Domaine de l'invention
[0001] La présente invention concerne une machine rotative à losange déformable. Une telle
machine comporte généralement un ensemble fixe ou stator et un ensemble mobile ou
rotor ayant une forme de losange articulé à ses sommets et tournant autour de son
centre, apte à se déformer lors de sa rotation. Chaque côté du losange détermine avec
le profil interne du stator ayant une forme générale ovale, une chambre de volume
variable lors du mouvement du rotor. Les côtés du losange articulé sont matérialisés
par des plaques appelées pistons ayant, pour la plupart, une surface extérieure de
forme curviligne. Ces pistons sont parfois munis, dans leur zone de contact avec le
profil interne du stator de segments d'étanchéité.
[0002] Une telle machine peut être utilisée en tant que moteur à combustion, turbine, compresseur,
pompe, ventilateur, etc. Elle présente l'avantage d'avoir un centre de gravité fixe,
pouvant ainsi éviter les vibrations, de pouvoir atteindre des compressions équivalentes
à celles des moteurs à pistons, d'avoir un débit plus important que les moteurs à
pistons, d'avoir un rapport de pression supérieur aux turbines et d'être plus simple
que la plupart des machines généralement connues remplissant les mêmes fonctions.
Etat de la technique
[0003] Les machines rotatives à losange déformable (MRLD) possèdent un stator généralement
constitué d'une enceinte cylindrique non circulaire (on comprend un cylindre dont
la courbe directrice n'est pas un cercle) extérieure au rotor en forme de losange
et une pluralité (le plus souvent quatre) d'éléments rotatifs articulés entre eux
au niveau de leurs bords adjacents selon une liaison pivot d'un axe parallèle à l'axe
longitudinal de l'enceinte, chacun des éléments rotatifs délimitant avec la paroi
intérieure de l'enceinte une chambre ou cavité à volume variable. Ces machines ont
été décrites depuis longtemps, mais elles ne sont guère utilisées. A l'instar du moteur
Wankel, bien connu de l'homme du métier, ces machines avaient été imaginées d'abord
comme moteur à combustion. Le brevet
FR 1 404 453 (J. Lemaitre), le brevet
US 3,196,854 (A. Novak), le brevet
FR 2 145 133 (J. Martin Artajo) la demande de brevet
WO 01/88341 (P. Szorenyi), le brevet
CA 997998 (E. Steinbrink) et la demande de brevet
FR 2 493 397 (J.P. Ambert) décrivent l'idée et la conception théorique d'un tel moteur. Les demandes de brevet
WO 2004/070169 et
US2004079321 (G. Saint-Hilaire) décrivent un moteur à combustion interne rotatif à losange déformable en détaillant
sa structure. D'autres moteurs à explosion de type MRLD sont décrits par exemple dans
les documents
EP 1 295 012 B1 (Nivesh SA), et
US 3,387,596 (L. Niemand).
[0004] Il a été reconnu très tôt que les MRLD peuvent aussi servir comme pompes. Cela est
décrit par exemple dans les brevets
US 3,295,505 (A. Jordan) et
EP 1 092 838 A2 (J. Sanchez Talero) et dans les demandes de brevet
WO 86/00370 (I. Contiero) et
WO 2005/106204 (P. Okulov). Plus particulièrement, le document
WO 86/00370 décrit un concept de MRLD comportant quatre chambres externes à volume variable,
définies entre la surface externe du rotor, la surface interne du stator, ainsi qu'une
chambre interne à volume variable définie à l'intérieur du rotor déformable, ces chambres
étant délimitées axialement par deux flasques latéraux de fermeture. Dans une variante,
un même fluide est véhiculé entre la chambre interne fonctionnant comme compresseur
et les chambres externes fonctionnant comme moteur.
[0005] Une MRLD dispose de plusieurs cavités plus ou moins indépendantes, et qui peuvent
être utilisées de différentes manières. La demande de brevet
FR 2 911 631 (Ph. Kuzdzal) décrit un moteur à explosion ou à injection de gaz sous pression possédant, en plus
des cavités externes limitées par la paroi intérieure de l'enceinte et les éléments
rotatifs articulés, quatre cavités internes délimitées chacune par les parois intérieures
d'éléments rotatifs adjacents et celles extérieures d'un arbre central. De plus, le
moteur comprend deux autres cavités internes situées chacune au niveau d'une articulation
entre deux éléments mobiles, destinées à lubrifier les segments de l'articulation.
