1 DOMAINE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention se rapporte au domaine des terminaux de paiement électroniques,
et plus particulièrement aux terminaux de paiement électronique présentant un dispositif
appelé « cache-code ».
[0002] Un tel cache-code permet au terminal de paiement électronique de répondre aux exigences
de sécurisation de la saisie du code confidentiel par un utilisateur, selon les normes
internationales en vigueur, en cachant/masquant les touches du clavier à une personne
ne se trouvant pas face au clavier. Cette zone du clavier masquée par le cache-code
est appelée zone de confidentialité.
2 SOLUTIONS DE L'ART ANTERIEUR
[0003] Il existe plusieurs solutions pour la réalisation d'un cache-code, l'objectif étant
que le clavier soit accessible, avec une ergonomie optimale, à l'utilisateur saisissant
son code confidentiel, tout en étant totalement ou partiellement masqué à toute autre
personne se trouvant à proximité du terminal de paiement électronique (y compris le
commerçant auquel appartient le terminal de paiement électronique).
[0004] Ainsi, une première technique consiste à prévoir un dispositif formant une sorte
d'écran vertical, plus ou moins haut, sur un ou plusieurs côtés du clavier. Une telle
solution permet effectivement de sécuriser la saisie d'un code confidentiel par un
utilisateur, mais présente l'inconvénient d'augmenter la taille du terminal de paiement
électronique, surtout en hauteur.
[0005] Certaines solutions permettent de palier ces inconvénients en rendant un tel cache-code
amovible. Ainsi, lorsque le commerçant veut ranger/stocker un terminal de paiement
électronique (par exemple en dehors des horaires d'ouverture du commerce), il peut
ôter le cache-code et ainsi gagner de la place de stockage. Il demeure cependant que
le cache-code doit également être stocké, indépendamment du terminal de paiement électronique,
avec le risque éventuel de l'égarer ou de l'abimer lorsqu'il n'est pas solidarisé
avec le terminal de paiement électronique. Un autre inconvénient réside dans la fragilité
d'un tel cache-code démontable, notamment au niveau des points de fixation au terminal
de paiement électronique.
[0006] D'autres solutions prévoient donc un cache-code pivotant, c'est-à-dire toujours solidarisé
au terminal de paiement électronique, mais pouvant s'escamoter facilement le cas échéant,
pour un gain de place lors du stockage du terminal de paiement électronique.
[0007] En revanche, il subsiste un inconvénient à toutes ces techniques de l'art antérieur,
lorsque le terminal de paiement électronique est présenté face à un utilisateur, par
exemple pour saisir son code confidentiel, et que le commerçant a besoin d'agir sur
une des touches du clavier (par exemple une touche de fonction). Dans ce cas, le commerçant
doit soit reprendre le terminal de paiement électronique pour le mettre face à lui,
soit retirer ou faire pivoter le cache-code afin d'accéder à la touche souhaitée,
ce qui entraine une perte de temps et des manipulations supplémentaires rendant plus
fastidieuse la saisie d'un code confidentiel.
[0008] Il existe donc un besoin pour une solution permettant de fournir une technique de
masquage des touches d'un clavier de terminal de paiement électronique, garantissant
ainsi le respect des exigences de sécurité liées aux terminaux de paiement, tout en
offrant une ergonomie optimale aux différents utilisateurs du terminal de paiement
électronique, par exemple le client et le commerçant.
[0009] Il existe également un besoin pour une solution optimale en terme de coût, dans un
environnement concurrentiel où le prix d'un terminal est un enjeu primordial pour
les fabricants.
3 RESUME DE L'INVENTION
[0010] L'invention concerne un cache-code pour un clavier de terminal électronique, le cache-code
comprenant au moins une touche, dite touche déportée, permettant l'activation d'au
moins une touche correspondante dudit clavier.
[0011] Ainsi, l'invention, selon ses différents modes de réalisation particuliers, propose
une solution nouvelle et inventive de cache-code pour un clavier d'un terminal électronique,
permettant d'optimiser l'ergonomie d'un tel terminal électronique en offrant la possibilité
d'activer une (ou plusieurs) touche(s) du clavier (située dans la zone de confidentialité
créée par le cache-code) via une (ou plusieurs) touche(s) déportée(s) sur le cache-code
et donc visible à tous.
