Un objectif de l'invention est d'améliorer l'accompagnement des mouvements de l'utilisateur
par l'équipement de protection.
[0008] A cet effet, l'invention a pour objet un équipement de protection du type précité,
dans lequel les première et deuxième parties sont articulées l'une à l'autre par une
liaison articulaire ayant un degré de liberté en translation suivant une direction
principale joignant un centre de la première partie à un centre de la deuxième partie.
[0009] Selon des modes de réalisation particuliers de l'invention, l'équipement de protection
présente également l'une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prise(s) isolément
ou suivant toute(s) combinaison(s) techniquement possible(s) :
- la première partie recouvre au moins partiellement une face externe de la deuxième
partie
- la liaison articulaire a un degré de liberté en translation supplémentaire suivant
une direction secondaire sensiblement perpendiculaire à la direction principale, et
sensiblement parallèle à une face externe de la deuxième partie ;
- la liaison articulaire a un degré de liberté en rotation autour d'un axe sensiblement
perpendiculaire à une face externe de la deuxième partie ;
- la liaison articulaire a trois degrés de liberté en rotation ;
- la liaison articulaire comprend un première lanière, solidaire à chacune de ses extrémités
de la première partie, et une deuxième lanière, solidaire à chacune de ses extrémités
de la deuxième partie, les première et deuxième lanières étant entrecroisées l'une
avec l'autre ;
- la première lanière est fixée à une face interne de la première partie, et la deuxième
lanière est fixée à une face externe de la deuxième partie ;
- chacune des première et deuxième parties comprend une extrémité proximale, proche
de l'autre partie, et une extrémité distale, éloignée de l'autre partie, l'une desdites
première et deuxième lanières étant orientée sensiblement parallèlement à une direction
de jonction des extrémités proximale et distale de la partie à laquelle elle est fixée
;
- l'autre lanière est orientée sensiblement perpendiculairement à une direction de jonction
des extrémités proximale et distale de la partie à laquelle elle est fixée ;
- ladite autre lanière est arquée autour d'un axe sensiblement perpendiculaire à une
face externe de la partie à laquelle elle est fixée, le sommet de l'arc étant plus
proche de l'extrémité proximale de ladite partie que les extrémités de la lanière
;
- l'élément comprend, en plus de la liaison articulaire, une pièce textile souple reliant
la première partie à la deuxième partie ; et
- la première partie est apte à recouvrir au moins une partie d'une épaule de l'utilisateur,
et la deuxième partie est apte à recouvrir au moins une partie d'un bras de l'utilisateur.
[0010] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple et faite en se référant
aux dessins annexés, dans lesquels :
- la Figure 1 est une représentation schématique de face d'un gilet de protection comprenant
deux équipements de protection selon l'invention,
- la Figure 2 est une représentation schématique de côté d'une partie principale du
gilet de protection de la Figure 1, sans une partie latérale amovible dudit gilet
de protection.
- la Figure 3 est une représentation schématique de côté d'une partie latérale amovible
du gilet de protection de la Figure 1, formant un équipement de protection selon l'invention,
- la Figure 4 est une représentation schématique en coupe transversale d'une partie
du gilet de protection de la Figure 1,
- la Figure 5 est une représentation en perspective d'un détail de la partie latérale
amovible de la Figure 3,
- la Figure 6 est une représentation schématique de dessous d'une première partie de
la partie latérale amovible de la Figure 3, et
- la Figure 7 est une représentation similaire à celle de la Figure 3, la première partie
ayant été omise.
[0011] Dans la suite, on définit le terme « externe » par ce qui est tourné vers l'extérieur
du gilet de protection, c'est-à-dire à l'opposé de la partie du corps portant l'équipement,
et le terme « interne » par ce qui est tourné vers l'intérieur de l'équipement, c'est-à-dire
vers la partie du corps portant l'équipement.
[0012] Le gilet de protection 10, représenté sur la Figure 1, est du type gilet pare-coups
pour les forces de l'ordre ou pour des agents de sécurité ou autre. Il comprend une
partie principale 12, destinée à couvrir un tronc de l'utilisateur, et deux parties
latérales 14, destinées chacune à couvrir une épaule et au moins une partie du bras
de l'utilisateur.
