Domaine technique:
[0001] La présente invention concerne un procédé de construction d'une structure autoportante
pour créer un bassin tel qu'une piscine, ladite structure autoportante comportant
au moins une pluralité de panneaux agencés pour être assemblés côte à côte en vue
de former au moins en partie le contour dudit bassin, lesdits panneaux étant associés
ou non à des jambes de force disposées au moins en partie autour de la structure autoportante.
[0002] La présente invention concerne également un bassin défini par une structure autoportante
comportant au moins une pluralité de panneaux agencés pour être assemblés côte à côte
en vue de former au moins en partie le contour dudit bassin, ledit bassin étant obtenu
à partir dudit procédé de construction.
Technique antérieure :
[0003] La construction d'un bassin nécessite plusieurs étapes successives et souvent fastidieuses.
La première étape est une étape de traçage qui consiste à tracer au sol le contour
du bassin. L'on peut alors ensuite procéder au terrassement, en effectuant l'excavation
du terrain à l'intérieur du contour du bassin et en dépassant tout autour d'une marge
d'environ 50 centimètres pour disposer d'un espace de travail suffisant. Puis, l'on
pose la structure du bassin à savoir un assemblage de panneaux autoportants et de
jambes de force qui maintiennent les panneaux et leur confèrent une rigidité suffisante
et s'étendent en biais vers le bord de l'excavation. Pour stabiliser la structure
du bassin, on coule une semelle, par exemple, en béton entre la structure et le bord
de l'excavation. Ensuite, l'on forme le fond du bassin, par exemple, en réalisant
une chape ou en disposant du sable à la surface du sol délimitée par la structure
du bassin. On remblaie puis, l'on pose le revêtement du bassin, par exemple, un liner
ou du carrelage. Pour terminer, on procède aux finitions en posant, par exemple, des
margelles le long des bords.
[0004] La pose de la structure du bassin est une étape importante et délicate à mettre en
oeuvre. En général, la structure du bassin n'est pas directement posée au sol puisqu'il
faut s'assurer qu'elle soit posée de niveau. A cet effet, des dalettes, qui peuvent
consister en des parpaings ou des pavés, sont couramment utilisées. Elles sont placées
au sol à intervalles réguliers et scellées au sol, par exemple, avec du béton. Pour
qu'elles soient posées de niveau, il est nécessaire d'utiliser par exemple un outil
de mise à niveau, comme un niveau à faisceau laser. Les dalettes servent de surface
d'appui pour recevoir les panneaux de la structure du bassin. Du fait que l'alignement
horizontal des dalettes influe sur le niveau de la structure du bassin, il est impératif
de s'assurer de leur alignement lors de la pose. En effet, une fois scellées dans
le sol, il ne sera plus possible de rectifier les erreurs de niveau. Par conséquent,
une telle manière de procéder peut représenter une source d'imprécision du niveau
de la structure du bassin.
[0005] Pour stabiliser les parties rectilignes de la structure du bassin et leur garantir
une rigidité suffisante, l'on place des jambes de force entre les panneaux autoportants
et le bord de l'excavation. Pour garantir un ancrage mécanique de la structure du
bassin, les jambes de force doivent également être scellées dans le sol. Pour se faire,
on excave le sol de sorte à créer une fondation ponctuelle sous chaque jambe de force.
On fixe ensuite les jambes de force à la verticale des panneaux et au dessus de chaque
excavation. Puis, on place deux crosses de scellement à la base de chaque jambe de
force. Pour terminer, on scelle les jambes de force au sol en coulant, par exemple,
du béton dans chaque excavation. Cette façon de procéder présente plusieurs inconvénients.
D'une part, avant le scellement, les jambes de force ne reposent sur rien, du fait
de la présence des excavations. Par conséquent, la fixation des jambes de forces à
la verticale des panneaux est complexe à mettre en oeuvre. D'autre part, après le
scellement, il ne sera plus possible de rectifier les erreurs de niveau, ni la verticalité
des panneaux. Par conséquent, cette méthode n'est pas satisfaisante car elle ne permet
pas d'ajuster facilement la verticalité des panneaux de la structure autoportante.
