[0001] La présente invention se rapporte à un couvercle composite pour le bouchage des récipients
à col large.
[0002] Plus précisément, le couvercle composite comprend un élément en liège associé à un
élément d'isolation.
[0003] Les bouchons en liège sont utilisés, notamment pour le bouchage des bouteilles de
vin. Toutefois, l'étanchéité relative du bouchage est obtenue en forçant un bouchon
en liège, à travers le col des bouteilles de manière à le maintenir comprimé. S'agissant
des récipients à plus large col que celui des bouteilles, le bouchage au moyen d'un
couvercle en liège soulève quelques difficultés, notamment lorsqu'ils sont réalisés
dans un matériau déformable comparé au verre.
[0004] En effet, le bouchon, ou le couvercle, ne peut être mis en compression à travers
le col du récipient. Aussi, le couvercle présentant une partie d'obturation et une
partie de préhension permettant d'engager la partie d'obturation à l'intérieur du
col, il a été imaginé de recouvrir la partie d'obturation d'un élément d'isolation
en matière plastique de manière à la rendre étanche. Ainsi, le contenu du récipient
est-il totalement étanche vis-à-vis de l'extérieur lorsque le couvercle est installé
à travers l'ouverture du récipient.
[0005] Or, il s'avère que le liège autorise les échanges gazeux entre l'intérieur du récipient
et l'extérieur, quand bien même il est comprimé dans un col de bouteilles, et que
ces échanges gazeux sont nécessaires pour la conservation et l'évolution des liquides
contenus. Il en est de même pour toutes denrées alimentaires contenues dans un récipient.
Aussi, la mise en oeuvre d'un élément d'isolation en matière plastique inhibe tout
échange gazeux.
[0006] En outre, l'association d'un élément en liège et d'un élément d'isolation en matière
plastique collés l'un avec l'autre, pose ultérieurement des difficultés de recyclage,
compte-tenu de la nature différente des matériaux de ces éléments.
[0007] FR 2 882 034 A mentionne des bondes en bois pouvant être entourées par un morceau de tissu ou de
papier pour obturer des orifices de tonneaux.
[0008] FR 2 221 354 A décrit un obturateur creux qui peut être réalisé, entre autres, en carton.
[0009] FR 1 038 953 A décrit un bouchon pour boîtes à col large, qui consiste en deux coquilles, en métal,
matière plastique ou autres, formant un corps creux qui peut être rempli avec une
matière isolante telle que liège, laine de verre ou autres.
[0010] Enfin,
FR 2 866 634 A décrit les caractéristiques du préambule de la revendication 1. En partant de ce
dernier art antérieur, un problème qui se pose et que vise à résoudre la présente
invention est de fournir un couvercle composite qui soit non seulement plus aisé à
recycler mais aussi, qui puisse autoriser les échanges gazeux entre l'intérieur du
récipient et l'extérieur.
[0011] Dans ce but, et selon un premier objet, la présente invention propose un couvercle
composite destiné au bouchage des récipients présentant une ouverture, ledit couvercle
composite comprenant d'une part un élément en liège présentant une partie d'obturation
et une partie de préhension permettant d'engager ladite partie d'obturation à travers
ladite ouverture et d'autre part un élément d'isolation rapporté recouvrant ladite
partie d'obturation. Selon l'invention, ledit élément d'isolation rapporté est réalisé
dans un matériau artificiel à base de fibres cellulosiques.
[0012] Ainsi, une caractéristique de l'invention réside dans la mise en oeuvre d'un élément
d'isolation en matériau artificiel à base de fibres cellulosiques sur la partie d'obturation
de l'élément en liège. De la sorte, bien que la partie d'obturation de l'élément en
liège ne soit pas comprimée lorsqu'elle est engagée à travers l'ouverture du récipient,
l'élément d'isolation en matériau artificiel lui confère une certaine isolation relative.
Car en effet, ce matériau d'isolation autorise les échanges gazeux entre l'intérieur
du récipient et l'extérieur, car il est par nature microporeux. Au surplus, compte-tenu
de sa nature à base de fibres cellulosiques, il est aisément recyclable avec le liège
auquel il est associé.
