[0001] L'invention concerne un dispositif d'étai et/ou de calage à développement télescopique,
dénommé encore étai télescopique, à corps longiligne comportant une partie mâle ou
montant, une partie femelle ou bras télescopique apte à coopérer par coulissement
autour du montant, l'étai comprenant en outre des moyens d'actionnement pour engendrer
le déploiement du bras.
[0002] Dans divers métiers du bâtiment, il est utile de pouvoir étayer un plafond ou une
paroi murale ou maintenir une menuiserie depuis une surface inférieure, de sorte à
exercer une pression verticale ou angulaire.
[0003] Par ailleurs, on cherche parfois à caler par une butée latérale des objets, notamment
lors de leur transport. A cet effet, il est connu d'utiliser dans une autre fonction
un étai qu'on dispose en pression entre le plancher et le plafond, et dont le corps
vertical sert de surface d'appui latérale pour un objet.
[0004] Aussi, des étais connus présentent un corps longiligne et comprennent un bras télescopique
dans la continuité du corps, chacune des extrémités distales du corps et du bras étant
pourvue d'une surface d'appui. Le bras télescopique permet de s'adapter à la hauteur/distance
entre le sol et la surface opposée d'appui. Une fois l'étai en place, celui-ci est
maintenu en pression entre les deux surfaces, pouvant exercer sa fonction d'étai ou
de moyen de butée latérale contre lequel peuvent être appuyés des objets.
[0005] Le bras télescopique de tels étais est généralement manoeuvrable par un système à
crémaillère ou vis. Le système à crémaillère utilise une poignée qu'on presse afin
de monter ou descendre le bras, tandis que le système à vis nécessite de visser ou
dévisser un organe tournant.
[0006] Cependant, dans les deux systèmes ci-dessus, l'utilisateur a désavantageusement ses
deux mains occupées, d'une part il maintient avec l'une de ses mains l'étai dans une
position verticale ou inclinée, et d'autre part avec son autre main, il manoeuvre
le système d'actionnement du bras télescopique pour amener en poussée l'extrémité
dudit bras contre un plafond ou une paroi murale. Or, il est parfois utile de disposer
de l'une de ses mains pour, concomitamment à la mise en place de l'étai, attraper
ou maintenir un objet.
[0007] Par ailleurs, ces systèmes ne sont pas rapides de mise en oeuvre.
[0008] L'invention a donc pour but de proposer un dispositif d'étai et/ou de calage qui
ne présente pas l'inconvénient majeur précité, permettant par conséquent de disposer
d'une main libre lorsque le bras télescopique doit être déployé ou rangé (rétracté).
En outre, les moyens mis en oeuvre pour autoriser les manoeuvres de déploiement ou
rétraction sont avantageusement aisés et rapides.
[0009] Un autre but sera en particulier décrit, le même dispositif pouvant être aussi bien
utilisé en tant qu'étai sur un sol plan, qu'en tant que moyen de calage latéral dans
un véhicule disposant d'au moins un rail perforé pour la mise en place verticale du
dispositif dans l'un des orifices dudit rail.
[0010] Selon l'invention, le dispositif d'étai et/ou de calage (dénommé étai) à développement
télescopique présente un corps longiligne comportant une partie mâle ou montant (destiné
à être posé sur le sol), une partie femelle ou bras télescopique apte à coopérer par
coulissement autour du montant (destiné à être mis en appui contre la surface opposée
au sol, plafond ou paroi murale), l'étai comprenant en outre des moyens d'actionnement
pour engendrer le déploiement du bras, est caractérisé en ce que les moyens d'actionnement
comportent un organe actionnable par le pied, du type pédale.
[0011] L'organe d'actionnement commandé par le pied est apte à assurer le déblocage du bras
en position fixe pour permettre son coulissement. L'organe d'actionnement permet aussi
bien le déploiement du bras télescopique et son verrouillage en position que son déverrouillage
et sa rétractation.
[0012] Par conséquent, grâce à l'organe d'actionnement par le pied, le dispositif posé sur
le sol implique de n'utiliser qu'une seule main qui sert à tirer sur le bras télescopique
pour le déployer, tandis que l'autre main reste libre.
[0013] En outre, pour rétracter le bras télescopique, il suffit d'appuyer sur la pédale
et le bras coulisse de lui-même, glissant seul par gravité.
