[0001] Le domaine de la présente invention est celui des projecteurs de lumière et, plus
particulièrement, celui des projecteurs pour véhicule automobile.
[0002] Les projecteurs de véhicule automobile comprennent généralement un réflecteur dans
lequel sont disposés une source lumineuse et des moyens de contrôle de la forme du
faisceau pour adapter celui-ci aux circonstances de la conduite.
[0003] Il est connu d'utiliser une barrette de coupure permettant diverses phases d'occultation
du faisceau lumineux. La barrette est actionnée électriquement pour se déplacer, sur
commande, entre au moins deux positions angulaires dans lesquelles elle occulte plus
ou moins le faisceau lumineux. Ceci permet de limiter la portée du projecteur, par
exemple à celle des feux de croisement, dite position code, pour ne pas éblouir les
conducteurs circulant en sens inverse, ou encore à celle des feux de route, dite position
route, dans laquelle il n'y a pas d'occultation.
[0004] Un cache fixe est généralement prévu entre la barrette et une lentille du projecteur.
Le cache fixe intercepte le faisceau qui passe en dessous de la barrette de coupure.
Lorsque la barrette se trouve en position feux de route, elle se positionne entre
la source lumineuse et le cache et elle n'intervient pas dans la forme du faisceau.
En revanche, lorsque la barrette est en position code, elle intercepte une partie
du faisceau lumineux, en plus de celle interceptée par le cache fixe. Il est important
dans cette position, que la barrette ne laisse pas passer de lumière entre elle et
le cache fixe, afin de ne pas éclairer des zones non souhaitées et de limiter la portée
du faisceau correspondant aux feux de croisement.
[0005] Les dispositifs de l'art antérieur qui commandent la position de la barrette sont
généralement constitués par un moteur d'actionnement associé à un capteur de la position
de la barrette de coupure ou à une butée qui définit la position de repos de la barrette.
Pour des raisons de sécurité cette position de repos est associée à la position code,
afin d'éviter un éblouissement des conducteurs venant en sens inverse dans le cas
d'une panne du dispositif d'actionnement de la barrette. Le rappel sur la position
de butée ou sur la position extrême est généralement assuré par un ressort. Cette
configuration a pour inconvénient qu'elle nécessite un ressort de fort couple de rappel
afin de réduire le temps de réaction du mouvement de la barrette et par conséquent
d'un moteur de taille relativement importante pour contrer ce ressort.
[0006] Une solution à base d'attraction magnétique de la barrette par un aimant a été envisagée
mais elle se heurte au risque de démagnétisation des composants utilisés car la température
au niveau de la barrette peut dépasser, dans le cas d'une lampe à halogènes, la valeur
de 250° au delà de laquelle les éléments aimantés perdent leur propriété magnétique.
Avec l'apparition de lampes de nouvelle technologie, cette valeur a été réduite et
l'option magnétique peut être reconsidérée.
[0007] La présente invention a pour but de proposer un mécanisme de commande d'une barrette
de coupure qui tire le meilleur parti de la réduction de température associée à la
mise en ouvre de nouvelles lampes qui ont une pouvoir calorifique plus faible, en
termes de nombre de pièces, d'encombrement et/ou de prix des éléments qui le constitue.
[0008] A cet effet, l'invention a pour objet un mécanisme de coupure pour projecteur de
véhicule automobile comprenant une barrette formée par une plaque d'obturation portée
par un équipage mobile configuré pour déplacer ladite plaque dans un plan et ainsi
obturer plus ou moins un faisceau lumineux de manière à changer de mode de fonctionnement
optique, comprenant en outre un mécanisme d'actionnement dudit équipage mobile à l'aide
d'un électro-aimant comportant une bobine d'induction associée à un noyau ferromagnétique,
caractérisé en ce que ledit électro-aimant comprend au moins un noyau ferromagnétique
fixe par rapport à sa bobine d'induction et en ce que ledit équipage mobile comprend
au moins un aimant permanent configuré pour coopérer magnétiquement avec ledit noyau
ferromagnétique.
[0009] L'utilisation de l'attraction ou la répulsion magnétique, qui est rendue possible
par l'apparition des lampes remplaçant les lampes halogènes, permet de rendre les
moyens de mise en mouvement d'une barrette de coupure plus légers et moins complexes
que les moyens traditionnels.
