Arrière-plan de l'invention
[0001] La présente invention concerne le domaine des techniques de forages dans le sol qui
sont exécutés dans le but d'améliorer les caractéristiques du sol et de réaliser des
fondations et des ouvrages de soutènement dans le sol, comme fait connu par
EP 1 939 394 A.
[0002] L'invention concerne plus précisément un procédé de mise en place et de scellement
d'un élément tubulaire dans un sol situé derrière un écran. Par écran, également appelé
écran de soutènement, on entend notamment, mais pas exclusivement, les parois en béton
et en particulier les parois moulées.
[0003] Un tel élément tubulaire peut servir à injecter un fluide dans le sol afin d'en améliorer
les caractéristiques physiques.
[0004] L'élément tubulaire peut également constituer un élément structurel permettant de
fabriquer un tirant d'ancrage.
[0005] L'invention trouvera notamment son application dans le cas où le sol situé derrière
l'écran est disposé en dessous d'une charge d'eau, telle qu'une nappe phréatique.
Dans ce cas, le sol est gorgé d'eau présentant une pression très importante, pouvant
aller dans certains cas jusqu'à 10 MPa. Il est connu que le forage et la mise en place
d'un élément tubulaire, par exemple un tirant, sous une nappe sont des opérations
difficiles à exécuter, notamment en raison de la valeur importante de la pression
d'eau du sol.
Objet et résumé de l'invention
[0006] Un objet de la présente invention est tout d'abord de proposer un procédé de mise
en place et de scellement d'un élément tubulaire dans un sol sous charge d'eau situé
derrière un écran de soutènement.
[0007] L'invention atteint son but par le fait que le procédé selon l'invention comporte
les étapes suivantes :
on fournit un dispositif d'étanchéité, et un dispositif de forage comprenant un tube
de forage qui présente une extrémité distale portant un outil de coupe détachable
du tube de forage ;
on solidarise ledit dispositif d'étanchéité à l'écran de soutènement;
on introduit le dispositif de forage dans le dispositif d'étanchéité solidarisé à
l'écran de soutènement ;
on réalise un forage dans le sol à l'aide du dispositif de forage en faisant vibrer
le tube de forage, le tube de forage étant amené à une profondeur déterminée ;
on introduit un élément tubulaire dans le tube de forage après que le tube de forage
a atteint la profondeur déterminée ;
on détache l'outil de coupe du tube de forage et on remonte le tube de forage tout
en maintenant l'élément tubulaire dans le forage ; et
on injecte un coulis de scellement dans le forage afin de sceller l'élément tubulaire
dans le sol.
[0008] Par coulis de scellement, on entend tout produit de scellement à base de ciment,
de laitier ou de tout autre liant.
[0009] Par extrémité « distale », on entend l'extrémité du tube de forage qui est destinée
à se trouver au fond du forage, tandis que par extrémité « proximale », on entend
l'extrémité du tube de forage qui est opposée à l'extrémité distale, et qui se trouve
en surface hors du forage.
[0010] Le dispositif d'étanchéité utilisé dans la mise en oeuvre du procédé est bien connu
par ailleurs. Il pourra notamment s'agir du dispositif commercialisé par la société
française TEC SYSTEM sous le nom « SAS BOP ».
[0011] Le dispositif d'étanchéité permet d'assurer l'étanchéité vis-à-vis de l'eau contenue
dans le sol situé derrière l'écran, dont la pression peut aller jusqu'à 10 MPa. Préférentiellement,
le dispositif d'étanchéité permet d'assurer l'étanchéité soit en fonctionnant comme
une vanne lorsqu'aucun organe ne traverse le dispositif d'étanchéité, soit en réalisant
un contact étanche avec le tube de forage ou l'élément tubulaire traversant le dispositif
d'étanchéité. On comprend donc que le dispositif d'étanchéité empêche l'eau du sol
de jaillir dans la zone de travail dans laquelle se trouvent les opérateurs.
[0012] De préférence, le dispositif d'étanchéité est solidarisé à l'écran après avoir pré-foré
l'écran selon tout ou partie de son épaisseur. Eventuellement, le préforage de l'écran
sera finalisé après le positionnement du dispositif d'étanchéité.
[0013] De préférence, mais pas nécessairement, la solidarisation du dispositif d'étanchéité
consiste à fixer par des moyens appropriés, par exemple des vis, le dispositif d'étanchéité
à l'écran. Selon une autre variante, la solidarisation pourrait être réalisée en maintenant
fermement le dispositif d'étanchéité contre l'écran.
[0014] Encore de préférence, l'écran s'étend verticalement et la direction de forage est
inclinée par rapport à la verticale.
[0015] Ainsi, à l'issue de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention, on obtient un
élément tubulaire noyé dans le coulis de scellement. On comprend également que l'outil
de coupe, qui n'est pas remonté en surface, se retrouve noyé dans le coulis de scellement,
de préférence tout en restant attaché à l'élément tubulaire.
[0016] De manière avantageuse, le coulis de scellement est injecté dans le tube de forage.
[0017] Ainsi, grâce à l'invention, le tube de forage est retiré tout en laissant l'élément
tubulaire et l'outil de coupe dans le forage, grâce au fait que le tube de forage
est détaché de l'outil de coupe. Le dispositif de forage sert donc à la fois de moyen
pour excaver le sol, mais aussi de moyen pour injecter le coulis de scellement dans
le forage, en plus de maintenir le forage ouvert pendant l'insertion de l'élément
tubulaire.
[0018] De manière avantageuse, la fréquence de vibration est choisie de manière à faire
vibrer l'outil de coupe à sa fréquence de résonance ou à tout le moins à une fréquence
proche de ladite fréquence de résonance. Un intérêt est d'améliorer l'efficacité du
forage.
[0019] Avantageusement, lors du forage, la fréquence de vibration appliquée au tube de forage
est comprise entre 50 Hz et 200 Hz.
[0020] Il s'ensuit que la rapidité de la mise en oeuvre du procédé selon l'invention résulte
notamment du fait que le forage est réalisé en faisant vibrer le tube de forage. La
vibration, qui fait entrer l'outil de coupe en résonance, ou à tout le moins à une
fréquence proche de la fréquence de résonance, a pour effet de faciliter la pénétration
du tube de forage dans le sol.
