Domaine technique et état de l'art
[0001] L'invention concerne un système de fixation d'un panneau sur un bord d'un élément
de structure porteuse, élément tel qu'une poutre ou une dalle.
[0002] Il est connu de réaliser des bâtiments comprenant une structure intérieure porteuse,
en béton, en acier ou en bois, et des panneaux fermant les espaces libres extérieurs
entre les éléments de la structure. Les panneaux ont par exemple une hauteur sensiblement
égale à une hauteur d'un étage de bâtiment, et sont fixés rigidement par exemple en
bas sur le bord d'une dalle de sol et en haut sur le bord d'une dalle de plafond.
[0003] Des systèmes de fixation rapides ont été développés pour faciliter la fixation du
panneau sur la structure. Ces systèmes sont généralement à base de pièces plates métalliques
pliées de manière appropriée et qui sont vissées d'une part sur le panneau et d'autre
part sur l'élément de structure. La
publication FR 2 940 376 qui traite du même domaine, décrit ainsi un dispositif pour l'assemblage entre elles
de deux parois d'un bâtiment, quelle que soit leur inclinaison respective, ledit dispositif
comprenant l'ensemble des caractéristiques du préambule de la revendication 1. Ce
dispositif met en oeuvre un dispositif de serrage axial destiné à coopérer avec un
boîtier tubulaire préalablement fixé dans une cavité que comporte l'une des parois
à assembler et avec un berceau en « U » préalablement fixé sur l'autre des parois
à assembler.
[0004] On constate dans la pratique qu'un élément de structure, poutre ou dalle par exemple,
peut se déformer en fonction de la charge d'exploitation appliquée sur le dit élément.
Par exemple, la mise en place d'un carrelage ou de meubles sur une dalle béton peut
entraîner une flexion verticale de la dalle, flexion qui peut atteindre 1 à 1,5 cm
en bordure de dalle pour une dalle en béton. Cette flexion de la dalle va engendrer
des désordres et / ou transmettre des contraintes mécaniques sur les panneaux des
étages inférieurs ou supérieurs, rigidement fixés aux bords des dalles, au risque
d'endommager un ou des panneaux.
[0005] Egalement, un séisme de type tremblement de terre peut entraîner un déplacement horizontal
important d'une dalle par rapport à l'autre. Si un panneau est fixé rigidement à une
dalle et à l'autre, le déplacement d'une dalle par rapport à l'autre va entraîner
également au mieux une déformation du panneau, au pire un décrochement d'un panneau.
Les normes antisismiques européennes actuelles prévoient qu'un bâtiment doit pouvoir
résister, sans que ses éléments principaux se détachent, à un déplacement d'une dalle
par rapport à l'autre de l'ordre de 4,5 cm.
[0006] Les systèmes de fixation de panneaux connus à ce jour ne permettent pas de tenir
cette contrainte.
[0007] On constate également dans le domaine du bâtiment qu'il est souvent difficile d'obtenir
des éléments de structures tels que des poutres ou des dalles présentant des bords
parfaitement rectilignes sur de grandes longueurs. Ceci est particulièrement vrai
pour des éléments de structure en béton. Ainsi, il est courant de voir dans le gros
oeuvre béton des tolérances de l'ordre de 1 à 3 cm par rapport à une droite parfaite.
Les panneaux étant eux parfaitement plats, il est souvent difficile de fixer correctement
un panneau sur un bord de dalle avec les systèmes de fixation rigide
Description de l'invention
[0008] L'invention propose un nouveau système de fixation, ne présentant pas tout ou partie
des inconvénients des systèmes de fixation rigide connus.
[0009] Plus précisément l'invention propose un nouveau système de fixation de panneau sur
un bord d'un élément d'une structure porteuse, élément tel qu'une poutre ou une dalle,
système comprenant :
- un étrier comprenant un sabot, le sabot présentant une section transversale en U et
présentant une première paroi latérale reliée par un pontet à une deuxième paroi latérale
; le pontet présente une lumière s'étendant selon une direction longitudinale du pontet
parallèle à la première paroi latérale, et
- une pièce de liaison , comprenant une pièce plate et un goujon de forme sensiblement
cylindrique s'étendant selon un axe du goujon perpendiculaire à un plan principal
de la pièce plate ; le dit goujon comprend une première extrémité fixée à une face
de dessous de la pièce plate, le dit goujon comprend également une tête fixée à une
deuxième extrémité du goujon ; la dite tête du goujon a une section par exemple rectangulaire,
ovale ou oblongue dans un plan perpendiculaire à l'axe du goujon ; une petite dimension
de la section de la tête est inférieure à une largeur de la lumière de l'étrier et
une grande dimension de la section de la tête est supérieure à la largeur de la lumière
de l'étrier.
