[0001] L'invention concerne les dispositifs pour distribuer une dose unitaire d'une substance
active sous une forme galénique solide. Elle concerne plus particulièrement la lutte
contre la contrefaçon de médicaments et la non-adhérence de patients aux protocoles
d'essais cliniques ou la non-adhérence de patients atteints de maladies chroniques.
[0002] La contrefaçon de médicaments est un phénomène mondial. Des études montrent que celle-ci
représenterait plus de 10% du commerce mondial de médicaments. Dans certains pays
en voie de développement, un médicament sur deux serait un produit argué de contrefaçon.
Selon l'Organisation Mondiale de la Santé, la contrefaçon génère une économie sous-terraine
de plus de $75 milliards par an, soulignant que les pays dits « développés » ne sont
pas épargnés. Dès 1992, un nombre important d'Etats Membres de l'Organisation Mondiale
de la Santé (OMS), Interpol, l'Organisation mondiale des Douanes, l'Organe international
de Contrôle des Stupéfiants, la Fédération internationale de l'Industrie du Médicament,
l'Organisation internationale des Unions de Consommateurs ou encore la Fédération
internationale pharmaceutique ont approuvé la définition suivante : « un médicament
argué de contrefaçon est un médicament qui est délibérément et frauduleusement muni
d'une étiquette n'indiquant pas son identité et/ou sa source véritable. Il peut s'agir
d'une spécialité ou d'un produit générique. Parmi de tels produits, il en est qui
contiennent de bons ou de mauvais ingrédients ou excipients, ou bien qui sont dénués
de principe actif ou du moins en quantité insuffisante, voire encore dont le conditionnement
a été falsifié ».
[0003] La contrefaçon de médicaments concerne directement la santé et la sécurité des patients.
Elle met également à mal l'économie régulière des industriels du secteur et les instances
gouvernementales.
[0004] A titre d'exemple, les effets procurés sur des patients par un médicament contrefaisant,
ne respectant pas les caractéristiques du médicament contrefait, peuvent conduire
à l'échec d'un traitement thérapeutique mais aussi induire une résistance à certaines
substances actives, par exemple des antibiotiques. Un tel produit contrefaisant peut
mettre en danger la santé d'un patient, entraîner l'aggravation d'une pathologie au
travers de complications diverses. Il peut également être directement en cause lors
de décès de patients, notamment les plus fragiles comme les enfants et les séniors.
[0005] L'industrie pharmaceutique est consciente des dangers induits par une contrefaçon
malveillante et grandissante. Elle mesure en outre l'important manque à gagner, de
l'ordre de six milliards d'euros annuels pour les seules entreprises pharmaceutiques
françaises, et tente de mettre en oeuvre de nouvelles stratégies pour endiguer la
contrefaçon, en cherchant notamment à sécuriser les chaînes de conditionnement et
de distribution de ses médicaments.
[0006] Les instances nationales sont également mobilisées pour trouver une parade à ce phénomène.
Les pertes financières pour les états sont conséquentes : la mise en danger de la
santé publique engendre des dépenses considérables pour subvenir aux frais de santé
de la population exposée éventuellement à des produits nocifs et pour remplacer des
stocks de médicaments contrefaisants. Le renforcement des services de contrôle et
de surveillance des chaînes d'approvisionnement pharmaceutique sur les territoires
mobilise des ressources croissantes.
[0007] A ce jour, les solutions ou stratégies, expérimentées ou mises en oeuvre par les
acteurs concernés, se révèlent coûteuses et peu efficaces. Pire, pour certains observateurs,
ces stratégies, bien que jugées indispensables, pourraient même freiner les investissements
consacrés à la recherche et limiter l'élaboration de nouvelles molécules. Les contrefacteurs
sont particulièrement ingénieux et parviennent à reproduire une apparence quasi identique
des flacons, fioles ou autres blisters, des comprimés ou gélules, à l'exception bien
évidemment des principes actifs. Certains recyclent même des conteneurs originels
vides, remplissent à nouveaux ceux-ci en médicaments contrefaisants et réintroduisent
lesdits contenants sur le marché.
[0008] L'industrie pharmaceutique se heurte à un deuxième problème lié à la non-adhérence
de patients aux protocoles d'essais cliniques. Un essai clinique vise à mesurer les
effets d'une substance active sur des patients qui acceptent de suivre un protocole
strict quant à la prise de médicament notamment. Ils doivent en outre réaliser un
rapport précis ou répondre à un questionnaire clinique quant aux effets positifs ou
négatifs constatés. Le respect des prises médicamenteuses est déterminant durant les
phases cliniques : il permet de déterminer la dose efficace et non toxique ou encore
la posologie pertinente qui seront recommandées pour des indications thérapeutiques
spécifiques. Par conséquent, une non-observance ou non-adhérence d'un tel protocole
par un patient, dont la récurrence des prises de médicaments est par exemple aléatoire,
entraîne une collecte de données erronées ou insuffisantes. Des essais cliniques biaisés
peuvent conduire à l'abandon d'un médicament potentiellement efficace, ou à l'inverse,
à l'approbation d'un médicament à l'efficacité discutable, voire toxique selon la
posologie retenue. La non-adhérence des patients aux protocoles d'essais cliniques
est malheureusement un comportement répandu. Le coût moyen de développement d'un nouveau
médicament est estimé à près d'un milliards d'euros. Le temps nécessaire pour obtenir
une mise sur le marché ou pour rentabiliser la recherche est de l'ordre d'une douzaine
années, parfois davantage. Lutter contre la non-adhérence au protocole d'un essai
clinique, du moins détecter celle-ci, constitue un deuxième un enjeu pour les industriels
du médicament. Il est indispensable de réduire les coûts et la durée liés à la réalisation
des essais cliniques, d'en améliorer la pertinence et la qualité des résultats qui
en découlent en privilégiant une meilleure adhérence des sujets recrutés aux protocoles
cliniques. Les acteurs du domaine ont ainsi recours à des campagnes de sensibilisation
ou de fidélisation de leurs patients : brochures d'informations, hotlines, sites internet
etc. Pour aider les patients à suivre les protocoles et les recommandations d'un clinicien,
certains ont tenté de mettre en oeuvre des rappels de prises des médicaments et des
rencontres avec le clinicien. Par exemple, de tels rappels sont effectués par des
appels téléphoniques, par courriels ou encore au moyen d'agendas électroniques. D'autres
acteurs ont développé de nouveaux emballages « intelligents » comportant, par exemple,
des horloges visant à rappeler les prises. De telles solutions sont très couteuses
mais ne permettent pas de mesurer et donc de détecter une non-adhérence d'un patient
à un protocole clinique.
[0009] US 4611727 décrit un distributeur de comprimés solides sécurisé, anti-effraction, selon le préambule
de la revendication 1 annexée, qui permet de séparer les comprimés souhaités.
[0010] WO2011/154018 concerne un distributeur de comprimés comportant une unité de traitement, pour distribuer
des comprimés à partir d'un flacon. L'invention permet de répondre à la grande majorité
des inconvénients soulevés par les solutions connues.
[0011] Parmi les nombreux avantages apportés par l'invention, nous pouvons mentionner que
celle-ci permet :
- de lutter efficacement contre la contrefaçon malveillante de médicaments en attestant
la cohérence conteneur-contenant ;
- de proposer des conteneurs ou distributeurs de médicaments économiques adaptables
à toutes formes galéniques solides de substances actives ;
- selon les variantes de réalisation :
∘ de déployer des distributeurs dans des régions à fort degré d'humidité atmosphérique,
en préservant les principes actifs des médicaments et leur intégrité ;
∘ de prévenir toute altération des doses unitaires médicamenteuses, résultant de chocs
entre lesdites doses au sein du distributeur ;
∘ de limiter les accidents ou risques d'intoxication médicamenteuse, en prévenant
la délivrance d'une dose médicamenteuse à un enfant sans surveillance tout en préservant
une utilisation satisfaisante pour un sénior ;
∘ de mesurer l'adhérence de patients à un protocole d'essai clinique ou la non-adhérence
d'un patient atteint d'une maladie chronique ;
∘ de contribuer à la mise en place de services d'aide au patient durant un traitement
thérapeutique.
[0012] A cette fin, il est prévu le dispositif décrit dans la revendication 1. Il est notamment
prévu un dispositif pour distribuer une dose unitaire d'une substance active sous
une forme galénique solide. Un tel dispositif comporte une chambre pour contenir une
pluralité de doses unitaires de ladite substance active, un organe de commande actionnable
par un utilisateur, des moyens pour extraire de ladite chambre et délivrer une unique
dose unitaire parmi la pluralité contenue dans la chambre, en réponse à un actionnement
de l'organe de commande par l'utilisateur, une enveloppe coopérant avec la chambre.
Pour lutter efficacement contre la contrefaçon médicamenteuse, un tel dispositif est
agencé pour prévenir notamment tout second remplissage malveillant de la chambre.
Il permet en outre de maîtriser la délivrance d'une dose unitaire au patient.
[0013] Pour cela, ladite enveloppe enceint la chambre de manière irréversible et comporte
des moyens qui, lors d'une altération de l'intégrité de l'enveloppe, attestent, soulignent
ou accentuent ladite altération. En outre, les moyens pour extraire et délivrer une
dose unitaire, comportent un moyen pour prévenir tout retour d'une dose unitaire dans
la chambre.
[0014] Grâce à l'invention, un second remplissage de la chambre ne peut être réalisé qu'en
altérant l'intégrité de l'enveloppe du dispositif ou dudit moyen pour prévenir toute
introduction, une telle altération témoignant ainsi d'une action frauduleuse ou effraction.
[0015] Pour préserver les principes actifs de certaines substances, la qualité des enrobages
ou encore pour véhiculer des comprimés dispersibles dans un dispositif exploitable
dans un pays ou une région géographique dont l'atmosphère est fortement humide, un
dispositif selon l'invention peut comporter en outre des moyens absorbeurs d'humidité
pour maintenir une atmosphère sèche au sein de la chambre.