[0013] La partie principale 12 comprend une partie frontale 20, destinée à couvrir une face
avant du tronc de l'utilisateur, et une partie dorsale 22 (Figure 2), destinée à couvrir
le dos de l'utilisateur, les parties frontale 20 et dorsale 22 étant reliées l'une
à l'autre par des bretelles 24.
[0014] Les parties frontale 20, dorsale 22 et les bretelles 24 sont par exemple liées entre
elles par couture.
[0015] Chacune des parties frontale 20 et dorsale 22 comprend un ou plusieurs panneaux de
protection, chaque panneau étant pourvu d'au moins un matelas (non représenté) en
matériau élastiquement compressible, par exemple une mousse ou un matériau élastomère,
par exemple obtenu par injection, moulage ou découpage. Une plaque 25 en matériau
rigide est disposée devant le matelas, vers l'extérieur du gilet 10. La plaque 25
peut être sensiblement plane ou être mise en forme pour épouser la forme de la partie
du corps qu'elle recouvre, afin d'être ergonomique et ainsi d'améliorer le confort
du panneau tout en facilitant la liberté de mouvement de l'utilisateur. Une telle
plaque 25 permet une bonne répartition de l'énergie lorsqu'un choc lui est appliqué,
ainsi que l'absorption d'une partie de cette énergie, l'absorption se faisant ensuite
par le matelas. Le matelas et la plaque 25 sont par exemple enrobés par un tissu adapté
pour le domaine des équipements de protection. La réalisation de tels panneaux est
connue en soi et ne sera pas décrite plus en détail ici.
[0016] Chaque panneau de protection, du fait de sa structure, est apte à absorber au moins
une partie de l'énergie due à un choc, notamment des chocs dus à des coups portés
par un tiers à mains nues ou avec un objet ou à des projectiles lancés par un tiers,
afin de protéger l'utilisateur portant l'équipement, tout en lui permettant de se
mouvoir librement.
[0017] L'intérieur de chaque panneau, ou de certains d'entre eux, est optionnellement doublé
par un ou plusieurs matériaux textiles adaptés pour l'absorption et/ou l'évacuation
de la sueur de l'utilisateur, ainsi que pour la ventilation du gilet 10, afin d'améliorer
le confort de l'utilisateur. Un tel matériau textile est par exemple un matériau textile
dit « respirant ».
[0018] La partie frontale 20 comprend en outre deux premiers volets latéraux 26 au niveau
des côtes de l'utilisateur, et la partie dorsale 22 comprend deux deuxièmes volets
latéraux 28 au niveau des côtes de l'utilisateur. Lesdits volets 26, 28 sont pourvus
de moyens de réglage du serrage de la partie principale 12 sur le tronc de l'utilisateur.
[0019] Ces moyens de réglage comprennent des moyens d'accroche primaires (non représentés),
pourvus sur une face externe de chaque premier volet 26, et des moyens d'accroche
secondaires (non représentés), pourvus sur une face interne de chaque deuxième volet
28, et adaptés pour coopérer avec les moyens d'accroche primaires pour la fixation
réversible de chaque deuxième volet 28 à un premier volet 26. Ces moyens d'accroche
primaires et secondaires sont par exemple du type ruban auto-agrippant.
[0020] Les bretelles 24 sont au nombre de deux, chacune étant prévue pour couvrir une épaule
de l'utilisateur. Elles délimitent entre elles un passage supérieur 30 pour un cou
de l'utilisateur.
[0021] Les parties frontale 20 et dorsale 22, ainsi que les bretelles 24, définissent entre
elles des passages latéraux 32 pour les bras de l'utilisateur. En d'autres termes,
le gilet 10 comprend une ouverture formée de chaque côté du gilet 10 et délimitée
verticalement par une bretelle 24 d'une part et un volet latéral 26, 28 d'autre part,
et délimitée horizontalement par la partie frontale 20 d'une part et la partie dorsale
22 d'autre part, comme représenté sur la Figure 2, pour le passage d'un bras de l'utilisateur.
[0022] De retour à la Figure 1, chaque partie latérale 14 s'étend au-dessus de l'un des
passages latéraux 32.
[0023] Chaque partie latérale 14 comprend une première partie 34, destinée à couvrir une
épaule de l'utilisateur, et une deuxième partie 36, destinée à couvrir une partie
du bras de l'utilisateur qui est articulé à ladite épaule.
