[0001] La présente invention relève du domaine du traitement de fil synthétique, en particulier
de celui des équipements utilisés dans les lignes complètes de mise en forme de fil
synthétique.
[0002] Dans ce type d'équipements, les fils sont généralement déposés en nappe sur un tapis
transporteur qui les amène dans une enceinte de thermofixation dans laquelle ils subissent
un traitement thermique ayant pour effet de fixer leur forme, grâce à de la vapeur.
[0003] Les fils déposés en nappe sur le tapis transporteur peuvent provenir directement
des bobines d'alimentation, et être alors déposés sous forme de spires. Alternativement,
en amont de cette enceinte de thermofixation, le fil synthétique peut passer par une
étape de frisure, dans une boîte à friser. Les fils sont alors déposés en vrac sur
le tapis transporteur. Une telle boîte à friser comprend classiquement une paire de
rouleaux contrarotatifs, qui apportent sa frisure au fil.
[0004] Une unité de refroidissement est classiquement montée en aval de l'enceinte de thermofixation.
Les fils sont finalement ôtés du tapis transporteur sous forme de toron par un dispositif
de reprise de fil, puis stockés sur les bobines d'un râtelier.
[0005] Le dispositif de reprise de fil fonctionne généralement en tirant les fils vers le
haut, les séparant ainsi du tapis transporteur, et il est particulièrement important
de contrôler le lieu de la séparation des fils d'avec le tapis transporteur. La zone
de reprise, c'est-à-dire l'endroit où les fils s'écartent du tapis transporteur et
se séparent de la nappe, doit ainsi être surveillée en permanence et se trouver dans
un endroit précis de la ligne, ou fenêtre de reprise, délimitée, du côté de l'enceinte
de thermofixation, par une limite inférieure, et, du côté opposé, par une limite supérieure.
[0006] La séparation des fils ayant pour effet de décomposer la nappe, des solutions optiques
ont été développées pour détecter précisément la bordure de la nappe, et de surveiller
ainsi la localisation exacte de la zone de reprise. Des solutions actuelles sont basées
sur des photodiodes, et mesurent la quantité de lumière qui peut traverser le tapis
transporteur dans la fenêtre de reprise. Si une grande quantité de lumière peut traverser
la fenêtre de reprise, cela signifie que la zone de reprise est proche de la limite
inférieure et donc que la reprise est trop rapide puisque les fils ne sont pas assez
accumulés et la nappe est courte. Si une faible quantité de lumière peut traverser
la fenêtre de reprise, cela signifie que la zone de reprise est proche de la limite
supérieure et que la reprise n'est pas assez rapide puisque les fils forment une nappe
très longue. La régulation de la vitesse de reprise, qui impacte la position de la
zone de reprise dans la fenêtre de reprise, se fait donc sur la base de cette quantité
de lumière.
[0007] Néanmoins, dans certains cas, la bordure de la nappe peut ne pas être nette, en particulier
compte tenu de la texture donnée préalablement aux fils, et cette détection peut alors
être rendue plus difficile. La régulation conséquente est ainsi rendue moins fiable
et précise. Une autre source de difficultés est une disposition irrégulière des fils
au coeur de la nappe, pouvant mener à des trous et des amas de fils, rendant la mesure
d'une intensité optique difficilement représentative de l'état de la nappe. En outre,
le fait que les fils sont normalement libres sur le tapis transporteur rend le contrôle
plus délicat. Enfin, la luminosité ambiante peut aussi avoir un impact sur la quantité
de lumière reçue par la cellule de détection.
[0008] L'invention vise essentiellement à améliorer la reprise de fil, et notamment à mieux
détecter la localisation de la zone de reprise. A cet effet, l'invention propose en
particulier de disposer la zone de reprise dans l'unité fixe de refroidissement, où
une circulation d'air permet souvent de maintenir les fils contre le tapis, qu'ils
soient sous forme de nappe ou de toron, ou encore de modifier le principe de détection
de la zone de reprise et d'en analyser plutôt la géométrie.