[0006] L'on connait également de la publication
US 8,028,476, un système de mise à niveau pour piscine modulaire solidaire de la structure du
bassin. La structure du bassin comporte une pluralité de panneaux interconnectés placés
dans des cadres et maintenus à la verticale grâce à des jambes de force. Le système
de mise à niveau est disposé et fixé aux jambes de force ou au cadre de la section
de paroi et permet d'ajuster les panneaux dans une direction verticale. Le système
de mise à niveau est couplé au niveau de la fiche horizontale de la jambe de force
ou de la barre inférieure du cadre. En effet, il comporte un boulon traversant un
trou taraudé prévu dans la fiche horizontale de la jambe de force ou la barre inférieure
du cadre, et solidaire d'une plaque d'appui au sol. La variation de niveau se fait
en vissant ou dévissant le boulon pour modifier la hauteur de la fiche horizontale
ou de la barre inférieure par rapport à la plaque d'appui. Un tel système de mise
à niveau solidaire des panneaux ou des jambes de force n'est pas satisfaisant car
il est nécessaire de modifier les panneaux ou les jambes de force en y ménageant des
trous taraudés. Ce système de mise à niveau n'est pas adapté à une structure formée
de panneaux plans dépourvus de cadre. L'emplacement du système de mise à niveau est
en outre prédéterminé, ce qui ne permet pas de l'adapter à tout type de nature de
sol ou tout type de structure. Pour ces raisons, les solutions de l'art antérieur
ne sont pas satisfaisantes.
Exposé de l'invention :
[0007] La présente invention vise à pallier ces inconvénients en proposant un procédé de
construction de bassin facile à mettre en oeuvre, plus rapide et moins onéreux au
regard du procédé actuel, procédé dont l'étape de pose de la structure autoportante
du bassin est simplifiée et permet une pose précise et alignée de ladite structure,
quelle que soit la nature du terrain et quelle que soit la nature de la structure
à aligner telle qu'une jambe de force, un panneau, une colonne d'escalier, etc.
[0008] Dans ce but, l'invention concerne un procédé de construction d'un bassin du genre
indiqué en préambule, caractérisé en ce que, lors de la pose de ladite structure autoportante,
on utilise une pluralité de plots réglables en hauteur, indépendants des panneaux
ou des jambes de force, lesdits plots réglables étant positionnés entre le sol et
lesdits panneaux et/ou entre le sol et lesdites jambes de force lors de la pose de
ladite structure autoportante pour pouvoir régler leur niveau respectif et aligner
horizontalement et/ou verticalement ladite structure autoportante.
[0009] Dans une forme de réalisation préférée, les panneaux de ladite structure autoportante
sont autoportants, et l'on positionne lesdits plots réglables indépendamment desdits
panneaux entre le sol et lesdits panneaux et l'on règle leur niveau pour ajuster l'horizontalité
desdits panneaux.
[0010] Dans une variante de réalisation, ladite structure autoportante comporte lesdits
panneaux dont une partie au moins est associée à des jambes de force, et l'on positionne
lesdits plots réglables indépendamment desdites jambes de force entre le sol et lesdites
jambes de force et l'on règle leur niveau pour ajuster la verticalité desdits panneaux
et/ ou l'horizontalité desdits panneaux.
[0011] De manière avantageuse, l'on ajuste le niveau d'au moins un panneau et/ou d'au moins
une jambe de force en faisant varier la hauteur d'au moins un plot réglable.
[0012] De manière préférentielle, l'on pose un plot réglable au sol et l'on pose indépendamment
au moins un panneau sur ledit plot réglable.
[0013] Dans un premier temps, l'on pose un plot réglable de référence au sol, on assemble
deux panneaux adjacents au niveau de leurs extrémités respectives dans une zone de
jonction, et on dispose ladite zone de jonction sur ledit plot réglable de référence.
