[0001] La présente invention a trait à un mur à coffrage perdu comportant au moins un moyen
rigide pour assurer la liaison de ce mur avec un autre mur similaire immédiatement
juxtaposé.
[0002] Cette invention concerne le domaine du bâtiment et, plus particulièrement, celui
de la fabrication, en usine, de murs à coffrage perdu destinés à être acheminés sur
le chantier de la construction d'un bâtiment pour y être implantés.
[0003] On connaît de nombreux murs à coffrage perdu répondant à cet usage et destinés à
être positionnés, de manière juxtaposée, l'un à côté l'autre, plus particulièrement
pour la réalisation d'une façade ou analogue.
[0004] On observera que, au sein d'une telle juxtaposition, les murs à coffrage perdu sont,
usuellement, reliés deux à deux, ceci par l'intermédiaire de moyens de liaison s'étendant
à l'intérieur du volume interne de ces deux murs.
[0005] Pour ce faire, une première solution consiste, après avoir juxtaposé les deux murs
à coffrage perdu sur chantier, à introduire, à l'intérieur du volume interne de ces
deux murs et à partir de leur extrémité supérieure, des moyens de liaison s'étendant
alors sur au moins une partie de leur hauteur, adoptant la forme d'aciers de liaison
ou analogue, et présentant, d'une part, une première portion s'étendant dans le volume
interne de l'un des deux murs juxtaposés et, d'autre part, une deuxième portion s'étendant
dans le volume interne de l'autre mur juxtaposé.
[0006] L'utilisation de tels moyens de liaison implique une gestion stricte consistant,
en particulier, à évaluer la quantité appropriée des moyens de liaison nécessaires
pour l'édification d'un bâtiment, qui plus est devant correspondre à une nomenclature
d'affectation déterminée en fonction des murs à équiper. Une telle gestion nécessite,
également, de commander le nombre approprié de ces moyens de liaison, d'assurer le
suivi et la conformité d'une telle commande lors de sa réception, ceci en temps voulu,
mais également de stocker ces moyens de liaison tout en gérant un tel stock. Il est
nécessaire de procéder à une telle gestion aussi bien en usine que lors de l'acheminement
de ces moyens de liaison sur chantier mais également sur ce chantier.
[0007] En outre, lors de la mise en place de ces moyens de liaison à l'intérieur des murs,
il est nécessaire de mobiliser au moins un opérateur pour assurer l'implantation appropriée
d'un tel moyen de liaison, voire pour contrôler une telle implantation. On observera,
également, qu'une telle mise en place peut s'avérer difficile, voire impossible, en
raison des dimensions des murs, des variations dans l'épaisseur des peaux et/ou de
la présence d'obstacles (crochets de levage, moyen de raccordement, ouvertures). Finalement,
cette première solution ne peut être envisagée que pour des murs dépourvus de moyens
de raccordement (corbeille, poutrelle ou analogue) à proximité de leurs bords latéraux.
[0008] Pour de tels murs, une deuxième solution consiste, dans un premier temps, à positionner
un premier mur à coffrage perdu sur chantier, ceci avant d'équiper un tel mur avec
au moins un moyen de liaison, s'étendant à l'intérieur du volume interne de ce premier
mur, et adoptant la forme d'aciers de liaison ou analogue. Dans un deuxième temps,
on vient juxtaposer un deuxième mur à coffrage perdu à côté dudit premier mur pour,
dans un troisième temps, assurer un déplacement de ce ou ces moyens de liaison en
direction du deuxième mur juxtaposé et dans le volume interne de celui-ci, ceci par
ripage. Afin de procéder à un tel déplacement, un opérateur agit sur un tel moyen
de liaison au travers d'ouvertures ménagées dans un tel mur.
[0009] Outre le fait que cette deuxième solution présente les mêmes inconvénients que ceux
mentionnés pour la première solution et relatifs à la gestion et la mise en place
des moyens de liaison, cette deuxième solution présente, également, d'autres inconvénients.
En particulier, le déplacement d'un tel moyen de liaison en direction de l'autre mur
peut s'avérer complexe en raison des difficultés d'accès à ce moyen de liaison au
travers des ouvertures et/ou de la présence d'obstacles sur la trajectoire de ce moyen
de liaison. Finalement, un autre inconvénient consiste en ce qu'un tel mur comporte
des ouvertures qu'il convient de refermer avant de couler du béton dans le volume
interne de ce mur, voire de reprendre après avoir coulé un tel béton.