[0024] Chacune des première et deuxième parties 34, 36 comprend essentiellement, de l'extérieur
vers l'intérieur, une coque 38, définissant une face externe 40 de ladite partie 34,
36, et un matelas 42, définissant une face interne 44 (Figure 4) de ladite partie
34, 36.
[0025] La coque 38 est réalisée en un matériau rigide, tel que du polycarbonate par exemple.
Elle est réalisée d'une seule pièce.
[0026] La coque 38 présente la forme générale de la partie du membre à protéger. La face
externe de chaque coque 38 est conformée de façon connue pour l'absorption de chocs
au cours d'affrontements. La conformation est adaptée à la partie du corps destinée
à être protégée et comprend par exemple des protubérances s'étendant de part et d'autre
de creux, destinés à améliorer le comportement des coques 38 en cas de choc. La forme
externe de l'équipement de protection n'étant pas le sujet de l'invention, elle ne
sera pas décrite plus en avant ici.
[0027] La coque 38 définit une cavité (non représentée) tournée vers l'intérieur et adaptée
à la réception d'un membre destiné à porter l'équipement. Le matelas 42 est disposé
dans ladite cavité.
[0028] Le matelas 42 recouvre sensiblement l'intégralité d'une face interne (non représentée)
de la coque 38, et forme ainsi une « doublure » de la coque 38.
[0029] Le matelas 42 est adapté pour absorber les chocs. A cet effet, le matelas 42 est
par exemple réalisé en un matériau élastiquement compressible, du type élastomère.
En variante, le matelas 42 est réalisé en mousse entourée de tissu.
[0030] Chacune des première et deuxième parties 34, 36 présente une extrémité proximale
46, proche de l'autre partie, respectivement 36, 34, et une extrémité distale 48,
éloignée de l'autre partie, respectivement 36, 34.
[0031] La première partie 34, en particulier son extrémité distale 48, recouvre en partie
une bretelle 24 de la partie principale 12.
[0032] La première partie 34 recouvre également une partie de la face externe 40 de la deuxième
partie 36. En particulier, l'extrémité proximale 46 de la première partie 34 recouvre
l'extrémité proximale 46 de la deuxième partie 36.
[0033] La deuxième partie 36 est munie d'un organe 49 de serrage au bras de l'utilisateur.
Cet organe de serrage 49 est de préférence, comme représenté, plus proche de l'extrémité
distale 48 que de l'extrémité proximale 46. L'organe de serrage 49 est, dans l'exemple
représenté, une sangle.
[0034] Chaque partie latérale 14 est fixée de manière amovible à une bretelle 24 respective
de la partie principale 12. A cet effet, le gilet de protection 10 comprend, pour
chaque partie latérale 14, un système réversible d'attache de ladite partie latérale
14 à sa bretelle respective 24.
[0035] En référence aux Figures 2 et 3, ce système réversible comprend un appendice 50,
solidaire de la première partie 34 de la partie latérale 14, et une lanière de fixation
52, solidaire à chacune de ses extrémités de la bretelle respective 24, en particulier
d'une face externe de la bretelle 24.
[0036] L'appendice 50 est typiquement en tissu. Il est fixé, par exemple cousu et/ou riveté,
à l'extrémité distale 48 de la première partie 34. Il présente une extrémité proximale
54 de liaison à la première partie 34, et une extrémité distale 56 libre. Il comprend
un tronçon intermédiaire 58 entre ses extrémités proximale 54 et distale 56.
[0037] L'appendice 50 présente une première grande face 60 prolongeant la face externe 40
de la première partie 34, et une deuxième grande face 62 (Figure 6), opposée à la
première grande face 60 et prolongeant la face interne 44 de la première partie 34.
[0038] L'extrémité distale 56 porte un premier organe de fixation 62. Plus particulièrement,
le premier organe de fixation 64 est porté par la deuxième grande face 62 de l'appendice
50.
[0039] La lanière de fixation 52 est orientée sensiblement parallèlement la bretelle 24.
Elle définit avec la bretelle 24 un passage 66 pour l'appendice 50.
[0040] La lanière de fixation 52 présente une face libre 68 opposée au passage 64. Cette
face libre 68 porte un deuxième organe de fixation 70, adapté pour coopérer avec le
premier organe de fixation 64 pour la solidarisation réversible des premier et deuxième
organes de fixation 64, 70 l'un à l'autre.