[0010] La pièce de liaison est destinée à être solidarisée à l'élément de structure, dalle
ou poutre par exemple, et l'étrier est destiné à être solidarisé au dessus du panneau
à fixer. Comme on le verra mieux plus loin dans des exemples, la pièce de liaison
est fixée à l'étrier par l'intermédiaire de son goujon. Mais la pièce de liaison n'est
pas fixée rigidement à l'étrier car le goujon peut coulisser dans la lumière, selon
la direction longitudinale du pontet et selon l'axe du goujon. Le pied du panneau
étant fixé rigidement, une fixation non rigide en haut du panneau permet de ne pas
déformer ou rompre le panneau et / ou la pièce de liaison en cas de mouvement de la
dalle selon la direction longitudinale du pontet, par exemple en cas de séisme, ou
en cas de mouvement de la dalle selon l'axe du goujon, par exemple en cas de variation
de la charge de la dalle.
[0011] Le système de fixation selon l'invention permet ainsi notamment de rapporter des
panneaux en façade sur la structure principale porteuse en bois, en béton ou en acier
d'un bâtiment. Le système de fixation assure le réglage des panneaux dans les trois
dimensions, pour compenser les défauts ou tolérances dimensionnelles de la structure
principale porteuse. Le système de fixation permet également d'absorber les variations
dimensionnelles de la structure principales porteuse sans engendrer d'effort mécanique
et de déformation dommageable sur les panneaux des étages inférieurs ou supérieurs.
[0012] La pièce de liaison peut également comprendre une ailette plane fixée sur la pièce
plate, s'étendant depuis une face de dessus de la pièce plate dans un plan qui est
perpendiculaire au plan principal de la pièce plate ; la dite ailette comprend au
moins un trou de fixation. L'ailette permet le positionnement et la fixation d'un
deuxième panneau au dessus d'un premier panneau maintenu par la pièce plate.
[0013] Le système selon l'invention peut encore comprendre une équerre de positionnement
comprenant une première paroi et une deuxième paroi perpendiculaire à la première
paroi. La première paroi de l'équerre est destinée à venir en appui sur une face de
dessus de l'élément de structure et sur la face de dessous de la pièce plate, et une
paroi latérale de l'étrier étant destinée à venir en appui sur la deuxième paroi de
l'équerre. L'équerre permet de rattraper les défauts de réalisation de la dalle ou
de la poutre ; elle permet d'avoir des surfaces d'appui parfaitement planes pour la
pièce plate et pour le panneau.
[0014] Le système peut également comprendre une cale de mise à niveau, présentant un trou
adapté à un diamètre de la première extrémité du goujon dépassant sur la face de dessus
de la pièce plate de la pièce de liaison. Ladite cale est destinée à être positionnée
sur la pièce plate de la pièce de liaison et à être maintenue en position par la première
extrémité du goujon. La cale permet d'avoir un plan parfaitement horizontal pour le
positionnement d'un deuxième panneau au dessus du panneau maintenu par la pièce de
liaison.
Brève description des figures
[0015] L'invention sera mieux comprise, et d'autres caractéristiques et avantages de l'invention
apparaîtront à la lumière de la description qui suit d'exemples de systèmes de fixation
selon l'invention. Ces exemples sont donnés à titre non limitatif. La description
est à lire en relation avec les dessins annexés dans lesquels
- la figure 1 est une vue en perspective d'un étrier d'un système de fixation selon
l'invention,
- la figure 2 est une vue en perspective d'une pièce de liaison d'un système de fixation
selon l'invention,
- la figure 3 est une vue en perspective d'une équerre d'un système de fixation selon
l'invention,
- la figure 4 est une vue en perspective d'une cale d'un système de fixation selon l'invention,
- la figure 5 montre en perspective un étrier en position sur un panneau,
- la figure 6 montre en perspective une équerre positionnée sur une dalle, et un panneau
en appui contre l'équerre,
- les figures 7 à 9 montrent la mise en position de la pièce de liaison sur l'étrier.