Dans un second temps, l'on dispose un plot réglable sous l'extrémité libre du panneau
assemblé et on assemble un nouveau panneau au niveau de leurs extrémités respectives
plaçant la zone de jonction sur ledit plot réglable.
[0014] Dans une variante de réalisation, l'on fixe les jambes de force aux panneaux de la
structure autoportante du bassin.
[0015] De préférence, l'on pose indépendamment au moins un plot réglable au sol sous chaque
jambe de force.
[0016] De manière avantageuse, l'on fixe lesdites jambes de force au sol au moyen d'au moins
un organe d'ancrage pour ancrer la structure autoportante du bassin au sol avant mise
en place d'une semelle filante.
[0017] Dans le cas où ledit bassin comporte au moins un élément annexe tel qu'un escalier
et que lors de la pose de la structure autoportante dudit bassin, on assemble une
pluralité de panneaux et au moins ledit élément annexe reposant sur une pluralité
de colonnes, l'on utilise une pluralité de plots réglables en hauteur et indépendant
dudit élément annexe positionnés entre le sol et lesdites colonnes et/ou entre lesdites
colonnes et ledit l'élément annexe pour pouvoir régler leur niveau et aligner horizontalement
ledit élément annexe avec le reste de ladite structure autoportante.
[0018] Dans ce but, l'invention concerne un bassin du genre indiqué en préambule, caractérisé
en ce qu'il comporte une pluralité de plots réglables en hauteur, indépendants des
panneaux ou des jambes de force, lesdits plots réglables étant positionnés entre le
sol et ladite structure autoportante.
[0019] De manière préférentielle, il peut comporter une pluralité de jambes de force disposées
au moins en partie autour de la structure autoportante et une pluralité de plots réglables
en hauteur, indépendants des panneaux ou des jambes de force, lesdits plots réglables
étant positionnés entre le sol et les dites jambes de force.
Description sommaire des dessins :
[0020] La présente invention et ses avantages apparaîtront mieux dans la description suivante
d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple non limitatif, en référence aux dessins
annexés, dans lesquels:
- les figures 1A et 1B représentent un plot réglable selon l'invention respectivement
vue de côté et de dessus,
- les figures 2A et 2B représentent une jambe de force selon l'invention respectivement
en perspective et vue de côté,
- la figure 3 est une vue de dessus du sol après excavation,
- la figure 4 est une vue en perspective de la structure autoportante d'un bassin selon
l'invention,
- la figure 5 est une vue de dessus de la structure autoportante de la figure 4 montrant
le sol,
- la figure 6 est une vue en perspective de la structure autoportante munie de jambes
de force selon l'invention,
- la figure 7 est une vue en perspective de la structure autoportante de la figure 6
montrant les colonnes de l'escalier,
- la figure 8 est une vue de dessus de la structure autoportante de la figure 6 montrant
le sol,
- la figure 9 est une vue en perspective d'une colonne associée à deux plots réglables,
et
- les figures 10A et 10B sont des vues en perspective et de côté d'une cuve de local
technique montrant la colonne avec les deux plots réglables de la figure 9.
Illustrations de l'invention et meilleure manière de la réaliser :
[0021] En référence aux figures, la présente invention concerne un procédé de construction
d'un bassin, tel que par exemple une piscine. Ce procédé permet plus particulièrement
de construire la structure autoportante 2 du bassin et d'ajuster son niveau et sa
verticalité. Dans ce but, la structure autoportante 2 comporte une pluralité de panneaux
21 reposant sur des plots réglables 3, indépendants de la structure autoportante 2,
et disposés au sol S. La structure autoportante 2 peut être consolidée par une pluralité
de jambes de force 4 reposant eux aussi sur des plots réglables 3.
[0022] Le bassin peut consister en une piscine, un bassin de jardin, etc. Il peut tout aussi
bien consister en une piscine enterrée en partie ou en totalité, qu'en une piscine
hors-sol. Dans le premier cas, il est nécessaire d'excaver le sol S, tel que représenté
à la figure 3. On trace le contour du bassin 11 au sol S, selon un procédé de traçage
connu, on excave le sol S à l'intérieur du contour du bassin 11 et en dépassant tout
autour d'une marge 12 par exemple d'environ 50 centimètres pour disposer d'un espace
de travail suffisant. On trace à nouveau le contour du bassin 11 dans le fond 13 de
l'excavation 14, afin de déterminer l'emplacement de la structure autoportante 2.