[0016] Pour ne pas altérer l'intégrité des doses unitaires médicamenteuses présentes dans
la chambre d'un distributeur, altération découlant de chocs entre lesdites doses unitaires,
un dispositif selon l'invention peut avantageusement comporter des moyens pour exercer
une pression suffisante sur les doses unitaires contenues dans la chambre pour immobiliser
celles-ci au sein de la chambre.
[0017] Pour réduire le risque d'intoxication médicamenteuse, la délivrance d'une dose unitaire
d'une substance active par un dispositif conforme à l'invention peut être rendue aisée
pour tout patient, y compris un sénior, à l'exception d'un jeune enfant sans assistance.
A ce titre, l'organe de commande d'un dispositif selon l'invention peut être agencé
pour nécessiter deux actions distinctes de l'utilisateur pour déclencher les moyens
pour extraire et délivrer une dose unitaire.
[0018] Pour éviter qu'une dose unitaire extraite de la chambre soit délivrée dans le vide
au risque d'être souillée, un dispositif selon l'invention peut avantageusement comporter
un réceptacle pour recueillir une dose unitaire extraite de la chambre par les moyens
pour extraire et délivrer.
[0019] Selon un mode de réalisation avantageux, la chambre d'un dispositif selon l'invention
peut être constituée par la paroi interne de l'enveloppe.
[0020] En variante, ladite chambre peut être constituée d'un insert.
[0021] Selon un mode de réalisation préféré, les moyens pour extraire et délivrer d'un dispositif
selon l'invention peuvent comporter un tube en forme d'hélice circulaire prévu pour
véhiculer une ou plusieurs doses unitaires, ledit tube étant interne à la chambre,
cette dernière comportant un orifice en sa base inférieure, la partie distale inférieure
du tube débouchant de ladite chambre par ledit orifice.
[0022] Pour indiquer qu'un dispositif selon l'invention n'a pas fait l'objet d'une première
utilisation, ce dernier peut avantageusement comporter des moyens attestant l'absence
de toute première distribution d'une dose unitaire. Selon un premier mode de réalisation,
de tels moyens attestant l'absence de toute première distribution d'une dose unitaire
peuvent consister en un obturateur des moyens pour délivrer une dose unitaire. En
variante ou en complément, ils peuvent consister en un accessoire pour verrouiller
l'organe de commande actionnable par l'utilisateur.
[0023] Pour accroître la lutte contre la contrefaçon, satisfaire aux exigences d'un service
d'aide à un patient atteint d'une maladie chronique, voire encore pour mesurer l'adhérence
d'un patient à un protocole d'un essai clinique, un dispositif selon l'invention comporte
en outre un logement hébergeant une unité de traitement coopérant avec l'organe de
commande et avec une source délivrant l'énergie électrique nécessaire au fonctionnement
de ladite unité de traitement. Une telle unité de traitement peut comporter une horloge
et une mémoire pour respectivement horodater et enregistrer chaque actionnement de
l'organe de commande déclenchant les moyens pour extraire et délivrer.
[0024] En variante, les moyens pour extraire et délivrer d'un tel dispositif peuvent comporter
un capteur pour détecter la délivrance d'une dose unitaire. Selon cette variante,
l' unité de traitement comporte en outre une horloge et une mémoire pour respectivement
horodater et enregistrer chaque délivrance d'une dose unitaire détectée par le capteur.
[0025] Pour préserver l'intégrité du logement et des éléments que celui-ci héberge, l'invention
prévoit que l'enveloppe d'un dispositif selon l'invention enceigne la chambre et ledit
logement.
[0026] Pour exploiter la mémoire d'une unité de traitement hébergée par un dispositif conforme
à l'invention, ladite unité de traitement peut comporter avantageusement une interface
de communication sans fil pour communiquer avec le monde extérieur. En variante ou
en complément, l'unité de traitement peut comporter une interface de communication
filaire pour communiquer avec le monde extérieur. De la même manière, un dispositif
selon l'invention peut comporter une interface homme-machine apte à restituer une
information enregistrée dans la mémoire ou produite par l'unité de traitement, cette
dernière pilotant ladite interface homme-machine.
[0027] Pour pouvoir tracer un dispositif selon l'invention lorsqu'il comporte une unité
de traitement, la mémoire de cette dernière peut comporter des premier et deuxième
identificateurs, respectivement dédiés au dispositif et à un opérateur ayant rempli
initialement la chambre. Ladite mémoire peut en outre comporter un identificateur
caractérisant une substance active sous forme galénique solide contenue dans la chambre.
[0028] Pour prévenir toute seconde exploitation malveillante d'un dispositif conforme à
l'invention ou pour prévenir toute tentative visant à altérer le contenu de la mémoire
d'une unité de traitement hébergée par le dispositif, ladite mémoire peut être avantageusement
non-effaçable.
[0029] Selon un deuxième objet, l'invention concerne un procédé mis en oeuvre par l'unité
de traitement d'un dispositif conforme à l'invention. Un tel procédé comporte :
- une étape pour horodater chaque dose unitaire extraite de la chambre et délivrée ;
- une étape pour encoder et restituer au monde extérieur une information produite à
partir du contenu de la mémoire de l'unité de traitement.
[0030] Selon un troisième objet, l'invention concerne un programme d'ordinateur comportant
une ou plusieurs instructions de programme qui, lorsqu'elles sont interprétées ou
exécutées par l'unité de traitement d'un dispositif conforme à l'invention, provoquent
la mise en oeuvre d'un procédé tel que mentionné précédemment.
[0031] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront plus clairement à la lecture
de la description qui suit et à l'examen des figures qui l'accompagnent parmi lesquelles
:
- les figures 1A et 1B décrivent respectivement des vues extérieure et intérieure en
lien avec un premier mode de réalisation d'un dispositif selon l'invention ;
- les figures 2A et 2B décrivent un deuxième mode de réalisation d'un dispositif selon
l'invention, celui-ci comportant notamment des moyens pour prévenir tout choc entre
doses unitaires contenues dans la chambre ; la figure 2B est un agrandissement partiel
de la figure 2A afin de représenter plus précisément un exemple de moyen pour prévenir
une seconde alimentation du dispositif en doses unitaires ;
- les figures 3A et 3B décrivent un troisième mode de réalisation d'un dispositif selon
l'invention hébergeant notamment une unité de traitement.
[0032] L'invention concerne la distribution de substances actives, principalement des médicaments,
conditionnées sous une forme galénique solide. Au sens de l'invention, une dose unitaire
d'une telle substance active sous une forme galénique solide concerne de manière non
limitative :
- un comprimé ou encore « cachet » dit « classique » destiné à être avalé par un patient
: il se dissout dans l'organisme et peut être absorbé dans tout le tractus gastro-intestinal
;
- un comprimé à sucer destiné à ne pas être directement avalé par le patient mais sucé
par ce denier : la substance active passe dans le sang via les muqueuses de la bouche
;
- un comprimé orodispersible qui se désagrège en quelques secondes dans la bouche du
patient ;
- un comprimé sublingual destiné à ne pas être avalé directement par le patient mais
être positionné sous la langue du patient où il va fondre : la substance active passe
dans le sang par les muqueuses du dessous de la langue riches en vascularisation ;
- un comprimé effervescent ou plus généralement dispersible qui se désagrège ou se fragmente
rapidement de préférence dans un verre contenant du liquide ;
- un comprimé enrobé ou dragéifié, nommé encore dragée, voire pelliculé pour obtenir
un effet particulier, comme par exemple la gastro-résistance, ou pour cacher la couleur,
un goût désagréable ou encore pour proposer une couleur « commerciale », voire pour
apposer un logo ou une référence propre au laboratoire qui commercialise ;
- un comprimé enrobé ou non, effervescent : un comprimé effervescent est un comprimé
conçu pour se fragmenter et se dissoudre rapidement ;
- une capsule à enveloppe molle, nommée généralement capsule, ou dure, nommée généralement
gélule, constituée d'une enveloppe creuse contenant une substance active ; parmi les
capsules, on peut distinguer :
∘ les capsules trempées de forme olivaire et suivant leur volume, nommées capsules
ou capsulines ;
∘ les capsules par pression de forme olivaire ou sphérique nommées globules ou perles,
élaborées à l'aide d'un appareil qui, par forte pression, soude deux plaques minces
de pâte gélatineuse, enfermant dans la cavité produite une substance liquide ou pâteuse
voire pulvérulente ;
∘ les capsules molles ou élastiques résultant d'un procédé de fabrication sensiblement
identique à celui des capsules trempées mais comportant un ajout de glycérine dans
la formule pour rendre leur enveloppe plus mince et souple, qui ne nécessite pas de
séchage avant remplissage et fermée à l'aide d'un anneau trempé dans une solution
gélatineuse : elles véhiculent généralement des substances huileuses ;
- une pilule ou pastille généralement cylindrique ou de forme sphérique aplatie.
[0033] En outre, au sens de l'invention, une telle dose unitaire peut comporter un ou plusieurs
comprimés ou une ou plusieurs capsules, ladite pluralité d'éléments formant une dose
unitaire que le patient doit ingérer au titre d'une posologie donnée. Une dose unitaire
peut donc être plurielle et être entièrement délivrée après un actionnement d'un organe
de commande d'un dispositif prévu pour distribuer des substances actives à son utilisateur.