[0014] A tout moment, s'il convient de le stopper à une hauteur donnée, il suffit de relâcher
la pédale.
[0015] Le dispositif de l'invention, aisé d'utilisation est également rapide de mise en
oeuvre.
[0016] Dans la suite de la description le terme de « hauteur », les qualificatifs « supérieur
», « inférieur », d'un élément du dispositif sont utilisés dans le cadre d'une installation
du dispositif sur une surface horizontale, c'est-à-dire relatif à une notion verticale
par rapport à un sol plat horizontal sur lequel serait posé le dispositif.
[0017] Les termes « interne » et « externe » qualifient les parties tournées respectivement
vers l'intérieur et l'extérieur du dispositif.
[0018] Le bras coulisse autour du montant avec très peu de jeu et selon un guidage parfait,
en particulier grâce à deux embouts en matière plastique disposés pour l'un à l'extrémité
supérieure et à l'intérieur du montant, et pour l'autre, autour du bras en son extrémité
inférieure.
[0019] Pour éviter que le bras ne puisse sortir hors du montant, soit lors du déploiement
maximal soit lorsqu'il coulisse de lui-même pour être rangé, l'étai comporte des moyens
de butées haute et basse pour le bras.
[0020] Selon une caractéristique, le dispositif comporte des moyens de verrouillage coopérant
avec le bras télescopique pour empêcher son coulissement, les moyens de verrouillage
étant reliés à l'organe d'actionnement et l'actionnement dudit organe engendrant la
dissociation des moyens de verrouillage avec le bras pour autoriser le coulissement
de ce dernier.
[0021] De préférence, la coopération des moyens de verrouillage avec le bras télescopique
se fait par frottement, les moyens de verrouillage présentant une surface d'appui
mise en pression contre l'intérieur du bras creux, interdisant ainsi le coulissement
du bras.
[0022] Les moyens de verrouillage sont avantageusement associés au montant de l'étai, en
particulier sont agencés à cheval de la paroi du montant de sorte à dépasser d'une
part à l'intérieur du montant creux et d'autre part à l'extérieur du montant en direction
de la paroi interne du bras entourant ledit montant.
[0023] Selon une autre caractéristique, la pédale du dispositif est reliée aux moyens de
verrouillage par un organe de transmission connecté à des moyens de manoeuvre qui
coopèrent avec les moyens de verrouillage, ledit organe de transmission et lesdits
moyens de manoeuvre étant logés à l'intérieur du montant. Lesdits moyens de manoeuvre
sont aptes à être mobiles en réponse au déclenchement de l'organe d'actionnement (actionnement
de la pédale).
[0024] L'organe de transmission est avantageusement un fil d'acier de longueur adaptée à
la hauteur du montant, lesdits moyens de manoeuvre étant agencés à proximité de l'extrémité
distale supérieure du montant.
[0025] De préférence, l'organe d'actionnement (la pédale) est disposée vers l'une des extrémités
distales du corps (en partie inférieure du montant), à l'opposé du bras télescopique,
et comprend une partie dite de commande qui est agencée à l'extérieur du corps de
l'étai et sur laquelle l'utilisateur est destiné à appuyer, et une partie dite de
liaison ou d'attache qui est située au moins en partie à l'intérieur du corps de l'étai.
[0026] La partie de la pédale agencée à l'intérieur du corps de l'étai est rendue solidaire
des moyens de transmission.
[0027] Avantageusement, la pédale, plus particulièrement la partie de commande de la pédale,
est pliable et destinée hors utilisation à être disposée parallèlement et le long
du corps de l'étai.
[0028] Selon une autre caractéristique, l'étai comporte en outre une allonge supplémentaire
manoeuvrable par vissage/dévissage, permettant d'ajuster au mieux la pression que
doit exercer l'étai. De préférence, l'allonge est agencée à l'extrémité distale inférieure
de l'étai (extrémité du montant). En variante, elle pourrait être associée à l'extrémité
distale supérieure de l'étai (extrémité du bras).
[0029] Selon une caractéristique préférentielle, le corps du dispositif ou le montant et/ou
le bras sont à section parallélépipédique plutôt que circulaire afin de faciliter
la préhension du dispositif, voire conférer une meilleure préhension qu'un corps à
section circulaire, en particulier lorsqu'il s'agit de visser ou dévisser l'allonge.