[0010] Dans un premier mode de réalisation ledit aimant permanent est attiré en direction
dudit noyau ferromagnétique en absence de circulation d'un courant dans ladite bobine
d'induction. Cette solution permet de répondre facilement au problème d'un retour
dans une position de repos correspondant à la position code, dans le cas d'une panne
de la commande de positionnement de la barrette.
[0011] Avantageusement ledit aimant permanent est repoussé par ledit noyau ferromagnétique
lorsqu'un courant circule dans ladite bobine d'induction.
[0012] Dans un mode particulier de réalisation ledit noyau ferromagnétique est un cylindre
positionné à l'intérieur de ladite bobine et l'aimant permanent est un cylindre positionné
dans l'alignement dudit noyau.
[0013] Avantageusement ladite plaque d'obturation est en position de code lorsque ledit
aimant est collé audit noyau ferromagnétique.
[0014] Dans un second mode de réalisation la distance entre ledit aimant permanent et ledit
noyau ferromagnétique est constante au cours du déplacement de ladite plaque d'obturation.
Cela permet de garder une force d'attraction minimale de l'aimant permanent sur le
noyau ferromagnétique, après sa répulsion par la bobine d'induction. Avantageusement
ledit noyau ferromagnétique s'étend selon deux montants latéraux laissant entre eux
une forme cylindrique creuse et dans lequel l'aimant permanent est un cylindre positionné
de façon libre en rotation dans ladite forme cylindrique creuse. Préférentiellement
les deux pôles magnétiques dudit aimant permanent sont sensiblement alignés en direction
des montants latéraux quand la bobine d'induction n'est pas alimentée en courant électrique.
[0015] Les deux pôles ne sont toutefois pas rigoureusement alignés pour éviter que sous
l'effet d'un courant électrique dans la bobine d'induction de l'électroaimant, l'équipage
mobile n'aille aléatoirement dans une direction ou dans l'autre. En gardant un léger
écart angulaire avec l'alignement parfait on impose le sens de rotation de la barrette
lorsqu'on envoie un courant électrique de commande.
[0016] Dans un mode particulier de réalisation ledit équipage mobile est un axe solidaire
en rotation dudit aimant permanent.
[0017] Avantageusement ledit axe porte un doigt configuré pour venir en butée contre au
moins une première butée portée par une structure fixe dudit mécanisme, ladite butée
définissant la position de quasi alignement des pôles magnétiques de l'aimant permanent
en direction desdits montants latéraux. On définit de cette façon, avec précision,
la position de repos de la barrette et donc le positionnement du faisceau en position
code.
[0018] De façon plus avantageuse ledit axe porte un doigt configuré pour venir en butée
contre au moins une seconde butée portée par une structure fixe dudit mécanisme, ladite
butée définissant une position extrême pour le déplacement de ladite plaque d'obturation.
On définit de cette façon, avec précision, la position du faisceau en position de
route.
[0019] Dans un mode particulier de réalisation ledit aimant permanent est poussé en direction
dudit noyau ferromagnétique par un ressort de rappel. Cette solution permet d'éviter
de mettre en oeuvre une force d'attraction trop importante et donc permet de choisir
un aimant de relativement petite taille.
[0020] De façon préférentielle la force de répulsion dudit aimant par ledit noyau ferromagnétique
lorsqu'un courant circule dans ladite bobine d'induction, est supérieure à la force
dudit ressort de rappel.
[0021] L'invention porte également sur un projecteur pour véhicule automobile comprenant
un mécanisme de coupure tel que décrit ci-dessus.
[0022] L'invention sera mieux comprise, et d'autres buts, détails, caractéristiques et avantages
de celle-ci apparaîtront plus clairement au cours de la description explicative détaillée
qui va suivre, de plusieurs modes de réalisation de l'invention donnés à titre d'exemples
purement illustratifs et non limitatifs, en référence aux dessins schématiques annexés.