[0021] De préférence, mais non nécessairement, pendant le forage, on fait également tourner
le tube de forage pour modifier la position des dents de l'outil de coupe.
[0022] Avantageusement, pendant la réalisation du forage, on injecte un fluide de forage
dans le tube de forage, le fluide de forage s'écoulant via l'outil de coupe, et les
déblais du forage étant évacués par l'intermédiaire du dispositif d'étanchéité.
[0023] Le dispositif d'étanchéité comporte à cet effet une conduite d'évacuation permettant
le refoulement des déblais du forage.
[0024] L'outil de coupe est préférentiellement muni d'orifices permettant l'écoulement du
fluide de forage.
[0025] Selon un aspect avantageux de l'invention, on détache l'outil de coupe du tube de
forage en poussant l'outil de coupe à l'aide de l'élément tubulaire tout en maintenant
le tube de forage.
[0026] Pour ce faire, le dispositif de forage comporte des moyens de connexion permettant
de solidariser de manière détachable l'outil de coupe et le tube de forage.
[0027] Alternativement, et sans sortir du cadre de la présente invention, on pourrait détacher
l'outil de coupe en tirant sur le tube de forage, et en maintenant ou poussant l'outil
de coupe à l'aide de l'élément tubulaire.
[0028] Selon un mode de mise en oeuvre préféré, on solidarise l'élément tubulaire à l'outil
de coupe détachable avant de pousser l'outil de coupe à l'aide de l'élément tubulaire.
[0029] Cette fixation est préférentiellement réalisée en vissant l'élément tubulaire à l'outil
de coupe. Il pourrait toutefois s'agir d'une fixation par emboîtement. Un intérêt
de la fixation par vissage est que l'opérateur peut sentir si la fixation a correctement
eu lieu.
[0030] Selon un premier mode de mise en oeuvre, on injecte le coulis de scellement dans
le forage tout en remontant le tube de forage. Pendant cette phase d'injection, on
comprend que l'élément tubulaire et l'outil de coupe restent dans le forage. Le coulis
de scellement, qui s'écoule dans le forage, enrobe l'élément tubulaire sur au moins
une partie de sa hauteur, grâce à quoi on scelle l'élément tubulaire dans le sol.
[0031] De manière avantageuse, on fait vibrer le tube de forage pendant l'injection du coulis
de scellement.
[0032] Un intérêt est d'améliorer l'écoulement et la répartition du coulis de scellement
dans le forage.
[0033] Ainsi, grâce à la vibration du tube de forage pendant le forage, et pendant l'injection
du coulis de scellement, on améliore la vitesse d'exécution du procédé.
[0034] Selon une variante de mise en oeuvre, on remonte le tube de forage tout en faisant
vibrer ledit tube de forage. Cette remontée pourra être accompagnée ou pas de l'injection
de coulis de scellement.
[0035] Un intérêt de la mise en vibration du tube de forage est de permettre le retrait
du tube de forage sans rotation, ce qui a pour effet de réduire sensiblement le risque
de circulation de coulis de scellement entre le tube de forage et le sol. Un autre
intérêt de la mise en vibration du tube de forage est de resserrer le terrain autour
du tube de forage, ce qui diminue encore le risque de circulation du coulis de scellement
entre le tube de forage et le sol.
[0036] Avantageusement, le coulis de scellement est injecté dans l'élément tubulaire via
son extrémité proximale, et s'écoule en pied de forage via l'outil de coupe. On comprend
donc que l'élément tubulaire sert à amener le coulis de scellement en pied de forage,
le coulis de scellement s'écoulant à travers les orifices ménagés dans l'outil de
coupe. Dans ce cas, on comprend que le coulis de scellement s'écoule depuis l'extrémité
distale du forage et remonte vers l'extrémité proximale dudit forage.
[0037] Selon une variante, le coulis de scellement est injecté entre l'élément tubulaire
et le tube de forage.
[0038] Dans cette variante, le coulis de scellement s'écoule dans le forage par l'extrémité
distale du tube de forage. Dans la mesure où le tube de forage est progressivement
extrait, l'injection entre le tube de forage et l'élément tubulaire permet de réaliser
une injection selon la hauteur du forage pendant la remontée du tube de forage, et
non pas uniquement depuis l'extrémité distale du forage.
[0039] Selon un mode de mise en oeuvre préférentiel, on met le coulis de scellement sous
pression, on remonte le tube de forage tout en injectant le coulis de scellement sous
pression dans le forage, et tout en faisant vibrer le tube de forage.
[0040] Pour effectuer cette mise sous pression, on utilise préférentiellement une pompe
permettant d'injecter le coulis de scellement à une pression comprise entre 0,1 et
5 MPa.
[0041] L'injection sous pression permet de créer un bulbe de coulis de scellement dont le
diamètre est sensiblement supérieur au diamètre du forage, ce qui a pour effet d'améliorer
encore le soutènement. Le bulbe pourra s'étendre sur tout ou partie de la hauteur
du forage. De préférence, le bulbe s'étend depuis le fond du forage, jusqu'au milieu
du forage.
[0042] Comme on l'a déjà mentionné plus haut, la mise en vibration permet avantageusement
de resserrer le terrain autour du tube de forage. Ce resserrement a pour effet de
consolider le sol et permet ainsi de réaliser une injection sous pression du coulis
de scellement dans de nombreux types de sols. En outre, grâce à la présence du dispositif
d'étanchéité en tête de forage, il est possible de réaliser l'injection sous forte
pression, par exemple à une pression comprise entre 0,5 et 5 MPa.
[0043] De préférence, on injecte des quantités de coulis prédéfinies dans des tranches de
sols prédéfinies, en fonction des caractéristiques initiales du sol et de l'objectif
d'amélioration.
[0044] Selon une variante, la direction du forage est inclinée par rapport à une direction
verticale. Un intérêt est de pouvoir réaliser des ancrages inclinés. Une application
avantageuse réside dans la fabrication de tirants d'ancrage inclinés, par exemple
pour assurer la stabilité d'une paroi moulée lors d'une opération de terrassement.
[0045] Selon un mode de réalisation avantageux, on calcule une fréquence cible de vibration,
et on fait vibrer le tube de forage à ladite fréquence cible de vibration lors de
la réalisation du forage.
