[0001] La présente invention est relative aux fours à chambres dits à "feu(x) tournant(s)",
pour la cuisson de bloc carbonés, plus particulièrement d'anodes et de cathodes en
carbone destinées à la production par électrolyse de l'aluminium. Elle a plus particulièrement
pour objet une méthode et un dispositif d'optimisation du contrôle et de la sécurité
de la combustion dans des lignes de cloisons d'un tel four à chambres.
[0002] Des fours à feu(x) tournant(s) pour cuire des anodes sont décrits notamment dans
la demande de brevet
WO2011027042 à laquelle on se reportera pour plus de précisions à leur sujet.
[0003] On rappelle cependant partiellement leur structure et leur fonctionnement, en référence
aux figures 1, 2 et 3 ci-après, représentant respectivement une vue schématisée en
plan de la structure d'un four à feu(x) tournant(s) et chambres ouvertes, à deux feux
dans cet exemple, pour la figure 1, une vue partielle en perspective et coupe transversale
avec arrachement représentant la structure interne d'un tel four, pour la figure 2
et une vue schématisée en coupe longitudinale le long d'une travée pour la figure
3.
[0004] Le four à cuire (FAC) 1 comprend deux cuvelages ou travées 1a et 1b parallèles, s'étendant
selon l'axe longitudinal XX sur la longueur du four 1 et comportant chacun(e) une
succession de chambres 2 transversales (perpendiculaires à l'axe XX), séparées les
unes des autres par des murs transversaux 3. Chaque chambre 2 est constituée, dans
sa longueur, c'est-à-dire dans la direction transversale du four 1, par la juxtaposition,
en alternance, d'alvéoles 4, ouverts à leur partie supérieure, pour permettre le chargement
des blocs carbonés à cuire et le déchargement des blocs cuits refroidis, et dans lesquels
sont empilés les blocs carbonés 5 à cuire noyés dans une poussière carbonée, et des
cloisons chauffantes creuses 6, à parois minces, généralement maintenues espacées
par des entretoises 6a transversales. Les cloisons creuses 6 d'une chambre 2 sont
dans le prolongement longitudinal (parallèle au grand axe XX du four 1) des cloisons
creuses 6 des autres chambres 2 de la même travée 1a ou 1b, et les cloisons creuses
6 sont en communication les unes avec les autres par des lucarnes 7 à la partie supérieure
de leurs parois longitudinales, en regard de passages longitudinaux ménagés à ce niveau
dans les murs transversaux 3, de sorte que les cloisons creuses 6 forment des lignes
de cloisons longitudinales, disposées parallèlement au grand axe XX du four et dans
lesquelles vont circuler des fluides gazeux (air comburant, gaz combustibles et gaz
et fumées de combustion) permettant d'assurer la préchauffe et la cuisson des anodes
5, puis leur refroidissement. Les cloisons creuses 6 comportent, en outre, des chicanes
8, pour allonger et répartir plus uniformément le trajet des gaz ou fumées de combustion
et ces cloisons creuses 6 sont munies, à leur partie supérieure, d'ouvertures 9, dites
« ouvreaux », obturables par des couvercles amovibles et ménagées dans un bloc de
couronnement du four 1. Les deux travées 1a et 1b du four 1 sont mises en communication
à leurs extrémités longitudinales par des carneaux de virage 10, qui permettent de
transférer les fluides gazeux d'une extrémité de chaque ligne de cloisons creuses
6 d'une travée 1a ou 1b à l'extrémité de la ligne de cloisons creuses 6 correspondante
sur l'autre travée 1b ou 1a, de sorte à former des boucles sensiblement rectangulaires
de lignes de cloisons creuses 6.
[0005] Le principe d'exploitation des fours à feu(x) tournant(s), également dénommés fours
« à avancement de feu(x) », consiste à amener un front de flammes à se déplacer d'une
chambre 2 à une autre qui lui est adjacente au cours d'un cycle, chaque chambre 2
subissant successivement des stades de préchauffage, chauffage forcé, plein feu, puis
refroidissement (naturel puis forcé).
[0006] La cuisson des anodes 5 est réalisée par un ou plusieurs feux ou groupes de feux
(deux groupes de feux étant représentés sur la figure 1, dans une position dans laquelle
l'un s'étend, dans cet exemple, sur treize chambres 2 de la travée 1a et l'autre sur
treize chambres 2 de la travée 1b) qui se déplacent cycliquement de chambre 2 en chambre
2.
[0007] Chaque feu ou groupe de feux est composé de cinq zones successives A à E, qui sont,
comme représenté sur la figure 1 pour le feu de la travée 1b, disposées successivement
de l'aval vers l'amont par rapport au sens d'écoulement des fluides gazeux dans les
lignes de cloisons creuses 6, et dans le sens contraire aux déplacements cycliques
de chambre en chambre :
- A) Une zone de préchauffage comportant, en se reportant au feu de la travée 1a, et
en tenant compte du sens de rotation des feux indiqué par la flèche au niveau du carneau
de virage 10 à l'extrémité du four 1 en haut sur la figure 1 :
- une rampe d'aspiration 11 équipée, pour chaque cloison creuse 6 de la chambre 2 au-dessus
de laquelle cette rampe d'aspiration s'étend, d'un système de mesure et de réglage
du débit des gaz et fumées de combustion par ligne de cloisons creuses 6, ce système
pouvant comprendre, dans chaque pipe d'aspiration 11a qui est solidaire de la rampe
d'aspiration 11 et débouchant dans cette dernière, d'une part, et, d'autre part, engagée
dans l'ouverture 9 de l'une respectivement des cloisons creuses 6 de cette chambre
2, un volet d'obturation réglable pivoté par un actionneur de volet, pour le réglage
du débit, ainsi qu'un débitmètre 12 mesurant le débit Q0 d'aspiration des fumées,
légèrement en amont, dans la pipe 11a correspondante, un capteur de température 13
de mesure de la température T0 d'aspiration des fumées de combustion à l'aspiration,
et un capteur de pression (non représenté) de mesure de la pression P0 d'aspiration
dans la pipe 11a correspondante, et
- une rampe de mesure de préchauffage 15, sensiblement parallèle à la rampe d'aspiration
11 en amont de cette dernière, généralement, au-dessus de la même chambre 2, et équipée
de capteurs de température (thermocouples) et de capteurs de pression pour mesurer
la pression statique P1 de préchauffage et la température T1 de préchauffage régnant
dans chacune des cloisons creuses 6 de cette chambre 2 afin de pouvoir afficher et
régler cette pression P1 et cette température T1 de la zone de préchauffage;
- B) Une zone de chauffage comportant :
- plusieurs rampes de chauffage identiques 16, deux ou, de préférence, trois, comme
représenté sur la figure 1 et la figure 3, ou davantage selon la durée de cycle ;
chacune équipée de brûleurs ou d'injecteurs de combustible (liquide ou gazeux) et
de capteurs de température (thermocouples), chacune des rampes 16 s'étendant au-dessus
de l'une des chambres respectivement d'un nombre correspondant de chambres 2 adjacentes,
de sorte que les injecteurs de chaque rampe de chauffage 16 sont engagés dans les
ouvertures 9 des cloisons creuses 6 pour y injecter le combustible ;
- C) Une zone de soufflage ou de refroidissement naturel comportant :
- une rampe dite de « point zéro » 17, s'étendant au-dessus de la chambre 2 immédiatement
en amont de celle en dessous de la rampe de chauffage 16 la plus en amont, et équipée
de capteurs de pression pour mesurer la pression régnant dans chacune des cloisons
creuses 6 de cette chambre 2, afin de pouvoir régler cette pression, et
- une rampe de soufflage 18, équipée de moto ventilateurs munis d'un dispositif permettant
le régalage du débit d'air ambiant insufflé dans chacune des cloisons creuses 6 d'une
chambre 2 en amont de celle située sous la rampe de point zéro 17, de sorte que les
débits d'air ambiant insufflés dans ces cloisons creuses 6 peuvent être régulés de
sorte à obtenir une pression voulue (légère surpression ou légère dépression) au niveau
de la rampe de point zéro 17 ;
- D) Une zone de refroidissement forcé, qui s'étend sur trois chambres 2 en amont de
la rampe de soufflage 18, et qui comporte, dans cet exemple, deux rampes de refroidissement
19 parallèles, chacune équipée de moto ventilateurs et de pipes de soufflage insufflant
de l'air ambiant dans les cloisons creuses 6 de la chambre 2 correspondante ; et
- E) Une zone de travail, s'étendant en amont des rampes de refroidissement 19 et permettant
l'enfournement et le défournement des anodes 5, et l'entretien des chambres 2.
