Domaine technique
[0001] La présente invention concerne le traitement mécanique de charge de matière carbonée
et plus particulièrement un procédé de broyage fin d'une telle charge, notamment de
biomasse.
[0002] On précise ici qu'on entend par broyage fin, un broyage des particules de la charge
de matière carbonée jusqu'à obtenir des dimensions microniques ou millimétriques,
c'est-à-dire jusqu'à des centaines de microns voire jusqu'à des dimensions inférieures
à 5 millimètres. Bien entendu, les particules de charge de matière carbonée broyées
sont de dimensions inférieures aux particules de charge de matière carbonée de dimensions
millimétriques ou microniques qui alimentent l'entrée de la première chambre du broyeur
vibrant conformément à l'invention.
[0003] Dans le cas de la biomasse ligno-cellulosique, une première étape de traitement mécanique
est classiquement réalisée et consiste en un broyage grossier (déchiquetage pour les
plaquettes forestières). Selon l'application souhaitée, une deuxième étape de traitement
mécanique consécutif au premier, est nécessaire et consiste en un broyage fin pour
conférer des propriétés spécifiques à la poudre de biomasse. Par exemple, il peut
s'agir de farine de bois pour la fabrication de biocombustibles sous forme de granulés.
[0004] L'invention a donc plus particulièrement trait à cette deuxième étape de traitement
mécanique de biomasse, en vue de son injection sous forme pulvérisée dans un réacteur
de conversion en aval (gazéification) ou dans un réacteur de combustion ou dit de
co-combustion (biomasse et charbon) dans une centrale thermique à charbon ou en vue
de sa granulation pour réaliser des biocombustibles.
[0005] L'invention s'applique avantageusement à la gazéification de biomasse en vue de la
réalisation de biocarburants à partir du gaz de synthèse largement connu sous l'appellation
Syngaz. Dans cette application, le procédé de broyage fin de biomasse selon l'invention
est de préférence réalisé en amont d'une unité de conditionnement/stockage de poudre
elle-même en amont d'un réacteur de gazéification pour produire ultérieurement des
biocarburants.
Etat de la technique
[0006] Le traitement mécanique de la biomasse (tronc d'arbre, balles de paille) comprend
classiquement une première étape de broyage grossier, en général sur le lieu même
de la récolte, qui permet notamment de faciliter le transport et d'en réduire son
coût. Cette première étape de broyage est réalisée au moyen de déchiqueteuse (en anglais
«
shredder») et conduit à des particules de dimensions centimétriques ou millimétriques, typiquement
des plaquettes forestières dans les filières bois. Elle est réalisée au moyen de broyeurs
à la technologie éprouvée (broyeur à marteaux, à couteaux ou à ciseaux). Les particules
ainsi broyées grossièrement constituent ainsi ce que l'on appelle les intrants dans
les voies de gazéification ou de combustion de biomasse (cogénération de chaleur et
d'électricité, production de chaleur, production de biocarburants).
[0007] Pour une application de conversion thermochimique de la biomasse par gazéification,
dans un réacteur de type réacteur à flux entrainé, la taille requise pour les particules
de biomasse est de l'ordre de quelques centaines de microns.
[0008] Pour les applications de combustion de biomasse, de nombreuses études montrent que
la taille des particules joue en effet un rôle clef: comme l'indique la publication
[1], la micronisation de la poudre favorise la combustion et réduit les émissions
de particules.
[0009] Un certain nombre d'études est consacré au broyage fin de particules de biomasse,
notamment de plaquettes forestières, pour atteindre des granulométries du millimètre
au micron selon les cas. Dans ces études, les effets de la nature de la biomasse,
du type de broyeur(s) utilisé(s), de la granulométrie désirée ont été caractérisés
sur le coût énergétique de l'opération proprement dite de broyage fin, et/ou les propriétés
de la poudre obtenue (distribution granulométrique, forme des particules).
[0010] De ces études, il a pu se dégager un certain nombre de tendances que l'on peut résumer
comme suit.
[0011] Pour le broyage de biomasse ligno-cellulosique, les broyeurs à couteaux et les broyeurs
à marteaux sont bien adaptés : on peut citer ici les publications [1], [2] qui mettent
cela en évidence. Cette opération est d'un coût énergétique peu élevé si la taille
des particules visées ne descend pas en dessous du millimètre. Chacune de ces technologies
présente des avantages et des inconvénients, comme souligné dans la publication [3].
Ainsi, l'avantage majeur de la technologie dite de broyeurs à marteaux est sa robustesse
et un coût d'entretien moindre. En revanche, la consommation énergétique est plus
importante pour un broyeur à marteaux, typiquement de l'ordre de 130 kWh/tonne (kWh/t),
que pour un broyeur à couteaux, typiquement de l'ordre de 60 kWh/t : voir publication
[4]. De plus, la poudre obtenue avec un broyeur à marteaux a une distribution granulométrique
plus étalée (publication [5]), ce qui est un inconvénient majeur pour la coulabilité,
c'est-à-dire la capacité à s'écouler, de la poudre comme souligné dans les publications
[6], [7]. Le broyage par broyeurs à marteaux se produit essentiellement par impact
et attrition, ce qui induit une géométrie de particule allongée et déformée, faisant
apparaitre des saillies en forme de crochets le long de la fibre, appelés fibrilles,
qui favorisent l'effet d'entrelacement entre particules, de cohésion entre les grains
et par ce biais l'accentuation de l'effet connu sous l'appellation d'effet de voute
dans les récipients (silos) de stockage: voir publication [8]. Il est d'ailleurs à
noter qu'un traitement mécanique plus long induit un coût énergétique élevé sans pour
autant modifier fondamentalement la forme des particules, car celles-ci subissent
toujours un écrasement par les marteaux.
[0012] De même, les broyeurs à boulets utilisés classiquement pour le broyage du charbon
fonctionnent par attrition et produisent sur les matériaux fibreux des particules
allongées et beaucoup de fines.
[0013] A côté de ces technologies de broyage éprouvées pour le broyage de charge de matière
carbonée, il est connu d'utiliser un broyeur de type vibrant pour réaliser le broyage
de matériaux durs et friables, tels que ceux de roche calcaire, des oxydes métalliques...
On peut se reporter aux publications [9] et [10] qui décrivent respectivement l'aspect
théorique de la fragmentation de ces matériaux et les différentes technologies de
broyeur utilisées. Ainsi, dans un broyeur vibrant la fragmentation s'opère par impact
et attrition à fréquence variable. L'équipe de Kobayashi et al a pensé à utiliser
une technologie de broyeur vibrant afin de réaliser un broyage fin (micronisation
de la biomasse) pour une application de combustion : voir publication [6]. Il s'est
avéré que la fragmentation par impact permet d'une part de résoudre le problème de
la présence de fibrilles sur les particules de biomasse obtenues et d'autre part de
raccourcir la longueur des particules en favorisant la propagation des fissures présentes
dans les fibres de biomasse. Les essais réalisés par Kobayashi et al ont été effectués
directement à partir de plaquettes forestières de dimensions millimétriques (22mm)
introduites en entrée de chambre du broyeur vibrant et ont nécessité un temps de traitement
de la poudre relativement long pour obtenir les caractéristiques visées (d<30 µm),
ce qui s'est traduit par un coût énergétique élevé (800kwh/t).
[0014] Il ressort de ces études que le problème majeur du broyage fin de biomasse réside
dans le coût énergétique de l'opération proprement dite, du fait du caractère fibreux
des particules de biomasse.
