[0001] La présente invention concerne de manière générale un article muni d'un revêtement
émaillé incorporant des particules anisotropes (de type paillettes ou fibres) et pouvant
être utilisé sur tout type de substrat, notamment métallique.
[0002] La présente invention concerne également un procédé d'application d'un tel revêtement
sur un support.
[0003] Le domaine visé est en premier lieu celui des articles chauffants.
[0004] Par article chauffant, on entend, au sens de la présente invention, un article qui
possède son propre système de chauffage, ou un article qui est chauffé par un système
extérieur et qui est apte à transmettre l'énergie calorifique apportée par ce système
à un matériau ou objet tiers au contact dudit article, ou encore un article qui est
destiné à recevoir un autre article préalablement chauffé.
[0005] A titre d'exemples d'articles chauffants utilisables selon la présente invention,
on peut notamment citer les articles culinaires (tels que des poêles sauteuses, casseroles,
woks, crépières, fait-tout, marmites, cocottes...), ou les couvercles chauffants et
les bols mixeurs chauffants d'appareils de préparation de nourriture ou de boisson.
Mais la présente invention peut également concerner tout autre type de surface et
d'articles, tels que des articles de table comme des dessous de plat, des semelles
d'un fer à repasser, des fers à friser, et des fers à lisser, des radiateurs, des
porte-serviettes ou des poêles à bois, ou des plaques de barbecue, des coffres de
barbecue ou des cuves de barbecue, des capots de chauffe plat.
[0006] Les revêtements émaillés sont particulièrement appréciés dans le domaine des articles
chauffants, notamment culinaires, et dans celui des fers à repasser, et plus précisément
des semelles de fers à repasser.
[0007] Dans le cas des semelles de fers à repasser, les propriétés tribologiques, thermiques
et physicochimiques du revêtement sont primordiales pour assurer la facilité de repassage.
Un revêtement en émail est donc un compromis idéal pour revêtir la coiffe métallique
d'une semelle de fer à repasser car il possède une bonne tenue thermique, un faible
coefficient de frottement évoluant peu avec la température, un comportement hydrophile
et une tenue à l'hydrolyse. L'inconvénient des revêtements émaillés pour les applications
de type fer à repasser (comprenant notamment les fers à vapeur, les fers sec et les
centrales vapeurs) réside dans leur faible tenue aux chocs. En effet, il pourra apparaître
au niveau du bord revêtu de la coiffe émaillée (et plus particulièrement sur le pourtour
de la coiffe revêtue), des petits éclats d'émail, notamment si le revêtement est soumis
à des chocs causés par la manutention. De petits éclats d'émail pourront également
apparaître par contacts répétés sur des pièces métalliques fixées sur les textiles
à repasser (boutonnières, boutons pression, fermetures à glissière...).
[0008] Les revêtements en émail sont également particulièrement appréciés dans le domaine
des articles culinaires car ils permettent d'obtenir des revêtements colorés qui présentent
non seulement une bonne tenue au lave-vaisselle, une résistance élevée à la flamme
et à la rayure, mais aussi un aspect décoratif primordial, bien souvent déterminant
dans le choix du consommateur. Ils présentent toutefois l'inconvénient de s'écailler
facilement au niveau de certaines zones particulièrement sensibles, qui sont les zones
de forte sollicitation de l'article culinaire. Ces zones sont en général situées dans
les zones de courbure de l'article ou dans les zones de raccordement avec la ou les
poignées.
[0009] A titre de zone sensible, on peut notamment citer, pour un article culinaire, la
zone de jonction entre le fond de la calotte et la paroi latérale de l'article ou
le bord supérieur de l'article qui est rogné (rectifié) pour donner un bord lisse
et plan, ou encore la zone supportant l'accroche de la poignée (car elle peut subir
une déformation consécutive au soudage de l'élément de fixation), le fond qui en contact
avec les grilles des bruleurs.
[0010] En outre, les revêtements émaillés présentent également l'inconvénient de présenter
une dilatation thermique différente en fonction de la position de la flamme au niveau
du fond de l'article. Or, il est important que le revêtement présente une dilatation
thermique homogène, sinon on génère des microfissures qui nuisent à la tenue au lave-vaisselle.
[0011] Pour éviter les problèmes susmentionnés, la demanderesse a mis au point un revêtement
émaillé comportant des paillettes, et plus généralement des particules de forme anisotrope,
qui sont orientées de manière essentiellement perpendiculaire au revêtement formé
dans les zones sensibles.
[0012] Par particules essentiellement perpendiculaires au revêtement, on entend, au sens
de la présente invention, des particules qui sont majoritairement inclinées d'un angle
α compris entre 20° et 90°, de préférence entre 45 et 90°, et mieux entre 60 et 90°
par rapport au plan moyen du revêtement.
[0013] Il est connu de l'homme de l'art d'intégrer des particules telles que des paillettes
dans des revêtements de type émail. Ainsi, par exemple, les brevets français
FR2472596 et
FR813737 décrivent des revêtements émaillés pour articles culinaires, dans lesquels on incorpore
des paillettes en mica ou en nacre dans un revêtement émaillé.
[0014] Par ailleurs, la demande internationale
WO 2011/42886 et le brevet américain
US 3,480,461 concernent la décoration d'une semelle de fer à repasser à l'aide d'un revêtement
émaillé comportant des pigments ou des charges.
[0015] Toutefois, aucune de ces références ne décrit une quelconque orientation de ces particules
(paillettes, pigments ou charges) dans une zone spécifique du revêtement, notamment
en vue de son renforcement, ni a
fortiori que cette orientation puisse être réalisée par application d'un champ magnétique
au niveau de cette zone.
[0016] Plus particulièrement, la présente invention a pour objet un article chauffant comprenant
un support présentant deux faces opposées, dont l'une au moins est recouverte d'un
revêtement de protection, caractérisé en ce que ledit revêtement de protection comprend
au moins une couche d'émail dans laquelle sont dispersées des particules de forme
anisotrope, la couche d'émail comprenant au moins une zone dans laquelle les particules
anisotropes sont essentiellement perpendiculaires à la couche d'émail sous forme de
film.
[0017] Les particules de forme anisotrope peuvent avantageusement représenter 0,05 à 10
%, de préférence 0,1 à 7 %, et mieux 1 à 5 % en poids du poids total de la couche
d'émail. Idéalement, les particules de forme anisotrope représentent 2 à 3 % en poids
du poids total de la couche d'émail.
[0018] Dans la zone où les particules sont essentiellement perpendiculaires, la résistance
à l'écaillage et aux chocs est nettement améliorée. En outre, cette zone ne présente
pas une dilatation thermique différente de celle du reste du revêtement.
[0019] Par particules de forme anisotrope, on entend au sens de la présente invention des
particules dont les dimensions caractéristiques ne sont pas identiques dans toutes
les directions, comme par exemples des fibres (de forme essentiellement unidimensionnelle)
ou des paillettes (de forme essentiellement bidimensionnelle ou plate)
[0020] Par particules essentiellement perpendiculaires au film, on entend au sens de la
présente invention, des particules qui sont majoritairement inclinées d'un angle α
compris entre 20° et 90° par rapport au plan moyen du film.
[0021] Une telle orientation des particules anisotropes peut être obtenue de différentes
manières, en fonction du type des particules anisotropes utilisées.
[0022] Ainsi, dans le cas de particules aptes à être orientées par un moyen mécanique (comme
les fibres), l'orientation essentiellement perpendiculaire à la couche de revêtement
peut par exemple résulter d'un positionnement lié au procédé d'application du revêtement,
comme par exemple l'orientation au travers d'un applicateur monodirectionnel comme
une micro-buse.
[0023] Dans le cas de particules aptes à être orientées par un moyen physique (par exemple
électrique ou magnétique), l'orientation essentiellement perpendiculaire des particules
anisotropes par rapport à la couche de revêtement peut résulter d'un positionnement
consécutif ou simultané à l'application du revêtement, comme par exemple l'orientation
de particules magnétisables sous l'effet d'un champ magnétique ou de particules électrisables
sous l'effet d'un champ électrique.
[0024] Par particules magnétisables, on entend, au sens de la présente invention des particules
aptes à être orientées sous l'effet d'un champ magnétique.
[0025] Les particules magnétisables peuvent se présenter sous différentes natures.
[0026] Dans le cadre de la présente invention, les particules magnétisables peuvent être
avantageusement des particules comprenant au moins un métal ferromagnétique.
[0027] Elles peuvent être de nature homogène, c'est-à-dire constituées du même matériau,
ou de nature composite, c'est-à-dire que les particules magnétisables ont une structure
cœur-enveloppe, dans laquelle le métal ferromagnétique est dans le cœur et/ou dans
l'enveloppe desdites particules.