Description d'un mode de réalisation de l'invention
[0016] Le système de fixation a été développé pour les panneaux objets du brevet
FR2922565, constitués d'un empilage de plis croisés à 90°, chaque pli étant constitué de lames
de bois et de bandes de remplissage (isolant, pare-feu, etc.) positionnées entre les
lames de bois. Les figures en annexe montrent ainsi l'utilisation du système de fixation
sur de tels panneaux.
[0017] Mais le système de fixation selon l'invention peut être utilisé plus généralement
pour fixer tout type de panneau, par exemple des panneaux pleins réalisés en un unique
matériau.
[0018] Comme dit précédemment, le système de fixation selon l'invention permet de fixer
un panneau à un bord d'un élément d'une structure porteuse, par exemple une dalle
100. Le système de fixation comprend principalement deux éléments : un étrier 200
et une pièce de liaison 300.
[0019] L'étrier 200 comprend (figure 1) un sabot présentant une section en U. Une première
paroi latérale 210 est reliée par un pontet 220 à une deuxième paroi latérale 230.
Le pontet présente une lumière 240 s'étendant selon une direction longitudinale du
pontet parallèle à la première paroi latérale 210. L'étrier est adapté à être positionné
au dessus d'un panneau (figures 5 à 9).
[0020] Dans l'exemple représenté, la lumière est de forme oblongue. La première paroi 210
de l'étrier est pleine, plane, sensiblement rectangulaire. La deuxième paroi de l'étrier
comprend deux ailes, pleines, planes, dans le même plan sensiblement rectangulaires
et espacées l'une de l'autre. La première paroi 210 comprend au moins un trou de fixation.
De la même façon, chaque aile de la deuxième paroi comprend au moins un trou de fixation.
Les trous de fixation permettent de solidariser les parois 210, 220 aux faces principales
du panneau à l'aide d'un organe de fixation tel qu'une vis ou un clou, une tige filetée
ou une broche, sans avoir recours à un outil pour percer les parois de l'étrier.
[0021] Ce mode de réalisation de l'étrier est spécifique au panneau représenté sur les figures.
Il permet que les parois latérales de l'étrier viennent en appui sur des lames de
bois du panneau (c'est-à-dire sur la partie structurante du panneau), sur des lames
qui ont des directions différentes, et ceci sans avoir besoin de découper (et donc
de fragiliser) une lame. D'autres modes de réalisation de l'étrier sont envisageables,
notamment avec deux parois latérales identiques, au choix des parois pleines, sensiblement
rectangulaires, ou des parois présentant deux ailes.
[0022] Dans l'exemple représenté, l'étrier est réalisé dans une pièce plate de métal pliée
d'épaisseur environ 2 à 4 mm. La première paroi 210 mesure environ 70 à 130 mm par
70 à 110 mm, chaque aile de la deuxième paroi 230 mesure environ 20 à 40 mm par 70
à 110 mm, le pontet mesure environ 100 à 150 mm par 130 à 190 mm. Ces valeurs donnent
un ordre de grandeur des dimensions des pièces d'un système selon l'invention, bien
sûr à titre purement indicatif. Ces valeurs dépendent en pratique notamment de l'épaisseur
du panneau, de son mode de réalisation, de la tenue mécanique recherchée, etc.
[0023] L'étrier 200 comprend également une pièce de renfort 250 comprenant une lumière de
forme et de dimensions similaires à celles du pontet ; la dite pièce de renfort est
fixée, par exemple soudée, sous le pontet de sorte que la lumière du pontet et la
lumière de la pièce de renfort correspondent. La pièce de renfort 250 améliore la
résistance mécanique à l'arrachement du pontet.
[0024] La pièce de liaison 300 comprend une pièce plate 305 et un goujon 310 de forme sensiblement
cylindrique ; le goujon 310 s'étend à une première extrémité de la pièce plate 305,
selon un axe du goujon perpendiculaire à un plan principal de la pièce plate ; le
dit goujon 310 comprend une première extrémité 320 fixée à une face de dessous de
la pièce plate ; le dit goujon 310 comprend également une tête 330 fixée à une deuxième
extrémité du goujon. La tête du goujon a, dans un plan perpendiculaire à l'axe du
goujon, une section dont une petite dimension est inférieure à une largeur de la lumière
240 de l'étrier 200 et dont une grande dimension est supérieure à la largeur de la
lumière 240 de l'étrier 200. Ces dimensions sont importantes car elles permettent
le verrouillage de la pièce de liaison sur l'étrier, comme on le verra mieux plus
loin.