[0046] Cette fréquence cible de vibration, qui est appliquée au tube de forage, est choisie
de manière optimale afin de faciliter l'opération de forage, notamment dans des sols
particulièrement durs. D'une façon générale, le calcul est effectué à partir d'une
modélisation des phénomènes de perforation.
[0047] De manière avantageuse, le calcul utilise la longueur du tube de forage. De préférence,
la fréquence cible de vibration est fonction de la longueur du tube de forage, tout
en étant bornée par une valeur de fréquence maximale prédéterminée, notée Fmax.
[0048] Cette valeur de fréquence maximale prédéterminée, qui correspond de préférence à
la fréquence maximale que peuvent développer les moyens pour faire vibrer le tube
de forage est comprise de préférence entre 100 et 160 Hz.
[0049] Encore de préférence, le calcul utilise une valeur constante correspondant à la vitesse
de propagation des ondes de compression dans le tube de forage, cette vitesse dépendant
du matériau constitutif du tube de forage.
[0050] De manière préférentielle mais non nécessairement, la fréquence cible de référence
est égale à :
- Fmax (la valeur de fréquence maximale prédéterminée) si Fmax<(V)/(2*L), où V est la vitesse de propagation des ondes de compression dans le tube de forage,
et L la longueur du tube de forage, OU :
- (n*V)/(2*L) si Fmax>(V)/(2*L), où n est un nombre entier supérieur ou égal à 1 choisi de sorte que (n*V)/(2*L)<=Fmax et ((n+1)*V)/(2*L)>Fmax.
[0051] Les inventeurs ont constaté que cette formule permet d'obtenir une fréquence cible
de vibration optimale qui accroit sensiblement l'efficacité de l'opération de forage.
[0052] Ce calcul est effectué par un ordinateur comportant des moyens de calculs appropriés.
[0053] Pour réaliser des forages profonds, on augmente la longueur du tube de forage pendant
la réalisation du forage. Pour ce faire, on utilise des portions de tube qui sont
fixées bout à bout au cours du forage afin d'augmenter la longueur du forage.
[0054] Par conséquent, au sens de l'invention, on entend par tube de forage aussi bien un
unique tube de forage, qu'une pluralité d'éléments tubulaires fixés bout à bout, par
exemple par vissage.
[0055] De manière avantageuse, on recalcule la fréquence cible de vibration à chaque augmentation
de la longueur du tube de forage.
[0056] Un intérêt est d'assurer un forage ayant une efficacité optimale sur toute la profondeur
du forage.
[0057] L'invention porte en outre sur un procédé de réalisation d'un tirant d'ancrage dans
lequel on met en oeuvre les étapes du procédé selon l'invention puis on scelle des
câbles dans l'élément tubulaire mis en place dans le forage.
[0058] L'invention concerne en outre une installation pour la mise en oeuvre du procédé
de mise en place et de scellement d'un élément tubulaire dans un sol situé derrière
un écran selon l'invention, comportant :
un élément tubulaire ;
un dispositif de forage qui comprend un tube de forage ayant une extrémité distale
portant un outil de coupe détachable du tube de forage,
un dispositif d'étanchéité configuré pour être solidarisé à l'écran de soutènement
et être traversé de manière étanche par l'élément tubulaire ou le tube de forage;
des moyens pour faire vibrer le tube de forage ;
des moyens pour réaliser un forage dans le sol à l'aide du dispositif de forage, le
dispositif de forage traversant le dispositif d'étanchéité, et pour amener le tube
de forage à une profondeur prédéterminée ;
des moyens pour introduire l'élément tubulaire dans le tube de forage après que le
tube de forage a atteint la profondeur prédéterminée ;
des moyens pour détacher l'outil de coupe du tube de forage ;
des moyens pour remonter le tube de forage tout en maintenant l'élément tubulaire
dans le forage ; et
des moyens pour injecter un coulis de scellement dans le forage afin de sceller l'élément
tubulaire dans le forage.
[0059] Les moyens pour détacher l'outil de coupe du tube de forage comportent notamment
l'élément tubulaire.
[0060] De préférence, l'outil de coupe comporte un manchon de fixation ayant un diamètre
inférieur au diamètre du tube de forage, ledit manchon étant configuré pour être fixé
à une extrémité distale de l'élément tubulaire. De préférence, le manchon présente
un taraudage ou un filetage configuré pour coopérer avec un filetage ou un taraudage
complémentaire situé à l'extrémité distale de l'élément tubulaire.
[0061] Avantageusement, l'outil de coupe comporte un canal reliant le manchon à une extrémité
de l'outil de coupe munie d'un taillant et d'orifices d'injection, ledit canal permettant
d'alimenter les orifices d'injection en fluide, et l'outil de coupe comporte en outre
un clapet anti-retour agencé pour obturer le canal lorsqu'aucun fluide ne s'écoule
du manchon vers les orifices d'injection.
[0062] Ainsi, lors de l'injection du coulis de scellement (ou du fluide de forage) dans
l'élément tubulaire, le clapet anti-retour s'ouvre pour laisser passer le coulis de
scellement (ou le fluide de forage), ce dernier s'écoulant dans le forage au travers
des orifices d'injection.
[0063] Le clapet anti-retour permet d'éviter les remontées de fluide vers l'extrémité proximale
du forage.
[0064] Avantageusement, l'installation selon l'invention comprend des moyens de maintien
libérables pour maintenir ensemble l'outil de coupe et le tube de forage pendant le
forage.
[0065] De préférence, ces moyens de maintien libérables comportent une goupille fixée à
l'outil de coupe et venant s'engager dans une rainure ou échancrure ménagée à l'extrémité
distale du tube de forage ou d'un porte outil fixé à l'extrémité distale du tube de
forage. La goupille est configurée pour dégager de la rainure lorsqu'une force axiale
d'intensité prédéterminée est appliquée sur l'outil de coupe.
[0066] Selon un aspect avantageux de l'invention, l'installation comporte un organe d'étanchéité
annulaire pour assurer une étanchéité entre le tube de forage et l'outil de coupe.
De préférence, mais pas exclusivement, l'organe d'étanchéité est solidaire du tube
de forage et vient porter contre le manchon ou le corps relié au manchon.
[0067] De préférence, l'organe d'étanchéité est configuré pour laisser passer un fluide
uniquement dans le cas où ledit fluide s'écoule axialement vers l'extrémité distale
du tube de forage. Ce fluide peut être de l'eau, du coulis de scellement, ou tout
autre type de fluide. On comprend donc que l'organe d'étanchéité est configuré pour
empêcher le fluide de remonter vers l'extrémité proximale du tube de forage en circulant
entre le manchon et le tube de forage.