[0008] En amont des rampes de chauffage 16, la rampe de soufflage 18 et la ou les rampe(s)
de refroidissement forcé 19 comportent des pipes d'insufflation d'air de combustion
alimentées par des moto ventilateurs, ces pipes étant connectées, via les ouvertures
9, aux cloisons creuses 6 des chambres 2 concernées. En aval des rampes de chauffage
16, on dispose de la rampe d'aspiration 11 pour extraire les gaz et fumées de combustion,
désignés dans leur ensemble par les termes « fumées de combustion », qui circulent
dans les lignes de cloisons creuses 6.
[0009] Le chauffage et la cuisson des anodes 5 sont assurés à la fois par la combustion
du combustible (gazeux ou liquide) injecté, de manière contrôlée, par les rampes de
chauffage 16, et, dans une mesure sensiblement égale, par la combustion de matières
volatiles (telles que des hydrocarbures aromatiques polycycliques) du brai diffusées
par les anodes 5 dans les alvéoles 4 des chambres 2 en zones de préchauffage et chauffage,
ces matières volatiles, en grande partie combustible, diffusées dans les alvéoles
4 pouvant s'écouler dans les deux cloisons creuses 6 adjacentes par des passages ménagés
dans ces cloisons, pour s'enflammer dans ces deux cloisons, grâce à de l'air comburant
résiduel présent, à ce niveau, parmi les fumées de combustion dans ces cloisons creuses
6.
[0010] Ainsi, la circulation de l'air et des fumées de combustion s'effectue le long des
lignes de cloisons creuses 6, et une dépression, imposée en aval de la zone de chauffage
B par la rampe d'aspiration 11 à l'extrémité aval de la zone de préchauffage A, permet
de contrôler le débit des fumées de combustion à l'intérieur des cloisons creuses
6, tandis que l'air provenant des zones de refroidissement C et D, grâce aux rampes
de refroidissement 19 et surtout à la rampe de soufflage 18, est préchauffé dans les
cloisons creuses 6, en refroidissant les anodes 5 cuites dans les alvéoles 4 adjacents,
au cours de son trajet et sert de comburant lorsqu'il parvient dans la zone de chauffage
B.
[0011] Au fur et à mesure que la cuisson des anodes 5 se produit, on fait avancer cycliquement
(par exemples toutes les 24 heures environ) d'une chambre 2 l'ensemble des rampes
11, 15, 17, 18 et les équipements et appareillages de mesures et d'enregistrement
associés. Pour les rampes de chauffage 16 et les rampes de refroidissement 19, seule
la rampe la plus en amont est déplacée et mise devant les autres, chaque chambre 2
assurant ainsi, successivement, en amont de la zone de préchauffage A, une fonction
de chargement des blocs carbonés crus 5, puis, dans la zone de préchauffage A, une
fonction de préchauffage naturel par les fumées de combustion du combustible et des
vapeurs de brai qui quittent les alvéoles 4 en pénétrant dans les cloisons creuses
6, compte tenu de la dépression dans les cloisons creuses 6 des chambres 2 en zone
de préchauffage A, puis, dans la zone de chauffage B ou de cuisson, une fonction de
chauffage des blocs 5 à environ 1100°C, et enfin, dans les zones de refroidissement
C et D, une fonction de refroidissement des blocs cuits 5 par l'air ambiant et, corrélativement,
de préchauffage de cet air constituant le comburant du four 1, la zone de refroidissement
forcé D étant suivie, dans le sens opposé au sens d'avancement du feu et de circulation
des fumées de combustion, d'une zone E de déchargement des blocs carbonés 5 refroidis,
puis éventuellement de chargement des blocs carbonés crus dans les alvéoles 4.
[0012] Les fumées de combustion extraites des feux par les rampes d'aspiration 11 sont collectées
dans un conduit des fumées 20, par exemple un conduit cylindrique partiellement représenté
sur la figure 2, avec un carneau des fumées 21 pouvant avoir une forme en plan en
U (voir en pointillés sur la figure 1) ou pouvant faire le tour du four, et dont la
sortie 22 dirige les fumées de combustion aspirées et collectées vers un centre de
traitement des fumées (CTF) non représenté car ne faisant pas partie de l'invention.
[0013] Le procédé de régulation du FAC 1 comprend essentiellement la régulation en température
et/ou en pression des zones de préchauffage A, chauffage B et soufflage ou refroidissement
naturel C du four 1 en fonction de lois de consignes prédéfinies.
[0014] La régulation du FAC 1 tient compte d'une multitude de paramètres afin de respecter
les bilans des transferts thermiques dans les cloisons. En effet, la cuisson des blocs
carbonés doit respecter notamment une courbe de montée et de descente en température
de cuisson entre la zone de préchauffage et la zone de travail, pour que la matière
subisse les transformations adéquates et qu'au final les anodes obtenues présentent
les caractéristiques mécaniques et électriques requises. La pression régnant dans
les cloisons 6 creuses doit également rester, pour chaque cloison 6, sensiblement
constante, ou au moins dans une plage de pression définie, tout au long d'un cycle.
[0015] Les paramètres à considérer sont nombreux, et un procédé de régulation de régulation
du FLAC 1 doit permettre d'influer sur l'un ou l'autre des paramètres en fonction
des mesures et garder un fonctionnement optimal du FAC 1.
[0016] La figure 3 illustre de manière schématique l'organisation du contrôle d'un FAC 1
selon l'état de la technique.
[0017] Une unité 23 centrale de contrôle permet de centraliser toutes les données fournies
par les mesures, pour rendre compte du fonctionnement global du FAC 1.
[0018] Par exemple, les injecteurs des rampes de chauffage 16 sont régulés en fonction de
la température dans les cloisons 6 de la zone de chauffage B. Plus précisément, des
capteurs de température dans les cloisons 6 de la zone de chauffage B permettent de
réguler en température chacune des rampes de chauffage 16, l'injection de combustible
étant régulée notamment pour que la température dans les cloisons 6 dans la zone de
chauffage B suive une courbe de montée en température prédéterminée. Sur la figure
3, le nombre de rampes de chauffage 16 est de trois, les rampes étant référencées
HR1, HR2 et HR3, la température de la cloison associée à chaque rampe étant notée
respectivement T4, T5 et T6. Chaque rampe de chauffage 16 est associée à un contrôleur
24 de type PID, eux-mêmes reliés à l'unité 23 centrale de contrôle. Les contrôleurs
24 récupèrent les mesures de température T4, T5 et T6 pour réguler les injecteurs.