On entend également par « bassin », un bassin comportant tout élément annexe pouvant
s'y rapporter, tel qu'un escalier, un local technique, etc.
[0023] La structure autoportante 2 est destinée à être positionnée indirectement par l'intermédiaire
de plots réglables 3 indépendants, au sol S, qui est de préférence de niveau. Elle
peut être placée dans une excavation 14, si le bassin est enterré, semi-enterré, ou
non, si le bassin est hors-sol. La structure autoportante 2 comporte une pluralité
de panneaux 21, comme l'illustre la figure 4. Les panneaux 21 peuvent, par exemple,
être réalisés en tôles d'acier. Ils peuvent être plans et comporter une forme sensiblement
rectangulaire ou encore être cintrés pour former, par exemple, des angles ou des piscines
avec des formes libres. Ils peuvent également être autoportants, dans ce cas aucune
jambe de force 4 n'est nécessaire. Les panneaux 21 sont disposés cote à cote et leurs
extrémités latérales 211 forment une zone de jonction 212. Les extrémités 211 de deux
panneaux 21 adjacents sont fixées entre elles. Toutefois, l'invention n'est pas limitée
à cet exemple de panneau et peut s'étendre à tout type de paroi du genre. En outre,
la structure autoportante 2 peut également comporter un élément annexe, tel qu'un
escalier 7, comme le montre la figure 8.
[0024] Le plot réglable 3 utilisé dans le procédé de l'invention consiste en une pièce dont
la hauteur est réglable et est illustré en détail aux figures 1A et 1B. La forme du
plot réglable 3 n'est pas limitée par l'exemple illustré. Le plot réglable 3 comporte
une base d'appui 31 destinée à être disposée sur le sol S et une zone de réception
32 destinée à recevoir, par exemple, un panneau 21 ou une jambe de force 4, la base
d'appui 31 et la zone de réception 32 étant parallèles. Le plot réglable 3 est indépendant
du panneau 21 ou de la jambe de force 4 ou de l'élément annexe, comme cela est illustré.
Le plot réglable 3 est une pièce positionnée en dessous du panneau 21 ou de la jambe
de force 4 au moment de la pose. En effet, avantageusement, la zone de réception 32
du plot réglable 3 est agencée pour recevoir une partie du panneau 21 ou de la jambe
de force 4 sans utiliser aucun autre moyen de fixation intermédiaire. Ainsi, le panneau
21 ou la jambe de force 4 peut reposer sur la zone de réception 32 sans moyen de fixation
intermédiaire et sans y être lié. Le plot réglable 3 présente l'avantage de s'adapter
à tout type de panneau, jambe de force, ou élément annexe, et de pouvoir être positionné
au sol à l'endroit souhaité. Aucune modification d'une structure autoportante déjà
existante n'est par conséquent nécessaire. Il comporte, en outre, un organe de réglage
34 s'étendant perpendiculairement entre la base d'appui 31 et la zone de réception
32, formé d'un tube 341 fileté vissé dans un manchon 342 taraudé. Dans l'exemple représenté,
le tube 341 porte la zone de réception 32 et le manchon 342 porte la base d'appui
31. Bien entendu, la configuration inverse est également possible dans laquelle le
tube porte la base d'appui et le manchon porte la zone de réception. L'organe de réglage
34 comporte, en outre, une bague de réglage 343 liée au manchon 342 qui permet de
tourner le manchon 342 par rapport au tube 341 ou inversement. Un tel organe de réglage
34 permet à la zone de réception 32 d'être mobile en translation axiale dudit plot,
c'est-à-dire verticalement si le plot réglable 3 est posé sur un sol S horizontal.