[0030] Selon une autre caractéristique avantageuse de l'étai, celui-ci comprend deux pieds,
chacun à une extrémité distale du corps pour assurer sa fonction, chaque pied étant
destiné à coopérer avec une surface d'accueil (sol et plafond ou paroi murale), au
moins l'un des pieds, de préférence les deux, comprenant une surface d'appui de configuration
interchangeable, l'une des configurations étant de forme à surface plane, tandis que
l'autre configuration est à embout cylindrique.
[0031] Le pied dont la surface d'appui est à configuration interchangeable est de préférence
à fonction réversible, et comporte une tige à embout cylindrique et un patin à surface
plane fixé par pivotement autour de la tige réversible, notamment dont l'une des configurations
est de forme à surface plane, tandis que l'autre configuration est à embout cylindrique.
[0032] Une variante avec des formes amovibles pourrait être envisagée mais n'est pas préférée.
[0033] Ainsi, on peut avec le même étai proposer au choix deux types de surfaces d'appui,
la configuration à embout cylindrique permettant en particulier de coopérer avec un
orifice de rail généralement disposé dans des véhicules de transport.
[0034] Un tel pied à fonction réversible comporte une tige à embout cylindrique et un patin
à surface plane, la surface plane étant en saillie de l'embout dans l'une des configurations,
et inversement dans l'autre configuration, l'embout cylindrique dépassant du patin.
Le passage de l'une à l'autre des configurations est obtenu en retournant à 180° le
patin, par exemple par pivotement, le patin et/ou la tige étant doté de moyens de
blocage en rotation du type bossage pour éviter que le patin ne soit libre de pivoter.
[0035] Par ailleurs, les deux pieds du dispositif comportent donc chacun un patin ou une
semelle, ce patin étant avantageusement inclinable et apte à être maintenu en position.
Grâce à l'axe de pivotement du patin décrit plus haut, celui-ci peut être pivoté de
manière à l'incliner à l'angle voulu lorsque l'étai nécessite d'être appliqué contre
une paroi murale. De plus, le patin peut comporter deux orifices de fixation lorsqu'il
s'agit de maintenir fermement l'étai en place et le fixer aux surfaces d'accueil.
[0036] La présente invention est maintenant décrite à l'aide d'exemples uniquement illustratifs
et nullement limitatifs de la portée de l'invention, et à partir des illustrations
ci-jointes, dans lesquelles :
- La figure 1 illustre une vue en perspective du dispositif de l'invention en vue d'une
application d'étai, le dispositif présentant son bras télescopique en position pliée
;
- La figure 2 correspond à la figure 1, le bras télescopique étant représenté à plus
petite échelle, en position dépliée, allongeant par conséquent la hauteur du dispositif
;
- La figure 3a illustre une vue en perspective et de côté de l'une des extrémités distales
du dispositif en vue d'une application de calage, ladite extrémité coopérant avec
un rail de maintien en position du dispositif ;
- La figure 3b est une vue de détail de la figure 3a ;
- La figure 4 est une vue en perspective et de côté, ouverte sur l'intérieur du dispositif
pour des raisons de clarté et de compréhension, montrant la partie inférieure du dispositif
dotée d'une part de l'organe d'actionnement (la pédale) permettant le déploiement
du bras télescopique, et d'autre part de l'allonge supplémentaire vissable/dévissable
;
- La figure 5 est une vue en coupe longitudinale du bras et du montant logeant les moyens
de verrouillage qui sont ici en position verrouillée du bras télescopique ;
- Les figures 6a et 6b sont des vues en coupe de détail, schématique et pas à l'échelle,
illustrant les moyens de verrouillage, respectivement en position verrouillée et déverrouillée
;
- La figure 7 illustre une vue en perspective d'une partie de l'étai avec l'organe d'actionnement
(la pédale) à l'état replié ;
- Les figures 8a et 8b illustrent des vues en perspectives et de dessus de l'une des
extrémités distales du dispositif, selon deux variantes respectives de surfaces d'appui
pour le dispositif ;
- La figure 9 est une vue en perspective et en partie ouverte de la partie supérieure
du bras montrant les moyens de butée haute limitant la course en position rétractée
;
- La figure 10 est une vue en coupe selon un plan longitudinal de la partie inférieure
du bras montrant les moyens de butée basse évitant la dissociation du bras et du montant.