[0009] A cet effet, l'invention a pour objet un dispositif de traitement de fils comprenant
une enceinte de thermofixation, éventuellement fermée à chacune de ses extrémités
par une tête d'étanchéité comprenant chacune deux rouleaux, un tapis transporteur,
sur lequel les fils sont déposés, en vrac ou en boucles, sous la forme d'une nappe
et circulent dans l'enceinte de thermofixation, ainsi qu'un dispositif de reprise
de fil, pour tirer les fils du tapis transporteur après thermofixation.
[0010] Ce dispositif est
caractérisé en ce qu'il comprend, en outre, une unité de refroidissement de fil, fixe, agissant en aval de
la thermofixation, et en ce que le dispositif de reprise ôte le fil du tapis transporteur
au niveau d'une zone de reprise qui se trouve normalement dans l'unité de refroidissement.
[0011] L'invention peut aussi avoir pour objet une unité de refroidissement de fil, pour
dispositif de traitement de fils comprenant une enceinte de thermofixation, éventuellement
fermée à chacune de ses extrémités par une tête d'étanchéité comprenant chacune deux
rouleaux, un tapis transporteur, sur lequel les fils sont déposés, en vrac ou en boucles,
sous la forme d'une nappe et circulent dans l'enceinte de thermofixation, ainsi qu'un
dispositif de reprise de fil, pour tirer les fils du tapis transporteur après thermofixation
au niveau d'une zone de reprise qui se trouve normalement dans l'unité de refroidissement,
ladite unité de refroidissement de fil étant destinée à un montage fixe en aval de
la thermofixation.
[0012] Cette unité de refroidissement est
caractérisée en ce qu'elle présente un moyen de détection pour détecter l'extrémité de la nappe de fils
à partir de laquelle le dispositif de reprise tire les fils, et ainsi vérifier la
présence de la zone de reprise au sein de la fenêtre de reprise.
[0013] L'invention peut encore avoir pour objet un moyen de détection, pour dispositif de
traitement de fils comprenant une enceinte de thermofixation, éventuellement fermée
à chacune de ses extrémités par une tête d'étanchéité comprenant chacune deux rouleaux,
un tapis transporteur, sur lequel les fils sont déposés, en vrac ou en boucles, sous
la forme d'une nappe et circulent dans l'enceinte de thermofixation, ainsi qu'un dispositif
de reprise de fil, pour tirer les fils du tapis transporteur après thermofixation,
ledit moyen de détection servant à détecter l'extrémité de la nappe de fils à partir
de laquelle le dispositif de reprise tire les fils, et ainsi vérifier la présence
de la zone de reprise au sein de la fenêtre de reprise.
[0014] Ce moyen de détection est
caractérisé en ce qu'il analyse la géométrie de la nappe dans la fenêtre de reprise.
[0015] D'autres aspects de l'invention apparaîtront dans la description suivante, qui se
rapporte à un mode de réalisation préféré, donné à titre d'exemple non limitatif,
et expliqué avec référence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels :
- la figure 1 montre une ligne de traitement complète ;
- la figure 2 illustre une unité de refroidissement comprenant un moyen de détection
de la zone de reprise, et
- la figure 3 illustre une réalisation particulière du moyen de détection de zone de
reprise.
[0016] La ligne de traitement illustrée à la figure 1 montre ainsi un dispositif de traitement
1 de fils complet, comprenant une enceinte 3 de thermofixation, éventuellement fermée
à chacune de ses extrémités par une tête d'étanchéité 4 comprenant chacune deux rouleaux,
un tapis 5 transporteur, sur lequel les fils sont déposés, en vrac ou en boucles,
sous la forme d'une nappe et circulent dans l'enceinte 3 de thermofixation, ainsi
qu'un dispositif de reprise 6 de fil, pour tirer les fils du tapis 5 transporteur
après thermofixation, en particulier pour les tirer sous forme de toron. Comme il
sera décrit plus loin, le tapis 5 est préférentiellement tel que de l'air peut circuler
à travers lui, voire aussi de la lumière et présente des ouvertures à cet effet.
[0017] Les fils subissent un traitement thermique dans l'enceinte 3 de thermofixation, grâce
à de la vapeur qui y circule. L'enceinte 3 peut être sous forme d'un corps allongé
ouvert à ses extrémités, ou présenter des têtes d'étanchéités à rouleaux.