[0028] A titre d'exemples de particules magnétisables composites, on peut notamment citer
les paillettes de mica enrobées d'un matériau ferromagnétique, comme par exemple les
paillettes de mica enrobées d'une ferrite de la forme (MO, Fe2O3) où M est un métal
divalent, par exemple des paillettes de mica enrobées de Fe
3O
4 (magnétite) ou de Fe
2O
3, ou de FeO. D'autres matériaux présentant des propriétés ferromagnétiques peuvent
également être utilisés : on peut par exemple citer le cobalt, le nickel, ou l'alliage
d'Heussler constitué uniquement de métaux non ferromagnétiques (61 % Cu, 24 % Mn,
15 % Al), ou certaines terres rares comme les lanthanides, les oxydes de cuivre-manganèse
et aluminium.
[0029] L'avantage présenté par les paillettes de mica enrobées réside dans le fait qu'elles
résistent particulièrement bien à la température de cuisson élevée des émaux pour
métaux, à savoir des températures allant de 550°C pour des émaux sur aluminium à 850°C
pour des émaux sur acier ou fonte d'acier. De plus, ces paillettes en mica offrent
une meilleure résistance à l'alcalinité des barbotines d'émail obtenues par hydrolyse
(par exemple une barbotine d'émail pour aluminium présente un pH de 13). On peut également
citer les fibres d'acier inoxydable enrobées d'un matériau sol-gel, comme protection
vis-à-vis de la corrosion lors des étapes de mise en œuvre du revêtement, ou des paillettes
dont le cœur est en métal ferromagnétique et l'enveloppe est en un matériau sol-gel.
[0030] Le revêtement selon l'invention peut en outre avantageusement comprendre des particules
non magnétisables pour améliorer le renforcement du revêtement.
[0031] Par particules non magnétisables, on entend, au sens de la présente invention des
particules non magnétisables ou faiblement magnétisables ayant un moment magnétique
nul ou faible (inférieur à 1 uem/g).
[0032] Ces particules non magnétisables peuvent être de forme quelconque (sphériques, fibres
ou paillettes ou « irrégulières»), de taille micrométrique, voire même nanométrique.
[0033] A titre de particules non magnétisables utilisables dans le cadre de la présente
invention, on peut notamment citer les paillettes de mica, et les paillettes de mica
ou de silice enrobées de dioxyde de titane.
[0034] Le revêtement de protection de la présente invention peut en outre avantageusement
comporter, adjacente à la zone dans laquelle les particules sont essentiellement perpendiculaires
à la couche de revêtement en émail, au moins une zone dans laquelle les particules
sont disposées de manière essentiellement parallèle et/ou aléatoire à la couche d'émail
se présentant sous forme de film, de manière à renforcer les zones sensibles.
[0035] Par particules essentiellement parallèles à la couche de revêtement émaillé, on entend
au sens de la présente invention, des particules qui sont majoritairement inclinées
d'un angle α compris entre 0° et 20° par rapport à la couche de revêtement.
[0036] L'alternance des zones dans lesquelles les particules sont disposées de manière essentiellement
parallèle et/ou aléatoire à la couche d'émail et des zones dans lesquelles les particules
sont essentiellement perpendiculaires à la couche d'émail permet de définir un décor,
qui pourra être perçu par l'utilisateur comme un décor tridimensionnel.
[0037] Selon un premier mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente invention,
la couche d'émail du revêtement de protection selon l'invention peut comprendre une
seule couche continue et destinée à être disposée sur un support.
[0038] Selon un deuxième mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente
invention, la couche d'émail du revêtement de protection selon l'invention peut comprendre
:
- une sous-couche transparente et exempte de particules magnétisables, qui est continue
et est destinée à être disposée sur un support, et
- une couche de finition dans laquelle sont dispersées les particules magnétisables,
la couche de finition étant continue et recouvrant partiellement ou complètement la
sous-couche.
[0039] Par couche de finition, on entend, au sens de la présente invention une couche qui
est destinée à être en contact avec l'environnement.
[0040] Selon un troisième mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente
invention, la couche d'émail du revêtement de protection selon l'invention peut comprendre
:
- une sous-couche colorée et exempte de particules magnétisables, qui est continue et
est destinée à être disposée sur un support, et
- une couche de finition dans laquelle sont dispersées les particules magnétisables,
la couche de finition étant continue et recouvrant partiellement ou complètement la
sous-couche.
[0041] Selon un quatrième mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente
invention, la couche d'émail du revêtement de protection selon l'invention peut comprendre
:
- une sous-couche transparente ou colorée et exempte de particules magnétisables, la
sous-couche étant continue et destinée à être disposée sur un support,
- une première couche de finition dans laquelle sont dispersées des particules magnétisables,
la première couche de finition étant continue et recouvrant complètement la sous-couche,
et
- une deuxième couche de finition dans laquelle sont également dispersées des particules
magnétisables, la deuxième couche de finition étant continue et recouvrant partiellement
ou complètement la première couche de finition.
[0042] Selon un cinquième mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente
invention, la couche d'émail du revêtement de protection selon l'invention peut comprendre
:
- une sous-couche colorée, dans laquelle sont dispersées des particules magnétisables,
la sous-couche colorée étant continue et destinée à être disposée sur un support,
et
- une couche de finition transparente, dans laquelle sont également dispersées des particules
magnétisables, la couche de finition étant continue et recouvrant partiellement ou
complètement la sous-couche colorée.
[0043] Un tel mode de réalisation présente l'avantage de renforcer mécaniquement chaque
couche et la liaison mécanique entre chaque couche.
[0044] De manière avantageuse, pour les modes de réalisation à au moins deux couches (deuxième
à cinquième modes de réalisation), la sous-couche peut présenter une épaisseur comprise
entre 5 et 30 µm, et la ou les couches de finition peuvent présenter une épaisseur
comprise entre 20 et 60 µm.
[0045] Selon un sixième mode de réalisation particulièrement avantageux de la présente invention,
le revêtement de protection selon l'invention peut comprendre :
- une couche d'émail comprenant :
▪ une sous-couche exempte de particules magnétisables et qui est transparente ou colorée,
cette sous-couche étant continue et destinée à être disposée sur un support, et
▪ au moins une couche médiane qui est soit une couche colorée, soit une couche magnétisable
laquelle dans laquelle sont dispersées des particules magnétisables, ladite couche
médiane étant continue et recouvrant partiellement ou complètement ladite sous-couche,
et
- une première couche de vernis magnétisable, continue et dans laquelle sont dispersées
des particules magnétisables, cette première couche de vernis recouvrant partiellement
ou complètement la couche médiane en émail, et
- une deuxième couche de vernis incolore et transparente, non magnétisable, continue
et recouvrant complètement la première couche de vernis magnétisable, de manière à
garantir la tenue chimique et la tenue au lave-vaisselle.
[0046] De manière avantageuse, pour ce sixième mode de réalisation, la sous-couche peut
présenter une épaisseur comprise entre 5 et 30 µm, la couche médiane en émail peut
présenter une épaisseur comprise entre 20 et 60 µm. En ce qui concerne les couches
de vernis recouvrant la couche médiane en émail, la couche de vernis magnétisable
peut présenter avantageusement une épaisseur comprise entre 15 et 40 µm, et la couche
de vernis de protection peut présenter une épaisseur comprise entre 10 et 20 µm.
[0047] Pour l'ensemble de ces modes de réalisation, par couche colorée (qu'il s'agisse d'une
sous-couche, d'une couche de finition ou d'une couche de vernis), on entend au sens
de la présente invention une couche comportant au moins un pigment opaque choisi parmi
les pigments thermostables comme par exemple les spinelles, les pigments céramiques,
les oxydes, les organométalliques comme le bleu d'outremer, les pigments en paillettes
micacé ou silicié (non magnétisables), les sels métalliques, les pigments semi-conducteurs
thermochromes et leurs mélanges.
[0048] De manière avantageuse, quelque soit le mode de réalisation envisagé, la couche d'émail
du revêtement de protection de l'article chauffant selon l'invention peut en outre
comporter une couche d'émail externe discontinue, qui est sérigraphiée ou tampographiée.
[0049] Dans le cas où l'article chauffant selon l'invention est un article culinaire, la
couche externe en émail peut également comprendre des charges arrondies, qui sont
avantageusement sphériques avec un diamètre compris entre 5 et 40 µm, et de préférence
entre 15 et 20 µm, l'épaisseur de la couche externe variant entre 10 et 30 µm. Ces
billes font saillie à la surface de la couche externe d'émail.