[0037] Les figures 1 et 2 illustrent un étai télescopique 1 selon l'invention respectivement
en position rétractée et en position déployée.
[0038] Cet étai des figures 1 et 2 est destiné à être utilisé et mis en pression entre deux
surfaces d'accueil et d'appui planes (non représentées), l'application visée étant
celle d'un étai en tant que tel. Aussi, les extrémités distales de l'étai 4A et 4B
(dénommées ci-après pieds) présentent des surfaces à extension plane.
[0039] Le même étai illustré sur la figure 3a est en revanche plus particulièrement destiné
mais pas exclusivement à constituer un moyen de calage latéral tel que lors de transport
d'objets dans un véhicule. Par conséquent, au moins l'une des extrémités ou pied 4A
de l'étai est dotée d'une surface à forme cylindrique pour coopérer mutuellement avec
une surface d'accueil du type perforée d'un rail 10. Dans cette utilisation, un rail
est disposé sur le plancher du véhicule et de préférence un autre rail est agencé
sur le plafond ; l'étai est mis en place dans le rail inférieur via l'engagement de
son extrémité cylindrique inférieure dans un orifice dudit rail, tandis que son extrémité
opposée cylindrique supérieure est introduite en déployant le bras pour s'engager
dans un orifice du rail supérieur, le corps de l'étai pouvant alors servir de butée
latérale contre laquelle est appuyé un objet à transporter. Bien entendu, en l'absence
de rail supérieur, l'extrémité supérieure du bras pourrait présenter la forme de la
semelle plate 4B de la figure 2 pour se plaquer contre le plafond.
[0040] Comme il sera vu plus loin, le même étai 1 de l'invention comporte avantageusement
les deux types de surface, à extension plane formant un patin d'une part et à bout
cylindrique d'autre part, l'une des surfaces étant disposée sélectivement en tant
que surface d'appui selon l'utilisation qui est faite de l'étai.
[0041] En regard des figures 1 et 2, l'étai 1 comporte un corps longiligne doté d'un montant
2 formant une embase longitudinale pour l'étai, et d'un bras télescopique 3 apte à
se déployer au-delà du montant 2 selon le même axe longitudinal.
[0042] Le bras télescopique 3 est creux et forme une partie femelle du corps de l'étai,
tandis que le montant 2 forme une partie mâle, la partie femelle ou bras 3 étant apte
à coulisser autour du montant 2 pour être déployée à la hauteur souhaitée (figure
2). En position rétractée du bras 3, la partie mâle 2 est complètement engagée dans
la partie femelle 3 (figure 1).
[0043] A titre d'exemple non limitatif, la longueur de l'étai en position rétractée est
de 1,5 m et en position déployée maximale de 2,65 m comprenant 10 cm d'allonge par
vissage.
[0044] Un jeu existe entre le bras 3 et le montant 2 pour permettre le coulissement. En
outre, des moyens de verrouillage internes au corps de l'étai et décrits plus loin
permettent de bloquer le coulissement du bras 3.
[0045] Bien entendu des butées haute et basse sont prévues associées au corps de l'étai
pour éviter que le bras 3 ne coulisse intempestivement au-delà des deux extrémités
libres supérieure 2B et inférieure 2A du montant 2. Ces butées sont décrites plus
loin.
[0046] Par ailleurs, l'étai 1 comporte une tige filetée 5A apte à être vissée/dévissée pour
former une allonge supplémentaire à l'étai afin d'ajuster précisément si besoin la
hauteur d'extension de l'étai, et donc la hauteur de déploiement du bras 3 afin de
réaliser la mise en pression parfaite du dispositif au niveau de ses parties supérieure
et inférieure et ainsi assurer sa fonction d'étai.
[0047] La tige 5A est de préférence disposée dans la partie inférieure de l'étai, au niveau
de l'extrémité inférieure 2A du montant 2 et en saillie de celui-ci. L'association
de la tige 5A au montant 2 sera décrite ultérieurement en regard de la figure 4.
[0048] L'étai 1 comporte également, tel que vu plus haut, deux pieds 4A et 4B pour servir
de surfaces d'appui respectivement inférieure et supérieure à l'étai. Les pieds sont
respectivement associés aux extrémités distales du corps, en particulier respectivement
à la tige 5A en prolongement du montant 2 et au bras 3 via une tige 5B.
