[0001] La présente invention se rapporte au domaine de la transmission de signal, plus précisément
à la réception d'un signal modulé sur Q états par déplacement de fréquence avec filtrage
gaussien. Elle concerne plus précisément un procédé de démodulation et de décodage
d'au moins un tel signal reçu.
[0002] Dans les modulations à déplacement de fréquence à deux états, également désigné par
l'acronyme FSK pour l'anglais Frequency-Shift-Keying, un 0 logique est représenté
par un signal à la fréquence f
0 et un 1 logique par une fréquence f
1. Dans les modulations à déplacement de fréquence à quatre états, également désigné
par l'acronyme QFSK pour l'anglais Quaternary Frequency-Shift-Keying, quatre fréquences
réparties sur la largeur de bande sont chacune associées à un symbole.
[0003] Dans des modulations à déplacement de fréquence à phase continue, un oscillateur
commandé par tension commande le signal de bit. Dans cette implémentation, il n'y
a pas de changements de phase entre les transitions inter-bits, d'où le nom de phase
constante. Cependant, du fait de la nature binaire du signal à moduler, de rapides
changements de fréquence se produisent, et résultent en l'utilisation d'une large
bande.
[0004] C'est pour diminuer cette largeur de bande que la modulation par déplacement de fréquence
est préfiltrée par un filtre gaussien, d'où le nom de modulation par déplacement de
fréquence à filtrage gaussien, également désigné par l'acronyme GFSK pour l'anglais
Gaussian-Frequency-Shift-Keying.
[0005] Le filtrage gaussien réduit la largeur de bande du signal à moduler, et également
la largeur de bande du signal modulé. Par conséquent, la modulation GFSK présente
une meilleure efficacité spectrale qu'une modulation par déplacement de fréquence
normale. La modulation GFSK est ainsi mise en oeuvre dans le cadre de norme telle
que la norme Bluetooth ou DECT (pour l'anglais
Digital Enhanced Cordless Telephone signifiant Téléphone sans-fil numérique amélioré).
[0006] Cependant, le modulateur à filtrage gaussien, ainsi que l'effet multi-trajet présent
dans le canal de communication par lequel transite le signal, introduit des interférences
entre symboles, de sorte que la démodulation du signal revêt un aspect non-linéaire
la rendant complexe à réaliser.
[0008] Les auteurs partent d'un modèle de transmission linéaire du signal GFSK, avec notamment
la modélisation d'une fonction de transfert h modélisant l'influence du canal de transmission.
Le signal GFSK reçu est