L'huile de lubrification peut être également utilisée pour refroidir le moteur et,
dans ce cas, les cavités internes communiquent entre elles en étant reliées par des
canaux de circulation de l'huile. L'huile est amenée dans un circuit interne de lubrification/refroidissement
du moteur par une pompe, les cavités internes étant utilisées seulement pour ouvrir
et fermer des clapets du circuit interne du moteur permettant de refroidir le moteur
à explosion en circuit fermé. Il est à noter que la variation de volume des cavités
internes au cours d'un cycle complet de la machine est faible, mais probablement suffisante
pour un fonctionnement en circuit fermé du lubrifiant.
[0006] La demande de brevet
WO 2004/070169, déjà mentionnée, évoque la possibilité d'utiliser les cavités internes comme pompe,
alors que les cavités externes servent comme moteur à combustion, ainsi que la possibilité
d'utiliser les cavités externes comme pompe ou compresseur, alors que les cavités
internes sont utilisées en tant que moteur. Aucun mode de réalisation concret n'est
donné pour illustrer ces concepts.
[0007] On souhaite réaliser une machine rotative à losange déformable possédant une densité
de puissance et/ou une densité de fonctions supérieure aux machines MRLD connues.
Résumé de l'invention
[0008] Des modes de réalisation de MRLD selon l'invention sont définis dans les revendications
jointes.
Description des figures
[0009]
les figures 1a à 1f illustrent l'évolution d'une cavité externe lors d'un cycle complet
du losange ;
les figures 2a à 2d illustrent l'évolution de cavités externes et internes réalisées
selon un premier mode de réalisation de MRLD, lors d'un cycle complet du losange;
les figures 3a à 3d illustrent des cavités externes et internes selon un deuxième
mode de réalisation;
les figures 4a à 4d illustrent des cavités externes et internes selon un troisième
mode de réalisation ;
la figure 5 illustre une vue en perspective simplifiée de la machine ;
la figure 6a illustre une vue en coupe transversale d'un ensemble stator et flasques
latéraux de la machine ;
les figures 6b et 6c illustrent des vues en coupe de la machine de l'invention, le
losange étant représenté en deux positions angulaires différentes ;
les figures 7a et 7b illustrent des vues en perspective simplifiées de la machine,
le losange étant représenté en deux positions angulaires différentes ;
les figures 8a à 8c illustrent des vues en perspective simplifiées d'un losange déformable
de l'invention ;
la figure 9 illustre une vue en coupe transversale de la machine de l'invention.
Liste des repères :
| 1 |
Enceinte |
| 2 |
Stator |
| 3 |
Rotor |
| 4 |
Losange déformable |
| 5 |
Sommet du losange |
| 6 |
Piston |
| 7 |
Articulation pivotante (pivot) |
| 8 |
Cavité externe |
| 9 |
Face Extrados du piston |
| 10 |
Cavité interne |
| 11 |
Face Intrados du piston |
| 12 |
Flasque latéral |
| 13 |
Flasque latéral |
| 14 |
Cavité périphérique extrados |
| 15 |
Cavité circulaire extrados |
| 16 |
Arbre central ovale |
| 17 |
Cavité périphérique intrados |
| 18 |
Cavité circulaire intrados |
| 19 |
Cylindre de révolution |
| 51 |
Orifice radial d'admission / refoulement de fluide |
| 52 |
Orifice axial d'admission / refoulement de fluide |
| 53 |
Lumières périphériques |
| 54 |
Canaux admission / refoulement dans les articulations |
| 55 |
Canaux d'admission/refoulement via les pistons |
| 56, 56' |
Canal axial |
| 57 |
Arbre de rotation (central) |
| 58 |
Première extrémité de l'arbre de rotation |
| 59 |
Orifice sortie plan médian |
| 60 |
Deuxième extrémité de l'arbre de rotation |
Description de l'invention
[0010] L'invention concerne une machine rotative à losange déformable (MRLD) comportant
un stator 2 ayant une forme générale tubulaire de section environ ovale, dont le profil
est en accord avec les règles géométriques imposées par la déformation du losange
au cours de sa rotation et dont la surface interne définit une enceinte 1 de réception
d'un rotor 3 qui est un losange déformable 4.
