[0001] L'invention se rapporte au domaine technique des fausses parois, telles que faux
plafonds et faux murs.
[0002] L'invention se rapporte plus particulièrement aux fausses parois comprenant une toile
(notamment en PVC) tendue entre des profilés fixés sur un mur ou un plafond.
[0003] L'intégration d'un éclairage à une telle paroi est problématique.
[0004] Une technique conventionnelle consiste à découper dans la toile des ouvertures pour
le passage de luminaires tels que des spots munis d'ampoules halogènes. Mais cette
technique ne va pas sans inconvénients : ces découpes peuvent faire apparaître dans
la toile des amorces de rupture susceptible de se propager, et des zones par lesquelles
l'air, la poussière ou les insectes s'introduisent dans l'espace situé derrière la
fausse paroi
[0005] Une autre technique connue consiste à rétro-éclairer la nappe, en montant directement
sur la paroi sous-jacente (mur ou plafond) des luminaires dont la lumière est diffusée
par la nappe. Cette technique ne va pas non plus sans inconvénients : le remplacement
des luminaires défectueux ne peut se faire que par démontage de la nappe.
[0006] On connaît par ailleurs des dalles qui permettent de réaliser des fausses parois
de manière modulaire, par juxtaposition de dalles. Il est connu de mettre à profit
ce type de dalle pour procurer un éclairage. Le document
EP 2 472 174 propose un caisson selon le préambule de la revendication 1, comprenant un châssis
ayant un fond et des côtés qui s'étendent en saillie à partir du fond, une série de
tubes fluorescents fixés sur le fond, et une nappe souple tendue sur un cadre articulé
par rapport au châssis au moyen d'une liaison pivot glissant. Cette articulation vise
à faciliter l'accès à l'intérieur du caisson pour y effectuer des opérations de maintenance
(par exemple le remplacement d'un tube fluorescent défectueux).
[0007] La technique décrite dans le document
EP 2 472 174 ne va pas non plus sans inconvénient.
[0008] Premièrement, la structure du caisson est relativement complexe.
[0009] Deuxièmement, les opérations de maintenance sont assez fastidieuses, surtout lorsqu'elles
doivent être conduites sur un faux-plafond, depuis un escabeau et bras tendus.
[0010] Troisièmement, le caisson doit être suffisamment rigide (et donc assez lourd) pour
absorber les contraintes qu'il subit à l'occasion du remplacement d'un luminaire.
[0011] Quatrièmement, le caisson est relativement profond, notamment en raison, d'une part,
du volume occupé par les luminaires et par l'articulation et par le cadre, relativement
épais, et d'autre part de la distance importante entre la nappe tendue et les tubes
fluorescents, nécessaire pour assurer une certaine diffusion de la lumière. Il en
résulte que ce type de caisson ne peut être utilisé que pour de grandes hauteurs sous
plafonds. A défaut, la hauteur résiduelle sous faux plafond serait inférieure à la
hauteur minimale normalisée.
[0012] Un premier objectif est de proposer un caisson lumineux présentant une légèreté accrue.
[0013] Un deuxième objectif est de proposer un caisson lumineux offrant de bonnes qualités
de diffusion de la lumière.
[0014] Un troisième objectif est de proposer un caisson lumineux nécessitant peu (ou pas)
d'entretien.
[0015] Un quatrième objectif est de proposer un caisson lumineux dont le raccordement électrique
soit aisé.
[0016] À cet effet, il est proposé, en premier lieu, une dalle lumineuse pour fausse paroi,
comprenant un châssis ayant un fond et des côtés qui s'étendent en saillie à partir
du fond, un système de rétro-éclairage comprenant une série de luminaires fixés sur
le fond, et une nappe souple tendue qui s'étend entre les côtés en regard des luminaires,
dans laquelle les luminaires sont des diodes électroluminescentes, et la nappe est
formée par une enveloppe souple ensachant le châssis, tendue sur celui-ci et solidaire
des côtés du châssis.
[0017] Il est proposé, en second lieu, une fausse paroi comprenant un ensemble de dalles
telle que la dalle présentée ci-dessus.
[0018] Diverses caractéristiques supplémentaires peuvent être prévues, seules ou en combinaison
:
- les diodes sont intégrées à un tapis fixé sur le fond.
- les diodes sont intégrées à une ou plusieurs bandes fixées sur le fond.