[0023] Sur ces dessins :
- la figure 1 est une vue en perspective d'un élément d'un phare de véhicule comportant
un mécanisme de coupure selon l'invention,
- les figures 2 et 3 sont des vues de face du mécanisme de coupure selon l'invention,
positionné sur une armature, respectivement dans la position de route et de code,
- la figure 4 est une vue en perspective d'un mécanisme de coupure selon un premier
mode de réalisation de l'invention,
- la figure 5 montre en perspective une variante du mécanisme de coupure de la figure
4,
- la figure 6 est une vue éclatée montrant, en perspective, les divers éléments constituant
le mécanisme de coupure de la figure 4 ;
- la figure 7 est une vue en perspective d'un mécanisme de coupure selon un second mode
de réalisation de l'invention, en version assemblée,
- la figure 8 est une vue éclatée montrant, en perspective, les divers éléments constituant
le mécanisme de coupure de la figure 7 ;
- la figure 9 montre, en perspective éclatée, une variante du mécanisme de coupure de
la figure 4, en version éclatée.
[0024] Dans la description qui va suivre, les références longitudinales ou latérales se
comprennent en référence à l'axe optique du réflecteur et les termes avant ou arrière
renvoient à la direction dans laquelle se propage le faisceau lumineux.
[0025] En se référant à la figure 1, on voit la partie avant d'un projecteur de véhicule
automobile comprenant un porte-lentille 1 de forme cylindrique qui s'étend vers l'avant
à partir d'une armature 2 de forme rectangulaire. Celle-ci s'étend dans un plan perpendiculaire
à l'axe optique du faisceau et est découpée en son centre pour laisser passer ledit
faisceau. Sur cette armature est fixé le mécanisme de coupure dont la fonction est
d'obturer plus ou moins le faisceau en fonction des conditions de circulation du véhicule.
De façon non visible, sont disposés en arrière de cette armature, une source lumineuse
génératrice du faisceau et un réflecteur qui oriente ce faisceau vers l'avant et vers
la lentille (non illustrée) qui est installée à l'extrémité avant du porte-lentille
1.
[0026] En se référant aux figures 2 et 3 on voit, en vue de face, respectivement en position
de route et en position de code, le mécanisme de coupure 3 qui est monté en position
basse sur l'armature 2. Cette armature comporte, ici en partie basse de sa découpe
centrale un cache fixe 4 qui obture en partie cette découpe et devant lequel peut
se mouvoir une barrette de coupure 5 pour moduler la forme du faisceau en sortie du
projecteur. Cette barrette 5 est mobile en rotation dans un plan perpendiculaire au
faisceau lumineux et est mue par un moteur d'actionnement 6.
[0027] Sur la figure 2, correspondant à la position de route, la barrette est escamotée,
c'est-à-dire qu'elle est inclinée vers le bas et laisse apparaître le cache fixe 4,
ce qui laisse passer la quasi-totalité du faisceau lumineux. Sur la figure 3, correspondant
à la position code, la barrette est relevée et elle coupe le faisceau sur une plus
grande hauteur que ne le ferait le seul cache fixe 4. Après son renversement par la
lentille, le faisceau est alors orienté vers le bas, ce qui évite d'éblouir les conducteurs
des véhicules venant en sens inverse. La figure 4 montre le mécanisme de coupure 3
dans un premier mode de réalisation, et il est illustré de façon éclatée sur la figure
6. Il comporte un châssis 7 destiné, d'une part, à porter tous les éléments du mécanisme
3 et, d'autre part, à fixer ce mécanisme sur l'armature 2 du projecteur du véhicule.
Ce châssis est formé par une platine rectangulaire 71 de laquelle s'étendent deux
bras 72 se projetant perpendiculairement à partir de la platine pour porter deux tourillons
73. Ces tourillons forment le support d'un axe de rotation de la barrette de coupure
5, comme cela sera expliqué en détail plus loin. La platine 71 est, par ailleurs,
percée de fentes par lesquelles passeront des moyens, du type vis, pour la fixation
du mécanisme de coupure 3 sur l'armature 2.