[0011] Le losange déformable 4 est un ensemble de quatre pistons 6 reliés entre eux par
des liaisons pivot, matérialisées par des articulations pivotantes 7, et qui forment
une chaîne refermée sur elle-même. Le rotor 3 est généralement la partie tournante
de la machine, mais on peut, dans une variante, entraîner l'enceinte 1 en rotation
qui tourne alors par rapport au losange 4 fixe en rotation mais dont les côtés se
déforment (on comprend par côté le segment qui relie, dans un plan perpendiculaire
à l'axe de rotation de la machine, les axes de deux liaisons pivot adjacentes). Les
projections des axes de liaisons pivots des pistons dans un plan perpendiculaire à
l'axe de rotation de la machine représentent les sommets 5 du losange. Le segment
qui relie deux sommets 5 opposés forme une diagonale du losange. On comprend, dans
ce qui suit, par diagonale également une pièce ou liaison mécanique construite selon
ce segment.
[0012] Un piston 6 est une pièce ayant une forme de portion de cylindre de directrice parallèle
à l'axe de rotation de la machine. Les surfaces situées aux deux extrémités de cette
pièce assurent chacune une partie d'une liaison pivot d'axe de rotation parallèle
à l'axe de rotation de la machine. Le segment qui relie deux points médians des côtés
opposés du losange, notamment de deux pistons opposés, forme une médiane du losange.
On comprend, dans ce qui suit, par médiane également une pièce ou liaison mécanique
construite selon ce segment.
[0013] L'intersection des diagonales ou des médianes du losange définit le centre de la
machine. Par arbre de rotation 57 (fig. 9) ou arbre central de la machine, on comprend
une pièce ou un ensemble de pièces mécaniques permettant de récupérer le mouvement
de rotation du rotor ou du stator via un système de transmission mécanique adapté.
[0014] La machine comporte également deux flasques latéraux 12, 13 de fermeture (fig. 6a),
disposés perpendiculairement à l'arbre de rotation de la machine et qui prennent appui
contre les faces frontales avant et arrière du stator et du rotor.
[0015] Dans ce qui suit, on comprend par l'extrados 9 du piston la surface externe du piston
6, située à l'extérieur du losange 4, et par l'intrados 11 du piston, la surface interne
du piston 6, située à l'intérieur du losange 4.
[0016] Par volume de la machine, on comprend le cylindre de révolution fermé par les flasques
latéraux et englobant le profil externe du stator de la machine selon une réalisation
classique ou englobant la pièce la plus excentrée par rapport l'axe de rotation.
[0017] L'invention utilise la propriété de la machine rotative à losange déformable munie
de moyens de l'invention afin de créer des cavités dont le volume varie lors de la
déformation du losange, ces cavités externes et internes au rotor (ou au losange)
pouvant être réalisées de différentes manières.
[0018] Dans un premier mode de réalisation qui est relatif aux cavités externes, représenté
sur la figure 1 par un cycle complet du losange 4, une cavité externe 8 (on comprend
externe au rotor 3) de travail est formée par une cavité périphérique extrados 14.
Une telle cavité périphérique extrados 14 est formée par la face extrados 9 de l'un
des pistons 6 du losange 4 contre la paroi intérieure du stator 2 et les flasques
de fermeture 12,13 de part et d'autre de la machine. La figure 1 montre l'exemple
de la cavité périphérique extrados 14 gauche. Dans la position initiale (figure 1a),
la cavité périphérique extrados en la partie inférieure est initialement vide, ou
à volume minimal. Les figures suivantes (1b à 1f) montrent l'évolution de cette cavité
(représentée pointillée) quand le losange 4 tourne dans le sens indiqué sur la figure.
La figure ne représente pas les dispositifs de remplissage. La figure 1b montre le
début de l'admission. La figure 1c montre un état de la phase d'admission où la cavité
augmente encore en volume. Sur la figure 1d, la cavité périphérique extrados 14 gauche
a atteint son volume maximal ; de manière préférée, le losange 4 prend alors la forme
d'un carré. Ensuite (figure 1e), le volume de la cavité décroît et le fluide est évacué.
Les dispositifs de refoulement ne sont pas représentés sur cette figure. Sur la figure
1f, la cavité périphérique extrados 14 gauche atteint son volume minimal voire se
vide complètement. C'est à la fois la fin du refoulement et le début de l'admission
pour la cavité qui suit. Chaque cavité périphérique extrados 14 effectue un cycle
par demi-tour. A titre d'exemple, la cylindrée d'une telle cavité représente environ
1/50
ième du volume de la machine, soit une cylindrée de 4/50
ième du volume de la machine par tour. Afin de pouvoir échanger un fluide avec un circuit
extérieur à la machine, on peut accéder à ces cavités périphériques extrados 14 par
des canaux pratiqués dans les pistons 6, ou dans les pivots 7 ou dans le stator 2
ou encore dans les flasques latéraux 12, 13 de fermeture, tel qu'il sera expliqué
par la suite.