[0019] De plus, la proportion d'air / combustible doit s'approcher au possible des proportions
stoechiométriques, pour assurer la combustion aussi bien avec le combustible injecté
par les rampes d'injection qu'avec les matières volatiles diffusées par la cuisson
des blocs carbonés dans la zone de préchauffage A.
[0020] La pression régnant dans les cloisons 6 de chaque chambre 2 du FAC 1 doit également
respecter une consigne. Par exemple, il est souhaitable de conserver, pour chaque
cloison 6, une pression sensiblement constante tout au long d'un cycle de cuisson,
ou au moins de conserver la pression dans une plage de valeurs. Notamment, la vitesse
des ventilateurs de la rampe de soufflage 18 est réglée en fonction d'une valeur de
pression Pzpr mesurée dans une cloison 6 en amont des rampes de chauffage 16, et notamment
mesurée par la rampe de point zéro 17. Le volet de la rampe d'aspiration 11 est régulé
en fonction d'une température T1 et/ou d'une pression P1 de préchauffage mesurée dans
une cloison 6 de la zone de préchauffage A.
[0021] La température T1 de préchauffage dans une cloison 6 de la zone de préchauffage A
est en particulier surveillée. La température dans la zone de préchauffage A doit
permettre l'élimination des matières volatiles contenues dans le brai des blocs carbonés.
Les gaz ou vapeurs résultant doivent alors être aspirés vers les cloisons 6 creuses
et être brûlés immédiatement en présence de l'oxygène dans les fumées de combustion
arrivant de la zone de chauffage B. En effet, ces gaz ou vapeurs risquent d'encrasser
les équipements, et notamment les pipes d'aspiration 11a et les conduites qui mènent
au centre de traitement des fumées. Les dépôts peuvent s'enflammer et endommager les
équipements.
[0022] La rampe de mesure de préchauffage 15 permet alors d'obtenir des informations sur
la température T1 de préchauffage régnant dans une cloison 6 en amont de la rampe
d'aspiration 11 et en aval des rampes de chauffage 16, dans la zone de préchauffage
A, et de surveiller la cuisson. Lorsque la température T1 de préchauffage ainsi mesurée
s'écarte de trop d'une consigne, des interventions doivent être entreprises sur le
FAC 1 pour ramener la température T1 mesurée par la rampe de mesure de préchauffage
15 à une valeur acceptable. Toutefois, les interventions ne doivent pas modifier la
circulation d'air dans les cloisons 6 de manière trop importante, car alors la cuisson
des blocs n'est plus respectée, Ainsi, la température T1 de préchauffage mesurée par
la rampe de mesure de préchauffage 15 est en fait régulée tout en maintenant la pression
P1 de préchauffage mesurée par ladite rampe de mesure de préchauffage 15 dans une
plage de pression prédéterminée, autour d'une valeur de consigne. A cet effet, la
rampe de mesure de préchauffage 15 et la rampe d'aspiration 11 sont reliées à un même
contrôleur 25 de type PID (Proportionnel Intégral Dérivé), lui-même également relié
à l'unité 23 centrale de contrôle. L'ouverture du volet de la rampe d'aspiration 11
peut ainsi être régulée en fonction de la mesure de la pression P1 et de la température
T1 de préchauffage parlé contrôleur 25.
[0023] La régulation de la température T1 de préchauffage dans une plage de pression P1
de préchauffage n'apporte pas complète satisfaction. En effet, la pression P1 de préchauffage,
qui est en général une dépression, mesurée par la rampe de mesure de préchauffage
11 est une mesure statique, de sorte qu'elle ne permet pas de rendre compte d'un changement
dans le débit du flux des fumées circulant dans les cloisons 6 du FAC 1.
[0024] Par exemple, un problème rencontré souvent dans un FAC 1 est le bouchage des cloisons
6. En effet, lorsqu'une cloison 6 est bouchée, même partiellement, la circulation
des fumées est entravée. Le phénomène de bouchage peut avoir plusieurs origines, notamment
l'accumulation de poussières carbonées provenant de la cuisson des blocs carbonés
dans les alvéoles 4 et traversant les parois des cloisons, des débris venant encombrés
les cloisons 6 ou encore la déformation des cloisons 6 venant perturber le flux des
fumées.
[0025] Le bouchage peut avoir plusieurs effets indésirables. Tout d'abord, la courbe de
température de cuisson n'est plus respectée. Surtout, les rampes de chauffage 16 continuant
d'injecter du combustible dans les cloisons 6 et la rampe de soufflage 18 continuant
de souffler de l'air comburant, l'accumulation de matière combustible volatile en
amont du bouchon peut atteindre un niveau dangereux, et jusqu'à l'extrême produire
une explosion dans le four.
[0026] Le phénomène de bouchage est donc d'autant plus dangereux lorsqu'il se produit en
aval de la rampe de chauffage 16, après l'injection de combustible. Il est donc important
de surveiller le phénomène de bouchage en aval de la rampe de chauffage 16.
[0027] Or, lorsqu'une cloison 6 d'une chambre 2 en amont de la rampe de mesure préchauffage
11 est bouchée, la pression P1 de préchauffage ne varie pas.
[0028] Ainsi, un dysfonctionnement du FAC 1 peut ne pas être visible par la mesure de la
pression P1 de préchauffage. La régulation de la température T1 de préchauffage s'en
trouve faussée.
[0029] Il est connu d'utiliser le débitmètre 12 sur la rampe d'aspiration 11 pour mesurer
le débit Q0 d'aspiration. La mesure d'un débit fournit plus d'information que la mesure
d'une pression, puisque le débit rend compte des phénomènes dynamiques, de la circulation
des fluides dans les cloisons 6.
[0030] Cependant, le débit Q0 d'aspiration est en général utilisé uniquement en tant qu'indice.
En effet, il existe des phénomènes parasites qui peuvent survenir dans le FAC 1, qui
faussent les mesures de débit. Le débit Q0 d'aspiration n'est donc pas un indicateur
fiable.
[0031] Notamment, sur chaque travée 1a, 1b, dépendamment du stade d'avancement du cycle
de cuisson, des chambres 2, situées en aval des chambres 2 de la zone de préchauffage
A, ne sont pas utilisées. Les cloisons 6' de ces chambres sont dites mortes, car elles
n'ont normalement aucune influence sur la cuisson en cours. Cependant, les cloisons
mortes peuvent être source d'infiltrations d'air parasite, dit air arrière, dues à
des défauts d'étanchéité. L'air arrière passe par les cloisons 6' mortes et atteint
la rampe d'aspiration 11.
[0032] En outre, les parois des cloisons 6 sont poreuses, de sorte que dans la zone de préchauffage
A notamment, là où la dépression statique est normalement la plus importante, de l'air
venant de l'extérieur peut s'infiltrer par les parois des cloisons 6. La quantité
d'air infiltré à travers les parois poreuses est d'autant plus importante que la dépression
statique est importante.
[0033] Ainsi, les phénomènes parasites peuvent masquer une chute de débit des fumées due
au bouchage, et empêcher de mettre en oeuvre les opérations nécessaires pour y remédier.
[0034] Un problème à la base de l'invention est donc la détermination de l'origine de l'air
circulant dans les cloisons 6, à la base des mesures de pression, de température et
de débit, afin de réguler le fonctionnement du FAC 1.