[0041] Les premier et deuxième organes de fixation 64, 70 sont de préférence adaptés pour
être détachés l'un de l'autre par exercice d'une force de séparation sur ces deux
organes 64, 70, ladite force de séparation étant orientée sensiblement perpendiculairement
à une interface de contact desdits organes 64, 70. A cet effet, les premier et deuxième
organes de fixation 64, 70 sont par exemple du type ruban auto-agrippant, ce qui permet
une fixation rapide et ne nécessite pas une grande précision dans le placement des
organes de fixation l'un par rapport à l'autre. En variante, ils sont du type bouton-pression.
[0042] Comme représenté sur la Figure 4, pour la fixation de la partie latérale 14 à la
partie principale 12, le tronçon intermédiaire 58 de l'appendice 50 est engagé dans
le passage 66, et l'extrémité distale 56 est rabattue sur la lanière de fixation 52
de façon à couvrir sa face libre 68, la deuxième grande face 62 de l'appendice 50
étant orientée vers ladite face libre 68. Ainsi, l'extrémité distale 56 est repliée
vers l'extrémité proximale 54, et les premier et deuxième organes de fixation 64,
70 coopèrent l'un avec l'autre.
[0043] En outre, la première partie 34 de la partie latérale 14 est également rabattue de
façon à couvrir la lanière de fixation 52, la face interne de ladite première partie
34 étant orientée vers la lanière de fixation 52. La lanière de fixation 52 se retrouve
ainsi interposée entre la bretelle 24 et la première partie 34. De plus, le tronçon
intermédiaire 58 et l'extrémité distale 56 de l'appendice 50 se retrouvent chacun
repliés vers la première partie 34.
[0044] Chaque partie latérale 14 est ainsi solidement attachée à la partie principale 12.
En effet, en cas de tentative d'arrachage de l'une des parties latérales 14 par une
tierce personne, les principaux efforts d'arrachage sont pris en charge par la lanière
de fixation 52. Seule une partie résiduelle des efforts d'arrachage est prise en charge
par les organes de fixation 64, 70, et cette partie résiduelle est orientée parallèlement
à l'interface de contact des premier et deuxième organes de fixation 64, 70, ce qui
ne convient pas pour détacher les organes de fixation 64, 70 l'un de l'autre. En conséquence,
pour séparer la partie latérale 14 de la partie principale 12 alors que le gilet 10
est porté par son utilisateur, la tierce personne devrait arracher la lanière 52 de
la partie principale 12, ce qui nécessite un effort bien plus important que celui
normalement nécessaire à la désolidarisation des organes de fixation 64, 70.
[0045] Chaque partie latérale 14 peut cependant être facilement détachée de la partie principale
12 lorsque son utilisateur ne porte plus le gilet 10. Il suffit en effet de relever
la première partie 34 pour libérer l'accès à l'extrémité distale 56 de l'appendice
50, puis de se saisir de cette extrémité distale 56 en exerçant une force orientée
à l'opposé de la bretelle 24 pour désolidariser les premier et deuxième organes de
fixation 64, 70. Il ne reste alors plus qu'à dégager l'appendice 50 du passage 66
en y glissant l'extrémité distale 56 pour finir de séparer la partie latérale 14 de
la partie principale 12.
[0046] Il est également facile et particulièrement rapide d'attacher chaque partie latérale
14 à la partie principale 12, en effectuant les opérations précédentes en ordre inverse.
Cela permet de choisir de mettre ou non les parties latérales sur le gilet, en fonction
du type de situation à laquelle est confronté l'utilisateur. En outre, l'utilisateur
peut facilement et rapidement ajouter les parties latérales « sur le terrain », si
la situation l'exige.
[0047] Cette fixation amovible permet en outre d'adapter la partie latérale 14 à la situation
rencontrée, en choisissant des coques plus ou moins rigides en fonction de cette situation,
par exemple, ou en prévoyant une partie latérale 14 plus ou moins longue.
[0048] Chaque partie latérale 14 comprend également, en référence à la Figure 5, une liaison
articulaire 80 pour l'articulation des première et deuxième parties 34, 36 l'une à
l'autre. Cette liaison articulaire 80 a trois degrés de liberté en rotation ; en d'autres
termes, elle est adaptée pour permettre une rotation de la deuxième partie 36 par
rapport à la première partie 34 autour de chaque axe de l'espace. En particulier,
la liaison articulaire 80 a ainsi un degré de liberté en rotation autour d'un axe
(non représenté) sensiblement perpendiculaire à la face externe 40 de la deuxième
partie 36.
