[0001] La présente invention concerne un contacteur électrique et un procédé de pilotage
d'une bobine électromagnétique d'un tel contacteur.
[0002] Le contacteur électrique comprend au moins une embase et un module de commande. L'embase
comprend au moins une paire de contacts fixes et, pour chaque paire de contacts fixes,
un contact mobile entre une position fermée et une position ouverte. Plus précisément,
les contacts fixes sont reliés électriquement entre eux, lorsque le contact mobile
est en position fermée, et isolés électriquement l'un de l'autre, lorsque le contact
mobile est en position ouverte. L'embase inclut également une bobine électromagnétique
apte à commander le ou chaque contact mobile en position fermée ou en position ouverte,
et la bobine est caractérisée par une tension de consigne de pilotage. Le module de
commande comprend un module électronique de pilotage de la bobine électromagnétique.
[0003] Un enjeu persistant dans le domaine des contacteurs électriques est de faire fonctionner
le contacteur avec un panel large et complet de tensions d'alimentation. Ainsi, il
est connu de réaliser une adaptation en tension entre la tension d'alimentation du
contacteur et la bobine électromagnétique. Cette adaptation est plus particulièrement
nécessaire lors de la commande du ou de chaque contact mobile en position fermée.
L'objectif est d'avoir une bobine unique quelle que soit la tension d'alimentation
du contacteur. Pour cela, il est nécessaire que la tension de consigne de pilotage
de la bobine soit inférieure à la tension d'alimentation minimale du contacteur.
[0004] Dans le domaine de la régulation en tension d'un contacteur électrique, il est connu,
qu'une bobine électromagnétique de faible tension de consigne de pilotage, associée
à un module électronique de pilotage alimenté avec une tension élevée, c'est-à-dire
par exemple 240 Volts, consomme un courant important. le document
US 2005/047052 A1 décrit un contacteur électrique selon le préambule de la revendication 1. Il est
aussi connu de
US-A-5 914 850 d'effectuer une adaptation en tension entre la tension d'alimentation du contacteur
et la bobine électromagnétique, à partir de moyens de contrôle de la bobine électromagnétique.
Les moyens de contrôle de la bobine électromagnétique sont aptes à générer un signal
destiné à être appliqué à l'électrode de commande du contacteur. Un redresseur est
en outre utilisé afin de fournir à la bobine une tension positive, et la régulation
est efficace uniquement lorsque la tension en sortie du redresseur est supérieure
à la tension de consigne de pilotage de la bobine. Ceci implique que si l'on calcule
la valeur moyenne de la tension appliquée à la bobine lorsque la tension en sortie
du redresseur est supérieure à la tension de consigne de la bobine, on n'obtient pas
le même résultat pour une tension d'alimentation du contacteur égale à 110 volts et
pour une tension d'alimentation du contacteur égale à 220 volts. Ceci entraîne alors
des différences dans les temps de fonctionnement, c'est-à-dire dans la dynamique ou
le temps de fermeture de chaque contact mobile.
[0005] Le but de l'invention est donc de proposer un contacteur électrique qui, lors de
la commande du ou de chaque contact mobile en positon fermée, permet de réduire les
différences dans les temps de fonctionnement entre une tension d'alimentation du contacteur
en 110V et une tension d'alimentation du contacteur en 220V.
[0006] A cet effet, l'invention a pour objet un contacteur électrique comprenant au moins
une paire de contacts fixes et pour chaque paire de contacts fixes un contact mobile
entre une position fermée et une position ouverte, les contacts fixes étant, en position
fermée du contact mobile, reliés électriquement entre eux via le contact mobile, et
étant isolés électriquement l'un de l'autre en position ouverte du contact mobile,
une bobine électromagnétique apte à commander le ou chaque contact mobile en position
fermée ou en position ouverte, et un module électronique de pilotage de la bobine
électromagnétique, comportant un commutateur connecté en série de la bobine et un
dispositif de commande du commutateur, le commutateur comportant deux électrodes de
conduction et une électrode de commande, ledit dispositif de commande comportant des
moyens de calcul d'un signal modulé en largeur d'impulsion et des moyens d'application
du signal calculé à l'électrode de commande du commutateur. Conformément à l'invention,
le signal modulé en largeur d'impulsion présente un rapport cyclique de valeur variable
au cours du temps, lors de la commande du ou de chaque contact mobile en position
fermée.
[0007] Selon des aspects avantageux de l'invention, le contacteur électrique comprend en
outre une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prises isolément ou selon toutes
les combinaisons techniquement admissibles :
- le module électronique de pilotage comprend en outre un générateur de tension positive,
tel qu'un redresseur relié au commutateur et à la bobine connectés en série et propre
à fournir une tension positive au commutateur et à la bobine, alors que le dispositif
de commande comporte des moyens de mesure de la tension positive, et la valeur du
rapport cyclique dépend de ladite tension mesurée ;
- la valeur du rapport cyclique dépend de ladite tension positive mesurée uniquement
lors de la commande du ou de chaque contact mobile en position fermée ;
- le rapport cyclique est égal à la somme d'un premier terme de valeur constante et
d'un second terme de valeur variable au cours du temps ;
- le premier terme est fonction d'une tension de consigne de pilotage de la bobine et
de la valeur initiale de la tension positive, mesurée au moment de la commande de
fermeture du ou de chaque contact mobile ;
- le second terme est fonction de la dernière valeur mesurée de la tension positive
; et
- les moyens de mesure de la tension sont propres à échantillonner la tension positive
mesurée selon une fréquence d'échantillonnage, alors que les moyens de calculs sont
aptes à calculer le second terme en fonction du dernier échantillon de tension positive
et selon une période de calcul égale à l'inverse de la fréquence d'échantillonnage,
et les moyens de calculs sont aptes à mettre à jour la valeur du rapport cyclique,
à l'aide du second terme, à chaque période de calcul.
[0008] L'invention a également pour objet un procédé de pilotage d'une bobine électromagnétique
d'un contacteur, lequel contacteur comprend, au moins une paire de contacts fixes
et, pour chaque paire de contacts fixes, un contact mobile entre une position fermée
et une position ouverte, la bobine électromagnétique, et un module électronique de
pilotage de la bobine comprenant un commutateur connecté en série de la bobine et
un dispositif de commande du commutateur, la bobine étant apte à commander le ou chaque
contact mobile en position fermée ou ouverte, le procédé comprenant les étapes suivantes
:
- a) le calcul, par le dispositif de commande, d'un signal modulé en largeur d'impulsion,
et
- b) l'application du signal calculé à une électrode de commande du commutateur. Conformément
à l'invention, lors de l'étape de calcul, le signal modulé en largeur d'impulsion
est calculé avec un rapport cyclique de valeur variable au cours du temps lors de
la commande du ou de chaque contact mobile en position fermée.