[0034] Les figures 1A et 1B décrivent un premier exemple de réalisation d'un dispositif
1 pour distribuer une dose unitaire d'une substance active sous une forme galénique
solide. Les figures 1A et 1B décrivent plus précisément et respectivement des vues
externe (fig. 1A) et interne (fig. 1B) d'un tel dispositif. Ce dernier comporte une
chambre 11 comportant une pluralité de doses unitaires d'une substance active sous
une forme galénique solide. Selon cet exemple, la chambre 11 est constituée, délimitée
ou encore matérialisée par la paroi interne 10i d'une enveloppe 10. Une telle chambre
peut se présenter sous une forme cylindrique comme l'indique l'exemple décrit par
la figure 1B. Des doses M1, M2, Mi - correspondant en liaison avec l'exemple décrit
par la figure 1B à des comprimés dragéifiés de forme ovoïde - sont présentes dans
la chambre 11. Pour extraire et délivrer un comprimé (référencé M3 en figure 1B),
l'utilisateur actionne un organe de commande. En liaison avec la figure 1B, cet organe
se présente avantageusement sous la forme d'un couvercle ou d'une poignée 20. En réponse
à un tel actionnement, l'organe de commande déclenche des moyens pour extraire une
dose unitaire de la chambre 11. La dose M3 est ainsi délivrée au patient. De manière
avantageuse, un tel distributeur peut comporter un réceptacle 30 doté d'une fenêtre
pour qu'une dose unitaire délivrée ne soit pas expulsée dans le vide au risque d'être
souillée avant usage.
[0035] En liaison avec la figure 1B, de tels moyens pour extraire et délivrer peuvent avantageusement
se présenter sous la forme d'un tube creux 28 en forme d'hélice circulaire prévu pour
véhiculer une ou plusieurs doses unitaires. Ce tube est interne à la chambre 11, laquelle
comporte un orifice en sa base inférieure, la partie distale inférieure du tube débouchant
23 de ladite chambre par ledit orifice. Un tel tube peut être monté rotatif selon
un axe sensiblement parallèle à l'axe de révolution de la chambre 11. Le tube est
en outre solidaire de la poignée ou du couvercle. Ainsi, une action visant à créer
une révolution partielle ou totale dudit couvercle entraîne le cheminement des doses
unitaires présentes dans la chambre le long du tube 28 qui, tel un guide, conduit
une dose unitaire - la dose M3 - vers l'orifice 13 de la chambre. Une telle dose unitaire
est ainsi extraite de la chambre 11 et délivrée au patient par l'intermédiaire du
réceptacle optionnel 30.
[0036] Pour lutter contre la contrefaçon de médicaments et plus précisément contre une seconde
utilisation frauduleuse d'un contenant, l'invention prévoit que l'enveloppe 10 du
dispositif 1 puisse être agencée pour enceindre la chambre 11 de manière irréversible
après remplissage initial de celle-ci, interdisant ainsi tout nouveau ou second remplissage
de la chambre.
[0037] En liaison avec la figure 1A, une telle enveloppe 10 peut par exemple être thermoformée.
Elle peut, en variante, résulter de l'assemblage d'une pluralité d'éléments que l'on
peut souder ou coller mutuellement. Chaque élément peut comporter des moyens d'accroche
irréversible, du type clips par exemple, pour qu'à l'issue d'une étape d'assemblage,
les éléments ne forment qu'un seul ensemble ou enceinte de confinement pour les doses
unitaires.
[0038] Pour tenter d'utiliser frauduleusement un dispositif selon l'invention, il devient
nécessaire d'altérer l'intégrité de l'enveloppe pour accéder à la chambre 11. Selon
un mode de réalisation préféré, une telle enveloppe 10 peut être dotée de moyens qui,
lors d'une tentative d'effraction, soulignent ou attestent ladite tentative. L'enveloppe
10 peut, par exemple, comporter un réseau de guilloches imprimées ou gravées sur la
paroi extérieure 10e. En variante ou en complément, l'enveloppe 10 peut en outre présenter,
de par son agencement ou sa structure, des zones de faiblesse ou d'amorçage de brisure
qui, lors d'une effraction de l'enveloppe, accentuent automatiquement les dégâts occasionnés
au niveau de la structure physique de l'enveloppe. On pourrait en outre ou en variante
recourir à d'autres techniques pour créer, en réponse à une effraction, une enceinte
(ou chambre) impropre au confinement de doses unitaires, en utilisant une projection
d'encre par exemple, etc. L'invention ne saurait être limitée à ces seuls exemples
visant à attester toute tentative d'altération de l'intégrité de l'enveloppe 10. Selon
l'exemple décrit en liaison avec la figure 1A, l'enveloppe ainsi formée après son
remplissage initial, peut être rigide, souple ou semi-rigide selon le conditionnement
souhaité, l'exploitation du dispositif envisagée voire encore, les exigences requises
ou les règlementations locales. On peut donc recourir à tout type de matériau, tels
que des plastiques, métaux, polymères, etc.
[0039] L'enveloppe et, par voie de conséquence, la chambre 11 peuvent être sensiblement
cylindriques, comme le décrivent les figures 1A et 1B. L'une et/ou l'autre peuvent
en variante présenter d'autres configurations géométriques : cône, solide à section
polygonale, à section en demi-lune, etc.
[0040] Selon l'exemple décrit en liaison avec la figure 1B, la chambre est directement délimitée
par la paroi interne 10i de l'enveloppe 10. Pour prévenir toute interaction entre
un matériau de l'enveloppe et les doses unitaires, la paroi interne 10i de l'enveloppe
10 peut avantageusement comporter une ou plusieurs couches de protection, par exemple
des vernis alimentaires. On peut assurer ainsi une neutralité optimale de l'enveloppe
interne au regard du contenu de la chambre 11.
[0041] En variante, la chambre 11 peut consister en un insert. Par exemple, une chemise
ou cartouche voire cassette - non représentée en figure 1B - peut être enceinte par
l'enveloppe 10. L'insert est préalablement rempli de doses unitaires. Cette variante
permet notamment de dissocier l'étape de constitution d'un lot de doses unitaires
- remplissage de l'insert - du conditionnement final - assemblage d'un dispositif
conforme à l'invention. Cette variante permet en outre de s'affranchir de toute protection
déposée sur la paroi interne de l'enveloppe, afin de prévenir une éventuelle interaction
entre un matériau de l'enveloppe et les doses unitaires. Ces dernières sont protégées
par l'insert.
[0042] La distribution de certains médicaments dans un pays ou une région dont l'atmosphère
est chargée en humidité n'est pas aisée : les principes actifs de certaines substances
actives, la qualité des enrobages ou encore l'intégrité de comprimés dispersibles
peuvent être rapidement mis à mal au contact de l'humidité. Pour préserver les doses
unitaires emmagasinées dans la chambre d'un dispositif selon l'invention, ce dernier
peut avantageusement en outre comporter des moyens absorbeurs d'humidité 12 pour capturer
l'humidité ambiante et ainsi maintenir une atmosphère sèche au sein de la chambre
11. Selon l'exemple décrit par la figure 1B, la partie supérieure de la chambre 11
comporte une bande de buvard ou toute autre matière susceptible de capturer ou absorber
l'humidité ambiante voire une condensation au sein de la chambre. De tels moyens peuvent,
en outre ou en variante, être implantés en d'autres emplacements au sein du dispositif
1.
[0043] En complément, un dispositif selon l'invention peut en outre comporter des moyens
attestant l'absence de toute première distribution d'une dose unitaire. A titre d'exemple
non limitatif, de tels moyens peuvent consister en un obturateur des moyens pour délivrer
une dose unitaire, par exemple sous la forme d'un opercule, parfaitement visible par
l'utilisateur du dispositif. Avantageusement, un tel obturateur peut coopérer avec
le réceptacle 30 occultant ainsi la fenêtre dudit réceptacle. Il peut en outre coopérer
avec l'enveloppe ou constituer une extension ou appendice de ladite enveloppe. L'agencement
dudit obturateur est avantageusement conçu afin que l'éviction de l'obturateur soit
et demeure discernable par l'utilisateur. Par exemple, l'éviction de l'obturateur
peut laisser quelques dommages sur l'enveloppe ou sur le réceptacle de sorte, qu'au
seul regard de l'utilisateur, ce dernier constate que le dispositif a d'ores et déjà
fait l'objet d'une première utilisation. En variante ou en complément, lesdits moyens
attestant l'absence de toute première distribution d'une dose unitaire peuvent consister
en un mécanisme ou accessoire prévu pour verrouiller l'organe de commande 20 actionnable
par l'utilisateur, afin de commander la distribution d'une dose unitaire. Ainsi, pour
délivrer une première dose unitaire, il devient requis de retirer ledit verrou pour
libérer l'organe de commande. A titre d'exemple, de tels moyens peuvent consister
en une pastille ou en une bande adhésive, dont l'éviction peut avantageusement mais
non nécessairement laisser quelques fragments visibles sur son support, ou encore
en une languette coopérant par exemple conjointement avec le couvercle ou la poignée
20 et l'enveloppe ou le corps du dispositif.
[0044] La figure 2A décrit un deuxième mode de réalisation d'un dispositif 1 selon l'invention.
Un tel dispositif comporte une chambre 11 pour contenir une pluralité de doses unitaires
M1 à Mi. Le dispositif 1 comporte avantageusement deux à trois étages ou modules.
L'étage supérieur E1 consiste en un cylindre creux dont la base inférieure E1b est
concave. Elle présente une ouverture 13 - au creux de ladite base inférieure - dont
la géométrie correspond sensiblement à celle d'une dose unitaire. En outre, selon
l'exemple décrit en figure 2A, la base inférieure de l'étage E1 est agencée pour que
ladite ouverture 13, ou le sommet du cône inversé de la base, soit décalée au regard
de l'axe de révolution a11 de la chambre constituée par la paroi interne dudit étage.
[0045] Des doses unitaires peuvent être disposées au sein de la chambre 11 depuis l'ouverture
supérieure E1h de l'étage E1. Une fois la chambre remplie de doses unitaires, la partie
supérieure de la chambre 11 est obturée au moyen d'un couvercle 14. Ce dernier coopère
avec la partie supérieure E1h de manière irréversible, au moyen, par exemple, d'une
liaison par soudure, collage, clips, etc. La chambre 11 constituée par la paroi interne
de l'étage supérieur E1 ne présente plus qu'une seule ouverture, l'ouverture 13.