avec le phaseur transmis

[0009] En pratique, le phaseur a
k-1 est remplacé par son estimée â
k-1, qui est estimé au moyen d'un treillis de Viterbi et basé sur les décisions prises
à chaque étape de Viterbi. Une métrique pour une transition est basée sur la différence
entre le signal reçu et un signal reconstruit à partir d'états précédemment estimés.
[0012] Cependant, ces procédés ne donnent pas entièrement satisfaction, notamment en raison
des exigences matérielles de ces procédés. En particulier, ces procédés ne permettent
généralement pas de démoduler des signaux modulés par déplacement de fréquence à filtrage
gaussien à quatre états (QGFSK).
PRESENTATION DE L'INVENTION
[0013] Un objectif de l'invention est de permettre une démodulation de signaux modulés sur
Q états par déplacement de fréquence à filtrage gaussien, par exemple les modulations
GSFK ou QGFSK, avec un minimum d'exigences matérielles pour la mise en oeuvre de la
démodulation, tout en conservant une bonne qualité de démodulation et de décodage.
Le démodulateur est assisté d'un égaliseur afin de discriminer au mieux les symboles
reçus, altérés par l'interférence inter-symboles.
[0014] L'invention propose à cet effet selon un premier aspect un procédé de démodulation
et de décodage d'au moins un signal reçu modulé sur Q états par déplacement de fréquence
avec filtrage gaussien, ledit signal étant reçu d'un canal de communication et comportant
un message constitué de symboles de message, ledit procédé étant caractérisé en ce
que, pour déterminer un symbole de message,
- une pluralité d'incréments de phase possibles sont estimés par l'application d'un
filtre linéaire à une pluralité de séquence de M produits de modulation sur Q états
par déplacement de phase de symboles de message consécutifs possibles,
- la phase cumulée des précédentes itérations du procédé est ajoutée à chacun desdits
incréments de phase possibles pour donner une phase estimée,
- le symbole de message est déterminé par sélection des symboles consécutifs possibles
dont la phase estimée est la plus proche du signal reçu.
[0015] L'invention selon le premier aspect est avantageusement complétée par les différentes
caractéristiques suivantes prises seules ou selon leurs différentes combinaisons possibles
:
- lorsque la modulation par déplacement de fréquence est une modulation par déplacement
de fréquence à filtrage gaussien à deux états, la modulation par déplacement de phase
est une modulation par déplacement de phase binaire BPSK, ou
- lorsque la modulation par déplacement de fréquence est une modulation par déplacement
de fréquence à filtrage gaussien à quatre états, la modulation par déplacement de
phase est une modulation par déplacement de phase quaternaire QPSK;
- la sélection des symboles consécutifs possibles est mise en oeuvre au moyen d'un critère
de maximum de vraisemblance;
- la sélection des symboles consécutifs possibles dont la phase estimée est la plus
proche du signal reçu est mise en oeuvre au moyen d'un algorithme de Viterbi dont
le treillis est déterminé par le filtre linéaire;
- une nouvelle phase cumulée est déterminée par l'ajout à la phase cumulée des précédentes
itérations du procédé de l'incrément de phase correspondant à la modulation par déplacement
de phase (B) du symbole de message ainsi déterminée, ladite nouvelle phase cumulée
étant la phase cumulée pour l'itération subséquente du procédé;
- le filtre linéaire est obtenu par minimisation au sens des moindres carrés d'un critère
d'erreur quadratique exprimant la différence entre des produits de modulation par
déplacement de phase d'une séquence connue de symboles de message et une partie du
signal reçu correspondant à ladite séquence connue de symboles de message;
- le filtre linéaire est une estimation d'une réponse impulsionnelle du canal de communication
modélisé par M coefficients;
- la modélisation de la réponse impulsionnelle du canal de communication prend en compte
le passage de la modulation des symboles depuis une modulation par déplacement de
phase (PSK) à une modulation par déplacement de fréquence (FSK);
- la réponse impulsionnelle du canal de communication est estimée à partir d'une séquence
connue de symboles présente dans le signal reçu, ledit procédé comprenant les étapes
suivantes:
- extraction des symboles correspondant à la séquence connue de symboles contenue dans
le signal reçu,
- construction d'un signal de référence R par produit des modulations par déplacement
de phase des symboles de la séquence connue,
- construction d'une matrice P à partir des composantes du signal de référence R,
- détermination de la matrice H modélisant la réponse impulsionnelle du canal de communication
par application de ladite matrice P à un vecteur V dont les composantes correspondent
aux symboles de la séquence connue;
- la matrice P correspond à la pseudo-inverse de Penrose d'une matrice de Hankel M de
dimension (L-M)×M constituée des composantes du signal de référence R, où L est le
nombre de symboles de la séquence connue.
[0016] L'invention selon un deuxième aspect concerne également un démodulateur-égaliseur
pour démoduler et décoder au moins un signal reçu modulé sur Q états par déplacement
de fréquence avec filtrage gaussien, comprenant au moins une mémoire et un processeur,