[0028] Sur le châssis 7 est fixée une carcasse métallique 8 qui forme un berceau pour un
électroaimant 9 et qui forme avec lui le moteur d'actionnement 6. La carcasse 8 assure
un bouclage magnétique pour l'électroaimant 9. Elle a une forme parallélépipédique
dont deux faces sont découpées pour laisser un libre accès aux extrémités longitudinales
de l'électroaimant 9. Celui-ci comprend une bobine d'induction 91 formée par des spires
qui sont alimentées en courant électrique pour actionner le moteur, et un noyau ferromagnétique
92 placé au centre du bobinage 91. Ce noyau est fixe longitudinalement dans la bobine
et a pour fonction, dans un premier temps de servir de point d'attraction pour une
force exercée par un aimant permanent lorsque la bobine n'est pas alimentée et dans
un deuxième temps de repousser cet aimant permanent lorsque la bobine est alimentée.
[0029] La barrette de coupure 5 comprend une plaque plane 51 d'obturation du faisceau qui
s'étend, transversalement, sur une longueur lui permettant d'occulter le faisceau
sur toute sa largeur et dont la forme de son arête supérieure correspond à la forme
que l'on souhaite donner au faisceau en position de code. Cette plaque d'obturation
51 est portée par un support de plaque 52 formé autour d'un axe de rotation 53 qui
est orienté selon une direction perpendiculaire à la plaque d'obturation 51 de façon
à permettre la rotation de celle-ci dans son plan. Le support de plaque 52 comprend,
en s'étendant à partir de l'axe de rotation 53, d'une part, des moyens de fixation
de la plaque d'obturation 51 et, d'autre part, des moyens de fixation d'un premier
aimant permanent 54. Cet aimant permanent 54 a une forme cylindrique dont le diamètre
est sensiblement égal à celui du noyau ferromagnétique 92. Par ailleurs, le support
de plaque 52 est conformé de façon que le premier aimant permanent 54 soit sensiblement
aligné avec ce noyau lorsque l'axe de rotation 53 est monté sur les tourillons 73
du châssis 7. De la sorte l'aimant permanent est naturellement attiré par le noyau
ferromagnétique, qui est fixe, et tend à faire tourner la plaque d'obturation vers
le haut, en absence de tout courant qui circule dans la bobine d'induction 91.
[0030] La figure 5 montre une variante du premier mode de réalisation, dans laquelle un
ressort de rappel est ajouté pour aider le retour de la barrette vers la position
de code. En effet, après le passage d'un courant dans la bobine, l'aiment permanent
54 est repoussé à distance du noyau ferromagnétique et la force d'attraction de l'un
sur l'autre, qui est proportionnelle au carré de la distance qui les sépare, diminue
fortement. Lors de la coupure du courant dans la bobine il se peut que cette force
soit insuffisante pour ramener l'aimant permanent, et, par suite, la barrette de coupure
5, vers la position de code, ou tout au moins pour le ramener suffisamment rapidement.
Le mouvement de la barrette risque en effet d'être trop lent pour être compatible
des temps de réaction imposés à un feu de véhicule. La variante consiste ainsi à aider
ce retour par l'introduction d'un ressort de rappel 75 qui est positionné sur un des
bras d'extension 72 du châssis 7 et qui complémente la force d'attraction magnétique.
Dans la configuration représentée ce ressort est un ressort spiral qui agit en écartement
et qui, pour cela, prend appui sur deux becquets 74 positionnés respectivement sur
le bras d'extension 72 qui est porteur du ressort et sur la plaque d'obturation 51
de la barrette.
[0031] En se référant aux figures 7 à 9, on va maintenant décrire un deuxième mode de réalisation.
Les éléments de ce mode qui sont identiques au premier mode de réalisation sont désignés
par le même chiffre de référence et ne sont pas décrits à nouveau.
[0032] La figure 7 montre le mécanisme de coupure 3 en version assemblée, sous la forme
d'un boîtier parallélépipédique duquel s'étend latéralement la plaque d'obturation
51 de la barrette 15 et dans lequel est disposé un électroaimant 19.
[0033] En se référant à la figure 8 on voit le boîtier 17 comprenant un fond 171 et des
parois latérales 172, le tout étant refermé par un couvercle 173 qui est positionné
sur la face opposée au fond. Le fond 171 et le couvercle 172 comportent tous deux
un trou formant support pour un axe de rotation 151 porteur de la barrette 15.