[0013] Selon un mode de mise en oeuvre de l'invention particulièrement avantageux, ladite
partie d'obturation présente une face d'obturation et un bord cylindrique bordant
ladite face d'obturation, tandis que ledit élément d'isolation présente, d'une part
un fond venant s'appliquer contre ladite face d'obturation et d'autre part une bordure
étendue en saillie dudit fond venant s'appliquer contre ledit bord cylindrique. Ainsi,
l'élément d'isolation présente un fond et une bordure formant rebord qui s'étend sensiblement
perpendiculairement au plan défini par le fond. De la sorte, lorsque la partie d'obturation
est engagée à travers l'ouverture du récipient, la bordure de l'élément d'isolation
est comprimée entre le bord cylindrique de la partie d'obturation et le bord intérieur
de l'ouverture du récipient. De la sorte, le fond de l'élément d'isolation et la paroi
interne du récipient forment ensemble une seule surface continue étanche vis-à-vis
du contenant du récipient. L'élément d'isolation est, de préférence, rendu solidaire
de l'élément en liège ainsi qu'on l'expliquera plus en détail ci-après.
[0014] En outre, ledit fond présente, avantageusement, une rainure longeant ladite bordure
de manière à rigidifier ledit élément d'isolation. De la sorte, l'arête formée entre
la bordure et le fond de l'élément d'isolation est plus rigide et la fréquence des
ouvertures et fermetures du récipient n'endommage pas le couvercle. En effet, la partie
d'obturation et l'élément d'isolation qui la recouvre sont soumis, dans leur bord
périphérique, à des frottements contre la paroi interne de l'ouverture du récipient.
Il est donc nécessaire que leur rigidité soit accrue.
[0015] Selon un mode de réalisation de l'invention particulièrement avantageux, ledit matériau
artificiel à base de fibres cellulosiques présente une épaisseur supérieure à 150
µm, et de préférence supérieure 175 µm. De la sorte, le matériau artificiel est relativement
rigide. Selon une variante de réalisation, ledit matériau artificiel à base de fibres
cellulosiques présente une masse surfacique, ou grammage, supérieure à 200 g/m
2, préférentiellement, supérieure à 225 g/m
2, et par exemple de l'ordre de 420 g/m
2. Par exemple, ledit matériau artificiel à base de fibres cellulosiques est un carton
non couché.
[0016] De plus, ledit élément en liège présente un épaulement entre ladite partie d'obturation
et ladite partie de préhension. De la sorte, lorsque la partie d'obturation est engagée
à travers l'ouverture du récipient, l'épaulement vient prendre appui contre le bord
de l'ouverture et stoppe ainsi l'enfoncement du couvercle.
[0017] Selon un second objet, l'invention propose une méthode de réalisation d'un couvercle
composite destiné au bouchage des récipients présentant une ouverture, ladite méthode
comprenant les étapes suivantes : on fournit un élément en liège présentant une partie
d'obturation et une partie de préhension, ladite partie d'obturation présentant une
face d'obturation et un bord cylindrique bordant ladite face d'obturation ; on réalise,
selon une étape de réalisation, un élément d'isolation présentant un fond et une bordure
étendue en saillie dudit fond, et on applique ledit fond contre ladite face d'obturation
et ladite bordure contre ledit bord cylindrique de manière à recouvrir ladite partie
d'obturation. Selon l'invention, ladite étape de réalisation comprend les sous-étapes
suivantes : on fournit une feuille d'un matériau artificiel à base de fibres cellulosiques
; et, on forme ladite feuille pour réaliser ledit élément d'isolation.
[0018] Ainsi, il est aisé de réaliser in situ, l'élément d'isolation, par exemple à partir
du matériau artificiel à base de fibres cellulosiques en feuilles ou bien encore en
bande. En outre, et de préférence, on forme à chaud ladite feuille dudit matériau
artificiel. De la sorte, l'élément d'isolation formé, conserve plus aisément sa forme,
et en particulier, le rabattement de la bordure par rapport au fond.