[0010] Une troisième solution, décrite dans le document
FR-2.942.824, concerne un mur à coffrage perdu comportant des moyens rigides de liaison montés
en coulissement entre, d'une part, une position escamotée dans laquelle un tel moyen
rigide de liaison est au moins partiellement escamoté à l'intérieur du volume interne
du mur et, d'autre part, une position déployée dans laquelle un tel moyen rigide de
liaison s'étend en partie à l'intérieur du volume interne de ce mur et en partie à
l'extérieur de ce mur, latéralement par rapport au bord latéral de ce mur, et dans
le prolongement du volume interne de ce mur. Après juxtaposition de ce mur à côté
d'un autre mur, il convient de déplacer les moyens rigides de liaison de la position
escamotée à la position déployée. Pour ce faire, on a recours à un outil engagé à
l'intérieur du volume interne du mur, ceci par l'extrémité supérieure de ce mur. Par
l'intermédiaire de cet outil, on exerce alors une traction sur ces moyens rigides
de liaison en vue d'assurer leur déplacement en direction de la position déployée.
En fait, un tel déplacement peut s'avérer complexe en raison des difficultés d'accès
à ces moyens rigides de liaison et/ou d'une résistance au coulissement de ces moyens
et/ou de la présence d'obstacles sur la trajectoire de ces moyens.
[0011] Une quatrième solution, décrite dans le document
FR-2.965.829, concerne un mur à coffrage perdu comportant des moyens de liaison avec un autre
mur juxtaposé, ces moyens de liaison étant constitués par un câble flexible comportant
une première portion s'étendant à l'intérieur du mur ainsi qu'une deuxième portion
s'étendant à l'extérieur de ce mur. En fait, un tel moyen de liaison ne permet pas
de satisfaire aux exigences mécaniques requises en matière de liaison mécanique entre
deux murs, en particulier en ce qui concerne la résistance aux efforts de flexion,
de cisaillement et aux efforts normaux qu'exerce un mur par rapport à un autre mur
juxtaposé et liaisonné à cet autre mur par de tels moyens de liaison.
[0012] La présente invention se veut à même de remédier aux inconvénients des murs à coffrage
perdu de l'état de la technique.
[0013] A cet effet, l'invention concerne un mur à coffrage perdu comportant :
- deux peaux, réalisées en béton ou analogue, disposées en regard l'une de l'autre,
de manière sensiblement parallèle et espacée, ceci en sorte de définir entre elles
un volume interne ;
- au moins un moyen pour le raccordement de ces deux peaux entre elles ;
- au moins un moyen rigide pour la liaison de ce mur avec un autre mur au moins similaire,
juxtaposé et situé dans son prolongement, un tel moyen rigide de liaison équipant
l'un au moins des côtés latéraux de ce mur et étant mobile en déplacement entre, d'une
part, une position escamotée dans laquelle un tel moyen rigide de liaison est au moins
partiellement escamoté à l'intérieur du volume interne de ce mur et, d'autre part,
une position déployée dans laquelle un tel moyen rigide de liaison s'étend en partie
à l'intérieur du volume interne de ce mur et en partie à l'extérieur de ce mur, latéralement
par rapport au bord latéral de ce mur, et dans le prolongement du volume interne de
ce mur ;
- des moyens pour monter un tel moyen rigide de liaison de manière mobile par rapport
aux peaux du mur, ceci entre les positions escamotée et déployée.
[0014] Ce mur à coffrage perdu est caractérisé par le fait que les moyens pour monter comportent,
d'une part, au moins un élément flexible comportant une portion fixe par rapport aux
peaux du mur ainsi qu'une portion mobile par rapport à ces peaux et, d'autre part,
au moins un moyen pour rendre solidaire fixement un tel moyen rigide de liaison et
la portion mobile d'un tel élément flexible.
[0015] Une autre caractéristique consiste en ce que le ou les moyens rigides de liaison
comportent au moins un élément longiforme rigide, notamment sous forme d'une barre,
s'étendant de manière parallèle aux peaux du mur.
[0016] Encore une autre caractéristique concerne le fait que le ou les moyens rigides de
liaison adoptent la forme d'une pièce en « U » ou d'un cadre et comportent, d'une
part, au moins deux éléments longiformes rigides, notamment parallèles, et, d'autre
part, au moins un élément de raccordement de ces éléments longiformes rigides.