[0049] Enfin, l'étai 1 comporte un organe d'actionnement 6 sur lequel est destiné à agir
l'utilisateur pour déployer/rétracter le bras 3.
[0050] Selon l'invention, l'organe d'actionnement 6 est actionnable par le pied de l'utilisateur.
Il se présente sous la forme d'une pédale.
[0051] La pédale 6 est agencée au niveau de l'extrémité inférieure du corps de l'étai, en
particulier associée à l'extrémité inférieure du montant 2.
[0052] Hors actionnement de la pédale, le bras 3 ne peut pas coulisser. Pour agir sur le
déploiement ou la rétractation du bras 3 et par conséquent permettre son coulissement
autour du montant 2, il est nécessaire d'appuyer sur la pédale 6.
[0053] La pédale 6 est apte à agir sur des moyens de verrouillage/déverrouillage 7 qui seront
décrits plus en détail au regard des figures 5, 6a et 6b. Les moyens de verrouillage/déverrouillage
7 sont d'une part associés au montant 2 et d'autre part destinés à coopérer avec le
bras 3 en position de blocage du bras 3 autour du montant 2. Lorsque l'on appuie sur
la pédale 6, celle-ci agit en déverrouillant les moyens de verrouillage 7 qui ne coopèrent
plus avec le bras 3, ce qui permet le coulissement dudit bras le long du montant 2.
Lorsqu'à nouveau, on n'appuie plus sur la pédale 6, les moyens de verrouillage 7 coopèrent
à nouveau avec le bras 3, bloquant son coulissement et maintenant le bras autour du
montant 2 à la hauteur à laquelle on a relâché la pédale.
[0054] Dans l'exemple préféré de l'invention et décrit ci-après, la coopération des moyens
de verrouillage 7 avec le bras 3 se fait par frottement (figure 5 et 6a), les moyens
de verrouillage 7 présentant une surface d'appui 70 mise en pression contre la face
interne 31 de la paroi 30 du bras creux 3, interdisant le coulissement du bras.
[0055] En regard des figures 4 et 5, la pédale 6 est reliée aux moyens de verrouillage 7
par un organe de transmission 8 (sous la forme d'un fil d'acier) et des moyens de
manoeuvre 9 qui sont mobiles en réponse à l'actionnement de la pédale. Plus précisément,
l'organe de transmission 8 est connecté à la pédale 6 d'une part et aux moyens de
manoeuvre 9 d'autre part ; en appuyant sur la pédale 6, l'organe de transmission 8
commande le mouvement des moyens de manoeuvre 9 qui par leur mobilité, se désengagent
des moyens de verrouillage 7 ou au moins n'appuient plus par pression sur lesdits
moyens 7.
[0056] L'organe de transmission 8 (figure 5) est un fil d'acier rendu solidaire de la pédale
de commande 6 et s'étendant sur toute la hauteur du montant 2 jusqu'aux moyens de
manoeuvre 9 qui sont fixés à la partie supérieure creuse 2B du montant 2.
[0057] En regard de la figure 5, les moyens de manoeuvre 9 comportent :
- une pièce en U 90 dont les ailes parallèles 90A et 90B sont rivetées à la paroi du
montant 2 et dont l'âme 90C est agencée perpendiculairement à l'axe longitudinal du
montant ;
- un ressort 91 à spirales reposant par sa partie inférieure sur l'âme 90C et butant
par sa partie supérieure contre une goupille 91A solidaire transversalement d'une
pièce centrale le ressort 91 est en compression précontrainte dans cette position
;
- une pièce centrale 92 formant un plat oblong qui s'étend longitudinalement au montant,
traverse l'âme 90C du U 90, et est maintenu en place grâce au ressort 91 qui l'enserre,
le plat 92 présentant une portion supérieure 92A dépassant du ressort. La partie inférieure
92B de la pièce centrale 92 s'étendant au-delà du U, en direction du bas du montant
2 est rendue solidaire de l'organe de transmission 8 ;
- un galet 93 fixé à la portion supérieure 92A de la pièce centrale 92 et à rotation
libre.
[0058] Les moyens de verrouillage 7 forment deux cales en regard et prisonnières de la paroi
20 du montant 2. Les cales sont logées à cheval de la paroi de sorte à dépasser d'une
part à l'intérieur du montant creux 2 et d'autre part à l'extérieur du montant.