[0019] Pour ce faire, on utilise de préférence des cartons à emboutir non-couchés, lesquels
présentent des faces savonnées.
[0020] Selon un mode de réalisation particulièrement avantageux, on imprime une rainure
le long de ladite bordure lorsque l'on forme ladite feuille. De préférence, la rainure
est imprimée lors du formage ou de l'emboutissage de la feuille. De la sorte, on vient
rigidifier l'élément d'isolation le long de la bordure rabattue. Ainsi qu'on l'expliquera
ci-après plus en détail, cela permet un meilleur ajustement de l'élément en liège
et de l'élément d'isolation.
[0021] D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de
la description faite ci-après d'un mode de réalisation particulier de l'invention,
donné à titre indicatif mais non limitatif, en référence aux dessins annexés sur lesquels
:
- la Figure 1 est une vue schématique en coupe axiale d'un élément du couvercle composite
selon l'invention ;
- la Figure 2 est une vue schématique de dessous selon la flèche Il montrant l'élément
représenté sur la figure 1 ;
- la Figure 3 est une vue schématique en coupe axiale illustrant le couvercle composite
conforme à l'invention ; et,
- la Figure 4 et une vue schématique en coupe axiale du couvercle composite associé
à un récipient.
[0022] La Figure 3 illustre un couvercle composite 10 conforme à l'invention comprenant
un élément en liège 12 et un élément d'isolation 14. L'élément en liège 12 est constitué
d'une pièce circulaire dont le diamètre est supérieur à l'épaisseur, par exemple entre
quatre fois et dix fois plus, et il présente une partie d'obturation 16 surmontée
d'une partie de préhension 18. Les deux parties 16, 18 sont de symétrie cylindrique
et elles sont coaxiales. Au surplus, la partie d'obturation 16 présente un diamètre
inférieur au diamètre de la partie de préhension 18 de manière à former un épaulement
20 sur la partie de préhension 18 autour de la partie d'obturation 16. Cette dernière
définit une face d'obturation 22 sensiblement plane et circulaire, et un bord cylindrique
24 dont la génératrice est sensiblement perpendiculaire à la face d'obturation 22.
[0023] La partie d'obturation 16 est en outre recouverte d'un élément d'isolation 26 réalisé
dans un matériau artificiel à base de fibres cellulosiques et que l'on décrira plus
en détail en référence aux figures 1 et 2.
[0024] La figure 1 illustre en coupe axiale l'élément d'isolation 26 tandis que la figure
2 l'illustre en vue de dessous. Il présente, un fond 28 sensiblement plat et circulaire
présentant une face interne 29 opposée à une face externe 31, ainsi qu'une bordure
30 sensiblement perpendiculaire au fond 28, et formant un rebord de symétrie cylindrique
se terminant par un bord libre 33. De préférence, la hauteur de la bordure 30 est
comprise entre quatre et dix pourcents du diamètre de l'élément d'isolation 26, par
exemple, elle est de six pourcents.
[0025] En outre, l'élément d'isolation 26 présente, sur la face interne 29, un enfoncement
périphérique 32 circulaire formant une rainure le long de la bordure 30. A l'inverse,
cet enfoncement périphérique 32 forme, sur la face externe 31, une nervure circulaire
34. De la sorte, l'élément d'isolation 26 est rigidifié au niveau de la bordure 30.
On expliquera ci-après les avantages de cette rigidification.
[0026] La présente invention concerne également une méthode de réalisation du couvercle
composite 10. Suivant ladite méthode, on réalise l'élément en liège 12 en fournissant
des plaques de liège et en les poinçonnant à l'emporte-pièce pour récupérer des disques
de liège à l'intérieur du poinçon. Puis on usine les disques de liège de manière à
ménager la partie d'obturation 16 et, concomitamment, à dégager la partie de préhension
12 en formant l'épaulement 20. Par exemple, le disque de Liège présente une épaisseur
de 13 mm et un diamètre de 75 mm, et la partie d'obturation ménagée présente un diamètre
de 70 mm et une épaisseur de 6 mm. Aussi, le décrochement entre la partie d'obturation
16 et la partie de préhension 12 est d'environ 2,5 mm. Ainsi, on fournit l'élément
de liège 12.