[0019] On peut ainsi réaliser un dispositif qui exploite une, deux, trois ou quatre cavités
périphériques extrados 14 simultanément, l'écart de phase de deux cavités adjacentes
étant de 90°. Ces cavités périphériques extrados 14 peuvent avoir la même fonction
(pompe, compresseur, moteur etc.) ou non. A titre d'exemple, une cavité peut recevoir
un gaz sous pression qui met le rotor en mouvement, alors que les autres travaillent
comme compresseur ou comme pompe. Si plusieurs cavités travaillent comme pompe, elles
peuvent travailler avec le même fluide ou avec un fluide différent. Cependant, les
cavités périphériques extrados 14 utilisant la même paroi intérieure du stator, il
y a un risque de contamination entre les différents fluides des cavités périphériques
extrados 14, car il y aura toujours un film permanent qui se forme sur cette paroi
intérieure. Il faut évaluer ce risque pour chaque cas ; il peut par exemple être acceptable
de transporter deux liquides alimentaires (p.ex. eau et lait ou lait et pâte à base
de lait) dans deux cavités périphériques extrados, mais il ne serait probablement
pas acceptable de transporter un liquide alimentaire et un liquide non alimentaire
dans deux cavités périphériques extrados 14, adjacentes ou non. Pour éviter tout risque
de contamination croisée, il faut utiliser deux cavités totalement séparées. Cela
sera expliqué ci-dessous.
[0020] Ainsi, à titre d'exemple, la machine illustrée à la figure 1 présente un nombre de
cavités périphériques extrados gauche 14 de 2 ou 4 par tour, un nombre de cavités
périphériques extrados droite 14 de 2 par tour, et une cavité centrale, ce qui fait
un nombre total instantané de 5 cavités, pouvant remplir trois fonctions.
[0021] Dans un mode de réalisation illustré à la figure 2, une cavité externe est une cavité
externe de jonction en étant définie par l'espace compris entre deux pistons 6 connexes
du rotor 3 ou qui ont une liaison pivot (ou articulation pivotante) 7 en commun et
la paroi intérieure du stator 2 (ou enceinte 1), quatre cavités étant ainsi définies
dans l'espace compris entre le rotor 3 et le stator 2. Le stator 2 peut présenter
une enceinte 1 de forme ovale ou circulaire. Dans le cas où l'enceinte est circulaire,
elle présente un axe longitudinal qui est commun avec celui de rotation de la machine
et la cavité définie avec les flasques latéraux de fermeture est une cavité circulaire
extrados 15. Une telle cavité circulaire extrados 15 effectue un cycle par demi-tour
de rotation du rotor, et les quatre cavités se succèdent sur un tour. A titre d'exemple,
la cylindrée de la cavité circulaire extrados 15 peut représenter 1/100
ième du volume de la machine, soit une cylindrée de 2/25
ième du volume de la machine par tour si les cycles effectués à chaque demi-tour et les
quatre cavités sont cumulés sur une même fonction. Le guidage de la déformation du
rotor 3 est réalisé par un arbre central de section ovale 16. Le volume de cette cavité
varie en fonction de la position du rotor 3, notamment, il croît d'une position où
le volume est minimal (fig. 2a) à une position d'admission de fluide (fig. 2b), atteint
son volume maximal en position de déformation maximum du losange 4 (fig. 2c), pour
décroître encore et comprimer le fluide (fig. 2d) avant de l'éliminer complètement
de la cavité circulaire extrados 15 (position du losange similaire à celle de la position
2a). Afin de pouvoir échanger un fluide avec un circuit extérieur à la machine, on
peut accéder à ces cavités circulaires extrados 15 par des canaux pratiqués dans les
pistons 6, ou dans les pivots 7 ou dans le stator 2 ou encore dans les flasques latéraux
12,13 de fermeture.
[0022] Avantageusement, lorsque l'enceinte 1 est circulaire, cette variante de réalisation
comporte une simplification constructive associée à une réduction significative du
coût de fabrication, dans la mesure où le stator 2 et l'enceinte 1 peuvent être obtenus
directement à partir un profilé standard de section circulaire, évitant les opérations
d'usinage par enlèvement de matière.