ledit processeur étant configuré pour mettre en oeuvre le procédé selon le premier
aspect. Le deuxième aspect de l'invention porte également sur un récepteur pour recevoir
un signal modulé par déplacement de fréquence avec utilisation d'un filtre gaussien
GFSK à Q états, comprenant au moins un démodulateur-égaliseur selon le deuxième aspect.
[0017] L'invention selon un troisième aspect porte également sur un produit programme d'ordinateur
comprenant des instructions de code de programme pour l'exécution des étapes du procédé
selon le premier aspect, lorsque ledit programme est exécuté par un système de calcul
comprenant au moins un processeur. Typiquement, ce produit programme d'ordinateur
prend la forme d'un support d'information lisible par un ordinateur.
PRESENTATION DES FIGURES
[0018] D'autres caractéristiques, buts et avantages de l'invention ressortiront de la description
qui suit, qui est purement illustrative et non limitative, et qui doit être lue en
regard des dessins annexés sur lesquels:
- la figure 1 est un schéma illustrant un récepteur muni d'un démodulateur-égaliseur
selon l'invention pour mettre en oeuvre le procédé selon l'invention;
- la figure 2 est un schéma de principe illustrant l'enchaînement de différentes étapes
d'un mode de réalisation possible du procédé selon invention;
- la figure 3 est un schéma de principe illustrant différentes étapes d'un mode possible
de détermination de la modélisation du canal de communication selon un mode de réalisation
possible du procédé selon l'invention;
- la figure 4 est un schéma illustrant partiellement la construction d'un treillis pour
deux noeuds de celui-ci;
- la figure 5 est un graphique dont les différentes courbes illustrent des résultats
de simulation de mises en oeuvre de modes de réalisation possibles du procédé selon
l'invention;
- la figure 6 est un graphique illustrant le bruit de phase utilisé pour certaines mises
en oeuvre de modes de réalisation possibles du procédé selon l'invention dont les
résultats sont illustrés sur la figure 5.
DESCRIPTION DETAILLEE
[0019] La réception d'un signal modulé sur Q états par déplacement de fréquence avec filtrage
gaussien fait appel à un récepteur 1 réalisant les différentes fonctions nécessitées
par une telle réception. Ce récepteur 1 peut être un émetteur-récepteur, mais dans
la mesure où la présente invention concerne la réception du signal, la présente description
ne portera que sur la réception via le récepteur 1, dont un fonctionnement purement
illustratif, bien que typique, est décrit ci-dessous.
[0020] Le signal est reçu par le biais d'une partie radiofréquence 2 comportant au moins
une antenne 3 associé à des moyens de réception et de traitement radiofréquences pour
recevoir le signal, un échantillonneur-bloqueur 4 et un convertisseur analogique-numérique
5 pour traiter le signal reçu. Le signal reçu est ensuite traité par un étage de traitement
6 pour être filtré numériquement, puis traité notamment par détection des fronts montants
afin de réaliser un contrôle automatique de gain commandant notamment la partie radiofréquence.
[0021] Le récepteur procède à l'acquisition et au maintien de la synchronisation, et procède
au moyen d'un processeur 8 d'un démodulateur-égaliseur 7 à la démodulation du signal,
puis au désentrelacement et au décodage de canal, suivi par un débrouillage binaire,
pour enfin restituer la source binaire à l'origine du signal.
[0022] Le rôle du démodulateur-égaliseur 7 est de convertir le signal modulé par QGFSK reçu
en une séquence binaire qui sera subséquemment transmise vers le décodeur de canal.
Il comprend au moins un processeur 8, de préférence un processeur de traitement de
signaux numérique, ou DSP pour l'anglais Digital Signal Processor, et de préférence
une mémoire 9.
[0023] Dans la suite, nous supposerons que l'acquisition de la synchronisation fréquentielle
et temporelle a été effectuée et que la phase du signal reçu échantillonnée à la fréquence
symbole est disponible.
[0024] Le procédé de démodulation selon l'invention, ainsi que le démodulateur-égaliseur
qui le met en oeuvre, vise à reconstruire itérativement un signal modulé sur Q états
par déplacement de fréquence avec filtrage gaussien (GFSK) à partir d'un signal de
référence modulé sur Q états par déplacement de fréquence filtré à l'aide d'un filtre
linéaire.
[0025] L'invention tire parti d'une propriété inédite découverte par la demanderesse, selon
laquelle le k
ème symbole d'un message modulé par déplacement de fréquence à filtrage gaussien correspond
à une somme de produits de modulations par déplacement de phase du même message, les
produits de modulations étant pondérés par les coefficients d'un filtre linéaire qui
modélise le canal de communication en y incorporant le passage de la modulation par
déplacement de phase à la modulation par déplacement de fréquence.
[0026] Ainsi, si GFSK(k) désigne la modulation par déplacement de fréquence à filtrage gaussien
à deux états du k
ème symbole de message, M le nombre de coefficients du filtre linéaire, H(m) le m
ième coefficient dudit filtre linéaire modélisant la réponse impulsionnelle du canal de
communication, et BPSK(l) la modulation par déplacement de phase binaire du l
ème symbole de message d'origine, la formule suivante peut être établie :