[0027] En outre, on réalise l'élément d'isolation à partir d'un matériau carton, fait de
fibres cellulosiques. Ce carton présente, par exemple, une épaisseur de 400 µm et
une masse surfacique de 420 g/m
2. De préférence, ce matériau est un carton à emboutir savonné. Il est couramment mis
en oeuvre pour fabriquer des boîtes de produits alimentaires. Il est observé que le
matériau artificiel cellulosique est ici destiné, non pas à contenir des produits,
mais à recouvrir et isoler la partie d'obturation 16 de l'élément en liège 12.
[0028] Le matériau carton est alors prédécoupé en feuilles sensiblement circulaires, lesquelles
sont ensuite embouties à chaud dans une presse pour être formées. La presse présente
une matrice chauffée présentant un évidement circulaire correspondant aux dimensions
et aux formes externes de l'élément d'isolation 26, et un poinçon apte à venir emboutir
les feuilles à l'intérieur de la matrice, et dont l'enveloppe correspond aux formes
internes de l'élément d'isolation 26. Aussi, la matrice présente une paroi de fond
et une paroi cylindrique prolongeant perpendiculairement la paroi de fond. En outre,
une rainure circulaire est ménagée dans la paroi de fond le long de la paroi cylindrique.
À l'opposé, le poinçon présente un bord circulaire en saillie qui s'étend axialement
et qui est apte à venir s'engager à l'intérieur de la rainure circulaire de la matrice.
[0029] Les feuilles de carton, engagées entre le poinçon et la matrice, se déforment lorsque
le poinçon vient s'engager à l'intérieur de la matrice, de manière à, d'une part plier
les bordures concentriquement puis d'autre part, à former la nervure circulaire 34
lorsque le poinçon est en bout de course à l'intérieur de la matrice. Les fibres cellulosiques
du carton sont alors brisées au niveau des pliures.
[0030] Le carton ainsi embouti est alors maintenu à l'intérieur de la matrice chauffée pendant
une durée de l'ordre de la dizaine de secondes, par exemple 20 secondes. De la sorte,
on forme l'élément d'isolation 26 tel que représenté sur les figures 1 et 2.
[0031] Par ailleurs, selon un mode de réalisation de l'invention particulièrement avantageux,
on réalise des cannelures dans la bordure 30 pour former des évents dont on expliquera
la fonction dans la suite de la description. Ces cannelures ne sont pas représentées
sur les figures.
[0032] Pour réaliser ces cannelures, il est ménagé des rainures axiales dans la paroi cylindrique
de la matrice, tandis qu'à l'opposé, le poinçon présente lui, des nervures axiales
aptes à venir s'engager à l'intérieur des rainures axiales, lorsque le poinçon pénètre
à l'intérieur de la matrice. On obtient de la sorte, des nervures axiales en saillie
de la bordure 30 formant rebord, orientées radialement vers l'extérieur et sensiblement
perpendiculaires au fond 28 de l'élément d'isolation 26. On prévoit de réaliser une
pluralité de nervures uniformément réparties à la périphérie de l'élément d'isolation
26, par exemple, entre quatre et trente-deux nervures.
[0033] Après que l'élément en liège 12 et l'élément d'isolation 26 ont été réalisés on les
assemble par collage.
[0034] Aussi, un ruban de colle est tout d'abord appliqué à l'intérieur de l'élément d'isolation
26 contre la bordure 30 et près du bord libre 33. Ensuite, la partie d'obturation
16 de l'élément en liège 12 est engagée à l'intérieur de l'élément d'isolation 26,
le bord cylindrique 24 en frottement contre l'intérieur de la bordure 30. De la sorte,
la colle du ruban de colle est entraînée axialement entre la bordure 30 et le bord
cylindrique 24, et ainsi, est répartie uniformément entre ces deux parois, sans bavure
vers l'extérieur. Le bord libre 33 de la bordure 30 vient alors en appui contre l'épaulement
20, comme illustré sur la figure 3 sur laquelle on retrouve le couvercle composite,
et à laquelle on se référera de nouveau.