[0009] Selon des aspects avantageux de l'invention, le procédé de pilotage de la bobine
électromagnétique du contacteur comprend en outre une ou plusieurs des caractéristiques
suivantes, prises isolément ou selon toutes les combinaisons techniquement admissibles
:
- précédemment à l'étape a) le procédé comprend la mesure d'une tension positive, aux
bornes d'un générateur de tension positive, tel qu'un redresseur, lequel redresseur
est relié au commutateur et à la bobine connectés en série, et est propre à fournir
la tension positive au commutateur et à la bobine, tandis qu'au cours de l'étape a)
le rapport cyclique du signal modulé en largeur d'impulsion calculé dépend de la tension
positive mesurée uniquement lors de la commande du ou de chaque contact mobile en
position fermée ;
- l'étape a) comporte plusieurs étapes consistant à :
a1) le calcul d'un premier terme de valeur constante
a2) le calcul d'un second terme de valeur variable au cours du temps
a3) le calcul du rapport cyclique en sommant le premier terme et le second terme,
et à la suite de l'étape b) on retourne à l'étape a2), tant que le ou chaque contact
mobile n'est pas en position fermée ;
- au cours de l'étape a1), le premier terme est calculé en fonction d'une tension de
consigne de pilotage de la bobine et de la valeur initiale de la tension positive,
cette valeur initiale étant mesurée au moment de la commande de fermeture du ou de
chaque contact mobile, au cours de l'étape de mesure, et le rapport cyclique est fixé
égal à ce premier terme ;
- au cours de l'étape a2), le second terme est calculé en fonction de la dernière valeur
de la tension positive mesurée ;
- au cours de l'étape a1) le premier terme est calculé avec l'équation suivante :

avec α(0) représentant une valeur initiale du rapport cyclique,
au cours de l'étape a2) le second terme est calculé avec l'équation suivante :

α(τ) et UE(τ) représentant respectivement les valeurs du rapport cyclique et de la tension positive
au temps τ et G un gain de valeur prédéterminée,
au cours de l'étape a3) le rapport cyclique étant calculé avec l'équation suivante
:

et
- suite à l'étape b), le commutateur commute avec une certaine fréquence en fonction
du rapport cyclique et modifie ainsi la tension aux bornes de la bobine.
[0010] Grâce à l'invention, la fermeture complète des contacts mobiles du contacteur est
assurée, le temps de fermeture des contacts mobiles est sensiblement constant quelle
que soit la tension d'alimentation du contacteur, et la régulation en tension prend
en compte des évolutions des différentes tensions dans le contacteur au cours du temps
puisque le rapport cyclique varie dans le temps. Plus précisément, la régulation en
tension prend en compte d'éventuelles chutes de tension dans le contacteur. De plus,
la régulation permet de corriger la tension délivrée à la bobine afin de prendre en
compte le cas où, la tension instantanée appliquée à la bobine et au commutateur connectés
en série est inférieure à la tension de consigne de pilotage de la bobine.
[0011] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront à
la lumière de la description qui va suivre, donnée uniquement à titre d'exemple non
limitatif, et faite en se référant aux dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 est une représentation schématique d'un contacteur conforme à l'invention,
comprenant une paire de contacts fixes, un contact mobile propre à ouvrir ou fermer
la liaison électrique entre les contacts fixes, une bobine électromagnétique de commande
du contact mobile et un module de pilotage de la bobine, ledit module comportant un
commutateur connecté en série de la bobine ;
- la figure 2 est une représentation, partielle, d'un schéma électrique simplifié du
contacteur de la figure 1 ;
- la figure 3 est un schéma bloc représentant des moyens de calcul d'un rapport cyclique
d'un signal modulé en largeur d'impulsion destiné à être appliqué au commutateur du
contacteur de la figures 1 ;
- la figure 4 est un organigramme d'un procédé, conforme à l'invention, de pilotage
de la bobine de la figure 1 ;
- la figure 5 est un ensemble de deux courbes représentant le courant traversant la
bobine de la figure 1 en fonction du temps, lors de la commande de fermeture du contact
mobile de la figure 1, pour une tension d'alimentation du contacteur de 115 volts
et respectivement pour une tension d'alimentation du contacteur de 230 volts ;
- la figure 6 est un ensemble de deux courbes représentant le déplacement du contact
mobile de la figure 1 en fonction du temps, lors de la commande de fermeture du contact
mobile, pour une tension d'alimentation du contacteur de 115 volts, et respectivement
pour une tension d'alimentation du contacteur égale à 230 volts ;
- la figure 7 est un ensemble de deux courbes, une première courbe représentant l'évolution
d'un rapport cyclique en fonction du temps, le rapport cyclique étant propre à un
signal modulé en largeur d'impulsion calculé par un dispositif de commande compris
dans le contacteur de la figure 1 et la deuxième courbe représentant la tension aux
bornes de la bobine électromagnétique et du commutateur du contacteur de la figure
1 connectés en série, en fonction du temps.
[0012] A la figure 1 un contacteur 10 est représenté. Le contacteur 10 comprend une embase
12 et un module électronique 13 de pilotage d'une bobine électromagnétique 14. Cette
bobine électromagnétique 14 est caractérisée par une tension de consigne de pilotage
U
A.
[0013] L'embase 12 comporte la bobine électromagnétique 14, ainsi qu'au moins une paire
de contacts fixes 16 et, pour chaque paire de contacts fixes 16, un contact 17, mobile
entre une position fermée et une position ouverte. Les contacts fixes 16 sont, en
position fermée du contact mobile 17, reliés électriquement entre eux via le contact
mobile 17, et sont isolés électriquement l'un de l'autre en position ouverte du contact
mobile 17. Chaque contact fixe 16 est destiné à être relié à un câble de liaison électrique.
De plus, l'embase 12 comprend un connecteur 20 de connexion du module électronique
de pilotage 13.
[0014] Le module électronique de pilotage 13 est destiné à être alimenté par un organe d'alimentation
22 et comprend une carte électronique 24. La carte électronique 24 comprend un commutateur
26, un générateur d'une tension positive, variable au cours du temps ou continue,
tel qu'un redresseur 27, un dispositif 28 de commande du commutateur 26, et des moyens
30 de protection, telle qu'une varistance en parallèle et une résistance série de
limitation.