avec

et dans le cas d'une modulation à quatre états QGFSK:

avec

[0027] Ainsi, il est possible de traiter le signal modulé par déplacement de fréquence par
filtrage gaussien au moyen de modulations par déplacement de phase. La connaissance
d'une séquence connue de symboles de message permet de déterminer les coefficients
du filtre linéaire.
[0028] De fait, l'invention met en oeuvre une reconstruction itérative des signaux modulés
par déplacement de fréquence avec filtrage gaussien reçus à partir de signaux de référence
modulés par déplacement de phase.
[0029] Ainsi, selon l'invention,
- une pluralité d'incréments de phase possibles sont estimés par l'application d'un
filtre linéaire à une pluralité de séquence de M produits de modulation sur Q états
par déplacement de phase de symboles de message consécutifs possibles,
- la phase cumulée des précédentes itérations du procédé est ajoutée à chacun desdits
incréments de phase possibles pour donner une phase estimée,
- le symbole de message est déterminé par sélection des symboles consécutifs possibles
dont la phase estimée est la plus proche du signal reçu.
[0030] Lorsque la modulation par déplacement de fréquence est une modulation par déplacement
de fréquence à filtrage gaussien GFSK à deux états, avec Q=2, la modulation par déplacement
de phase est une modulation par déplacement de phase binaire BPSK.
[0031] Lorsque la modulation par déplacement de fréquence est une modulation par déplacement
de fréquence à filtrage gaussien quaternaire QGFSK, à quatre états avec Q=4, la modulation
par déplacement de phase est une modulation par déplacement de phase quaternaire QPSK.
[0032] Afin de suffisamment rendre compte des interférences inter-symboles sans trop alourdir
le procédé, on choisit 2≤M≤4. Un filtre linéaire à 3 coefficients a été jugé satisfaisant
de sorte que de préférence M = 3.
[0033] De préférence, la sélection des symboles consécutifs possibles est mise en oeuvre
au moyen d'un critère de maximum de vraisemblance, par exemple au moyen de l'algorithme
de Viterbi dont le treillis est déterminé par le filtre linéaire. La description suivante
sera faite dans le cas d'un mode de réalisation faisant intervenir un tel critère.
[0034] En référence à la figure 2, le procédé comprend une première étape S01 de lecture
d'un symbole reçu z(k) faisant partie d'un signal reçu d'un canal de communication.
[0035] Un démodulateur-égaliseur MLSE (pour l'anglais Maximum Likelihood sequence estimation)
estime la séquence de symboles émise au sens du maximum de vraisemblance : l'égaliseur
compare les séquences de symboles reçues aux séquences théoriques pré-calculées. Si
Q désigne le nombre d'états du schéma de modulation utilisé et N le nombre de symboles
reçus alors il faut théoriquement calculer les distances euclidiennes entre la séquence
reçue et les Q
N séquences qu'il est possible de former et choisir parmi ces dernières la séquence
donnant la plus petite distance.
[0036] La complexité de cet algorithme est malheureusement prohibitive car il faut calculer
Q
N distances euclidiennes pour chaque séquence reçue. Il est cependant possible de réduire
considérablement le nombre d'opérations à effectuer en utilisant l'algorithme de Viterbi
(utilisé traditionnellement dans les décodeurs de codes convolutifs) lorsque le nombre
de coefficients M d'un filtre linéaire modélisant la réponse impulsionnelle du canal
de communication est tel que Q
M≤128.
[0037] Il existe en effet une analogie entre le codage de canal effectué sur une suite binaire
à l'aide d'un codeur convolutif et le passage d'un signal modulé à travers un canal
de communication. Il est ainsi possible de générer de façon similaire un treillis
à l'aide des coefficients de la modélisation de la réponse impulsionnelle du canal
de communication.
[0038] Le procédé selon l'invention présente la particularité, par rapport à l'algorithme
de Viterbi classique, de construire itérativement un signal de référence de bonne
qualité, parallèlement à l'élaboration du treillis, la séquence binaire estimée est
progressivement disponible (elle ne sera complète que lorsque le processus de mise
à jour des métriques de chemin cumulées et de sélection des branches survivantes sera
achevé).
[0039] Dans le cas d'une modulation à Q états, et d'un canal de communication modélisé par
M états, Q
M états sont possibles à chaque instant. A partir de la lecture du symbole reçu z(k),
les métriques de branches sont calculées (étape S02) pour les Q
M états du treillis qu'il est possible d'obtenir, au moyen des coefficients du filtre
linéaire modélisant la réponse impulsionnelle du canal de communication.
[0040] La phase cumulée à l'instant k-M résultant des décisions successives prises sur les
symboles précédemment reçus est connue, elle est notée C
k-M. En ajoutant à cette phase cumulée l'incrément de phase généré par M symboles consécutifs
possibles préalablement filtrés avec la réponse impulsionnelle du canal de communication,
le démodulateur est capable de calculer pour chacun des Q
M M-uplets qu'il est théoriquement possible de former, les valeurs de phase correspondantes.
Une métrique est ensuite associée à chaque M-uplet, par le calcul de la distance euclidienne
entre la valeur de phase qui lui est associée et le signal reçu.
[0041] Prenons pour exemple le cas d'une modulation à quatre états, i.e. Q=4, et d'un canal
de communication modélisé par trois coefficients (M=3). La figure 4 illustre un exemple
de construction du treillis pour trois instants, de k-2 à k, dans lequel sont uniquement
reproduits des chemins possibles partant et arrivant des suites 000 et 010 à l'instant
k-1.
[0042] Pour chacune des 64 (Q
M ) suites de trois symboles, ou triplets, à l'instant k, tels que 000, 001,..., chacun
des trois coefficients modélisant le canal de communication est appliqué à un des
trois symboles de la suite. Si (h
0, h
1, h
2) modélise le canal de communication, et si (X
1, X
2, X
3) sont les trois symboles du triplet constituant la suite, alors l'incrément de phase
généré par les trois derniers symboles filtrés avec la modélisation du canal de transmission
est ΔΦ
k-2 = h
0 X
3 + h
1 X
2 + h
2 X
1.
[0043] Dans un régime de fonctionnement permanent, la phase cumulée C
k-3 est connue. L'incrément de phase correspondant ΔΦ
k-2 est ajouté à la phase cumulée C
k-3 pour donner la valeur de phase ž correspondant à ce triplet (X
1, X
2, X
3) du treillis, correspondant à un noeud du treillis. Pour chacun des noeuds du treillis,
la distance euclidienne entre cette valeur de phase ž qui lui est associée et le
signal reçu z est calculée selon:

[0044] On obtient ainsi une métrique associé à chaque triplet.
[0045] Dans l'étape S03, les métriques de chemin cumulées sont mises à jour et comparées
entre elles. Les branches survivantes sont ensuite sélectionnées (étape S04). Un noeud
d'arrivée est constitué par une séquence de M symboles consécutifs possibles. Sur
les Q branches menant à chaque noeud d'arrivée, l'algorithme de Viterbi requiert de
n'en conserver qu'une et une seule. La branche la plus probable selon le critère du
maximum de vraisemblance est conservée (c'est-à-dire celle dont la somme des métriques
de branche et de chemin en provenance du noeud d'origine est la plus petite). Nous
obtenons ainsi, pour chaque noeud d'arrivée, une nouvelle métrique de chemin qui est
enregistrée en vue de l'itération suivante.
[0046] S'il ne s'agit pas de la fin du signal, c'est-à-dire si k<K, alors l'incrément de
phase correspondant ΔΦ
k-M+1 est sélectionné (étape S05) afin de construire le signal de référence C
k-M+1 de la prochaine itération (étape S06) en ajoutant ledit l'incrément de phase ΔΦ
k-M+1 à la phase cumulée constituant le signal de référence C
k-M précédemment utilisé.
[0047] Nous sélectionnons ensuite le noeud d'arrivée le plus probable parmi l'ensemble des
noeuds d'arrivée. L'incrément de phase vraisemblablement réalisé entre les itérations
k-M et k-M+1 est alors immédiatement connu et utilisé pour construire le futur signal
de référence C
k-M+1 sur lequel s'appuiera la prochaine itération lorsqu'il s'agira calculer les nouvelles
valeurs de phase associées aux Q
M M-uplets possibles.
[0048] Enfin, à la fin du signal, k=K et on peut alors effectuer la remontée des noeuds
survivants, selon la méthode dite de chaînage arrière (« trace back ») (étape S07).
Cette étape est cependant optionnelle. En effet, le procédé présenté a la particularité,
par rapport à un algorithme de Viterbi classique, de construire itérativement un signal
de référence de bonne qualité, parallèlement à l'élaboration du treillis.
[0049] Par conséquent, la séquence binaire estimée est progressivement disponible (elle
ne sera complète que lorsque le processus de mise à jour des métriques de chemin cumulées
et de sélection des branches survivantes sera achevé) de sorte qu'il n'est a priori
pas nécessaire d'exécuter le processus subséquent de remontée des noeuds survivants.
[0050] Afin d'augmenter la fiabilité du « trace back » effectué sur le treillis final et
d'améliorer les performances de l'algorithme, chaque paquet se termine par M symboles
connus. Ceci nous permet de connaître avec une certitude absolue le noeud final auquel
aboutit l'ensemble des chemins survivants et donc de sélectionner la branche finale
y menant la plus vraisemblable lors de l'itération K-M+1. Dès lors, il peut être avantageux
d'effectuer le « trace back » complet du treillis en raison du gain de performance
apporté par la présence des symboles connus en fin de paquet.
[0051] En référence à la figure 3, nous allons décrire l'obtention du filtre linéaire H.
Le filtre linéaire est une modélisation, ou estimation, d'une réponse impulsionnelle
du canal de communication par lequel est reçu le signal. Ce canal de communication
est modélisé par M coefficients et prend en compte le passage de la modulation des
symboles depuis une modulation par déplacement de phase à une modulation par déplacement
de fréquence.
[0052] Le filtre linéaire est obtenu par minimisation au sens des moindres carrés d'un critère
d'erreur quadratique exprimant la différence entre une séquence connue de symboles
modulés par déplacement de phase et une partie du signal reçu correspondant à ladite
séquence connue de symboles modulés par déplacement de phase.
[0053] La réponse impulsionnelle du canal de communication est estimée à partir d'une séquence
connue de symboles présente dans le signal reçu, ladite séquence connue étant un préambule,
aussi appelé champ de synchronisation.
[0054] L'estimation de la réponse impulsionnelle débute (étape S20) par l'extraction des
symboles du préambule correspondant à la séquence connue de symboles contenue dans
le signal reçu. Par exemple, le préambule est constitué de L symboles b
0, b
1, ..., b
L-1. Dans le cas de la norme DECT, L=32.
[0055] Les symboles sont connus du récepteur 1, qui dispose d'une copie locale, par exemple
dans sa mémoire 9, ou d'un moyen de générer ladite séquence de symboles connue, comme
un algorithme de génération de ladite séquence.
[0056] Cette séquence de symboles connus permet de construire (étape S21) un signal de référence
R, dont la comparaison avec le préambule reçu permet d'estimer la réponse impulsionnelle
du canal de communication. Ce signal de référence R est construit par le produit des
modulations par déplacement de phase des symboles de la séquence connue.