- le châssis est ajouré.
- la nappe est perforée.
- la fausse paroi est un faux plafond, et les dalles reposent sur des semelles inférieures
de poutres fixées sur un plafond sous-jacent.
[0019] D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront à la lumière de la description
d'un mode de réalisation, faite ci-après en référence aux dessins annexés dans lesquels
:
- la figure 1 est une vue en coupe montrant un caisson lumineux équipant un faux plafond,
avec en encart un détail à échelle agrandie.
- la figure 2 est une vue de face, en arraché partiel, montrant un caisson lumineux
équipé d'une nappe de diodes électroluminescentes.
- la figure 3 est une vue de détail, à échelle agrandie, du caisson de la figure 2,
selon l'encart III et illustrant le câblage de la nappe.
- la figure 4 est une vue similaire à la figure 2, montrant un caisson lumineux équipé,
en variante, d'une série de bandes de diodes électroluminescentes.
- la figure 5 est une vue de détail, à échelle agrandie, du caisson de la figure 2,
illustrant le câblage électrique en parallèle des bandes de diodes.
- la figure 6 est une vue similaire à la figure 5, illustrant le câblage électrique
en série des bandes de diodes.
- la figure 7 est une vue montrant une fausse paroi intégrant des caissons lumineux
et illustrant le raccordement électrique en parallèle des caissons.
[0020] Sur la figure 1 est représentée une fausse paroi
1. Il s'agit en l'espèce d'un faux plafond, mais il pourrait s'agir d'un faux mur.
[0021] Comme on le voit sur la figure, la fausse paroi
1 est montée sur une paroi
2 sous-jacente (en l'espèce un plafond) rigide, par exemple en béton.
[0022] La fausse paroi
1 est formée par juxtaposition d'une pluralité de dalles, incluant au moins une dalle
3 lumineuse. La dalle
3 lumineuse est suspendue au moyen de poutres fixées sur la paroi
2. Plus précisément, chaque poutre
4 présente un profil en I, et comprend une âme
5 centrale verticale et, aux extrémités de l'âme
5, une semelle
6 supérieure par laquelle la poutre
4 est fixée sur la paroi
2, et une semelle
7 inférieure opposée.
[0023] Comme on le voit sur la figure 1, la dalle
3 est suspendue entre deux poutres successives en reposant conjointement sur les semelles
inférieures des deux poutres
4.
[0024] La dalle
3 comprend un châssis
8 réalisé dans une matière plastique telle que PVC ou, de préférence, dans une tôle
métallique, par exemple en aluminium ou dans un alliage d'aluminium.
[0025] Le châssis
8 comprend un fond
9 sensiblement plan ayant une face
10 externe, tournée vers la paroi
2, et une face interne opposée, ainsi que des côtés
12 qui s'étendent en saillie à partir de la face
11 interne.
[0026] Comme on le voit sur la figure 1, les côtés
12 s'étendent le long de bords
13 du fond. Selon un mode particulier de réalisation, le châssis
8 comprend seulement deux côtés
12, qui s'étendent le long de bords
13 parallèles opposés du fond
9.
[0027] En variante, le châssis
8 comprend quatre côtés
12 parallèles deux à deux, formant une ceinture qui encadre le fond
9.
[0028] La dalle
3 est en outre équipée d'un système
14 de rétro-éclairage, qui comprend une série de luminaires
15 fixés sur le fond
9. Les luminaires
15 sont des diodes électroluminescentes, qui présentent l'avantage d'avoir une durée
de vie importante au regard des luminaires classiques (notamment à incandescence ou
à gaz, typiquement halogène ou néon).
[0029] Les diodes
15 sont de préférence blanches, mais elles peuvent être de couleur. Selon un mode particulier
de réalisation, les diodes
15 sont monochromatiques. En variante, les diodes peuvent être trichromatiques, et il
peut être prévu une unité déportée de contrôle de la couleur des diodes
15, comprenant par exemple un variateur pour chaque couleur fondamentale (typiquement
rouge, vert, bleu). Cette unité peut être programmable, et intégrer des programmes
de variation de la couleur et/ou de la luminosité des diodes.
[0030] Selon un mode préféré de réalisation illustré sur la figure 2, les diodes sont intégrées
à un tapis
16. Les diodes
15 sont organisées, sur ce tapis
16, en matrice, c'est-à-dire suivant un motif régulier de lignes et colonnes de diodes
15 juxtaposées. L'écartement entre deux diodes voisines peut varier, dépendant notamment
de la puissance individuelle des diodes
15.