[0059] En regard des figures 5 et 6a, la face externe 70 des cales, située à l'extérieur
du montant 2, est plane et parallèle à la face interne 31 de la paroi du bras creux
3, et est destinée à s'appuyer contre ladite paroi en position de blocage.
[0060] La face interne 71 des pièces, située à l'intérieur du montant 2, est plane et biseautée
ménageant un espace entre les deux pièces allant en s'élargissant du haut 72 vers
le bas 73 des cales, c'est-à-dire en direction de la partie inférieure du montant.
[0061] Le galet 93 des moyens de manoeuvre 9 est disposé en regard et contre les cales 7
et porte contre les faces internes 71 de ces dernières.
[0062] En position de relâche de la pédale 6 (figures 5 et 6a), l'organe de transmission
8 n'étant pas en traction, le ressort 91 reste précontraint, la pièce centrale 92
est dans sa position haute et le galet 93 est agencé au niveau de la partie supérieure
72 des cales 7, c'est-à-dire au niveau de la largeur d'écartement entre les faces
internes 71 qui est la plus étroite. Le galet 93 exerce alors une pression contre
les faces internes 71, engendrant le placage des faces externes 70 des cales 7 contre
la face interne 31 de la paroi du bras 3, ce qui supprime, à cette hauteur du corps
de l'étai, tout jeu entre le bras 3 et le montant 2, bloquant en position le bras
3.
[0063] En position d'actionnement de la pédale 6 (figure 6b), l'organe de transmission 8
est alors en traction, entraînant le mouvement du plat 92 et la descente du galet
93 vers la partie 73 la plus large de séparation des deux faces internes 71 des cales
7, jusqu'à ne plus exercer de pression contre lesdites faces, engendrant le dégagement
des faces externes 70 des cales 7, de la face interne 31 de la paroi du bras 3. Ceci
autorise un jeu 74 entre la paroi du bras 3 et le montant 2 pour permettre le coulissement.
Le bras 3 peut alors coulisser librement. Le jeu 74 est représenté exagéré sur la
figure 6b qui n'est pas à l'échelle pour une meilleure compréhension.
[0064] Dès que l'on relâche la pédale 6, sous l'effet du ressort 91 qui n'est plus comprimé
et se détend, le plat 92 remonte, translatant le galet 93 vers le haut, qui à nouveau
exerce une pression sur les cales 7, ces dernières se plaquant à nouveau contre la
paroi du bras 3, verrouillant le coulissement du bras.
[0065] En regard de la figure 4, la pédale 6 comporte une partie d'attache 60 associée au
montant 2, et une partie d'appui ou de commande 61 reliée à la partie d'attache 60.
[0066] La partie d'attache 60 est fixée (en rotation d'axe transversal) à une pièce 21 insérée
dans le montant 2, et rivetée à l'extrémité libre inférieure 2A dudit montant. En
outre, elle fait légèrement saillie en prolongement du montant 2 (figure 7) de manière
à permettre le dégagement de la partie de commande 61 en dehors du montant.
[0067] En regard de la figure 4, la partie de commande 61 est orientée sensiblement perpendiculairement
à l'axe du montant pour opérer son actionnement.
[0068] Avantageusement, la pédale 6 est repliable pour s'étendre parallèlement au montant
2 tel que visible sur la figure 7 afin de ne pas gêner l'espace autour de l'étai en
position d'utilisation, ou en particulier lorsqu'il convient de tourner l'étai pour
ajuster la pression, afin que la pédale ne bute pas dans un objet à caler ou un mur.
La partie de commande 61 est ainsi connectée à la partie d'attache 60 par un axe de
pivotement 62.
[0069] Au regard de l'ajustement de la hauteur de l'étai grâce à la tige inférieure 5A filetée
(figures 1, 2 et 4), la tige filetée 5A est associée à la pièce 21 du montant 2, la
traversant de part en part. Un écrou 50 est maintenu fixe sur cette pièce 21 en étant
pris en sandwich entre une partie basse 21A et une partie haute 21B de la pièce 21.