[0035] Ainsi, la bordure 30 est rendue solidaire du bord cylindrique 24 de la partie d'obturation
16 de l'élément en liège 12, tandis que le fond 28 vient en appui contre la face d'obturation
22 de la partie d'obturation 16, tout en restant libre par rapport à cette face. L'élément
d'isolation 26 est alors solidaire de la partie d'obturation 16 qu'il recouvre.
[0036] On se référera à la figure 4 illustrant la mise en oeuvre du couvercle composite
10 sur un récipient 36. Ce dernier est de forme cylindrique et il présente un fond
de récipient 38 opposé à une ouverture circulaire 40, laquelle est bordée par une
bordure interne circulaire 42, terminée par un rebord libre 44. Cette ouverture circulaire
40 est alors obturée au moyen du couvercle composite 10. Le bord cylindrique 24 de
la partie d'obturation 16 et la bordure 30 de l'élément d'isolation 26 qui le recouvre,
épouse alors la bordure interne circulaire 42 de l'ouverture 40 et exercent sur elle
un effort radial sur toute la périphérie. Au surplus, l'épaulement 20 vient en appui
contre le rebord libre 44. De la sorte, on obtient une certaine étanchéité de l'intérieur
du récipient 36 vis-à-vis de l'extérieur.
[0037] On observera que la mise en oeuvre des cannelures formant évents, permet de refermer
le récipient 36 en évitant de le mettre en surpression. En effet, grâce aux évents,
lorsque la partie d'obturation 16 est engagée à travers l'ouverture 40, le surplus
d'air du récipient 36 s'échappe à travers les évents.
[0038] De plus, grâce à la nervure circulaire 34, l'élément d'isolation 26 est plus rigide,
notamment au niveau de la jonction entre la bordure 30 et le fond 28. Aussi, lorsque
la partie d'obturation 16 recouverte de l'élément d'isolation 26 est engagée à travers
l'ouverture 40, sa résistance à la déformation est plus importante.
[0039] Par ailleurs, grâce à la nature même du matériau artificiel à base de fibres cellulosiques,
lequel est microporeux, les échanges gazeux entre l'intérieur du récipient 36 et l'extérieur
permettent précisément le renouvellement de l'air du récipient. Cela est particulièrement
avantageux lorsque le récipient 36 renferme des denrées alimentaires, par exemple
du sel. En outre, l'élément d'isolation 26 est étanche aux liquides, ce qui permet
d'éviter toute entrée intempestive de liquides à l'intérieur du récipient 36 lorsque
celui-ci est fermé.
[0040] De surcroît, le matériau artificiel à base de fibres cellulosiques 26 est recyclable
avec l'élément en liège 12, alors que cela n'est pas le cas avec un élément d'isolation
en matière plastique.
1. Couvercle composite (10) destiné au bouchage des récipients (36) présentant une ouverture
(40), ledit couvercle composite comprenant d'une part un élément en liège (12) présentant
une partie d'obturation (16) et une partie de préhension (18) permettant d'engager
ladite partie d'obturation à travers ladite ouverture (40) et d'autre part un élément
d'isolation (26) rapporté dans un matériau artificiel recouvrant ladite partie d'obturation
(16) ;
caractérisé en ce que ledit matériau artificiel est à base de fibres cellulosiques.
2. Couvercle composite selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie d'obturation (16) présente une face d'obturation (22) et un bord cylindrique
(24) bordant ladite face d'obturation, tandis que ledit élément d'isolation (26) présente,
d'une part un fond (28) venant s'appliquer contre ladite face d'obturation (22) et
d'autre part une bordure (30) étendue en saillie dudit fond (28) venant s'appliquer
contre ledit bord cylindrique (24).
3. Couvercle composite selon la revendication 2, caractérisé en ce que ledit fond (28) présente une rainure (32) longeant ladite bordure (30) de manière
à rigidifier ledit élément d'isolation (26).