[0046] Pour maintenir une atmosphère sèche au sein de la chambre 11, le couvercle 14 peut
comporter des moyens pour absorber l'humidité ambiante, tels que du buvard, etc. En
outre, pour prévenir les chocs entre lesdites doses unitaires au sein de la chambre
11, le couvercle 14 peut comporter un ensemble de mèches spirales 15 ou tout autre
dispositif équivalent, comme par exemple, des ressorts, des fibres élastiques, etc.,
dont le rôle consiste à appliquer une pression suffisante sur les doses unitaires
situées en partie supérieure de la chambre 11. De proche en proche, les doses unitaires
s'appuient les unes contre les autres et s'immobilisent. Comme l'indique la figure
2A, un disque de pression 16 peut être avantageusement inséré entre lesdites mèches
spirales 15 et les doses unitaires, disque dont la face inférieure, c'est-à-dire celle
destinée à être en contact avec les doses unitaires, comporte un revêtement neutre
pour prévenir tout contact direct des mèches spirales 15 sur les doses unitaires.
En variante, le disque de pression 16 peut être intégralement constitué d'un revêtement
ou matériau neutre. Au même titre que le dispositif 1 décrit en liaison avec la figure
1B, la paroi interne de la chambre 11 peut comporter un vernis de protection.
[0047] Avec un tel agencement de l'étage supérieur E1, les doses unitaires sont dirigées
naturellement, par la gravité et sous l'action des mèches spirales, vers l'ouverture
13 de la chambre 11 lorsque le dispositif est maintenu sensiblement vertical.
[0048] Le dispositif 1 présente un deuxième étage E2 dont la fonction consiste à extraire
une dose unitaire parmi la pluralité de doses unitaires présentes dans la chambre
11 et à délivrer cette dose extraite in fine à un patient ou plus généralement à un
utilisateur du dispositif 1. L'étage E2, inférieur à l'étage E1 lorsque le dispositif
1 est maintenu en position sensiblement verticale, comporte un conduit de délivrance
25 sensiblement parallèle à l'axe de révolution a11 de la chambre 11. L'axe de révolution
a25 dudit conduit 25 est également sensiblement parallèle à l'axe a13 perpendiculaire
à la section de l'ouverture 13. Les axes a13 et a25 sont décalés de sorte que le conduit
25 ne débouche pas en miroir de l'ouverture 13. La distance entre les axes a13 et
a25 est supérieure ou égale à la dimension maximale d'une dose unitaire contenue dans
la chambre 11. En lien avec l'exemple décrit en liaison avec la figure 2A, l'étage
E2 s'apparente à un cylindre dont le diamètre extérieur est sensiblement identique
à celui de l'étage E1.
[0049] La partie supérieure de l'étage E2 comporte en outre un logement 29 transversal et
perpendiculaire à l'axe de révolution de l'étage E2. Le logement 29 est en outre sécant
avec le conduit 25, ce dernier débouchant dans ledit logement 29. Un tel logement
29 est borgne et ne débouche qu'à l'une de ses extrémités. Il constitue une glissière
au sein de laquelle un organe de commande 20 peut coulisser. Pour un logement 29 à
section circulaire, l'organe 20 s'apparente avantageusement à un cylindre plein agencé
pour coulisser dans ledit logement. Le logement et l'organe 20 pourraient avoir des
sections non circulaires mais mutuellement agencées pour que l'organe puisse coulisser
dans le logement. La longueur de l'organe de commande 20 est suffisante pour que la
partie distale 21 de celui-ci demeure saillante. L'organe 20 peut comporter avantageusement
un épaulement 20a de sorte que la course de celui-ci soit limitée dans le logement
29, l'épaulement venant en butée contre la paroi interne de l'étage E2. L'organe de
commande 20 ne peut ainsi être retiré après assemblage du dispositif 1. Le logement
29 comporte en outre un ressort ou vérin 26, coopérant avec la paroi interne de l'étage
E2 et la partie proximale (c'est-à-dire interne) de l'organe de commande 20. L'organe
de commande 20 s'apparente ainsi à un bouton poussoir dont la course au sein du logement
est limitée par l'épaulement 20a et la résistance du ressort 26. L'organe de commande
20 présente avantageusement une structure pleine à l'exception d'un évidement traversant
20e dont la section est proche de celle de l'ouverture 13. Tel un berceau, l'organe
20 peut ainsi véhiculer une dose unitaire au sein de la glissière 29. L'évidement
traversant est agencé de sorte qu'une seule dose unitaire soit extraite par gravité
de la chambre 11 et réceptionnée dans ledit évidement lorsque l'organe 20 occupe sa
position de repos (le ressort 26 repoussant ledit organe jusqu'à ce que l'épaulement
20a soit en butée contre la paroi interne de l'étage E2) et lorsque le dispositif
1 est orienté afin que l'étage E1 soit positionné au-dessus de l'étage E2.
[0050] Lorsque l'organe de commande est actionné par un utilisateur du dispositif 1, ledit
organe 20 pénètre le logement 29 et bande le ressort 26. L'évidement traversant 20e
transporte la dose unitaire, celle-ci reposant sur la paroi inférieure du logement
29. Lorsque l'évidement 20e se trouve en miroir du conduit 25, la dose unitaire est
libérée et ainsi délivrée par simple gravité. Durant le trajet de l'organe de commande
20, l'ouverture 13 de la chambre 11 a été quant à elle obturée par le corps de l'organe
de commande 20. Lorsque l'utilisateur de dispositif relâche l'organe de commande 20,
le ressort 26 repousse celui-ci pour qu'il recouvre sa position de repos. A son tour,
le conduit 25 est obturé par le corps de l'organe 20. L'ouverture 13 de la chambre
fait à nouveau face à l'évidement 20e et une dose unitaire peut ainsi prendre place
au sein de l'évidement 20e. Pour ne véhiculer qu'une seule dose unitaire, la hauteur
de l'évidement 20e est proche de celle d'une dose unitaire.
[0051] Pour solidariser ou encore sceller mutuellement les étages E1 et E2, lesdits étages
comportent avantageusement des attaches mutuelles irréversibles. Ainsi, la partie
inférieure de l'étage E1 et la partie supérieure de l'étage E2 sont agencées pour
coopérer mutuellement de manière irréversible, au moyen, par exemple, d'une liaison
par soudure, collage, clips, etc. Les parois externes respectives des étages E1 et
E2 ainsi que celle du couvercle supérieur 14 constituent l'enveloppe 10 du dispositif
1. Celle-ci enceint ainsi non seulement la chambre 11, mais aussi les moyens pour
extraire et délivrer une dose unitaire.
[0052] Pour que la dose extraite et délivrée ne chute pas directement dans le vide, le dispositif
1 peut comporter un réceptacle 30. Celui-ci constitue l'étage inférieur E3 du dispositif
1. Contrairement aux deux autres étages mutuellement et irréversiblement assemblés,
le réceptacle 30 coopère avec la base inférieure de l'étage E2 de manière réversible
au moyen, par exemple, d'un filetage ou par un ajustement permettant un frottement
suffisant pour maintenir le réceptacle en place. Un utilisateur peut ainsi retirer
le réceptacle 30, récupérer la dose unitaire puis à nouveau repositionner ledit réceptacle
30 sur la base inférieure de l'étage E2. La partie inférieure du conduit 25 est à
nouveau obturée. L'utilisation du réceptacle permet d'adjoindre à l'actionnement de
l'organe une seconde opération nécessaire à la délivrance d'une dose unitaire. Les
jeunes enfants sont ainsi préservés, car peu à même de pouvoir reproduire ces deux
actions consécutives. En variante ou en complément, l'invention prévoit que l'on puisse
adjoindre un mécanisme complémentaire pour bloquer/libérer la course de l'organe de
commande 20. A titre d'exemple, on peut prévoir une goupille ou un second bouton poussoir,
non représentée en figure 2A, actionnable par l'utilisateur dont la fonction consiste
à libérer, lorsqu'elle est actionnée, la course de l'organe 20 au sein du logement
29. De cette manière, on constitue un méta-organe de commande mixte qui nécessite
deux actions distinctes de l'utilisateur pour extraire une dose unitaire de la chambre
11 et délivrer ladite dose unitaire à l'utilisateur du dispositif 1.
[0053] Un tel agencement permet de n'extraire qu'une seule dose unitaire par actionnement
de l'organe de commande. Pour éventuellement délivrer une pluralité de comprimés ou
de capsules constituant conjointement une dose unitaire plurielle, il suffit d'ajuster
le dimensionnement, la profondeur notamment, de l'évidement 20e, pour que ce dernier
accueille ladite pluralité de comprimé ou de capsules.
[0054] Pour prévenir tout second remplissage frauduleux de la chambre 11, l'enveloppe du
dispositif résultant de l'assemblage des étages E1 et E2 voire du couvercle 14 peut
comporter tous moyens, tels que ceux décrits précédemment en liaison avec un dispositif
1 selon les figures 1A et 1B, dont la fonction consiste à souligner une tentative
d'effraction voire à accroître les dégâts induits par une telle tentative. Un tel
dispositif peut en outre comporter des moyens attestant l'absence de toute première
distribution d'une dose unitaire. Ainsi, à l'instar, du dispositif décrit selon les
figures 1A ou 1B, de tels moyens - dits également «
tamper evident », selon une terminologie anglo-saxonne, peuvent avantageusement consister en un
obturateur des moyens pour délivrer une dose unitaire. A titre d'exemple, un tel obturateur
peut consister en une languette ou en une bande adhésive solidarisant, tant qu'elle
n'est pas volontairement retirée, le réceptacle 30 et la base inférieure de l'étage
E2. En variante, de tels moyens attestant l'absence de toute première distribution
d'une dose unitaire peuvent en outre consister en un accessoire pour contraindre l'organe
de commande 20 tant que ledit accessoire n'est pas retiré ou altéré.