[0050] A titre de charges arrondies (ou billes) utilisables dans la couche d'émail externe
selon l'invention, on peut notamment citer les billes en acier inoxydable, en cuivre,
en bronze ou en acier réfractaire.
[0051] De préférence, on utilise des billes en acier inoxydable. Les charges arrondies sont
avantageusement présentes dans la couche externe d'émail à raison de 1 à 5 % en poids
par rapport au poids total de la couche externe. Ces charges arrondies permettent
à la fois d'augmenter la résistance à l'usure du revêtement d'émail et d'en réduire
(lorsque les charges affleurent à la surface de la couche d'émail) le coefficient
de frottement en raison de la diminution de la surface de contact entre l'article
et la plaque de cuisson et de la moindre dureté des billes par rapport à celle de
la couche d'émail. Ainsi, le revêtement est facilement nettoyable et ne présente pas
de risque de rayer des surfaces sensibles telles que des plaques vitrocéramiques ou
à induction.
[0052] En ce qui concerne la nature du support de l'article, celui-ci peut être réalisé
en un matériau choisi parmi les métaux, le verre et les céramiques.
[0053] A titre de supports métalliques conformes à l'invention, on peut citer les supports
présentant une structure :
- monocouche en aluminium ou alliage d'aluminium poli, brossé ou microbillé, sablé,
traité chimiquement, ou en fonte d'aluminium, ou en acier inoxydable poli, brossé
ou microbillé, ou en fonte d'acier ou d'aluminium,
- soit un support métallique multicouches, en partie ou en totalité, comprenant de l'extérieur
vers l'intérieur les couches suivantes acier inoxydable ferritique / aluminium/acier
inoxydable austénitique ou encore acier inoxydable / aluminium / cuivre / aluminium
/ acier inoxydable austénitique, ou encore une calotte d'aluminium de fonderie, d'aluminium
ou d'alliages d'aluminium doublée d'un fond extérieur en acier inoxydable.
[0054] A titre d'exemples d'articles selon l'invention, on peut notamment citer les articles
culinaires, les couvercles chauffants ou les bols mixeurs chauffants d'appareils de
préparation de nourriture ou de boisson, ou encore les semelles de fer à repasser,
les articles de tables comme par exemple les dessous de plats, des radiateurs ou des
poêles à bois, ou encore des fers à friser, et des fers à lisser, des porte-serviettes
ou des plaques de barbecue, des coffres de barbecue ou des cuves de barbecue.
[0055] Enfin, la présente invention a encore pour objet un procédé de fabrication, sur un
support d'article chauffant, d'un revêtement comprenant au moins une couche d'émail
dans laquelle sont dispersées des particules de forme anisotrope,
caractérisé en ce qu'il comprend une étape d'orientation desdites particules anisotropes
par un moyen physique (par exemple par application d'un champ électrique ou magnétique)
ou mécanique (par exemple lors de l'application du revêtement à l'aide d'applicateur
monodirectionnel comme une micro-buse) dans au moins une zone de la couche d'émail.
[0056] Le support et les particules anisotropes sont tels que définis précédemment.
[0057] De manière avantageuse, le procédé selon l'invention, peut comprendre les étapes
suivantes :
- a) la fourniture du support ;
- b) l'application par pulvérisation sur l'une des faces du support d'au moins une composition
d'émail dans laquelle sont dispersées des particules anisotropes comprenant des particules
magnétisables ;
- c) l'orientation par aimantation des particules magnétisables en appliquant un champ
magnétique, l'aimantation c) étant réalisée soit au cours de l'application b) de la
composition d'émail sur le support, soit immédiatement après ladite étape d'application
b) ; puis
- d) de manière optionnelle une étape de séchage, de préférence à une température comprise
entre la température ambiante et 150°C, suivie
- e) d'une cuisson réalisée à une température d'au moins 500°C.
[0058] Les particules magnétisables sont telles que définies précédemment.
[0059] Dans ce mode de réalisation du procédé selon l'invention, on utilise des particules
de forme anisotrope magnétisables : l'étape d) d'orientation des particules magnétisables
est donc une étape d'aimantation réalisée par application d'un champ magnétique, qui
est réalisée soit au cours de l'application de la composition d'émail, soit postérieurement
à cette étape d'application d), mais en tout état de cause préalablement à l'étape
e) de cuisson.
[0060] On obtient après séchage et cuisson un revêtement de protection présentant simultanément
une résistance élevée à l'écaillage et aux chocs et une dilatation thermique homogène
dans tout le revêtement.
[0061] Dans ce mode de réalisation du procédé selon l'invention dans lequel les particules
anisotropes sont magnétisables et orientées par aimantation, l'étape b) d'application
de la couche d'émail peut avantageusement comprendre les sous-étapes suivantes :
- b1) la pulvérisation sur l'une des faces du support d'une composition d'émail de sous-couche
exempte de particules magnétisables, ladite composition d'émail étant transparente
ou colorée pour former une sous-couche non cuite ; puis
- b2) la pulvérisation sur cette sous-couche non cuite d'au moins une composition d'émail
de finition dans laquelle sont dispersées des particules magnétisables, pour former
une couche d'émail de finition non cuite.
[0062] De préférence, l'étape b) d'application de la couche d'émail peut en outre comprendre
après l'étape b2) mais préalablement à la cuisson e), une étape b3) de pulvérisation
sur le couche d'émail de finition non cuite d'au moins une deuxième composition d'émail
de finition dans laquelle sont également dispersées des particules magnétisables,
pour former une deuxième couche d'émail de finition non cuite.
[0063] Enfin, le procédé selon l'invention peut en outre comprendre, après réalisation d'une
étape de séchage d) de la ou des couches d'émail de finition formées (l'étape de séchage
n'étant alors plus optionnelle mais nécessaire pour ce mode de réalisation), une étape
d'application par sérigraphie sur ladite couche d'émail de finition d'une couche de
pâte d'émail, pouvant ou non comprendre des charges arrondies.
[0064] Ces charges arrondies (ou billes) sont telles que définies précédemment.
[0065] D'autres avantages et particularités de la présente invention résulteront de la description
qui va suivre, donnée à titre d'exemple non limitatif et faite en référence aux figures
annexées :
- la figure 1 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
conforme à l'invention selon une première variante de réalisation ;
- la figure 2 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
conforme à l'invention selon une deuxième variante de réalisation (montrant deux sous-variantes
2a et 2b) ;
- la figure 3 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
conforme à l'invention selon une troisième variante de réalisation (montrant deux
sous-variantes 3a et 3b) ;
- la figure 4 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
conforme à l'invention selon une quatrième variante de réalisation ;
- la figure 5 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
conforme à l'invention selon une cinquième variante de réalisation (montrant quatre
sous-variantes 5a à 5d) ;
- la figure 6 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
culinaire conforme à l'invention selon une sixième variante de réalisation ;
- la figure 7 représente une vue schématique en coupe d'une portion de semelle de fer
à repasser conforme à l'invention selon une septième variante de réalisation ;
- la figure 8 représente une vue de dessous de la semelle de fer à repasser représentée
sur la figure 7 ;
- la figure 9 représente une vue schématique en coupe de la disposition des aimants
sous un support d'article revêtu pour réaliser l'étape d'aimantation ;
- la figure 10 est une vue détaillée de la figure 9 au niveau de la zone Z (définie
par les bords de deux aimants et l'entrefer) ;
- la figure 11 est une vue de dessus (photographie) d'une portion de semelle d'un fer
à repasser sous laquelle on a disposé des aimants permanents sous forme de bandes
à contour triangulaire ;
- la figure 12 est une vue détaillée de la figure 1 au niveau d'une zone spécifique
Z (définie par les bords de deux aimants et l'entrefer) ;
- la figure 13 représente une série de trois images 13a à 13c de microscopie électronique
à balayage (MEB) d'une coupe de semelle de fer à repasser figure 3 réalisées au niveau
de la zone spécifique Z.
[0066] Sur la figure 1, on a représenté une portion de support d'article conforme à l'invention
selon une première variante de réalisation. L'une des faces 21 du support 2 est munie
d'un film 31 continu et monocouche d'un revêtement en émail dans lequel sont dispersées
des particules de forme anisotrope 4, 41.
[0067] La figure 1 montre que le film 31 comprend au moins une zone 5 dans laquelle les
particules de forme anisotrope 41 sont essentiellement perpendiculaires au film 31.
[0068] Cette orientation spécifique des particules anisotropes 41 dans la zone 5 peut par
exemple être obtenue par aimantation si les particules anisotropes 4, 41 comportent
des particules magnétisables. En pratique, on procède de la manière suivante : on
dispose sous le support 2, du coté de la face 22 non revêtue, un aimant permanent,
notamment de type de type élastomère (ce qui limite les conditions d'aimantation à
une température inférieure à 80°C) ou un électroaimant. Il est également possible
d'utiliser un aimant permanent de type Ferrite ou Néodyme, ou encore un aimant électro-induit.