[0057] D'une manière plus générale, dans le cas où la modulation par déplacement de fréquence
est la modulation GFSK associée à la modulation BPSK, X
k est estimé comme étant:

[0058] Dans le cas où la modulation par déplacement de fréquence est la modulation QGFSK
associée à la modulation QPSK, X
k est estimé comme étant:

[0059] A partir des composantes de ce signal de référence R, une matrice P est construite,
et la matrice H modélisant le canal de communication est déterminée par application
de ladite matrice P à un vecteur V dont les composantes correspondent aux symboles
du préambule : H=P×V
[0060] La matrice P correspond à la pseudo-inverse de Penrose d'une matrice de Hankel M
de dimension (L-M)×M constituée des composantes du signal de référence R.
[0061] Ainsi, à partir des composantes X
0 à X
L-1, une matrice de Hankel M est construite (étape S22), constituée des symboles modulés
X
0 à X
L-1 du signal de référence R. Cette matrice de Hankel M est une matrice non carrée dont
les valeurs sont constantes le long des diagonales ascendantes. Cette matrice M a
pour dimension (L-M)×M. La première colonne de cette matrice M correspond aux L-M
premières composantes du signal de référence, de sorte que la matrice M se présente
sous la forme:

[0062] A partir de cette matrice M, on calcule (étape S23) une matrice P qui est la pseudo-inverse
de Penrose de ladite matrice de Hankel M. La matrice P est calculée selon la formule
suivante P= (M
H×M)
-1×M
H, avec M
H la matrice transposée conjuguée de M, également appelée transconjuguée.
[0063] La matrice P peut ainsi être reconstruite par des calculs intermédiaires faisant
intervenir une matrice de Hankel et sa pseudo-inverse de Penrose, ou bien être directement
construite à partir des symboles modulés X
0 à X
L-1 du signal de référence R selon une organisation préalablement établie pour correspondre
à la pseudo-inverse de Penrose de la matrice de Hankel M.
[0064] On forme alors un vecteur V dont les composantes correspondent aux symboles du préambule
préalablement extraits (étape S24).
[0065] La matrice H du filtre linéaire modélisant le canal de communication est alors déterminée
(étape S25) par application de ladite matrice P au vecteur V dont les composantes
correspondent aux symboles du préambule : H=P×V.
[0066] Les coefficients du filtre linéaire modélisant le canal de communication sont de
préférence mis à jour pour chaque paquet, au moyen de la séquence connue de symboles
utilisée comme champ de synchronisation au début de chacun des paquets.
[0067] Le tableau 1 ci-dessous présente une estimation de la complexité du procédé. MIN
signifie l'utilisation d'un algorithme de recherche de minimum, tandis que CORDIC
est l'abréviation de l'anglais COordinate Rotation Digital Computer signifiant calcul
numérique par rotation de coordonnées, et correspond à un algorithme de calcul de
fonction trigonométrique.
Tableau 1
| |
Type d'opération |
| Addition (réelle) |
Multiplication (réelle) |
MIN |
CORDIC |
| Etape |
Calcul des métriques de branche |

|
(K-M)×QM × (M+2) |
0 |
K-M |
| Mise à jour et comparaison des métriques de chemin cumulées, sélection des branches
survivantes |
3 × (k-M)×QM |
(K-M)×QM |
(K-M)×QM-1 |
0 |
| Mise à jour de la phase de référence |
K-M |
0 |
K-M |
0 |
| Remontée des noeuds survivants |
K-M |
K-M |
0 |
0 |
[0068] On peut constater que le procédé ne présente pas de surcroît de complexité par rapport
à un algorithme classique. La complexité reste raisonnable.
[0069] Les courbes de la figure 5 illustrent des résultats de simulation mettant en oeuvre
l'invention. Elles représentent le taux d'erreur binaire (TEB) en fonction du rapport
signal à bruit Es/N0 en décibels.
[0070] La courbe 41 correspond à une mise en oeuvre de l'invention dans le cadre d'une modulation
GFSK sans bruit de phase, tandis que la courbe 42 correspond à une mise en oeuvre
de invention dans le cadre d'une modulation GFSK avec bruit de phase. La courbe 43
correspond à une mise en oeuvre de l'invention dans le cadre d'une modulation QGFSK
sans bruit de phase, tandis que la courbe 44 correspond à une mise en oeuvre de l'invention
dans le cadre d'une modulation QGFSK avec bruit de phase.
[0071] Comme on peut le constater, le procédé offre de belles performances, bien que la
forme de modulation QGFSK soit sensible au bruit de phase.
[0072] Ces simulations sont réalisées de la manière suivante:
- des paquets de 192 bits constitués d'un préambule de 32 bits et d'une charge utile
de 160 bits (tirés aléatoirement selon une loi uniforme), ont été utilisés,
- le canal est modélisé par l'ajout de bruit blanc gaussien et du bruit de phase le
cas échéant,
- le bruit de phase est obtenu au moyen de bruit blanc filtré dans le domaine fréquentiel
à l'aide du profil de bruit de phase à tester représenté sur la figure 6 par la courbe
45 illustrant la densité spectrale de puissance (en dB/Hz) en fonction de la fréquence
Hz,
- la synchronisation est supposé réalisée de manière idéale,
- le démodulateur a été implémenté en virgule flottante,
- les paramètres de modulation sont h = 0,5, BT = 0,5 pour la forme GFSK et h = 0,25,
BT = 0,5 pour la forme QGFSK (le codage de Gray ayant été implémenté pour cette forme).
1. Procédé de démodulation et de décodage d'un signal reçu modulé sur Q états par déplacement
de fréquence avec filtrage gaussien, ledit signal étant reçu d'un canal de communication
et comportant un message constitué de symboles de message, ledit procédé étant
caractérisé en ce que, pour déterminer un symbole de message,
- une pluralité d'incréments de phase possibles sont estimés par l'application d'un
filtre linéaire à une pluralité de séquences de M produits de modulation sur Q états
par déplacement de phase de symboles de message consécutifs possibles,
- une phase cumulée des précédentes itérations du procédé est ajoutée à chacun desdits
incréments de phase possibles pour donner une phase estimée,
- le symbole de message est déterminé par sélection des symboles consécutifs possibles
dont la phase estimée est la plus proche du signal reçu,
une nouvelle phase cumulée étant déterminée par l'ajout à la phase cumulée des précédentes
itérations du procédé de l'incrément de phase correspondant à la modulation par déplacement
de phase du symbole de message ainsi déterminée, ladite nouvelle phase cumulée étant
la phase cumulée pour l'itération subséquente du procédé,
caractérisé en ce que
- lorsque la modulation par déplacement de fréquence est une modulation par déplacement
de fréquence à filtrage gaussien à deux états, la modulation par déplacement de phase
est une modulation par déplacement de phase binaire BPSK, ou
- lorsque la modulation par déplacement de fréquence est une modulation par déplacement
de fréquence à filtrage gaussien à quatre états, la modulation par déplacement de
phase est une modulation par déplacement de phase quaternaire QPSK.
2. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel le procédé met en oeuvre une
reconstruction itérative du signal modulé par déplacement de fréquence avec filtrage
gaussien GFSK ou QGFSK reçu à partir de signaux de référence modulés par déplacement
de phase BPSK ou QPSK, respectivement, le kème symbole d'un message modulé par déplacement de fréquence à filtrage gaussien correspondant
à la somme de produits de modulations par déplacement de phase du même message, les
produits de modulations étant pondérés par les coefficients du filtre linéaire modélisant
le canal de communication en y incorporant le passage de la modulation par déplacement
de phase à la modulation par déplacement de fréquence.
3. Procédé selon l'une des revendications précédente, dans lequel
Q=2 et

