[0001] L'invention concerne une pince à sertir munie d'un mécanisme de poussage pas-à-pas,
ainsi qu'un procédé de sertissage mettant en oeuvre une telle pince.
[0002] Une pince à sertir sert à assembler par sertissage deux pièces entre elles. En particulier,
ces pièces sont avantageusement des profilés métalliques ouverts disposés l'un contre
l'autre et utilisés, notamment, dans certaines structures ou ossatures d'assemblage
de plaques de plâtre, en paroi ou en plafond.
[0003] Classiquement, les profilés métalliques utilisés ont une forme en coupe de U.
[0004] Ils ont en général une épaisseur de tôle comprise entre 0,5 et 1 mm, de sorte que
lors du sertissage, l'utilisateur doit percer entre 1 et 2 mm de tôle avec le poinçon.
[0005] Un utilisateur peut avoir à faire plusieurs dizaines de sertissages dans une journée
de travail, de sorte que si les premiers sertissages sont faciles, les suivants tendent
à devenir de plus en plus fatiguant.
[0006] Outre le percement des tôles, le dévêtissage (c'est-à-dire le retrait du poinçon
hors du sertissage) est également générateur d'efforts, étant rappelé que l'effort
de dévêtissage augmente lorsque le poinçon chauffe, c'est-à-dire après de nombreuses
utilisations.
[0007] Chez les professionnels, ces efforts sont souvent générateurs de troubles musculo-squelettiques
contribuant à la pénibilité du travail.
[0008] Le document
DE-A-10054752 décrit une pince de sertissage comprenant un corps de sertissage muni d'un embout
de sertissage et d'un poinçon monté coulissant dans une poignée creuse et fixe par
rapport au corps de sertissage. Une poignée montée pivotante par rapport au corps
de sertissage comprend un pion destiné à être en prise dans un premier ou un second
cran porté par le poinçon. La pince comprend deux positions de fonctionnement : une
première position de percement, dans laquelle l'embout est dans une première position
et le pion est en prise dans un premier cran, et une seconde position de sertissage,
dans laquelle l'embout est retourné dans une seconde position et le pion est en prise
dans un second cran.
[0009] Ces deux usages sont donc alternatifs et non séquentiels et l'outil ne peut pas passer
d'une position à l'autre sans intervention de l'utilisateur. En outre, les crans n'ont
qu'une fonction de sélection de la position d'utilisation. La pince à sertir de ce
document ne permet donc pas de résoudre les problèmes de force de sertissage et de
dévêtissage.
[0010] Le document
EP 0 745 443 décrit un mécanisme de tirage pas-à-pas pour pince d'expansion de chevilles murales.
La crémaillère de la pince est tirée à distance du mur pour tirer sur la cheville
et la déformer. Ce mécanisme ne permet pas un poussage pas-à-pas.
[0011] L'objectif de la présente invention est donc de proposer une pince de sertissage
permettant d'obtenir un mouvement de poussée plus facile à mettre en oeuvre, en particulier
pour enfoncer un poinçon dans des tôles à sertir.
[0012] À cette fin, l'invention a pour objet une pince de sertissage telle que définie dans
la revendication 1.
[0013] Selon d'autres modes de réalisation :
- l'extrémité avant et l'extrémité arrière de la crémaillère peuvent être munies chacune
d'au moins un ergot de guidage engagés chacun dans une lumière oblongue ménagée à
l'avant et à l'arrière du corps creux, de telle sorte que la crémaillère est montée
coulissante dans le corps creux par un double guidage ;
- l'extrémité avant du corps creux peut présenter un crochet de sertissage muni d'une
extrémité de sertissage destinée à être positionnée en appui derrière les pièces à
sertir, l'extrémité de sertissage étant située à une distance déterminée du poinçon
porté par l'extrémité avant de la crémaillère en position initiale, de telle sorte
qu'en utilisation, le poinçon entre en contact avec une première des deux pièces à
sertir, à une position de contact, lorsque la poignée montée pivotante est dans une
position de serrage intermédiaire comprise entre une position de serrage nul et la
position de serrage maximum, la position de serrage nul étant située entre la position
de serrage maximal et la position de dévêtissage ;
- la position de serrage intermédiaire peut être comprise, par rapport à la position
de serrage nul, entre 20% et 80% de la position de serrage maximum, de préférence
entre 60% et 40% de la position de serrage maximum, avantageusement à 50% de la position
de serrage maximum.
- une longueur des lumières oblongues peut être choisie pour que les ergots de guidage
entrent en butée avec une extrémité avant des lumières oblongue en fin de sertissage
;
- le cliquet de verrouillage peut présenter, en outre :
- une surface de contact avec le cliquet de poussée ; et
- une surface de contact avec l'extrémité supérieure creuse de la poignée pivotante,
lesdites surfaces de contact étant agencées pour provoquer le dégagement de la traverse
du cliquet de verrouillage en même temps que la traverse du cliquet de poussée lorsque
la poignée pivotante est pivotée en position de dévêtissage.