[0023] Ainsi, à titre d'exemple, la machine illustrée aux figures 2 présente un nombre de
cavités circulaires extrados 15 de 8 par tour, un nombre de cavités périphériques
intrados 17 de 8 par tour, ce qui fait un nombre total instantané de 8 cavités, pouvant
remplir quatre fonctions. Dans un second mode de réalisation relatif aux cavités internes,
qui peut être combiné avec le premier mode, une cavité de travail est formée par une
cavité interne au rotor 3. Cette cavité utilise un profil interne au losange 4, ce
profil étant de type MRLD, c'est à dire un profil qui respecte les lois de déformation
du losange, qui est, dans une première variante illustrée aux figures 3a à 3d, associé
avec la surface intérieure appelée face intrados 11 des pistons 6. La figure 3a montre
un exemple de quatre cavités périphériques intrados 17, dont deux à gauche et deux
à droite, tel que vu par rapport à un axe vertical passant par le centre du rotor
3. On peut aussi utiliser, alternativement ou en même temps, la cavité périphérique
intrados gauche ou celle de droite. Ainsi, on dispose, comme dans le cas des cavités
périphériques extrados 14, de jusqu'à quatre cavités périphériques intrados 17 de
travail en simultané, qui peuvent remplir différentes fonctions, mais qui partagent
un élément commun, l'arbre central, susceptible de conduire à une contamination croisée.
Le profil qui est à l'extérieur du losange offre une surface commune à toutes les
cavités périphériques extrados. De la même manière, le profil qui est à l'intérieur
du losange offre une surface commune à toutes les cavités périphériques intrados.
Toutefois, l'étanchéité dynamique entre les flasques de la machine et les pistons
peuvent permettre une contamination croisée. Comme indiqué ci-dessus, il y a peu de
risque de contamination croisée entre les cavités périphériques extrados 14 et les
cavités périphériques intrados 17, et si l'on veut utiliser deux fluides de travail
incompatibles entre eux, on emploie le premier de ces fluides dans une cavité périphérique
extrados 14, et le second dans une cavité périphérique intrados 17. Il est à noter
sur les figures 3b à 3d que les cavités extrados 14 gauche et intrados 17 gauche sont
en opposition de phase (le volume de l'une croît, alors que le volume de l'autre décroît
avec la rotation du losange 4, et arrive à une valeur maximale alors que la valeur
de l'autre est minimale) et il en est de même pour les cavités extrados 14 et intrados
17 de droite. La cylindrée d'une cavité périphérique intrados 17 est légèrement plus
faible que celle de la cavité périphérique extrados 14, cette différence de cylindrée
est essentiellement liée à l'épaisseur des pistons. Le rapport de la cylindrée des
cavités intrados sur celle des cavités extrados est inférieur à 1. Afin de pouvoir
échanger un fluide avec un circuit extérieur à la machine, on peut accéder à ces cavités
périphériques intrados 17 par des canaux pratiqués dans les pistons 6, ou dans les
pivots 7 ou dans le stator 2 ou encore dans les flasques latéraux 12,13 de fermeture.
[0024] Dans un cas extrême, on dispose ainsi de huit cavités de travail différentes. A titre
d'exemple, si le rotor est mu par un moteur externe, toutes les deux fois quatre cavités
peuvent être utilisées comme compresseur ou comme pompe.
[0025] Ainsi, à titre d'exemple, la machine illustrée aux figures 3 présente deux cavités
périphériques extrados gauches 14, deux cavités périphériques extrados droites 14,
deux cavités périphériques intrados gauches 17 et deux cavités périphériques intrados
droites 17, ce qui fait un nombre total instantané de 8 cavités, pouvant remplir quatre
fonctions.
[0026] Les figures 2a à 2d montrent par ailleurs des cavités périphériques intrados 17,
gauche et droite, qui peuvent être combinées avec des cavités circulaires extrados
15, tel qu'il a été expliqué plus haut, afin d'obtenir jusqu'à huit cavités de travail
différentes.