avec

et avec GFSK(k) désignant la modulation par déplacement de fréquence à filtrage gaussien
à deux états du k
ème symbole de message, M le nombre de coefficients du filtre linéaire, H(m) le m
ième coefficient dudit filtre linéaire modélisant la réponse impulsionnelle du canal de
communication, et BPSK(l) la modulation par déplacement de phase binaire du l
ème symbole du message, ou
Q=4 et

avec

et avec QGFSK(k) désignant la modulation par déplacement de fréquence à filtrage
gaussien à quatre états du k
ème symbole de message, M le nombre de coefficients du filtre linéaire, H(m) le m
ièmecoefficient dudit filtre linéaire modélisant la réponse impulsionnelle du canal de
communication, et QPSK(l) la modulation par déplacement de phase quaternaire du l
ème symbole du message.
4. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel la sélection des symboles consécutifs
possibles est mise en oeuvre au moyen d'un critère de maximum de vraisemblance.
5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel la sélection des symboles
consécutifs possibles dont la phase estimée est la plus proche du signal reçu est
mise en oeuvre au moyen d'un algorithme de Viterbi dont le treillis est déterminé
par le filtre linéaire.
6. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le filtre linéaire
est obtenu par minimisation au sens des moindres carrés d'un critère d'erreur quadratique
exprimant la différence entre des produits de modulation par déplacement de phase
d'une séquence connue de symboles de message et une partie du signal reçu correspondant
à ladite séquence connue de symboles de message.
7. Procédé selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le filtre linéaire
est une estimation d'une réponse impulsionnelle du canal de communication modélisé
par M coefficients.
8. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel la modélisation de la réponse
impulsionnelle du canal de communication prend en compte le passage de la modulation
des symboles depuis une modulation par déplacement de phase à une modulation par déplacement
de fréquence.
9. Procédé selon l'une des revendications 7 ou 8, dans lequel la réponse impulsionnelle
du canal de communication est estimée à partir d'une séquence connue de symboles présente
dans le signal reçu, ledit procédé comprenant les étapes suivantes:
- extraction des symboles correspondant à la séquence connue de symboles contenue
dans le signal reçu,
- construction d'un signal de référence R par produit des modulations par déplacement
de phase des symboles de la séquence connue,
- construction d'une matrice P à partir des composantes du signal de référence R,
- détermination de la matrice H modélisant la réponse impulsionnelle du canal de communication
par application de ladite matrice P à un vecteur V dont les composantes correspondent
aux symboles de la séquence connue.
10. Procédé selon la revendication précédente, dans lequel la matrice P correspond à la
pseudo-inverse de Penrose d'une matrice de Hankel M de dimension (L-M)×M constituée
des composantes du signal de référence R, où L est le nombre de symboles de la séquence
connue.
11. Démodulateur-égaliseur pour démoduler et décoder au moins un signal reçu modulé sur
Q états par déplacement de fréquence avec filtrage gaussien, comprenant au moins une
mémoire et un processeur, ledit processeur étant configuré pour mettre en oeuvre le
procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes.
12. Récepteur pour recevoir un signal modulé par déplacement de fréquence avec utilisation
d'un filtre gaussien GFSK à Q états, comprenant au moins un démodutateur-égaliseur
selon la revendication 11.
13. Produit programme d'ordinateur comprenant des instructions de code de programme pour
l'exécution des étapes du procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10,
lorsque ledit programme est exécuté par un système de calcul comprenant au moins un
processeur.
1. Verfahren zur Demodulation und Decodierung eines empfangenen, auf Q Zustände modulierten
Signals durch Frequenzumtastung mit Gauß-Filterung, wobei das Signal von einem Kommunikationskanal
empfangen wird und eine Nachricht umfasst, die aus Nachrichtensymbolen besteht, wobei
das Verfahren
dadurch gekennzeichnet ist, dass zum Bestimmen eines Nachrichtensymbols
- mehrere mögliche Phaseninkremente durch die Anwendung eines linearen Filters auf
mehrere Sequenzen von M Produkten der Phasenumtastungsmodulationen auf Q Zuständen
von möglichen aufeinander folgenden Nachrichtensymbolen geschätzt werden,
- eine kumulierte Phase der vorhergehenden Iterationen des Verfahrens zu jedem der
möglichen Phaseninkremente hinzugefügt wird, um eine geschätzte Phase zu ergeben,
- das Nachrichtensymbol durch Auswahl der möglichen aufeinander folgenden Symbole
bestimmt wird, deren geschätzte Phase am nächsten an dem empfangenen Signal liegt,
wobei eine neue kumulierte Phase durch das Hinzufügen des Phaseninkrements, das der
Phasenumtastungsmodulation des so bestimmten Nachrichtensymbols entspricht, zur kumulierten
Phase der vorhergehenden Iterationen des Verfahrens bestimmt wird, wobei die neue
kumulierte Phase die für die anschließende Iteration des Verfahrens kumulierte Phase
ist,
dadurch gekennzeichnet, dass
- wenn die Frequenzumtastungsmodulation eine Frequenzumtastungsmodulation mit Gauß-Filterung
mit zwei Zuständen ist, die Phasenumtastungsmodulation eine binäre Phasenumtastungsmodulation
(BPSK) ist, oder
- wenn die Frequenzumtastungsmodulation eine Frequenzumtastungsmodulation mit Gauß-Filterung
mit vier Zuständen ist, die Phasenumtastungsmodulation eine Quadraturphasenumtastungsmodulation
(QPSK) ist.
2. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei das Verfahren eine iterative Rekonstruktion
des durch Frequenzumtastung mit Gauß-Filterung (GFSK oder QGFSK) modulierten Signals
durchführt, das ausgehend von durch BPSK- beziehungsweise QPSK-Phasenumtastung modulierten
Bezugssignalen empfangen wird, wobei das kte Symbol einer durch Frequenzumtastung mit Gauß-Filterung modulierten Nachricht der
Summe von Produkten der Modulationen derselben Nachricht durch Phasenumtastung entspricht,
wobei die Produkte der Modulationen durch die Koeffizienten des linearen Filters gewichtet
werden, die den Kommunikationskanal durch Aufnehmen des Übergangs von der Phasenumtastungsmodulation
zur Frequenzumtastungsmodulation darin modellieren.
3. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei:
Q=2 und