[0015] En outre, les poudres de biomasse obtenues, c'est-à-dire finement broyées s'avèrent
difficiles à transporter, manipuler, injecter dans un réacteur de conversion en aval,
car elles ont tendances à former des agglomérats ce qui génère des_effets de voute,
une mauvaise coulabilité...
[0016] Il est connu du brevet
US 6,833,185 et de la demande de brevet
US 2008/0116118 qu'il est possible d'améliorer les propriétés de coulabilité d'une poudre fine, en
la mélangeant à une poudre d'additifs de dimension nanométrique ou submicronique dont
la densité de particules apparente moyenne est inférieure à celle de la poudre fine.
[0017] Au-delà de l'opération de broyage fin proprement dite, deux voies sont actuellement
envisagées pour le traitement global permettant réduire les dimensions de particules
de biomasse dans des applications énergétiques (cogénération, production de chaleur,
production de produits de combustion, production de biocarburants).
[0018] La première voie consiste en une solution mixte de pré-traitement thermique dit de
torréfaction combinée à un broyage mécanique par les technologies de broyeurs déjà
éprouvées et mentionnées ci-dessus: broyeurs à marteaux pour des matériaux fibreux
broyeurs à boulets pour le charbon. La torréfaction est un traitement thermique doux
de la biomasse à l'interface entre le séchage et la pyrolyse, généralement réalisé
à des températures comprises entre 200 et 350°C et qui vise à éliminer l'eau et à
modifier une partie de la matière organique de la biomasse pour casser ses fibres.
Autrement dit, ce traitement thermique doux altère la structure fibreuse de la biomasse,
facilitant ainsi son broyage. Cela permet de réduire le coût énergétique de broyage
et d'obtenir des particules moins fibreuses, donc plus faciles à transporter, stocker
et à injecter dans un réacteur en aval: voir publication [11]. La poudre obtenue pour
une torréfaction poussée de la biomasse, c'est-à-dire conduisant à une perte de masse
supérieure à 30% par l'opération, présente des caractéristiques proches de celles
obtenues avec du charbon. Cela permet d'utiliser la solution classiquement retenue
pour le broyage et pour l'injection de poudre qui est le convoyage pneumatique (phase
dense). En effet, comme déjà évoqué, les caractéristiques intrinsèques de la biomasse
(matériau fibreux et élastique) sont à l'origine des difficultés de stockage, transport
et d'injection dans des réacteurs de conversion thermochimique. Ainsi, le pré-traitement
thermique de torréfaction permet de résoudre le problème, mais pour un coût énergétique
qui pourrait s'avérer prohibitif. Des évaluations sont actuellement en cours.
[0019] La deuxième voie consiste en l'optimisation soit de broyeurs donnés en fonction du
type de biomasse soit de chaines complètes de broyage mécanique.
[0020] Ainsi, dans la publication [4], des solutions technologiques de broyage mécanique
déjà éprouvées sont étudiées en fonction du type de biomasse avec comme objectif principal
la réduction du coût énergétique de l'opération de broyage et l'adaptation à l'application
visée.
[0021] Il a déjà été également proposé d'utiliser deux broyeurs en série pour broyer finement
de la biomasse.
[0022] L'équipe d'Esteban propose explicitement la mise en série de deux broyeurs afin d'optimiser
le coût énergétique de broyage : voir publication [12]. Ici encore, le choix s'est
porté sur la mise en œuvre de deux broyeurs du même type, à savoir des broyeurs à
marteaux. Les auteurs ont alors travaillé sur l'intégration de l'ensemble pour optimiser
le coût énergétique de la chaine et la granulométrie du produit final. Ils ont ainsi
déterminé le seuil granulométrique en sortie du premier broyeur, optimisé les types
de recirculation du produit. Sur la base de leurs essais, les auteurs estiment que
le coût du broyage à échelle industrielle, c'est-à-dire pour un débit de l'ordre de
10t/h, s'élève à 120 à 150 kWh/t pour des plaquettes forestières (peuplier ou pin
respectivement). Toutefois, les auteurs précisent dans la publication [12] qu'il n'a
pas été possible d'utiliser une grille de tamisage de taille de tamis inférieure à
1.5 mm en sortie du deuxième broyeur, à cause de problèmes de bourrage. Autrement
dit, avec la solution selon Esteban, il apparaît impossible d'obtenir au final des
particules broyées finement.
[0023] L'équipe de Siyi Luo et al. propose quant à elle une chaîne de broyage capable de
traiter mécaniquement à la fois du bois (pin) et des biomasses plus tendres (paille,
tiges...) : voir publication [13]. La chaîne proposée permet de réduire les dimensions
des particules jusqu'à des valeurs de 250µm fixée par un cyclone en aval afin qu'elles
puissent être utilisée dans un brûleur. Plus précisément, la chaîne proposée comprend
deux broyeurs en série, à technologie identique dite à lames (en anglais « crushers
»). En fonctionnement, le premier broyeur, c'est-à-dire celui le plus en amont, a
son axe qui s'étend à l'horizontal tandis que l'axe du second broyeur s'étend à la
vertical. Le coût énergétique est évalué à une valeur de 87 kWh/t pour les plaquettes
de pin. L'effet de cette chaîne de broyage sur les propriétés de coulabilité et d'injection
de la poudre dans un réacteur n'est pas étudié par l'équipe de Siyi Luo et al. En
outre, il est à noter que la chaîne intègre un séchage initial de la biomasse, dont
le coût énergétique n'est pas intégré dans la valeur évaluée. Par ailleurs, si la
granulométrie de la poudre est donnée, la forme des particules de la poudre n'a pas
été caractérisée.
[0024] La demande de brevet
US 2001/016467 divulgue un procédé de broyage ultrafin de particules choisies parmi celles destinées
à la production de substances pharmaceutiques ou de matériaux nanostructurés en céramique
ou pour les domaines optique et l'électronique, procédé selon lequel les particules
à broyer sont introduites dans un broyeur de type vibrant simultanément avec des corps
de broyage et des additifs solides, tels que des cristaux d'eau glacée, de CO2 glacé
ou des agents réfrigérants.
[0025] Le but général de l'invention est de pallier au moins une partie des inconvénients
de l'état de l'art de traitement de biomasse et plus généralement de charge de matière
carbonée en vue de son injection sous forme pulvérisée dans un réacteur de conversion
en aval (gazéification) ou dans un réacteur de combustion ou dit de co-combustion
(biomasse et charbon) dans une centrale thermique à charbon ou en vue de sa granulation
pour réaliser des biocombustibles.
[0026] Un but particulier est de proposer un procédé de broyage fin de biomasse, et plus
généralement de charge de matière carbonée, qui améliore les propriétés (coulabilité,
aptitude à la fluidisation) de la poudre obtenue et ce, à un moindre coût énergétique.
Autrement dit, on cherche selon le but particulier à éviter les agglomérats de poudre
de biomasse finement broyées afin d'améliorer leur capacités à être transportées,
manipulées, et injectées dans un réacteur de conversion en aval.
Exposé de l'invention
[0027] Pour ce faire, l'invention a pour objet un procédé de broyage fin d'une charge de
matière carbonée selon lequel on introduit la charge de matière carbonée, sous forme
de particules de dimensions millimétriques ou microniques, en entrée d'une première
chambre de broyeur de type vibrant dont la sortie est reliée à l'entrée d'une deuxième
chambre de broyeur de type vibrant, la première et la deuxième chambres de broyeur
vibrant comprenant chacune des corps de broyage logés de façon libre en son sein et
adaptés pour broyer des particules, procédé selon lequel on met en vibration la première
et la deuxième chambres de sorte à concasser les particules introduites d'une part
entre les corps de broyage et d'autre part entre ceux-ci et la paroi interne périphérique
de chaque chambre.