[0017] Selon une autre caractéristique, le ou les éléments flexibles sont constitués par
au moins un câble élastique.
[0018] Ainsi, le mur à coffrage perdu selon l'invention comporte au moins un moyen rigide
de liaison de ce mur avec un autre mur juxtaposé ainsi que des moyens pour monter
un tel moyen rigide de liaison de manière mobile par rapport aux peaux du mur, ceci
entre les positions escamotée et déployée. En fait, ces moyens de montage comportent
un élément flexible pourvu d'une partie fixe par rapport aux peaux du mur et d'une
partie mobile (par rapport à ces peaux) de laquelle est rendu solidaire le moyen rigide
de liaison.
[0019] De tels moyens de montage permettent, avantageusement, lors d'une opération de juxtaposition
d'un mur à côté d'un autre mur et en cas de présence d'un obstacle sur le trajet d'un
moyen rigide de liaison, à un tel moyen rigide de liaison de s'escamoter par rapport
à un tel obstacle et, après le passage de cet obstacle, de revenir dans une position
déployée dans laquelle ce moyen rigide de liaison assure, entre les deux murs juxtaposés,
une liaison mécanique appropriée, en particulier satisfaisant aux exigences de résistance
aux efforts de flexion, de cisaillement et aux efforts normaux qu'exerce un mur par
rapport à un autre mur juxtaposé et liaisonné à cet autre mur par de tels moyens de
liaison
[0020] D'autres buts et avantages de la présente invention apparaîtront au cours de la description
qui va suivre se rapportant à des modes de réalisation qui ne sont donnés qu'à titre
d'exemples indicatifs et non limitatifs.
[0021] La compréhension de cette description sera facilitée en se référant aux dessins joints
en annexe et dans lesquels :
- la figure 1 est une vue schématisée et en élévation d'un mur à coffrage perdu conforme
à l'invention ;
- la figure 2 est une vue similaire à la précédente et correspondant à une mise en place,
de manière juxtaposée, d'un mur illustré figure 1 à côté d'un autre mur similaire
;
- la figure 3 est une vue schématisée, partielle et de dessus, d'un mur illustré figure
1, ceci en position déployée des moyens rigides de liaison ;
- la figure 4 est une vue schématisée, partielle et de dessus, d'un mur comportant des
moyens rigides de liaison adoptant une position déployée dans laquelle ils s'étendant
dans le volume interne d'un autre mur juxtaposé ;
- la figure 5 est une vue schématisée correspondant à un détail des moyens pour monter
un tel moyen rigide de liaison de manière mobile par rapport aux peaux du mur.
[0022] La présente invention concerne le domaine du bâtiment et, plus particulièrement,
celui de la fabrication, en usine, de murs à coffrage perdu destinés à être acheminés
sur le chantier de la construction d'un bâtiment pour y être implantés.
[0023] De manière connue en soi, un tel mur à coffrage perdu 1 comporte deux peaux (2 ;
3), réalisées en béton ou analogue.
[0024] Selon un premier mode de réalisation, l'une au moins de ces deux peaux (2 ; 3) reçoit,
intérieurement, une armature 4 qui, de manière connue, s'étend au moins à l'intérieur
d'au moins une telle peau (2 ; 3).
[0025] Cependant et selon un deuxième mode de réalisation, l'une au moins de ces deux peaux
(2 ; 3) peut être réalisée en un matériau (béton fibré hautes performances, béton
fibré ultra hautes performances ou analogue) présentant des caractéristique telles
que cette peau (2 ; 3) puisse être dépourvue d'une telle armature.
[0026] Quoi qu'il en soit, les deux peaux (2 ; 3) d'un tel mur 1 à coffrage perdu sont disposées
en regard l'une (2 ; 3) de l'autre (3 ; 2), de manière sensiblement parallèle et espacée,
ceci en sorte de définir entre elles un volume interne 5.
[0027] C'est, plus particulièrement, à l'intérieur du volume interne 5 d'un tel mur 1 qu'est
coulé un mélange hydraulique (plus particulièrement du béton, notamment un béton isolant
ou analogue), ceci après positionnement, de manière juxtaposée, de ce mur 1 à côté
d'un autre mur 1' similaire, voire et de préférence identique.