[0027] Dans une deuxième variante de ce mode de réalisation illustrée aux figures 4a à 4d,
les cavités internes sont des cavités circulaires intrados 18, une cavité étant formée
par l'espace compris entre deux pistons 6 connexes (ou qui ont une liaison pivot 7
en commun), un cylindre de révolution 19 interne au losange 4, dont l'axe longitudinal
est commun à l'arbre central de la machine. Une telle cavité circulaire intrados 18
effectue un cycle par demi-tour et les quatre cavités se succèdent sur un tour. A
titre d'exemple, la cylindrée d'une telle cavité circulaire intrados 18 représente
environ 1/100
ième du volume de la machine, soit une cylindrée de 2/25
ième du volume de la machine par tour si on cumule les quatre cavités et les deux cycles
par tour. Il est à noter que la déformation du losange 4 est dans ce cas guidée par
le profil interne de l'enceinte 1 du stator 2. Afin de pouvoir échanger un fluide
avec un circuit extérieur à la machine, on peut accéder à ces cavités circulaires
intrados 18 par des canaux pratiqués dans les pistons 6, ou dans les pivots 7 ou dans
le stator 2 ou encore dans les flasques latéraux 12,13 de fermeture.
[0028] Ainsi, à titre d'exemple, la machine illustrée aux figures 4 présente deux cavités
périphériques extrados gauches 14, deux cavités périphériques extrados droites 14,
et quatre cavités circulaires intrados 18, ce qui fait un nombre total instantané
de 8 cavités, pouvant remplir quatre fonctions.
[0029] La machine rotative à losange déformable de l'invention permet, de par sa construction
avec au moins trois cavités à volume variable, d'assurer plusieurs fonctions choisies
parmi celles de : moteur, pompe, compresseur ou turbine, ou une combinaison de celles-ci,
un échange de fluide étant établi avec un ou plusieurs circuits externes à la machine,
ainsi qu'entre les diverses cavités à volume variable de celle-ci. Les zones d'échange
(ou moyens de transfert ou d'échange) de fluide au sein de la machine sont illustrées
dans les figures 5 à 9. Ces zones d'échanges sont des orifices d'admission ou de refoulement
communiquant, d'une part, avec des circuits de fluide externes à la machine et d'autre
part, avec des canaux pratiqués au sein de ses éléments débouchant dans des cavités
externes ou internes de la machine, tel qu'il sera expliqué par la suite.
[0030] La figure 5 illustre quatre orifices radiaux 51 d'admission ou refoulement du fluide
dans les cavités externes de la machine, ces orifices sont pratiqués sur la surface
externe du stator 2 et traversent radialement son épaisseur pour déboucher dans les
cavités externes 8 de la machine.
[0031] Les figures 6a à 6c illustrent des orifices pratiqués dans les flasques latéraux
12,13 de fermeture de la machine, réalisés notamment sous forme d'orifices axiaux
et de lumières périphériques. Tel que visible à la figure 6a, deux orifices axiaux
52 permettent une admission du fluide axialement (dans le sens de l'axe longitudinal
de la machine) à l'intérieur du rotor, ces orifices pouvant avantageusement être munis
de clapets assurant leur fermeture et respectivement leur ouverture. Les deux flasques
latéraux 12,13 sont également munis chacun de quatre lumières périphériques 53 qui
sont des fentes ayant une forme générale de demi-lune leurs dimensions et leur agencement
étant réalisés de manière à ce que, au moins dans l'une des positions du rotor 3,
ces lumières périphériques 53 soient complètement obstruées par les articulations
pivotantes 7 du rotor 3. La figure 6b illustre une telle position où les quatre lumières
périphériques 53 sont recouvertes par les quatre articulations pivotantes 7 du rotor
3. Lors de la rotation du rotor 3 dans le sens indiqué par la flèche dans les figures
6b et 6c, les lumières périphériques 53 sont découvertes progressivement et la surface
de la zone d'échange augmente avec l'angle de rotation jusqu'à une position où elles
sont complètement ouvertes (fig. 6c), puis la section de la zone d'échange de fluide
diminue ensuite jusqu'à la position illustrée dans la figure 6b. Cette solution assure
une ouverture et une fermeture progressives et automatiques de la zone d'échange entre
un circuit de fluide en amont ou en aval de la machine et les cavités externes 8 de
la machine, toutes les fermetures et ouvertures d'orifices étant en phase entre elles.
[0032] Les figures 7a et 7b illustrent une autre variante de réalisation des zones d'échange
de fluide à l'intérieur de la machine, notamment via des canaux 54 d'admission ou
refoulement pratiqués au niveau des articulations pivotantes 7 du rotor 3. La rotation
qui a lieu entre les pistons 6 et leur pivots 7 permet une ouverture et une fermeture
automatique de ces canaux 54 s'étendant radialement et sur une certaine profondeur
le long de l'articulation pivotante 7. On note que l'ouverture et la fermeture des
canaux appartenant à deux articulations pivotantes opposées (se faisant face) sont
en phase.