[0014] L'invention a également pour objet un procédé de sertissage pour sertir deux pièces
entre elles, telles que des tôles, comprenant :
- a) La fourniture des deux pièces
- b) Le positionnement des deux pièces dans une position de sertissage ;
- c) La fourniture d'une pince à sertir précédente,
- d) Le positionnement de l'extrémité avant du corps creux derrière les pièces en référence
au sens de poussée de la crémaillère, ladite crémaillère étant dans une position initiale
;
- e) Le poussage pas-à-pas de la crémaillère vers les deux pièces par serrages successifs
de la poignée pivotante vers la poignée fixe, avec une force de serrage inférieure
à une force de serrage nécessaire au perçage des pièces par le poinçon, jusqu'à ce
que le poinçon soit dans une position de contact avec une première des deux pièces
;
- f) L'application d'une force de serrage suffisante pour percer les deux pièces avec
le poinçon ;
- g) Le poussage pas-à-pas de la crémaillère au travers des deux pièces par serrages
successifs de la poignée pivotante vers la poignée fixe, avec une force de serrage
inférieure à une force de serrage nécessaire au perçage des pièces par le poinçon,
jusqu'à ce que le sertissage des deux pièces soit obtenu.
[0015] Selon un mode de réalisation particulier, lors de l'étape e), la poignée pivotante
est dans une position intermédiaire entre la position de serrage nul et la position
de serrage maximum lorsque le poinçon est en position de contact avec une première
des deux pièces.
[0016] D'autres caractéristiques de l'invention seront énoncées dans la description détaillée
ci-après, faite en référence aux dessins annexés, qui représentent, respectivement
:
- la figure 1, une vue schématique en plan d'un mécanisme de poussage pas-à-pas ;
- la figure 2, une vue schématique en plan d'une pince de sertissage selon l'invention
munie d'un mécanisme de poussage pas-à-pas, en position initiale et en position de
serrage nul ;
- la figure 3, une vue schématique en plan d'une pince de sertissage selon l'invention
munie d'un mécanisme de poussage pas-à-pas, en cours de sertissage et en position
de serrage maximum ; et
- la figure 4, une vue schématique en plan d'une pince de sertissage selon l'invention
munie d'un mécanisme de poussage pas-à-pas, en position de dévêtissage.
[0017] Le mécanisme de poussage pas-à-pas illustré à la figure 1, peut être utilisé dans
tout type d'outil à main nécessitant un effort de poussage et non un effort de tirage.
Par exemple, il peut s'agir d'une pince de sertissage, comme décrit par la suite,
mais également d'un outil de coupe dans lequel la lame est poussée contre une butée.
[0018] La description suivante du mécanisme de la pince à sertir selon l'invention est faite
en référence à la position normale d'utilisation (celle qui est illustrée) et au sens
de poussé F1. Ainsi, par exemple, une structure « avant », respectivement une structure
« arrière », signifie que cette structure est située vers l'avant, respectivement
vers l'arrière, de l'outil lorsque l'utilisateur le tient en position d'utilisation.
L'outil selon l'invention étant prévu pour générer une poussée, cela signifie qu'une
structure arrière de l'outil est située à proximité de l'utilisateur, alors qu'une
structure avant est située à distance de l'utilisateur.
[0019] Le mécanisme est monté dans un corps creux 101 (voir figure 2) de la pince de sertissage
et présentant une extrémité arrière 101a et une extrémité avant 101b. Avantageusement,
ce corps creux est constitué par une tôle repliée sur elle-même pour former un U.
Alternativement, il peut s'agir d'une pièce moulée.
[0020] Le mécanisme comporte une crémaillère 2 destinée à être montée coulissante dans le
corps creux, entre une position initiale P
i et une position finale P
F.
[0021] D'une manière générale, la crémaillère présente :
o deux bords longitudinaux 2a, 2b, respectivement supérieur et inférieur ;
o une première denture 3 à dents inclinées vers l'arrière 3a agencée sur l'un des
deux bords longitudinaux ;
o une seconde denture 4 à dents inclinées vers l'arrière 4a agencée sur l'autre des
deux bords longitudinaux ; ;
o une extrémité avant 2c ;
[0022] Dans les modes de réalisation préférés illustrés et décrits ci-après, la crémaillère
présente :
o une première denture 3 à dents inclinées vers l'arrière 3a agencée sur le bord supérieur
2a ;
o une seconde denture 4 à dents inclinées vers l'arrière 4a agencée sur le bord inférieur
2b.
[0023] Un levier 5 est destiné à être monté pivotant dans le corps creux 101, entre une
position de serrage maximal P
SM et une position d'initialisation P
DEV.
[0024] La position de serrage maximal P
SM signifie que le levier est pivoté au maximum pour faire avancer la crémaillère d'un
cran, et la position d'initialisation P
DEV, signifie que le levier est pivoté vers cette position pour repositionner la crémaillère
en position initiale P
i.
[0025] Le levier comporte une extrémité supérieure creuse 5a recevant un ressort de torsion
6 en appui contre ladite extrémité supérieure creuse 5a du levier et en appui contre
un cliquet 7 dit « de poussé » également destiné à être monté pivotant dans le corps
creux 101, en avant de l'extrémité supérieure creuse 5a du levier de manière à ce
qu'une traverse 7a équipant le cliquet soit engagée entre les dents 3a de la première
denture 3.
[0026] Ainsi, lorsque le levier est pivoté selon la flèche F2, vers la position de serrage
maximale P
SM, il pousse le cliquet 7 selon la flèche F3 (voir figure 2) par l'intermédiaire du
ressort de torsion 6. La traverse 7a étant en prise avec une dent inclinée vers l'arrière,
elle pousse la crémaillère dans le sens de la flèche F1.