Par conséquent, il en résulte que lorsque la zone de réception 32 reçoit un panneau
21 ou une jambe de force 4, ceux-ci sont également mobiles verticalement. Il est ainsi
possible d'ajuster simplement, rapidement et avec précision la hauteur du panneau
21 ou de la jambe de force 4. Bien entendu, la présente invention n'est pas limitée
par ce choix de plot réglable 3.
[0025] La jambe de force 4 est illustrée en détail aux figures 2A et 2B. Elle est formée
d'un montant vertical 41 et d'une fiche horizontale 42 sensiblement perpendiculaires
entre eux et reliés par une contre-fiche en diagonale 43 plus ou moins inclinée. Ils
sont reliés entre eux par des organes de fixation 44. En outre, le montant vertical
41 comporte une pluralité d'orifices 411 agencés pour recevoir des organes de fixation
et pour fixer la jambe de force 4 à un panneau 21 de la structure autoportante 2.
La fiche horizontale 42 comporte également au moins deux orifices 421 pour recevoir
chacun un fer à béton 45 destiné à ancrer la jambe de force 4 dans le sol S. Les jambes
de force 4 sont agencées pour conférer une rigidité suffisante aux panneaux 21 rectilignes
de la structure autoportante 2 et pour les maintenir à la verticale, comme l'illustre
la figure 6. Enfin, la jambe de force 4 repose au sol S par l'intermédiaire d'un plot
réglable 3 disposé sous la fiche horizontale 42, sans aucun moyens de fixation, permettant
d'ajuster le niveau de la jambe de force 4 et par conséquent la verticalité du panneau
21 auquel elle est fixée. Le plot réglable 3 est indépendant de la jambe de force
4 et sa position au sol peut être choisie plus librement que s'il était solidaire
de la jambe de force.
[0026] L'exemple de réalisation qui est illustré aux figures 3 à 8 décrit un procédé de
construction d'un bassin enterré dans le sol S. Dans ce mode de réalisation, on commence,
dans un premier temps, par tracer le contour du bassin sur le sol S. Puis, on excave
à l'intérieur du contour du bassin 11 et au delà de ce contour de bassin 11 sur une
marge 12 d'environ 50 centimètres. D'une part, cette marge 12 est agencée pour aménager
un espace de travail entre le bord de l'excavation 14 et la structure autoportante
2 une fois mise en place. D'autre part, elle permet de placer des jambes de forces
4 et des fondations. On trace à nouveau le contour de bassin 11, cette fois-ci dans
le fond 13 de l'excavation 14. Bien entendu, il est possible de s'affranchir en partie
de cette étape dans le cas d'un bassin installé hors-sol. Dans ce cas, on se contente
de tracer le contour du bassin 11 au sol S.
[0027] Dans un second temps, on procède au montage de la structure portante 2 du bassin.
On pose un plot réglable 3 au sol pour déterminer un niveau de référence. De préférence,
on dispose le plot réglable 3 au niveau d'un angle pour démarrer l'assemblage de la
structure autoportante 2. On assemble deux panneaux 21 au niveau de leurs extrémités
211 respectives dans la zone de jonction 212 et on dispose la zone de jonction 212
des deux panneaux 21 adjacents sur le plot réglable 3 de référence. On poursuit l'assemblage
de la structure autoportante 2 en disposant indépendamment un plot réglable 3 à l'extrémité
211 libre du panneau 21 déjà en place. On répète l'opération jusqu'à ce que la structure
autoportante 2 forme au moins en partie le contour du bassin 11, comme cela est représenté
aux figures 4 et 5. Ces étapes sont rendues possibles par l'utilisation de plots réglables
3 indépendants. La mise à niveau peut ainsi être effectuée au fur et à mesure du montage
de la structure autoportante 2. Il en résulte que sous chaque jonction 212 de panneaux
21 se trouve un plot réglable 3. De plus, les plots réglables 3 sous les jonctions
212 ne sont pas solidaires des panneaux 21. Il en résulte une facilité de mise en
oeuvre du montage, puisqu'aucun moyen de fixation additionnel ni aucune modification
des panneaux 21 ne sont nécessaires. Il est également possible de rajouter lors de