[0033] Les figures 8a à 8c illustrent une autre variante de réalisation des zones d'échange
de fluide, cet échange se faisant par des canaux 55 pratiqués dans une direction radiale
dans les pistons 6. La figure 8a illustre le rotor 3 de la machine où chaque piston
6 comprend deux orifices traversants, le passage de fluide pouvant être réalisé dans
les deux sens (intérieur vers l'extérieur et vice-versa). La figure 8b illustre un
exemple de rotor où chaque piston comprend un orifice traversant réalisé de manière
à pouvoir recevoir un clapet de fermeture assurant le passage du fluide de l'intérieur
vers l'extérieur du rotor (dans le sens des flèches de la fig.8b). La figure 8c illustre
un exemple similaire au précédent, mais où le passage du fluide est permis depuis
l'extérieur vers l'intérieur du rotor (dans le sens des flèches de la fig.8c).
[0034] La figure 9 illustre une autre variante de réalisation de canal axial 56 d'admission
ou de refoulement de fluide, celui-ci étant réalisé dans l'arbre central ou de rotation
57 de la machine. La cavité interne de l'arbre de rotation 57 comprend un premier
canal axial 56 dont l'orifice d'entrée se trouve à une première extrémité 58 de l'arbre
et l'orifice de sortie 59 au niveau du plan médian de la machine, ainsi qu'un deuxième
canal axial 56' qui part de ce plan milieu et va jusqu'à la deuxième extrémité 60
de l'arbre de rotation 57. Des orifices, munis de préférence de clapets, permettent
l'admission du fluide véhiculé par l'arbre central dans les cavités qu'il traverse,
voire le refoulement du fluide des cavités via le canal axial de l'arbre vers un circuit
externe de la machine.
[0035] Les canaux d'admission et de refoulement de fluide dans diverses cavités de la machine
peuvent présenter des sections dites libres (par exemple des orifices, des lumières
ou fentes) qui sont successivement obstruées, puis ouvertes lors de la rotation du
rotor, ou ils peuvent être munis de clapets ou soupapes (éventuellement à ressort
de rappel) actionnés en ouverture/fermeture par une différence de pression de fluide,
ou, dans une autre variante de réalisation, ils peuvent être munis de dispositifs
de fermeture/ouverture commandés par des actionneurs électriques ou électromécaniques
(par exemple électrovannes, soupapes commandées, etc ...). Une combinaison des moyens
de fermeture/ouverture des canaux peut être également envisagée, par exemple lesdites
sections libres peuvent comporter, de plus, un dispositif piloté (tel un obturateur
rotatif à rotation contrôlée) pouvant par exemple effectuer une variation de la surface
de la section de la zone d'échange.
[0036] Les caractéristiques techniques de la machine sont données ci-dessous à titre d'exemple.
La machine a une taille très compacte. En effet, la longueur (selon le grand axe de
la section transversale du stator) est d'environ 70 mm, la largeur (selon le petit
axe de la section transversale du stator) est d'environ 60 mm et la profondeur (selon
l'axe longitudinal) est d'environ 40 mm.
[0037] Une machine améliorée, plus compacte et plus légère peut être conçue pour des vitesses
de rotation plus élevées, tout en la munissant de systèmes d'étanchéité au niveau
de ses zones d'échange de fluide. À l'inverse, il est aussi possible d'envisager un
dimensionnement plus important de la machine, lorsque l'on alourdit les pistons afin
d'augmenter le moment d'inertie du losange autour de l'axe de rotation.
[0038] A titre indicatif, les tolérances dimensionnelles et géométriques sont de l'ordre
du centième de mm afin de limiter les fuites. Le volume maximal d'une cavité périphérique
extrados 14 est d'environ 5 cm
3. Le volume mort d'une cavité périphérique extrados 14 est négligeable et dépend essentiellement
des conduites d'admission et de refoulement, soit d'environ 0,1 cm
3 pour une conduite de la pompe à air et 1 cm
3 pour une conduite de la turbine à eau. La machine est étanche vis-à-vis de l'extérieur
car elle se satisfait d'étanchéités statiques (sans mouvement relatifs de pièces).