[0028] Selon une autre caractéristique, un tel mur à coffrage perdu 1 comporte, également,
au moins un moyen 6 pour le raccordement de ces deux peaux (2 ; 3) entre elles. Un
tel moyen de raccordement 6 présente au moins deux extrémités (60 ; 61, 61') dont
l'une au moins 60 est noyée dans une peau 2 du mur 1 tandis qu'au moins une autre
(61, 61') est noyée dans l'autre peau 3 de ce mur 1.
[0029] De manière connue, un tel moyen de raccordement 6 peut adopter la forme d'un connecteur,
d'une corbeille, d'une poutrelle (figures 3 et 4) ou analogue.
[0030] On observera que, lorsqu'une peau (2 ; 3) du mur 1 incorpore une armature 4 tel que
mentionné ci-dessus, cette peau (2 ; 3) peut, selon un mode de réalisation préférentiel,
comporter des moyens (non représentés) pour la solidarisation d'une telle armature
4 à au moins un tel moyen de raccordement 6 des deux peaux (2 ; 3) de ce mur 1. Un
tel moyen de solidarisation peut être constitué par une ligature, un sertissage, une
soudure ou analogue.
[0031] Encore une autre caractéristique consiste en ce qu'un tel mur à coffrage perdu 1
comporte au moins un moyen rigide 7 pour la liaison de ce mur 1 avec un autre mur
1' au moins similaire (voire identique), juxtaposé et situé dans son prolongement.
[0032] A ce propos, on observera que ces murs juxtaposés peuvent, alors, être positionnés
dans le prolongement l'un 1 de l'autre 1', ceci de manière alignés ou en formant un
angle entre eux, notamment en étant positionnés en « L » ou, encore, en « T ».
[0033] On observera qu'un tel moyen rigide de liaison 7 équipe l'un au moins des côtés latéraux
(10 ; 10') du mur à coffrage perdu 1. De préférence, un tel mur à coffrage perdu 1
comporte une pluralité de ces moyens rigides de liaison 7 qui peuvent, alors, être
répartis, notamment de manière régulière, au niveau de l'un au moins de ces côtés
latéraux (10, 10') du mur 1.
[0034] Une autre caractéristique consiste en ce qu'un tel moyen rigide de liaison 7 est
mobile en déplacement entre, d'une part, une position escamotée dans laquelle un tel
moyen rigide de liaison 7 est au moins partiellement escamoté à l'intérieur du volume
interne 5 du mur à coffrage perdu 1 et, d'autre part, une position déployée dans laquelle
un tel moyen rigide de liaison 7 s'étend en partie à l'intérieur du volume interne
5 de ce mur 1 et en partie à l'extérieur de ce mur 1, latéralement par rapport au
bord latéral de ce mur 1, et dans le prolongement du volume interne 5 de ce mur 1.
En fait, dans cette position déployée, un tel moyen de liaison 7 est destiné à s'étendre,
également, à l'intérieur du volume interne 5' de l'autre mur juxtaposé 1' (figures
2 et 4).
[0035] Le mur à coffrage perdu 1 comporte, aussi, des moyens 8 pour monter un tel moyen
rigide de liaison 7 de manière mobile par rapport aux peaux (2 ; 3) du mur 1, ceci
entre les positions escamotée et déployée mentionnées ci-dessus.
[0036] Selon l'invention, ces moyens 8 pour monter un tel moyen rigide de liaison 7 de manière
mobile comportent, d'une part, au moins un élément flexible 9 comportant une portion
fixe 90 par rapport aux peaux (2 ; 3) du mur 1 ainsi qu'une portion mobile 91 par
rapport à ces peaux (2 ; 3) et, d'autre part, au moins un moyen 11 pour rendre solidaire
fixement un tel moyen rigide de liaison 7 et la portion mobile 91 d'un tel élément
flexible 9.
[0037] Une autre caractéristique de l'invention consiste en ce que le ou les moyens rigides
de liaison 7 comportent au moins un élément longiforme (c'est-à-dire de forme allongée)
rigide (70 ; 70'), notamment sous forme d'une barre, s'étendant de manière parallèle
aux peaux (2 ; 3) du mur 1.
[0038] En fait, le ou les moyens rigides de liaison 7 peuvent adopter la forme d'une pièce
en « U » ou d'un cadre, notamment de forme carrée, rectangulaire (mode préféré de
réalisation illustré dans les figures en annexe) ou autre. Ce ou ces moyens rigides
de liaison 7 comportent, d'une part, au moins deux éléments longiformes (70 ; 70'),
notamment parallèles (entre eux et/ou aux peaux du mur), et, d'autre part, au moins
un élément de raccordement (71 ; 71') de ces éléments longiformes (70 ; 70').