[0055] Par ailleurs, afin de ne pas pouvoir remplir la chambre via le conduit 25, un dispositif
selon l'invention peut comporter des moyens pour prévenir tout « retour » d'une dose
unitaire dans la chambre 11.
[0056] A titre d'exemple non limitatif, de tels moyens peuvent consister en un ou plusieurs
volets destinés à obturer l'ouverture 13 de la chambre 11 ou encore du conduit 25.
Ainsi, comme le décrit notamment la figure 2B, la paroi proximale interne de l'évidement
20e, c'est-à-dire la paroi la plus proche de l'extrémité demeurant interne au logement
29 de l'organe 20, peut coopérer avec un volet 27. Cette opération peut être réalisée
au moyen d'une liaison pivot positionnée dans la partie supérieure de l'évidement,
dont la longueur est sensiblement égale à la largeur dudit évidement 20e. Un tel volet
est naturellement maintenu plaqué contre la paroi interne de l'évidement 20e lorsqu'une
dose unitaire préalablement présente dans la chambre 11 occupe l'évidement. Même s'il
n'existe plus de dose unitaire présente dans ledit évidement 20e ou dans la chambre,
le volet 27 demeure plaqué contre la paroi de l'évidement tant que le dispositif est
maintenu dans une position sensiblement verticale, c'est-à-dire lorsque l'étage E1
est positionné au-dessus de l'étage E2. Dès que l'orientation du dispositif varie,
le volet 27 obture tout ou partie de l'ouverture 13. Il obture totalement cette dernière
si le dispositif est maintenu verticalement « tête en bas » c'est-à-dire lorsque l'étage
E2 est positionné au-dessus de l'étage E1. La rotation du volet 27 est limitée par
la présence d'une légère butée 27', présente sur la paroi interne opposée au sein
de l'évidemment 20e. Ladite butée 27' est avantageusement agencée pour ne pas gêner
le passage d'une dose unitaire au travers de l'ouverture 13 et son accueil au sein
de l'évidemment 20e. Ce simple volet 27 permet de prévenir toute tentative de remplissage
de la chambre 11 depuis le conduit de délivrance 25. Pour tenter de réaliser cette
opération, il est en effet requis de retourner le dispositif, partie distale 25b du
conduit de délivrance 25 vers le haut, d'insérer une dose « frauduleuse » dans ledit
conduit 25, d'actionner l'organe de commande 20 pour que l'évidement 20e fasse face
au conduit 25 et ainsi déposer ladite dose au sein de l'évidement 20e. En relâchant
l'organe 20, l'évidement se positionne au niveau de l'ouverture 13 de la chambre 11.
Le volet 27 demeure positionné entre la dose unitaire injectée et l'ouverture 13.
Celle-ci ne peut pénétrer la chambre. D'autres techniques ou volets pourraient être
positionnés pour bloquer le déplacement de l'organe de commande 20 ou pour bloquer
le trajet d'une dose dans le conduit 25 lorsqu'une dose se déplace depuis la partie
distale 25b du conduit 25 en direction du logement 29. Pour maintenir une atmosphère
sèche au du réceptacle optionnel 30, ce dernier peut comporter des moyens absorbeurs
d'humidité et/ou de condensation non représentés en figure 2A.
[0057] La figure 3A décrit un troisième mode de réalisation d'un dispositif pour distribuer
une dose unitaire selon l'invention. Un premier étage E1, sensiblement cylindrique
et creux, enceint une chambre 11 destinée à accueillir des doses unitaires M1, M2,
Mi. Le cylindre E1 est fermé en sa base inférieure 11b. Ladite base comporte une ouverture
13 dont la configuration correspond sensiblement aux dimensions d'une dose unitaire.
L'épaisseur de la paroi cylindrique de l'étage E1 est effilée en sa partie inférieure
sur une hauteur E1b, de sorte que l'étage E1 puisse s'insérer dans la partie supérieure
d'un étage inférieur E2 décrit ci-après. La partie supérieure de l'étage E1 peut être
obturée au moyen d'un couvercle ou, comme nous le verrons ultérieurement, par un étage
supérieur E0. Ledit couvercle ou la partie inférieure dudit étage supérieur optionnel
E0 coopère avec la partie supérieure de l'étage E1, et est scellée à cette dernière
suivant une liaison permanente et irréversible, au moyen d'une liaison par soudure,
collage, clips, etc. La chambre 11 est ainsi délimitée par la paroi interne de l'étage
E1. Cette paroi interne peut comporter avantageusement une couche de vernis alimentaire
ou toute autre couche de protection afin d'éviter une interaction entre les doses
unitaires et un matériau constituant E1. La paroi interne de la chambre 11 peut en
outre comporter une ou plusieurs bandes de matériaux absorbeurs d'humidité ou de condensation
12 pour assécher l'atmosphère régnant au sein de la chambre 11.
[0058] L'étage E2, inférieur à l'étage E1, consiste en un cylindre creux dont le diamètre
extérieur est sensiblement identique à celui de la partie supérieure de l'étage E1.
L'épaisseur de la paroi cylindrique de la partie supérieure de l'étage E2 est amoindrie
sur une hauteur E2h sensiblement égale à la hauteur E1b précédemment décrite. Les
deux étages E1 et E2 peuvent ainsi coopérer, la partie inférieure de E1 glissant dans
la partie supérieure de E2 sur une distance sensiblement égale respectivement aux
hauteurs E1b et/ou E2h. Un épaulement interne de la partie supérieure de l'étage E2
permet de sertir un ressort 209 inséré entre la paroi interne de E2 et la paroi externe
de E1. Ce ressort 209 exerce une force F tendant à repousser mutuellement les deux
étages.
[0059] L'étage E2 comporte en outre une structure interne, par exemple en étoile comportant
quatre bras 204a, 204b, 204c, 204d sensiblement orthogonaux à l'axe de révolution
de l'étage E2. L'invention ne saurait être limitée au nombre desdits bras ou à la
configuration de la présente structure. Lesdits bras se joignent sensiblement en un
point sécant avec l'axe de révolution de l'étage E2. Ladite jonction des bras coopère
en outre selon une liaison fixe avec un arbre de torsion 203, dont l'axe de révolution
se confond sensiblement avec celui de l'étage E2. La longueur dudit arbre est telle
que ce dernier peut déboucher, au travers d'une ouverture, au sein de la chambre 11
de l'étage E1 après assemblage des deux étages. Chaque bras 204a à 204d comporte un
ergot proéminent suivant une direction proche de celle de l'arbre de torsion 203.
[0060] L'invention prévoit qu'un disque 201, présentant une ouverture 213 similaire à l'ouverture
13 de la chambre 11, soit monté rotatif sur l'arbre de torsion 203. Le disque 201
est positionné sur l'arbre 203 pour être appliqué sensiblement contre la paroi extérieure
de la base inférieure 11b de l'étage E1. Un ressort hélicoïdal 207 cerclant l'arbre
203 permet de maintenir le disque 201 sensiblement plaqué contre la base inférieure
de l'étage E1, le disque 201 glissant le long de l'arbre de torsion 203. La face inférieure
dudit disque 201, c'est-à-dire la face opposée à celle faisant face à l'élément E1,
comporte autant d'évidements 202 (dans notre exemple quatre) qu'il existe de bras
au niveau de la structure en étoile de l'étage E2. Chaque évidement 202 est agencé
pour pouvoir accueillir la partie distale de l'un des ergots ou protubérances 205a
à 205d, la longueur desdits ergots étant, quant à elle, déterminée pour que la coopération
entre les parties distales de ces derniers et les évidements 202 ne se produise que
lorsque que le ressort 209 est écrasé. Avantageusement, les extrémités respectives
dudit ressort 207 sont solidaires d'une part du disque 201 et d'autre part de la base
de l'arbre de torsion 203 pour maintenir les évidements 202 alignés au regard des
protubérances 205a à 205d. La partie distale de l'arbre 203 - après assemblage - est
fixée à la partie inférieure de la chambre 11, par exemple au moyen d'un ou plusieurs
ergots longitudinaux ou rainures proéminentes 206 sur la partie distale de l'arbre
203, coopérant avec une ouverture idoine pratiquée dans la base inférieure de l'étage
E1. Un tel agencement E1-E2 permet un premier mouvement MVT1 du type « glissière »
de la partie inférieure de l'étage E1 au sein de la partie supérieure de l'étage E2.
L'arbre 203 sert de guide. Il limite en outre la course de l'étage E1 au moyen d'une
butée 206b positionnée à l'extrémité de l'arbre 203 débouchant dans la chambre 11.
L'agencement E1-E2, décrit en liaison avec les figures 3A et 3B, permet en outre un
deuxième mouvement MVT2 de type rotatif de l'étage E2 par rapport à l'étage E1. L'arbre
de torsion 203 autorise en effet ce mouvement MVT2 sous l'action par exemple d'un
utilisateur. L'arbre de torsion 203 ramène automatiquement les étages E1 et E2 en
positions relatives de repos grâce à la fonction ressort exercée par l'arbre dès que
l'utilisateur relâche son effort.
[0061] L'ouverture 213 du disque 201 est similaire à l'ouverture 13 de la chambre 11. Elle
est avantageusement positionnée à une distance, ou rayon, au regard de l'arbre 203,
sensiblement égale à celle séparant l'ouverture 13 dudit arbre. En revanche, le disque
201 est positionné initialement, c'est-à-dire lorsque les étages E1 et E2 occupent
leurs positions relatives de repos, de sorte que les deux ouvertures 13 et 213 ne
se fassent face que lorsque l'arbre de torsion atteint une torsion maximale et lorsque
que le disque 201 est bloqué par les ergots 204a à 205d, ces derniers ayant pénétré
les évidements 202 sous l'effet d'une poussée suffisante pour écraser le ressort 209.