[0027] Le mécanisme comporte également un cliquet 8 dit « de verrouillage », destiné à être
monté pivotant dans le corps creux 101, et muni d'une traverse 8a engagée entre les
dents 4a de la deuxième denture 4, un ressort de compression 9 étant agencé en appui
contre le cliquet de verrouillage 8 et en appui contre une butée 2d située à une extrémité
arrière 2e de la crémaillère 2.
[0028] Ainsi, lorsque le levier est pivoté selon la flèche F2, et que la crémaillère est
poussée vers l'avant (flèche F1), la traverse 8a glisse le long d'une dent 4a de la
deuxième denture. Dès que la traverse 8a dépasse l'extrémité de la dent, le ressort
de compression 9 contraint la traverse 8a à se bloquer derrière la dent, de sorte
la crémaillère est verrouillée dans cette position.
[0029] Le ressort de torsion a une fonction de rappel du levier pivotant depuis la position
de serrage maximale P
M vers une position de serrage nul P
S0, ou position de repos, située entre la position de serrage maximale P
M et la position d'initialisation P
DEV. Pendant ce retour du levier en position de serrage nul, la crémaillère est verrouillée.
[0030] Cran après cran, la crémaillère est avancée par serrages successifs du pivot.
[0031] En position finale P
F (par exemple lorsque le sertissage est obtenu), il est nécessaire de libérer la crémaillère.
[0032] Pour cela, l'utilisateur pivote le levier dans le sens de la flèche F6 (voir figure
4) vers la position d'initialisation.
[0033] Le cliquet de verrouillage 8 présente, en outre :
- une surface de contact 8b avec le cliquet de poussée 7 ; et
- une surface de contact 8c avec l'extrémité supérieure creuse 5a du levier pivotant
5.
[0034] Ces surfaces de contact 8b, 8c sont agencées pour provoquer le dégagement de la traverse
8a du cliquet de verrouillage 8 en même temps que la traverse 7a du cliquet de poussée
7 lorsque le levier pivotant 5 est pivoté en position d'initialisation P
DEV (flèche F6). En effet, lorsque le levier est pivoté dans le sens de la flèche F6,
l'extrémité supérieure creuse 5a du levier pivotant 5 entre en contact avec la surface
8c et fait pivoter le cliquet de verrouillage 8 dans le sens de la flèche F4. La surface
8b du cliquet de verrouillage de contact entre alors en contact avec le cliquet de
poussée 7 et le fait pivoter dans le sens de la flèche F5.
[0035] Les traverses des cliquets sont alors forcées de sortir des dentures, libérant ainsi
la crémaillère. Le ressort de compression 9 se détend alors et repositionne la crémaillère
en position initiale.
[0036] Ainsi, outre sa fonction de contrainte de la traverse 8a, le ressort de compression
a également une double fonction de rappel :
- une première fonction de rappel de la crémaillère depuis la position finale PF (par exemple lorsque le sertissage est obtenu), vers sa position initiale Pi ; et
- une deuxième fonction de rappel du levier depuis la position d'initialisation PDEV (par exemple la position de commande du dévêtissage pour une pince à sertir) vers
la position de serrage nul PS0, ou position de repos.
[0037] Les figures 2 à 4 illustrent une pince à sertir 100 selon l'invention.
[0038] Cette pince comprend :
- un corps creux 101 présentant une extrémité arrière 101a et une extrémité avant 101b
;
- une poignée fixe 102 solidaire du corps creux 101 ;
- une crémaillère 103 montée coulissante dans le corps creux 101 entre une position
initiale Pi et une position de sertissage PF (voir figure 4),.
[0039] La crémaillère présente :
o une première denture 104 à dents inclinées vers l'arrière 104a agencée sur un bord
supérieur 103a ;
o une seconde denture 105 à dents inclinées vers l'arrière 105a agencée sur un bord
inférieur 103b ;
o une extrémité avant 103c munie d'un poinçon 106.
[0040] Une poignée 107, faisant levier, est montée pivotante dans le corps creux 101 entre
une position de serrage maximal P
SM (illustrée en pointillée sur la figure 2) et une position de dévêtissage P
DEV (illustrée en figure 4).
[0041] La poignée pivotante 107 est montée en avant de la poignée fixe 102, c'est-à-dire
que la poignée 107 est située entre la poignée fixe et l'extrémité avant 101b du corps
creux. Autrement dit, en utilisation, un pivotement de la poignée pivotante 107 vers
la position de serrage maximal P
SM génère une avancée du poinçon vers l'extrémité avant 101b du corps creux 101.
[0042] Cet agencement permet à l'utilisateur d'appliquer une force optimale puisque ses
doigts, mobiles, sont en contact avec la poignée pivotante 107, alors que sa paume,
immobile, reçoit la poignée fixe 102.
[0043] La poignée mobile 107 comporte une extrémité supérieure creuse 107a recevant un ressort
de torsion 108 en appui contre ladite extrémité supérieure creuse 107a et en appui
contre un cliquet 109 dit « de poussé » monté pivotant dans le corps creux 101, en
avant de l'extrémité supérieure creuse 107a, et muni d'une traverse 109a engagée entre
les dents 104a de la première denture 104.