[0028] Selon l'invention, on introduit en outre en entrée de la deuxième chambre du deuxième
broyeur vibrant des additifs de matière minérale et/ou des additifs de matière végétale
et/ou des additifs de matière d'origine végétale, les additifs étant sous la forme
d'une poudre de dimension micronique.
[0029] Par « poudre de dimension micronique », on entend une poudre dont les particules
ont des dimensions unitaires inférieures à 1 mm avec le cas échéant des particules
élémentaires de taille nanométrique, typiquement de l'ordre de 100nm.
[0030] Selon un mode de réalisation préféré, la charge de matière carbonée est de la biomasse.
Ainsi, pour réaliser une opération de broyage fin de biomasse, les inventeurs ont
pensé à mettre en série deux chambres ou étages de broyeurs vibrants, ce qui est avantageux
d'un point de vue coût énergétique, et d'introduire dans celle la plus en aval, c'est-à-dire
celui dans lequel les particules de biomasse sont déjà finement broyées à l'échelle
submillimétrique, des additifs de matière minérale et/ou de matière végétale et/ou
de matière d'origine végétale, sous la forme d'une poudre de dimension micronique,
de préférence de dimension inférieure à 5 µm. Ainsi, avec de telles dimensions on
réalise un enrobage en voie sèche au moins partiel des particules de biomasse, ce
qui permet d'améliorer les propriétés de coulabilité et l'aptitude à la fluidisation
de la poudre finalement obtenue. Autrement dit, les particules très fines d'additifs
de matière minérale et/ou de matière végétale et/ou de matière d'origine végétale,
sont mises en contact direct et étroit avec les relativement plus grosses particules
de biomasse, par application de forces mécaniques de cisaillement et d'impact par
exemple. En fonction de la biomasse utilisée, les additifs peuvent être choisis parmi
le Stéarate de magnésium (C36H70MgO4), la silice sous forme de microperles, telle
que celle commercialisée sous la dénomination commerciale New reach SilicaFume NR950
et qui contient 95% de SiO2 ou encore celle commercialisée par la société RHODIA sous
la dénomination commerciale Tixosil®68 et qui contient 90% de la silice amorphe ou
encore sous la dénomination Tixosil®331. Les additifs peuvent aussi être à base de
particules d'oxydes de silicium SiO
2 ou contenant du CaCO3. Autrement dit, selon l'invention on incorpore des additifs
qui permettent un bon fonctionnement d'un réacteur de gazéification en aval.
[0031] Grâce au procédé de broyage fin de biomasse selon l'invention, on peut désormais
envisager de réaliser à l'échelle industrielle et en continu une injection par gravité
directement dans des réacteurs de conversion thermo-chimique, ce que l'on n'envisageait
pas jusqu'à ce jour du fait même de la mauvaise coulabilité et/ou aptitude à la fluidisation
des poudres de biomasse connues, avec l'effet de voûte indésirable qui pouvait se
produire.
[0032] On précise ici que par « coulabilité de la poudre », on entend la définition donnée
dans la publication [14], à savoir l'aptitude à s'écouler librement de manière régulière
et constante sous la forme de particules individuelles.
[0033] On choisit avantageusement la composition des minéraux des additifs pour qu'ils constituent
un complément minéral chimique requis pour la gestion des cendres dans un réacteur
de gazéification en aval. En effet, on sait que la teneur en cendre de la biomasse
est très variable et de composition très différente. La publication [15] indique que
le bois contient typiquement 0.5-1% de cendre avec en majorité du calcium et du potassium,
alors que la paille de blé contient 8% de cendres avec en majorité du potassium et
de la silice Ainsi, pour ces deux types de biomasse, il y a des écarts importants
de teneur en cendre et des compositions très différentes. Ces différences impactent
directement le fonctionnement d'un réacteur de gazéification : le fonctionnement avec
du bois engendre une température requise de fusion des cendres très élevée, ce qui
nécessite l'ajout d'additifs (silice dans ce cas) pour ajuster cette température au
fonctionnement du réacteur, typiquement aux environs de 1300-1400°C. Inversement,
le fonctionnement avec de la paille entraine une température de fusion requise trop
basse pour le fonctionnement d'un réacteur de gazéification nécessitant l'ajout d'additifs
différents (calcium) pour remonter cette valeur de température. Ainsi, de préférence,
la poudre micronique d'additifs de matière minérale est riche en silicium ou en calcium
(supérieur à 10 % en masse), Si la biomasse traitée est du bois, l'additif est par
exemple à base de particules d'oxydes de silicium SiO
2 ou à base de silice microperle. Si la biomasse traitée est issue de résidus agricoles
avec une faible teneur en calcium, les additifs permettant la maitrise de l'opération
de gazéification sont de préférence issus de la chaux, c'est-à-dire un mélange d'oxyde
de carbonate de calcium CaCO
3 et d'oxyde de magnésium.
[0034] Selon un mode de réalisation préféré, on réalise avantageusement une étape de prébroyage
à l'aide d'un broyeur à couteaux qui produit une poudre avec des particules moins
longues (rapport longueur/diamètre réduit) et un taux de fines particules (<30 µm)
réduit. Une calibration des particules par tamisage améliore en outre significativement
l'efficacité du broyage fin et de mise en forme des particules. L'opération de tamisage
peut être réalisée de sorte à avoir des particules de dimensions inférieures à 500
µm. Ainsi, avantageusement, on réalise un prébroyage des particules de dimensions
unitaires de l'ordre du millimètre et on utilise le broyeur vibrant pour ajuster la
mise en forme des particules (supprimer les fibrilles, arrondir les angles et raccourcir
leur longueur).
[0035] Les additifs de matière végétale sont avantageusement à base de charbon, tel que
du charbon de bois et/ou du charbon de paille de céréale. Les additifs de matière
végétale peuvent être également avantageusement à base de biomasse torréfiée, tel
que du bois torréfié, ou des produits agricoles torréfiés, c'est-à-dire ayant subi
au préalable une tels que de la paille de céréale, de l'écorce, des coquilles (noyaux
de cerise, coques de noix...).
[0036] De préférence, la quantité d'additifs de matière végétale ajoutés est comprise entre
0,5 et 20% en masse de la charge de matière carbonée, de préférence encore entre 5
et 10%. On a constaté que plus la quantité d'additifs ajoutés est importante, meilleure
est la coulabilité obtenue en sortie de broyeur vibrant. Ainsi, la gamme préférée
est avantageuse car elle est un bon compromis entre d'une part à l'amélioration de
la coulabilité selon l'invention et le coût de réalisation du procédé.
[0037] Les additifs de matière d'origine végétale peuvent être avantageusement à base de
charbon fossile. On précise ici que le charbon fossile (charbon de terre) provient
de la dégradation de la matière organique végétale et qu'il contient des minéraux
dont la teneur peut varier en fonction de la zone géographique d'extraction du charbon.
[0038] Selon une variante avantageuse, les dimensions des particules de la charge de matière
carbonée introduite dans la première chambre de broyeur vibrant sont sensiblement
comprises entre 1 et 2 mm.
[0039] Selon une variante avantageuse, les dimensions de la poudre micronique d'additifs
introduite dans la deuxième chambre de broyeur vibrant sont sensiblement inférieures
à 5 µm.
[0040] De préférence, les dimensions des particules de la charge de matière carbonée obtenues
en sortie de la deuxième chambre de broyeur vibrant sont inférieures à 800 µm, de
préférence inférieures à 200 µm.