la pose un plot réglable 3 supplémentaire au niveau du bord longitudinal inférieur
213 du panneau 21, ce qui n'est pas le cas dans l'art antérieur car la position des
plots réglables 3 est prédéterminée. Ceci présente un intérêt pour des panneaux 21
de grande longueur. Lors de l'assemblage de deux panneaux 21 adjacents entre eux,
on aligne le panneau 21 adjacent en hauteur pour qu'il soit de niveau en ajustant
la hauteur du plot réglable 3 situé sous la zone de jonction 212. On aligne le panneau
21 adjacent par rapport au tracé du contour du bassin 11. On fixe ensuite les deux
panneaux 21 entre eux. Cette façon de procéder permet avantageusement de régler le
niveau des panneaux 21, alors même que les panneaux 21 sont sur les plots réglables
3. Tel n'est pas le cas dans l'art antérieur, lorsque l'on utilise des dalettes scellées
qui nécessitent d'être de niveau avant d'être définitivement scellées et préalablement
à la pose des panneaux 21. Un autre avantage du procédé est que l'usage de plots réglables
3 indépendants permet de s'adapter à n'importe quelle nature de terrain puisqu'il
est possible de déplacer et de répartir les plots réglables 3 librement.
[0028] Dans un troisième temps, l'on procède au montage des jambes de force 4, comme l'illustre
les figures 6 à 8. Les jambes de force 4 sont réparties autour de la structure autoportante
2. Plus particulièrement, elles sont fixées sur les panneaux 21 dans les tronçons
rectilignes de la structure autoportante 2 et en dehors des zones de jonction 212.
Toutefois, certains panneaux 21 peuvent être dépourvus de jambe de force 4, comme
c'est le cas pour les panneaux 21 cintrés ou autoportants formant par exemple un angle.
Pour fixer la jambe de force 4 à un panneau 21, on fixe le montant vertical 41 de
la jambe de force 4 sur une partie au moins de la hauteur du panneau 21. Puis, on
dispose un plot réglable 3 sous la fiche horizontale 42 et sensiblement au milieu.
On règle ensuite la hauteur de la jambe de force 4 à l'aide de l'organe de réglage
34 du plot réglable 3. Il en résulte que l'on peut régler la verticalité des panneaux
21 de la structure autoportante 2 en faisant varier la hauteur des plots réglables
3 disposés sous les jambes de force 4. En effet, les jambes de force 4 sont destinées
à maintenir la structure autoportante 2 à la verticale par rapport au sol S, notamment
les parties rectilignes de cette structure autoportante 2, en leur conférant une rigidité
suffisante pour résister d'une part à la pression de l'eau du côté intérieur du bassin
et d'autre part à la pression du remblai du côté extérieur du bassin. On vérifie l'alignement
global de la structure autoportante 2 par exemple avec un cordeau de maçon. Cette
méthode est donc très satisfaisante car elle permet d'ajuster facilement et rapidement
la verticalité des panneaux 21 de la structure autoportante 2 du bassin.
[0029] Dans un quatrième temps, après s'être assuré du niveau de la structure autoportante
2 et de la verticalité des panneaux 21, on immobilise la structure autoportante 2
au sol S. Pour se faire, on fixe les jambes de force 4 au sol S en plaçant un organe
d'ancrage, tel que des fers à béton 45 ou similaire dans les orifices 421 prévus dans
chaque fiche horizontale 42. On enfonce les fers à béton 45 dans le sol S.
[0030] Pour terminer, on coule une semelle filante 6 entre la structure autoportante 2 et
le bord de l'excavation 14, le long des sections droites. Cette semelle filante 6
est armée avec des fers à béton 5. La figure 8 ne montre qu'une partie de la semelle
filante 6 pour faciliter la compréhension. Au niveau des angles, on coule un bourrelet
(non représenté) en béton. Dans tous les cas, lors du coulage de la semelle filante
6 ou du bourrelet, le béton est versé à distance des panneaux 21 pour éviter leur
déplacement puis mis en place manuellement. De préférence, on vérifie à l'aide d'un
outil de mise à niveau, tel qu'un cordeau de maçon, que la structure autoportante
2 reste de niveau lors du coulage 2.