4. Couvercle composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, caractérisé en ce que ledit matériau artificiel à base de fibres cellulosiques présente une épaisseur supérieure
à 150 µm.
5. Couvercle composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, caractérisé en ce que ledit matériau artificiel à base de fibres cellulosiques présente une masse surfacique
supérieure à 200 g/m2.
6. Couvercle composite selon la revendication 4 ou 5, caractérisé en ce que ledit matériau artificiel à base de fibres cellulosiques est un carton non couché.
7. Couvercle composite selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, caractérisé en ce que ledit élément en liège présente un épaulement (20) entre ladite partie d'obturation
(16) et ladite partie de préhension (18).
8. Méthode de réalisation d'un couvercle composite (26) destiné au bouchage des récipients
(36) présentant une ouverture (40), ladite méthode comprenant les étapes suivantes
:
- on fournit un élément en liège (12) présentant une partie d'obturation (16) et une
partie de préhension (18), ladite partie d'obturation présentant une face d'obturation
(22) et un bord cylindrique (24) bordant ladite face d'obturation ;
- on réalise selon une étape de réalisation un élément d'isolation (26) présentant
un fond (28) et une bordure (30) étendue en saillie dudit fond ;
- on applique ledit fond (28) contre ladite face d'obturation (22) et ladite bordure
(30) contre ledit bord cylindrique (24) de manière à recouvrir ladite partie d'obturation
(16);
caractérisée en ce que ladite étape de réalisation comprend les sous-étapes suivantes :
- on fournit une feuille d'un matériau artificiel à base de fibres cellulosiques ;
et,
- on forme ladite feuille pour réaliser ledit élément d'isolation (26).
9. Méthode de réalisation d'un couvercle composite selon la revendication 8, caractérisée en ce qu'on forme à chaud ladite feuille dudit matériau artificiel.
10. Méthode de réalisation d'un couvercle composite selon la revendication 8 ou 9, caractérisée en ce qu'on imprime une rainure (32) le long de ladite bordure (30) lorsque l'on forme ladite
feuille.
1. Zusammengesetzter Deckel (10), der zum Verschließen von Behältern (36) bestimmt ist,
die eine Öffnung (40) aufweisen, wobei der zusammengesetzte Deckel einerseits ein
Korkelement (12) umfasst, das einen Verschlussteil (16) und einen Greifteil (18) aufweist,
der es ermöglicht, den Verschlussteil durch die Öffnung (40) einzusetzen, und andererseits
ein Isolierelement (26), das aus einem künstlichen Material angefügt ist, das den
Verschlussteil (16) abdeckt;
dadurch gekennzeichnet, dass das künstliche Material auf Basis von Zellulosefasern hergestellt ist.
2. Zusammengesetzter Deckel nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Verschlussteil (16) eine Verschlussseite (22) und einen zylindrischen Rand (24)
aufweist, der die Verschlussseite umrandet, während das Isolierelement (26) einerseits
einen Boden (28), der gegen die Verschlussseite (22) gedrückt wird, und andererseits
eine Umrandung (30) aufweist, die sich vorspringend vom Boden (28) erstreckt und gegen
den zylindrischen Rand (24) gedrückt wird.
3. Zusammengesetzter Deckel nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der Boden (28) eine Rille (32) entlang der Umrandung (30) aufweist, um das Isolierelement
(26) zu versteifen.
4. Zusammengesetzter Deckel nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass das künstliche Material auf Basis von Zellulosefasern eine Dicke von mehr als 150
µm aufweist.
5. Zusammengesetzter Deckel nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass das künstliche Material auf Basis von Zellulosefasern eine flächenbezogene Masse
von mehr als 200 g/m2 aufweist.
6. Zusammengesetzter Deckel nach Anspruch 4 oder 5, dadurch gekennzeichnet, dass das künstliche Material auf Basis von Zellulosefasern ein ungestrichener Karton ist.
7. Zusammengesetzter Deckel nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass das Korkelement einen Absatz (20) zwischen dem Verschlussteil (16) und dem Greifteil
(18) aufweist.