[0035] Il existe donc un besoin pour mettre au point un procédé de régulation du FAC 1 permettant
de fiabiliser les mesures pour rendre compte du fonctionnement du FAC 1, sans pour
autant perturber le fonctionnement du four, ni impliquer des coûts supplémentaires.
[0036] En particulier, il existe un besoin de mettre au point un procédé de régulation du
FAC permettant d'identifier l'origine du débit passant par la rampe d'aspiration,
notamment afin de rendre compte des infiltrations d'air parasite lors du bouchage
ainsi que des entrées d'air arrière par les cloisons mortes.
[0037] A cet effet, selon un premier aspect, il est proposé un procédé de régulation d'un
four à chambres dit « à feu(x) tournant(s) » pour la cuisson de blocs carbonés.
[0038] Le four comporte une succession de chambres s'étendant dans une zone de préchauffage,
une zone de chauffage et une zone de refroidissement naturel, les chambres étant disposées
en série selon l'axe longitudinal du four. Chaque chambre est constituée par la juxtaposition,
transversalement audit axe longitudinal et en alternance, d'alvéoles dans lesquels
sont disposés des blocs carbonés à cuire et de cloisons chauffantes creuses, les cloisons
d'une chambre étant en communication et alignées avec les cloisons des autres chambres,
parallèlement à l'axe longitudinal du four, en lignes de cloisons dans lesquelles
circulent de l'air de refroidissement et comburant et des gaz de combustion. Une rampe
d'aspiration est reliée à chacune des cloisons de la première chambre de la zone de
préchauffage par l'une respectivement de pipes d'aspiration. L'air comburant nécessaire
est en partie injecté par une rampe de soufflage de la zone de refroidissement naturel,
reliée à au moins un ventilateur, et en partie infiltré par dépression à travers les
lignes de cloison. Le combustible nécessaire à la cuisson des blocs carbonés est quant
à lui en partie injecté par au moins une rampe de chauffage s'étendant chacune sur
l'une respectivement d'au moins deux chambres adjacentes de la zone de chauffage,
et apte à injecter du combustible dans chacune des cloisons de la chambre respective
correspondante de la zone de chauffage.
[0039] Le four comprend en outre au moins un capteur de température pour mesurer une température
de préchauffage dans la cloison d'une chambre de la zone de préchauffage, entre la
rampe d'aspiration et la rampe de chauffage et comprend un débitmètre pour mesurer
un débit d'aspiration de l'air et des fumées passant dans au moins une pipe d'aspiration.
[0040] Le four comprend de plus des moyens pour déterminer, directement ou indirectement,
la pression de chauffage, dans la zone de chauffage, la température de préchauffage
est régulée pour respecter une consigne tout en maintenant le débit d'aspiration dans
une plage prédéterminée autour d'une valeur de consigne et tout en maintenant la pression
de chauffage inférieure à une valeur minimale.
[0041] Selon un exemple de réalisation, le four comprend de plus au moins un capteur de
température pour mesurer la température d'aspiration de l'air dans au moins une pipe
d'aspiration, et dans lequel le débit d'aspiration mesuré dans la même pipe d'aspiration
est un débit normé par la température d'aspiration.
[0042] Les moyens pour déterminer directement la pression dans une cloison de la zone de
chauffage comprennent par exemple un capteur de pression de chauffage placé sur la
au moins une rampe de chauffage pour mesurer la pression dans une cloison de la zone
de chauffage.
[0043] En variante, les moyens pour déterminer indirectement la pression dans une cloison
de la zone de chauffage comprennent un capteur de pression pour mesurer la pression
dans la cloison de la chambre immédiatement en aval de zone de chauffage et un capteur
de pression pour mesurer la pression dans la cloison de la chambre immédiatement en
amont de zone de chauffage.
[0044] De préférence, le débitmètre pour mesurer le débit d'aspiration mesure le débit d'air
et de fumées passant par une vantelle dans la pipe d'aspiration considérée.
[0045] Lorsque la pression de chauffage dépasse la valeur seuil minimale, une opération
pour déboucher une ou plusieurs cloisons (6) est mise avantageusement en oeuvre.
[0046] Tout autre opération dépendant de l'état de four déterminé grâce au nouveau procédé
peut également être entreprise.
[0047] Selon un deuxième aspect, il est proposé un four à chambres dit « à feu(x) tournant(s)
» pour la cuisson de blocs carbonés. Le four est celui présenté précédemment, et est
particulièrement adapté pour que le procédé présenté ci-dessus y soit mis en oeuvre.
Notamment, le four comporte des moyens pour déterminer directement la pression de
chauffage dans la zone de chauffage comprenant au moins un capteur de pression de
chauffage placé sur la au moins une rampe de chauffage pour mesurer la pression dans
une cloison de la zone de chauffage. Le capteur de température de préchauffage peut
alors être relié à la rampe d'aspiration, de sorte que le four est dépourvu de rampes
dédiées exclusivement à des mesures.
[0048] D'autres caractéristiques et avantages apparaîtront à la lumière de la description
donnée ci-dessous à titre non limitatif, d'un exemple de réalisation décrit en référence
à la figure 4 annexée, laquelle est une vue schématisée en coupe longitudinale le
long d'une travée d'un FAC 1.
[0049] Le procédé de détection revendiqué est mis en oeuvre sur un four 1 tel que présenté
sur les figures 1 et 2, et décrit en introduction, à l'aide d'un système de contrôle
tel celui représenté schématiquement sur la figure 4.
[0050] Le procédé vise à utiliser la mesure du débit Q0 d'aspiration sur la rampe d'aspiration
11 pour réguler la température T1 de préchauffage mesurée dans une cloison 6 de la
zone de préchauffage A : la température T1 de préchauffage est régulée dans une plage
de débit Q0.
[0051] En effet, la mesure du débit d'aspiration Q0 est plus fiable que la mesure de la
pression P1 de préchauffage sur la rampe de mesure de préchauffage 15 selon l'état
de la technique car la rampe de mesure de préchauffage 15 mesure une dépression statique,
ne rendant pas compte des changements de flux des fumées dans une cloison 6. Ainsi,
la pression P1 de préchauffage mesurée par la rampe de mesure de préchauffage 15 ne
varie pas ou très peu, lorsqu'une cloison est bouchée.
[0052] La mesure du débit Q0, au contraire, rend compte d'un changement dans le flux des
fumées en cas de bouchage, à condition de déterminer l'origine du débit mesuré, et
notamment de distinguer les entrées d'air parasite du flux des fumées de combustion.
[0053] Ainsi, le procédé objet des revendications propose d'utiliser en outre la détermination
de la valeur de la pression de chauffage, dans une cloison 6 d'une chambre 2 de la
zone de chauffage B, pour déduire l'état du fonctionnement du four.
[0054] La pression de chauffage peut être déterminée de manière directe ou de manière indirecte.
[0055] Par exemple, la pression de chauffage est directement mesurée sur au moins une rampe
de chauffage 16, un capteur de pression étant placé au plus près d'un injecteur de
la rampe de chauffage 16 en question pour y mesurer une pression P4. Le capteur de
pression peut être inséré dans l'ouvreau directement en amont de l'ouvreau par lequel
l'injecteur de la rampe de chauffage 16 injecte le carburant dans la cloison 6.