[0041] Selon une variante avantageuse, les corps de broyage du broyeur vibrant logés de
façon libre à l'intérieur de la chambre consistent en plusieurs jeux de barres cylindriques
de diamètre unitaire différents entre eux.
[0042] L'invention concerne également un procédé de traitement de biomasse selon lequel
on fait sécher de la biomasse à l'état brut, puis on réalise le procédé de broyage
fin tel que décrit précédemment en introduisant dans la première chambre de broyeur
vibrant la biomasse au moins séchée. De préférence, l'alimentation en biomasse séchée
est faite avec une teneur en eau de celle-ci dans une gamme de 10 à 15%.
[0043] Selon un mode de réalisation avantageux, on réalise en amont du procédé de broyage
fin, un pré-broyage de la biomasse séchée en introduisant celle-ci dans une chambre
d'un broyeur de type à couteaux ou à ciseaux. Un broyeur à couteaux ou à ciseaux comprend,
par exemple, des encoches pratiquées sur un arbre central monté en rotation dans la
chambre, les encoches étant adaptées pour arracher les particules de biomasse séchée
contre la paroi interne périphérique de la chambre. Selon une variante avantageuse,
les dimensions des particules de la biomasse pré-broyée son sensiblement supérieures
à 1 mm.
[0044] Selon un mode de réalisation avantageux, on réalise en amont du procédé de broyage
fin, et en aval du pré-broyage de la biomasse séchée, un tamisage de la biomasse pré-broyée.
Selon une variante avantageuse, le tamisage de la biomasse pré-broyée est réalisé
de sorte à réaliser le procédé de broyage fin à partir de particules de dimensions
millimétriques inférieures à 2 mm ou de dimensions microniques inférieures à 500 µm.
De préférence, les particules de dimensions millimétriques supérieures à 2 mm sont
réintroduites dans le broyeur à couteaux.
[0045] Selon un mode de réalisation avantageux, en sortie de deuxième chambre de broyeur
vibrant on sélectionne les particules obtenues en fonction de leurs dimensions de
sorte à ce que celles-ci soient inférieures à 800 µm, de préférence inférieures à
200 µm.
[0046] Selon un mode de réalisation avantageux, on fait un traitement thermique de torréfaction
à de la biomasse, puis on réalise le procédé de broyage fin tel que décrit ci-dessus
en introduisant dans la première chambre du broyeur vibrant la biomasse torréfiée.
[0047] L'invention a également pour objet une installation de traitement de biomasse en
continu, destinée à mettre en œuvre le procédé tel que décrit ci-dessus, comprenant
:
- une première chambre de broyeur de type vibrant,
- une deuxième chambre de broyeur de type vibrant dont l'entrée est reliée à la sortie
de la première chambre de broyeur vibrant;
- un broyeur de micronisation pour broyer des additifs de matière minérale et/ou de
matière végétale et/ou de matière d'origine végétale, sous la forme d'une poudre de
dimension micronique, la sortie du broyeur de micronisation étant reliée à l'entrée
de la deuxième chambre de broyeur vibrant.
[0048] L'installation peut comprendre en outre un appareil de séchage en amont de la première
chambre de broyeur vibrant. Elle peut également comprendre en outre immédiatement
en aval de l'appareil de séchage et en amont de la deuxième chambre de broyeur vibrant,
un broyeur à couteaux. Elle peut également comprendre en outre immédiatement en aval
du broyeur à couteaux et immédiatement en amont de la première chambre de broyeur
vibrant, un appareil de tamisage. Elle peut enfin comprendre en outre un sélecteur
dynamique à vitesse variable immédiatement en aval de la deuxième chambre de broyeur
vibrant, ledit sélecteur dynamique étant adapté pour extraire en sortie de la deuxième
chambre de broyeur vibrant des particules inférieures à un diamètre souhaité. Les
corps de broyage du broyeur vibrant logés de façon libre à l'intérieur de la chambre
consistent avantageusement en plusieurs jeux de barres cylindriques de diamètre unitaire
différents entre eux.
Description détaillée
[0049] D'autres avantages et caractéristiques de l'invention ressortiront mieux à la lecture
de la description détaillée de l'invention faite à titre illustratif et non limitatif
en référence aux figures suivantes parmi lesquelles :
- la figure 1 est une vue schématique d'un premier mode de réalisation d'une installation
de traitement de biomasse en continu intégrant un broyeur vibrant à double étages
et permettant de mettre en œuvre le procédé de broyage fin de la biomasse se selon
l'invention ;
- la figure 1A est une vue schématique d'une variante de réalisation d'une installation
selon le premier mode illustré de la figure 1;
- la figure 2 est une vue schématique d'un deuxième mode de réalisation d'une installation
de traitement de biomasse en continu intégrant un broyeur vibrant à double étages
et permettant de mettre en œuvre le procédé de broyage fin de la biomasse se selon
l'invention ;
- la figure 3 est un graphique de relevés d'essais qui traduit le nombre de mesures
à une valeur d'angle d'avalanche donnée, les essais étant réalisés avec une poudre
de bois (hêtre) en tant que charge de matière carbonée du procédé de broyage fin selon
l'invention et avec ou sans additifs de matière minérale;
- la figure 4 est un graphique de relevés d'essais qui montre la valeur d'angle d'avalanche
en fonction du type de poudre de bois en tant que charge de matière carbonée du procédé
de broyage fin selon l'invention et avec ou sans additifs de matière minérale;
- la figure 5 est un graphique de relevés d'essais qui traduit le nombre de mesures
à une valeur d'angle d'avalanche donnée, les essais étant réalisés avec une farine
de bois (sciure) en tant que charge de matière carbonée du procédé de broyage fin
selon l'invention et avec ou sans additifs de matière d'origine végétale;
- la figure 6 est un graphique de relevés d'essais qui traduit le nombre de mesures
à une valeur d'angle d'avalanche donnée, les essais étant réalisés avec une poudre
de bois (hêtre) en tant que charge de matière carbonée du procédé de broyage fin selon
l'invention et avec ou sans additifs de matière d'origine végétale;
[0050] Dans la description qui va suivre les termes « entrée », « sortie » « amont », «aval
», « premier », « deuxième » sont utilisés par référence avec la direction de transfert
de la biomasse et de la poudre d'additifs à la fois dans les broyeurs vibrant selon
l'invention, et dans l'installation intégrant les broyeurs.
[0051] Dans le mode de réalisation de la figure 1, l'installation comprend tout d'abord
en amont un sécheur 1 alimenté en biomasse brute traitée pour réaliser son séchage.
A titre d'exemple, la biomasse brute traitée consiste en des plaquettes forestières,
typiquement de quelques mm d'épaisseur et de quelques cm de longueur. A titre d'exemple
également, le débit de biomasse brute traitée est de l'ordre de 1 t/h et le sécheur
1 utilisé est un sécheur à four tournant, commercialisé par la société MAGUIN. Cette
étape de séchage permet d'avoir une consommation énergétique réduite de l'opération
de pré broyage immédiatement en aval d'une part et permet le fonctionnement optimal
de l'opération de broyage selon l'invention d'autre part. On peut envisager tous types
de sécheurs disponibles sur le marché (four tournant, sécheur à bande etc....) pour
réaliser cette étape.