[0018] Le dispositif de traitement 1 comprend aussi un râtelier d'alimentation de fils en
amont qui se présentent alors sous forme de bobines. Dans le cas illustré en figure
1, les fils passent ensuite par une boîte à friser 2 qui forme un moyen de texturation
2. Les fils sont pressés dans cette boîte à friser 2 grâce à deux rouleaux contrarotatifs,
voire aussi grâce à un rouleau d'entrée disposé en amont desdits rouleaux de frisure
parallèlement à eux et contre lequel circulent lesdits fils avant de passer entre
les rouleaux. Ce moyen de texturation 2 n'est pas indispensable, et d'autres moyens
de texturation, voire de microtexturation peuvent être prévus en complément ou en
alternative.
[0019] Dans des modes de réalisation particuliers, le dispositif de traitement 1 comprend
donc un moyen de texturation 2 de fil, en amont de l'enceinte 3 de thermofixation
et sous forme d'une boîte à friser qui comprend une paire de rouleaux de frisure contrarotatifs.
[0020] Les fils sont ensuite déposés en nappe sur un tapis 5 transporteur pour circuler
dans l'enceinte 3 de thermofixation, cette dernière étant fermée de façon étanche
à ses extrémités par chaque fois une tête 4 d'étanchéité, présentant deux rouleaux
contrarotatifs, entre lesquels circule ledit tapis 5.
[0021] Après traitement, les fils sont dégagés sous forme de torons du tapis 5 par simple
traction effectuée par le dispositif de reprise 6. Après le passage par le dispositif
de reprise 6, les fils sont stockés sur des bobines, après un éventuel passage dans
un accumulateur.
[0022] Le dispositif de traitement 1 comprend, en outre, une unité de refroidissement 7
de fil, fixe, agissant en aval de la thermofixation, grâce à un flux d'air. Préférentiellement,
l'unité de refroidissement 7 comprend une ventilation d'air qui a pour effet de plaquer
les fils, en nappe ou en toron, contre le tapis 5 transporteur. A cet effet, l'unité
de refroidissement 7 comprend un caisson 8 creux au dessus duquel circule le tapis
5 transporteur, la ventilation ayant pour effet d'en extraire de l'air. Cette unité
de refroidissement 7 est donc destinée à un montage fixe en aval de la thermofixation.
[0023] Lors du transport sur le tapis 5, les fils sont disposés en nappe, reposant sur la
surface du tapis 5. Le dispositif de reprise 6 tire les fils présents sur la surface
du tapis 5, depuis un point décalé du plan dans lequel circule le tapis 5. Ainsi,
les fils, sous forme de toron, s'éloigne du tapis 5 en direction de ce point de traction
du dispositif de reprise 6, en quittant la surface du tapis 5 à un endroit du dispositif
de traitement 1, nommé ici zone de reprise. Comme le fil, lorsqu'il est tiré par le
dispositif de reprise 6, se présente encore sous forme de nappe occupant une certaine
largeur sur le tapis 5, la zone de reprise s'étend elle aussi sur une partie de la
largeur du tapis 5, notamment sur toute la largeur du tapis 5. Cette zone de reprise
matérialise le front de la nappe à partir de laquelle les fils en sont retirés sous
forme de toron.
[0024] Une bonne exécution du procédé de traitement nécessite que la zone de reprise, et
donc le lieu où les fils s'éloignent de la nappe et se décalent du plan du tapis 5,
se trouve entre deux limites fixes par rapport au dispositif de traitement 1. Une
première limite se trouve vers l'amont des étapes de traitement du fil, à savoir en
direction de l'enceinte 3 de thermofixation, et une deuxième se trouve vers l'aval
des étapes de traitement du fil. Le dispositif de reprise 6 tire en effet les fils
depuis la nappe à sa propre vitesse, et la nappe avance, quant à elle, grâce au tapis
5 qui peut donc avoir une vitesse indépendante de celle provoquée par le dispositif
de reprise 6.
[0025] Une synchronisation exacte entre le dispositif de reprise 6 et l'avance de la nappe
est délicat, et il est donc proposé d'assurer que le front de la nappe, c'est-à-dire
la zone de reprise, reste bien entre les deux limites prédéfinies.