[0031] Au sein de ce tapis
16, les diodes sont câblées pour être toutes alimentées en courant continu. Le câblage
peut être du type série, ou parallèle. Les deux peuvent être combinés : les diodes
d'une même ligne peuvent être câblées en série, et les lignes elles-mêmes câblées
en parallèle. Le câblage parallèle permet de maintenir une alimentation en courant
(et donc une illumination des diodes
15) en cas de défaillance d'une ou plusieurs diodes au sein du tapis
16.
[0032] Le tapis
16 comprend à cet effet des bornes
17 électriques qui, comme illustré sur la figure 3, sont positionnées au voisinage d'un
bord du tapis
16, et qui sont raccordées électriquement à un circuit
18 électrique externe d'alimentation en courant continu. Ce courant continu peut lui-même
être issu d'un transformateur de type AC-DC assurant la production de courant continu
à basse tension (typiquement 12V) à partir d'un courant alternatif monophasé issu
du secteur (typiquement 220V).
[0033] Selon un mode de réalisation alternatif illustré sur la figure 4, les diodes sont
intégrées à des bandes
19 juxtaposées pour former des rangées (lignes ou colonnes), aboutissant à un résultat
similaire au tapis
16 décrit ci-dessus. Au sein des bandes
19, les diodes sont câblées en série ou en parallèle, les bandes
19 étant munies de bornes
17 pour leur raccordement au circuit
18 électrique externe.
[0034] Comme illustré sur la figure 5, les bandes
19 peuvent être câblées en parallèle, en étant toutes raccordées directement au circuit
18 électrique externe. En variante, comme illustré sur la figure 6, les bandes
19 peuvent toutefois être câblées en série, une première bande (par exemple située le
long d'un bord
13 du fond
9) étant raccordée au circuit
18 et les bandes
19 suivantes étant câblées en série à partir de la première.
[0035] La dalle comprend par ailleurs une nappe
20 souple tendue qui s'étend entre les côtés
12 du châssis
8, en regard des diodes
15. Plus précisément, la nappe
20 s'étend jusqu'aux côtés
12, dont elle est solidaire. Ainsi, la nappe
20 recouvre l'ensemble du volume interne du châssis
8, c'est-à-dire du volume surmontant les diodes et délimité par le fond
9 et les côtés
12.
[0036] Selon un mode de réalisation ne faisant pas partie de l'invention, la nappe
20 pourrait être accrochée aux côtés
12, par exemple par l'intermédiaire d'une lisse intégrée aux côtés
12 (par exemple formée directement lors de la fabrication du châssis
8), ou rapportée et fixée sur ceux-ci, par exemple par vissage, collage ou encore soudage.
[0037] Toutefois, selon l'invention, la nappe
20 est formée par une enveloppe
21 souple ensachant le châssis
8 et tendue sur celui-ci. Plus précisément, comme on le voit sur la figure 1, l'enveloppe
21 est fermée et présente quatre pans, à savoir un pan frontal formant la nappe
20, un pan
22 arrière recouvrant le fond
9 sur la face
10 externe de celui-ci, reliés par des pans
23 latéraux recouvrant les côtés
12 du châssis
8.
[0038] La nappe
20 (c'est-à-dire, dans le mode de réalisation qui vient d'être décrit, l'enveloppe
21) est par exemple réalisée dans une toile de polymère (tel que PVC). La nappe
20 peut être perforée, au bénéfice de l'évacuation de la chaleur dégagée par les luminaires
15 en fonctionnement et/ou aux fins d'atténuation acoustique.
[0039] Le châssis
8 (sur le fond
9 et/ou sur les côtés
12) peut être ajouré, aux fins de légèreté et également d'évacuation de la chaleur dégagée
par les luminaires
15 en fonctionnement.
[0040] On a représenté sur la figure 7 un exemple d'agencement de dalles comprenant des
dalles non lumineuses (en blanc) et des dalles lumineuses (en grisé). Les dalles lumineuses
peuvent être raccordées au circuit
18 électrique en étant câblées en série, mais pour plus de sécurité il est préférable,
comme illustré, de les raccorder en parallèle, de sorte que l'éventuelle défaillance
d'une dalle
3 lumineuse ne se propage pas aux dalles lumineuses voisines.