[0039] Ainsi et lorsqu'un tel moyen rigide de liaison 7 adopte la forme d'un cadre (carré,
rectangulaire ou autre), celui-ci comporte, alors, deux éléments longiformes (70 ;
70') ainsi que deux éléments de raccordement (71 ; 71') de ces deux éléments longiformes
(70 ; 70').
[0040] Un mode particulier de réalisation consiste en ce qu'un moyen rigide de liaison 7
sous forme d'une telle pièce en « U » ou d'un tel cadre peut, alors, être réalisé
à partir d'une unique barre, notamment par pliage.
[0041] On observera que le ou les moyens rigides de liaison 7 sont, de préférence, réalisés
en un matériau métallique, notamment de l'acier, plus particulièrement de l'acier
inoxydable.
[0042] Tel que mentionné ci-dessus, le mur à coffrage perdu 1 comporte des moyens 8 pour
monter un tel moyen rigide de liaison 7 de manière mobile par rapport aux peaux (2
; 3) de ce mur 1. Selon l'invention, ces moyens 8 pour monter comportent au moins
un élément flexible 9, ce ou ces éléments flexibles 9 étant constitués par au moins
un câble élastique.
[0043] Ce ou ces éléments flexibles 9 sont conformés en boucle et comportent, d'une part,
deux brins (92 ; 92') constituant la portion fixe 90 de cet élément flexible 9 et,
d'autre part, une portion de raccordement 93 de ces deux brins (92 ; 92'), dans le
prolongement de laquelle 93 se situent ces deux brins (92 ; 92'), et constituant la
portion mobile 91 d'un tel élément flexible 9.
[0044] En fait, ce ou ces éléments flexibles 9 sont réalisés en un matériau métallique,
notamment de l'acier, plus particulièrement de l'acier inoxydable.
[0045] Tel que mentionné ci-dessus, les moyens 8 pour monter comportent, encore, au moins
un moyen 11 pour rendre solidaire fixement le moyen rigide de liaison 7 (plus particulièrement
au moins un élément longiforme rigide 70 ; 70' que comporte un tel moyen rigide de
liaison 7) et la portion mobile 91 de l'élément flexible 9.
[0046] A ce propos, on observera que le ou les moyens 11 pour rendre solidaire fixement
la portion mobile 91 du ou des éléments flexibles 9 et le ou les moyens rigides de
liaison 7 sont constitués par un sertissage, une ligature, une soudure ou analogue.
[0047] Tel que mentionné ci-dessus, le ou les éléments flexibles 9 comportent une portion
fixe 90 par rapport aux peaux (2 ; 3) du mur 1.
[0048] Aussi et selon une caractéristique additionnelle de l'invention, ce mur 1 comporte,
alors, également, des moyens 12 pour rendre solidaire fixement cette portion fixe
90 du ou des éléments flexibles 9 et, selon le cas, au moins une peau (2 ; 3) du mur
1 et/ou au moins un moyen 6 pour le raccordement de ces deux peaux (2 ; 3).
[0049] A ce propos, on observera que les moyens pour rendre solidaire fixement ladite portion
fixe 90 d'un tel élément flexible 9 et au moins une peau (2 ; 3) du mur 1 sont constitués
par le matériau, entrant dans la composition d'une telle peau (2 ; 3), et dans lequel
est noyée au moins une partie de cette portion fixe 90 de l'élément flexible 9.
[0050] Tel que mentionné ci-dessus, cette portion fixe 90 de l'élément flexible 9 peut être
constituée par deux brins (92 ; 92') d'un tel élément flexible 9 conformé en boucle.
[0051] Dans un pareil cas, les moyens 12 pour rendre solidaire fixement ladite portion fixe
90 de l'élément flexible 9 et au moins une peau (2 ; 3) du mur 1 sont constitués par
des moyens pour rendre solidaire fixement au moins une partie de ces deux brins (92
; 92') et au moins une telle peau (2 ; 3) du mur 1, plus particulièrement par des
moyens pour rendre solidaire fixement, d'une part, au moins une partie de l'un 92
de ces brins (92 ; 92') et l'une 2 des peaux (2 ; 3) du mur 1 et, d'autre part, au
moins une partie de l'autre brin 92' et l'autre peau 3 de ce mur 1.