[0034] L'axe de rotation 151 de la barrette a une forme cylindrique de révolution et s'étend
à l'intérieur du boîtier 17 jusqu'à traverser à la fois la paroi de fond 171 et le
couvercle 172. Il présente un diamètre qui correspond à celui des trous qui sont pratiqués
dans ces deux parois. Il comporte par ailleurs entre ses deux extrémités une forme
cylindrique d'un diamètre supérieur 152 pour s'adapter au diamètre intérieur d'un
second aimant permanent cylindrique 154 comme cela sera expliqué plus loin. A une
des extrémités de ce cylindre épaissi 152 se trouve un moyen d'accrochage 153 de la
plaque d'obturation 51 qui permet d'entraîner celle-ci par un actionnement de l'axe
de rotation 151.
[0035] Le second aimant permanent cylindrique 154, qui forme, avec une bobine d'induction
191 et une carcasse métallique 18, l'électroaimant 19, a une forme cylindrique creuse
dont le diamètre intérieur est égal à celui, extérieur, du cylindre épaissi 152 de
la barrette 15. De la sorte le cylindre épaissi 152 est inséré, à force, dans le second
aimant permanent 154 et est solidarisé avec lui en rotation. Toute rotation de l'aimant
permanent entraîne une rotation de l'axe de rotation 151 et un déplacement circulaire
de la plaque d'obturation 51. Le diamètre extérieur du second aimant permanent 154
est tel qu'il peut s'insérer, sans contact, à l'intérieur de la carcasse métallique
18 qui assure avec la bobine d'induction 191 la mise en rotation de ce second aimant
permanent 154 et, in fine, de la barrette 15. La carcasse métallique 18 est réalisée
en un matériau ferromagnétique et a une forme en U comprenant une branche inférieure
sur laquelle est enroulée la bobine d'induction 191, comme dans le premier mode de
réalisation, et deux montants latéraux 182 parallèles aux parois latérales 172 du
boîtier 17. La partie supérieure de ces montants latéraux, qui se sont face, est ici
creusée de façon à former entre eux une forme cylindrique creuse 184, orientée longitudinalement.
Cette forme cylindrique creuse 184 a un diamètre légèrement supérieur à celui, extérieur,
du second aimant permanent 154 de façon que ce dernier puisse se mouvoir librement
en rotation à l'intérieur de cette forme cylindrique creuse, sous l'action d'un courant
parcourant la bobine d'induction 191. Du fait de la forme cylindrique de l'aimant
et de la carcasse, l'entrefer entre eux reste constant au cours de la rotation de
l'aimant permanent.
[0036] Le second aimant permanent 154 présente deux pôles magnétiques qui sont situés de
part et d'autre de son axe de révolution, de sorte qu'en l'absence de courant dans
la bobine ils viennent, chacun, se placer en vis-à-vis d'un des montants latéraux
182 au niveau du centre de leur forme cylindrique creuse 184. Et, dans cette position,
la barrette 15 est dans la position de code.
[0037] Lorsqu'un courant est envoyé dans les spires de la bobine d'induction 191 le champ
magnétique créé entre les deux montants latéraux 182 repousse les pôles magnétiques
de l'aimant permanent 154 et génère une rotation du second aimant permanent 154. Cette
rotation engendre un déplacement circulaire de la barrette 15 qui vient se positionner
dans la position de route.
[0038] Enfin, pour définir avec précision les positions code et route, deux butées en rotation
174 et 174b de forme parallélépipédique, s'étendent longitudinalement à partir du
couvercle 173. Une face, pour chacune d'elle, est alignée avec le centre du trou formant
support de l'axe de rotation 151. Par ailleurs l'axe de rotation 151 porte à son extrémité
qui traverse le couvercle 173, un cylindre de butée 155 qui s'emboite sur l'axe de
rotation et duquel s'étend radialement un doigt de butée 156, de forme également parallélépipédique.