[0041] De la sorte, il est possible de réaliser l'illumination totale ou partielle d'une
paroi. On peut également agencer les dalles selon des motifs prédéfinis. Il est également
envisageable de prévoir des dalles lumineuses de couleurs différentes. A cet effet,
les diodes seront choisies selon les désirs du bénéficiaire. De même, il est envisageable
de réaliser des illuminations programmées se propageant sur l'ensemble des dalles
lumineuses, au moyen d'une unité de contrôle déportée correctement programmée.
[0042] En fonctionnement, l'illumination des diodes produit au voisinage de celles-ci une
lumière non uniforme, comprenant des pics d'intensité au droit de chaque diode
15 (l'intensité des pics varie selon l'angle d'ouverture du cône lumineux produit par
chaque diode
15). La nappe
20 joue le rôle d'un diffuseur, aplanissant les pics d'intensité pour transmettre un
flux lumineux relativement diffus du point de vue de l'oeil humain. Les côtés
12 ont pour fonction de maintenir un écartement (noté H et correspondant à la hauteur
des côtés, mesurée à partir du fond
9 en supposant négligeable la surépaisseur formée par les diodes
15) entre les diodes et la nappe
20. Si l'écartement H est faible, la lumière transmise par la nappe
20 est d'intensité relativement forte mais comprend des pics visibles, compte tenu de
la proximité des diodes
15. A contrario, si l'écartement H est important, la lumière transmise par la nappe
20 est d'intensité relativement plus faible mais apparaît diffuse en étant relativement
dépourvue de pics, compte tenu de l'éloignement des diodes
15. Il est donc préférable de trouver un compromis pour l'écartement H, en fonction de
la puissance des diodes
15, de la densité de leur répartition sur le fond
9, et de l'épaisseur de la nappe
20.
[0043] Typiquement, pour des diodes de lumière blanche d'une puissance individuelle de 0,2
W environ, un angle d'ouverture du cône lumineux produit par chaque diode
15 de 120° environ, un pas (noté P et correspondant à la distance moyenne entre deux
diodes voisines) de 20 mm environ, et une nappe
20 en PVC blanc (perforée ou non) d'une épaisseur de quelques dixièmes de mm, on aura
avantage à prévoir un écartement H de quelques centimètres (typiquement de 5 à 10
cm).
[0044] Comme on le voit sur la figure 1, les câbles du circuit
18 électrique d'alimentation peuvent avantageusement circuler dans une goulotte
24 fixée sur l'âme
5 de la poutre
4.
1. Leuchtplatte für eine Blindwand, die einen Rahmen (8) aufweist, der einen Boden (9)
und Seiten (12), die sich vorstehend von dem Boden (9) erstrecken, besitzt, ein Hintergrundbeleuchtungssystem
(14), das eine Reihe von Beleuchtungskörpern (15) aufweist, die an dem Boden befestigt
sind, und einen gespannten nachgiebigen Mantel (20), der sich zwischen den Seiten
(12) gegenüber den Leuchtkörpern (15) erstreckt, umfasst, wobei die Leuchtkörper (15)
Leuchtdioden sind, dadurch gekennzeichnet, dass der Mantel (20) durch eine nachgiebige Hülle (21) gebildet ist, die den Rahmen (8)
umhüllt, um diesen gespannt ist und mit den Seiten (12) des Rahmens (8) fest verbunden
ist.
2. Platte nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass die Dioden in einen Teppich (16) integriert sind, der auf dem Boden (9) des Rahmens
(8) befestigt ist.
3. Platte nach einem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Dioden in ein oder mehrere Bänder (19) integriert sind, die auf dem Boden (9)
des Rahmens (8) befestigt sind.
4. Platte nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Rahmen (8) durchbrochen ist.
5. Platte nach einem der vorhergehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass der Mantel (20) durchlocht ist.
6. Blindwand (1), dadurch gekennzeichnet, dass diese Blindwand eine Gesamtheit von Platten nach einem der vorhergehenden Ansprüche
umfasst.
7. Blindwand nach Anspruch 6, dadurch gekennzeichnet, dass diese Blindwand (1) eine Blinddecke ist und die Platten auf den unteren Sohlen von
Trägern ruhen, die an einer darunter befindlichen Decke befestigt sind.