[0052] Une fois la biomasse séchée en sortie du sécheur 1, elle est introduite dans un broyeur
à couteaux 2 qui réalise donc une étape de pré-broyage mécanique des particules de
biomasse séchée. A titre d'exemple, le broyeur à couteaux 2 peut être de type monorotor
(FL/FNG/FNV) fonctionnant également au débit de 1 t/h et commercialisé sous la dénomination
commerciale Poittemill Forplex. Pour réduire le coût énergétique de cette opération
de pré-broyage, on veille à obtenir avantageusement en sortie du broyeur à couteaux
des particules de dimensions au moins égales au millimètre.
[0053] Pour optimiser l'opération de pré-broyage et réduire la distribution granulométrique
des particules, une opération de tamisage est réalisée en continu à l'aide d'un appareil
de tamisage 3. A titre d'exemple, il peut s'agir d'un tamiseur vibrant commercialisé
par la société RITEC, sous l'appellation de type MC.
[0054] Comme montré sur la figure 1, les particules de dimensions supérieures à 2 mm sont
de préférence réinjectées dans le broyeur à couteaux 2. Au cours de cette étape de
tamisage en continu, on peut avantageusement réaliser une extraction des très fines
particules, de diamètre inférieur à 30 µm, à l'aide d'un sélecteur dynamique non représenté
: selon cette variante, la fraction ainsi prélevée peut être utilisée comme combustible
pour apporter de l'énergie au sécheur 1. Ainsi, en sortie de l'appareil de tamisage
on obtient des particules de dimensions comprises sensiblement entre 1 et 2 mm. On
peut également réaliser cette opération de tamisage avec un appareil de tamisage d'ouvertures
de mailles de dimensions micrométriques (microniques) de sorte à obtenir en sortie
de l'appareil des particules de biomasse séchée de dimensions microniques, typiquement
comprises entre 0 et 500 µm ou entre 0 et 200 µm.
[0055] On réalise enfin en continu un broyage fin des particules de biomasse séchées, pré-broyées,
et tamisées. Pour ce faire, ces particules sont tout d'abord introduites en entrée
d'une première chambre 5 d'un broyeur vibrant. La sortie de cette première chambre
de broyeur vibrant 5 est reliée directement et immédiatement en aval à l'entrée d'une
deuxième chambre 7 de broyeur vibrant.
[0056] Selon l'invention, on introduit en entrée de la deuxième chambre 7 de broyeur vibrant
concomitamment au passage des particules de biomasse déjà finement broyées dans la
première chambre 5 de broyeur vibrant, une poudre micronique d'additifs 4 (CaCO
3 + SiO2 ou silice microperle...).
[0057] Comme montré sur cette figure 1, les additifs 4 peuvent être micronisés en continu
à un diamètre inférieur à 20 µm, de préférence inférieur à 5µm au moyen d'un broyeur
de micronisation 6. Les première et deuxième chambres, respectivement 5 et 7, de broyeur
vibrant peuvent être réalisées dans le même appareil. A titre d'exemple, il peut s'agir
de celui commercialisé par la société RITEC sous l'appellation Palla 50U (90 kW) qui
intègre deux étages de broyage ou autrement dit deux chambres dans un même appareil.
En tant que corps de broyage logés librement à l'intérieur de la chambre des broyeurs
vibrants, on peut utiliser des corps en acier de préférence sous forme de barres cylindriques
pleines. De préférence encore, les barres cylindriques utilisées peuvent avoir un
diamètre compris entre 10 et 60 mm, de préférence compris entre 20 et 50 mm. Les corps
broyants peuvent être également soit sous forme de boulets, soit sous forme de cylpebs.
De préférence, les corps broyants sont de dimensions unitaires différentes entre eux.
Selon une variante avantageuse, on peut utiliser avantageusement plusieurs jeux de
barres cylindriques de diamètres unitaires différents entre eux, logés de façon libre
dans une même chambre du broyeur vibrant 5. On améliore ainsi encore l'efficacité
du broyage car comparativement à des barres cylindriques de même diamètre unitaire,
on réduit statistiquement les jeux entre barres de diamètre unitaire différent.
[0058] A titre d'exemple également, le broyeur de micronisation 6 des additifs 4 peut aussi
être un broyeur de type vibrant, commercialisé par la société RITEC, sous l'appellation
labo/pilote (2.2 kW), et son débit de fonctionnement peut être égal à 10 kg/h. Le
broyage fin selon l'invention combine alors avantageusement l'effet de la deuxième
chambre 7 de broyeur vibrant et des additifs 4 finement broyés (poudre micronique).
On réalise ainsi en quelque sorte un enrobage en voie sèche au moins partiel des particules
de biomasse déjà préalablement broyées dans la première chambre 5 de broyeur vibrant.
On améliore ainsi les propriétés de coulabilité et d'aptitude à la fluidisation de
la poudre. On évite, à tout le moins on réduit, considérablement l'effet de voûte
d'une telle poudre classiquement constatés dans les silos de stockage. De préférence,
les additifs 4 ont une composition minérale choisie au mieux pour maitriser la température
de fusion des cendres dans un réacteur de gazéification en aval.
[0059] En sortie de la deuxième chambre 7 de broyeur vibrant, on extrait les particules
de dimensions unitaires inférieure à 30 µm à l'aide d'un sélecteur dynamique 6. A
titre d'exemple, le sélecteur dynamique 6 peut être celui commercialisé par la société
RHEWUM sous l'appellation de type AQ. Cette extraction est avantageuse car les très
fines particules amoindrissent la propriété d'écoulement de la poudre. Cette fraction
extraite peut être utilisée en tant que produit de combustion directement dans un
réacteur de conversion en aval et/ou en tant que produit de combustion directement
dans le sécheur 1 en amont, ce qui permet encore de réduire le coût énergétique.
[0060] Dans la variante illustrée en figure 1A, les particules de biomasse séchées, pré-broyées,
et tamisées sont introduites concomitamment avec des particules de matière minérale
abrasive 4' en entrée de la chambre d'un broyeur vibrant 5. Le broyage fin selon l'invention
par enrobage des particules de biomasse par les additifs est ainsi complété avantageusement
par l'effet de la première chambre 5 de broyeur vibrant et des particules abrasives
minérales 4' injectées. Autrement dit, la première chambre 5 de broyeur vibrant fonctionne
en fonctionnement semi autogène avec la poudre broyante 4' abrasive minérale de dimensions
de particules égales à 3 mm. De préférence, les particules abrasives minérales 4'
injectées sont à base de particules d'oxydes de silicium SiO
2. De préférence, elles ont une composition chimique avec une teneur en SiO2 supérieure
à 80%. Ainsi, il peut s'agir de silice (sable) ou de quartz par exemple.
[0061] On peut avantageusement ajuster la quantité de la poudre d'abrasifs 4' avec la poudre
micronique d'additifs 4 injectée pour avoir une température de fusion des cendres
ajustée à la température du fonctionnement du réacteur de gazéification en aval. Ainsi,
de préférence, on choisit des proportions relatives entre des additifs 4 contenant
du CaO et la poudre abrasive 4' contenant au moins 80% de SiO2 dans une plage pouvant
varier entre 35% et 65% de chacun de ces deux constituants, à savoir le CaO et le
SiO
2, afin d'avoir une température de fonctionnement d'un réacteur de gazéification en
aval comprise entre 1436 et 1460 °C.
[0062] Dans le mode illustré en figure 2, au lieu de sécher, pré-broyer et tamiser en continu
les particules comme dans le mode illustré en figures 1 et 1A, on introduit directement
en entrée de la première chambre 5 de broyeur vibrant de la biomasse ayant subie au
préalable une étape de traitement thermique de torréfaction. Il peut s'agir de plaquettes
forestières déchiquetées au préalable à des dimensions unitaires de 50 mm et torréfiées.