[0044] Un cliquet 110 dit « de verrouillage » est également monté pivotant dans le corps
creux 101 et il est muni d'une traverse 110a engagée entre les dents 105a de la deuxième
denture 105. Un ressort de compression 111 est agencé en appui contre le cliquet de
verrouillage 110 et en appui contre une butée 103d située à une extrémité arrière
103e de la crémaillère 103.
[0045] L'extrémité avant 103c et l'extrémité arrière 103e de la crémaillère 103 sont munies
chacune d'au moins un ergot de guidage 112-113 engagés chacun dans une lumière oblongue
114-115 ménagée à l'avant et à l'arrière du corps creux 101, de telle sorte que la
crémaillère 103 est montée coulissante dans le corps creux par un double guidage.
Avantageusement, les ergots sont en prise chacun avec deux lumières oblongues parallèles,
situées de part et d'autre de la crémaillère dans le corps creux. Ceci améliore la
qualité de la poussée et donc du sertissage car le poinçon est guidé de chaque côté,
en avant et en arrière.
[0046] Comme les pinces à sertir classiques, l'extrémité avant 101b du corps creux 101 présente
un crochet de sertissage 120 muni d'une extrémité de sertissage 121 destinée à être
positionnée en appui derrière les tôles à sertir.
[0047] Selon un mode de réalisation avantageux de l'invention, l'extrémité de sertissage
121 est située à une distance déterminée D de l'extrémité avant du poinçon 106 porté
par l'extrémité avant 103a de la crémaillère 103 en position initiale P
i, de telle sorte qu'en utilisation, le poinçon entre en contact avec une première
des deux tôles, à une position de contact Pc, lorsque la poignée montée pivotante
est dans une position de serrage intermédiaire P
SI1, P
SI2, P
SI3 comprise entre la position de serrage nul Pso et la position de serrage maximum P
SM.
[0048] Cette caractéristique de l'invention permet un sertissage beaucoup plus facile que
si le poinçon entrait en contact avec la tôle en fin de course ou en début de course
de la poignée pivotante.
[0049] En effet, la phase la plus critique du sertissage est le percement des tôles. Avant
ce percement, l'utilisateur n'applique que peu d'effort pour amener le poinçon en
contact avec la tôle. Après le percement, la résistance au sertissage est générée
uniquement par le frottement du poinçon contre les tôles. L'effort nécessaire durant
cette phase est plus important que pour amener le poinçon au contact des tôles, mais
moins important que l'effort nécessaire au perçage.
[0050] Même si l'utilisation d'une pince de sertissage selon l'invention facilite grandement
le sertissage, la Demanderesse s'est aperçue qu'en choisissant une distance D telle
que le contact entre le poinçon et la tôle se fait lorsque la poignée pivotante est
dans une position intermédiaire entre la position de serrage nul Pso et la position
de serrage maximum P
SM, le percement des tôles était facilité.
[0051] Ainsi, l'invention tire parti du fait que la puissance de serrage de l'utilisateur
est maximale lorsque sa main n'est ni en position d'extension maximum (la position
de la poignée pivotante étant alors la position de serrage nul P
S0), ni en position de serrage maximum (la position de la poignée pivotante étant alors
la position de serrage maximum P
SM).
[0052] De préférence, la position de serrage intermédiaire P
SI1, P
SI2, P
SI3 est comprise, par rapport à la position de serrage nul P
S0, entre 20% et 80% de la position de serrage maximum, de préférence entre 60% et 40%
de la position de serrage maximum, avantageusement à 50% de la position de serrage
maximum.
[0053] Une position de serrage intermédiaire à X% de la position de serrage maximum, signifie
que la poignée pivotante est à une distance angulaire de la position de serrage maximum
égale à X% de la distance angulaire qui sépare la position de serrage maximum de la
position de serrage nul.
[0054] La fatigue due à des sertissages répétés est donc diminuée.
[0055] Le corollaire est que des utilisateurs ayant une force physique moins développée
que des professionnels peuvent facilement réaliser des sertissages de rails.
[0056] Selon un autre aspect de l'invention, la longueur L1 des lumières oblongues 114-115
est choisie pour que les ergots de guidage 112-113 entrent en butée avec l'extrémité
avant 114a-115a des lumières oblongue 114-115 en fin de sertissage.
[0057] Ceci permet de s'assurer que le poinçon ne pourra pas continuer sa course, au risque
de détruire le sertissage. Ceci permet également à l'utilisateur d'effectuer les serrages
successifs de la poignée pivotante jusqu'à ce que les ergots de guidage 112-113 entrent
en butée avec l'extrémité avant 114a-115a des lumières oblongue sans crainte d'endommager
le sertissage.
[0058] Lorsque le sertissage est terminé, l'utilisateur n'a qu'à pivoter la poignée pivotante
vers la position de dévêtissage (voir figure 3).
[0059] A cette fin, le cliquet de verrouillage 110 présente, en outre :
- une surface de contact 110b avec le cliquet de poussée 109 ; et
- une surface de contact 110c avec l'extrémité supérieure creuse 107a de la poignée
pivotante 107.
Les surfaces de contact 110b, 110c sont agencées pour provoquer le dégagement de la
traverse 110a du cliquet de verrouillage 110 en même temps que la traverse 109a du
cliquet de poussée 109 lorsque la poignée pivotante est pivotée en position de dévêtissage.