La tige filetée 5A peut ainsi être dévissée pour s'étendre bien au-delà de l'extrémité
libre inférieure 2A du montant 2, tel qu'illustré sur la figure 2, et ainsi allonger
encore l'étai, ou bien être revissée pour être introduite à nouveau à l'intérieur
du montant (figure 1). La tige filetée 5A présente une longueur limitée à l'utilisation
qui en est faite, c'est-à-dire à l'ajustement de la hauteur. Sa longueur permet par
exemple une allonge de l'ordre de 100 mm. A noter que la tige n'est pas forcément
filetée sur toute sa longueur.
[0070] Enfin, les pieds 4A et 4B de l'étai 1 de l'invention sont adaptables à la surface
d'accueil avec laquelle l'étai est destiné à coopérer.
[0071] En regard des figures 1 et 2, le pied inférieur 4A est associé à l'extrémité distale
de la tige filetée 5A opposée à celle logée dans le montant 2. Le pied supérieur 4B
est solidaire de l'extrémité distale de la tige supérieure 5B fixée à l'extrémité
libre supérieure du bras 3.
[0072] Selon l'invention, au moins le pied inférieur 4A, et de préférence chaque pied 4A,
4B est réversible, c'est-à-dire qu'il comporte deux configurations distinctes pouvant
être sélectivement mis en place pour former la surface d'appui ad hoc de l'étai.
[0073] En regard de la figure 8a qui illustre par exemple le pied supérieur 4B le pied comporte
un patin 40 dont la semelle forme une surface plane 42. Le patin 40 est monté sur
un axe de pivotement 41 transversal à la tige 5B afin de pouvoir pivoter à 180°. Pour
ne pas que le patin 40 pivote librement, il comporte un bossage 43 coopérant avec
la tige 5B afin de former un point de résistance à la rotation, sans bloquer cette
dernière. Il est ainsi nécessaire de forcer le point de résistance pour retourner
le patin. Une fois la rotation de 180° effectuée, le bossage rencontre à nouveau la
tige, bloquant en position le patin.
[0074] Lorsque la surface plane 42 du patin est tournée vers l'environnement extérieur à
l'opposé du montant, ladite surface est en saillie de la tige 5B (figure 8a). Au contraire,
lorsque le patin a été pivoté (figure 8b), la tige 5B présente son extrémité libre
51 en saillie du patin de sorte à former la surface d'appui à embout cylindrique et
permettre une coopération avec un orifice du rail 10 (figure 3b).
[0075] Enfin, les figures 9 et 10 illustrent les moyens de butée associés respectivement
aux parties distales supérieure et inférieure du bras télescopique 3 pour éviter que
celui-ci ne puisse être démanché du montant 2.
[0076] En regard de la figure 9, le bras 3 comprend dans sa cavité à son extrémité supérieure
un embout 32, tandis que le montant 2 comporte à son extrémité distale et également
dans sa cavité un autre embout 23. Lorsque le bras est totalement rétracté, l'embout
32 du bras 3 vient en applique contre l'embout 23 du montant 2 empêchant le bras vient
en applique contre l'embout 23 du montant 2 empêchant le bras télescopique de descendre
davantage. Pour éviter un plaquage direct des deux surfaces des embouts 32 et 23,
il est préféré de doter la face inférieure de l'embout 32 du bras 3 de picots 33 faisant
saillie en direction du montant 2.
[0077] En regard de la figure 10, pour éviter que le bras 3 ne se déploie au-delà de l'extrémité
supérieure 2B du montant 2, le bras 3 comporte dans sa partie distale inférieure 3A,
des butées en regard 34 logées à l'intérieur du bras en étant plaquées contre la face
interne 31 de la paroi 30 du bras. Elles sont rendues solidaires par clipsage de pattes
35 dans des fenêtres 36 de la paroi du bras 3. Par leur chant supérieur 37, elles
viennent buter contre la tranche inférieure 75 des cales 7 du montant 2.
[0078] Le fonctionnement du dispositif de l'invention est à présent décrit.
[0079] L'étai est par exemple dans sa configuration repliée telle que visible sur la figure
1.
[0080] Lorsque l'utilisateur souhaite le déplier, il pose le montant 2 à la verticale en
le maintenant d'une seule main sur le pied 5A dudit montant.
[0081] L'utilisateur appuie ensuite sur la partie de commande 61 de la pédale 6 avec son
pied permettant de déverrouiller les moyens de verrouillage 7.
[0082] L'utilisateur peut alors déployer le bras 3 avec sa main qui au départ maintenait
le dispositif verticalement, tandis que son autre main est libre.