Une dose unitaire ne peut donc être extraite de la chambre 11 et délivrée qu'à la
condition que soient conjugués les deux mouvements MVT1 et MVT2. Cet agencement propose
ainsi une réponse au risque de voir de jeunes enfants utiliser sans surveillance le
distributeur de doses unitaires. En effet, deux opérations distinctes sont nécessaires
pour déclencher la délivrance d'une dose unitaire. Celle-ci est extraite et délivrée
par gravité, ladite dose unitaire sortant de la chambre 11 via l'ouverture 13, traversant
l'ouverture 213 temporairement alignée avec l'ouverture 13 et chutant au travers des
bras 205a à 205d dans la partie inférieure 300 de l'étage E2, le tout à condition
que le dispositif soit tenu sensiblement vertical, l'étage E1 étant positionné au-dessus
de l'étage E2. L'organe de commande - au sens de l'invention - consiste ainsi en l'association
des deux étages E1 et E2 actionnables l'un par rapport à l'autre, par un utilisateur
du dispositif 1.
[0062] L'étage E2 peut être ouvert en sa base inférieure 300. Il peut en variante présenter
une forme conique, ou de dôme, inversée pour constituer un réceptacle destiné à accueillir
une dose unitaire extraite. Pour pouvoir utiliser ladite dose unitaire, un utilisateur
peut retirer un bouchon 31 prévu pour obturer une ouverture pratiquée dans la partie
inférieure de l'élément E2. La partie inférieure de E2 peut en outre comporter des
moyens pour absorber l'humidité, voire la condensation, régnant dans le réceptacle
300.
[0063] L'assemblage des éléments E1 et E2 peut être rendu irréversible, d'une part par la
pose ou l'usinage de la butée 206b, positionnée sur la partie distale de l'arbre 203
et, par l'obturation de la partie supérieure de la chambre 11, après remplissage de
celle-ci au moyen du couvercle ou de l'étage supérieur et optionnel E0. Le dispositif
décrit en liaison avec les figures 3A et 3B présente globalement une configuration
cylindrique. Il pourrait en variante comporter des étages présentant des sections
polygonales ou autres.
[0064] Pour accroître la lutte contre la contrefaçon, satisfaire aux exigences d'un service
d'aide aux patients atteints de maladies chroniques voire encore pour mesurer l'adhérence
d'un patient au protocole d'un essai clinique, un dispositif selon l'invention, quel
que soit son mode de réalisation, comporte en outre des moyens pour horodater et enregistrer
chaque délivrance d'une dose unitaire. Il peut également comporter des moyens électroniques
permettant d'identifier le dispositif, voire la ou les substances actives composant
les doses unitaires contenues dans la chambre. Pour héberger de tels moyens électroniques,
dispositif conforme à l'invention peut comporter un logement dédié à cet effet.
[0065] L'exemple décrit en liaison avec la figure 3A illustre une telle variante de réalisation.
On prévoit ainsi un étage E0, pour héberger ou contenir, au sein d'un logement 51,
une unité de traitement coopérant avec l'organe de commande et avec une source délivrant
l'énergie électrique nécessaire au fonctionnement de ladite unité de traitement. A
titre d'exemple, une telle source peut être une batterie présente dans ledit logement
51 ou encore une cellule photovoltaïque 52 coopérant avec ladite unité de traitement.
Une telle unité de traitement (non représentée en figure 3A) comporte avantageusement
une horloge et une mémoire pour respectivement horodater et enregistrer chaque actionnement
de l'organe de commande déclenchant les moyens pour extraire et délivrer une dose
unitaire. En liaison avec l'exemple illustré en figure 3A, l'étage E1 peut comporter
une butée coopérant avec l'étage inférieur pour limiter la torsion de l'arbre 203.
L'unité de traitement peut exploiter ce contact comme une information délivrée par
l'organe de commande, constitué par l'association des deux étages E1 et E2, attestant
une délivrance d'une dose unitaire. L'unité de traitement peut mettre en oeuvre tout
protocole pour relayer cette information. Par exemple, si les étages E1 et E2 sont
constitués de matériaux conducteurs d'électricité, la mise en contact des deux étages
par le biais de la butée peut constituer une mise à la masse, ou au référentiel électrique,
détectable par l'unité de traitement.
[0066] Selon un deuxième exemple, un dispositif 1, décrit en liaison avec la figure 2A,
peut comporter un capteur de fin de course détectant la poussée exercée par un utilisateur
sur l'organe 20. Un tel capteur peut être positionné dans le logement 29. Dès que
ledit capteur est sollicité par la partie proximale de l'organe 20, c'est-à-dire lorsque
que l'utilisateur a poussé ledit organe 20 au sein du logement 29, ledit capteur de
fin de course transmet l'information de délivrance à l'unité de traitement.
[0067] En variante, les moyens pour extraire et délivrer une dose unitaire peuvent comporter
un capteur pour détecter la délivrance d'une dose unitaire en tant que telle. Selon
l'exemple décrit en liaison avec les figures 3A et 3B, un tel capteur optique ou inductif
peut être positionné sur le disque 201 à proximité de l'ouverture 213. Selon cette
variante, l'unité de traitement ne coopère plus directement avec l'organe de commande
mais avec ledit capteur qui transmet une information dès qu'une dose unitaire franchit
l'ouverture 213.
[0068] Quelle que soit la solution retenue, l'unité de traitement peut horodater et enregistrer
chaque délivrance d'une dose unitaire.
[0069] Pour préserver l'intégrité du logement 51 et des composants que celui-ci héberge,
l'invention prévoit que l'enveloppe d'un dispositif selon l'invention puisse enceindre
avantageusement la chambre 11 et ledit logement 51. Pour cela, en liaison avec la
figure 3A, les étages E1 et E0 peuvent être scellés, c'est-à-dire coopérer selon une
liaison fixe et irréversible, par exemple au moyen d'une soudure, de clips, par collage,
etc. Cette enveloppe est matérialisée par les parois extérieures des deux étages E0
et E1. Choisir l'étage E0 pour coiffer et ainsi obturer la chambre 11 permet de ne
pas avoir à recourir à un couvercle dédié. Ladite enveloppe résultant de l'assemblage
des étages E1 et E0 peut comporter tout moyen apte à attester voire aggraver une tentative
d'effraction comme évoqué précédemment en liaison avec les précédents modes de réalisation
décrits en relation avec les figures 1A et 2A. Le logement 51 peut avantageusement
comporter une résine ou mousse non conductrice pour préserver les éléments électroniques
de toute humidité ou condensation au sein dudit logement.
[0070] Pour que l'on puisse exploiter la teneur de la mémoire d'une unité de traitement
hébergée par un dispositif conforme à l'invention, ladite unité de traitement peut
comporter avantageusement une interface de communication sans fil pour communiquer
avec le monde extérieur. En variante ou en complément, l'unité de traitement peut
comporter une interface de communication filaire pour communiquer avec le monde extérieur.
De cette manière, on peut établir une communication avec un lecteur ou un terminal
pour recueillir, traiter ou encore restituer à l'aide d'une interface homme-machine
adéquate des informations mémorisées ou élaborées par l'unité de traitement. Le lecteur
ou terminal est ainsi apte à mettre en oeuvre un protocole de communication avec l'unité
de traitement du dispositif.
[0071] Il est ainsi possible de tracer un dispositif conforme à l'invention en consultant
certaines informations enregistrées dans la mémoire de l'unité de traitement : par
exemple des premier et deuxième identificateurs, respectivement dédiés au dispositif
et à un opérateur, tel qu'un laboratoire pharmaceutique ou tout sous-traitant réalisant
le conditionnement des doses unitaires médicamenteuses par exemple, ayant rempli initialement
la chambre ou encore un identificateur caractérisant une substance active sous forme
galénique solide contenue dans la chambre.
[0072] Il est possible en outre de récupérer l'historique des délivrances des doses unitaires.
[0073] Un dispositif selon l'invention peut comporter une interface homme-machine propre
et apte à restituer une information enregistrée dans la mémoire ou élaborée par l'unité
de traitement, cette dernière pilotant ladite interface homme-machine. A titre d'exemple,
le dispositif 1 décrit en liaison avec la figure 3A peut comporter un écran souple
53 de type LCD par exemple. Selon une variante préférée, l'unité de traitement peut
par exemple, en réponse à une sollicitation de l'utilisateur, au moyen d'un bouton
de commande dédié, ou encore après un nombre prédéterminé de délivrances de doses
unitaires, mettre en oeuvre une fonction de hachage ou de compression réversible.
En lieu et place d'un lecteur électronique ou d'un terminal apte à communiquer avec
le dispositif (solution couteuse pour certains acteurs), un humain peut récolter des
informations mémorisées ou produites par l'unité de traitement, par exemple en lien
notamment avec l'historique des délivrances des doses unitaires. Pour cela, l'utilisateur
lit une phrase alphanumérique courte, de quatre à seize caractères de préférence pour
limiter l'effort de l'utilisateur et le risque de mauvaise restitution, en consultant
l'interface homme-machine 53 du dispositif. L'utilisateur peut dès lors communiquer
cette phrase à un interlocuteur par téléphone, télécopie, courriel, etc. L'invention
prévoit que l'interface homme-machine puisse consister en outre ou en variante en
un haut parleur ou plus généralement comporter tout moyen permettant à un humain de
percevoir une information.
[0074] L'invention prévoit que toute communication avec l'unité de traitement puisse être
protégée au moyen de techniques conventionnelles, comme par chiffrement et/ou signature
et/ou authentification, etc.