[0060] Dans cette position, le ressort de compression 9 se détend et repositionne automatiquement
la crémaillère en position initiale Pi.
[0061] L'utilisateur n'a donc pas à fournir d'effort lors du dévêtissage, contrairement
aux pinces classiques qui obligent l'utilisateur à écarter les poignées pour sortir
le poinçon du sertissage.
[0062] Le ressort de compression 9 est donc choisi pour présenter une raideur suffisante
pour retirer le poinçon du sertissage (dévêtissage).
[0063] Le ressort de torsion 6, 108 est choisi pour présenter une raideur suffisante pour
permettre, après un serrage, le retour de la poignée pivotante vers la position de
serrage nul Pso. Alternativement, si le corps creux ne présente pas un volume intérieur
suffisant pour permettre l'utilisation d'un ressort de torsion 6, 108 suffisamment
raide, un troisième ressort peut être ajouté entre la poignée pivotante et la poignée
fixe pour rappeler la poignée mobile vers la position de serrage nul Pso.
[0064] Avec la pince de sertissage selon l'invention, le procédé de sertissage comprend
:
- a) La fourniture de deux tôles devant être serties l'une sur l'autre ;
- b) Le positionnement des deux tôles dans une position de sertissage ;
- c) La fourniture d'une pince à sertir selon l'invention,
- d) Le positionnement de l'extrémité avant du corps creux derrière les tôles en référence
au sens de poussée de la crémaillère, ladite crémaillère étant dans une position initiale
Pi ;
- e) Le poussage pas-à-pas de la crémaillère vers les deux tôles par serrages successifs
de la poignée pivotante vers la poignée fixe, avec une force de serrage inférieure
à une force de serrage nécessaire au perçage des tôles par le poinçon, jusqu'à ce
que le poinçon soit dans une position de contact Pc avec une première des deux tôles
;
- f) L'application d'une force de serrage suffisante pour percer les deux tôles avec
le poinçon ;
- g) Le poussage pas-à-pas de la crémaillère au travers des deux tôles par serrages
successifs de la poignée pivotante vers la poignée fixe, avec une force de serrage
inférieure à une force de serrage nécessaire au perçage des tôles par le poinçon,
jusqu'à ce que le sertissage des deux tôles soit obtenu.
[0065] Ensuite, le procédé comprend une étape de dévêtissage consistant à pivoter la poignée
pivotante vers la position de dévêtissage de manière à libérer les traverses des cliquets
hors des dentures de la crémaillère, relâchant ainsi le ressort de compression qui
repositionne automatiquement la crémaillère en position initiale Pi.
[0066] De préférence, lors de l'étape e), la poignée pivotante est dans une position intermédiaire
P
SI1, P
SI2, P
SI3 entre la position de serrage nul Pso et la position de serrage maximum P
SM lorsque le poinçon est en position de contact Pc avec une première des deux tôles.
1. Pince (100) de sertissage pour sertir deux pièces entre elles, comprenant, en référence
à la position normale d'utilisation et au sens de poussé (F1) dans lesquels le poinçon
avance vers les pièces à sertir :
• un corps creux (101) présentant une extrémité arrière (101a) et une extrémité avant
(101b) ;
• une poignée fixe (102) solidaire du corps creux (101)
• une crémaillère (103) montée coulissante dans le corps creux (101) entre une position
initiale (Pi) et une position de sertissage (PF), et présentant :
∘ une première denture (104) à dents inclinées vers l'arrière (104a) agencée sur un
bord supérieur (103a) ;
∘ une seconde denture (105) à dents inclinées vers l'arrière (105a) agencée sur un
bord inférieur (103b) ;
∘ une extrémité avant (103c) munie d'un poinçon (106) ;
• une poignée (107), faisant levier, montée pivotante dans le corps creux (101) en
avant de la poignée fixe (102), entre une position de serrage maximal (PSM) et une
position de dévêtissage (PDEV), ladite poignée (107) comportant une extrémité supérieure
creuse (107a) recevant un ressort de torsion (108) en appui contre ladite extrémité
supérieure creuse (107a) et en appui contre un cliquet (109) dit « de poussé » monté
pivotant dans le corps creux (101), en avant de l'extrémité supérieure creuse (107a),
et muni d'une traverse (109a) engagée entre les dents (104a) de la première denture
(104) ;
• un cliquet (110) dit « de verrouillage » monté pivotant dans le corps creux (101)
et muni d'une traverse (110a) engagée entre les dents (105a) de la deuxième denture
(105), un ressort de compression (111) étant agencé en appui contre le cliquet de
verrouillage (110) et en appui contre une butée (103d) située à une extrémité arrière
(103e) de la crémaillère (103).
2. Pince de sertissage selon la revendication 1, dans laquelle l'extrémité avant (103c)
et l'extrémité arrière (103e) de la crémaillère (103) sont munies chacune d'au moins
un ergot de guidage (112-113) engagés chacun dans une lumière oblongue (114-115) ménagée
à l'avant et à l'arrière du corps creux (101), de telle sorte que la crémaillère (103)
est montée coulissante dans le corps creux par un double guidage.