[0056] La détermination de manière directe permet ainsi de supprimer la rampe de mesure
de point zéro 17. Ainsi, même en ajoutant des capteurs de pression sur les rampes
de chauffage 16, la suppression de la rampe de point zéro 17 permet de réaliser une
économie matérielle substantielle.
[0057] En variante, la pression de chauffage peut être déterminée indirectement, au moyen
d'une mesure de pression immédiatement en amont de la zone de chauffage B et par une
mesure de pression immédiatement en aval de la zone de chauffage B. Par exemple, la
rampe de point zéro 17 fournit une mesure de la dépression Pzpr dans une cloison 6
de la chambre 2 immédiatement en amont de la zone de chauffage B et un capteur de
pression placé dans une cloison 6 de la chambre 2 de la zone de préchauffage B immédiatement
en aval de la zone de chauffage B fournit une mesure de la dépression P3. Une corrélation
entre ces deux mesures permet d'en déduire une pression de chauffage.
[0058] La valeur de la pression de chauffage peut être positive, ou négative. Dans ce dernier
cas, on parle alors de dépression de chauffage.
[0059] Ainsi, que ce soit de manière directe ou de manière indirecte, la valeur de la pression
de chauffage est connue.
[0060] Comme indiqué en introduction, le FAC 1 est régulé notamment en tenant compte de
la température T1 de préchauffage mesurée par la rampe de mesure de préchauffage 15
dans une cloison 6 de la zone de préchauffage A.
[0061] Le débit Q0 mesuré par le débitmètre 12 caractérise le flux d'air et de fumées qui
passe par la pipe d'aspiration 11a. L'air et les fumées mesurées ont trois origines
:
- l'air arrière s'infiltrant par les cloisons mortes,
- l'air parasite s'infiltrant par les cloisons 6 dans la zone de préchauffage A,
- les fumées venant de la zone de chauffage B.
[0062] La prise en compte de la valeur de la pression de chauffage dans la zone de chauffage
B permet de rendre compte de manière fiable de l'état du four.
[0063] En effet, la dépression dans la zone de chauffage B est moins importante que dans
la zone de préchauffage A, si bien que les infiltrations d'air par les cloisons 6
dans la zone de chauffage B peuvent être considérées comme négligeable. Or, la pression
dans la zone de chauffage B doit être la plus faible possible pour assurer une aspiration
et la circulation des fumées. Ainsi, à partir du moment où la pression dans la zone
de chauffage est supérieure à une valeur de consigne, on a un indicateur fort de présence
d'un bouchon dans une cloison 6.
[0064] Ainsi, il est possible à partir d'une variation de la valeur de la pression dans
la zone de chauffage de déduire l'état du four. Grâce à la corrélation entre le débit
Q0 et la dépression dans la zone de chauffage B, il en est déduit l'état du FAC 1,
et notamment si une cloison 6 est bouchée. Des mesures peuvent être mises en oeuvre
pour réguler la température T1 de préchauffage en conséquence.
[0065] Des indicateurs supplémentaires peuvent être utilisés en compléments, afin de fournir
des indices sur l'état du four. Ces indicateurs peuvent servir d'indice quant à un
dysfonctionnement, mais ne permettent pas de déterminer l'origine du dysfonctionnement.
[0066] Par exemple, la valeur de la température T0 dans la pipe d'aspiration 11a peut être
utilisée comme indiquant que la cuisson ne se déroule pas comme prévue. Ainsi, une
baisse de la température T0 peut indiquer que de l'air plus frais venant des cloisons
mortes atteint la pipe d'aspiration 11a. Cependant, la température T0 baisse également
lorsqu'une cloison 6 est bouchée et que l'air chaud venant de la zone de chauffage
B n'atteint pas entièrement la zone de préchauffage A.
[0067] En fonctionnement nominal, c'est-à-dire sans entrées d'air parasite ni par les cloisons
mortes, ni par infiltrations, la température T1 de préchauffage mesurée est maintenue,
à un instant donné du cycle, à une valeur prédéterminée, avec éventuellement un intervalle
de tolérance. La mesure du débit Q0 et la détermination de la pression dans la zone
de chauffage B fournissent des valeurs nominales.
[0068] Lorsque de l'air arrière atteint la pipe d'aspiration 11a, la température T1 de préchauffage
s'en trouve diminuée si le système maintient le même débit Q0.
[0069] L'apport d'air arrière arrivant à la pipe d'aspiration 11a résulte en une augmentation
du débit d'aspiration Q0. En considérant la dépression P4 dans la zone de chauffage
B, un opérateur peut s'assurer que la variation du débit n'est pas due à une cloison
bouchée. La plage de valeurs autorisées pour le débit Q0 d'aspiration peut alors être
modifiée pour tenir compte de cet apport d'air arrière et maintenir la température
T1 de préchauffage à sa valeur nominale. Des opérations peuvent en outre être entreprises
pour régler les défauts d'étanchéité des cloisons mortes.
[0070] Lorsqu'une cloison est bouchée, la température T1 dans la zone de préchauffage A
diminue, du fait du défaut d'apport en fumées de la zone de chauffage B. Augmenter
la puissance des injecteurs en espérant augmenter la température T1 n'est pas efficace,
à cause du bouchon, en plus d'être dangereux, car augmentant les risques d'explosion,
et de ne pas respecter la courbe de température dans la zone de chauffage B. Le débit
Q0 ne peut être augmenté qu'en respectant une plage déterminée. Ainsi, même en augmentant
la plage de valeurs autorisées pour le début Q0, la température T1 n'atteint pas la
valeur déterminée visée. En considérant la dépression P4 dans la zone de chauffage
B, l'opérateur peut constater une augmentation de la pression P4 de chauffage, indiquant
que les fumées ne circulent pas correctement à cause de la présence d'un bouchon.
Des opérations peuvent alors être entreprises pour retirer le bouchon.
[0071] La mesure de la pression P1 par la rampe de mesure de préchauffage 15 devient superflue.
Ainsi, en ramenant le thermocouple mesurant la température T1 de préchauffage sur
la rampe d'aspiration 11, la rampe de mesure de préchauffage 15 peut être supprimée.
[0072] Grâce à l'utilisation du débit Q0 d'aspiration et de la pression de la zone B de
chauffage pour réguler le FAC 1, les risques liés à la formation de bouchon sont diminués.
La sécurité du FAC 1 s'en trouve accrue.
[0073] La figure 4, illustrant un mode de réalisation d'un FAC 1 mettant en oeuvre le procédé
de régulation décrit ci-dessus va maintenant être décrit plus en détail.
[0074] Les mêmes références que celles de la figure 3 désignent les mêmes éléments.
[0075] Le FAC 1 de la figure 4 comprend deux niveaux de contrôle pour réguler les différents
paramètres du FAC 1.
[0076] Une unité 26 de contrôle de premier niveau est connectée à la rampe d'aspiration
11, et enregistre les mesures du débit Q0, de la pression P0 et de la température
T0 d'aspiration dans au moins une pipe d'aspiration 11a. En pratique, chaque pipe
d'aspiration de la rampe d'aspiration 11 est munie de moyens pour mesurer le débit,
la pression et la température dans la pipe en question. La rampe de mesure de préchauffage
de l'état de la technique est supprimée. Un thermocouple 27, mesurant la température
T1 de préchauffage dans la cloison 6 de la chambre 2 au-dessus de laquelle la rampe
d'aspiration 11 s'étend, est connecté à la rampe d'aspiration 11.