[0025] Dans l'exemple représenté, la section de la tête du goujon a une forme rectangulaire
; dans une variante, la dite section a une forme ovale ou oblongue. La pièce plate
de la pièce de liaison est réalisée en métal ; elle mesure environ 130 à 190 mm par
300 à 400 mm, et a une épaisseur d'environ 6 à 10 mm. Le goujon a une longueur d'environ
40 à 80 mm et un diamètre d'environ 14 à 19 mm. Les dimensions de la pièce plate et
du goujon sont choisies en fonction des dimensions du panneau à fixer, de la dalle
et de la résistance mécanique recherchée. Le diamètre du goujon est choisi égal ou
légèrement inférieur à la largeur de la lumière 240. Ainsi, lorsque le goujon est
positionné dans la lumière, le panneau est immobilisé dans un plan horizontal. La
longueur du goujon est choisie pour permettre d'une part de rattraper les défauts
d'épaisseur et / ou de positionnement de la dalle, qui sont couramment de l'ordre
de quelques millimètres à 2 à 4 cm, sans endommager le panneau dont la dimension est
parfaitement maîtrisée d'un panneau à l'autre, et d'autre part d'absorber un éventuel
fléchissement de la dalle dû à une variation de charge de la dalle, fléchissement
qui peut atteindre 1 à 2 cm.
[0026] La pièce plate de la pièce de liaison comprend également à une deuxième extrémité
opposée à la première extrémité deux trous 341, 342 de fixation, permettant de solidariser
la pièce de liaison 200 sur la dalle 100 à l'aide d'un organe de fixation tel qu'une
vis, un goujon, une tige filetée, etc., sans avoir recours à un outil pour percer
la pièce plate métallique de la pièce de liaison.
[0027] Les figures 7 à 9 montrent comment positionner la pièce de liaison 300 sur l'étrier
200. La pièce de liaison est positionnée au dessus de l'étrier, de sorte que la grande
dimension de la tête du goujon s'étende dans l'axe principal de la lumière 240 de
l'étrier (figure 7). La pièce de liaison est ensuite abaissée pour que la tête du
goujon traverse la lumière, puis la pièce de liaison est tournée de 90° (figure 8,
9), puis la pièce de liaison est fixée par un organe de fixation tel qu'une vis, un
goujon, une tige filetée, etc. sur la dalle 100. Les dimensions de la tête du goujon
sont telles que la tête ne peut pas ressortir de la lumière 240, et en conséquence
le panneau ne peut pas se décrocher. Ainsi, même si le pied du panneau se décroche,
le haut du panneau reste attaché à la dalle. Par contre, la pièce de liaison n'est
pas fixée rigidement à l'étrier car le goujon peut coulisser dans la lumière, selon
la direction longitudinale du pontet et selon l'axe du goujon. Le pied du panneau
étant fixé rigidement, une fixation non rigide en haut du panneau permet de ne pas
déformer ou rompre le panneau et / ou la pièce de liaison en cas de mouvement de la
dalle 100 selon la direction longitudinale du pontet, par exemple en cas de séisme,
ou en cas de mouvement de la dalle selon l'axe du goujon, par exemple en cas de variation
de la charge de la dalle. La longueur de la lumière 240 peut être choisie en fonction
des normes antisismiques, par exemple de l'ordre de 7 à 11 centimètres.
[0028] La pièce de liaison représentée sur les figures comprend également une ailette 350
plane fixée sur la pièce plate de la pièce de liaison 300 ; l'ailette s'étend depuis
une face de dessus de la pièce plate (face opposée au goujon) dans un plan qui est
perpendiculaire au plan principal de la pièce plate ; la dite ailette comprend au
moins un trou de fixation. L'ailette sert à positionner et à fixer le pied d'un deuxième
panneau venant au dessus du premier. Bien sûr, une telle ailette n'est pas nécessaire
si aucun panneau ne doit être fixé au dessus du premier panneau. L'ailette est fixée
sur la pièce plate 305 de sorte à être dans le même plan que la deuxième paroi 420
de l'équerre 400. Ceci permet de garantir un alignement parfait des panneaux les uns
au dessus des autres.