3. Pince de sertissage selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, dans laquelle
l'extrémité avant (101b) du corps creux (101) présente un crochet de sertissage (120)
muni d'une extrémité de sertissage (121) destinée à être positionnée en appui derrière
les pièces à sertir, l'extrémité de sertissage (121) étant située à une distance déterminée
(D) du poinçon (106) porté par l'extrémité avant (103a) de la crémaillère (103) en
position initiale (Pi), de telle sorte qu'en utilisation, le poinçon entre en contact avec une première
des deux pièces à sertir, à une position de contact (Pc), lorsque la poignée montée
pivotante est dans une position de serrage intermédiaire (PSI1, PSI2, PSI3) comprise entre une position de serrage nul (Pso) et la position de serrage maximum
(PSM), la position de serrage nul (Pso) étant située entre la position de serrage maximal
(PSM) et la position de dévêtissage (PDEV).
4. Pince de sertissage selon la revendication 3, dans laquelle la position de serrage
intermédiaire (PSI1, PSI2, PSI3) est comprise, par rapport à la position de serrage nul (PS0), entre 20% et 80% de la position de serrage maximum, de préférence entre 60% et
40% de la position de serrage maximum, avantageusement à 50% de la position de serrage
maximum.
5. Pince de sertissage selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans laquelle
une longueur (L1) des lumières oblongues (114-115) est choisie pour que les ergots
de guidage (112-113) entrent en butée avec une extrémité avant (114a-115a) des lumières
oblongue (114-115) en fin de sertissage.
6. Pince de sertissage selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle
le cliquet de verrouillage (110) présente, en outre :
• une surface de contact (110b) avec le cliquet de poussée (109) ; et
• une surface de contact (110c) avec l'extrémité supérieure creuse (107a) de la poignée
pivotante (107),
lesdites surfaces de contact (110b, 110c) étant agencées pour provoquer le dégagement
de la traverse (110a) du cliquet de verrouillage (110) en même temps que la traverse
(109a) du cliquet de poussée (109) lorsque la poignée pivotante est pivotée en position
de dévêtissage.
7. Procédé de sertissage de deux pièces entre elles, tel que des tôles, comprenant :
a) La fourniture des deux pièces
b) Le positionnement des deux pièces dans une position de sertissage ;
c) La fourniture d'une pince à sertir selon l'une quelconque des revendications 1
à 6,
d) Le positionnement de l'extrémité avant du corps creux derrière les pièces en référence
au sens de poussée de la crémaillère, ladite crémaillère étant dans une position initiale
(Pi) ;
e) Le poussage pas-à-pas de la crémaillère vers les deux pièces par serrages successifs
de la poignée pivotante vers la poignée fixe, avec une force de serrage inférieure
à une force de serrage nécessaire au perçage des pièces par le poinçon, jusqu'à ce
que le poinçon soit dans une position de contact (Pc) avec une première des deux pièces
;
f) L'application d'une force de serrage suffisante pour percer les deux pièces avec
le poinçon ;
g) Le poussage pas-à-pas de la crémaillère au travers des deux pièces par serrages
successifs de la poignée pivotante vers la poignée fixe, avec une force de serrage
inférieure à une force de serrage nécessaire au perçage des pièces par le poinçon,
jusqu'à ce que le sertissage des deux pièces soit obtenu.
8. Procédé de sertissage selon la revendication précédente lorsqu'elle met en oeuvre
une pince selon la revendication 3, dans lequel, lors de l'étape e), la poignée pivotante
est dans une position intermédiaire (PSI1, PSI2, PSI3) entre la position de serrage nul (Pso) et la position de serrage maximum (PSM) lorsque le poinçon est en position de contact (Pc) avec une première des deux pièces.
1. Crimpzange (100) zum Verbinden von zwei Teilen miteinander durch Crimpen, welche,
bezogen auf die normale Gebrauchsposition und auf die Schubrichtung (F1), in welcher
sich der Stempel in Richtung der durch Crimpen zu verbindenden Teile vorwärts bewegt,
umfasst:
• einen Hohlkörper (101), der ein hinteres Ende (101a) und ein vorderes Ende (101b)
aufweist;
• einen ortsfesten Griff (102), der mit dem Hohlkörper (101) fest verbunden ist;
• eine Zahnstange (103), die in dem Hohlkörper (101) zwischen einer Ausgangsposition
(Pi) und einer Crimpposition (PF) verschiebbar gelagert ist und aufweist:
o eine erste Zahnung (104) mit nach hinten geneigten Zähnen (104a), die an einem oberen
Rand (103a) angeordnet ist;
o eine zweite Zahnung (105) mit nach hinten geneigten Zähnen (105a), die an einem
unteren Rand (103b) angeordnet ist;
o ein vorderes Ende (103c), das mit einem Stempel (106) ausgestattet ist;
• einen als Hebel dienenden Griff (107), der in dem Hohlkörper (101) vor dem ortsfesten
Griff (102) schwenkbar zwischen einer Position maximaler Pressung (PSM) und einer
Abstreifposition (PDEV) gelagert ist, wobei der Griff (107) ein hohles oberes Ende
(107a) aufweist, das eine Torsionsfeder (108) aufnimmt, die sich an dem hohlen oberen
Ende (107a) abstützt und sich an einer "Schubklinke" genannten Klinke (109) abstützt,
die in dem Hohlkörper (101) vor dem hohlen oberen Ende (107a) schwenkbar gelagert
ist und mit einer Querstrebe (109a) versehen ist, die zwischen den Zähnen (104a) der
ersten Zahnung (104) eingeführt ist;
• eine "Verriegelungsklinke" genannte Klinke (110), die in dem Hohlkörper (101) schwenkbar
gelagert ist und mit einer Querstrebe (110a) versehen ist, die zwischen den Zähnen
(105a) der zweiten Zahnung (105) eingeführt ist, wobei eine Druckfeder (111) so angeordnet
ist, dass sie sich an der Verriegelungsklinke (110) abstützt und sich an einem Widerlager
(103d) abstützt, das sich an einem hinteren Ende (103e) der Zahnstange (103) befindet.