[0063] Pour optimiser le coût énergétique de l'installation qui vient d'être décrite, on
veille à trouver un optimum entre les dimensions des particules visées entre l'étape
de prébroyage par le broyeur à couteaux 2 et de broyage fin par les première et deuxième
chambres 5 et 7 de broyeur vibrant et l'énergie totale consommée.
[0064] On a réalisé différents essais sur des échantillons pour corroborer l'effet de meilleure
coulabilité de la charge de matière carbonée broyée grâce aux additifs introduits
en entrée de la première chambre de broyeur vibrant selon l'invention.
[0065] Afin d'évaluer quantitativement la coulabilité, on mesure ce qu'on appelle l'angle
d'avalanche qui est une caractéristique d'un écoulement de poudre: plus l'angle a
une valeur faible, mieux coule la poudre. L'angle d'avalanche de chaque échantillon
a été mesuré au moyen d'un appareil commercialisé sous la dénomination REVOLUTION
par la société MERCURY SCIENTIFIC. Cet appareil comporte un tambour tournant sur lui-même
et à l'intérieur duquel on place la poudre dont on cherche à mesurer l'angle d'avalanche.
[0066] On a tout d'abord réalisé une première série d'essais avec des additifs de silice
sous forme de microperles, qui sont celle commercialisée par la société RHODIA sous
la dénomination commerciale Tixosil®331.
[0067] Cette première série d'essais est réalisée avec une poudre de bois de hêtre naturel
de dimensions de particules comprises entre 0 et 500 µm à laquelle on a ajouté un
pourcentage plus ou moins important d'additifs Tixosil®331. On précise ici que sur
les figures 3, 4 et 6 l'abréviation %m signifie le pourcentage en masse des additifs
par rapport à la quantité de la biomasse concernée.
[0068] La figure 3 illustre le nombre d'occurrences (mesures) pour un angle d'avalanche
donné pour la poudre de bois de hêtre naturel respectivement sans additif, avec 1%
en masse ajoutée de Tixosil®331 et avec 2% en masse ajoutée de Tixosil®331. Il ressort
clairement que l'angle d'avalanche moyen mesuré est plus faible pour une plus grande
quantité de Tixosil®331 ajoutée. Autrement dit, la coulabilité de la poudre de hêtre
naturel en condition d'écoulement libre est améliorée par l'ajout d'additifs de matière
minérale Tixosil®331. Cette amélioration est d'autant plus grande que la quantité
d'additif est importante.
[0069] On a réalisé une deuxième série d'essais toujours avec les mêmes additifs de matière
minérale Tixosil®331, avec une poudre de bois de hêtre naturel mais avec des dimensions
de particules comprises entre 0 et 200 µm et pour deux lots différents.
[0070] On a également réalisé une troisième série d'essais avec les mêmes additifs de matière
minérale Tixosil®331, mais avec une poudre de bois d'épicéa de dimensions de particules
comprises entre 0 et 200 µm et pour un seul lot.
[0071] Le graphique de la figure 4 illustre les résultats obtenus pour ces deuxième et troisième
série d'essais : il ressort que l'angle d'avalanche mesuré est plus faible pour une
plus grande quantité de Tixosil®331 ajoutée pour chaque lot et quelle que soit la
nature du bois (hêtre naturel ou épicéa). Autrement dit, la coulabilité de la poudre
de bois en condition d'écoulement libre est améliorée par l'ajout d'additifs de matière
minérale Tixosil®331 quelle que soit la nature (hêtre naturel ou épicéa) du bois.
Pour la poudre d'hêtre naturel ou d'épicéa, l'amélioration de la coulabilité est d'autant
plus grande que la quantité d'additif de matière minérale Tixosil®331 est importante.
Par exemple, pour le lot N°1 de la poudre d'hêtre naturel, une quantité ajoutée d'additifs
de matière minérale Tixosil®331 de 2% en masse diminue la valeur de l'angle d'avalanche
de 58° (sans additif) à 50°.
[0072] On a réalisé d'autres essais avec en tant qu'additifs à du bois des additifs de matière
d'origine végétale.
[0073] La figure 5 illustre le nombre d'occurrences (mesures) pour un angle d'avalanche
donné pour la farine de bois (sciure) de dimensions de particules comprises entre
0 et 200 µm, respectivement sans additif et avec une dizaine de % en masse (□50%)
ajoutée de charbon fossile («coal» en anglais). Il ressort clairement que l'angle
d'avalanche moyen mesuré est plus faible lorsqu'on ajoute du charbon fossile. Autrement
dit, la coulabilité de la poudre de farine de bois en condition d'écoulement libre
est améliorée par l'ajout d'additifs de charbon fossile.
[0074] On a réalisé enfin des essais avec en tant qu'additifs à du bois des additifs de
matière végétale.
[0075] La figure 6 illustre le nombre d'occurrences (mesures) pour un angle d'avalanche
donné pour de la poudre de hêtre naturel de dimensions de particules comprises entre
0 et 200 µm, respectivement sans additif et avec 10 % en masse ajoutée de charbon
de bois. Il ressort clairement que l'angle d'avalanche moyen mesuré est plus faible
lorsqu'on ajoute du charbon de bois. Autrement dit, la coulabilité de la poudre de
de hêtre naturel en condition d'écoulement libre est améliorée par l'ajout d'additifs
de charbon de bois.
[0076] On peut conclure de l'ensemble de ces essais, que la coulabilité d'une poudre ou
farine de bois de dimensions de particules microniques, en condition d'écoulement
libre est améliorée par l'ajout d'additifs sous la forme d'une poudre de dimension
micronique, ces additifs pouvant être de matière minérale, de matière végétale ou
de matière d'origine végétale. Cette amélioration de coulabilité est d'autant plus
marquée que la quantité d'additifs ajoutée à la poudre ou farine de bois est importante.
[0077] Bien que décrite en référence exclusivement à la biomasse, l'installation peut être
utilisée pour le broyage fin d'autres charges de matière carbonée (charbon, petcoke...).
Références citées
[0078]
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- [2]: 1st Int. Symp. on Particle Size Reduction, de M. A. Heimann Mai 1983, Manhattan ;
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fibrous materials, de Mozammel Hoque, Shahab Sokhansanj, Ladan Naimi, Xiaotao Bi,
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Terry F. Wall Fuel Processing Technology 87 (2006) pp 281-288) ;
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- [9] :Fragmentation - Aspect théorique Techniques de l'ingénieur [J 3 050] ;
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Arias, C. Pevida, J. Fermoso, M.G. Plaza, F. Rubiera, J.J. Pis (Fuel Processing Technology
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- [13] : A novel biomass pulverization technology, de Siyi Luo, Chang Liu, Bo Xiao, Lei Xiao
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- [15] : Bioenergy II: Suitability of Wood Chips and Various Biomass Types for Use in Plant
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Perez, Denilson; Da Silva, Graffin ; Ambroise, Labalette ; Francoise Laboubee ; Celine,
Mithouard ; Jean-Claude, Pitocchi ; Sophie (INTERNATIONAL JOURNAL OF CHEMICAL REACTOR
ENGINEERING (2010) Volume: 8 Article Number: A74).