[0029] Enfin, la pièce plate 305 de la pièce de liaison 300 représentée comprend un évidement
370, de forme rectangulaire. Cet évidement ne joue aucun rôle pour la fixation du
panneau, il permet simplement une économie de matière et de poids. En pratique, la
matière enlevée correspond à la pièce de renfort 250 positionnée sous le pontet 220
du sabot de l'étrier.
[0030] Dans les exemples représentés, le système selon l'invention comprend également une
équerre 400 de positionnement comprenant une première paroi 410 et une deuxième paroi
420 perpendiculaire à la première paroi ; la première paroi 410 de l'équerre est destinée
à venir en appui sur une face de dessus de la dalle 100 et sur la face de dessous
de la pièce plate 305 ; la paroi latérale 230 de l'étrier est destinée à venir en
appui sur la deuxième paroi 420 de l'équerre. L'équerre permet de rattraper les éventuels
défauts de la dalle ou de la poutre : la première paroi 410 permet d'avoir un appui
parfaitement plan pour la pièce de liaison 300 ce qui permet de fixer solidement la
pièce de liaison à la dalle ou à la poutre sans risque de la déformer ; la deuxième
paroi 420 permet un appui parfaitement plan du panneau, y compris dans le cas où le
bord de la dalle présente un défaut de verticalité ou de planéité. L'équerre est simplement
posée sur le bord de la dalle ; elle n'assume en pratique aucune reprise d'efforts
mécaniques.
[0031] La première paroi de l'équerre comprend également au moins un trou de fixation, permettant
à l'aide d'une vis de fixer temporairement l'équerre, le temps de la mise en place
de la pièce de liaison.
[0032] La première paroi 410 de l'équerre comprend, à une extrémité opposée à la deuxième
paroi 420 de l'équerre, deux découpes 431, 432 ouvertes débouchant sur un côté latéral
de la première paroi de l'équerre. Les découpes permettent le passage des organes
de fixation (vis, goujon, tige filetée, etc.) de la pièce de liaison sur la dalle.
[0033] La première paroi de l'équerre comprend deux repères visuels 441, 442 positionnés
sur les côtés latéraux de la première paroi 410 de l'équerre, à une distance prédéfinie
(par exemple 2 à 4 cm) de la deuxième paroi 420 de l'équerre. Lors de la mise en place
de l'équerre, ces repères visuels doivent être positionnés sur la face de dessus de
la dalle ou de la poutre; si ces repères sont en dehors de la dalle, on considère
que le défaut de planéité et de verticalité du flanc de la dalle 100 est trop important,
et que dans ces conditions le système de fixation selon l'invention ne peut pas être
mis en place correctement. Les repères visuels informent ainsi des limites mécaniques
de l'équerre et sécurisent son utilisation. Les repères visuels peuvent être de tous
types : encoches, traits, marquages, etc.
[0034] Enfin, dans les exemples représentés, le système selon l'invention comprend également
une cale 500 (figure 4) de mise à niveau, présentant un trou 510 adapté à un diamètre
de la première extrémité 320 du goujon dépassant sur la face de dessus de la pièce
de liaison pour former une sorte de pion ; la cale est destinée à être positionnée
sur la pièce de liaison et à être maintenue en position dans le plan de la pièce de
liaison par la première extrémité du goujon. La cale est en pratique une petite pièce
de liaison plane, d'épaisseur de quelques millimètres à 2 à 4 cm. Les panneaux ont
une dimension parfaite, correspondant par exemple à une hauteur d'étage d'un bâtiment.
La cale permet de rattraper les défauts d'épaisseur ou de positionnement de la dalle,
qui sont couramment de l'ordre de quelques millimètres à 2 à 4 cm. Les systèmes de
fixation sont positionnés par exemple tous les 1,5 à 2 m, sur toute la longueur d'un
bâtiment. L'utilisation de cales permet d'obtenir un niveau parfaitement horizontal
sur toute la longueur du bâtiment pour fixer au mieux les panneaux.
[0035] A noter que, pour garantir l'isolation thermique et / ou acoustique d'un mur constitué
de panneaux fixés à l'aide de systèmes de fixation selon l'invention, on prévoit de
remplir l'espace entre deux panneaux, l'espace entre la deuxième paroi 420 (verticale)
de l'équerre et le bord de la dalle ou de la poutre par un matériau isolant compressible.