Le cylindre de butée comporte en son centre une forme cylindrique creuse dont le diamètre
est sensiblement égal à celui de l'axe de rotation 151, dans sa portion non épaissie,
de sorte qu'il peut être emmanché en force sur cet axe de rotation. Quant au doigt
de butée 156, il s'étend radialement de façon à pouvoir venir en contact avec les
faces des butées 174 et 174b qui sont alignées avec le centre du trou de support de
l'axe de rotation. Le doigt de butée 156 peut ainsi se mouvoir entre deux positions
extrêmes, définies par les butées 174 et 174b. Dans une première position qui correspond
à la position code, le doigt de butée est en appui sur une première butée 174, du
fait d'une absence de courant dans la bobine d'induction et consécutivement d'une
attraction des pôles du second aimant permanent 154 par le métal ferromagnétique des
montants latéraux 182. Dans une seconde position, qui correspond à la position route,
le doigt de butée est en appui contre la seconde butée 174b, du fait des forces électromagnétiques
engendrées entre les montants latéraux de la carcasse 18 par le passage d'un courant
dans la bobine d'induction.
[0039] On peut noter que dans la position de repos, l'axe reliant les pôles du second aimant
permanent 154 n'est pas strictement aligné avec la direction transversale de la forme
creuse 184, pour que, lorsqu'on envoie un courant dans la bobine 191, l'action des
forces électromagnétiques génère toujours une rotation de l'axe 15 en direction de
la position route. Un alignement parfait de cet axe aurait en fait correspondu à une
position instable lorsqu'un courant est appliqué à la bobine d'induction, et à partir
de laquelle la barrette 15 serait susceptible de se déplacer en rotation, aléatoirement
dans un sens ou dans l'autre. Enfin la figure 9 montre une variante du deuxième mode
de réalisation qui fait le pendant de la variante du premier mode, avec la présence
d'un ressort de rappel 175 monté à force sur l'axe de rotation 151. Ce ressort de
rappel est positionné sur l'extrémité de l'axe de rotation, dans sa partie non épaissie,
qui fait face au fond du boîtier 17. Comme précédemment ce ressort est un ressort
spiral qui agit en écartement et qui, pour cela, prend appui sur deux becquets (non
représentés) positionnés respectivement sur le fond du boîtier 17 et sur la plaque
d'obturation 51 de la barrette. Ce ressort de rappel a pour objet, comme dans le premier
mode de réalisation, de faciliter le retour vers la position de code et d'augmenter
la vitesse de déplacement de la barrette vers cette position lorsque le courant dans
la bobine est coupé.
[0040] On va maintenant décrire le fonctionnement du mécanisme de coupure selon le premier
ou le second mode de réalisation, dans la version nominale. Le fonctionnement dans
la variante est similaire, si ce n'est que le ressort améliore le retour vers la position
de code. En l'absence de courant traversant la bobine d'induction 91 ou 191, le noyau
ferromagnétique 92 ou 182 de celle-ci subit une attraction de la part de l'aimant
permanent 54 ou 154. Comme ce noyau est fixe, c'est l'aimant qui se déplace. Dans
le premier mode le premier aimant permanent 54 vient se coller contre ce noyau, faisant
ainsi tourner le support de plaque 52 et dans le second mode, le second aimant permanent
154 tourne sur lui-même pour aligner ses pôles avec les montant latéraux ferromagnétiques
182. Dans les deux modes le déplacement ou la rotation de l'aimant permanent entraîne
une rotation de l'élément qui supporte la plaque d'obturation 51 (support de plaque
52 ou axe de rotation 151) et amène la barrette dans une position où elle est en butée.
Cette butée est constituée par le contact du premier aimant 54 avec le noyau ferromagnétique
dans le premier mode et par le contact du doigt de butée 156 contre une butée 174
du couvercle dans le second mode. Le contact sur une butée assure un positionnement
précis de la plaque d'obturation et donc de la hauteur du faisceau dans la position
de code. Par ailleurs, le fait que cette position est obtenue en absence de courant
dans la bobine en fait une position de repos dans laquelle vient se positionner la
plaque d'obturation en cas de panne et donc, le passage automatique en position de
code dans ce cas.
[0041] L'actionnement de la plaque d'obturation s'effectue dans les deux modes par l'envoi
d'un courant dans la bobine d'induction 91 ou 191 qui crée un pôle de même signe en
face du pôle de l'aimant permanent qui fait face au noyau ferromagnétique 92 ou aux
montants latéraux 182. Ceci génère une répulsion du premier aimant permanent 54 dans
le premier mode ou une mise en rotation du second aimant permanent 154 dans le second
mode, et donc une rotation de la barrette et de sa plaque d'obturation 51 qui s'écarte
alors du faisceau lumineux.