[0052] Tel que mentionné ci-dessus, le mur à coffrage perdu 1 peut comporter au moins une
armature 4 s'étendant à l'intérieur d'au moins une peau (2 ; 3) du mur 1, voire encore
à l'intérieur du volume interne 5 de ce mur 1.
[0053] Une telle armature 4 peut, alors, adopter la forme d'un treillis ou analogue s'étendant
à l'intérieur d'une telle peau (2 ; 3). Cependant, une telle armature 4 peut, encore,
adopter la forme d'une corbeille ou d'une poutrelle, comportant, d'une part, des parties
s'étendant à l'intérieur des deux peaux (2 ; 3) de ce mur 1 et, d'autre part, des
parties s'étendant à l'intérieur du volume interne 5 de ce mur 1 et constituant un
moyen de raccordement 6 de ces deux peaux (2 ; 3) du mur 1.
[0054] Quoi qu'il en soit, lorsque le mur à coffrage perdu 1 selon l'invention comporte
au moins une telle armature 4, ce mur 1 peut, alors, également comporter des moyens
12 pour rendre solidaire fixement la portion fixe 90 de l'élément flexible 9 et au
moins une telle armature 4.
[0055] A ce propos, on observera que les moyens 12 pour rendre solidaire fixement ladite
portion fixe 90 de l'élément flexible 9 et au moins une telle armature 4 (plus particulièrement
sous forme d'un treillis comme susmentionné) peuvent être constitués par des moyens
12 pour rendre solidaire fixement les deux brins (92 ; 92') constituant cette portion
fixe 90 et au moins une telle armature 4, plus particulièrement par des moyens 12
pour rendre solidaire fixement, d'une part, au moins une partie de l'un 92 de ces
brins (92 ; 92') et une armature 4 s'étendant à l'intérieur de l'une 2 des peaux (2
; 3) du mur 1 et, d'autre part, au moins une partie de l'autre brin 92' et une autre
armature 4 s'étendant à l'intérieur de l'autre peau 3 de ce mur 1. Cependant et dans
le cas d'une armature 4 (corbeille ou poutrelle) constituant un moyen de raccordement
6, les moyens 12 pour rendre solidaire peuvent, aussi, être constitués par des moyens
12 pour rendre solidaire fixement, d'une part, au moins une partie de l'un 92 de ces
brins (92 ; 92') et une partie de cette armature 4 s'étendant à l'intérieur de l'une
2 des peaux (2 ; 3) du mur 1, voire encore une partie de cette armature 4 (constituant
un moyen de raccordement 6) s'étendant dans le volume interne 5 et, d'autre part,
au moins une partie de l'autre brin 92' et une autre partie de cette armature 4 s'étendant
à l'intérieur de l'autre peau 3 de ce mur 1, voire encore une partie (constituant
un moyen de raccordement 6) de cette armature 4 s'étendant dans le volume interne
5.
[0056] Dans ces cas, la portion fixe 90 de l'élément flexible 9 est rendue solidaire fixement,
d'une part, d'au moins une armature 4 par l'intermédiaire des moyens 12 pour rendre
solidaire fixement cette portion fixe 90 de l'élément flexible 9 et au moins une telle
armature 4 et, d'autre, d'au moins une peau (2 ; 3) du mur 1 en étant au moins en
partie noyée dans le matériau d'au moins une telle peau (2 ; 3) à l'intérieur de laquelle
est également noyée au moins une partie d'une telle armature 4.
[0057] Selon une caractéristique additionnelle, les moyens 12 pour rendre solidaire fixement
la portion fixe 90 du ou des éléments flexibles 9 et, selon le cas, le moyen de raccordement
6 ou l'armature 4 sont constitués par un sertissage, une ligature, une soudure ou
analogue.
[0058] Selon un premier type de réalisation, le mur 1 comporte, encore, des moyens pour
monter le ou les moyens rigides de liaison 7 en pivotement sur, selon le cas, au moins
un moyen de raccordement 6 ou au moins une armature 4 s'étendant à l'intérieur d'au
moins une peau (2 ; 3) du mur 1 ainsi qu'à l'intérieur du volume interne 5 de ce mur
(plus particulièrement sur une partie de cette armature 4 s'étendant à l'intérieur
de ce volume interne 5 et constituant un moyen de raccordement 6).