[0012] En effet, lorsqu'une personne non située en face du clavier (par exemple un commerçant)
doit accéder à une touche située dans la zone de confidentialité créée par le cache-code,
alors que le terminal électronique est orienté face à l'utilisateur (par exemple un
client saisissant son code confidentiel lors d'une transaction sur un terminal de
paiement électronique), il est préférable que cette touche soit intégrée au cache-code,
et donc non masquée par ce dernier, de façon à ce que la personne puisse l'activer
sans avoir à manipuler le terminal électronique (par exemple sans avoir à le tourner
vers elle). Ceci peut être le cas d'un commerçant qui souhaite aider un utilisateur
du clavier, par exemple lors de la saisie de son code confidentiel, en appuyant lui-même
sur la touche « Correction » ou « Annulation ».
[0013] Selon un autre exemple, il est plus ergonomique, pour un commerçant qui utilise le
terminal de paiement électronique, de bénéficier d'une ou plusieurs touches déportées,
autres que les touches alphanumériques, qui sont ainsi plus accessibles, même lorsque
le terminal de paiement électronique est orienté face à l'utilisateur.
[0014] Par exemple, la touche déportée comprend :
- une face supérieure visible destinée à une saisie de la touche correspondante du clavier,
par appui sur la face supérieure et
- une face inférieure présentant au moins une tige s'étendant vers le clavier, de sorte
que, lorsqu'un appui est réalisé sur la touche déportée, la tige entre en contact
avec la touche correspondante du clavier.
[0015] Ainsi, selon ce mode de réalisation, la touche déportée intégrée au cache-code permet
d'activer la touche correspondante du clavier, grâce à une tige s'étendant de sa face
inférieure vers le clavier, cette tige venant en contact avec la touche du clavier,
lorsqu'un appui est réalisé sur la touche déporté. Le contact entre la tige de la
touche déportée et la touche du clavier agit comme un appui « classique » sur cette
touche du clavier, en assurant le contact électrique au niveau de la carte électronique
située sous le clavier.
[0016] Le déport/report mécanique de la touche est donc assuré par la tige.
[0017] Selon un aspect particulier de l'invention, la touche déportée correspond à une touche
de fonction du clavier.
[0018] Ainsi, selon ce mode de réalisation, et si l'on considère un clavier « classique
» de terminal de paiement électronique comprenant au minimum treize touches, dont
dix touches alphanumériques et au moins trois touches de fonction (validation, annulation,
correction ...), la (ou les) touche(s) déportée(s) correspond(ent) à une touche de
fonction, par exemple une touche de fonction principalement utilisée par un commerçant
en possession d'un terminal de paiement électronique, ou bien une touche de fonction
utilisée par un client saisissant son code confidentiel.
[0019] Par exemple, cette touche déportée correspond à la touche notée « i », ou «
F », ou «
Home », située classiquement en haut à droite sur un clavier de terminal de paiement électronique.
[0020] Ainsi, selon ce mode de réalisation, l'invention permet non seulement de rendre accessible
cette touche de fonction au commerçant, même lorsque le terminal de paiement électronique
est orienté face au client (et que la touche se trouve donc dans la zone de confidentialité
créée par le cache-code), facilitant ainsi l'utilisation du terminal de paiement électronique,
mais elle permet également d'éviter une fausse saisie de cette touche de fonction
due à une erreur de manipulation du client lorsqu'il saisit son code confidentiel.
[0021] En effet, grâce à l'invention, cette touche de fonction n'est plus accessible sur
le clavier en lui-même, lorsque le cache-code est présent. Il faut donc une action
volontaire et spécifique pour activer cette touche de fonction, via la touche déportée
sur le cache-code.
[0022] Ainsi, selon les différents modes de réalisation de l'invention, toutes les touches
d'un clavier n'étant pas des touches alphanumériques peuvent être déportées.
[0023] Selon une caractéristique particulière de l'invention, la tige présente une longueur
sensiblement inférieure à la distance entre la face inférieure de la touche déportée
et la touche correspondante du clavier.
[0024] Ainsi, selon ce mode de réalisation, la longueur de la tige est définie de sorte
que la tige n'entre en contact avec la touche du clavier que lorsqu'un appui est réalisé
sur la touche déportée, entrainant une translation sensiblement verticale (d'environ
0,5 mm) de la tige, vers le clavier.
[0025] En position de repos, c'est-à-dire lorsqu'aucun appui sur la touche déportée n'est
effectué, la partie inférieure de la tige reste au-dessus de la touche correspondante
du clavier, sans l'activer.