[0075] Pour prévenir toute seconde exploitation malveillante d'un dispositif conforme à
l'invention ou pour prévenir toute tentative visant à altérer le contenu de la mémoire
d'une unité de traitement hébergée par le dispositif, ladite mémoire peut être avantageusement
non-effaçable.
[0076] Pour que l'unité de traitement produise notamment un historique des délivrances de
doses unitaires, l'invention concerne en outre un procédé mis en oeuvre par l'unité
de traitement d'un dispositif conforme à l'invention. Un tel procédé comporte notamment
une étape pour horodater chaque dose unitaire extraite de la chambre et ainsi délivrée.
Pour cela, l'unité de traitement coopère avec l'organe de commande déclenchant une
délivrance d'une dose unitaire ou avec un capteur détectant une telle délivrance.
La présence d'une horloge au sein de l'unité de traitement lui permet de dater une
délivrance. Toute technique d'horodatage peut être mise en oeuvre : par exemple, à
partir d'un référentiel G.M.T. ou de toute autre référence à partir de laquelle, l'unité
de traitement incrémente un compteur d'unités de temps.
[0077] L'unité de traitement peut en outre mettre en oeuvre un procédé comportant une étape
pour encoder et restituer au monde extérieur une information produite à partir du
contenu de la mémoire de l'unité de traitement, par exemple l'historique des délivrances.
[0078] L'initialisation ou la programmation de l'unité de traitement, afin que celle-ci
puisse mettre en oeuvre un tel procédé, peut être avantageusement réalisée au moyen
d'un programme d'ordinateur comportant une ou plusieurs instructions de programme
qui, lorsqu'elles sont interprétées ou exécutées par l'unité de traitement, provoquent
la mise en oeuvre d'un procédé tel que mentionné précédemment. Un tel programme peut
être téléchargé ou implanté dans une mémoire coopérant avec l'unité de traitement
au moment de l'assemblage du dispositif ou durant le processus de personnalisation
de ce dernier.
1. Dispositif (1) pour distribuer une dose unitaire (M3) d'une substance active sous
une forme galénique solide, comportant une chambre (11) pour contenir une pluralité
de doses unitaires (M1, M2, ..., Mi) de ladite substance active, un organe de commande
(20) actionnable par un utilisateur, des moyens (28, 20e, 25, 201) pour extraire de
ladite chambre et délivrer une unique dose unitaire (M3) parmi la pluralité contenue
dans la chambre (11) en réponse à un actionnement de l'organe de commande (20) par
l'utilisateur, une enveloppe (10, 10a) coopérant avec la chambre (11), dispositif
dans lequel :
- ladite enveloppe (10, 10a) :
• enceint la chambre (11) de manière irréversible ;
• comporte des moyens qui, lors d'une altération de l'intégrité de l'enveloppe, attestent,
soulignent ou accentuent ladite altération ;
- les moyens pour extraire et délivrer comportent un moyen (27) pour prévenir tout
retour d'une dose unitaire dans la chambre (11), ledit dispositif étant caractérisé en ce
• qu'il comprend en outre un logement (51) hébergeant une unité de traitement coopérant
avec l'organe de commande et avec une source (52) délivrant l'énergie électrique nécessaire
au fonctionnement de ladite unité de traitement ;
• et que l'enveloppe (10, 10a) enceint également le logement de manière irréversible.
2. Dispositif selon la revendication 1, comportant en outre des moyens absorbeurs d'humidité
(12) pour maintenir une atmosphère sèche au sein de la chambre (11).
3. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant des moyens
(15, 16) pour exercer une pression suffisante sur les doses unitaires contenues dans
la chambre (11) pour immobiliser toute dose unitaire contenue dans la chambre.
4. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, pour lequel l'organe
de commande est agencé pour nécessiter deux actions distinctes de l'utilisateur pour
déclencher les moyens pour extraire et délivrer une dose unitaire.
5. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant un réceptacle
(30, 300) pour recueillir une dose unitaire extraite de la chambre par les moyens
pour extraire et délivrer.
6. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, pour lequel la chambre
(11) est constituée par la paroi interne (10i) de l'enveloppe.
7. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, pour lequel la chambre
est constituée d'un insert.
8. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, les moyens pour
extraire et délivrer comportent un tube (28) en forme d'hélice circulaire prévu pour
véhiculer une ou plusieurs doses unitaires, ledit tube étant interne à la chambre
(11), cette dernière comportant un orifice (13) en sa base inférieure, la partie distale
inférieure du tube (23) débouchant de ladite chambre par ledit orifice.
9. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, pour lequel l'enveloppe
est thermoformée autour de la chambre.
10. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, pour lequel l'enveloppe
comporte une pluralité d'éléments, liés deux à deux par soudure, collage ou clips.
11. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, pour lequel les
moyens attestant, soulignant ou accentuant une altération de l'intégrité de l'enveloppe
consistent en une ou plusieurs guilloches gravées ou imprimées, en des zones de faiblesse
ou d'amorçage de brisure.
12. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, comportant des moyens
attestant l'absence de toute première distribution d'une dose unitaire.
13. Dispositif selon la revendication précédente, pour lequel les moyens attestant l'absence
de toute première distribution d'une dose unitaire consistent en un obturateur des
moyens pour délivrer une dose unitaire.
14. Dispositif selon la revendication 12, pour lequel les moyens attestant l'absence de
toute première distribution d'une dose unitaire consistent en un accessoire pour verrouiller
l'organe de commande (20) actionnable par l'utilisateur.
15. Dispositif selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel ladite
unité de traitement comporte en outre une horloge et une mémoire pour respectivement
horodater et enregistrer chaque actionnement de l'organe de commande déclenchant les
moyens pour extraire et délivrer.
16. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 1 à 8,
- pour lequel les moyens pour extraire et délivrer comportent un capteur pour détecter
la délivrance d'une dose unitaire ;
- ladite unité de traitement comportant en outre une horloge et une mémoire pour respectivement
horodater et enregistrer chaque délivrance d'une dose unitaire détectée par le capteur.
17. Dispositif selon les revendications 15 ou 16, pour lequel l'enveloppe enceint la chambre
(11) et le logement (51).
18. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 17, pour lequel l'unité
de traitement comporte une interface de communication sans fil pour communiquer avec
le monde extérieur.
19. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 18, pour lequel l'unité
de traitement comporte une interface de communication filaire pour communiquer avec
le monde extérieur.
20. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 19, comportant une interface
homme-machine (53) apte à restituer une information enregistrée dans la mémoire ou
produite par l'unité de traitement, cette dernière pilotant ladite interface homme-machine.
21. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 20, pour lequel la mémoire
comporte des premier et deuxième identificateurs, respectivement dédiés au dispositif
et à un opérateur ayant rempli la chambre préalablement au scellement de l'enveloppe.
22. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 21, pour lequel la mémoire
comporte un identificateur caractérisant la substance active sous forme galénique
solide contenue dans la chambre.
23. Dispositif selon l'une quelconque des revendications 15 à 22, pour lequel la mémoire
de l'unité de traitement est non-effaçable.
24. Procédé mis en oeuvre par l'unité de traitement d'un dispositif selon l'une quelconque
des revendications 18 à 23,
caractérisé en ce qu'il comporte :
- une étape pour horodater chaque dose unitaire extraite de la chambre et délivrée
;
- une étape pour encoder et restituer au monde extérieur une information produite
à partir du contenu de la mémoire de l'unité de traitement.
25. Programme d'ordinateur comportant une ou plusieurs instructions de programme qui,
lorsqu'elles sont interprétées ou exécutées par l'unité de traitement d'un dispositif
conforme à l'une quelconque des revendications 18 à 23, provoquent la mise en oeuvre
d'un procédé selon la revendication 24.
1. Vorrichtung (1) zur Ausgabe einer Einheitsdosis (M3) eines Wirkstoffes in einer festen
Darreichungsform, umfassend eine Kammer (11), um eine Vielzahl von Einheitsdosen (M1,
M2, ... Mi) des Wirkstoffes zu enthalten, ein von einem Benutzer betätigbares Steuerelement
(20), Mittel (28, 20e, 25, 201), um die Kammer zu entnehmen und eine einzige Einheitsdosis
(M3) unter der in der Kammer (11) enthaltenen Vielzahl als Antwort auf eine Betätigung
des Steuerelements (20) durch den Benutzer bereitzustellen, eine Hülle (10, 10a),
die mit der Kammer (11) zusammenwirkt, wobei bei der Vorrichtung:
- die Hülle (10, 10a):
• die Kammer (11) dauerhaft umgibt;
• Mittel umfasst, die bei einer Beeinträchtigung der Unversehrtheit der Hülle die
Beeinträchtigung bestätigen, unterstreichen oder akzentuieren;
- die Mittel zur Entnahme und Bereitstellung ein Mittel (27) umfassen, um jeder Rückkehr
einer Einheitsdosis in die Kammer (11) vorzubeugen, wobei die Vorrichtung dadurch gekennzeichnet ist,
• dass sie ferner eine Aufnahme (51) umfasst, die eine Bearbeitungseinheit aufnimmt,
die mit dem Steuerelement und mit einer Quelle (52) zusammenwirkt, die die elektrische
Energie liefert, die für die Funktion der Bearbeitungseinheit notwendig ist,
• und dass die Hülle (10, 10a) auch die Aufnahme dauerhaft umgibt.
2. Vorrichtung nach Anspruch 1, ferner umfassend Feuchtigkeit absorbierende Mittel (12),
um eine trockene Atmosphäre in der Kammer (11) aufrecht zu erhalten.
3. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, umfassend Mittel (15, 16), um
einen ausreichenden Druck auf die in der Kammer (11) enthaltenen Einheitsdosen auszuüben,
um jede in der Kammer enthaltene Einheitsdosis festzustellen.
4. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei der das Steuerelement derart
vorgesehen ist, dass es zwei getrennte Aktionen vom Benutzer erfordert, um die Mittel
zur Entnahme und Bereitstellung einer Einheitsdosis auszulösen.
5. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, umfassend einen Behälter (30,
300) um eine aus der Kammer durch die Mittel zur Entnahme und Bereitstellung entnommene
Einheitsdosis zu aufzunehmen.
6. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei der die Kammer (11) von der
Innenwand (10i) der Hülle gebildet ist.
7. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 5, bei der die Kammer von einem Einsatz
gebildet ist.
8. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei der die Mittel zur Entnahme
und Bereitstellung ein kreisspiralförmiges Rohr (28) umfassen, um eine oder mehrere
Einheitsdosen zu befördern, wobei das Rohr innerhalb der Kammer (11) ist, wobei diese
letztgenannte eine Öffnung (13) an ihrer unteren Basis umfasst, wobei der untere distale
Teil des Rohrs (23) von der Kammer durch die Öffnung mündet.
9. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei der die Hülle um die Kammer
herum thermogeformt ist.
10. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 8, bei der die Hülle eine Vielzahl von
Elementen umfasst, die paarweise durch Schweißen, Kleben oder Clips verbunden sind.
11. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei der die Mittel, die eine
Beeinträchtigung der Unversehrtheit der Hülle bestätigen, unterstreichen oder akzentuieren,
in einer oder mehreren gravierten oder gedruckten Guilloches an Schwächungs- oder
Bruchansatzzonen bestehen.
12. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, umfassend Mittel, die das Fehlen
jeglicher Erstausgabe einer Einheitsdosis bestätigen.
13. Vorrichtung nach dem vorhergehenden Anspruch, bei der die Mittel, die das Fehlen jeglicher
Erstausgabe einer Einheitsdosis bestätigen, in einem Verschlussmittel der Mittel zur
Bereitstellung einer Einheitsdosis bestehen.
14. Vorrichtung nach Anspruch 12, bei der die Mittel, die das Fehlen jeglicher Erstausgabe
einer Einheitsdosis bestätigen, in einem Zubehör zum Verriegeln des vom Benutzer betätigbaren
Steuerelements (20) bestehen.
15. Vorrichtung nach einem der vorhergehenden Ansprüche, bei der die Bearbeitungseinheit
eine Uhr und einen Speicher umfasst, um jede Betätigung des Steuerelements, die die
Mittel zur Entnahme und Bereitstellung auslöst, zeitlich zu erfassen und aufzuzeichnen.
16. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 1 bis 8,
- bei der die Mittel zur Entnahme und Bereitstellung einen Sensor umfassen, um die
Bereitstellung einer Einheitsdosis zu erfassen;
- wobei die Bearbeitungseinheit ferner eine Uhr und einen Speicher umfasst, um jede
Bereitstellung einer Einheitsdosis, die vom Sensor erfasst wird, zeitlich zu erfassen
und aufzuzeichnen.
17. Vorrichtung nach den Ansprüchen 15 oder 16, bei der die Hülle die Kammer (11) und
die Aufnahme (51) umgibt.
18. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 15 bis 17, bei der die Bearbeitungseinheit eine
drahtlose Kommunikationsschnittstelle umfasst, um mit der Außenwelt zu kommunizieren.
19. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 15 bis 18, bei der die Bearbeitungseinheit eine
verkabelte Kommunikationsschnittstelle umfasst, um mit der Außenwelt zu kommunizieren.
20. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 15 bis 19, umfassend eine Mensch-Maschine-Schnittstelle
(53), die geeignet ist, eine in dem Speicher aufgezeichnete oder von der Bearbeitungseinheit
erzeugte Information wiederherzustellen, wobei diese letztgenannte die Mensch-Maschine-Schnittstelle
steuert.
21. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 15 bis 20, bei der der Speicher erste und zweite
Identifikationsmittel umfasst, die für die Vorrichtung bzw. einen Bediener bestimmt
sind, der die Kammer vorher beim Versiegeln der Hülle gefüllt hat.
22. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 15 bis 21, bei der der Speicher ein Identifikationsmittel
umfasst, das den Wirkstoff, der in der Kammer enthalten ist, in einer festen Darreichungsform
kennzeichnet.
23. Vorrichtung nach einem der Ansprüche 15 bis 22, bei der der Speicher der Bearbeitungseinheit
nicht löschbar ist.
24. Verfahren, das von der Bearbeitungseinheit einer Vorrichtung nach einem der Ansprüche
18 bis 23 eingesetzt wird,
dadurch gekennzeichnet, dass es umfasst:
- einen Schritt zur zeitlichen Erfassung jeder aus der Kammer entnommenen und bereitgestellten
Einheitsdosis;
- einen Schritt, um eine aus dem Inhalt des Speichers der Bearbeitungseinheit erzeugte
Information zu codieren und für die Außenwelt wiederherzustellen.
25. Computerprogramm, umfassend einen oder mehrere Programmcodebefehle, die, wenn sie
von der Bearbeitungseinheit einer Vorrichtung nach einem der Ansprüche 18 bis 23 interpretiert
und ausgeführt werden, den Einsatz eines Verfahrens nach Anspruch 24 hervorrufen.
1. Device (1) to dispense unitary doses (M3) of an active substance in a solid pharmaceutical
form, including a chamber (11) to house a plurality of unit doses (M1, M2, ..., Mi)
containing said active substance, a command mechanism (20) that can be actuated by
a user, means (28, 20e, 25, 201) to extract a single unit dose (M3) out of said chamber
and dispense a single dose out of the plurality doses stored in the chamber (11) in
response to actuation of the command mechanism (20) by the user, an envelope (10,
10a) cooperating with the chamber (11), said device wherein:
- said envelope (10, 10a):
- irreversibly encloses the chamber (11);
- comprises means which, during an alteration of the integrity of the envelope, attest,
emphasize or accentuate said alteration;
- the means for extracting and dispensing include a mean (27) to prevent the return
of a unit dose back into the chamber (11), said device being characterized in that
• it further comprises a housing (51) accommodating a processing unit that cooperates
with the command mechanism and a power source (52) that supplies required electrical
energy for the operation of said processing unit;
• and the said envelope (10, 10a) also irreversibly encloses the housing.
2. Device according to Claim 1, further comprising means of absorbing humidity (12) to
maintain a dry atmosphere inside the chamber (11).
3. Device according to any of the preceding Claims, comprising means (15, 16) to exert
sufficient pressure on unit doses contained in the chamber (11) to immobilize every
unit dose contained in the chamber.
4. Device according to any of the preceding Claims, wherein the command mechanism is
arranged to require two distinct user actions to trigger the means for extracting
and dispensing a unit dose.
5. Device according to any of the preceding Claims, comprising a receptacle (30, 300)
to collect a unit dose extracted from the chamber by the extraction and dispensing
means.
6. Device according to any of the preceding Claims, wherein the chamber (11) is constituted
by the inner wall (10i) of the envelope.
7. Device according to any of Claims 1 to 5, wherein the chamber is constituted by an
insert.
8. Device according to any of the preceding Claims, wherein the extraction and dispensing
means comprise a circular spiral-shaped tube (28) designed to transport one or more
unit doses, said tube being inside the chamber (11), the latter having an orifice
(13) on its lower base, the lower distal part of the tube (23) emerging from said
chamber through said orifice.
9. Device according to any of the preceding Claims, wherein the envelope is thermoformed
around the chamber.
10. Device according to any of Claims 1 to 8, wherein the envelope contains a plurality
of elements joined together in pairs by welding, glue or clips.
11. Device according to any of the preceding Claims, wherein the means attesting, emphasizing
or accentuating an alteration of the integrity of the envelope, consist of one or
more engraved or printed guilloche motifs in areas of weakness or weak breaking zones.
12. Device according to any of the preceding Claims, comprising means attesting that no
unit dose has ever been dispensed before.
13. Device according to the preceding Claim, wherein the means attesting that no unit
dose has ever been dispensed before consist of a stopper of the means dispensing the
unit dose.
14. Device according to Claim 12, wherein the means attesting that no unit dose has ever
been dispensed before consist of an accessory to lock the command mechanism (20) that
can be actuated by the user.
15. Device according to any of the preceding Claims, wherein said processing unit further
includes a clock and a memory to respectively timestamp and record every time the
command mechanism is solicited to trigger the means to extract and dispense.
16. Device according to any of Claims 1 to 8,
- for which the extraction and dispensing means comprise a sensor detecting a unit
dose dispensing;
- said processing unit also comprises a clock and a memory to respectively timestamp
and record each delivery of a unit dose detected by the sensor.
17. Device according to Claims 15 or 16, wherein the envelope encloses the chamber (11)
and the housing (51).
18. Device according to any of Claims 15 to 17, wherein the processing unit comprises
a wireless interface to communicate with the outside world.
19. Device according to any of Claims 15 to 18, wherein the processing unit includes a
hard-wired interface to communicate with the outside world.
20. Device according to any of Claims 15 to 19, comprising a human-machine interface (53)
capable of returning information stored in the memory or generated by the processing
unit, the latter controlling said human-machine interface.
21. Device according to any of Claims 15 to 20, wherein the memory comprises first and
second identifiers respectively dedicated to the device and an operator who filled
the chamber before the envelope was sealed.
22. Device according to any of Claims 15 to 21, wherein the memory includes an identifier
characterizing the active substance in a solid dosage form that is housed in the chamber.
23. Device according to any of Claims 15 to 22, wherein the processing unit's memory is
non-erasable.
24. Process implemented by the processing unit of a device according to any of Claims
18 to 23,
characterized in that it comprises:
- a step to timestamp each unit dose extracted from the chamber and dispensed;
- a step to encode and return to the outside world information generated from the
contents of the processing unit's memory.
25. Computer software comprising one or more program instructions which, when they are
interpreted or executed by the processing unit of a device according to any of Claims
18 to 23, launch a process according to Claim 24.