[0083] L'utilisateur tire sur le bras 3 jusqu'à la hauteur voulue. Il stoppe alors le déploiement
et verrouille le bras 3 en position en relâchant la pédale.
[0084] La partie de commande 61 de la pédale 6 peut être avantageusement repliée.
[0085] Enfin, s'il convient d'ajuster la pression exercée par l'étai, l'utilisateur se saisit
à sa hauteur de l'étai (c'est possible d'une seule main) et tourne de manière à dévisser
la tige filetée 5A pour augmenter légèrement la hauteur de l'étai.
[0086] Lorsque l'utilisateur souhaite ranger l'étai, il suffit qu'il appuie sur la pédale
6, le bras 3 redescend en coulissant directement par gravité. La tige filetée peut
être revissée à tout moment.
1. Dispositif d'étai et/ou de calage à développement télescopique comportant une partie
mâle ou montant (2), une partie femelle ou bras (3) télescopique apte à coopérer par
coulissement autour du montant (2), et des moyens d'actionnement pour engendrer le
déploiement du bras (3), caractérisé en ce que les moyens d'actionnement comportent un organe (6) actionnable par le pied, du type
pédale.
2. Dispositif selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'organe d'actionnement (6) commandé par le pied est apte à assurer le déblocage
du bras (3) en position fixe pour permettre son coulissement.
3. Dispositif selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de verrouillage (7) coopérant avec le bras (3) pour empêcher
son coulissement, les moyens de verrouillage (7) étant reliés à l'organe d'actionnement
(6), l'actionnement dudit organe (6) engendrant la dissociation des moyens de verrouillage
avec le bras pour autoriser le coulissement de ce dernier.
4. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la coopération des moyens de verrouillage (7) avec le bras (3) se fait par frottement,
les moyens de verrouillage (7) présentant une surface d'appui (70) mise en pression
contre l'intérieur (31) du bras creux, interdisant ainsi le coulissement du bras.
5. Dispositif selon la revendication 3 ou 4, caractérisé en ce que les moyens de verrouillage (7) sont associés au montant (2), en particulier sont
agencés à cheval de la paroi (20) du montant de sorte à dépasser d'une part à l'intérieur
du montant creux et d'autre part à l'extérieur du montant en direction de la paroi
interne (31) du bras (3) entourant ledit montant (2).
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 3 à 5, caractérisé en ce que l'organe d'actionnement (6) est relié aux moyens de verrouillage (7) par un organe
de transmission (8) connecté à des moyens de manoeuvre (9) qui coopèrent avec les
moyens de verrouillage (7), ledit organe de transmission (8) et lesdits moyens de
manoeuvre (9) étant logés à l'intérieur du montant (2), et lesdits moyens de manoeuvre
(9) étant aptes à être mobiles en réponse au déclenchement de l'organe d'actionnement
(6).
7. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce que l'organe de transmission (8) est un fil d'acier de longueur adaptée à la hauteur
du montant, lesdits moyens de manoeuvre (9) étant agencés à proximité de l'extrémité
distale supérieure (2B) du montant (2).
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'organe d'actionnement (6) comprend une partie dite de commande (61) qui est agencée
à l'extérieur du corps du dispositif et sur laquelle l'utilisateur est destiné à appuyer.
9. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce que la partie de commande (61) de l'organe d'actionnement (6) est pliable et destinée
hors utilisation à être disposée parallèlement et le long du corps de l'étai
10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte une allonge supplémentaire (5A) manoeuvrable par vissage/dévissage.
11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le montant (2) et/ou le bras (3) sont à section parallélépipédique.
12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte deux pieds (4A, 4B), chacun à une extrémité distale du corps du dispositif,
au moins l'un des pieds, de préférence les deux comprenant une surface d'appui de
configuration interchangeable, l'une des configurations étant de forme à surface plane
(42), tandis que l'autre configuration est à embout cylindrique (51).
13. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le pied (4A) dont la surface d'appui est à configuration interchangeable est à fonction
réversible, et comporte une tige (5A) à embout cylindrique (51) et un patin (40) à
surface plane (42) fixé par pivotement autour de la tige.
14. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte deux pieds (4A, 4B) comportant chacun un patin ou une semelle (40) inclinable
et apte à être maintenue en position.
15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte des moyens de butées haute (23 32, 33) et basse (75, 37) pour le bras
(3).