[0026] Par exemple, la longueur de ladite tige est de 20 millimètres.
[0027] Ainsi, selon ce mode de réalisation, une longueur de tige de 20 millimètres permet
d'obtenir un fonctionnement optimal de la touche déportée, d'une part en garantissant
l'activation de la touche correspondante du clavier, lorsqu'un appui est réalisé sur
la touche déportée, et d'autre part en évitant des faux appuis lorsque la touche déportée
est simplement effleurée par mégarde.
[0028] Selon un aspect particulier de l'invention, le cache-code comprend des moyens de
rappel élastique de la tige.
[0029] Ainsi, ces moyens de rappel élastique de la tige, ajoutés au rappel créé par la touche
du clavier, permettent de sécuriser au maximum le fonctionnement et l'effet tactile
de la touche déportée.
[0030] Ces moyens de rappel font par exemple partie du cache-code sous la forme d'un élément
élastomère en bi-matière. Par exemple, ces moyens de rappel comprennent une partie
inférieure en plastique rigide permettant d'assurer un bon maintien sur le terminal
et une partie supérieure souple en élastomère permettant de garantir un meilleur confort
d'utilisation quand le doigt vient en contact avec le cache-code.
[0031] Selon un aspect particulier de l'invention, la tige est creuse sur toute la longueur
de son axe longitudinal ainsi qu'à ses deux extrémités. De cette manière, un canal
est créé dans la tige, par exemple en son milieu, sur toute sa longueur, de façon
à faire passer la lumière, et en particulier la lumière de rétroéclairage de la touche
correspondante située sur le clavier.
[0032] Ainsi, la touche déportée peut également être éclairée, via ce canal de lumière dans
la tige.
[0033] Ce canal peut consister par exemple en une pièce plastique transparente permettant
de faire passer la lumière (un peu sur le principe d'une fibre optique). Les moyens
de rétroéclairage de la touche déportée sont des moyens classiques et connus d'éclairage
d'une touche par une source lumineuse située sous la touche.
[0034] Selon un mode de réalisation de l'invention, le cache-code est escamotable, permettant
une utilisation plus facile lorsque les données à saisir sur le clavier ne présentent
pas de confidentialité, par exemple lorsqu'un commerçant configure un terminal de
paiement électronique, ainsi qu'un gain de place lors du rangement du terminal électronique.
[0035] Un autre aspect de l'invention concerne un terminal électronique comprenant un cache-code
tel que décrit ci-dessus, selon les différents modes de réalisation de l'invention.
[0036] En particulier, un tel terminal est un terminal de paiement électronique.
4 LISTE DES FIGURES
[0037] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront plus clairement
à la lecture de la description suivante d'un mode de réalisation particulier, donné
à titre de simple exemple illustratif et non limitatif, et des dessins annexés, parmi
lesquels :
- les figures 1a à 1c présentent trois vues d'un cache-code selon un mode de réalisation
de l'invention ;
- la figure 2 présente une vue de la tige d'une touche déportée du cache-code, selon
un mode de réalisation de l'invention ;
- la figure 3 présente une vue d'une partie d'un terminal électronique sans cache-code,
selon l'art antérieur ;
- la figure 4 présente deux vues d'une partie d'un terminal de paiement électronique,
respectivement sans et avec un cache-code selon un mode de réalisation particulier
de l'invention.
5 DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
5.1 Principe général
[0038] Le principe de l'invention consiste à fournir une technique permettant de respecter
les règles de sécurité liées à la saisie de données confidentielles sur un clavier
de terminal électronique via un cache-code, tout en rendant accessible au moins une
touche sur ce cache-code, de façon à optimiser l'ergonomie d'un tel terminal électronique.
[0039] L'invention s'applique plus particulièrement aux terminaux de paiement électroniques
mais il va de soi que l'invention ne se limite pas à ce type de terminaux et s'applique
à tout terminal électronique devant faire face à une problématique proche ou similaire.
5.2 Description d'un mode de réalisation
[0040] On décrit maintenant, en relation avec les figures 1a à 1c et 2, un mode de réalisation
particulier de l'invention.
[0041] La figure 1a présente une vue de côté d'un terminal de paiement électronique 10 destiné
notamment à la saisie de données sensibles telles qu'un code confidentiel lors d'une
transaction, présentant un clavier 100, par exemple sous la forme d'un pavé numérique
comprenant seize touches, dont des touches alphanumériques et des touches de fonction
(validation, annulation, correction ...).