[0031] Le bassin peut comporter un élément annexe tel, qu'un local technique comme le montrent
les figures 10A et 10B, un écumeur appelé « skimmer », un escalier 7, comme le montre
la figure 7. Dans ce cas, la structure autoportante 2 comporte une pluralité de panneaux
21 ainsi que l'escalier 7 généralement réalisé par une pièce monobloc ou non, en matériaux
synthétiques moulée ou injectée. L'escalier 7 repose sur une pluralité de colonnes
8. Les colonnes 8 sont chacune disposées sur un plot réglable 3 indépendant qui permet
d'ajuster le niveau de l'escalier 7 en réglant la hauteur de chaque plot réglable
3 à l'aide de l'organe de réglage 34. Les colonnes 8 résistent à la pression exercée
par la masse d'eau qui recouvre l'escalier 7 une fois le bassin remplit d'eau. Là
encore, aucune modification de l'escalier 7 n'est nécessaire pour permettre l'utilisation
des plots réglables 3, ceux-ci étant indépendants.
[0032] Il est également possible de prévoir deux plots réglables 301, 302 de part et d'autre
de la colonne 8, comme le montre l'exemple de la figure 9. Les plots réglables 301,
302 sont indépendants de la colonne 8. Dans ce cas, un premier plot réglable 301 est
disposé sous la base 81 de la colonne 8 et un second plot réglable 302 est disposé
sur l'extrémité supérieure 82 de la colonne 8. Comme illustré aux figures 10A et 10B,
le premier plot 301 est disposé entre le sol S et la colonne 8 et le second plot 302
est disposé entre la colonne 8 et l'élément annexe 7 pour mettre de niveau et caler
l'élément annexe 7 par rapport à la structure autoportante 2. Dans l'exemple illustré,
cet élément annexe 7 consiste en une cuve de local technique, sans que cet exemple
ne soit limitatif. La combinaison d'une colonne 8 avec un ou deux plots réglables
301, 302 permet de réaliser de manière simple et économique des piliers réglables
permettant de caler très facilement tout élément annexe 7 à ladite structure autoportante
2. L'utilisation de deux plots réglables 301, 302 permet d'obtenir une amplitude plus
large de réglage.
Possibilités d'application industrielle :
[0033] Il ressort clairement de cette description que l'invention permet d'atteindre les
buts fixés, à savoir proposer un procédé de construction d'un bassin facile à mettre
en oeuvre et ne nécessitant pas de matériaux supplémentaires à la charge du client
dans le cas de bassins fournis en kit. Ce procédé de construction d'un bassin permet
d'ajuster facilement et sans coût supplémentaire, le niveau et la verticalité de la
structure autoportante.
[0034] La présente invention n'est pas limitée à l'exemple de réalisation décrit mais s'étend
à toute modification et variante évidentes pour un homme du métier tout en restant
dans l'étendue de la protection définie dans les revendications annexées.
1. Procédé de construction d'une structure autoportante (2) pour bassin tel qu'une piscine,
ladite structure autoportante (2) comportant au moins une pluralité de panneaux (21)
agencés pour être assemblés côte à côte en vue de former au moins en partie le contour
dudit bassin (11), lesdits panneaux (21) étant associés ou non à des jambes de force
(4) disposées au moins en partie autour de la structure autoportante (2), caractérisé en ce que, lors de la pose de ladite structure autoportante (2), on utilise une pluralité de
plots réglables (3) en hauteur, indépendants des panneaux (21) ou des jambes de force
(4), lesdits plots réglables (3) étant positionnés entre le sol (S) et lesdits panneaux
(21) et/ou entre le sol (S) et lesdites jambes de force (4) lors de la pose de ladite
structure autoportante (2) pour pouvoir régler leur niveau respectif et aligner horizontalement
et/ou verticalement ladite structure autoportante (2).