[0049] La liaison articulaire 80 a en outre un degré de liberté en translation suivant une
direction principale P (Figure 3) joignant un centre C
1 (Figure 3) de la première partie 34 a un centre C
2 (Figure 3) de la deuxième partie 36, et un degré de liberté en translation supplémentaire
suivant une direction secondaire S (Figure 3) sensiblement perpendiculaire à la direction
principale P, et sensiblement parallèle à la face externe 40 de la deuxième partie
36.
[0050] On notera que, les première et deuxième parties 34, 36 pouvant pivoter l'une par
rapport à l'autre grâce à la liaison articulaire 80, la direction principale P dépend
de la position relative des première et deuxième parties 34, 36.
[0051] La liaison articulaire 80 comprend une première lanière 84, solidaire à chacune de
ses extrémités de la première partie 34, et une deuxième lanière 86, solidaire à chacune
de ses extrémités de la deuxième partie 36. Lesdites lanières 84, 86 sont entrecroisées
l'une avec l'autre. En d'autres termes, la première lanière 84 définit avec la première
partie 34 un premier passage 90 pour la deuxième lanière 86, la deuxième lanière 86
définit avec la deuxième partie 36 un deuxième passage 92 pour la première lanière
84, et la première lanière 84 est engagée dans le deuxième passage 92 pendant que
la deuxième lanière 86 est engagée dans le premier passage 90.
[0052] Chaque lanière 84, 86 est formée en un matériau semi-rigide, tel qu'un polymère injecté
ou découpé, ou une matière tissée.
[0053] En référence à la Figure 6, la première lanière 84 est fixée à la face interne 44
de la première partie 34. Elle est rectiligne, et est orientée sensiblement parallèlement
à une première direction J
1 de jonction des extrémités proximale et distale 46, 48 de la première partie 34.
En particulier, la première lanière 84 s'étend de l'extrémité proximale 46 à l'extrémité
distale 48 de la première partie 34.
[0054] En référence à la Figure 7, la deuxième lanière 86 est fixée à la face externe 40
de la deuxième partie 36. Elle forme un arc.
[0055] Cet arc est symétrique par rapport à plan sensiblement perpendiculaire à la face
externe 40 de la deuxième partie et parallèle à une deuxième direction J
2 de jonction des extrémités proximale et distale 46, 48 de la deuxième partie 36.
Ainsi, la deuxième lanière 86 est orientée sensiblement perpendiculairement à ladite
deuxième direction de jonction J
2, et est arquée autour d'un axe (non représenté) sensiblement perpendiculaire à la
face externe 40 de la deuxième partie 36.
[0056] Le sommet 94 dudit arc est plus proche de l'extrémité proximale 46 que les extrémités
96 de la lanière 86. En particulier, la distance de l'extrémité proximale 46 audit
sommet 94 est inférieure à un dixième de la distance de l'extrémité proximale 46 à
l'extrémité distale 48.
[0057] Grâce au degré de liberté en translation de la liaison articulaire 80 suivant la
direction principale P, les première et deuxième parties 34, 36 peuvent coulisser
l'une au-dessus de l'autre. Ainsi, lorsque l'utilisateur lève son bras, la deuxième
partie 36 suit le mouvement du bras de l'utilisateur et se rétracte sous la première
partie 34. Cela évite que, sous l'effet de la réduction de la distance du centre C
1 de la première partie 34 au centre C
2 de la deuxième partie 36 consécutive au soulèvement du bras de l'utilisateur, la
partie latérale 14 ne se décolle du bras, libérant un passage entre le bras et la
partie latérale 14.
[0058] L'utilisateur est ainsi mieux protégé.
[0059] En outre, la liaison articulaire 80 est de conception très simple, et peut être fabriquée
simplement et à coût réduit. Elle offre une grande liberté de mouvement à l'utilisateur
en permettant notamment les mouvements de torsion, ce qui n'est pas le cas d'un équipement
dans lequel les parties sont articulées entre elles autour d'un seul axe.