Dans ce cas, la valeur de température maximale des conditions dans lesquelles s'effectue
l'aimantation peut être alors supérieure à 80°C, mais devra rester en dessous de la
température de curie des aimants utilisés. Pour obtenir une image holographique spécifique,
on utilisera un aimant présentant la forme souhaitée, que l'on découpera et/ou usinera
dans un matériau ferromagnétique permanent ou électro-induit.
[0069] De manière préférentielle, on utilise un aimant émettant un champ magnétique dont
l'intensité est comprise entre 40 et 100 mT, et de préférence de l'ordre de 70 mT.
[0070] La figure 1 montre clairement que les particules magnétisables 41 du film monocouche
d'émail 31 sont orientées perpendiculairement à ce film dans la zone spécifique 5,
selon les lignes de champ produites par l'aimant permanent situé juste au-dessous
de cette zone 5.
[0071] La figure 2 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support 2 d'article
conforme à l'invention selon une deuxième variante de réalisation, montrant deux sous-variantes
illustrées respectivement sur les figures 2a et 2b. Les deux-sous variantes illustrées
sur les figures 2a et 2b se différencient de la variante de réalisation illustrée
sur la figure 1 en ce que le revêtement d'émail 31 sous forme de film est bicouche.
[0072] Pour les deux sous-variantes illustrées sur les figures 2a et 2b, le revêtement bicouche
31 comprend une sous-couche 310 disposée sur l'une des faces 21 du support 2 (exempte
de particules de forme anisotrope) et une couche de finition 311 se présentant sous
forme d'un film continu d'émail recouvrant la sous-couche 310, les particules anisotropes
4, 41 étant incluses dans la couche de finition 311. La sous-couche 310 peut être
colorée, comme le montre la figure 2a, ou transparente, comme le montre la figure
2b. L'orientation des particules anisotropes 41 peut, de la même manière que pour
la première variante de réalisation, être réalisée par aimantation si ces particules
anisotropes 41 comportent des particules magnétiques.
[0073] La figure 3 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
conforme à l'invention selon une troisième variante de réalisation, montrant également
deux sous-variantes illustrées respectivement sur les figures 3a et 3b. Chacune de
ces sous variantes 3a et 3b se différencie des variantes de réalisation illustrées
sur les figures 2a et 2b respectivement en ce que le revêtement d'émail 31 comprend
en outre une deuxième couche de finition 312 dans laquelle sont également dispersées
des particules anisotropes 4, 41.
[0074] La figure 3 montre également que le revêtement d'émail 31 bicouche de la figure 3
comporte un motif tridimensionnel formé par l'alternance de zones 6 avec des particules
anisotropes 4 essentiellement parallèles au revêtement 31 et de zones 5 avec des particules
anisotropes 41 essentiellement perpendiculaires au film.
[0075] Ici aussi, l'orientation spécifique des particules anisotropes 41 dans les zones
5 sera réalisée par aimantation si les particules anisotropes sont magnétisables.
[0076] Ainsi, dans le cas d'un article culinaire dont le fond du support destiné à être
revêtu a une forme sensiblement circulaire, cette aimantation peut par exemple être
réalisée en disposant sous le support (de forme sensiblement circulaire), du coté
de la face 22 non revêtue, une pluralité d'aimants permanents concentriques en élastomère,
qui émettent un champ magnétique de même intensité ou d'intensités différentes, par
exemple de l'ordre de 80 mT mesurée(s) de manière indépendante. Ces aimants concentriques
peuvent avantageusement se présenter sous forme d'un disque central de faible diamètre
(par exemple égal ou inférieur à 15 mm) et d'une pluralité d'anneaux concentriques
disposés autour de ce disque central d'une largeur de l'ordre de 10 à 15 mm. Ces aimants
peuvent avantageusement être disposés sur un substrat (par exemple un plateau en acier
inoxydable) pouvant se déplacer perpendiculairement au support de l'article. Ce déplacement
peut se faire au moyen d'un vérin qui amène le substrat (ou plateau) à proximité de
l'article à aimanter, de manière à définir un entrefer.
[0077] Dans le cas d'une semelle à fer à repasser ayant une coiffe de forme sensiblement
triangulaire destinée à être revêtu, on dispose par exemple des bandes d'aimants (par
exemple en élastomère) sous les zones à renforcer du support 22, du coté de la face
22 non revêtue. Ces bandes peuvent être continues ou discontinues et présenter la
forme sensiblement triangulaire de la coiffe. Elles émettent un champ magnétique de
même intensité ou d'intensités différentes, par exemple de l'ordre de 80 mT mesuré
de manière indépendante.
[0078] Les particules anisotropes magnétisables vont alors s'orienter selon les lignes de
champ, c'est-à-dire perpendiculairement au support 2 (ou au film 31) au niveau des
zones 5 sous lesquelles on a disposé un aimant (les lignes de champ étant perpendiculaires
au revêtement en émail 31, et parallèlement au support 2 (et donc au revêtement 31)
dans les zones 6 où les lignes de champ sont parallèles au support 2, avec un continuum
d'orientation progressive des particules anisotropes magnétisables entre ces deux
zones.
[0079] La figure 4 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
conforme à l'invention selon une quatrième variante de réalisation, qui se différencie
de la sous-variante de réalisation illustrée sur la figure 2a, en ce que la sous-couche
310 comporte des particules anisotropes 4, 41. De même que pour la troisième variante
de réalisation illustrée sur les figures 3a et 3b, le revêtement d'émail 31 bicouche
de la figure 3 comporte un motif tridimensionnel formé par l'alternance de zones 6
avec des particules anisotropes 4 essentiellement parallèles au revêtement 31, et
de zones 5 avec des particules anisotropes 41 essentiellement perpendiculaires au
film. Si les particules anisotropes 41 comportent ou sont des particules magnétiques,
l'orientation des particules dans les zones 5 pourra être obtenue en disposant des
aimants sous le support 2.
[0080] La figure 5 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
conforme à l'invention selon une cinquième variante de réalisation, montrant quatre
sous-variantes illustrées respectivement sur les figures 5a à 5d. Ces figures montrent
un support 2, dont l'une des faces 21 est revêtue d'une couche d'émail 31 comprenant
:
▪ une sous-couche 310 exempte de particules magnétisables 4, 41, et qui est transparente
(comme illustré sur les figures 5a et 5b) ou colorée (comme illustré sur les figures
5c et 5d),
▪ une couche médiane 313 qui est soit une couche colorée (comme illustrée sur les
figures 5b et 5d), soit une couche magnétisable laquelle dans laquelle sont dispersées
des particules anisotropes 4, 41 de préférence magnétisables (comme illustrée sur
les figures 5a et 5c), la couche médiane 313 étant continue et recouvrant la sous-couche
310.
[0081] La couche médiane 313 est elle-même recouverte par :
▪ une première couche de vernis transparente ou colorée 321, continue et dans laquelle
sont dispersées des particules anisotropes 4, 41, qui sont de préférence magnétisables,
et
▪ une deuxième couche de vernis incolore 322 continue et recouvrant complètement et/ou
partiellement la première couche de vernis 321.
[0082] Ici aussi, l'orientation spécifique des particules anisotropes 41 dans les zones
5 sera réalisée par aimantation si les particules anisotropes sont magnétisables.
[0083] La figure 6 représente une vue schématique en coupe d'une portion de support d'article
culinaire conforme à l'invention selon une sixième variante de réalisation. Dans cette
variante spécifique à un article culinaire tel qu'une poêle 1, le support 2 comprend
une face intérieure 22 qui est la face orientée du côté des aliments susceptibles
d'être reçus dans la poêle 1, et une face extérieure 21 qui est destinée à être disposée
vers une source de chaleur extérieure. Le support 2 comprend, sur sa face intérieure
22, un revêtement antiadhésif 7 (par exemple en matériau sol-gel ou en résine fluorocarbonée),
et sur sa face extérieure 21 un revêtement 3 comprenant :
▪ une couche d'émail 31 continue, qui est pigmentée et comporte des particules magnétisables
4, 41,
▪ une couche de vernis incolore 32, continue et dans laquelle sont dispersées des
particules magnétisables 4, 41, et
▪ une couche d'émail externe 33 discontinue, qui est obtenue par sérigraphie ou tampographie,
comportant des billes métalliques 34 (en cuivre, en bronze ou en acier réfractaire).
[0084] La figure 7 représente une vue schématique en coupe d'une portion de semelle de fer
à repasser conforme à l'invention selon une septième variante de réalisation, et la
figure 8 représente une vue de dessous de la semelle illustrée sur la figure 7.