[0042] Le terminal de paiement électronique 10 présente également un cache-code 11, composé
de trois parois permettant de masquer les touches du clavier 100 à une personne ne
se trouvant pas face au clavier 100.
[0043] Selon ce mode de réalisation de l'invention, le cache-code comprend une touche déportée
110 permettant d'activer la touche correspondante 1001 du clavier 100 du terminal
de paiement électronique 10.
[0044] La figure 1b présente une vue de face du terminal de paiement électronique 10 de
la figure 1a et la figure 1c présente une vue du dessus de ce même terminal de paiement
électronique 10 (la touche correspondante 1001 du clavier 100 n'étant pas visible
car masquée par la touche déportée 110 du cache-code 11).
[0045] Ainsi, selon ce mode de réalisation de l'invention, lorsqu'un utilisateur non situé
face au clavier souhaite activer la touche 1001 du clavier, située dans la zone de
confidentialité créée par le cache-code, il peut appuyer sur la touche déportée 110
du cache-code 10, alors qu'avec un terminal de paiement électronique de l'état de
la technique équipé d'un cache-code, l'utilisateur devrait orienter le terminal de
paiement électronique face à lui, pour pouvoir accéder à la touche 1001 du clavier,
située dans la zone de confidentialité créée par le cache-code.
[0046] Ainsi, l'invention, selon ses différents modes de réalisation, permet de rendre accessible
plus facilement une touche auparavant masquée par un cache-code selon les techniques
de l'art antérieur.
[0047] La figure 2 illustre plus particulièrement le fonctionnement de la touche déportée
et la mise en oeuvre mécanique du déport/report de touche.
[0048] Ainsi, le cache-code 11 présente une touche déportée 110, dont la face supérieure
est destinée à la saisie de cette touche 110, par appui, et la face inférieure (non
visible), présente une tige 20, s'étendant vers le clavier 100 et plus particulièrement
la touche correspondante 1001.
[0049] Pour assurer un bon fonctionnement de la touche déportée, et notamment une bonne
activation de la touche correspondante du clavier, lorsqu'un appui est réalisé sur
la touche déportée, la longueur de la tige doit être définie de manière précise, en
fonction notamment de la hauteur du cache-code (puisque la tige fait partie de la
touche déportée intégrée au cache-code) ainsi que de la sensibilité de translation
de la touche déportée lors d'un appui.
[0050] En effet, il faut non seulement garantir une activation optimale de la touche correspondante
du clavier, de sorte que chaque appui sur la touche déportée active effectivement
la touche correspondante du clavier, tout en évitant au maximum les faux appuis liés
à un simple effleurement de la touche déportée, par exemple lors d'une manipulation
du terminal de paiement électronique.
[0051] Ainsi, la longueur de la tige doit être définie de sorte que :
- la tige ne soit pas en contact avec la touche correspondante du clavier, en position
de repos, c'est-à-dire lorsqu'aucun appui n'est réalisé sur la touche déportée et,
- l'extrémité inférieure de la tige entre suffisamment en contact avec la touche du
clavier pour l'activer, c'est-à-dire y applique une pression suffisante pour assurer
le contact électrique au niveau de la carte électronique située sous le clavier, lorsqu'un
appui est réalisé sur la touche déportée.
[0052] Par exemple, un tel appui sur la touche déportée entraine une translation sensiblement
verticale de cette touche déportée, et donc de la tige, d'environ 0,5 mm. La longueur
de la tige doit donc être définie de sorte que cette translation d'environ 0,5 mm
la mette en contact avec la touche correspondante du clavier pour activer cette dernière.
[0053] Par exemple, la tige présente une longueur d'environ 20 mm, pour un cache-code de
hauteur « classique ».
[0054] De plus, la tige doit présenter une largeur suffisante pour exercer une pression
uniforme sur la touche correspondante du clavier de façon à l'activer de manière optimale.
[0055] Enfin, la position à laquelle la tige doit exercer une pression sur la touche du
clavier doit également être définie de manière optimale, par exemple au milieu de
la touche du clavier.
[0056] L'invention ne se limite bien sûr pas à ce mode de réalisation particulier, et la
tige 20 peut être avantageusement remplacée par tout autre moyen (un élément sensiblement
de la même forme que les touches, plusieurs « pattes » ...) permettant d'activer la
touche correspondante du clavier lorsqu'un appui est réalisé sur la touche déportée.