[0068] Avantageusement, l'organe d'étanchéité est également configuré pour réaliser l'étanchéité
entre le tube de forage et l'élément tubulaire après fixation de l'élément tubulaire
au manchon et détachement de l'outil de coupe.
[0069] On comprend que lors de la remontée du tube de forage, alors que l'élément tubulaire
demeure au fond du forage, l'organe d'étanchéité vient porter contre la surface extérieure
du corps ou du manchon puis celle de l'élément tubulaire, grâce à quoi on réalise
l'étanchéité entre le tube de forage et l'élément tubulaire tout au long de la remontée
du tube de forage. Un intérêt est d'empêcher une circulation remontante du coulis
de scellement entre le tube de forage et l'élément tubulaire lors de l'injection du
coulis de scellement qui a lieu pendant le retrait du tube de forage.
[0070] Selon un autre aspect avantageux de l'invention, l'installation de forage comporte
en outre un amortisseur disposé entre le dispositif d'étanchéité et le tube de forage
afin d'empêcher la transmission des vibrations du tube de forage vers le dispositif
d'étanchéité. Un intérêt est d'éviter de mettre en vibration le dispositif d'étanchéité
et l'écran.
Brève description des dessins
[0071] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui suit de modes
de mise en oeuvre et de réalisation de l'invention donnés à titre d'exemples non limitatifs,
en référence aux dessins annexés, sur lesquels :
- la figure 1 illustre la mise en place d'un dispositif d'étanchéité de l'installation selon l'invention
dans une réservation réalisée dans un écran de soutènement ;
- la figure 2 illustre le montage de l'outil de coupe détachable à l'extrémité distale du tube
de forage ;
- la figure 3 illustre l'étape de forage dans le sol après introduction du dispositif de forage
dans le dispositif d'étanchéité ;
- la figure 4 illustre l'introduction de l'élément tubulaire dans le tube de forage et sa fixation
à l'outil de coupe par vissage ;
- la figure 5 illustre l'étape au cours de laquelle on détache l'outil de coupe du tube de forage
;
- la figure 6 illustre l'étape d'injection de coulis de scellement tout en remontant le tube de
forage ;
- la figure 7 illustre le démontage du tube de forage du dispositif d'étanchéité ;
- la figure 8 est une vue de détail de l'extrémité distale du dispositif de forage ;
- la figure 9 est une vue de face de l'outil de coupe ;
- la figure 10 est une vue en coupe longitudinale de l'extrémité distale du dispositif de forage
montrant l'outil de coupe connecté au tube de forage ;
- la figure 11 est une vue en coupe longitudinale de l'extrémité distale du dispositif de forage
montrant l'outil de coupe détaché du tube de forage ; et
- la figure 12 schématise le procédé d'optimisation de la fréquence de vibration appliquée au tube
de forage.
Description détaillée de l'invention
[0072] A l'aide des figures
1 à
7, on va tout d'abord décrire un mode de mise en oeuvre du procédé de mise en place
et de scellement d'un élément tubulaire dans un sol
S sous charge d'eau qui est situé derrière un écran de soutènement
E. Dans cet exemple, l'écran
E est un écran de soutènement constitué d'une paroi moulée verticale. L'une des faces
E1 de l'écran
E est dégagée tandis que la face opposée
E2 est située du côté de la couche de sol
S.
[0073] La couche de sol
S qui est soutenue par l'écran
E est, dans cet exemple, disposée en-dessous d'une charge d'eau, telle une nappe phréatique.
Le procédé de fabrication de l'écran
E étant bien connu par ailleurs, il ne sera pas décrit en détail ici.
[0074] On mentionne juste qu'il pourra s'agir d'une paroi moulée réalisée à l'aide d'une
benne ou d'une hydrofraise.
[0075] Le but du procédé selon l'invention est de mettre en place et de sceller un élément
tubulaire
90 dans le sol
S situé derrière l'écran
E. Cet élément tubulaire peut être par exemple une armature ou bien un tube perforé
destiné à réaliser des injections dans le sol
S. En d'autres termes, de manière préférentielle, le procédé selon l'invention pourra
être mis en oeuvre afin de fabriquer un tirant d'ancrage ou bien afin de réaliser
des injections dans le sol
S.
[0076] Selon l'invention, on fournit tout d'abord un dispositif d'étanchéité
10 que l'on solidarise à l'écran.
[0077] Pour ce faire, dans cet exemple non limitatif, on fore l'écran
E selon une partie de son épaisseur afin de réaliser une réservation
R dans l'écran
E. Dans cet exemple, l'axe de forage
A est incliné d'un angle α par rapport à l'horizontale. L'axe de forage
A est également incliné par rapport à la verticale.
[0078] Le dispositif d'étanchéité
10 comprend une extrémité tubulaire avant
12 qui est introduite dans la réservation
R. On constate que le diamètre de l'extrémité tubulaire
12 est sensiblement égal au diamètre de la réservation
R. On achève ensuite de forer la réservation selon toute l'épaisseur de l'écran.
[0079] Selon une autre variante, plus traditionnelle, on met en place la réservation
R au moment de l'exécution de l'écran
E. Dans ce cas la réservation
R se présente sous la forme d'un tube et d'une plaque permettant de solidariser le
dispositif d'étanchéité
10. La réservation
R est solidaire d'une cage d'armature (non représentée ici) constituant le squelette
de l'écran de soutènement
E.
[0080] De manière connue par ailleurs, le dispositif d'étanchéité
10 comporte en outre une chambre cheminée
14 qui est connectée à l'extrémité tubulaire
12 ; cette chambre cheminée comporte une cheminée d'évacuation
16 permettant d'évacuer les déblais d'excavation. Dans cet exemple, le dispositif d'étanchéité
10 comporte en outre une vanne
18 connectée à la chambre cheminée
14 ainsi qu'une première demi-chambre
20 connectée à la vanne
18. Dans cet exemple, la vanne
18 est une vanne à manchon à déformation élastique, bien connue par ailleurs. Elle a
pour fonction d'assurer l'étanchéité grâce au fait que le manchon vient enserrer un
organe tubulaire traversant la vanne
18. Elle permet par ailleurs d'obturer le dispositif d'étanchéité lorsqu'aucun organe
ne traverse le dispositif d'étanchéité.