[0059] De tels moyens pour monter en pivotement peuvent être constitués par une ligature
ou analogue.
[0060] Un mode particulier de réalisation consiste en ce que ces moyens pour monter en pivotement
sont constitués par les moyens 12 pour rendre solidaire fixement ladite portion fixe
90 de l'élément flexible 9 et, selon le cas, un tel moyen de raccordement 6 ou une
telle armature 4 (plus particulièrement une partie de cette armature 4 s'étendant
à l'intérieur du volume interne 5 et constituant un moyen de raccordement 6).
[0061] Cependant et selon un autre type de réalisation, le mur 1 est dépourvu de tel moyens
pour monter en pivotement le ou les moyens rigides de liaison 7. Dans un pareil cas,
ce ou ces moyens de liaison 7 sont libres en déplacement par rapport à au moins un
moyen de raccordement 6 et/ou par rapport au moins une armature 4 (plus particulièrement
par rapport à une partie de cette armature 4 s'étendant à l'intérieur du volume interne
5 et constituant un moyen de raccordement 6).
[0062] Dans un pareil cas et selon une autre caractéristique de l'invention, le mur à coffrage
perdu 1 comporte au moins un moyen pour limiter le déplacement du ou des moyens rigides
de liaison 7 et/ou de la portion mobile 91 du ou des éléments flexibles 9.
[0063] En fait, un tel moyen pour limiter le déplacement est constitué par un organe s'étendant
de manière perpendiculaire aux deux peaux (2 ; 3) du mur 1 et à l'intérieur du volume
interne 5 de ce mur 1.
[0064] A ce propos, on observera qu'un tel organe peut, alors, être constitué par une partie
d'une armature 4 ou d'un moyen 6 de raccordement de ces deux peaux (2 ; 3), plus particulièrement
par une partie d'un connecteur, d'une corbeille ou d'une poutrelle.
[0065] Il a été illustré figure 2 le positionnement d'un mur à coffrage perdu 1 conforme
à l'invention de manière juxtaposée à un autre mur à coffrage perdu 1'.
[0066] Lors de ce positionnement le ou les moyens rigides de liaison 7 et/ou la portion
mobile 91 du ou des éléments flexibles 9 (que comporte le mur à coffrage perdu 1)
entrent en contact avec un obstacle, que comporte l'autre mur 1', et qui peut être
constitué par un moyen de raccordement ou par une armature.
[0067] Sous l'effet du contact avec cet obstacle et du mouvement du mur 1 (plus particulièrement
de la descente de ce mur 1), le caractère flexible du ou des éléments flexibles 9
autorise un déplacement de ce ou ces moyens rigides de liaison 7 et/ou de la portion
mobile 91 de ou des éléments flexibles 9 d'une position déployée vers une position
au moins partiellement escamotée.
[0068] En poursuivant le mouvement (la descente) du mur 1, le contact avec l'obstacle est
interrompu et ce ou ces moyens rigides de liaison 7 et/ou la portion mobile 91 de
ou des éléments flexibles 9 passent de la position au moins partiellement escamotée
à la position déployée. Ce passage s'opère sous l'effet de la gravité (plus particulièrement
du poids de ce ou ces moyens rigides de liaison 7 et/ou de la portion mobile 91 de
ou des éléments flexibles 9) et/ou du caractère élastique de ce ou ces éléments flexibles
9. Ce poids et/ou ce caractère élastique constituent, avantageusement, des moyens
de rappel en position déployée de ce ou ces moyens rigides de liaison 7 et/ou de la
portion mobile 91 de ce ou ces éléments flexibles 9.