NOMENCLATURE
[0036]
- 100
- dalle
- 200
- étrier
210 1ère paroi du sabot de l'étrier
220 pontet du sabot de l'étrier
230 2ème paroi du sabot de l'étrier
240 lumière du pontet
250 pièce de renfort sous la lumière
- 300
- pièce de liaison
305 Pièce plate
310 Goujon
320 1ère extrémité du goujon formant un pion
330 tête du goujon
341, 341 trous de fixation
350 ailette
351 trous de fixation de l'ailette
370 évidement
- 400
- équerre
410 1ère paroi de l'équerre
420 2ème paroi de l'équerre
431, 432 découpes
441, 442 repères visuels
450 trous de fixation de l'équerre
- 500
- cale
510 trou
1. Système de fixation de panneau sur un bord d'un élément d'une structure porteuse,
élément tel qu'une poutre ou une dalle (100), système comprenant :
• un étrier (200) comprenant un sabot, le sabot présentant une section transversale
en U et présentant une première paroi (210) latérale reliée par un pontet (220) à
une deuxième paroi (230) latérale, le pontet présentant une lumière (240) s'étendant
selon une direction longitudinale du pontet parallèle à la première paroi latérale,
et
• une pièce de liaison (300), comprenant une pièce plate (305) et un goujon (310)
de forme sensiblement cylindrique s'étendant selon un axe du goujon perpendiculaire
à un plan principal de la pièce plate, le dit goujon comprenant une première extrémité
(320) fixée à une face de dessous de la pièce plate (305), le dit goujon comprenant
également une tête (330) fixée à une deuxième extrémité du goujon, la dite tête ayant
une section par exemple rectangulaire, ovale ou oblongue dans un plan perpendiculaire
à l'axe du goujon, une petite dimension de la section de la tête étant inférieure
à une largeur de la lumière de l'étrier et une grande dimension de la section de la
tête étant supérieure à la largeur de la lumière de l'étrier, ledit système de fixation
étant caractérisé en ce que la première extrémité (320) du goujon (310) est fixée à une première extrémité de
la pièce plate (305), et en ce que la pièce plate (305) comprend également à une deuxième extrémité opposée à la première
extrémité au moins un trou de fixation (341, 342).
2. Système selon la revendication précédente, dans lequel la première paroi (210) du
sabot de l'étrier est pleine, plane, sensiblement rectangulaire.
3. Système selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la deuxième paroi
(230) du sabot de l'étrier comprend deux ailes, pleines, planes, sensiblement rectangulaires
et espacées l'une de l'autre.
4. Système selon l'une des revendications précédentes, dans lequel l'étrier comprend
également une pièce de renfort (250) comprenant une lumière de forme et de dimensions
similaires à celles du pontet, la dite pièce de renfort étant fixée sous le pontet
de sorte que la lumière du pontet et la lumière de la pièce de renfort correspondent.
5. Système selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la première paroi
de l'étrier et / ou la deuxième paroi de l'étrier comprend au moins un trou de fixation.
6. Système selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la pièce de liaison
(300) comprend également une ailette (350) plane fixée sur la pièce plate (305), s'étendant
depuis une face de dessus de la pièce plate dans un plan qui est perpendiculaire au
plan principal de la pièce plate, la dite ailette comprenant au moins un trou de fixation
(351).
7. Système selon l'une des revendications précédentes, comprenant également une équerre
(400) de positionnement comprenant une première paroi (410) et une deuxième paroi
(420) perpendiculaire à la première paroi, la première paroi de l'équerre étant destinée
à venir en appui sur une face de dessus de l'élément de structure et sur la face de
dessous de la pièce plate (305), et une paroi latérale de l'étrier étant destinée
à venir en appui sur la deuxième paroi de équerre.
8. Système selon la revendication 7, dans lequel la première paroi de équerre comprend,
à une extrémité opposée à la deuxième paroi de l'équerre, au moins une découpe (431,
432) ouverte débouchant sur un côté latéral de la première paroi de l'équerre.
9. Système selon l'une des revendications 7 ou 8, dans lequel la première paroi de l'équerre
comprend au moins un repère visuel (441, 442) positionné sur un côté latéral de la
première paroi de l'équerre à une distance prédéfinie de la deuxième paroi de l'équerre.