1. Procédé de broyage fin d'une charge de matière carbonée selon lequel on introduit
la charge de matière carbonée, sous forme de particules de dimensions millimétriques
ou microniques, en entrée d'une première chambre (5) de broyeur de type vibrant dont
la sortie est reliée à l'entrée d'une deuxième chambre (7) de broyeur de type vibrant,
la première et la deuxième chambres de broyeur vibrant comprenant chacune des corps
de broyage logés de façon libre en son sein et adaptés pour broyer des particules,
procédé selon lequel on met en vibration la première et la deuxième chambres de sorte
à concasser les particules introduites d'une part entre les corps de broyage et d'autre
part entre ceux-ci et la paroi interne périphérique de chaque chambre, caractérisé en ce qu'on introduit en outre en entrée de la deuxième chambre (7) de broyeur vibrant des
additifs (4) de matière minérale et/ou des additifs de matière végétale et/ou des
additifs de matière d'origine végétale, les additifs étant sous la forme d'une poudre
de dimension micronique.
2. Procédé de broyage fin selon la revendication 1, selon lequel les additifs de matière
minérale sont à base de particules d'oxydes de silicium SiO2 ou contenant du CaCO3, ou à base de silice sous forme de microperles.
3. Procédé de broyage fin selon l'une des revendications précédentes, selon lequel les
additifs de matière végétale sont à base de charbon, tel que du charbon de bois et/ou
du charbon de paille de céréale, et/ou à base de biomasse torréfiée, tel que du bois
torréfié, ou des produits agricoles torréfiés et/ou à base de charbon fossile.
4. Procédé de broyage fin selon l'une des revendications précédentes, selon lequel la
quantité d'additifs de matière végétale ajoutés est comprise entre 0,5 et 20% en masse
de la charge de matière carbonée, de préférence entre 5 et 10%.
5. Procédé de broyage fin selon l'une des revendications précédentes, selon lequel les
dimensions de la poudre micronique d'additifs introduite dans la deuxième chambre
(7) de broyeur vibrant sont sensiblement inférieures à 5 µm.
6. Procédé de broyage fin selon l'une des revendications précédentes, selon lequel les
dimensions des particules de la charge de matière carbonée obtenues en sortie de la
deuxième chambre (7) de broyeur vibrant sont sensiblement inférieures à 800 µm, de
préférence inférieures à 200 µm.
7. Procédé de traitement de biomasse selon lequel on fait sécher de la biomasse à l'état
brut, puis on réalise le procédé de broyage fin selon l'une des revendications précédentes
en introduisant dans la première chambre (5) de broyeur vibrant la biomasse au moins
séchée.
8. Procédé de traitement de biomasse selon la revendication 7, selon lequel on réalise
en amont du procédé de broyage fin, un pré-broyage de la biomasse séchée en introduisant
celle-ci dans une chambre d'un broyeur de type à couteaux ou à ciseaux.
9. Procédé de traitement de biomasse selon la revendication 8, selon lequel on réalise
en amont du procédé de broyage fin, et en aval du pré-broyage de la biomasse séchée,
un tamisage de la biomasse pré-broyée.
10. Procédé de traitement de biomasse selon la revendication 9, selon lequel le tamisage
de la biomasse pré-broyée est réalisé de sorte à réaliser le procédé de broyage fin
à partir de particules de dimensions millimétriques inférieures à 2 mm ou de dimensions
microniques inférieures à 500 µm.
11. Procédé de traitement de biomasse selon lequel on fait un traitement thermique de
torréfaction à de la biomasse, puis on réalise le procédé de broyage fin selon l'une
des revendications 1 à 6 en introduisant dans la première chambre du broyeur vibrant
la biomasse torréfiée.
12. Installation de traitement de biomasse en continu, destinée à mettre en œuvre le procédé
selon l'une quelconque des revendications 7 à 11, comprenant :
- une première chambre (5) de broyeur de type vibrant,
- une deuxième chambre (7) de broyeur de type vibrant dont l'entrée est reliée à la
sortie de la première chambre de broyeur vibrant;
- un broyeur de micronisation (6) pour broyer des additifs (4) de matière minérale
et/ou de matière végétale et/ou de matière d'origine végétale, sous la forme d'une
poudre de dimension micronique, la sortie du broyeur de micronisation étant reliée
à l'entrée de la deuxième chambre de broyeur vibrant (7).
13. Installation de traitement de biomasse en continu selon la revendication 12, comprenant
en outre immédiatement en aval de l'appareil de séchage et en amont de la deuxième
chambre de broyeur vibrant, un broyeur à couteaux (2).
14. Installation de traitement de biomasse en continu selon l'une des revendications 12
ou 13, comprenant en outre un sélecteur dynamique à vitesse variable (6) immédiatement
en aval de la deuxième chambre de broyeur vibrant, ledit sélecteur dynamique étant
adapté pour extraire en sortie de la deuxième chambre de broyeur vibrant des particules
inférieures à un diamètre souhaité.
15. Installation de traitement de biomasse en continu selon l'une des revendications 12
à 14, dans laquelle les corps de broyage du broyeur vibrant logés de façon libre à
l'intérieur de la chambre consistent en plusieurs jeux de barres cylindriques de diamètre
unitaire différents entre eux.
1. Verfahren zur Feinmahlung von kohlenstoffhaltigem Aufgabegut, bei dem kohlenstoffhaltiges
Aufgabegut in Form von Partikeln mit Größen im Millimeter- oder Mikrometerbereich
dem Einlass einer ersten Schwingmühlenkammer (5) zugeführt wird, deren Auslass mit
dem Einlass einer zweiten Schwingmühlenkammer (7) verbunden ist, wobei die erste und
die zweite Schwingmühlenkammer jeweils Mahlkörper umfassen, die frei in ihrem Inneren
aufgenommen sind und geeignet sind, Partikel zu mahlen, wobei bei dem Verfahren die
erste und die zweite Kammer so in Schwingung versetzt werden, dass die zugeführten
Partikel zum einen zwischen den Mahlkörpern und zum anderen zwischen diesen und der
Umfangsinnenwand jeder Kammer zerkleinert werden, dadurch gekennzeichnet, dass dem Einlass der zweiten Schwingmühlenkammer (7) ferner Additive (4) von mineralischem
Material und/oder Additive von pflanzlichem Material und/oder Additive von Material
pflanzlichen Ursprungs zugeführt werden, wobei die Additive in Form eines Pulvers
mit einer Größe im Mikrometerbereich vorliegen.
2. Verfahren zur Feinmahlung nach Anspruch 1, bei dem die Additive von mineralischem
Material auf Siliciumoxidpartikeln SiO2 oder CaCO3 enthaltenden Partikeln oder auf Siliciumdioxid in Form von Mikroperlen
basieren.
3. Verfahren zur Feinmahlung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem die Additive
von pflanzlichem Material auf Kohle wie Holzkohle und/oder Getreidestrohkohle und/oder
auf torrefizierter Biomasse wie torrefiziertem Holz oder torrefizierten landwirtschaftlichen
Erzeugnissen und/oder auf fossiler Kohle basieren.
4. Verfahren zur Feinmahlung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem die Menge
der zugegebenen Additive von pflanzlichem Material zwischen 0,5 und 20 Gew.-% des
kohlenstoffhaltigen Aufgabeguts beträgt, bevorzugt zwischen 5 und 10 Gew.-%.
5. Verfahren zur Feinmahlung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem die Größen
des der zweiten Schwingmühlenkammer (7) zugeführten Additivpulvers im Mikrometerbereich
im Wesentlichen weniger als 5 µm betragen.
6. Verfahren zur Feinmahlung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem die Größen
der Partikel des kohlenstoffhaltigen Aufgabeguts, die im Auslass der zweiten Schwingmühlenkammer
(7) erhalten werden, im Wesentlichen weniger als 800 µm, bevorzugt weniger als 200
µm betragen.