1. Mur à coffrage perdu (1) :
- comportant :
- deux peaux (2 ; 3), réalisées en béton ou analogue, disposées en regard l'une (2
; 3) de l'autre (3 ; 2), de manière sensiblement parallèle et espacée, ceci en sorte
de définir entre elles un volume interne (5);
- au moins un moyen (6) pour le raccordement de ces deux peaux (2 ; 3) entre elles
;
- au moins un moyen rigide (7) pour la liaison de ce mur (1) avec un autre mur (1')
au moins similaire, juxtaposé et situé dans son prolongement, un tel moyen rigide
de liaison (7) équipant l'un au moins des côtés latéraux (10, 10') de ce mur (1) et
étant mobile en déplacement entre, d'une part, une position escamotée dans laquelle
un tel moyen rigide de liaison (7) est au moins partiellement escamoté à l'intérieur
du volume interne (5) de ce mur (1) et, d'autre part, une position déployée dans laquelle
un tel moyen rigide de liaison (7) s'étend en partie à l'intérieur du volume interne
(5) de ce mur (1) et en partie à l'extérieur de ce mur (1), latéralement par rapport
au bord latéral de ce mur (1), et dans le prolongement du volume interne (5) de ce
mur (1);
- des moyens (8) pour monter un tel moyen rigide de liaison (7) de manière mobile
par rapport aux peaux (2 ; 3) du mur (1), ceci entre les positions escamotée et déployée
;
- caractérisé par le fait que les moyens (8) pour monter comportent, d'une part, au moins un élément flexible (9)
comportant une portion fixe (90) par rapport aux peaux (2 ; 3) du mur (1) ainsi qu'une
portion mobile (91) par rapport à ces peaux (2 ; 3) et, d'autre part, au moins un
moyen (11) pour rendre solidaire fixement un tel moyen rigide de liaison (7) et la
portion mobile (91) d'un tel élément flexible (9).
2. Mur à coffrage perdu (1) selon la revendication 1, caractérisé par le fait que le ou les moyens rigides de liaison (7) comportent au moins un élément longiforme
rigide (70 ; 70'), notamment sous forme d'une barre, s'étendant de manière parallèle
aux peaux (2 ; 3) du mur (1).
3. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le ou les moyens rigides de liaison (7) adoptent la forme d'une pièce en « U » ou
d'un cadre et comportent, d'une part, au moins deux éléments longiformes rigides (70
; 70'), notamment parallèles, et, d'autre part, au moins un élément de raccordement
(71) de ces éléments longiformes rigides (70 ; 70').
4. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le ou les éléments flexibles (9) sont constitués par au moins un câble élastique.
5. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le ou les éléments flexibles (9) sont conformés en boucle et comportent, d'une part,
deux brins (92 ; 92') constituant la portion fixe (90) d'un tel élément flexible (9)
et, d'autre part, une portion de raccordement (93) de ces deux brins (92 ; 92'), dans
le prolongement de laquelle (93) se situent ces deux brins (92 ; 92'), et constituant
la portion mobile (91) d'un tel élément flexible (9).
6. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le mur (1) comporte des moyens (12) pour rendre solidaire fixement la portion fixe
(90) du ou des éléments flexibles (9) et, selon le cas, au moins une peau (2 ; 3)
du mur (1) et/ou au moins un moyen (6) pour le raccordement de ces deux peaux (2 ;
3).
7. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le mur (1) comporte, d'une part, au moins une armature (4) s'étendant à l'intérieur
d'au moins une peau (2 ; 3) du mur (1), voire encore à l'intérieur du volume interne
(5) de ce mur (1), et, d'autre part, des moyens (12) pour rendre solidaire fixement
la portion fixe (90) du ou des éléments flexibles (9) et au moins une telle armature
(4).
8. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7, caractérisé par le fait que les moyens (12) pour rendre solidaire fixement la portion fixe (90) du ou des éléments
flexibles (9) et, selon le cas, le moyen de raccordement (6) ou l'armature (4) sont
constitués par un sertissage, une ligature, une soudure ou analogue.
9. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le ou les moyens (11) pour rendre solidaire fixement la portion mobile (91) du ou
des éléments flexibles (9) et le ou les moyens rigides de liaison (7) sont constitués
par un sertissage, une ligature, une soudure ou analogue.
10. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le ou les moyens rigides de liaison (7) et/ou le ou les éléments flexibles (9) sont
réalisés en un matériau métallique, notamment de l'acier, plus particulièrement de
l'acier inoxydable.
11. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le mur (1) comporte au moins un moyen pour limiter le déplacement du ou des moyens
rigides de liaison (7) et/ou de la portion mobile (91) du ou des éléments flexibles
(9).
12. Mur à coffrage perdu (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé par le fait que le mur (1) comporte des moyens pour monter le ou les moyens rigides de liaison (7)
en pivotement sur, selon le cas, au moins un moyen de raccordement (6) ou au moins
une armature (4) s'étendant à l'intérieur d'au moins une peau (2 ; 3) du mur (1) ainsi
qu'à l'intérieur du volume interne (5) de ce mur (1).