[0015] La bobine électromagnétique 14 est apte à commander chaque contact mobile 17 en position
fermée ou en position ouverte.
[0016] L'organe d'alimentation 22 est propre à délivrer une tension U
C d'alimentation du module électronique de pilotage 13, comme représenté sur la figure
2. La tension d'alimentation U
C est, par exemple, égale à 48 Volts, 110 Volts, 220 Volts ou encore 400 Volts, en
courant continu ou alternatif. L'embase 12 comprend la même bobine électromagnétique
14 quelle que soit la tension U
C d'alimentation du module de pilotage 13, tandis que le module de pilotage 13 est
différent suivant la tension d'alimentation U
C. Ainsi le module électronique de pilotage 13 à connecter au connecteur 20 est choisi
en fonction de la tension d'alimentation U
C. Le module de pilotage 13 diffère, entre les différentes valeurs de la tension d'alimentation
U
C, notamment en ce qui concerne le redresseur 27.
[0017] Le commutateur 26 comprend deux électrodes de conduction et une électrode de commande
qui ne sont pas représentées sur les différentes figures. Comme visible à la figure
2, le commutateur 26 est connecté en série de la bobine 14.
[0018] Le redresseur 27 est propre à délivrer une tension continue U
E aux bornes de l'ensemble formé par le commutateur 26 et la bobine 14 connectés en
série. Le redresseur 27 est, par exemple, un pont de diodes qui réalise un redressement
double alternance.
[0019] Le dispositif de commande 28 inclut des moyens 31 de calcul d'un signal modulé en
largeur d'impulsion S1, et une liaison électrique 32 avec le commutateur 26 afin d'appliquer
le signal calculé S1 au commutateur 26, et plus spécifiquement à l'électrode de commande
du commutateur 26, comme représenté sur la figure 1.
[0020] En outre, le dispositif de commande 28 comporte des moyens 34 de mesure de la tension
positive U
E en sortie du redresseur 27. Comme visible à la figure 2, les moyens de mesure 34
sont connectés en sortie du redresseur 27, tandis que les moyens de protection 30
sont connectés entre l'organe d'alimentation 22 et le redresseur 27.
[0021] Les moyens de calcul 31 sont propres à calculer le signal modulé en largeur d'impulsion
S1 avec une valeur du rapport cyclique α variable au cours du temps. La valeur du
rapport cyclique α dépend par exemple de la tension positive U
E. Les moyens de calcul 31 sont propres à calculer un premier terme T1 de valeur constante
et un second terme T2 de valeur variable au cours du temps et à sommer ces termes
T1, T2 pour obtenir le rapport cyclique α. Le rapport cyclique α du signal modulé
en largeur d'impulsion S1 est alors bien de valeur variable au cours du temps puisqu'il
est égal à la somme des premier et second termes T1, T2.
[0022] La tension positive U
E en sortie du redresseur 27 est égale à la valeur efficace mesurée par les moyens
de mesure 34, multipliée par un facteur Z propre au redresseur 27. Dans le cas d'un
redresseur double alternance et sans dispositif particulier en sortie du redresseur,
le facteur Z est égal à 0,9.
[0023] Le signal S1 est propre à être appliqué à l'électrode de commande du commutateur
26 afin de le commander. Ainsi, lorsque le signal S1 est à « l'état haut », le commutateur
26 est fermé et le courant passe à travers la bobine 14, et lorsque le signal S1 est
à « l'état bas », le commutateur 26 est ouvert et le courant ne passe pas à travers
la bobine 14. Le rapport cyclique α détermine, pour une période de hachage du commutateur
26, le pourcentage de temps où le commutateur 26 sera fermé, respectivement ouvert.
La période de hachage est par exemple égale à 40us.
[0024] Les moyens de calcul 31, représentés sur la figure 3 sous la forme d'un schéma bloc
80, comprennent un diviseur 82, un multiplicateur 84, un comparateur 86, un intégrateur
88 et un sommateur 90. Les différents calculs effectués permettent de calculer le
rapport cyclique α. Le schéma bloc 80 dépend du temps et est équivalent à l'équation
suivante :

[0025] Les moyens de calcul 31 sont propres à recevoir trois données d'entrée 92, 94, 96.
La première donnée d'entrée 92 correspond à une tension initiale U
E(0), mesurée initialement en sortie du redresseur 27, c'est-à-dire avant la commande
du contact mobile 17 en position fermée. La seconde donnée d'entrée 94 correspond
à la tension de consigne U
A de pilotage de la bobine 14, et la troisième donnée d'entrée 96 correspond à une
tension instantanée U
E(τ) mesurée aux bornes du redresseur 27. La tension instantanée U
E(τ) correspond à la dernière valeur de la tension positive mesurée par les moyens
de mesure 34.
[0026] Le diviseur 82 est propre à recevoir en entrée la tension initiale U
E(0) et la tension de consigne U
A et à délivrer en sortie le premier terme T1. Le premier terme T1 est calculé grâce
au diviseur 82 et est égal au rapport de la tension U
A de consigne de pilotage sur la tension initiale U
E (0). L'équation de calcul du premier terme T1 s'écrit de la manière suivante :

[0027] Par ailleurs, le rapport cyclique α, avant la commande du contact mobile 17 en position
fermée, est noté α(0) et est égal au premier terme T1.
[0028] L'ensemble 98 formé par le multiplicateur 84, le comparateur 86 et l'intégrateur
88, connectés les uns à la suite des autres et dans cet ordre, permet le calcul du
second terme T2. Le multiplicateur 84 est propre à recevoir en entrée la dernière
valeur de la tension instantanée U
E(τ) mesurée en sortie du redresseur 27 et la dernière valeur calculée du rapport cyclique
α, également appelée rapport cyclique instantané α(τ). La donnée délivrée en sortie
du multiplicateur 84 est égale à la tension instantanée U
E(τ) mesurée en sortie du redresseur 27, multipliée par le rapport cyclique instantané
α(τ). Puis, la donnée en sortie du multiplicateur 84 est comparée, à l'aide du comparateur
86 connecté en sortie du multiplicateur 84, avec la tension de consigne U
A afin d'obtenir une erreur E(τ). L'erreur E(τ) correspond à la différence entre, d'une
part, la tension de consigne U
A et, d'autre part, la donnée délivrée en sortie du multiplicateur 84. Cette erreur
E(τ) est ensuite intégrée et multipliée par un gain G, à l'aide de l'intégrateur 88
connecté en sortie du comparateur 86. L'intégrateur 88 est propre à calculer l'intégrale
I(E(τ)) des erreurs E(τ) calculées depuis le début de la commande de fermeture des
contacts mobiles 17 et multiplie l'intégrale I(E(τ)) des erreurs par le gain G afin
d'obtenir le second terme T2.