[0081] Le dispositif d'étanchéité
10 fait partie d'une installation
100 conforme l'invention qui comporte en outre un dispositif de forage
30. Ce dispositif de forage
30 comprend un tube de forage
32 ayant une extrémité distale
34 qui porte un outil de coupe
36. Conformément à l'invention, cet outil de coupe
36 est détachable du tube de forage
32.
[0082] De manière traditionnelle, le tube de forage
32 est constitué d'un train de tiges qui sont fixées bout à bout afin d'augmenter la
longueur du tube de forage au cours du forage. Selon l'invention, on introduit le
dispositif de forage
30 dans le dispositif d'étanchéité
10. Pour ce faire, l'extrémité distale du dispositif du tube de forage est équipée dans
cet exemple d'un presse-étoupe
38, d'une seconde demi-chambre
40 qui entoure le tube de forage
32. Comme on le comprend à l'aide des figures
2 et
3, la seconde demi-chambre
40 est assemblée avec la première demi-chambre
20 du dispositif d'étanchéité
10.
[0083] Selon un aspect avantageux de l'invention, la première demi-chambre
20 et la seconde demi-chambre
40 sont fixées l'une à l'autre tout en enserrant un anneau épais en caoutchouc
42, de sorte que l'ensemble constitué de la première demi-chambre
20, de la seconde demi-chambre
40 et de l'anneau en caoutchouc
42 constitue un amortisseur de vibrations
44.
[0084] Cet amortisseur
44, qui est disposé entre le dispositif d'étanchéité
10 et le tube de forage
32, a pour rôle d'empêcher la transmission des vibrations du tube de forage vers le dispositif
d'étanchéité.
[0085] On comprend par ailleurs que le dispositif d'étanchéité, et notamment la vanne
18, permet d'empêcher l'eau du sol de jaillir du côté de la zone de travail des opérateurs,
cette zone étant séparée du sol
S par l'écran
E.
[0086] L'installation
100 comporte en outre des moyens
50 pour faire vibrer le tube de forage
32. Les moyens
50 pour faire vibrer le tube de forage
32, en l'espèce un générateur de vibrations
50, permettent de générer des ondes de compression qui se transmettent le long du tube
de forage
32 vers son extrémité distale
34 et vers l'outil de coupe
36. On appelle ici
L la longueur du tube de forage
32 comprise entre son extrémité distale et le générateur de vibrations
50. La longueur
L du tube de forage
32 augmente donc au cours de la réalisation du forage.
[0087] Selon l'invention, on réalise un forage
F dans le sol
S à l'aide de l'installation
100 à l'aide du dispositif de forage
30 de l'installation
100 en faisant vibrer le tube de forage
32 grâce au générateur de vibrations
50.
[0088] Dans cet exemple, mais pas nécessairement, au cours de l'étape de forage, on fait
également tourner le tube de forage
32 autour de l'axe de forage
A grâce à des moyens d'entraînement en rotation
52.
[0089] Pendant la réalisation du forage, on injecte un fluide de forage
G dans le tube de forage depuis l'extrémité proximale
37 du tube de forage
32. Ce fluide de forage
G s'écoule dans le tube de forage
32 jusqu'à l'outil de coupe
36. L'outil de coupe
36 est muni d'orifices
35 permettant l'injection du fluide de forage
G au fond du forage
F. Le fluide de forage
G remonte alors le long du forage en charriant les déblais, puis traverse l'écran
E en s'écoulant entre le tube de forage
32 et l'extrémité tubulaire
12 du dispositif d'étanchéité, avant de rejoindre la chambre cheminée
14 et la cheminée d'évacuation
16, cette dernière permettant donc d'évacuer le fluide de forage
G.
[0090] Le forage est réalisé jusqu'à ce que le tube de forage, et plus précisément l'outil
de coupe est amené à une profondeur déterminée
H représentée sur la figure
4. Dans cet exemple, par profondeur déterminée
H, on entend la distance entre la face
E2 de l'écran
E tournée vers le sol
S et le fond
F1 du forage
F.
[0091] Avant de décrire les autres étapes du procédé selon l'invention, on va s'intéresser
maintenant plus en détail à l'outil de coupe
36 de l'installation
100.
[0092] A l'aide des figures
8 à
11, on constate que l'outil de coupe détachable
36 est initialement monté sur un porte-outil
37 qui est fixé à l'extrémité distale
34 du tube de forage
32.
[0093] L'outil de coupe
36 comporte par ailleurs un manchon de fixation
60 qui a un diamètre inférieur au diamètre intérieur du tube de forage
32. Le manchon
60 est solidaire d'un corps
64 dans lequel est ménagé un canal
62 qui s'étend selon la direction axiale
X du tube de forage. Ce canal
62 relie le manchon
60 au taillant
66 de l'outil de coupe
36. Par conséquent, le canal
62 permet d'alimenter les orifices à injection
35 en fluide, notamment, mais pas exclusivement, en fluide de forage pendant l'étape
de forage.
[0094] Selon un aspect avantageux de l'invention, l'outil de coupe
36 comporte en outre un clapet anti-retour
68 qui est agencé à l'extrémité aval
62a du canal
62 afin d'obturer ledit canal
62 lorsqu'aucun fluide ne s'écoule du manchon
60 vers les orifices d'injection
35. Dans cet exemple, le clapet anti-retour
68 est constitué d'une pièce
70 montée sur un ressort
72 de telle manière que le clapet anti-retour permet de laisser passer un flux qui s'écoule
vers les orifices
35 du taillant
66, mais empêche un flux de s'écouler au travers du canal
62 vers le manchon
60. On comprend donc que le corps
64 dans lequel est ménagé le canal
62 est disposé entre le clapet anti-retour
68 et le manchon de fixation
60.
[0095] L'outil de coupe
36 est détachable du porte-outil
37 et donc du tube de forage
32. Pour assurer le maintien de l'outil de coupe
36 du tube de forage
32 pendant l'opération de forage, l'outil de coupe
36 comprend une goupille
74 qui s'étend transversalement par rapport à l'axe de rotation
X de l'outil de coupe de manière à venir se loger dans deux échancrures
76 ménagées dans le porte-outil
37.