[0077] Selon un mode de réalisation du FAC 1, le débit dans chaque pipe 11a d'aspiration
est contrôlé grâce à une vantelle placée dans la pipe d'aspiration 11a. La vantelle
comprend une pluralité de volets, pivotant sur leurs axes, et exerçant le contrôle
sur le débit Q0 d'aspiration. Le débit Q0 d'aspiration dans chaque pipe d'aspiration
11a est alors de préférence mesuré directement au niveau de la vantelle de sorte qu'on
s'assure que le débit Q0 mesuré est celui passant effectivement par le volet d'obturation
réglable. Les pertes de charge de la vantelle étant connues, le débit Q0 d'aspiration
est mesuré avec une précision accrue par rapport à une mesure ailleurs dans la pipe
d'aspiration 11a: En outre, l'encombrement dans la pipe d'aspiration 11a s'en trouve
diminué.
[0078] En pratique, et comme illustré sur la figure 4, chacune des trois rampes de chauffage
6 comprend deux injecteurs par cloison 6 et un capteur de pression, placé en amont
de l'injecteur le plus en amont de la rampe de chauffage 16. Il est ainsi obtenu trois
mesures de pression P4, P5 et P6 de chauffage, associées chacune à une rampe 16 de
chauffage pour déterminer la valeur de la pression de chauffage. La prise de mesure
par les capteurs peut être synchronisée avec l'injection pour ne pas endommager les
capteurs si besoin. La pression de chauffage considérée peut alors être la moyenne
des trois mesures P4, P5 et P6 ou une seule des mesures, par exemple celle s'écartant
le plus de la valeur de consigne, peut être prise en compte.
[0079] L'unité 26 de contrôle de premier niveau est en outre connectée aux moyens de détermination
de la dépression dans la zone de chauffage B. Selon l'exemple illustré, l'unité 26
de contrôle de premier niveau est connectée à des capteurs de pression associés à
chaque injecteur, de manière à recueillir les mesures des dépressions P4, P5 et P6
dans les cloisons 6 de la zone de chauffage B. L'unité 26 de contrôle de premier niveau
permet d'analyser les mesures recueillies et d'agir sur la rampe 11 d'aspiration pour
réguler l'ouverture du volet.
[0080] De préférence, l'unité 26 de contrôle de premier niveau corrige la mesure du débit
Q0 par la température T0 et la dépression P0 mesurée dans la pipe d'aspiration 11a.
En effet, le débitmètre 12 utilisé est calibré pour donner une mesure du débit Q0
dans des conditions normales de pression et de température. Or, dans la pipe d'aspiration
11a, la température et la pression peuvent varier fortement, et ne correspondent de
toute façon pas à ces conditions normales. En tenant compte de la température T0 et
/ ou de la pression P0 d'aspiration, il est possible de corriger la mesure du débit
Q0 d'aspiration et obtenir des valeurs fiables.
[0081] L'unité 26 de contrôle de premier niveau est reliée à une unité 28 de contrôle de
deuxième niveau, laquelle centralise les données de l'ensemble du four et prend des
décisions sur la régulation du four. Par exemple, l'unité 28 de contrôle de deuxième
niveau est reliée à un contrôleur 24 de chaque injecteur. L'unité 28 de contrôle de
deuxième niveau effectue les calculs à partir des paramètres recueillies, et transmet
les commandes aux contrôleurs 24 des injecteurs, afin de réguler les paramètres des
injecteurs, et notamment l'ordre des injections par les injecteurs, le temps d'injection
et la puissance d'injection.
[0082] La rampe de point zéro 17 de l'état de la technique est également supprimée. Le débit
d'air ambiant insufflé dans chacune des cloisons creuses 6 par les moto-ventilateurs
de la rampe de soufflage 18 est alors régulé en tenant compte des mesures de dépression
dans la zone de chauffage B, et en particulier de la dépression P6 dans la cloisons
6 la plus en amont de la zone de chauffage B.
[0083] A titre indicatif, le tableau 1 ci-dessous fournit des exemples de valeurs numériques
pour la plage prédéterminée de valeurs autorisées pour le débit Q0 d'aspiration et
pour les pressions P4, P5, P6 de chauffage associées aux rampes de chauffage 16, telles
qu'attendues tout au long d'un cycle. Il est également indiqué dans le tableau 1,
pour les températures T4, T5, T6 mesurées respectivement sous une des rampes de chauffage
16 du FAC 1, les valeurs de début de cycle et de fin de cycle correspondant à celles
attendues dans le cadre d'un fonctionnement nominal du FAC 1.
[0084] Le tableau 1 est réalisé dans le cas où, au cours d'un cycle de cuisson, la température
T1 de préchauffage varie de 350°C au débit du cycle à 900°C en fin de cycle. Les valeurs
numériques dépendent en pratique de la durée du cycle, des anodes et des caractéristiques
du FAC 1.
Tableau 1
| Débit Q0 d'aspiration |
1400 à 2900 Nm3/h |
| Pression P6 |
de -20 Pa à +20 Pa |
| Pression P5 |
de -40 Pa à 0 Pa |
| Pression P4 |
de -60 Pa à -20 Pa |
| Température T6 |
de 750 °C à 1150 °C |
| Température T5 |
de 950 °C à 1220 °C |
| Température T4 |
de 1000 °C à 1220 °C |
(N.B : le débit en Nm3/h correspond à la mesure du débit Q0 normalisée, c'est-à-dire
avec correction par la température T0 et la pression P0 d'aspiration) Le tableau 2
ci-dessous donne des exemples de valeurs, à un instant donné, pour la température
T0 dans une pipe d'aspiration 11a considérée, pour la température T1 dans une cloison
de la zone de préchauffage A, pour la dépression P0 dans la pipe d'aspiration 11a
considérée, pour la pression P4 dans une cloison 6 de la zone de chauffage. B et pour
le débit Q0 dans la pipe d'aspiration 11a considérée, selon trois modes de fonctionnement:
- nominal : le fonctionnement du four est nominal,
- air arrière : de l'air infiltré par les cloisons mortes atteint la pipe 11a d'aspiration,
- bouchon : au moins une cloison 6 est au moins partiellement bouchée.
Tableau 2
| |
Nominal |
Air arrière |
Bouchon |
| T1 (°C) |
750 |
750 |
650 |
| T0 (°C) |
400 |
300 |
300 |
| P0 (Pa) |
-200 |
-400 |
-400 |
| P4 (Pa) |
-40 |
-40 |
-10 |
| Q0 (Nm3/h) |
1500 |
2000 |
2000 |
[0085] Le tableau 2 illustre ainsi que lorsque des infiltrations d'air arrière se produisent,
la température T1 de préchauffage ne varie pas, car l'air arrière n'atteint pas cette
portion du four. Cependant, l'air arrière atteint la pipe d'aspiration, de sorte que
la température T0 et la pression P0 dans la pipe d'aspiration chutent. Le débit Q0
dans la pipe d'aspiration peut être auglenté pour aspirer l'air arrière et continuer
de maintenir le débit nécessaire dans le four pour assurer le maintient de la température
T1 de préchauffage.
[0086] Lorsqu'un bouchon se forme dans une cloison 6 du four, la température T1 de préchauffage
diminue. La température T0 dans la pipe d'aspiration diminue également. Même en augmentant
le débit jusqu'à la valeur maximale autorisées à l'instant donné, la température T1
de préchauffage ne retrouve pas sa valeur nominale: La pression P4 dans la zone de
chauffage a toutefois augmentée, sortant de la plage de valeurs autorisées indiquées
dans le tableau 1, est indiquant donc la présence d'un bouchon.