[0029] Puis, le sommateur 90 est propre à recevoir en entrée le premier terme T1 et le second
terme T2, le sommateur 90 étant connecté en sortie du diviseur 82, d'une part, et
en sortie de l'intégrateur 88, d'autre part. Le sommateur 90 est alors propre à délivrer
en sortie la valeur du rapport cyclique α par sommation du premier terme T1 et du
second terme T2. Le rapport cyclique α est constamment modifié au cours du temps.
On note α(t) les différentes valeurs du rapport cyclique α au cours du temps.
[0030] Dans l'exemple de réalisation décrit, lors de la mise en oeuvre des moyens de calcul
31, les moyens de mesure 34 de la tension positive U
E sont propres à échantillonner la tension positive U
E mesurée, avec une fréquence d'échantillonnage Fech, et le second terme T2 est fonction
du dernier échantillon U
E(k) de tension mesuré. Autrement dit, le second terme T2 est calculé selon une période
de calcul P1 égale à l'inverse de la fréquence d'échantillonnage F
ECH de la mesure de la tension. On note T2(k) le second terme discrétisé selon la période
de calcul P1, et fonction du dernier échantillon U
E(k) de tension mesuré. Sachant que k est un indice représentatif du temps et que cet
indice est incrémenté de 1 à chaque période de calcul P1. L'indice k est égal à 0
lors de l'envoi de la commande du contact mobile 17 en position fermée, puis est incrémenté
de 1 à chaque période de calcul P1 durant la fermeture du contact mobile 17, et est
remis à zéro lorsque le contact mobile 17 est en position fermée. De la même manière
on note α(k) le rapport cyclique discrétisé selon la période de calcul P1. La période
de calcul P1 est par exemple égale à 400 us, et dans le cas où la période de hachage
du commutateur 26 est égale à 40us, cela signifie que le rapport cyclique est mis
à jour toutes les dix périodes de hachage.
[0031] Le second terme discrétisé T2(k) est calculé à partir d'une erreur discrétisée E(k)
correspondant à la différence entre d'une part, la tension de consigne U
A et, d'autre part, le dernier échantillon U
E(k-1) de tension mesuré qui est multiplié par le rapport cyclique discrétisé α(k-1),
calculé à la période de calcul P1 précédente. Cette erreur discrétisée E(k) est ensuite
intégrée en effectuant l'intégrale I(E(k)) des erreurs discrétisées E(k) calculées
depuis le début de la commande de fermeture des contacts mobiles 17 et l'intégrale
I(E(k)) des erreurs discrétisées E(k) est multipliée par un gain G afin d'obtenir
le second terme discrétisé T2(k). Ainsi, les moyens de calcul 31 sont propres à calculer
le second terme discrétisé T2(k) et à mettre à jour la valeur du rapport cyclique
discrétisé α(k) à chaque période de calcul P1, à l'aide du second terme discrétisé
T2(k). En effet, le rapport cyclique discrétisé α(k) est égal à la somme du premier
terme T1 et du second terme discrétisé T2(k).
[0032] De plus, le rapport cyclique α(0) d'indice 0 est égal au premier terme T1. L'équation
de calcul du rapport cyclique discrétisé α(k) se présente de la manière suivante :

Ce qui est équivalent à :

[0033] Ainsi, un procédé de pilotage en tension de la bobine 14 comprend différentes étapes.
Une première étape 102 consiste en le calcul, par le dispositif de commande 28, du
signal modulé en largeur d'impulsion S1 et de son rapport cyclique α. Puis une deuxième
étape 104, consiste à l'application du signal S1 calculé, par l'intermédiaire de la
liaison électrique 32, à l'électrode de commande du commutateur 26.
[0034] En complément, préalablement à l'étape de calcul 102, une étape 106 consiste à mesurer,
via les moyens de mesure 34, la tension initiale U
E(0) en sortie du dispositif redresseur 27, c'est-à-dire aux bornes du commutateur
26 et de la bobine 14 connectés en série, avant la commande de fermeture du contact
mobile 17.
[0035] De plus, l'étape 102 de calcul du signal S1 comporte, par exemple, les étapes suivantes
:
- une étape 108 de calcul du premier terme T1 et au cours de laquelle, le rapport cyclique
α est fixé égal au premier terme T1 ;
- une étape 112 de calcul du second terme T2 en fonction de la dernière valeur de tension
UE mesurée en sortie du redresseur. En complément, la mesure de la tension UE est échantillonnée comme expliqué précédemment et le second terme discrétisé T2(k)
est calculé de manière analogue à ce qui a été expliqué précédemment.
[0036] Suite à l'étape 112 de calcul du second terme T2, le rapport cyclique α est calculé,
lors de l'étape 114, en sommant le premier terme T1 et le second terme T2. En complément,
le second terme T2 est discrétisé et le second terme discrétisé T2(k) est calculé
à chaque période de calcul P1 comme expliqué précédemment. Puis, grâce au calcul du
second terme discrétisé T2(k), le rapport cyclique α est mis à jour à chaque période
de calcul P1. On obtient le rapport cyclique discrétisé α(k) calculé comme expliqué
précédemment.
[0037] Enfin, suite à l'étape 104, le procédé retourne à l'étape 112 et se répète jusqu'à
ce que la fermeture du contact mobile 17 soit détectée. En complément, le procédé
se répète à chaque période de calcul P1 jusqu'à ce que la fermeture du contact mobile
17 soit détectée.
[0038] Le rapport cyclique α est donc variable au cours du temps, puisqu'il comporte le
second terme T2 qui est lui-même variable au cours du temps.
[0039] A la figure 5, le graphique montre, en ordonnée un courant I
E traversant la bobine 14 exprimé en Ampère (A), et en abscisse le temps (t) exprimé
en seconde (s). Une courbe 120 représente le courant I
E traversant la bobine 14 en fonction du temps (t), lors de la commande de fermeture
du contact mobile 17 et avec une tension d'alimentation U
C du module électronique de pilotage égale à 115 volts. Une deuxième courbe 122 est
analogue à la courbe 120 mais pour une tension d'alimentation U
C égale à 230 volts. Les courbes 120, 122 ont globalement la même forme et le retard
entre la courbe 120 et la courbe 122 est minimisé selon l'invention. Pour cet exemple,
les tensions d'alimentation sont variables, sinusoïdales et le gain G est égal à 3.