8. Verfahren zur Herstellung eines zusammengesetzten Deckels (26), der zum Verschließen
von Behältern (36) bestimmt ist, die eine Öffnung (40) aufweisen, wobei das Verfahren
folgende Schritte umfasst:
- Bereitstellen eines Korkelements (12), das einen Verschlussteil (16) und einen Greifteil
(18) aufweist, wobei der Verschlussteil eine Verschlussseite (22) und einen zylindrischen
Rand (24) aufweist, der die Verschlussseite umrandet;
- Herstellen, gemäß einem Herstellungsschritt, eines Isolierelements (26), das einen
Boden (28) und eine Umrandung (30) aufweist, die sich vorspringend vom Boden erstreckt;
- Drücken des Bodens (28) gegen die Verschlussseite (22) und der Umrandung (30) gegen
den zylindrischen Rand (24), um den Verschlussteil (16) abzudecken;
dadurch gekennzeichnet, dass der Herstellungsschritt folgende Teilschritte umfasst:
- Bereitstellen eines Bogens aus einem künstlichen Material auf Basis von Zellulosefasern;
und
- Formen des Bogens, um das Isolierelement (26) herzustellen.
9. Verfahren zur Herstellung eines zusammengesetzten Deckels nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass der Bogen aus dem künstlichen Material warmgeformt wird.
10. Verfahren zur Herstellung eines zusammengesetzten Deckels nach Anspruch 8 oder 9,
dadurch gekennzeichnet, dass eine Rille (32) entlang der Umrandung (30) beim Formen des Bogens eingedruckt wird.
1. Composite lid (10) intended for sealing containers (36) having an opening (40), said
composite lid comprising a cork element (12) having a sealing portion (16) and a gripping
portion (18) that makes it possible to insert said sealing portion through said opening
(40), and comprising an inserted insulation element (26) that is made of a synthetic
material and covers said sealing portion (16); characterised in that said synthetic material is based on cellulose fibres.
2. Composite lid according to claim 1, characterised in that said sealing portion (16) comprises a sealing face (22) and a cylindrical edge (24)
which borders said sealing face, while said insulation element (26) comprises a base
(28) that comes into contact with said sealing face (22), and an extended rim (30)
that projects from said base (28) and comes into contact with said cylindrical edge
(24).
3. Composite lid according to claim 2, characterised in that said base (28) comprises a groove (32) that extends along said rim (30) so as to
make said insulation element (26) rigid.
4. Composite lid according to any of claims 1 to 3, characterised in that said cellulose fibre-based synthetic material has a thickness of more than 150 µm.
5. Composite lid according to any of claims 1 to 4, characterised in that said cellulose fibre-based synthetic material has a basis weight of more than 200
g/m2.
6. Composite lid according to either claim 4 or claim 5, characterised in that said cellulose fibre-based synthetic material is an uncoated paperboard.
7. Composite lid according to any of claims 1 to 6, characterised in that said cork element comprises a shoulder (20) between said sealing portion (16) and
said gripping portion (18).
8. Method for producing a composite lid (26) intended for sealing containers (36) having
an opening (40), said method comprising the steps of:
- providing a cork element (12) comprising a sealing portion (16) and a gripping portion
(18), said sealing portion comprising a sealing face (22) and a cylindrical edge (24)
which borders said sealing face;
- producing, in a production step, an insulation element (26) comprising a base (28)
and an extended rim (30) that projects from said base;
- bringing said base (28) into contact with said sealing face (22), and said rim (30)
into contact with said cylindrical edge (24) so as to cover said sealing portion (16);
characterised in that said production step comprises the sub-steps of:
- providing a sheet of a cellulose fibre-based synthetic material; and
- shaping said sheet in order to produce said insulation element (26).
9. Method for producing a composite lid according to claim 8, characterised in that said sheet of said synthetic material is hot-formed.
10. Method for producing a composite lid according to either claim 8 or claim 9, characterised in that a groove (32) is impressed along said rim (30) when said sheet is shaped.