Les étanchéités internes de la machine se font essentiellement par des jeux réduits,
de grandes zones de laminage de fuites et l'utilisation des déformations des pièces
sous pression pour diminuer les jeux et améliorer l'étanchéité.
[0039] La machine peut être réalisée à l'aide de matériaux plastiques à bas coefficient
de frottement pour assurer la légèreté de l'ensemble, car la pression est faible est
les pièces on une conception très robuste.
[0040] La machine peut encaisser les problèmes de présence d'eau dans les pompes à air,
grâce notamment aux volumes morts, ceux-ci servant d'amortisseurs pneumatiques pour
éviter le choc hydraulique lors de la diminution du volume. De plus, en cas de fort
excès de liquide dans les zones pneumatiques, la pression augmentant fortement, les
pistons et les flasques se déforment pour libérer un passage au fluide.
1. Rotationsmaschine mit verformbarem Rhombus, umfassend:
• einen Stator (2), der einen abgeschlossenen Raum mit ovalem Querschnitt (1) definiert;
• vier Kolben in ähnlicher Form (6), die durch Drehzapfenverbindungen (7) mit parallelen
Achsen miteinander verbunden sind, um einen Rotor (3) mit verformbarem Rhombus (4)
zu bilden, wobei jeder Kolben eine Oberfläche (9) außerhalb des Rhombus aufweist,
die mit der Wand des abgeschlossenen Raumes zusammenwirkt, um einen äußeren Hohlraum
(14, 15) mit variablem Volumen zu definieren; und
dadurch gekennzeichnet, dass er eine im abgeschlossenen Raum zentrierte zentrale Welle (16, 19) mit ovalem Querschnitt
umfasst, und dadurch, dass jeder Kolben eine Oberfläche (11) innerhalb des Rhombus
aufweist, die mit der zentralen Welle zusammenwirkt, um einen inneren Hohlraum (17,
18) mit variablem Volumen zu definieren, wobei die innere Oberfläche eines jeden Kolbens
einen Abschnitt umfasst, der konfiguriert ist, um sich bei jeder halben Rotationsumdrehung
des Rotors vollständig an die zentrale Welle anzulegen.
2. Maschine nach Anspruch 1, wobei der besagte Abschnitt der inneren Oberfläche der Kolben
konfiguriert ist, um sich an die Abschnitte mit dem kleinsten Radius der zentralen
Welle (16) anzulegen.
3. Maschine nach Anspruch 2, wobei:
• der abgeschlossene Raum (1) einen kreisrunden Querschnitt aufweist,
• die zentrale Welle (16) einen nicht kreisrunden Querschnitt aufweist, und
• die Kolben (6) konfiguriert sind, damit die Drehzapfenverbindungen (7) im Laufe
einer Rotationsumdrehung des Rotors (3) ununterbrochen in Kontakt mit der zentralen
Welle sind.
4. Maschine nach Anspruch 3, wobei die äußere Oberfläche (9) eines jeden Kolbens konfiguriert
ist, damit ihre zentrale Zone im Laufe einer Rotationsumdrehung des Rotors (3) ununterbrochen
in Kontakt mit der Wand des abgeschlossenen Raumes ist.
5. Maschine nach Anspruch 2, wobei:
• der abgeschlossene Raum (1) und die zentrale Welle (16) parallele nicht kreisrunde
Querschnitte aufweisen, und
• die Kolben (6) konfiguriert sind, damit die Drehzapfenverbindungen (7) im Laufe
einer Rotationsumdrehung des Rotors ununterbrochen in Kontakt mit den Wänden des abgeschlossenen
Raumes (1) und der zentralen Welle sind.
6. Maschine nach Anspruch 1, wobei:
• die zentrale Welle (19) einen kreisrunden Querschnitt aufweist,
• der abgeschlossene Raum (1) einen nicht kreisrunden Querschnitt aufweist,
• die Kolben (6) konfiguriert sind, damit die Drehzapfenverbindungen (7) im Laufe
einer Rotationsumdrehung des Rotors ununterbrochen in Kontakt mit der Wand des abgeschlossenen
Raumes sind, und
• die innere Oberfläche eines jeden Kolbens in zwei symmetrischen, konkaven zylindrischen
Sektoren mit demselben Radius wie die zentrale Welle konfiguriert ist, und sie angeordnet
sind, damit ihre Anschlusszone ununterbrochen in Kontakt mit der zentralen Welle ist.