Le fait que les courbes 120 et 122 soient globalement similaires, que le retard entre
la courbe 120 et la courbe 122 soit optimisé, et que les différences d'amplitude entre
les deux courbes 120, 122 soient limitées, permet de fournir à la bobine globalement
la même énergie et donc d'avoir un temps de fermeture du contact mobile 17 sensiblement
identique quelle que soit la tension d'alimentation U
C. En effet, le courant I
E fournit l'énergie et la force nécessaires à la fermeture du contact mobile 17. A
la figure 6, il apparaît que quelle que soit la tension d'alimentation U
C, la consommation en courant de la bobine vue de la source est globalement la même.
[0040] De plus, à la figure 6, le graphique montre, en ordonnée un déplacement D en mm rapport
aux contacts fixes 16, et en abscisse le temps (t) en seconde (s). Une troisième courbe
124 représente le déplacement du contact mobile 17 en fonction du temps, pour une
tension d'alimentation U
C du module électronique de pilotage 13 de 115 volts, et une quatrième courbe 126 représente
le déplacement du contact mobile 17 en fonction du temps, pour une tension d'alimentation
U
C de 230 volts. Les courbes 124 et 126 représentent, plus précisément, le déplacement
D en fonction du temps, lors de la commande de la fermeture du contact mobile 17.
Ainsi, le contact mobile 17 est globalement fermé lorsque le déplacement atteint sa
valeur maximale, c'est-à-dire ici pour un déplacement D d'environ 5 mm. On observe
que la différence de temps de fermeture entre la courbe 124 et la courbe 126 est de
5,4 millisecondes sachant que le temps de fermeture du contact mobile 17, est compris
entre 60ms et 68ms. Ainsi, la dynamique de fermeture en fonction de la tension d'alimentation
U
C est sensiblement identique quelle que soit la tension d'alimentation du module électronique
de pilotage 13 et la régulation en tension est bien effectuée.
[0041] De plus, à la figure 7 on observe sur une cinquième courbe 128 l'évolution du rapport
cyclique α en fonction du temps t en milliseconde (ms), ainsi que sur une sixième
courbe 130, la tension U
E en sortie du redresseur 27, exprimée en volts, en fonction du temps t exprimé en
ms. La courbe 130, montre une chute de la tension U
E en fonction du temps t. Cette chute de tension est due à un affaiblissement temporaire
de l'organe d'alimentation 22. La courbe 128 montre que le rapport cyclique α est
variable au cours du temps et évolue afin de prendre en compte la chute de la tension
U
E mesurée en sortie du redresseur 27. En effet, le rapport cyclique α augmente afin
de prendre en compte la chute de tension et afin que le commutateur 26, reste en position
fermée plus longtemps, pour fournir à la bobine 14 la tension suffisante pour agir
sur la fermeture du contact mobile 17.
[0042] De plus, on observe également que lorsque la tension mesurée U
E en sortie du redresseur 27 est inférieure à la tension de consigne U
A de la bobine 14, le rapport cyclique α augmente afin de prendre en compte le laps
de temps pendant lequel la tension appliquée à la bobine 14 n'a aucun effet, puisqu'elle
est inférieure à la tension de consigne U
A. Cette augmentation du rapport cyclique α, correspond à une accumulation de l'erreur
qui est restituée lorsque la tension U
E en sortie du redresseur 27 est supérieure à la tension de consigne U
A.
[0043] Ainsi, au moment où la tension positive mesurée U
E devient supérieure à la tension de consigne U
A la valeur du rapport cyclique α est forte, afin d'alimenter en tension la bobine
14 pendant une durée suffisante. Cette augmentation du rapport cyclique α permet d'accélérer
la fermeture du contact mobile 17, afin de prendre en compte le retard pris sur la
fermeture du contact mobile 17 dû au fait que la tension mesurée U
E était inférieure à la tension de consigne U
A. Une fois que la tension mesurée U
E devient supérieure à la tension de consigne U
A, le retard est petit à petit rattrapé et la valeur du rapport cyclique α diminue
progressivement. L'objectif est d'avoir un rapport cyclique α de valeur instantanée
supérieure à la valeur moyenne de ce rapport cyclique α, lors de la phase de fermeture
du contact mobile 17, au moment où la tension de sortie U
E du redresseur 27 devient supérieure à la tension de consigne U
A, afin de corriger l'erreur.
[0044] Par ailleurs, l'évolution du rapport cyclique α au cours du temps permet d'éviter
tout risque de non-fermeture complète du contact mobile 17, sachant que cette non-fermeture
complète conduit parfois à la soudure du contact mobile 17 sur les contacts fixes
16.
[0045] En outre, il est important de noter que le gain G est choisi de sorte à minimiser
l'écart dans la dynamique de fermeture du contacteur 10 quelle que soit la tension
d'alimentation U
C du module électronique de pilotage 13.
[0046] En variante, en sortie du redresseur 27, le contacteur 10, comprend un filtre connecté
en série avec la bobine 14 et le commutateur 26. Dans ce cas, la tension U
E mesurée en sortie du redresseur 27 est différente de la tension mesurée aux bornes
du commutateur 26 et de la bobine 14 connectés en série.
[0047] L'homme du métier comprendra que l'invention s'applique de manière analogue à un
contacteur triphasé comprenant trois paires de contacts fixes et trois contacts mobiles,
pour des applications en courant triphasé.
[0048] Dans l'exemple de réalisation des figures 1 à 2 décrit précédemment, l'organe d'alimentation
22 du module de pilotage 13 est un générateur de tension monophasée. L'homme du métier
comprendra bien entendu que l'invention s'applique également à un contacteur comportant
un module de pilotage 13 alimenté en tension triphasée, le redresseur 27 étant alors
apte à convertir la tension triphasée fournie par l'organe d'alimentation 22 en une
tension positive délivrée aux bornes du commutateur 26 et de la bobine 14 connectés
en série.