7. Verfahren zur Aufbereitung von Biomasse, bei dem Biomasse im Rohzustand getrocknet
wird, dann das Verfahren zur Feinmahlung nach einem der vorhergehenden Ansprüche ausgeführt
wird, wobei die zumindest getrocknete Biomasse der ersten Schwingmühlenkammer (5)
zugeführt wird.
8. Verfahren zur Aufbereitung von Biomasse nach Anspruch 7, bei dem vor dem Verfahren
zur Feinmahlung eine Vormahlung der getrockneten Biomasse ausgeführt wird, wobei diese
einer Kammer einer Messer- oder Schneidmühle zugeführt wird.
9. Verfahren zur Aufbereitung von Biomasse nach Anspruch 8, bei dem vor dem Verfahren
zur Feinmahlung und nach der Vormahlung der getrockneten Biomasse eine Siebung der
vorgemahlenen Biomasse ausgeführt wird.
10. Verfahren zur Aufbereitung von Biomasse nach Anspruch 9, bei dem die Siebung der vorgemahlenen
Biomasse so ausgeführt wird, dass das Verfahren zur Feinmahlung ausgehend von Partikeln
mit Größen im Millimeterbereich unter 2 mm oder mit Größen im Mikrometerbereich unter
500 µm ausgeführt wird.
11. Verfahren zur Aufbereitung von Biomasse, bei dem eine thermische Torrefizierungsbehandlung
an Biomasse ausgeführt wird, dann das Verfahren zur Feinmahlung nach einem der Ansprüche
1 bis 6 ausgeführt wird, wobei torrefizierte Biomasse der ersten Schwingmühlenkammer
zugeführt wird.
12. Anlage zur kontinuierlichen Aufbereitung von Biomasse, die dazu bestimmt ist, das
Verfahren nach einem der Ansprüche 7 bis 11 umzusetzen, umfassend:
- eine erste Schwingmühlenkammer (5),
- eine zweite Schwingmühlenkammer (7), deren Einlass mit dem Auslass der ersten Schwingmühlenkammer
verbunden ist;
- eine Mikronisierungsmühle (6) zum Mahlen der Additive (4) von mineralischem Material
und/oder von pflanzlichem Material und/oder von Material pflanzlichen Ursprungs in
Form eines Pulvers mit einer Größe im Mikrometerbereich, wobei der Auslass der Mikronisierungsmühle
mit dem Einlass der zweiten Schwingmühlenkammer (7) verbunden ist.
13. Anlage zur kontinuierlichen Aufbereitung von Biomasse nach Anspruch 12, umfassend
ferner unmittelbar nach dem Trocknungsgerät und vor der zweiten Schwingmühlenkammer
eine Messermühle (2).
14. Anlage zur kontinuierlichen Aufbereitung von Biomasse nach einem der Ansprüche 12
oder 13, umfassend ferner unmittelbar nach der zweiten Schwingmühlenkammer einen dynamischen
Sichter mit variabler Geschwindigkeit (6), wobei der dynamische Sichter geeignet ist,
im Auslass der zweiten Schwingmühlenkammer Partikel abzuführen, die kleiner als ein
gewünschter Durchmesser sind.
15. Anlage zur kontinuierlichen Aufbereitung von Biomasse nach einem der Ansprüche 12
bis 14, bei der die im Inneren der Kammer frei aufgenommenen Mahlkörper der Schwingmühle
aus mehreren Sätzen zylindrischer Stäbe mit unterschiedlichem einheitlichem Durchmesser
bestehen.
1. Process for the fine grinding of a feedstock of carbon-based material, according to
which the feedstock of carbon-based material, in the form of particles of millimetric
or micronic dimensions, is introduced at the inlet of a first vibrating-type mill
chamber (5), the outlet of which is connected to the inlet of a second vibrating-type
mill chamber (7), the first and the second vibrating mill chambers each comprising
grinding bodies freely housed within it and suitable for grinding particles, according
to which process the first chamber and the second chamber are set in vibration so
as to crush the particles introduced, on the one hand, between the grinding bodies
and, on the other hand, between the latter and the peripheral internal wall of each
chamber, characterized in that there are additionally introduced, at the inlet of the second vibrating mill chamber
(7), additives (4) of inorganic material and/or additives of plant material and/or
additives of material of plant origin, the additives being in the form of a powder
of micronic dimension.
2. Fine grinding process according to Claim 1, according to which the additives of inorganic
material are based on particles of silicon oxides SiO2 or containing CaCO3, or based on silica in the form of microbeads.
3. Fine grinding process according to either of the preceding claims, according to which
the additives of plant material are based on charcoal, such as wood charcoal and/or
cereal straw charcoal, and/or based on roasted biomass, such as roasted wood or roasted
agricultural products, and/or based on fossil coal.
4. Fine grinding process according to one of the preceding claims, according to which
the amount of additives of plant material which are added is between 0.5% and 20%
by weight of the feedstock of carbon-based material, preferably between 5% and 10%.
5. Fine grinding process according to one of the preceding claims, according to which
the dimensions of the micronic powder of additives which is introduced into the second
vibrating mill chamber (7) are substantially less than 5 µm.
6. Fine grinding process according to one of the preceding claims, according to which
the dimensions of the particles of the feedstock of carbon-based material which are
obtained at the outlet of the second vibrating mill chamber (7) are substantially
less than 800 µm, preferably less than 200 µm.
7. Biomass treatment process, according to which biomass in the raw state is dried and
then the fine grinding process according to one of the preceding claims is carried
out by introducing the at least dried biomass into the first vibrating mill chamber
(5) .
8. Biomass treatment process according to Claim 7, according to which a pregrinding of
the dried biomass is carried out upstream of the fine grinding process by introducing
the dried biomass into a chamber of a mill of knife or scissor type.
9. Biomass treatment process according to Claim 8, according to which a sieving of the
preground biomass is carried out upstream of the fine grinding process and downstream
of the pregrinding of the dried biomass.
10. Biomass treatment process according to Claim 9, according to which the sieving of
the preground biomass is carried out so as to carry out the fine grinding process
starting from particles with millimetric dimensions of less than 2 mm or with micronic
dimensions of less than 500 µm.
11. Biomass treatment process, according to which a roasting heat treatment is carried
out on biomass and then the fine grinding process according to one of Claims 1 to
6 is carried out by introducing the roasted biomass into the first vibrating mill
chamber.
12. Continuous biomass treatment installation, intended to implement the process according
to any one of Claims 7 to 11, comprising:
- a first vibrating-type mill chamber (5),
- a second vibrating-type mill chamber (7), the inlet of which is connected to the
outlet of the first vibrating mill chamber;
- a micronization mill (6) for grinding additives (4) of inorganic material and/or
of plant material and/or of material of plant origin, in the form of a powder of micronic
dimension, the outlet of the micronization mill being connected to the inlet of the
second vibrating mill chamber (7).
13. Continuous biomass treatment installation according to Claim 12, additionally comprising
a knife mill (2) immediately downstream of the drying device and upstream of the second
vibrating mill chamber.
14. Continuous biomass treatment installation according to either of Claims 12 and 13,
additionally comprising a variable-speed dynamic selector (6) immediately downstream
of the second vibrating mill chamber, the said dynamic selector being suitable for
extracting, at the outlet of the second vibrating mill chamber, particles of less
than a desired diameter.
15. Continuous biomass treatment installation according to one of Claims 12 to 14, in
which the grinding bodies of the vibrating mill freely housed inside the chamber consist
of several sets of cylindrical bars with different unitary diameters between them.