[0026] Si la zone de reprise s'approche de la limite en amont du procédé, la vitesse de
la reprise est excessive par rapport au déplacement de la nappe. Il est donc nécessaire
de ralentir la reprise pour éviter que le dispositif de reprise n'absorbe du fil trop
en amont dans le procédé.
[0027] Si la zone de reprise s'approche de la limite en aval du procédé, la vitesse de reprise
n'est pas suffisante par rapport au déplacement de la nappe. Il est alors nécessaire
d'accélérer la reprise pour éviter que la nappe atteigne un volume excessif par rapport
à l'espace qui lui est dévolu à cet endroit sur le dispositif de traitement 1.
[0028] Ainsi, la position de la zone de reprise entre ces deux limites, ainsi que son évolution
entre elles au cours du procédé, permet de réguler la vitesse de reprise, pour s'assurer
que la zone de reprise reste bien entre ces deux limites tout au long du fonctionnement.
A cet effet, dans des modes de réalisation avantageux, le dispositif de reprise 6
de fil comprend un moyen de régulation qui tient compte de la position détectée de
la nappe de fils, notamment dans l'unité de refroidissement 7, pour ajuster la vitesse
avec laquelle le dispositif de reprise 6 tire le toron de la nappe.
[0029] Il est donc utile que le dispositif de traitement 1 soit muni d'un moyen de détection
de la position de la zone de reprise de fil entre des repères fixes. Préférentiellement,
le moyen de détection analyse la géométrie de la nappe dans la fenêtre de reprise,
entre la limite inférieure et la limite supérieure, sur la largeur du tapis 5.
[0030] Les fils étant cependant positionnés sur le tapis 5 sous forme d'une nappe libre,
son maintien et donc la position de la zone de reprise peuvent être difficiles à assurer.
Il est donc avantageux de prévoir une zone de reprise à une étape du procédé où les
fils peuvent être stabilisés sur le tapis 5. Il est ainsi préférable de prévoir une
zone de reprise de fil dans l'unité de refroidissement 7.
[0031] En effet, dans cette unité, le tapis 5, sur lequel les fils sont alors disposés en
nappe, circule dans un caisson 8 d'où l'air est aspiré, de sorte à créer une circulation
d'air à travers le tapis 5 et autour des fils, pour refroidir ces derniers. Cette
aspiration a donc pour effet d'exercer une force sur les fils de la nappe de sorte
que ceux-ci sont pressés contre la surface du tapis 5 et sont ainsi stabilisés.
[0032] Ainsi, le dispositif de reprise 6 ôte le fil du tapis 5 transporteur au niveau d'une
zone de reprise qui se trouve normalement dans l'unité de refroidissement 7, la fenêtre
de reprise se trouvant ainsi dans ladite unité, de sorte que la fenêtre de reprise
est prévue là où l'unité de refroidissement 7 plaque le fil contre le tapis 5 transporteur.
[0033] Comme le montre la figure 3, le caisson 8 présente une sortie latérale au niveau
de laquelle est montée une hélice de ventilation, qui extraie l'air du caisson 8.
Le tapis 5 transporteur circule à plat au dessus du caisson 8 et en forme ainsi la
paroi supérieure. Les autres parois ne permettent pas une circulation d'air et c'est
donc à travers le tapis 5 que l'air arrive dans le caisson 8 pour être ensuite expulsé
par la sortie latérale. Le tapis 5 présente donc les perforations suffisantes par
lesquelles l'air peut circuler, et il se trouve entre l'unité d'aspiration et la nappe
de fils.
[0034] Le caisson 8 est monté sur un châssis présentant une paroi de base horizontale et
quatre pieds qui s'étendent à partir de ladite paroi, le tapis 5 circulant sous cette
paroi lors de son retour vers les phases amont du procédé.
[0035] En prévoyant une fenêtre de reprise au niveau de l'unité de refroidissement 7 fixe,
et donc réutilisant cette dernière pour assurer la tenue de la nappe de fils lors
de la reprise, on évite ainsi de rajouter des éléments supplémentaires dans le dispositif
de traitement 1, et il est aussi possible d'éviter d'exercer des efforts mécaniques
excessifs sur les fils, qui pourraient avoir des effets sur leur forme ou gêner la
reprise. L'aspiration d'air à travers le tapis 5 transporteur permet de créer une
force homogène sur la nappe de fil et de la maintenir suffisamment, sans pour autant
nécessiter des efforts excessifs pour le dispositif de reprise 6.