[0085] Dans cette variante spécifique à une semelle de fer à repasser, le support 2 comprend,
sur sa face extérieure 21 destinée à être en contact avec le linge à repasser, un
revêtement 3 qui est sensiblement identique à celui illustré sur la figure 6 : il
ne s'en différencie que par l'absence de charges arrondies dans la couche d'émail
externe 33 discontinue.
[0086] Les figures 9 à 13 sont décrites plus en détail au niveau des exemples qui suivent,
qui illustrent l'invention sans en limiter la portée.
[0087] Dans ces exemples, sauf indication contraire, tous les pourcentages et parties sont
exprimés en pourcentages massiques.
EXEMPLES
Test de résistance à l'écaillage
[0088] L'aptitude à résister à l'écaillage de différents revêtements de protection, de mêmes
épaisseurs (entre 70 et 80 µm) et appliqués sur des substrats métalliques identiques,
est évaluée comme suit.
[0089] Ces revêtements sont soumis à une rayure de 10 mm de long, qui est induite par une
pointe de diamant calibrée de 50 µm de diamètre, qui est appliquée avec une force
augmentant progressivement de 0 à 5 Newtons. Pour cela, on utilise un appareil commercialisé
sous la dénomination «
Microscratch tester » de la société CSM Instruments.
[0090] Après formation de la rayure, on détermine sous microscope à partir de quelle force
un écaillage du revêtement jusqu'au métal est visible (voir tableau 9 de résultats).
Produits
Supports
[0091]
- support d'article culinaire en alliage d'aluminium (par exemple l'alliage 4917),
- coiffe d'une semelle de fer à repasser en alliage d'aluminium (par exemple l'alliage
3003),
- support d'article culinaire en fonte d'acier et en tôle d'acier.
Paillettes ferromagnétiques
[0092] A titre de paillettes ferromagnétiques utilisables dans le cadre de la présente invention,
on pourra utiliser dans les compositions B1 et V1 :
- les paillettes de mica enrobées d'oxyde de fer commercialisées par la société ECKART
sous la dénomination STAPA TA Ferricon 200 (paillettes magnétisables),
- les paillettes de mica enrobées d'oxyde de fer commercialisées par la société MERCK
sous la dénomination Colorona Blackstar blue ou green (paillettes magnétisables),
- les paillettes de mica non enrobées commercialisées par la société MERCK sous la dénomination
Iriodin 119 (paillettes non magnétisables).
Charges
[0093]
- billes en acier inoxydable.
Compositions
[0094] Composition de barbotine d'émail B1 pigmentée avec charges magnétisables pour substrat
aluminium (articles culinaires, semelles de fers à repasser en aluminium ou en fonte d'aluminium...).
[0095] On prépare une barbotine de fritte d'émail B1 dont la composition est donnée ci-dessous
dans le tableau 1 ci-après.
Tableau 1
| Composants de la barbotine B1 |
Quantité (parties en poids) |
| Fritte d'émail F1 |
100 |
| Eau |
45 à 60 |
| Acide Borique |
0 à 4 |
| Acide Molybdique |
0 à 4 |
| Hydroxyde de Potassium |
0 à 2 |
| Carbonate ; Silicate ou Metasilicate de soude |
0 à 5 |
| Pigments |
0 à 30 |
| Paillettes ferromagnétiques |
0,1 à 10 |
[0096] Les teneurs indiquées sont des parties en poids pour 100 parties en poids de fritte
(quantité de référence dans la composition de la barbotine).
[0097] La composition de la fritte d'émail F1 est donnée dans le tableau 2 ci-après.
Tableau 2
| Composants de la fritte F1 |
Quantité (pourcentages massiques) |
| SiO2 |
33,8 |
| V2O5 |
6,31 |
| SbO |
3,64 |
| Na2O |
20,42 |
| BaO2 |
3,7 |
| K2O |
15,23 |
| TiO2 |
15,21 |
| WO |
1,69 |
| Total |
100 |
[0098] Les teneurs indiquées sont des pourcentages massiques par rapport au poids de la
fritte.
Composition de barbotine d'émail B2 pour supports d'article culinaire en fonte d'acier
[0099] On prépare une barbotine de fritte d'émail B2 dont la composition est donnée ci-dessous
dans le tableau 3 ci-après.
Tableau 3
| Composants de la barbotine B2 |
Quantité (parties en poids) |
| Fritte d'émail F2 |
100 |
| Eau |
35 à 50 |
| Argile |
6 à 9 |
| bentonite |
0,1 à 0,4 |
| Acide Borique |
0,2 à 0,4 |
| Quartz 200 |
8 à 15 |
| ZrO2 |
0 à 2 |
[0100] Les teneurs indiquées sont des parties en poids pour 100 parties en poids de fritte
(quantité de référence dans la composition de la barbotine).
[0101] La composition de la fritte d'émail F2 est donnée dans le tableau 4 ci-dessous.
Tableau 4
| Composants de la fritte F2 |
Quantité (pourcentages massiques) |
| SiO2 |
50-60% |
| Al2O3 |
5-15% |
| B2O3 |
8-14% |
| Na2O |
6-12% |
| CaO |
3-7% |
| ZnO |
3-5% |
| CoO |
0-4% |
| MnO2 |
0-4% |
| NiO |
0-4% |
| Total |
100% |
[0102] Les teneurs indiquées sont des pourcentages massiques par rapport au poids de la
fritte.
Composition de vernis V1 pigmentée avec charges magnétisables
[0103] On prépare une composition de vernis V1 dont la composition est donnée ci-dessous
dans le tableau 5 ci-dessous.
Tableau 5
| Composants du vernis V1 |
Quantités (parties en poids) |
| Fritte d'émail F |
100 |
| Eau |
40 à 60 |
| Carbométhylcellulose |
0 à 10 |
| Gomme de xanthane |
0 à 10 |
| Paillettes ferromagnétiques |
0,1 à 10 |
Composition B3 de barbotine d'émail blanc de couverture pour fonte d'acier (avec charges
magnétisables)
[0104] On prépare une barbotine pigmentée de fritte d'émail B3 destinée à constituer un
émail blanc de couverture. Sa composition est donnée dans le tableau 6 ci-dessous.
Tableau 6
| Composants de la barbotine B3 |
Quantité (parties en poids) |
| Fritte d'émail F3 |
100 |
| Eau |
30 à 55 |
| Argile |
6 à 9 |
| bentonite |
0,1 à 0,4 |
| Quartz |
3 à 6 |
| Gomme organique |
0 à 0,5 |
| Acide Borique |
0,2 à 0,4 |
| Pigment minéral pour nuance teinte (ex : jaune ZrSiPr, bleu CoO.) |
0 à 5 |
| Paillettes ferromagnétiques |
0,1 à 7 |
[0105] Le tableau 7 reprend la composition de la fritte F3 utilisée pour l'émail de couverture
blanc.
Tableau 7
| Composants de la fritte F3 |
Quantité (pourcentages massiques) |
| SiO2 |
40-50% |
| Al2O3 |
0-5% |
| TiO2 |
13-20% |
| B2O3 |
8-14% |
| Na2O |
6-12% |
| K20 |
3-8% |
| CaO |
3-7% |
| ZnO |
3-5% |
| MgO |
0-2% |
| P2O5 |
0-4% |
| Total |
100% |
Compositions de pâte sérigraphique (avec et sans charges arrondies)
[0106] On prépare une première composition de pâte sérigraphique P3 avec des charges, dont
la composition est donnée ci-dessous dans le tableau 8 ci-après.
[0107] On prépare une deuxième composition de pâte sérigraphique P4 exempte de charge, dont
la composition est également donnée ci-dessous dans le tableau 8 ci-après.
Tableau 8
| Composants des pâtes sérigraphiques P3 et P4 |
Quantité (parties en poids) Pâte P3 avec billes d'acier |
Quantité (parties en poids) Pâte P4 sans billes d'acier |
| Fritte F |
100 |
100 |
| Oxyde de fer noir |
20 |
20 |
| Huile (terpénique) |
35 |
35 |
| Billes d'acier |
20 |
0 |
EXEMPLE 1: Réalisation d'un revêtement de protection conforme à l'invention sur la face externe
d'un support article culinaire en alliage d'aluminium.
[0108] On applique par pulvérisation, sur la face externe du support d'article culinaire
en alliage d'aluminium, la barbotine B1 dont la composition est donnée dans le tableau
1, pour former une couche d'émail 31 (d'épaisseur 35 µm). Puis, on applique sur cette
couche d'émail 31 la composition de vernis V1 dont la composition est donnée dans
le tableau 5, pour former une couche de vernis 32 (d'épaisseur 35 µm).