[0096] La goupille
74 est dimensionnée de manière à ce qu'elle soit montée serrée dans les échancrures
76 afin d'éviter un détachement intempestif de l'outil de coupe
36 par rapport au porte-outil
37. Les échancrures
76 débouchent axialement vers l'extrémité distale
37a du porte-outil
37 qui est dirigée vers le taillant
66. On comprend donc qu'une poussée axiale sur le manchon
60 dirigé vers le taillant
66 ayant une intensité supérieure à un seuil prédéterminé permet de dégager la goupille
74 des échancrures
76 et donc de détacher l'outil de coupe
36 du tube de forage
32.
[0097] On comprend donc que la goupille
74 et les échancrures
76 constituent des moyens de maintien libérables pour maintenir ensemble l'outil de
coupe et le tube de forage pendant le forage.
[0098] En se référant à nouveau aux figures
10 et
11, on constate que l'installation
100 comporte un organe d'étanchéité
80 pour assurer une étanchéité axiale entre le tube de forage
32 et le corps
64 manchon
60. Dans cet exemple, l'organe d'étanchéité
80 est un joint annulaire qui est solidaire du tube de forage
32. Sur l'exemple de la figure
10, l'organe d'étanchéité
80 est également solidaire du porte-outil
37. L'organe d'étanchéité
80 vient donc porter contre la surface extérieure du corps
64 afin d'assurer l'étanchéité entre le tube de forage
32 et l'outil de coupe
36.
[0099] Plus précisément, dans cet exemple, l'organe d'étanchéité
80 est configuré pour laisser passer un fluide uniquement dans le cas où ledit fluide
s'écoule axialement vers l'extrémité distale
34 du tube de forage
32. En d'autres termes, l'organe d'étanchéité
80 laisse passer uniquement les écoulements dirigés vers le taillant
66. Il permet donc d'empêcher une circulation remontante de fluide entre le manchon
60 et le tube de forage
32.
[0100] Dans cet exemple, lorsque l'outil de coupe
36 est attaché au porte-outil
37, l'organe d'étanchéité
80 porte contre le corps
64. Dans la mesure où le manchon
60 présente un diamètre extérieur qui est sensiblement égal au diamètre extérieur du
corps
64, on comprend à l'aide de la figure
11 que lorsque l'outil de coupe
36 est détaché du porte-outil
37, l'organe d'étanchéité
80 se déplace axialement et vient porter contre le manchon afin de maintenir l'étanchéité
axiale entre le tube de forage
32 et le manchon
60.
[0101] En se référant à nouveau à la figure
10, on constate que l'extrémité du manchon
60a qui est opposée au corps
64 présente un filetage
82.
[0102] On va maintenant décrire les étapes suivantes du procédé selon l'invention en se
référant à nouveau à la figure
4.
[0103] Après que le tube de forage
32 a atteint sa profondeur prédéterminée
H, on introduit un élément tubulaire
90 dans le tube de forage
32. Cet élément tubulaire
90 est également constitué d'une pluralité de portions de tubes qui sont fixées bout
à bout. L'élément tubulaire
90 est introduit dans le tube de forage
32 jusqu'à ce que l'extrémité distale
90a de l'élément tubulaire
90 vienne en contact avec l'extrémité
60a du manchon
60. L'élément tubulaire
90 subit ensuite une rotation afin de visser l'extrémité distale
90a de l'élément tubulaire
90 au filetage
82 du manchon
60. Une fois l'élément tubulaire fixé au manchon
60 de l'outil de coupe détachable
36, on exerce une poussée sur l'élément tubulaire
90 afin de pousser l'outil de coupe
36, ce qui provoque le détachement de l'outil de coupe
36 du tube de forage
32.
[0104] De préférence, on maintient le tube de forage
32 tout en poussant l'élément tubulaire
90 fixé à l'outil de coupe. La séparation de l'outil de coupe
36 du tube de forage
32 est illustrée à la figure
5. Dans cet exemple, après le détachement de l'outil de coupe
36, comme on l'a représenté sur la figure
6, on injecte un coulis de scellement
C, par exemple un coulis de ciment, dans le forage afin de sceller l'élément tubulaire
90 dans le sol
S. Pour ce faire, le coulis de scellement
C est injecté dans l'élément tubulaire
90 par son extrémité proximale et s'écoule en pied de forage au travers des orifices
35 de l'outil de coupe
36.
[0105] Conformément à l'invention, dans l'exemple de la figure
6, l'injection du coulis de scellement
C est réalisée en remontant le tube de forage
32 tout en faisant vibrer le tube de forage
32. Comme mentionné précédemment, les vibrations permettent de resserrer le sol
S autour du tube de forage ce qui permet d'éviter une circulation remontante du coulis
de scellement entre le tube de forage
32 et le sol
S.
[0106] Dans cet exemple, la fréquence de vibration du tube de forage appliquée lors de la
remontée du tube de forage
32 est de l'ordre de 50 Hz à 130 Hz selon la longueur du tube de forage.
[0107] Selon une variante, le coulis de scellement
C est mis sous pression grâce à une pompe, non représentée ici, avant son injection
dans l'élément tubulaire. Un intérêt est de pouvoir former un bulbe de coulis de scellement
ayant un diamètre plus important. Le coulis de scellement mis sous pression pourra
atteindre une pression de l'ordre de 0,5 à 5 MPa.
[0108] Selon une autre variante, non représentée ici, l'injection de coulis de scellement
pourrait être réalisée par une injection entre l'élément tubulaire et le tube de forage
dès lors que l'organe d'étanchéité
80 permet l'écoulement du coulis de scellement vers le taillant
66.
[0109] Grâce à l'amortisseur
44, les vibrations émises par le générateur de vibration
50 sont transmises au tube de forage
32 mais pas au dispositif d'étanchéité
10 ni à l'écran
E.
[0110] Comme on l'a représenté sur la figure
7, le tube de forage
32 est remonté jusqu'à ce que l'extrémité distale du tube de forage
32 atteigne le dispositif d'étanchéité
10. Le tube de forage
32 est alors démonté du dispositif d'étanchéité
10.
[0111] Comme on le voit sur cette figure
7, l'élément tubulaire
90 est alors scellé dans un bulbe
B de coulis de scellement.