2. Procédé selon la revendication 1 dans lequel les panneaux (21) de ladite structure
autoportante (2) sont autoportants, caractérisé en ce que l'on positionne lesdits plots réglables (3) indépendamment desdits panneaux (21)
entre le sol (S) et lesdits panneaux (21) et l'on règle leur niveau pour ajuster l'horizontalité
desdits panneaux (21).
3. Procédé selon la revendication 1 dans lequel ladite structure autoportante (2) comporte
lesdits panneaux (21) dont une partie au moins est associée à des jambes de force,
caractérisé en ce que l'on positionne lesdits plots réglables (3) indépendamment desdites jambes de force
(4) entre le sol (S) et lesdites jambes de force (4) et l'on règle leur niveau pour
ajuster la verticalité et/ ou l'horizontalité desdits panneaux (21).
4. Procédé selon les revendications 1, caractérisé en ce que l'on ajuste le niveau d'au moins un panneau (21) et/ou d'au moins une jambe de force
(4) en faisant varier la hauteur d'au moins un plot réglable (3).
5. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on pose un plot réglable (3) au sol (S) et l'on pose indépendamment au moins un
panneau (21) sur ledit plot réglable (3).
6. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, dans un premier temps, l'on pose un plot réglable (3) de référence au sol (S), on
assemble deux panneaux (21) adjacents au niveau de leurs extrémités (211) respectives
dans une zone de jonction (212), et on dispose ladite zone de jonction (212) sur ledit
plot réglable (3) de référence.
7. Procédé selon la revendication 6, caractérisé en ce que, dans un second temps, l'on dispose un plot réglable (3) sous l'extrémité libre du
panneau (21) assemblé et on assemble un nouveau panneau (21) au niveau de leurs extrémités
(211) respectives plaçant la zone de jonction (212) sur ledit plot réglable (3).
8. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fixe les jambes de force (4) aux panneaux (21) de la structure autoportante
(2) du bassin.
9. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on pose indépendamment au moins un plot réglable (3) au sol (S) sous chaque jambe
de force (4).
10. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'on fixe lesdites jambes de force (4) au sol (S) au moyen d'au moins un organe d'ancrage
(45) pour ancrer la structure autoportante (2) du bassin au sol (S) avant mise en
place d'une semelle filante (6).
11. Procédé selon la revendication 1 dans lequel ledit bassin comporte au moins un élément
annexe (7) tel qu'un escalier, caractérisé en ce que, lors de la pose de la structure autoportante (2) dudit bassin, on assemble une pluralité
de panneaux (21) et au moins un élément annexe (7), en ce que ledit élément annexe (7) repose sur une pluralité de colonnes (8), et en ce que l'on utilise une pluralité de plots réglables (3) en hauteur et indépendant dudit
élément annexe (7) positionnés entre le sol (S) et lesdites colonnes (8) et/ou entre
lesdites colonnes (8) et ledit l'élément annexe (7) pour pouvoir régler leur niveau
et aligner horizontalement ledit élément annexe (7) avec le reste de ladite structure
autoportante (2).
12. Bassin défini par une structure autoportante (2) comportant au moins une pluralité
de panneaux (21) agencés pour être assemblés côte à côte en vue de former au moins
en partie le contour dudit bassin, ledit bassin étant obtenu à partir du procédé de
construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 11, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de plots réglables (3), indépendants des panneaux (21) ou
des jambes de force (4), lesdits plots réglables (3) étant en hauteur positionnés
entre le sol (S) et ladite structure autoportante (2).
13. Bassin selon la revendication 12, caractérisé en ce qu'il comporte une pluralité de jambes de force (4) disposées au moins en partie autour
de la structure autoportante (2) et une pluralité de plots réglables (3) en hauteur,
indépendants des panneaux (21) ou des jambes de force (4), lesdits plots réglables
(3) étant positionnés entre le sol (S) et les dites jambes de force (4).