[0109] On oriente par aimantation les paillettes magnétisables contenues dans les couches
d'émail 31 et de vernis 32 dans certaines zones du revêtement de protection, immédiatement
après l'application de ces couches, par application d'un champ magnétique de 70 mT
au moyen de deux aimants permanents 51, 52 disposés sous le substrat (en l'occurrence
sous la face du support opposée à celle qui est revêtue), comme cela est schématiquement
illustré sur les figures 9 et 10. Sous l'action du champ magnétique, les paillettes
de mica, grâce à leur enrobage d'oxyde de fer magnétique, s'orientent selon les lignes
de champ, c'est à dire au droit de l'aimant, et en particulier sensiblement verticalement
dans les zones P1 et P2 représentées sur la figure 9.
[0110] Pour favoriser cette orientation des paillettes, il est préférable que la viscosité
des couches appliquée soit la plus faible possible. Pour cela, l'introduction d'une
petite quantité d'un solvant lourd non COV tel que l'hexylène glycol permet de réduire
l'évaporation à la pulvérisation et procure une durée d'application des aimants plus
élevée, permettant une orientation après pulvérisation facilitée. On évitera donc
tout séchage de la couche d'émail avant d'avoir orienté les charges magnétiques. Toutefois,
les aimants pourront être appliqués jusqu'au séchage final du revêtement, pour consolider
l'orientation. Ce mode est particulièrement recommandé si on veut obtenir un décor
avec une perception nette de relief.
[0111] Ces couches sont ensuite séchées à une température inférieure à 150°C, et de préférence
comprise entre 60 et 80°C, pour obtenir un biscuit sec sur lequel on applique par
sérigraphie une pâte d'émail P3 (comportant des billes d'acier) dont la composition
est donnée dans le tableau 8 pour former une couche externe discontinue d'émail 33.
Puis on procède à la cuisson de l'article dans des fours classiques à convection ou
radiation de 500 à 1000°C pendant 5 à 30 minutes en fonction du support à revêtir.
[0112] Les observations de ce revêtement au Microscope Electronique à Balayage (MEB) au
niveau de la zone Z correspondent aux images MEB représentées à la figure 13 (pour
la semelle de fer à repasser), qui montrent que :
▪ les paillettes tendent à s'orienter perpendiculairement au support (c'est-à-dire
qu'une majorité d'entre elles présentent un angle d'inclinaison par rapport au support
compris entre 45 et 90°) à l'endroit où les lignes de champs sont perpendiculaires
au support 2, c'est-à-dire dans la zone C, correspondant à la zone 5 (figure 13c),
▪ les paillettes tendent à s'orienter parallèlement au support (c'est-à-dire qu'une
majorité d'entre elles présentent un angle d'inclinaison par rapport au support inférieur
à 20°), à l'endroit où les lignes de champs sont perpendiculaires au support 2 (figure
13b montrant spécifiquement la zone B, correspondant à la zone 6).
EXEMPLE 2: Réalisation d'un revêtement de protection conforme à l'invention sur la coiffe d'une
semelle de fer à repasser.
[0113] On réalise sur la coiffe de la semelle de fer à repasser le même revêtement qu'à
l'exemple 1, hormis l'absence de billes d'acier dans la couche externe d'émail (cette
couche externe d'émail étant obtenue à partir de la pâte sérigraphique P4 sans billes
d'acier).
[0114] L'orientation des particules magnétisables est réalisée, comme pour l'exemple 1,
par application d'un champ magnétique de 70 mT au moyen de deux aimants permanents
51, 52 disposés sous le substrat (en l'occurrence sous la face du support opposée
à celle qui est revêtue), comme cela est illustré schématiquement sur les figures
9 et 10 et réellement sur la figure 11. Sous l'action du champ magnétique, les paillettes
de mica, grâce à leur enrobage d'oxyde de fer magnétique, s'orientent selon les lignes
de champ, c'est à dire au droit de l'aimant sensiblement verticalement (zone C).
[0115] Les observations de ce revêtement au Microscope Electronique à Balayage (MEB) au
niveau de la zone Z sont représentées par les images MEB représentées à la figure
13 (figures 13a à 13c montrant respectivement les zones A à C).
[0116] L'observation de ce revêtement au microscope optique au niveau de la zone Z sont
représentées sur la figure 12, où il est possible de visualiser la succession des
différentes zones A, B et C. Sur cette figure :
▪ la zone C (correspondant à la référence 5 sur les figures 1 à 7), qui est la zone
entre les deux aimants 51 et 52 où les lignes de champs magnétiques sont perpendiculaires
au support, est une zone de couleur noire, car on ne perçoit que peu, voire pas du
tout le reflet des particules magnétisables (du fait de leur position verticale par
rapport au support) ;
▪ la zone B (correspondant à la référence 6 sur les figures 1 à 7), qui est située
au bord de l'aimant 51 à l'endroit où les lignes de champs sont parallèles au support,
est une zone claire et brillante, car c'est dans cette zone que le reflet des particules
magnétisables est le plus intense ;
▪ la zone A, qui est essentiellement définie comme la partie centrale de l'aimant
51, présente une brillance moyenne (comprise entre celle observée dans la zone B et
celle observée dans la zone C), car les particules magnétisables sont orientées par
rapport au support d'un angle intermédiaire (supérieur à 20° mais moindre que celui
observé dans la zone C).
EXEMPLE 3 : Réalisation d'un revêtement de protection conforme à l'invention sur la face interne
et/ou externe d'un support article culinaire en fonte d'acier.
[0117] Cet article sera traité généralement en 2 couches avec 2 cuissons.
[0118] On applique par pulvérisation, sur la paroi intérieure et extérieure d'un support
d'article culinaire en fonte d'acier préalablement grenaillé et dégraissé une première
couche de barbotine d'émail B2 (voir tableaux 3 et 4) généralement opaque. Cette couche
sera cuite entre 800°C et 850°C pendant 4 à 12 minutes.
[0119] On notera qu'il est possible dès la première couche d'utiliser des paillettes ferromagnétiques
: si tel est le cas, leur orientation sera facilitée si les aimants sont appliqués
lorsque que l'émail est encore liquide, soit avant le séchage et la cuisson. Le séchage
permettra de maintenir l'orientation des paillettes soumis aux champs magnétiques
des aimants.
[0120] Après cuisson et refroidissement de l'article émaillé d'une première couche, on applique
la barbotine d'émail de couverture B3.
[0121] L'épaisseur de cette seconde couche sera de 100 à 200 µm. Cette couche permettra
d'obtenir le renforcement mécanique lié à l'orientation des paillettes lors de l'application
du champ magnétique. Cette étape sera privilégiée et facilitée lorsque la barbotine
d'émail est encore liquide (mobilité favorisée). Cette seconde cuisson s'effectuera
entre 750°C et 820°C pendant 4 à 12 minutes.
[0122] On notera que les émaux décrits ci-dessus dans le cas de métaux en fonte d'acier
pour application culinaire ou petit électroménager peuvent être appliqués soit à l'intérieur
de l'article soit à l'extérieur de l'article. Leur renforcement des propriétés mécaniques
peut avoir lieu à l'intérieur de l'article (contact multiples avec des ustensiles
: fouet, couteau, spatule...) ou à l'extérieur de l'article (plaque de cuisson, évier,
grille de four...).
[0123] Le revêtement décrit ci-dessus présente une amélioration significative par rapport
au même revêtement dépourvu de paillettes magnétisables orientées dans la barbotine
B3. L'optimisation de la résistance à l'écaillage est bénéfique par exemple par le
choc d'un ustensile métallique lors d'une utilisation classique.
[0124] Un accroissement de la résistance est observable par un test non-normalisé en utilisant
un marteau de masse 300 g chutant d'une hauteur de 15 cm en moins de 1 seconde sur
la surface de l'article en fonte émaillé. L'impact se fait sans écaillage dans le
cas de la barbotine chargée de paillettes alors qu'on en observe un en l'absence de
paillettes.
EXEMPLE COMPARATIF 4 : Réalisation d'un revêtement de protection sur la face externe d'une semelle de fer
à repasser exempt de particules magnétisables.
[0125] On réalise, de la même manière qu'à l'exemple 2 un revêtement de protection comprenant
une couche d'émail 31, sur laquelle est déposée une couche de vernis 32, puis une
couche d'émail sérigraphique 33. Le revêtement de protection de l'exemple comparatif
4 se différencie de celui de l'exemple 1 par l'absence de paillettes magnétisables
dans les couches d'émail 31, de vernis 32, et de couche d'émail sérigraphique 33.