[0112] Cet élément tubulaire
90 pourra alors être utilisé pour fabriquer un tirant d'ancrage en scellant des câbles
(non représentés ici) dans l'élément tubulaire mis en place et scellé dans le forage.
[0113] Selon un aspect particulièrement avantageux de l'invention, lors de la réalisation
du forage
F décrit précédemment, on cherche à optimiser la fréquence de vibration afin de maximiser
l'énergie de forage transmise par le tube de forage
32. Pour ce faire, on calcule une fréquence cible de vibrations que l'on applique grâce
au générateur de vibrations au tube de forage
32.
[0114] On fait donc vibrer le tube de forage
32 à la fréquence cible de vibration lors de la réalisation du forage. On comprend donc
que cette fréquence cible de vibration est une fréquence de vibration qui est appliquée
au tube de forage. En l'espèce, ces vibrations sont des ondes de compression qui se
transmettent le long du tube de forage définissant des ventres et des noeuds. Ces
ondes de vibration font entrer le tube de forage
32 en résonance, ou à tout le moins à une fréquence proche de sa fréquence de résonance,
ce qui produit une énergie maximale au niveau de l'outil de coupe
36, avec pour effet d'augmenter sensiblement l'efficacité du forage, et donc l'efficacité
globale du procédé selon l'invention.
[0115] Comme on l'a représenté sur la figure
12, le calcul de la fréquence cible de vibration comporte tout d'abord une étape
S100 au cours de laquelle on saisit manuellement ou on détermine de manière automatisée
la longueur
L du tube de forage
32. On suppose donc ici que le tube de forage est mis en vibration sur toute sa longueur.
[0116] Puis, à partir de cette longueur, on calcule la fréquence cible de vibration au cours
d'une étape
S102 à partir de la longueur
L du tube de forage, de la vitesse de propagation de l'onde de compression dans le
tube de forage
32. Dans cet exemple, le tube de forage
32 est réalisé en acier.
[0117] Encore de préférence, le calcul utilise une valeur constante correspondant à la vitesse
de propagation des ondes de compression dans le tube de forage, cette vitesse dépendant
du matériau constitutif du tube de forage.
[0118] Conformément à l'invention, dans la mesure où la longueur du tube de forage
32 augmente pendant la réalisation du forage en raison de l'ajout successif des éléments
tubulaires, on recalcule la fréquence cible de vibrations à chaque augmentation de
la longueur du tube de forage. Cela permet de conserver une fréquence de vibration
optimale pendant toute la durée du forage.
[0119] La fréquence cible de vibration ainsi calculée est ensuite affichée en tant que suggestion
à l'opérateur. Elle peut aussi dans un autre mode de réalisation être envoyée en tant
que consigne au générateur de vibrations
50 au cours d'une étape
S104.
[0120] De manière préférentielle, mais non nécessairement, la fréquence cible de référence
est égale à :
- Fmax (la valeur de fréquence maximale prédéterminée) si Fmax<(V)/(2*L), où V est la vitesse de propagation des ondes de compression dans le tube de forage,
et L la longueur du tube de forage, OU :
- (n*V)/(2*L) si Fmax>(V)/(2*L), où n est un nombre entier supérieur ou égal à 1 choisi de sorte que (n*V)/(2*L)<=Fmax et ((n+1)*V)/(1*L)>Fmax,
[0121] Dans l'exemple qui suit, V est égal 5000 m/s, Fmax est égal à 130 Hz. L, correspond
à la somme des longueurs des éléments tubulaires mis bout à bout.
[0122] Dans cet exemple, les éléments tubulaires ont la même longueur unitaire, à savoir
une longueur de 3 mètres.
[0123] On obtient le tableau de résultats suivant :
| Nbre de tubes |
L(m) |
2L |
V/(2*L) |
n |
F cible (Hz) |
| 5 |
15 |
30 |
167 |
|
130 (Fmax) |
| 6 |
18 |
36 |
139 |
|
130 (Fmax) |
| 7 |
21 |
42 |
119 |
1 |
119 |
| 8 |
24 |
48 |
104 |
1 |
104 |
| 9 |
27 |
54 |
93 |
1 |
93 |
| 10 |
30 |
60 |
83 |
1 |
83 |
| 11 |
33 |
66 |
76 |
1 |
76 |
| 12 |
36 |
72 |
69 |
1 |
69 |
| 13 |
39 |
78 |
64 |
2 |
128 |
| 14 |
42 |
84 |
60 |
2 |
120 |
| 15 |
45 |
90 |
56 |
2 |
112 |
| 16 |
48 |
96 |
52 |
2 |
104 |
| 17 |
51 |
102 |
49 |
2 |
98 |
| 18 |
54 |
108 |
46 |
2 |
93 |
| 19 |
57 |
114 |
44 |
2 |
88 |
| 20 |
60 |
120 |
42 |
3 |
126 |
| 21 |
63 |
126 |
40 |
3 |
120 |
| 22 |
66 |
132 |
38 |
3 |
114 |
| 23 |
69 |
138 |
36 |
3 |
108 |
| 24 |
72 |
144 |
35 |
3 |
105 |
| 25 |
75 |
150 |
33 |
3 |
99 |
| 26 |
78 |
156 |
32 |
4 |
128 |
| 27 |
81 |
162 |
31 |
4 |
124 |
1. Verfahren zum Anbringen und Vergießen eines rohrförmigen Elements in einem Boden (S)
unter Wasserlast, der hinter einer Stützwand (E) gelegen ist, bei dem:
eine Dichtungsvorrichtung (10) und eine Bohrungsvorrichtung (30) mit einem Bohrrohr
(32), das ein distales Ende (34), welches ein von dem Bohrrohr lösbares Schneidwerkzeug
(36) trägt, aufweist, bereitgestellt wird,
die Dichtungsvorrichtung (10) mit der Stützwand fest verbunden wird,
die Bohrungsvorrichtung (30) in die mit der Stützwand fest verbundene Dichtungsvorrichtung
(10) eingeführt wird,
eine Bohrung in dem Boden mit Hilfe der Bohrungsvorrichtung (30) dadurch hergestellt
wird, dass das Bohrrohr in Schwingung versetzt wird, wobei das Bohrrohr in eine bestimmte
Tiefe (H) geführt wird,
ein rohrförmiges Element (90) in das Bohrrohr (32) eingeführt wird, nachdem das Bohrrohr
die bestimmte Tiefe erreicht hat,
das Schneidwerkzeug (36) von dem Bohrrohr (32) gelöst wird und das Bohrrohr unter
gleichzeitigem Halten des rohrförmigen Elements (90) in der Bohrung wieder heraufgefahren
wird, und
eine Vergussmasse (C) in die Bohrung eingespritzt wird, um das rohrförmige Element
(90) in dem Boden (S) zu vergießen.