[0036] De façon générale, et donc que la fenêtre de reprise se situe dans l'unité de refroidissement
7 comme il vient d'être décrit ou qu'elle se situe ailleurs au cours du cheminement
de la nappe sur le tapis 5 transporteur, le dispositif de traitement 1 présente avantageusement
un moyen de détection de la zone de reprise, c'est-à-dire un moyen de détection de
la bordure de la nappe où les fils en sont séparés en toron, dans le but de fournir
un signal utile à une boucle de régulation qui pilote le dispositif de reprise 6,
pour que la zone de reprise se situe dans la fenêtre de reprise prédéfinie, entre
les deux limites déjà évoquées.
[0037] Afin de détecter de façon fiable la position de la zone de reprise, et donc de ne
pas être gêné par les irrégularités locales que peut présenter la nappe, telles que
des trous ou des accumulations, le moyen de détection opère avantageusement par une
observation de la forme géométrique que prennent les fils dans la fenêtre de reprise,
et analyse cette forme pour y identifier le front de la nappe, et donc le départ des
torons, c'est-à-dire pour y identifier une zone de reprise.
[0038] Le moyen de détection identifie donc les contours de la nappe et un calculateur effectue
le calcul nécessaire pour y identifier la zone de reprise, puisqu'il s'agit de la
zone à partir de laquelle la nappe se décompose en torons, ce qui peut être observé
visuellement. Il détecte donc géométriquement le profil que présente l'ensemble des
fils disposé sur le tapis 5. A cet effet, de façon générale, le moyen de détection
comprend, d'une part, un moyen d'éclairement 9, placé d'un côté du tapis 5 transporteur,
et, d'autre part, une cellule de détection 10 optique, placée de l'autre côté du tapis
5 transporteur, et préférentiellement aussi un calculateur pour mettre en oeuvre un
procédé d'analyse géométrique de la nappe dans la fenêtre de reprise.
[0039] Le moyen de détection comprend ainsi une cellule de détection 10, qui visualise les
fils tels qu'ils sont disposés sur le tapis 5. Afin de favoriser la détection optique
des contours de l'amas de fil sur le tapis 5, il est préférable d'associer un moyen
d'éclairement 9 à la cellule de détection 10. Le moyen d'éclairement 9 projette donc
de la lumière en direction de la cellule de détection 10, le tapis 5 transporteur
étant situé entre le moyen d'éclairement 9 et ladite cellule de détection 10. Le tapis
5 transporteur présente des ouvertures qui permettent de laisser passer la lumière
en quantité suffisante pour qu'elle ne soit stoppée essentiellement que par les fils
sur le tapis 5.
[0040] Les fils disposés en nappe obstruent de façon significative la circulation de la
lumière, alors que les fils sous forme de toron, éloignés les uns des autres, laissent
plus facilement circuler la lumière. La cellule de détection 10 peut donc différencier
les fils sous forme de nappe, caractérisée par une très faible intensité lumineuse,
des fils sous forme de torons tirés par le dispositif de reprise 6, caractérisés par
une intensité lumineuse plus élevée. La pleine puissance lumineuse correspond bien
entendu à une fenêtre de reprise dépourvue de fils.
[0041] La cellule de détection 10 est normalement apte à observer la localisation des fils
sur le tapis 5 transporteur, entre les deux limites précédemment évoquées. Dans des
modes de réalisation particuliers, la cellule de détection 10 comprend une caméra.
La cellule de détection 10 peut ainsi prendre la forme d'une caméra ou encore d'un
capteur de vision, qui envoie un signal à un calculateur qui analyse la géométrie
relevée pour y identifier la zone de reprise.