[0060] De retour à la Figure 5, chaque partie latérale 14 comprend en outre une pièce textile
souple 100 reliant la première partie 34 à la deuxième partie 36. Cette pièce textile
100 est fixée, en particulier cousue, par une première extrémité, à l'extrémité distale
48 de la première partie 34 et, par une deuxième extrémité, à l'extrémité proximale
46 de la deuxième partie 36.
[0061] Les dimensions de la pièce textile 100 sont adaptées pour que la pièce textile 100
ne gène pas le fonctionnement de la liaison articulaire 80. En particulier, les dimensions
de la pièce textile 100 sont adaptées pour que la pièce textile 100 ne soit tendue
que lorsque la liaison articulaire 80 est en butée.
[0062] La pièce textile 100 est formée par un filet textile. Elle favorise ainsi l'aération
du membre de l'utilisateur recouvert par la partie latérale 14.
[0063] On notera que l'invention n'est pas limitée au seul mode de réalisation décrit ci-dessus.
Par exemple, d'autres systèmes réversibles d'attache de la partie latérale 14 à la
partie principale 12 sont possibles, ou la partie latérale 14 peut être cousue à la
partie principale 12.
[0064] En outre, la partie latérale 14 peut comprendre plus de deux parties mobiles les
unes par rapport aux autres, de façon à couvrir une plus ou moins grande partie du
bras.
1. Elément (14) de protection d'au moins une partie du corps d'un utilisateur, comprenant
une première partie (34) destinée à recouvrir au moins en partie une articulation
de l'utilisateur, et une deuxième partie (36) destinée à recouvrir au moins une partie
d'un membre de l'utilisateur articulé à ladite articulation, caractérisé en ce que les première et deuxième parties (34, 36) sont articulées l'une à l'autre par une
liaison articulaire (80) ayant un degré de liberté en translation suivant une direction
principale (P) joignant un centre (C1) de la première partie (34) à un centre (C2) de la deuxième partie (36).
2. Elément de protection (14) selon la revendication 1, dans lequel la liaison articulaire
(80) a un degré de liberté en translation supplémentaire suivant une direction secondaire
(S) sensiblement perpendiculaire à la direction principale (P), et sensiblement parallèle
à une face externe (40) de la deuxième partie (36).
3. Elément de protection (14) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel la liaison articulaire
(80) a un degré de liberté en rotation autour d'un axe sensiblement perpendiculaire
à une face externe (40) de la deuxième partie (36).
4. Elément de protection (14) selon l'une quelconque des revendications précédentes,
dans lequel la liaison articulaire (80) a trois degrés de liberté en rotation.
5. Elément de protection (14) selon l'une quelconque des revendications précédentes,
dans lequel la liaison articulaire (80) comprend un première lanière (84), solidaire
à chacune de ses extrémités de la première partie (34), et une deuxième lanière (86),
solidaire à chacune de ses extrémités de la deuxième partie (36), les première et
deuxième lanières (34, 36) étant entrecroisées l'une avec l'autre.
6. Elément de protection (14) selon la revendication 5, dans lequel la première lanière
(84) est fixée à une face interne (44) de la première partie (34), et la deuxième
lanière (86) est fixée à une face externe (40) de la deuxième partie (36).
7. Elément de protection (14) selon la revendication 5 ou 6, dans lequel chacune des
première et deuxième parties (34, 36) comprend une extrémité proximale (46), proche
de l'autre partie, et une extrémité distale (48), éloignée de l'autre partie, l'une
desdites première et deuxième lanières (84, 86) étant orientée sensiblement parallèlement
à une direction (J1) de jonction des extrémités proximale et distale (46, 48) de la partie à laquelle
elle est fixée.
8. Elément de protection (14) selon la revendication 7, dans lequel l'autre lanière est
orientée sensiblement perpendiculairement à une direction (J2) de jonction des extrémités proximale et distale (46, 48) de la partie à laquelle
elle est fixée
9. Elément de protection (14) selon la revendication 8, dans lequel ladite autre lanière
est arquée autour d'un axe sensiblement perpendiculaire à une face externe (40) de
la partie à laquelle elle est fixée, le sommet (94) de l'arc étant plus proche de
l'extrémité proximale (46) de ladite partie que les extrémités (96) de la lanière.
10. Elément de protection (14) selon l'une quelconque des revendications précédentes,
comprenant, en plus de la liaison articulaire (80), une pièce textile souple (100)
reliant la première partie (34) à la deuxième partie (36).