2. Verfahren nach Anspruch 1, bei dem während des Herstellens der Bohrung ein Bohrfluid
(G) in das Bohrrohr eingespritzt wird, wobei das Bohrfluid über das Schneidwerkzeug
fließt, und wobei der Aushub der Bohrung mittels der Dichtungsvorrichtung (10) abgeführt
wird.
3. Verfahren nach Anspruch 1 oder 2, bei dem das Schneidwerkzeug (36) von dem Bohrrohr
(32) dadurch gelöst wird, dass das Schneidwerkzeug mit Hilfe des rohrförmigen Elements,
unter gleichzeitigem Halten des Bohrrohrs (32) geschoben wird.
4. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 3, bei dem die Vergussmasse (C) in die Bohrung
unter gleichzeitigem Wiederhochfahren des Bohrrohrs (C) eingespritzt wird.
5. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 4, bei dem das Bohrrohr (32) während des
Einspritzens der Vergussmasse in Schwingung versetzt wird.
6. Verfahren nach einem der Ansprüche 1 bis 5, bei dem die Vergussmasse (C) unter Druck
gesetzt wird, das Bohrrohr unter gleichzeitigem Einspritzen der Vergussmasse unter
Druck in die Bohrung und unter gleichzeitigem In-Schwingung-Versetzen des Bohrrohrs
wieder heraufgefahren wird.
7. Verfahren zur Ausbildung eines Zugankers, bei dem das Verfahren nach einem der Ansprüche
1 bis 6 durchgeführt wird, anschließend Seile in dem in der Bohrung angebrachten rohrförmigen
Element vergossen werden.
8. Anlage (100) für die Durchführung des Verfahrens zum Anbringen und Vergießen eines
rohrförmigen Elements in einem Boden (S) unter Wasserlast, der hinter einer Stützwand
(E) gelegen ist, nach einem der Ansprüche 1 bis 7, wobei die Anlage umfasst:
ein rohrförmiges Element,
eine Bohrungsvorrichtung (30), die ein Bohrrohr (32) mit einem distalen Ende (34),
welches ein von dem Bohrrohr lösbares Schneidwerkzeug (36) trägt, umfasst,
eine Dichtungsvorrichtung (10), die dazu ausgelegt ist, mit der Stützwand (E) fest
verbunden zu werden und auf dichte Weise von dem rohrförmigen Element oder dem Bohrrohr
durchgriffen zu werden,
Mittel (50), um das Bohrrohr (32) in Schwingung zu versetzen,
Mittel zum Herstellen einer Bohrung (P) in dem Boden mit Hilfe der Bohrungsvorrichtung,
wobei die Bohrungsvorrichtung die Dichtungsvorrichtung durchgreift, und zum Führen
des Bohrrohrs in eine vorbestimmte Tiefe,
Mittel zum Einführen des rohrförmigen Elements in das Bohrrohr, nachdem das Bohrrohr
die vorbestimmte Tiefe erreicht hat,
Mittel zum Lösen des Schneidwerkzeugs von dem Bohrrohr,
Mittel zum Hinauffahren des Bohrrohrs unter gleichzeitigem Halten des rohrförmigen
Elements in der Bohrung, und
Mittel zum Einspritzen einer Vergussmasse in die Bohrung, um das rohrförmige Element
in der Bohrung zu vergießen.
9. Anlage nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass das Schneidwerkzeug (36) eine Befestigungsmuffe (60) mit einem Durchmesser kleiner
als der Durchmesser des Bohrrohrs umfasst, wobei die Muffe dazu ausgelegt ist, an
einem distalen Ende (90a) des rohrförmigen Elements (90) befestigt zu werden.
10. Anlage nach Anspruch 9, dadurch gekennzeichnet, dass das Schneidwerkzeug (36) einen Kanal (62) umfasst, der die Muffe (60) mit einem Ende
des Schneidwerkzeugs, welches mit einer Schneide (66) und mit Einspritzöffnungen (35)
versehen ist, verbindet, wobei der Kanal ermöglicht, die Einspritzöffnungen mit Fluid
zu beaufschlagen, und dass das Schneidwerkzeug (36) ferner ein Rückschlagventil (68)
umfasst, das dazu eingerichtet ist, den Kanal (62) zu verschließen, wenn kein Fluid
von der Muffe (60) zu den Einspritzöffnungen (35) fließt.
11. Anlage nach einem der Ansprüche 8 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass sie freigebbare Haltemittel (74, 76) umfasst, um das Schneidwerkzeug (36) und das
Bohrrohr (32) während des Bohrens zusammenzuhalten.
12. Anlage nach einem der Ansprüche 8 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass sie ein Dichtungsorgan (80) umfasst, um zwischen dem Bohrrohr (32) und dem Schneidwerkzeug
(36) eine Dichtigkeit sicherzustellen.
13. Anlage nach Anspruch 12, dadurch gekennzeichnet, dass das Dichtungsorgan (80) dazu ausgelegt ist, ein Fluid lediglich in dem Fall passieren
zu lassen, in dem das Fluid axial in Richtung des distalen Endes (34) des Bohrrohrs
(32) strömt.
14. Anlage nach Anspruch 9 oder 10 in Kombination mit Anspruch 12 oder 13, dadurch gekennzeichnet, dass das Dichtungsorgan auch dazu ausgelegt ist, die Dichtigkeit zwischen dem Bohrrohr
und dem rohrförmigen Element nach Befestigen des rohrförmigen Elements an der Muffe
und Lösen des Schneidwerkzeugs herzustellen.
15. Bohrungsanlage nach einem der Ansprüche 8 bis 14, dadurch gekennzeichnet, dass sie ferner einen Dämpfer (44) umfasst, der zwischen der Dichtungsvorrichtung (10)
und dem Bohrrohr (32) angeordnet ist, um die Übertragung von Schwingungen von dem
Bohrrohr (32) in Richtung der Dichtungsvorrichtung (10) zu verhindern.