[0042] Le moyen d'éclairement 9 peut lui aussi prendre différentes formes. Ainsi, dans des
modes de réalisation particuliers, le moyen d'éclairement 9 prend la forme d'au moins
une source lumineuse allongée 11 s'étendant sensiblement dans la direction de déplacement
du tapis 5 transporteur. Dans d'autres modes de réalisation, le moyen d'éclairement
9 prend la forme d'au moins une source lumineuse allongée 11, s'étendant sensiblement
parallèlement au tapis transporteur, transversalement à sa direction de déplacement.
Plus précisément, dans certains modes de réalisation, le moyen d'éclairement 9 prend
la forme d'une paire de sources lumineuses allongées 11, chacune orientée vers la
cellule de détection 10 optique, disposées perpendiculairement à la direction de déplacement
du tapis 5, parallèlement au tapis 5.
[0043] De façon générale, la au moins une source lumineuse 11 peut prendre la forme d'un
tube néon ou une série de diodes électroluminescentes.
[0044] Dans des réalisations non illustrées aux figures annexées, le moyen d'éclairement
9 comprend deux sources lumineuses allongées 11 placées sous le tapis 5 transporteur,
l'une étant disposée dans le caisson 8, et l'autre à l'extérieur. Elles sont donc
séparées par une paroi du caisson 8, et globalement localisées là où le tapis 5 quitte
le caisson 8, de sorte que le maintien exercé sur les fils lors du refroidissement
est maximum. Le moyen de détection est donc globalement placé à la sortie du caisson
8, et la cellule de détection 10 se trouve donc au dessus du tapis, au niveau de la
zone à partir de laquelle il quitte le caisson 8.
[0045] Dans des modes de réalisation particuliers, le moyen d'éclairement 9 prend la forme
d'une dalle, s'étendant sensiblement parallèlement au tapis 5 transporteur. Une telle
dalle lumineuse s'étend donc à la fois dans la direction de déplacement du tapis 5
et perpendiculairement à elle.
[0046] De façon générale, le moyen d'éclairement 9 est donc capable d'envoyer suffisamment
de puissance lumineuse à travers toute la fenêtre de reprise pour permettre une détection
par la cellule de détection 10 dans le cas où le fil n'en obstrue pas la circulation.
[0047] Le moyen d'éclairement 9 est donc positionné d'un côté de la nappe de fil, et donc
du tapis 5, et la cellule de détection 10 est positionnée de l'autre côté.
[0048] Dans les cas particuliers où le moyen de détection de la zone de reprise est monté
dans l'unité de refroidissement 7, et donc que la fenêtre de reprise est positionnée
à l'endroit où une ventilation d'aspiration plaque les fils contre le tapis 5 transporteur,
le moyen d'éclairement 9 est placé dans le caisson 8, la cellule de détection 10 étant
placée à l'extérieur du caisson 8, en vis-à-vis. Dans ces cas, l'unité de refroidissement
7 présente un moyen de détection pour détecter l'extrémité de la nappe de fils à partir
de laquelle le dispositif de reprise 6 tire les fils, et ainsi vérifier la présence
de la zone de reprise au sein de la fenêtre de reprise.
[0049] Dans la réalisation illustrée en figure 3, le moyen d'éclairement 9 se situe dans
le caisson 8, sous le tapis 5, ce dernier circulant dans la partie supérieure dudit
caisson 8. De façon générale, le moyen de détection est placé au moins en partie dans
le caisson 8. Dans cette figure, le moyen d'éclairement 9 prend la forme de deux sources
de lumières 11 allongées, positionnées pour s'étendre perpendiculairement à l'axe
de déplacement du tapis 5. Chacune d'elle est montée réglable sur un support en porte
à faux dans le caisson 8. Ce support présente à cet effet deux rainures parallèles
grâce auxquelles la source de lumière peut être réglée en coulissement. Les deux sources
de lumière peuvent ainsi être rapprochées ou éloignées l'une de l'autre, ou encore
réglées pour assurer l'alignement avec la cellule de détection 10. L'éloignement des
sources de lumière permet de régler la longueur de la zone d'observation sur le tapis
5 transporteur.
[0050] Dans la figure 3, un angle d'environ par exemple 45° sépare les axes reliant chaque
source lumineuse 11 à la cellule de détection 10.