2. Crimpzange nach Anspruch 1, wobei das vordere Ende (103c) und das hintere Ende (103e)
der Zahnstange (103) jeweils mit mindestens einer Führungsnase (112-113) ausgestattet
sind, die jeweils in ein Langloch (114-115) eingreift, das vorn bzw. hinten am Hohlkörper
(101) ausgebildet ist, so dass die Zahnstange (103) durch eine doppelte Führung verschiebbar
in dem Hohlkörper gelagert ist.
3. Crimpzange nach einem der Ansprüche 1 oder 2, wobei das vordere Ende (101b) des Hohlkörpers
(101) einen Crimphaken (120) aufweist, der mit einem Crimpende (121) ausgestattet
ist, das dazu bestimmt ist, zur Abstützung hinter den zu crimpenden Teilen positioniert
zu werden, wobei sich das Crimpende (121) in der Ausgangsposition (Pi) in einem bestimmten Abstand (D) von dem Stempel (106) befindet, der vom vorderen
Ende (103c) der Zahnstange (103) getragen wird, so dass im Gebrauch der Stempel mit
einem ersten der zwei zu crimpenden Teile in einer Kontaktposition (PC) in Kontakt kommt, wenn sich der schwenkbar gelagerte Griff in einer Position teilweiser
Pressung (PSI1, PSI2, PSI3) befindet, die zwischen einer Position der Pressung null (PSO) und der Position maximaler Pressung (PSM) liegt, wobei sich die Position der Pressung null (PSO) zwischen der Position maximaler Pressung (PSM) und der Abstreifposition (PDEV) befindet.
4. Crimpzange nach Anspruch 3, wobei die Position teilweiser Pressung (PSI1, PSI2, PSI3), bezogen auf die Position der Pressung null (PSO), zwischen 20 % und 80 % der Position maximaler Pressung liegt, vorzugsweise zwischen
60 % und 40 % der Position maximaler Pressung, vorteilhafterweise bei 50 % der Position
maximaler Pressung.
5. Crimpzange nach einem der Ansprüche 1 bis 4, wobei eine Länge (L1) der Langlöcher
(114-115) so gewählt ist, dass die Führungsnasen (112-113) am Ende des Crimpvorgangs
an einem vorderen Ende (114a-115a) der Langlöcher (114-115) zur Anlage kommen.
6. Crimpzange nach einem der Ansprüche 1 bis 5, wobei die Verriegelungsklinke (110) außerdem
aufweist:
• eine Kontaktfläche (110b) mit der Schubklinke (109); und
• eine Kontaktfläche (110c) mit dem hohlen oberen Ende (107a) des schwenkbaren Griffs
(107),
wobei die Kontaktflächen (110b, 110c) dafür ausgelegt sind, das Ausrasten der Querstrebe
(110a) der Verriegelungsklinke (110) und gleichzeitig der Querstrebe (109a) der Schubklinke
(109) hervorzurufen, wenn der schwenkbare Griff in die Abstreifposition geschwenkt
wird.
7. Verfahren zum Verbinden von zwei Teilen, wie etwa Blechen, miteinander durch Crimpen,
welches umfasst:
a) die Bereitstellung der zwei Teile;
b) die Positionierung der zwei Teile in einer Crimpposition;
c) die Bereitstellung einer Crimpzange nach einem der Ansprüche 1 bis 6;
d) die Positionierung des vorderen Endes des Hohlkörpers hinter den Teilen, bezogen
auf die Schubrichtung der Zahnstange, während sich die Zahnstange in einer Ausgangsposition
(Pi) befindet;
e) das schrittweise Schieben der Zahnstange in Richtung der zwei Teile durch aufeinander
folgende Schritte des Pressens des schwenkbaren Griffs in Richtung des ortsfesten
Griffs mit einer Presskraft, die kleiner als eine zum Durchbohren der Teile mit dem
Stempel erforderliche Presskraft ist, bis sich der Stempel in einer Kontaktposition
(PC) mit einem ersten der zwei Teile befindet;
f) die Ausübung einer Presskraft, die ausreichend ist, um die zwei Teile mit dem Stempel
zu durchbohren;
g) das schrittweise Schieben der Zahnstange durch die zwei Teile hindurch durch aufeinander
folgende Schritte des Pressens des schwenkbaren Griffs in Richtung des ortsfesten
Griffs mit einer Presskraft, die kleiner als eine zum Durchbohren der Teile mit dem
Stempel erforderliche Presskraft ist, bis das Crimpen der zwei Teile erreicht worden
ist.