[0057] Selon un autre aspect de l'invention, lorsque les touches du clavier du terminal
de paiement électronique sont éclairées, par exemple par une source lumineuse provenant
de dessous les touches, il est possible d'éclairer également la ou les touches déportées.
Pour ce faire, il est prévu que la tige précédemment décrite est évidée selon son
axe longitudinal et présente donc une sorte de canal longitudinal, sur toute sa longueur,
débouchant également en ses deux extrémités, afin de laisser passer la lumière à l'intérieur
de la tige. De cette manière, l'éclairage de la touche du clavier peut parvenir, via
ce canal, jusqu'à la touche déportée.
[0058] Ce canal peut par exemple être formé par une pièce plastique transparente, ou tout
autre technique (fibre optique ...), faisant passer la lumière.
5.3 Exemple d'application
[0059] Les figures 3 et 4 illustrent un exemple d'application de l'invention, selon l'un
de ses modes de réalisation, dans lequel la touche de fonction d'un terminal de paiement
électronique 10 est déportée sur le cache-code 11, permettant ainsi l'activation de
cette touche de fonction «
i » par appui sur la touche déportée du cache-code, y compris lorsque le terminal de
paiement électronique n'est pas orienté face à l'utilisateur souhaitant activer cette
touche de fonction.
[0060] Par exemple, cette touche de fonction correspond à la touche notée « i », ou
« F », ou «
Home », située classiquement en haut à droite sur un clavier de terminal de paiement électronique.
[0061] Ainsi, il est préférable que cette touche de fonction soit accessible facilement
par le commerçant, même lorsque le terminal de paiement électronique muni d'un cache-code
n'est pas orienté face à lui, par exemple parce qu'il est utilisé par un client pour
saisir son code confidentiel lors d'une transaction.
[0062] Et même si le commerçant utilise cette touche lorsque le terminal de paiement électronique
est orienté vers lui, il est plus ergonomique que cette touche soit plus accessible,
donc déportée sur le cache-code. En effet, cette touche lui sert par exemple à afficher
un menu sur l'écran tactile du terminal de paiement électronique, le commerçant naviguant
ensuite directement sur l'écran tactile, sans utiliser les touches du clavier. Ainsi,
la seule touche du clavier dont il a besoin est clairement mise en exergue au-dessus
du clavier, pour une meilleure ergonomie.
[0063] Cette touche de fonction peut par exemple être programmée par le commerçant, pour
réaliser une fonction particulière.
[0064] Selon différents exemples d'application de l'invention, toutes les touches non alphanumériques
d'un clavier peuvent ainsi être déportées, comme par exemple la touche permettant
l'avance du papier dans l'imprimante, pour éditer un relevé de transaction. Les touches
« . » et « * », utilisées principalement par le commerçant, peuvent également être
déportées, pour lui faciliter l'utilisation du terminal de paiement électronique.
[0065] La figure 3 et la partie gauche de la figure 4 présentent une vue de dessus d'une
partie d'un terminal électronique 10 sans cache-code, où la touche correspondante
1001 du clavier 100 est visible et accessible au même titre que les autres touches
du clavier.
[0066] La partie droite de la figure 4 présente quant à elle la même vue du dessus de la
même partie du terminal électronique, comprenant un cache-code 11 avec une touche
déportée 110 permettant d'activer la touche 1001 (non illustrée) située dans la zone
de confidentialité créée par le cache-code 11.
[0067] Sur ces figures 3 et 4, on constate que l'icône (ici « i ») représentant la fonction
de la touche 1001 est également présente sur la touche déportée 110 du cache-code
11, permettant un meilleur repérage pour l'utilisateur.
[0068] Ainsi, l'invention, selon ses différents modes de réalisation, permet de rendre accessible
une touche d'un clavier via une touche déportée sur le cache-code, de façon à ce qu'un
utilisateur puisse activer cette touche du clavier, même lorsque le terminal électronique
n'est pas orienté face à l'utilisateur et que par conséquent, le clavier est masqué
par le cache-code.
[0069] De plus, l'invention permet de limiter les risques de fausse activation de cette
touche du clavier, par exemple due à un effleurement de cette touche lors de la saisie
de données sur le clavier. Ainsi, pour certaines touches de fonction, comme par exemple
la touche d'annulation des saisies précédentes, il est préférable de déporter leur
activation sur le cache-code, empêchant leur saisie malencontreuse via le clavier.