1. Mécanisme de coupure pour projecteur de véhicule automobile comprenant une barrette
(5, 15) formée par une plaque d'obturation (51) portée par un équipage mobile (52,
151) configuré pour déplacer ladite plaque dans un plan et ainsi obturer plus ou moins
un faisceau lumineux de manière à changer de mode de fonctionnement optique, comprenant
en outre un mécanisme d'actionnement (3) dudit équipage mobile à l'aide d'un électro-aimant
(9, 19) comportant une bobine d'induction (91, 191) associée à un noyau ferromagnétique,
caractérisé en ce que ledit électro-aimant comprend au moins un noyau ferromagnétique (92, 18) fixe par
rapport à sa bobine d'induction (91, 191) et en ce que ledit équipage mobile comprend au moins un aimant permanent (54, 154) configuré pour
coopérer magnétiquement avec ledit noyau ferromagnétique.
2. Mécanisme selon la revendication 1 dans lequel ledit aimant permanent est attiré en
direction dudit noyau ferromagnétique en absence de circulation d'un courant dans
ladite bobine d'induction.
3. Mécanisme selon l'une des revendications 1 ou 2 dans lequel ledit aimant permanent
est repoussé par ledit noyau ferromagnétique lorsqu'un courant circule dans ladite
bobine d'induction.
4. Mécanisme selon l'une des revendications 1 à 3 dans lequel ledit noyau ferromagnétique
(92) est un cylindre positionné à l'intérieur de ladite bobine (91) et dans lequel
l'aimant permanent (54) est un cylindre positionné dans l'alignement dudit noyau.
5. Mécanisme selon la revendication 4 dans lequel ladite plaque d'obturation (51) est
en position de code lorsque ledit aimant (54) est collé audit noyau ferromagnétique.
6. Mécanisme selon l'une des revendications 1 à 3 dans lequel la distance entre ledit
aimant permanent (154) et ledit noyau ferromagnétique (92) est constante au cours
du déplacement de ladite plaque d'obturation (151).
7. Mécanisme selon la revendication 6 dans lequel ledit noyau ferromagnétique (18) s'étend
selon deux montants latéraux (182) laissant entre eux une forme cylindrique creuse
(184) et dans lequel l'aimant permanent (154) est un cylindre positionné de façon
libre en rotation dans ladite forme cylindrique creuse.
8. Mécanisme selon la revendication 7 dans lequel les deux pôles magnétiques dudit aimant
permanent (154) sont sensiblement alignés en direction des montants latéraux quand
la bobine d'induction (191) n'est pas alimentée en courant électrique.
9. Mécanisme selon l'une des revendications 7 ou 8 dans lequel ledit équipage mobile
est un axe (151) solidaire en rotation dudit aimant permanent (154).
10. Mécanisme selon la revendication 9 dans lequel ledit axe porte un doigt (156) configuré
pour venir en butée contre au moins une première butée (174) portée par une structure
fixe (17) dudit mécanisme, ladite butée définissant la position de quasi alignement
des pôles magnétiques de l'aimant permanent (154) en direction desdits montants latéraux.
11. Mécanisme selon l'une des revendications 9 ou 10 dans lequel ledit axe porte un doigt
(156) configuré pour venir en butée contre au moins une seconde butée (174b) portée
par une structure fixe (17) dudit mécanisme, ladite butée définissant une position
extrême pour le déplacement de ladite plaque d'obturation (51).
12. Mécanisme selon l'une des revendications 1 à 11 dans lequel ledit aimant permanent
(54, 154) est poussé en direction dudit noyau ferromagnétique par un ressort de rappel
(75, 175).
13. Mécanisme selon la revendication 12 dans lequel la force de répulsion dudit aimant
par ledit noyau ferromagnétique lorsqu'un courant circule dans ladite bobine d'induction,
est supérieure à la force dudit ressort de rappel.
14. Projecteur pour véhicule automobile comprenant un mécanisme de coupure selon l'une
des revendications 1 à 13.