EXEMPLE 5: Evaluation de la résistance à l'écaillage sur un article culinaire en aluminium
[0126] On évalue l'aptitude à résister à l'écaillage des revêtements de protection des exemples
1 et 2 au niveau des zones B et C, ainsi que dans l'exemple comparatif 4 (pas de zone
particulière car pas d'aimantation) conformément au test indiqué précédemment. Les
résultats obtenus sont présentés dans le tableau 9 ci-après.
Tableau 9
| |
Epaisseur du revêtement (en µm) |
Délamination au métal (en N) |
| Exemple 1 (avec paillettes orientées) Mesure réalisée au niveau d'une zone C |
70-80 µm |
27,22 ± 1,41 |
| Exemple 1 (avec paillettes non orientées) Mesure réalisée au niveau d'une zone B |
70-80 µm |
21,39 ± 0,76 |
| Exemple 2 (avec paillettes orientées) Mesure réalisée au niveau de la zone C sur les figures 11 et 12 |
70-80 µm |
26,79 ± 1,33 |
| Exemple 2 (avec paillettes non orientées) Mesure réalisée au niveau de la zone B sur les figures 11 et 12 |
70-80 µm |
21,76 ± 0,82 |
| Exemple comparatif 4 (sans paillettes) |
70-80 µm |
23,04 ± 0,44 |
[0127] Les valeurs de délamination indiquées dans le tableau 9 correspondent à une valeur
moyenne d'éclat au métal pour 4 mesures par échantillon.
[0128] La comparaison de la valeur de délamination mesurée au niveau de la zone B de l'exemple
1 ou 2 avec celle de l'exemple comparatif 4 montre que la force à appliquer lors du
test pour obtenir une délamination au métal est plus faible lorsque les particules
sont orientées parallèlement au revêtement, que s'il n'y a pas de paillettes magnétisables,
car les paillettes horizontales sont susceptibles de faciliter la délamination.
[0129] La comparaison de la valeur de délamination mesurée au niveau de la zone C de l'exemple
1 ou 2 avec celle mesurée au niveau de la zone B du même exemple montre clairement
que la force à appliquer lors du test pour obtenir une délamination au métal est plus
importante lorsque les particules sont orientées perpendiculairement au revêtement,
que lorsqu'elles sont parallèles, ce qui signifie que la résistance à l'écaillage
est meilleure lorsque le revêtement comporte des particules orientées. Dans ce cas,
elles ont un rôle de renforcement.
1. Article chauffant (1) caractérisé en ce qu'il comprend un support (2) présentant deux faces opposées (21, 22), dont l'une (21)
au moins est recouverte d'un revêtement de protection (3),
caractérisé en ce que ledit revêtement de protection (3) comprend au moins une couche d'émail (31) sous
forme de film dans laquelle sont dispersées des particules de forme anisotrope (4,
41), ladite couche comprenant au moins une zone (5) dans laquelle lesdites particules
anisotropes (4, 41) comprennent essentiellement des particules dont l'axe suivant
la plus grande dimension est perpendiculaire (41) au support (2).
2. Article selon la revendication 1, dans lequel lesdites particules (4, 41) représentent
0,05 à 10 % en poids par rapport au poids total de la couche d'émail (31).
3. Article selon l'une quelconque des revendications 1 à 2, dans lequel lesdites particules
(4, 41) comprennent des particules aptes à être orientées (41) par un moyen mécanique
ou physique.
4. Article selon la revendication 3, dans lequel en ce que lesdites particules aptes
à être orientées (41) sont des particules magnétisables.
5. Article selon la revendication 4, dans lequel lesdites particules magnétisables (41)
comprennent au moins un métal ferromagnétique.
6. Article selon l'une des revendications 4 ou 5, dans lequel ladite couche d'émail (31)
comporte en outre des particules non magnétisables.
7. Article selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, comportant en outre, adjacente
à la zone (5), au moins une zone (6) dans laquelle les particules (4) de forme anisotrope
sont disposées de manière aléatoire ou de manière essentiellement parallèle à la couche
d'émail (31).
8. Article selon la revendication 7, dans lequel l'alternance des zones (5) et (6) définit
un décor.
9. Article selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, dans lequel la couche d'émail
(31) comprend :
- une sous-couche (310), transparente ou colorée, et exempte de particules magnétisables
(41), qui est continue et est destinée à être disposée sur un support, et
- au moins une couche de finition (311) dans laquelle sont dispersées les particules
magnétisables (41), ladite couche de finition (311) étant continue et recouvrant partiellement
ou complètement ladite sous-couche (310).
10. Article selon l'une quelconque des revendications 4 à 8, dans lequel la couche d'émail
(31) comprend :
- une sous-couche (310) colorée, dans laquelle sont dispersées des particules magnétisables
(41), ladite sous-couche (310) étant continue et destinée à être disposée sur un support,
et
- au moins une couche de finition (311) transparente, dans laquelle sont également
dispersées des particules magnétisables (41), ladite couche de finition (311) étant
continue et recouvrant partiellement ou complètement ladite sous-couche (310).
11. Article selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que le support (2) est réalisé en un matériau choisi parmi les métaux, le verre, et les
céramiques.
12. Article selon l'une quelconque des revendications précédentes, qui est un article
culinaire, ou un couvercle chauffant, ou un bol mixeur chauffant d'un appareil de
préparation de nourriture ou de boisson, ou une semelle de fer à repasser, un article
de table tel qu'un dessous de table, ou un radiateur, ou un porte-serviettes ou un
poêle à bois, ou une plaque de barbecue, ou un coffre ou une cuve de barbecue.
13. Procédé de réalisation, sur un support (2) d'article chauffant (1) selon l'un des
revendications 1-12, d'un revêtement de protection (3) comprenant au moins une couche
d'émail (31) dans laquelle sont dispersées des particules (4, 41) de forme anisotrope,
caractérisé en ce que ledit procédé comprend une étape d'orientation desdites particules anisotropes (41)
par un moyen physique ou mécanique dans au moins une zone (5) de la couche d'émail
(31).
14. Procédé selon la revendication 13, comprenant les étapes suivantes :
a) la fourniture du support (2) ;
b) l'application par pulvérisation sur l'une des faces du support (2) d'au moins une
composition d'émail dans laquelle sont dispersées des particules anisotropes comprenant
des particules magnétisables (41) ;
c) l'orientation par aimantation desdites particules magnétisables (41) en appliquant
un champ magnétique de manière à orienter l'axe suivant la plus grande dimension des
particules magnétisables perpendiculairement au support (2), ladite aimantation c)
étant réalisée soit au cours de l'application b) de la composition d'émail sur le
support, soit immédiatement après ladite étape d'application b) ; puis
d) de manière optionnelle une étape de séchage, de préférence à une température comprise
entre la température ambiante et 150°C, suivie
e) d'une cuisson réalisée à une température d'au moins 500°C.
15. Procédé selon la revendication 14, dans lequel l'étape b) d'application comprend :
- b1) la pulvérisation sur l'une des faces du support (2) d'une composition d'émail
de sous-couche exempte de particules magnétisables, ladite composition d'émail étant
transparente ou colorée pour former une sous-couche (310) non cuite ; puis
- b2) la pulvérisation sur ladite sous-couche (310) non cuite d'au moins une composition
d'émail de finition dans laquelle sont dispersées des particules magnétisables (41),
pour former une couche d'émail de finition (311) non cuite.
1. Heizgegenstand (1), dadurch gekennzeichnet, dass er einen Träger (2) mit zwei gegenüberliegenden Flächen (21, 22) aufweist, von denen
mindestens eine (21) mit einer Schutzbeschichtung (3) überzogen ist,
dadurch gekennzeichnet, dass die Schutzbeschichtung (3) mindestens eine filmartige Emailschicht (31) umfasst,
in der anisotrop geformte Partikel (4, 41) dispergiert sind, wobei die Schicht mindestens
einen Bereich (5) umfasst, in dem die anisotropen Partikel (4, 41) im Wesentlichen
Partikel umfassen, deren Achse entlang der größten Abmessung senkrecht (41) zu dem
Träger (2) ist.
2. Gegenstand nach Anspruch 1, wobei die Partikel (4, 41) 0,05 bis 10 Gew.-%, bezogen
auf das Gesamtgewicht der Emailschicht (31), ausmachen.
3. Gegenstand nach einem der Ansprüche 1 bis 2, wobei die Partikel (4, 41) Partikel (41)
umfassen, die durch mechanische oder physikalische Mittel ausgerichtet werden können.
4. Gegenstand nach Anspruch 3, wobei die ausrichtbaren Partikel (41) magnetisierbare
Partikel sind.