[0051] Chaque source de lumière 11 présente avantageusement un jeu de déflecteurs qui évite
une diffusion trop large de la lumière et chaque source de lumière est orientée en
direction de la cellule de détection 10. Le recours à deux sources de lumière plutôt
qu'à une seule permet d'homogénéiser l'intensité lumineuse le long de la fenêtre de
reprise, et d'améliorer ainsi la qualité de la détection de la bordure de la nappe
ou zone de reprise, à n'importe quelle endroit dans la fenêtre de reprise.
[0052] La cellule de détection 10 est, quant à elle, disposée au dessus du tapis 5 transporteur,
et à une distance telle qu'elle peut surveiller toute la fenêtre de reprise 6, entre
les deux limites, l'une en amont du procédé, l'autre en aval, et sur toute la largeur
que peut prendre la nappe, idéalement sur toute la largeur du tapis 5. La cellule
de détection 10 se trouve ainsi préférentiellement sur une structure support dont
l'éloignement par rapport au tapis 5 est réglable.
[0053] Dans la réalisation illustrée figure 2, cette structure support se présente sous
la forme de deux arches placées chacune contre un côté du caisson 8, et fixées à lui
grâce à des pattes munies de vis prévues pour coulisser dans une rainure allongée
prévue sur chacun des deux montants de l'arche. La cellule de détection 10 s'étend
de la partie centrale de l'arche à la partie centrale de l'autre arche, perpendiculairement
à la direction de déplacement du tapis 5. Comme le montre la figure 2, la cellule
de détection 10 est préférentiellement montée entre deux extensions latérales s'étendant
chacune à partir de l'une des deux parties centrales.
[0054] La possibilité de réglage de la position des sources de lumière et de la cellule
de détection 10 le long de l'axe de déplacement du tapis 5, de l'éloignement de la
cellule de détection 10 par rapport au tapis 5, de l'angle des sources lumineuses,
permet d'assurer une projection de lumière sur toute la fenêtre de reprise et toute
la largeur du tapis 5, favorisant ainsi une détection de la zone de reprise.
[0055] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée au mode de réalisation décrit et représenté
aux dessins annexés. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue
de la constitution des divers éléments, par combinaison différente de tout ou partie
des caractéristiques décrites ci-dessus, ou par substitution d'équivalents techniques,
sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention.
1. Dispositif de traitement (1) de fils comprenant une enceinte (3) de thermofixation,
éventuellement fermée à chacune de ses extrémités par une tête d'étanchéité (4) comprenant
chacune deux rouleaux, un tapis (5) transporteur, sur lequel les fils sont déposés,
en vrac ou en boucles, sous la forme d'une nappe et circulent dans l'enceinte (3)
de thermofixation, ainsi qu'un dispositif de reprise (6) de fil, pour tirer les fils
du tapis (5) transporteur après thermofixation,
caractérisé en ce que
le dispositif de traitement (1) de fil comprend, en outre, une unité de refroidissement
(7) de fil, fixe, agissant en aval de la thermofixation, et en ce que
le dispositif de reprise (6) ôte le fil du tapis (5) transporteur au niveau d'une
zone de reprise qui se trouve normalement dans l'unité de refroidissement (7).
2. Dispositif de traitement (1) de fil selon la revendication 1, caractérisé en ce que
l'unité de refroidissement (7) comprend une ventilation d'air qui a pour effet de
plaquer les fils, en nappe ou en toron, contre le tapis (5) transporteur, et la fenêtre
de reprise est prévue là où l'unité de refroidissement (7) plaque le fil contre le
tapis (5) transporteur.
3. Dispositif de traitement (1) de fil selon l'une quelconque des revendications 1 à
2, caractérisé en ce que
l'unité de refroidissement (7) comprend un caisson (8) creux au dessus duquel circule
le tapis (5) transporteur, la ventilation ayant pour effet d'en extraire de l'air.
4. Dispositif de traitement (1) de fil selon l'une quelconque des revendications 1 à
3, caractérisé en ce que
l'unité de refroidissement (7) présente un moyen de détection pour détecter l'extrémité
de la nappe de fils à partir de laquelle le dispositif de reprise (6) tire les fils,
et ainsi vérifier la présence de la zone de reprise au sein de la fenêtre de reprise.