1. Contacteur (10) électrique, comprenant :
- au moins une paire de contacts fixes (16) et, pour chaque paire de contacts fixes,
un contact (17) mobile entre une position fermée et une position ouverte,
les contacts fixes (16) étant, en position fermée du contact mobile (17), reliés électriquement
entre eux via le contact mobile (17) et étant isolés électriquement l'un de l'autre
en position ouverte du contact mobile (17),
- une bobine électromagnétique (14) apte à commander le ou chaque contact mobile (17)
en position fermée ou en position ouverte,
- un module électronique (13) de pilotage de la bobine électromagnétique (14), comportant
un commutateur (26) connecté en série de la bobine (14) et un dispositif (28) de commande
du commutateur (26), le commutateur (26) comportant deux électrodes de conduction
et une électrode de commande, le module électronique de pilotage (13) comprenant en
outre un générateur de tension positive, tel qu'un redresseur (27), relié au commutateur
(26) et à la bobine (14) connectés en série et propre à fournir une tension positive
(UE) au commutateur (26) et à la bobine (14),
ledit dispositif de commande (28) comportant des moyens (31) de calcul d'un signal
modulé en largeur d'impulsion (S1) et des moyens (32) d'application du signal calculé
à l'électrode de commande du commutateur (26), le signal modulé en largeur d'impulsion
(S1) présentant un rapport cyclique (α) de valeur variable au cours du temps lors
de la commande du ou de chaque contact mobile (17) en position fermée, le dispositif
de commande (28) comportant des moyens de mesure (34) de la tension positive (U
E), et
caractérisé en ce que la valeur du rapport cyclique dépend de ladite tension (U
E) mesurée uniquement lors de la commande du ou de chaque contact mobile (17) en position
fermée.
2. Contacteur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le rapport cyclique (α) est égal à la somme d'un premier terme (T1) de valeur constante
et d'un second terme (T2) de valeur variable au cours du temps.
3. Contacteur selon la revendication 2, caractérisé en ce que le premier terme (T1) est fonction d'une tension de consigne (UA) de pilotage de la bobine et de la valeur initiale (UE (0)) de la tension positive (UE), mesurée au moment de la commande de fermeture du ou de chaque contact mobile.
4. Contacteur selon la revendication 2 ou 3, caractérisé en ce que le second terme (T2) est fonction de la dernière valeur mesurée de la tension positive
(UE).
5. Contacteur selon l'une des revendications 2 à 4, caractérisé en ce que les moyens de mesure (34) de la tension sont propres à échantillonner la tension
positive (UE) mesurée selon une fréquence d'échantillonnage (Fech), en ce que les moyens de calculs sont aptes à calculer le second terme (T2) en fonction du dernier
échantillon de tension positive (UE) et selon une période de calcul (P1) égale à l'inverse de la fréquence d'échantillonnage
(Fech), et en ce que les moyens de calculs (31) sont aptes à mettre à jour la valeur du rapport cyclique
(α), à l'aide du second terme (T2), à chaque période de calcul (P1).
6. Procédé de pilotage d'une bobine électromagnétique d'un contacteur (10), lequel contacteur
comprend, au moins une paire de contacts fixes (16) et, pour chaque paire de contacts
fixes (16), un contact (17) mobile entre une position fermée et une position ouverte,
la bobine électromagnétique (14), et un module électronique (13) de pilotage de la
bobine (14) comprenant un commutateur (26) connecté en série de la bobine (14) et
un dispositif (28) de commande du commutateur (26), la bobine (14) étant apte à commander
le ou chaque contact mobile (17) en position fermée ou ouverte,
le procédé comprenant les étapes suivantes :
a) le calcul (102), par le dispositif de commande (28), d'un signal modulé en largeur
d'impulsion (S1), le signal modulé en largeur d'impulsion (S1) étant calculé avec
un rapport cyclique (α) de valeur variable au cours du temps, lors de la commande
du ou de chaque contact mobile (17) en position fermée,
b) l'application (104) du signal (S1) calculé à une électrode de commande du commutateur
(26), et précédemment à l'étape a) le procédé comprenant la mesure (106) d'une tension
positive (UE), aux bornes d'un générateur de tension positive, tel qu'un redresseur (27), lequel
redresseur (27) est relié au commutateur (26) et à la bobine (14) connectés en série,
et est propre à fournir la tension positive (UE) au commutateur (26) et à la bobine (14), et caractérisé en ce que au cours de l'étape a) le rapport cyclique (α) du signal modulé en largeur d'impulsion
(S1) calculé dépend de la tension positive (UE) mesurée uniquement lors de la commande du ou de chaque contact mobile (17) en position
fermée.
7. Procédé selon la revendication 6,
caractérisé en ce que l'étape a) comporte plusieurs étapes consistant à :
a1) le calcul (108) d'un premier terme (T1) de valeur constante a2) le calcul (112)
d'un second terme (T2) de valeur variable au cours du temps
a3) le calcul du rapport cyclique (α) en sommant le premier terme (T1) et le second
terme (T2),
et
en ce que à la suite de l'étape b) on retourne à l'étape a2), tant que le ou chaque contact
mobile (17) n'est pas en position fermée.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que au cours de l'étape a1), le premier terme (T1) est calculé en fonction d'une tension
de consigne (UA) de pilotage de la bobine (14) et de la valeur initiale (UE(0)) de la tension positive (UE), cette valeur initiale étant mesurée au moment de la commande de fermeture du ou
de chaque contact mobile (17), au cours de l'étape de mesure (106), et en ce que le rapport cyclique (α) est fixé égal à ce premier terme (T1).
9. Procédé selon l'une des revendications 7 à 8, caractérisé en ce que au cours de l'étape a2), le second terme (T2) est calculé en fonction de la dernière
valeur de la tension positive (UE) mesurée.
10. Procédé selon les revendications 8 et 9,
caractérisé en ce que au cours de l'étape a1) le premier terme (T1) est calculé avec l'équation suivante
:

avec α (0) représentant une valeur initiale du rapport cyclique (α),
en ce que au cours de l'étape a2) le second terme (T2) est calculé avec l'équation suivante
:

α(
τ)et U
E(
τ) représentant respectivement les valeurs du rapport cyclique (α) et de la tension
positive (U
E) au temps
τ et G un gain de valeur prédéterminée, et
en ce que au cours de l'étape a3) le rapport cyclique (α) est calculé avec l'équation suivante
:
11. Procédé selon l'une des revendications 6 à 9, caractérisé en ce que suite à l'étape b), le commutateur (26) commute avec une certaine fréquence en fonction
du rapport cyclique (α) et modifie la tension aux bornes de la bobine (14).