[0087] La connexion entre les différents équipements et les moyens de contrôle du FAC 1
peut être effectuée au moyen d'un réseau filaire et / ou du type Wi-Fj.
[0088] Grâce au nouveau procédé de contrôle, la sécurité du FAC 1 est renforcée, car elle
permet de détecter de manière plus fiable que dans l'état de la technique des dysfonctionnements
à risque, notamment des bouchons dans les cloisons.
[0089] En outre, le nouveau procédé permet de simplifier le four, en supprimant la rampe
de mesure de préchauffage 11 et la rampe de point zéro 17 des fours de l'état de la
technique. Ainsi, le four 1 peut avantageusement se trouver dépourvu de toute rampe
exclusivement dédiée à des mesures, comme le sont la rampe de mesure de préchauffage
11 et la rampe de mesure de point zéro 17.
1. Procédé de régulation d'un four (1) à chambres dit « à feu(x) tournant(s) » pour la
cuisson de blocs carbonés (5), ledit four (1) comportant une succession de chambres
(2) s'étendant dans une zone de préchauffage (A), une zone de chauffage (B) et une
zone de refroidissement naturel (C), les chambres (2) étant disposées en série selon
l'axe longitudinal (XX) du four (1), chaque chambre (2) étant constituée par la juxtaposition,
transversalement audit axe longitudinal (XX) et en alternance, d'alvéoles (4) dans
lesquels sont disposés des blocs carbonés (5) à cuire et de cloisons (6) creuses,
les cloisons (6) d'une chambre (2) étant en communication et alignées avec les cloisons
(6) des autres chambres (2), parallèlement à l'axe longitudinal (XX) du four (1),
en lignes de cloisons (6) dans lesquelles circulent de l'air de refroidissement et
comburant et des gaz de combustion, une rampe d'aspiration (11) étant reliée à chacune
des cloisons (6) d'une première chambre (2) de la zone de préchauffage (A) par l'une
respectivement de pipes d'aspiration (11a), l'air comburant nécessaire étant en partie
injecté par une rampe de soufflage (18) de la zone de refroidissement naturel (C),
reliée à au moins un ventilateur, et en partie infiltré par dépression à travers les
lignes de cloisons (6), et le combustible nécessaire à la cuisson des blocs carbonés
(5) étant en partie injecté par au moins une rampe (16) de chauffage s'étendant chacune
sur l'une respectivement d'au moins deux chambres (2) adjacentes de la zone de chauffage,
et apte à injecter du combustible dans chacune des cloisons (6) de la chambre (2)
respective correspondante de la zone de chauffage (B), ledit four comprenant en outre
au moins un capteur de température pour mesurer une température (T1) de préchauffage
dans la cloison (6) d'une chambre (2) entre la rampe d'aspiration (11) et la rampes
de chauffage (16) et un débitmètre (12) pour mesurer un débit d'aspiration (Q0) de
l'air et des fumées passant dans au moins une pipe d'aspiration (11a), le procédé
étant caractérisé en ce que le four comprend de plus des moyens (P3, P4, P5, P6, Pzpr) pour déterminer, directement
ou indirectement, la pression de chauffage, dans la zone de chauffage (B), le procédé
comprenant une étape de régulation de la température (T1) de préchauffage pour respecter
une consigne tout en maintenant le débit d'aspiration (Q0) dans une plage prédéterminée
autour d'une valeur de consigne et tout en maintenant la pression de chauffage inférieure
à une valeur seuil minimale
2. Procédé de régulation selon la revendication 1, dans lequel le four (1) comprend de
plus au moins un capteur de température pour mesurer la température d'aspiration (T0)
de l'air dans au moins une pipe (11a) d'aspiration, et dans lequel le débit d'aspiration
(Q0) mesuré dans la même pipe d'aspiration (11a) est un débit normé par la température
d'aspiration (T0).
3. Procédé de régulation selon la revendication 1 ou la revendication 2, dans lequel
les moyens pour déterminer, directement ou indirectement, la pression dans une cloison
(6) de la zone de chauffage (B) comprennent un capteur de pression de chauffage (P4,
P5, P6) placé sur la au moins une rampe de chauffage (16) pour mesurer la pression
dans une cloison (6) de la zone de chauffage (B), la pression dans la zone de chauffage
(B) étant alors déterminée directement.
4. Procédé de régulation selon la revendication 1 ou la revendication 2, dans lequel
les moyens pour déterminer, directement ou indirectement, la pression dans une cloison
(6) de la zone de chauffage (B) comprennent un capteur de pression pour mesurer la
pression dans la cloison (6) de la chambre (2) immédiatement en aval de zone de chauffage
(B) et un capteur de pression pour mesurer la pression dans la cloison (6) de la chambre
(2) immédiatement en amont de zone de chauffage (B).
5. Procédé de régulation selon l'une des revendications précédentes, dans lequel le débitmètre
(12) pour mesurer le débit (Q0) d'aspiration mesure le débit d'air et de fumées passant
par une vantelle dans la pipe d'aspiration (11a) considérée.
6. Procédé de régulation selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans
lequel, lorsque la pression de chauffage dépasse la valeur seuil minimale, une opération
pour déboucher une ou plusieurs cloisons (6) est mise en oeuvre.
7. Four (1) à chambres dit « à feu(x) tournant(s) » pour la cuisson de blocs carbonés
(5), spécialement conçu pour la mise en oeuvre du procédé selon l'une des revendications
précédentes, le four (1) étant caractérisé en ce qu'il comporte des moyens (P4, P5, P6) pour déterminer directement la pression de chauffage
dans la zone (B) de chauffage qui comprennent au moins un capteur de pression de chauffage
(P4, P5, P6) placé sur la au moins une rampe de chauffage (16) pour mesurer la pression
dans une cloison (6) de la zone de chauffage (B) et en ce qu'un capteur de température (T1) de préchauffage est relié à la rampe d'aspiration (11),
de sorte que le four (1) est dépourvu de rampes dédiées exclusivement à des mesures.