5. Gegenstand nach Anspruch 4, wobei die magnetisierbaren Partikel (41) mindestens ein
ferromagnetisches Metall umfassen.
6. Gegenstand nach einem der Ansprüche 4 oder 5, wobei die Emailschicht (31) ferner nicht
magnetisierbare Partikel umfasst.
7. Gegenstand nach einem der Ansprüche 1 bis 6, ferner umfassend, angrenzend an den Bereich
(5), mindestens einen Bereich (6), in dem die anisotrop geformten Partikel (4) zufällig
oder im Wesentlichen parallel zu der Emailschicht (31) angeordnet sind.
8. Gegenstand nach Anspruch 7, wobei der Wechsel zwischen den Bereichen (5) und (6) ein
Muster definiert.
9. Gegenstand nach einem der Ansprüche 4 bis 8, wobei die Emailschicht (31) umfasst:
- eine durchsichtige oder farbige Grundierungsschicht (310), die frei von magnetisierbaren
Partikeln (41) ist, die durchgehend ist und dazu bestimmt ist, auf einem Träger angeordnet
zu werden, und
- mindestens eine Deckschicht (311), in der die magnetisierbaren Partikel (41) dispergiert
sind, wobei die Deckschicht (311) durchgehend ist und die Grundierungsschicht (310)
teilweise oder vollständig bedeckt.
10. Gegenstand nach einem der Ansprüche 4 bis 8, wobei die Emailschicht (31) umfasst:
- eine farbige Grundierungsschicht (310), in der die magnetisierbaren Partikel (41)
dispergiert sind, wobei die Grundierungsschicht (310) durchgehend ist und dazu bestimmt
ist, auf einem Träger angeordnet zu werden, und
- mindestens eine transparente Deckschicht (311), in der ebenfalls magnetisierbaren
Partikel (41) dispergiert sind, wobei die Deckschicht (311) durchgehend ist und die
Grundierungsschicht (310) teilweise oder vollständig bedeckt.
11. Gegenstand nach einem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass der Träger (2) aus einem Material hergestellt ist, das aus Metallen, Glas und Keramik
ausgewählt ist.
12. Gegenstand nach einem der vorstehenden Ansprüche, bei dem es sich um ein Kochelement
oder einen beheizten Deckel oder eine beheizte Rührschüssel eines Geräts zur Zubereitung
von Speisen oder Getränken oder eine Bügeleisensohle, einen Tischartikel wie ein Tischset
oder einen Heizkörper oder einen Handtuchhalter oder einen Holzofen oder eine Grillplatte
oder eine Grillbox oder einen Grillbehälter handelt.
13. Verfahren zur Herstellung einer Schutzbeschichtung (3) auf einem Träger (2) eines
Heizgegenstands (1) nach einem der Ansprüche 1-12, umfassend mindestens eine Emailschicht
(31), in der anisotrop geformte Partikel (4, 41) dispergiert sind,
dadurch gekennzeichnet, dass das Verfahren einen Schritt des Ausrichtens der anisotropen Partikel (41) durch physikalische
oder mechanische Mittel in mindestens einem Bereich (5) der Emailschicht (31) umfasst.
14. Verfahren nach Anspruch 13, umfassend die folgenden Schritte:
a) Bereitstellen des Trägers (2) ;
b) Besprühen einer der Oberflächen des Trägers (2) mit mindestens einer Emailzusammensetzung,
in der anisotrope Partikel, die magnetisierbare Partikel (41) umfassen, dispergiert
sind;
c) magnetisches Ausrichten der magnetisierbaren Partikel (41) durch Anlegen eines
Magnetfeldes, um die Achse entlang der größten Abmessung der magnetisierbaren Partikel
senkrecht zu dem Träger (2) auszurichten, wobei die Magnetisierung c) entweder während
des Aufbringens b) der Emailzusammensetzung auf den Träger oder unmittelbar nach dem
Aufbringungsschritt b) durchgeführt wird; und dann
d) gegebenenfalls einen Trocknungsschritt, vorzugsweise bei einer Temperatur zwischen
Raumtemperatur und 150 °C, gefolgt von
e) einem Brennen bei einer Temperatur von mindestens 500 °C.
15. Verfahren nach Anspruch 14, wobei Schritt b) des Aufbringens umfasst:
- b1) Aufsprühen einer von magnetisierbaren Partikeln freien Grundierungsschicht-Emailzusammensetzung
auf eine Oberfläche des Trägers (2), wobei die Emailzusammensetzung transparent oder
gefärbt ist, um eine ungebrannte Grundierungsschicht (310) zu bilden; und dann
- b2) Aufsprühen mindestens einer Deckschicht-Emailzusammensetzung, in der magnetisierbare
Partikel (41) dispergiert sind, auf die ungebrannte Grundierungsschicht (310), um
eine ungebrannte Email-Deckschicht (311) zu bilden.
1. A heating article (1) characterized in that it comprises a support (2) having two opposite sides (21, 22), at least one (21)
of which is covered with a protective coating (3),
characterized in that said protective coating (3) comprises at least one enamel layer (31) in film form
in which anisotropically shaped particles (4, 41) are dispersed, said layer comprising
at least one zone (5) in which said anisotropic particles (4, 41) substantially comprise
particles whose axis along the largest dimension is perpendicular (41) to the support
(2).
2. The article as claimed in claim 1, wherein said particles (4, 41) represent 0.05 to
10% by weight based on the total weight of the enamel layer (31).
3. The article as claimed in any one of claims 1 to 2, wherein said particles (4, 41)
comprise mechanically or physically orientable particles (41).
4. The article as claimed in claim 3, wherein said orientable particles (41) are magnetizable
particles.
5. The article as claimed in claim 4, wherein said magnetizable particles (41) comprise
at least one ferromagnetic metal.
6. The article as claimed in one of claims 4 or 5, wherein said enamel layer (31) further
comprises non-magnetizable particles.
7. The article as claimed in any one of claims 1 to 6, further comprising, adjacent to
the zone (5), at least one zone (6) in which the anisotropically shaped particles
(4) are arranged randomly or substantially parallel to the enamel layer (31).
8. The article as claimed in claim 7, wherein the alternating zones (5) and (6) define
a decoration.
9. The article as claimed in any one of claims 4 to 8, wherein the enamel layer (31)
comprises:
- an undercoat (310), transparent or colored, and free of magnetizable particles (41),
which is continuous and is intended to be arranged on a support, and
- at least one topcoat (311) in which the magnetizable particles (41) are dispersed,
said topcoat (311) being continuous and partially or completely covering said undercoat
(310).
10. The article as claimed in any one of claims 4 to 8, wherein the enamel layer (31)
comprises:
- a colored undercoat (310), in which magnetizable particles (41) are dispersed, said
undercoat (310) being continuous and intended to be arranged on a support, and
- at least one transparent topcoat (311), in which magnetizable particles (41) are
also dispersed, said topcoat (311) being continuous and partially or completely covering
said undercoat (310).
11. The article as claimed in any one of claims 1 to 10, characterized in that the support (2) is made of a material selected from metals, glass, and ceramics.
12. The article as claimed in any one of the preceding claims, which is a culinary article,
or a heating lid, or a heating mixing bowl of a food or beverage preparation appliance,
or a soleplate of an iron, a table article such as a table mat, or a radiator, or
a towel holder or a wood stove, or a barbecue plate, or a barbecue housing or pan.
13. A process for producing, on a support (2) of a heating article (1) according to any
one of claims 1-12, a protective coating (3) comprising at least one enamel layer
(31) in which anisotropically shaped particles (4, 41) are dispersed,
characterized in that said process comprises a step of orienting said anisotropic particles (41) by physical
or mechanical means in at least one zone (5) of the enamel layer (31).
14. The process as claimed in claim 13, comprising the following steps:
a) providing the support (2);
b) applying by spraying onto one side of the support (2) at least one enamel composition
in which anisotropic particles comprising magnetizable particles (41) are dispersed;
c) orienting by magnetization said magnetizable particles (41) by applying a magnetic
field so as to orient the axis along the largest dimension of the magnetizable particles
perpendicularly to the support (2), said magnetization c) being carried out either
during the application b) of the enamel composition to the support or immediately
after said application step b); then
d) optionally, a drying step, preferably at a temperature comprised between room temperature
and 150°C, followed by
e) firing at a temperature of at least 500°C.
15. The process as claimed in claim 14, wherein step b) of applying comprises:
- b1) spraying onto one side of the support (2) an undercoat enamel composition free
of magnetizable particles, said enamel composition being transparent or colored to
form an unfired undercoat (310); then
- b2) spraying onto said unfired undercoat (310) at least one topcoat enamel composition
in which magnetizable particles (41) are dispersed, to form an unfired topcoat enamel
(311).