10. Système selon l'une des revendications 7 à 9, dans lequel la première paroi de l'équerre
comprend également au moins un trou de fixation (450).
11. Système selon l'une des revendications précédentes, comprenant également une cale
(500) de mise à niveau, présentant un trou (510) adapté un diamètre de la première
extrémité du goujon dépassant sur la face de dessus de la pièce plate, ladite cale
étant destinée à être positionnée sur la pièce plate (035) et à être maintenue en
position par la première extrémité du goujon.
1. System zur Befestigung einer Platte an einen Rand eines Tragstrukturelements, wie
eines Balkens oder einer Bodenplatte (100), welches System Folgendes umfasst:
• einen Bügel (200), der einen Schuh umfasst, wobei der Schuh einen U-förmigen Querschnitt
und eine erste Seitenwand (210) aufweist, die über einen Steg (220) mit einer zweiten
Seitenwand (230) verbunden ist, wobei der Steg ein Loch (240) aufweist, das sich in
einer Längsrichtung des Stegs parallel zu der ersten Seitenwand erstreckt, und
• ein Verbindungsstück (300), das ein flaches Teil (305) und einen im wesentlichen
zylinderförmigen Bolzen (310) umfasst, der sich entlang einer Achse des Bolzens senkrecht
zu einer Hauptebene des flachen Teils erstreckt, wobei der besagte Bolzen ein erstes
Ende (320) umfasst, das an einer unteren Fläche des flachen Teils (305) befestigt
ist, wobei der besagte Bolzen ebenfalls einen Kopf (330) umfasst, der an einem zweiten
Ende des Bolzens befestigt ist, wobei der besagte Kopf einen beispielsweise rechteckigen,
ovalen oder länglichen Querschnitt in einer Ebene senkrecht zur Achse des Bolzens
aufweist, wobei eine kleine Abmessung des Querschnitts des Kopfes kleiner ist als
eine Breite des Lochs des Bügels und eine große Abmessung des Querschnitts des Kopfes
größer ist als die Breite des Lochs des Bügels,
wobei das Befestigungssystem
dadurch gekennzeichnet ist, dass das erste Ende (320) des Bolzens (310) an einem ersten Ende des flachen Teils (305)
befestigt ist, und dass das flache Teil (305) ebenfalls an einem zweiten, dem ersten
Ende entgegengesetzen Ende zumindest ein Befestigungsloch (341, 342) umfasst.
2. System nach dem vorhergehenden Anspruch, bei dem die erste Wand (210) des Schuhes
des Bügels fest, flach, im wesentlichen rechteckig ist.
3. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem die zweite Wand (230) des
Schuhes des Bügels zwei feste, flache, im wesentlichen rechteckige und voneinander
beabstandete Flügel umfasst.
4. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem der Bügel ebenfalls ein Verstärkungsteil
(250) umfasst, das ein Loch umfasst, dessen Form und Abmessungen ähnlich denjenigen
des Stegs sind, wobei das besagte Verstärkungsteil unterhalb des Stegs befestigt ist,
so dass das Loch des Stegs und das Loch des Verstärkungsteils mit einander übereinstimmen.
5. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem die erste Wand des Bügels
und/oder die zweite Wand des Bügels mindestens ein Befestigungsloch umfasst.
6. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei dem das Verbindungsstück (300)
ebenfalls eine flache, an dem flachen Teil (305) befestigte Rippe (350) umfasst, die
sich von einer oberen Fläche des flachen Teils in einer Ebene erstreckt, die zu der
Hauptebene des flachen Teils senkrecht ist, wobei die besagte Rippe wenigstens ein
Befestigungsloch (351) umfasst.
7. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, umfassend ebenfalls ein Positionierungs-Winkeleisen
(400), das eine erste Wand (410) und eine zweite, zu der ersten Wand senkrechte Wand
(420) umfasst, wobei die erste Wand des Winkeleisens dazu bestimmt ist, auf einer
oberen Fläche des Strukturelements und auf der unteren Fläche des flachen Teils (305)
zu ruhen, und wobei eine Seitenwand des Bügels dazu bestimmt ist, auf der zweiten
Wand des Winkeleisens zu ruhen.
8. System nach Anspruch 7, bei dem die erste Wand des Winkeleisens an einem der zweiten
Wand des Winkeleisens gegenüberliegenden Ende mindestens einen offenen Ausschnitt
(431, 432) umfasst, der an einer seitlichen Seite der ersten Wand des Winkeleisens
ausmündet.