1. Elektrische Kontaktvorrichtung (10), umfassend:
- mindestens ein feststehendes Kontaktpaar (16) und für jedes feststehende Kontaktpaar
einen zwischen einer geschlossenen Position und einer offenen Position beweglichen
Kontakt (17),
wobei die feststehenden Kontakte (16) in der geschlossenen Position des beweglichen
Kontakts (17) elektrisch über den beweglichen Kontakt (17) miteinander verbunden sind
und in der offenen Position des beweglichen Kontakts (17) elektrisch voneinander getrennt
sind,
- eine elektromagnetische Spule (14), die geeignet ist, den oder jeden beweglichen
Kontakt (17) in die geschlossene oder offene Position zu steuern,
- ein elektronisches Steuermodul (13) für die elektromagnetische Spule (14), das einen
in Reihe mit der Spule (14) verbundenen Umschalter (26) und eine Steuervorrichtung
(28) für den Umschalter (26) aufweist, wobei der Umschalter (26) zwei Leitungselektroden
und eine Steuerelektrode aufweist, das elektronische Steuermodul (13) außerdem einen
Generator für eine positive Spannung, wie einen Gleichrichter (27), umfasst, der an
den Umschalter (26) und die Spule (14), die in Reihe geschaltet sind, angeschlossen
ist und geeignet ist, eine positive Spannung (UE) dem Umschalter (26) und der Spule (14) zu liefern,
wobei die Steuervorrichtung (28) Mittel (31) zum Berechnen eines pulsweitenmodulierten
Signals (S1) und Mittel (32) zum Aufbringen des berechneten Signals auf die Steuerelektrode
des Umschalters (26) aufweist, wobei das pulsweitenmodulierte Signal (S1) ein Tastverhältnis
(α)von variablem Wert über die Zeit während der Steuerung des oder jedes beweglichen
Kontakts (17) in die geschlossene Position aufweist,
wobei die Steuervorrichtung (28) Mittel (34) zum Messen der positiven Spannung (U
E) aufweist, und
dadurch gekennzeichnet, dass der Wert des Tastverhältnisses von der genannten Spannung (U
E), die nur bei der Steuerung des oder jedes beweglichen Kontakts in die geschlossene
Position gemessen wird, abhängt.
2. Kontaktvorrichtung nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das Taktverhältnis (α) gleich der Summe eines ersten Zeitabschnitts (T1) mit konstantem
Wert und eines zweiten Zeitabschnitts (T2) mit variablem Wert über die Zeit ist.
3. Kontaktvorrichtung nach Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass der erste Zeitabschnitt (T1) eine Funktion einer Steuersollspannung (UA) der Spule und eines Ausgangswerts (UE(0)) der positiven Spannung (UE) ist, die zum Zeitpunkt der Steuerung des Schließens des oder jedes beweglichen Kontakts
gemessen wird.
4. Kontaktvorrichtung nach Anspruch 2 oder 3, dadurch gekennzeichnet, dass der zweite Zeitabschnitt (T2) eine Funktion des letzten gemessenen Wertes der positiven
Spannung (UE) ist.
5. Kontaktvorrichtung nach einem der Ansprüche 2 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (34) zum Messen der Spannung geeignet sind, die gemessene positive Spannung
(UE) gemäß einer Abtastfrequenz (Fech) abzutasten, dass die Berechnungsmittel geeignet
sind, den zweiten Zeitabschnitt (T2) abhängig von der letzten Abtastung der positiven
Spannung (UE) und gemäß einer Berechnungsperiode (P1) gleich dem Inversen der Abtastfrequenz (Fech)
zu berechnen, und dass die Berechnungsmittel (31) geeignet sind, den Wert des Tastverhältnisses
(α) mittels des zweiten Zeitabschnitts (T2) bei jeder Berechnungsperiode (P1) zu aktualisieren.
6. Verfahren zur Steuerung einer elektromagnetischen Spule einer Kontaktvorrichtung (10),
wobei die Kontaktvorrichtung mindestens ein feststehendes Kontaktpaar (16) und für
jedes feststehende Kontaktpaar (16) einen zwischen einer geschlossenen Position und
einer offenen Position beweglichen Kontakt (17), die elektromagnetische Spule (14)
und ein elektronisches Steuermodul (13) für die Spule (14) umfasst, das einen Umschalter
(26), der in Reihe mit der Spule (14) geschaltet ist, und eine Vorrichtung (28) zur
Steuerung des Umschalters (26) umfasst, wobei die Spule (14) geeignet ist, den oder
jeden beweglichen Kontakt (17) in die geschlossene oder offene Position zu steuern,
wobei das Verfahren die folgenden Schritte umfasst:
a) Berechnen (102) eines pulsweitenmodulierten Signals (S1) durch die Steuervorrichtung
(28), wobei das pulsweitenmodulierte Signal (S1) mit einem Tastverhältnis (α) mit
variablem Wert über die Zeit bei der Steuerung des oder jedes beweglichen Kontakts
(17) in die geschlossene Position berechnet wird,
b) Aufbringen (104) des berechneten Signals (S1) auf eine Steuerelektrode des Umschalters
(26),
und wobei vor dem Schritt a) das Verfahren das Messen (106) einer positiven Spannung
(U
E) an den Klemmen eines Generators für eine positive Spannung, wie einem Gleichrichter
(27), umfasst, wobei dieser Gleichrichter (27) mit dem Umschalter (26) und der Spule
(14), die in Reihe geschaltet sind, verbunden ist und geeignet ist, eine positive
Spannung (U
E) an den Umschalter (26) und die Spule (14) zu liefern, und
dadurch gekennzeichnet,
dass während des Schritts a) das Tastverhältnis (α) des berechneten pulsweitenmodulierten
Signals (S1) von der positiven Spannung (U
E) abhängt, die nur bei der Steuerung des oder jedes mobilen Kontakts (17) in die geschlossene
Position gemessen wird.
7. Verfahren nach Anspruch 6,
dadurch gekennzeichnet, dass der Schritt
a) mehrere Schritte aufweist, die darin bestehen:
a1) einen ersten Zeitabschnitt (T1) mit konstantem Wert zu berechnen (108)
a2) einen zweiten Zeitabschnitt (T2) mit variablem Wert über die Zeit zu berechnen
(112)
a3) das Tastverhältnis (α) zu berechnen, indem der erste Zeitabschnitt (T1) und der
zweite Zeitabschnitt (T2) summiert werden,
und dass auf den Schritt b) folgend zu Schritt a2) zurückgegangen wird, sobald der
oder jeder bewegliche Kontakt (17) nicht in der geschlossenen Position ist.
8. Verfahren nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass während des Schritts a1) der erste Zeitabschnitt (T1) abhängig von einer Sollspannung
(UA) zur Steuerung der Spule (14) und dem Ausgangswert (UE(0)) der positiven Spannung berechnet wird, wobei dieser Ausgangswert zu dem Zeitpunkt
der Steuerung des Schließens des oder jedes beweglichen Kontakts (17) während des
Messschrittes (106) gemessen wird, und dass das Tastverhältnis gleich diesem ersten
Zeitabschnitt (T1) festgelegt wird.