8. Verfahren zum Crimpen nach dem vorhergehenden Anspruch, wenn dabei eine Zange nach
Anspruch 3 eingesetzt wird, wobei sich im Schritt e) der schwenkbare Griff in einer
Zwischenposition (PSI1, PSI2, PSI3) zwischen der Position der Pressung null (PSO) und der Position maximaler Pressung (PSM) befindet, wenn sich der Stempel in einer Kontaktposition (PC) mit einem ersten der zwei Teile befindet.
1. Clinching pliers (100) for clinching two parts together, comprising, with reference
to the normal position of use and to the direction of driving (F1) in which the punch
advances towards the parts that are to be clinched together:
• a hollow body (101) having a rear end (101a) and a front end (101b);
• a fixed handle (102) secured to the hollow body (101)
• a rack (103) mounted with the ability to slide in the hollow body (101) between
an initial position (Pi) and a clinched position (PF), and having:
o a first toothset (104) with teeth inclined towards the rear (104a) and which is
arranged on an upper edge (103a);
o a second toothset (105) with teeth inclined towards the rear (105a) and which is
arranged on a lower edge (103b);
o a front end (103c) equipped with a punch (106) ;
• a handle (107), acting as a lever, mounted with the ability to pivot in the hollow
body (101) in front of the fixed handle (102), between a maximum-clamping position
(PSM) and a stripping position (PDEV), said handle (107) comprising a hollow upper
end (107a) that accepts a torsion spring (108) pressing against said hollow upper
end (107a) and pressing against a pawl (109) referred to as "driving" pawl, mounted
with the ability to pivot in the hollow body (101), in front of the hollow upper end
(107a), and equipped with a crosspiece (109a) engaged between the teeth (104a) of
the first toothset (104);
• a pawl (110) referred to as a "locking" pawl, mounted with the ability to pivot
in the hollow body (101) and equipped with a crosspiece (110a) engaged between the
teeth (105a) of the second toothset (105), a compression spring (111) being arranged
pressing against the locking pawl (110) and pressing against an end stop (103d) situated
at a rear end (103e) of the rack (103).
2. Clinching pliers according to Claim 1, wherein the front end (103c) and the rear end
(103e) of the rack (103) are each equipped with at least one guide peg (112-113) these
each being engaged in an oblong slot (114-115) formed at the front and at the rear
of the hollow body (101) so that the rack (103) is mounted with the ability to slide
in the hollow body with dual guidance.
3. Clinching pliers according to either one of Claims 1 and 2, wherein the front end
(101b) of the hollow body (101) has a clinching hook (120) equipped with a clinching
end (121) that is intended to be positioned pressing on the reverse side of the parts
that are to be clinched together, the clinching end (121) being situated at a determined
distance (D) from the punch (106) borne by the front end (103a) of the rack (103)
in the initial position (Pi) so that in use, the punch comes into contact with a first of the two parts that
are to be clinched together, in a contact position (Pc), when the pivot-mounted handle
is in an intermediate-clamping position (PSI1, PSI2, PSI3) comprised between a zero-clamping position (PSO) and the maximum-clamping position (PSM), the zero-clamping position (PSO) being situated between the maximum-clamping position (PSM) and the stripping position (PDEV).
4. Clinching pliers according to Claim 3, wherein the intermediate-clamping position
(PSI1, PSI2, PSI3) is comprised, with respect to the zero-clamping position (PSO), between 20% and 80% of the maximum-clamping position, preferably between 60% and
40% of the maximum-clamping position, advantageously at 50% of the maximum-clamping
position.
5. Clinching pliers according to any one of Claims 1 to 4, wherein a length (L1) of the
oblong slots (114-115) is chosen so that the guide pegs (112-113) come into abutment
with a front end (114a-115a) of the oblong slots (114-115) at the end of the clinching
operation.
6. Clinching pliers according to any one of Claims 1 to 5, wherein the locking pawl (110)
also has:
• a contact surface (110b) for contact with the driving pawl (109); and
• a contact surface (110c) for contact with the hollow upper end (107a) of the pivoting
handle (107),
said contact surfaces (110b, 110c) being arranged in such a way as to bring about
disengagement of the crosspiece (110a) of the locking pawl (110) at the same time
as the crosspiece (109a) of the driving pawl (109) when the pivoting handle is pivoted
into the stripping position.
7. Method for clinching together two parts such as metal sheets, comprising:
a) supplying the two parts
b) positioning the two parts in a clinching position;
c) supplying clinching pliers according to any one of Claims 1 to 6,
d) positioning the front end of the hollow body behind the parts with reference to
the direction of driving of the rack, said rack being in an initial position (Pi);
e) stepwise driving of the rack towards the two parts by successive clamping of the
pivoting handle towards the fixed handle, with a clamping force that is less than
a clamping force needed to pierce the parts using the punch, until such time as the
punch is in a contact position (Pc) in contact with a first of the two parts;
f) applying enough clamping force to pierce the two parts using the punch;
g) stepwise driving of the rack through the two parts through successive clampings
of the pivoting handle towards the fixed handle with a clamping force lower than a
clamping force needed to pierce the parts using the punch, until such time as the
two parts have been clinched together.
8. Clinching method according to the preceding claim when it implements pliers according
to Claim 3, wherein, during step e), the pivoting handle is in an intermediate position
(PSI1, PSI2, PSI3) somewhere between the zero-clamping position (PSO) and the maximum-clamping position (PSM) when the punch is in a contact position (PC) in contact with a first of the two parts.