wobei

und wobei GFSK(k) die Modulation durch Frequenzumtastung mit Gauß-Filterung mit zwei
Zuständen des kten Nachrichtensymbols, M die Anzahl der Koeffizienten des linearen Filters, H(m) den
mten Koeffizienten des linearen Filters, der die Impulsantwort des Kommunikationskanals
modelliert, und BPSK(l) die Modulation des lten Symbols der Nachricht durch binäre Phasenumtastung bezeichnet, oder
Q=4 und

wobei

und wobei QGFSK(k) die Modulation durch Frequenzumtastung mit Gauß-Filterung mit
vier Zuständen des kten Nachrichtensymbols, M die Anzahl der Koeffizienten des linearen Filters, H(m) den
mten Koeffizienten des linearen Filters, der die Impulsantwort des Kommunikationskanals
modelliert, und QPSK(l) die Modulation des lten Symbols der Nachricht durch quaternäre Phasenumtastung bezeichnet.
4. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die Auswahl der möglichen aufeinander
folgenden Symbole mittels eines Maximum-Likelihood-Kriteriums durchgeführt wird.
5. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei die Auswahl der möglichen
aufeinander folgenden Symbole, deren geschätzte Phase am nächsten an dem empfangenen
Signal liegt, mittels eines Viterbi-Algorithmus durchgeführt wird, dessen Trellis
durch das lineare Filter bestimmt wird.
6. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das lineare Filter durch
Minimierung eines Kriteriums des quadratischen Fehlers, der die Differenz zwischen
den Produkten der Modulationen durch Phasenumtastung einer bekannten Sequenz von Nachrichtensymbolen
und eines Teils des empfangenen Signals ausdrückt, der der bekannten Sequenz von Nachrichtensymbolen
entspricht, im Sinne der kleinsten Quadrate erhalten wird.
7. Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche, wobei das lineare Filter eine Schätzung
einer Impulsantwort des durch M Koeffizienten modellierten Kommunikationskanals ist.
8. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die Modellierung der Impulsantwort
des Kommunikationskanals den Übergang der Modulation der Symbole von einer Phasenumtastungsmodulation
zu einer Frequenzumtastungsmodulation berücksichtigt.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 7 oder 8, wobei die Impulsantwort des Kommunikationskanals
ausgehend von einer bekannten Sequenz von Symbolen geschätzt wird, die in dem empfangenen
Signal vorhanden ist, wobei das Verfahren die folgenden Schritte umfasst:
- Gewinnung von Symbolen, die der bekannten Sequenz von Symbolen entsprechen, die
in dem empfangenen Signal enthalten ist,
- Konstruktion eines Bezugssignals R durch das Produkt der Modulationen der Symbole
durch Phasenumtastung der bekannten Sequenz,
- Konstruktion einer Matrix P ausgehend von den Komponenten des Bezugssignals R,
- Bestimmung der Matrix H, die die Impulsantwort des Kommunikationskanals modelliert,
durch Anwenden der Matrix P auf einen Vektor V, dessen Komponenten den Symbolen der
bekannten Sequenz entsprechen.
10. Verfahren nach dem vorhergehenden Anspruch, wobei die Matrix P der Penrose-Pseudoinversen
einer Hankel-Matrix M mit der Dimension (L-M)×M entspricht, die durch die Komponenten
des Bezugssignals R gebildet ist, wobei L die Anzahl der Symbole der bekannten Sequenz
ist.
11. Demodulator-Entzerrer zum Demodulieren und Decodieren von mindestens einem empfangen,
durch Frequenzumtastung mit Gauß-Filter auf Q Zustände modulierten Signals, der mindestens
einen Speicher und einen Prozessor umfasst, wobei der Prozessor ausgestaltet ist,
um das Verfahren nach einem der vorhergehenden Ansprüche durchzuführen.
12. Empfänger zum Empfangen eines durch Frequenzumtastung unter Verwendung eines GFSK-Gauß-Filters
auf Q Zustände modulierten Signals, der mindestens einen Demodulator-Entzerrer nach
Anspruch 11 umfasst.
13. Computerprogrammprodukt, das Programmcodebefehle für die Ausführung der Schritte des
Verfahrens nach einem der Ansprüche 1 bis 10 umfasst, wenn das Programm durch ein
Rechensystem ausgeführt wird, das mindestens einen Prozessor umfasst.
1. A method for demodulation and decoding of a received signal modulated on Q states
by frequency-shift-keying with Gaussian filtering, said signal being received from
a communication channel and comprising a message consisting of message symbols, said
method being
characterized in that, to determine a message symbol,
- a plurality of possible phase increments are estimated by application of a linear
filter to a plurality of sequences of M products of modulation on Q states by phase-shift-keying
of possible consecutive message symbols,
- a cumulated phase of the preceding iterations of the method is added to each of
said possible phase increments to give an estimated phase,
- the message symbol is determined by selection of the possible consecutive symbols
whereof the estimated phase is the closest to the received signal,
wherein a new cumulated phase is determined by addition to the cumulated phase of
the preceding iterations of the method of the phase increment corresponding to phase-shift-keying
of the message symbol as determined, said new cumulated phase being the cumulated
phase for the subsequent iteration of the method,
characterised in that
- when modulation by frequency-shift-keying is modulation by frequency-shift-keying
with Gaussian filtering with two states, phase-shift-keying modulation is binary phase-shift-keying
BPSK, or
- when modulation by frequency-shift-keying is modulation by frequency-shift-keying
with Gaussian filtering with four states, phase-shift-keying modulation is quaternary
phase-shift-keying QPSK.
2. The method according to the preceding claim, wherein the method comprises iteratively
reconstruction of the received signal modulated by frequency-shift-keying with Gaussian
filtering GFSK or QGFSK from modulated reference signals modulated by phase-shift-keying
BPSK or QPSK, respectively, wherein the kth symbol of a message modulated by frequency-shift-keying with Gaussian filtering corresponds
to a sum of products of modulations by phase-shift-keying of the same message, the
products of modulations being weighted by the coefficients of a linear filter which
models the communication channel by incorporating therein shifting from phase-shift-keying
modulation to frequency-shift-keying modulation.
3. The method according to one of the preceding claims, wherein
Q=2 and

with

and with GFSK(k) designating modulation by frequency-shift-keying with Gaussian filtering
with two states of the k
th message symbol, M the number of coefficients of the linear filter, H (m) the m
th coefficient of said linear filter modelling the impulse response of the communication
channel, and BPSK(l) modulation by binary phase-shift-keying of the original l
th message symbol, or
Q=4 and

with

and with QGFSK(k) designating modulation by frequency-shift-keying with Gaussian
filtering with four states of the k
th message symbol, M the number of coefficients of the linear filter, H (m) the m
th coefficient of said linear filter modelling the impulse response of the communication
channel, and QPSK(l) modulation by quaternary phase-shift-keying of the original l
th message symbol.
4. The method according to the preceding claim, wherein selection of the possible consecutive
symbols is made by means of a maximum likelihood criterion.
5. The method according to one of the preceding claims, wherein selection of the possible
consecutive symbols whereof the estimated phase is the closest to the received signal
is made by means of a Viterbi algorithm whereof the trellis is determined by the linear
filter.
6. The method according to one of the preceding claims, wherein the linear filter is
obtained by least squares minimisation of a quadratic error criterion expressing the
difference between products of modulation by phase-shift-keying of a known sequence
of message symbols and part of the received signal corresponding to said known sequence
of message symbols.
7. The method according to one of the preceding claims, wherein the linear filter is
an estimation of an impulse response of the communication channel modelled by M coefficients.
8. The method according to the preceding claim, wherein the modelling of the impulse
response of the communication channel takes into consideration shifting from a modulation
of symbols by phase-shift-keying to a modulation by frequency-shift-keying.
9. The method according to one of Claims 7 or 8, wherein the impulse response of the
communication channel is estimated from a known sequence of symbols present in the
received signal, said method comprising the following steps:
- extraction of the symbols corresponding to the known sequence of symbols contained
in the received signal,
- construction of a reference signal R by product of modulations by phase-shift-keying
of symbols of the known sequence,
- construction of a matrix P from the components of the reference signal R,
- determination of the matrix H modelling the impulse response of the communication
channel by application of said matrix P to a vector V whereof the components correspond
to the symbols of the known sequence.
10. The method according to the preceding claim, wherein the matrix P corresponds to the
Penrose pseudo-inverse of a Hankel matrix M of dimension (L-M)×M consisting of the
components of the reference signal R, where L is the number of symbols of the known
sequence.
11. A demodulator-equalizer for demodulating and decoding at least one received modulated
signal on Q states by frequency-shift-keying with Gaussian filtering, comprising at
least one memory and one processor, said processor being configured for carrying out
the method according to any one of the preceding claims.
12. A receiver for receiving a modulated signal by frequency-shift-keying with use of
a Gaussian filter GFSK with Q states, comprising at least one demodulator-equalizer
according to claim 11.
13. A computer program product comprising program code instructions for executing the
steps of the method according to any one of claims 1 to 10, when said program is executed
by a calculation system comprising at least one processor.