9. System nach einem der Ansprüche 7 oder 8, bei dem die erste Wand des Winkeleisens
mindestens eine Sichtmarkierung (441, 442) umfasst, die an einer lateralen Seite der
ersten Wand des Winkeleisens in einem vorbestimmten Abstand der zweiten Wand des Winkeleisens
positioniert ist.
10. System nach einem der Ansprüche 7 bis 9, bei dem die erste Wand des Winkeleisens ebenfalls
mindestens ein Befestigungsloch (450) umfasst.
11. System nach einem der vorhergehenden Ansprüche, umfassend ebenfalls einen Nivelierungskeil
(500), der ein Loch (510) umfasst, das einem Durchmesser des ersten Endes des Bolzens
angepasst ist, das von der oberen Fläche des flachen Teils vorsteht, wobei der besagte
Keil dazu bestimmt ist, auf dem flachen Teil (305) positioniert und durch das erste
Ende des Bolzens in Position gehalten zu werden.
1. A system for attaching a panel to an edge of an element of a bearing structure, such
as a beam or a slab (100), the system comprising:
• a bracket (200) comprising a shoe, the shoe having a U-shaped cross-section and
having a first sidewall (210) connected by a jumper (220) to a second sidewall (230),
the jumper having a slot (240) extending along a longitudinal direction of the jumper
parallel to the first sidewall, and
• a connecting part (300), comprising a flat part (305) and a substantially cylindrical
stud (310) extending along an axis of the stud perpendicular to a main plane of the
flat part, said stud comprising a first end (320) fastened to a bottom face of the
flat part (305), said stud also comprising a head (330) fastened to a second end of
the stud, said head having for example a rectangular, oval or oblong cross section
in a plane perpendicular to the axis of the stud, a small dimension of the cross-section
of the head being smaller than a width of the slot of the bracket and a large dimension
of the cross-section of the head being larger than the width of the slot of the bracket,
said attaching system being
characterized in that the first end (320) of the stud (310) is fastened to a first end of the flat part
(305), and
in that the flat part (305) also comprises, at a second end opposite the first end, at least
one fastening hole (341, 342).
2. The system according to the preceding claim, wherein the first wall (210) of the shoe
of the bracket is solid, plane, substantially rectangular.
3. The system according to one of the preceding claims, wherein the second wall (230)
of the shoe of the bracket comprises two solid, planar, substantially rectangular
wings spaced apart from each other.
4. The system according to one of the preceding claims, wherein the bracket also comprises
a reinforcing part (250) comprising a slot having a shape and dimensions similar to
those of the jumper, said reinforcing part being fastened under the jumper so that
the slot of the jumper and the slot of the reinforcing part correspond.
5. The system according to one of the preceding claims, wherein the first wall of the
bracket and/or the second wall of the bracket comprises at least one fastening hole.
6. The system according to one of the preceding claims, wherein the connecting part (300)
also comprises a planar fin (350) fastened to the flat part (305), extending from
a top face of the flat part in a plane that is perpendicular to the main plane of
the flat part, said fin comprising at least one fastening hole (351).
7. The system according to one of the preceding claims, also comprising a positioning
angle iron (400) comprising a first wall (410) and a second wall (420) perpendicular
to the first wall, the first wall of the angle iron being intended to rest on a top
face of the structure element and on the bottom face of the flat part (305), and a
sidewall of the bracket being intended to rest on the second wall of the angle iron.
8. The system according to claim 7, wherein the first wall of the angle iron comprises,
at an end opposite the second wall of the angle iron, at least one open cutout (431,
432) ending at a lateral side of the first wall of the angle iron.
9. The system according to one of claims 7 or 8, wherein the first wall of the angle
iron comprises at least one visual mark (441, 442) positioned on one lateral side
of the first wall of the angle iron at a predefined distance from the second wall
of the angle iron.
10. The system according to one of claims 7 to 9, wherein the first wall of the angle
iron also comprises at least one fastening hole (450).
11. The system according to one of the preceding claims, also comprising a leveling wedge
(500) having a hole (510) adapted to a diameter of the first end of the stud protruding
out of the top face of the flat part, said wedge being intended to be positioned on
the flat part (305) and to be held in position by the first end of the stud.