9. Verfahren nach einem der Ansprüche 7 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass während des Schritts a2) der zweite Zeitabschnitt (T2) abhängig von dem letzten Wert
der gemessenen positiven Spannung (UE) berechnet wird.
10. Verfahren nach den Ansprüchen 8 und 9,
dadurch gekennzeichnet, dass während des Schritts (a1) der erste Zeitabschnitt (T1) mit der folgenden Gleichung
berechnet wird:

wobei α(0) einen Ausgangswert des Tastverhältnisses (α) darstellt, dass während des
Schrittes a2) der zweite Zeitabschnitt (T2) mit der folgenden Gleichung berechnet
wird:

wobei α(τ) und U
E(τ) jeweils die Werte des Tastverhältnisses (α) und der positiven Spannung (U
E) zum Zeitpunkt τ und G eine Verstärkung des vorbestimmten Werts darstellen, und dass
während des Schritts a3) das Tastverhältnis (α) mit der folgenden Gleichung berechnet
wird:
11. Verfahren nach einem der Ansprüche 6 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass auf den Schritt b) folgend der Umschalter (26) mit einer bestimmten Frequenz abhängig
vom Tastverhältnis (α) schaltet und die Spannung an den Klemmen der Spule (14) modifiziert.
1. Electrical contactor (10) comprising:
• at least one pair of fixed contacts (16) and a contact (17) movable between a closed
position and an open position for each pair of fixed contacts,
wherein the fixed contacts (16) are connected electrically to one another via the
movable contact (17) in the closed position of the movable contact (17) and are insulated
electrically from one another in the open position of the movable contact (17),
• an electromagnetic coil (14) capable of controlling the or each movable contact
(17) in closed position or in open position,
• an electronic module (13) for controlling the electromagnetic coil (14) comprising
a switch (26) connected in series with the coil (14) and a control device (28) for
the switch (26), wherein the switch (26) comprises two conduction electrodes and a
control electrode, and the electronic control module (13) additionally comprises a
generator of positive voltage such as a rectifier (27) connected to the switch (26)
and to the coil (14) that are connected in series and suitable for supplying a positive
voltage (UE) to the switch (26) and to the coil (14),
wherein said control device (28) comprises means (31) for calculating a pulse width
modulated signal (S1) and means (32) for applying the calculated signal to the control
electrode of the switch (26), and the pulse width modulated signal (S1) has a duty
cycle (α) of variable value over time during the control of the or each movable contact
(17) in closed position,
wherein the control device (28) comprises means (34) for measuring the positive voltage
(U
E) and
characterised in that the value of the duty cycle depends on said voltage (U
E) measured solely during the control of the or each movable contact (17) in closed
position.
2. Contactor according to claim 1, characterised in that the duty cycle (α) is equal to the sum of a first term (T1) of constant value and
a second term (T2) of variable value over time.
3. Contactor according to claim 2, characterised in that the first term (T1) is a function of a reference voltage (UA) for controlling the coil and the initial value (UE (0)) of the positive voltage (UE) measured at the moment of control of the closure of the or each movable contact.
4. Contactor according to claim 2 or 3, characterised in that the second term (T2) is a function of the last measured value of the positive voltage
(UE).
5. Contactor according to one of claims 2 to 4, characterised in that the means (34) for measuring the voltage are suitable for sampling the positive voltage
(UE) measured according to a sampling frequency (Fech), in that the calculating means are capable of calculating the second term (T2) as a function
of the last sample of positive voltage (UE) and according to a calculation period (P1) equal to the reciprocal of the sampling
frequency (Fech), and in that the calculating means (31) are capable of updating the value of the duty cycle (α)
by means of the second term (T2) in each calculation period (P1).
6. Method for controlling an electromagnetic coil of a contactor (10), which contactor
comprises at least one pair of fixed contacts (16) and a contact (17) movable between
a closed position and an open position for each pair of fixed contacts, the electromagnetic
coil (14), and an electronic module (13) for controlling the coil (14) comprising
a switch (26) connected in series with the coil (14) and a control device (28) for
the switch (26), wherein the coil (14) is capable of controlling the or each movable
contact (17) in closed position or in open position,
wherein the method comprises the following steps:
a) calculation (102) by the control device (28) of a pulse width modulated signal
(S1), wherein the pulse width modulated signal (S1) is calculated with a duty cycle
(α) of variable value over time during the control of the or each movable contact
(17) in closed position,
b) application (104) of the calculated signal (S1) to a control electrode of the switch
(26),
and prior to step a) the method comprises
measurement (106) of a positive voltage (U
E) at the terminals of a generator of positive voltage such as a rectifier (27), wherein
said rectifier (27) is connected to the switch (26) and to the coil (14) that are
connected in series and is suitable for supplying the positive voltage (U
E) to the switch (26) and to the coil (14),
and
characterised in that
during step a) the duty cycle (α) of the calculated pulse width modulated signal (S1)
depends on the positive voltage (U
E) measured solely during the control of the or each movable contact (17) in closed
position.
7. Method according to claim 6,
characterised in that step a) comprises several steps consisting of:
a1) calculation (108) of a first term (T1) of constant value
a2) calculation (112) of a second term (T2) of variable value over time
a3) calculation of the duty cycle (α) by adding the first term (T1) and the second
term (T2),
and
in that following step b) step a2) is returned to while the or each movable contact (17)
is not in closed position.
8. Method according to claim 7, characterised in that during step a1) the first term (T1) is calculated as a function of a reference voltage
(UA) for controlling the coil (14) and the initial value (UE (0)) of the positive voltage (UE), wherein this initial value is measured at the moment of control of the closure
of the or each movable contact (17) during the measurement step (106), and in that the duty cycle (α) is set equal to this first term (T1).
9. Method according to one of claims 7 to 8, characterised in that during step a2) the second term (T2) is calculated as a function of the last measured
value of the positive voltage (UE).
10. Method according to claims 8 and 9,
characterised in that during step a1) the first term (T1) is calculated with the following equation:

where α(0) represents an initial value of the duty cycle (α),
in that during step a2) the second term (T2) is calculated with the following equation:

where α(τ) and U
E(τ) respectively represent the values of the duty cycle (α) and the positive voltage
(U
E) at time τ and G represents a gain of predetermined value, and
in that during step a3) the duty cycle (α) is calculated with the following equation:
11. Method according to one of claims 6 to 9, characterised in that following step b) the switch (26) switches with a certain frequency as a function
of the duty cycle (α) and modifies the voltage at the terminals of the coil (14).