5. Dispositif de traitement (1) de fil selon la revendication 3 et selon la revendication
4, caractérisé en ce que
le moyen de détection est placé au moins en partie dans le caisson (8).
6. Dispositif de traitement (1) de fil selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que
le moyen de détection analyse la géométrie de la nappe dans la fenêtre de reprise.
7. Dispositif de traitement (1) de fil selon la revendication 6, caractérisé en ce que
le moyen de détection comprend, d'une part, un moyen d'éclairement (9), placé d'un
côté du tapis (5) transporteur, et, d'autre part, une cellule de détection (10) optique,
placée de l'autre côté du tapis (5) transporteur.
8. Dispositif de traitement (1) de fil selon la revendication 7, caractérisé en ce que
la cellule de détection (10) comprend une caméra.
9. Dispositif de traitement (1) de fil selon l'une quelconque des revendications 7 à
8, caractérisé en ce que
le moyen d'éclairement (9) prend la forme d'une dalle, s'étendant sensiblement parallèlement
au tapis (5) transporteur.
10. Dispositif de traitement (1) de fil selon l'une quelconque des revendications 7 à
8, caractérisé en ce que
le moyen d'éclairement (9) prend la forme d'au moins une source lumineuse allongée
(11) s'étendant sensiblement dans la direction de déplacement du tapis (5) transporteur.
11. Dispositif de traitement (1) de fil selon l'une quelconque des revendications 7 à
8, caractérisé en ce que
le moyen d'éclairement (9) prend la forme d'au moins une source lumineuse allongée
(11), s'étendant sensiblement parallèlement au tapis transporteur, transversalement
à sa direction de déplacement.
12. Dispositif de traitement (1) de fil selon la revendication 11, caractérisé en ce que
le moyen d'éclairement (9) prend la forme d'une paire de sources lumineuses allongées
(11), chacune orientée vers la cellule de détection (10) optique.
13. Dispositif de traitement (1) de fil selon l'une quelconque des revendications 1 à
12, caractérisé en ce que
le dispositif de reprise (6) de fil comprend un moyen de régulation qui tient compte
de la position détectée de la nappe de fils, notamment dans l'unité de refroidissement
(7), pour ajuster la vitesse avec laquelle le dispositif de reprise (6) tire le toron
de la nappe.
14. Unité de refroidissement (7) de fil, pour dispositif de traitement (1) de fils comprenant
une enceinte (3) de thermofixation, éventuellement fermée à chacune de ses extrémités
par une tête d'étanchéité (4) comprenant chacune deux rouleaux, un tapis (5) transporteur,
sur lequel les fils sont déposés, en vrac ou en boucles, sous la forme d'une nappe
et circulent dans l'enceinte (3) de thermofixation, ainsi qu'un dispositif de reprise
(6) de fil, pour tirer les fils du tapis (5) transporteur après thermofixation au
niveau d'une zone de reprise qui se trouve normalement dans l'unité de refroidissement
(7),
ladite unité de refroidissement (7) de fil étant destinée à un montage fixe en aval
de la thermofixation,
caractérisée en ce que
elle présente un moyen de détection pour détecter l'extrémité de la nappe de fils
à partir de laquelle le dispositif de reprise (6) tire les fils, et ainsi vérifier
la présence de la zone de reprise au sein de la fenêtre de reprise.
15. Moyen de détection, pour dispositif de traitement (1) de fils comprenant une enceinte
(3) de thermofixation, éventuellement fermée à chacune de ses extrémités par une tête
d'étanchéité (4) comprenant chacune deux rouleaux, un tapis (5) transporteur, sur
lequel les fils sont déposés, en vrac ou en boucles, sous la forme d'une nappe et
circulent dans l'enceinte (3) de thermofixation, ainsi qu'un dispositif de reprise
(6) de fil, pour tirer les fils du tapis (5) transporteur après thermofixation, ledit
moyen de détection servant à détecter l'extrémité de la nappe de fils à partir de
laquelle le dispositif de reprise (6) tire les fils, et ainsi vérifier la présence
de la zone de reprise au sein de la fenêtre de reprise, caractérisé en ce que
le moyen de détection analyse la géométrie de la nappe dans la fenêtre de reprise.