1. Verfahren zur Regelung eines Mehrkammer-Brennofens (1) "mit rotierendem Feuer" zum
Brennen von Kohlenstoffblöcken (5), wobei der Ofen (1) eine Aufeinanderfolge von Kammern
(2) umfasst, die sich in einer Vorheizzone (A), einer Heizzone (B) und einer natürlichen
Kühlzone (C) erstrecken, wobei die Kammern (2) in Reihe entlang der Längsachse (XX)
des Ofens (1) angeordnet sind, wobei jede Kammer (2) durch die quer zur Längsachse
(XX) verlaufende und abwechselnde Aneinanderreihung von Zellen (4), in denen zu brennende
Kohlenstoffblöcke (5) angeordnet sind, und Hohlwänden (6) gebildet wird, wobei die
Wände (6) einer Kammer (2) mit den Wänden (6) der anderen Kammern (2) in Kommunikation
stehen und parallel zur Längsachse (XX) des Ofens (1) in Wandreihen (6) ausgerichtet
sind, in denen Kühl- und Verbrennungsluft und Verbrennungsgase zirkulieren, wobei
eine Ansaugrampe (11) jeweils durch einen Ansaugstutzen (11a) mit jeder Wand (6) einer
ersten Kammer (2) der Vorheizzone (A) verbunden ist, wobei die notwendige Verbrennungsluft
zum Teil durch eine Blasrampe (18) der natürlichen Kühlzone (C), die mit mindestens
einem Ventilator verbunden ist, eingespritzt wird und zum Teil durch Unterdruck über
die Wandreihen (6) eindringt und wobei der zum Brennen der Kohlenstoffblöcke (5) notwendige
Brennstoff zum Teil durch mindestens eine Heizrampe (16) eingespritzt wird, die sich
jeweils über eine von mindestens zwei benachbarten Kammern (2) der Heizzone erstreckt
und geeignet ist, Brennstoff in jede der Wände (6) der jeweiligen entsprechenden Kammer
(2) der Heizzone (B) einzuspritzen, wobei der Ofen außerdem mindestens einen Temperaturfühler
zur Messung einer Vorheiztemperatur (T1) in der Wand (6) einer Kammer (2) zwischen
der Ansaugrampe (11) und den Heizrampen (16) und einen Mengenmesser (12) zur Messung
einer Ansaugmenge (Q0) der mindestens einen Ansaugstutzen (11a) durchströmenden Luft
und Rauchgase umfasst, wobei das Verfahren dadurch gekennzeichnet ist, dass der Ofen außerdem Mittel (P3, P4, P5, P6, Pzpr) zur direkten oder indirekten Bestimmung
des Heizdrucks in der Heizzone (B) umfasst, wobei das Verfahren einen Schritt zur
Regelung der Vorheiztemperatur (T1) umfasst, um einen Sollwert einzuhalten und gleichzeitig
die Ansaugmenge (Q0) in einem vorbestimmten Bereich um einen Sollwert herum zu halten
und gleichzeitig den Heizdruck unterhalb eines minimalen Schwellenwertes zu halten.
2. Regelungsverfahren nach Anspruch 1, wobei der Ofen (1) außerdem mindestens einen Temperaturfühler
zur Messung der Ansaugtemperatur (T0) der Luft in mindestens einem Ansaugstutzen (11a)
umfasst und wobei die im selben Ansaugstutzen (11a) gemessene Ansaugmenge (Q0) eine
durch die Ansaugtemperatur (T0) normierte Menge ist.
3. Regelungsverfahren nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, wobei die Mittel zur direkten
oder indirekten Bestimmung des Drucks in einer Wand (6) der Heizzone (B) einen an
der mindestens einen Heizrampe (16) angebrachten Heizdruckfühler (P4, P5, P6) zur
Messung des Drucks in einer Wand (6) der Heizzone (B) umfassen, wobei der Druck in
der Heizzone (B) dann direkt bestimmt wird.
4. Regelungsverfahren nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, wobei die Mittel zur direkten
oder indirekten Bestimmung des Drucks in einer Wand (6) der Heizzone (B) einen Druckfühler
zur Messung des Drucks in der Wand (6) der Kammer (2) unmittelbar unterhalb der Heizzone
(B) und einen Druckfühler zur Messung des Drucks in der Wand (6) der Kammer (2) unmittelbar
oberhalb der Heizzone (B) umfassen.
5. Regelungsverfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche, wobei der Mengenmesser (12)
zur Messung der Ansaugmenge (Q0) die Luft- und Rauchgasmenge misst, die durch ein
Ventil im betreffenden Ansaugstutzen (11a) strömt.
6. Regelungsverfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche, wobei ein Vorgang zur Öffnung
einer oder mehrerer Wände (6) durchgeführt wird, wenn der Heizdruck den minimalen
Schwellenwert überschreitet.
7. Mehrkammer-Brennofen (1) "mit rotierendem Feuer" zum Brennen von Kohlenstoffblöcken
(5), der speziell für die Durchführung eines Verfahrens nach einem der vorstehenden
Ansprüche konzipiert ist, wobei der Ofen (1) dadurch gekennzeichnet ist, dass er Mittel (P4, P5, P6) zur direkten Bestimmung des Heizdrucks in der Heizzone (B)
umfasst, die mindestens einen an der mindestens einen Heizrampe (16) angebrachten
Heizdruckfühler (P4, P5, P6) zur Messung des Drucks in einer Wand (6) der Heizzone
(B) umfassen, und dadurch, dass ein Vorheiztemperaturfühler (T1) so mit der Ansaugrampe
(11) verbunden ist, dass der Ofen (1) keine ausschließlich für Messungen vorgesehenen
Rampen aufweist.
1. Method for regulating a multi-chamber furnace (1) having "rotary fires" or "advancing
fires" for the baking of carbonaceous blocks (5), said furnace (1) comprising a succession
of chambers (2) extending in a preheating zone (A), a heating zone (B), and a natural
cooling zone (C), the chambers (2) being arranged in series along the longitudinal
axis (XX) of the furnace (1), each chamber (2) being formed of, side by side and transverse
to said longitudinal axis (XX), pits (4) in which carbonaceous blocks (5) to be backed
are stacked, alternating with hollow partitions (6), the partitions (6) of a chamber
(2) being interconnected and aligned with the partitions (6) of other chambers (2),
parallel to the longitudinal axis (XX) of the furnace (1), in lines of partitions
(6) within which cooling air and combustion air and combustion gases circulate, an
exhaust ramp (11) being connected to each of the partitions (6) of a first chamber
(2) of the preheating zone (A) by a respective one of exhaust pipes (11a), the required
combustion air being partly injected by a blowing ramp (18) of the natural cooling
zone (C), connected to at least one fan, and partly infiltrates through the lines
of partitions (6) due to the negative pressure, and the fuel needed for baking carbonaceous
blocks (5) being partly injected by at least one heating ramp (16) each extending
over a respective one of at least two adjacent chambers (2) of the heating zone, and
adapted to inject fuel into each of the partitions (6) of the respective corresponding
chamber (2) of the heating zone (B), said furnace further comprising at least one
temperature sensor for measuring a preheating temperature (T1) in the partition (6)
of a chamber (2) between the exhaust ramp (11) and the heating ramps (16) and a flow
meter (12) for measuring an extraction flow rate (Q0) of the air and gases passing
through at least one exhaust pipe (11a), the method being characterized in that the furnace further comprises means (P3, P4, P5, P6, PZPR) for directly or indirectly
determining the heating pressure in the heating zone (B), said method comprising a
step of regulating the preheating temperature (T1) to remain at a setpoint while maintaining
the extraction flow rate (Q0) within a predetermined range around a setpoint value
and while keeping the heating pressure below a minimum threshold value.
2. Regulating method according to claim 1, wherein the furnace (1) further comprises
at least one temperature sensor to measure the exhaust temperature (T0) of the air
in at least one exhaust pipe (11a), and wherein the extraction flow rate (Q0) measured
in the same exhaust pipe (11a) is a flow rate normalized according to the exhaust
temperature (T0).
3. Regulating method according to claim 1 or claim 2, wherein the means for directly
or indirectly determining the pressure in a partition (6) of the heating zone (B)
comprise a heating pressure sensor (P4, P5, P6) placed on the at least one heating
ramp (16) in order to measure the pressure in a partition (6) of the heating zone
(B), the pressure in the heating zone (B) then being determined directly.
4. Regulating method according to claim 1 or claim 2, wherein the means for directly
or indirectly determining the pressure in a partition (6) of the heating zone (B)
comprise a pressure sensor for measuring the pressure in the partition (6) of the
chamber (2) immediately downstream of the heating zone (B) and a pressure sensor for
measuring the pressure in the partition (6) of the chamber (2) immediately upstream
of the heating zone (B).
5. Regulating method according to one of the preceding claims, wherein the flow meter
(12) for measuring the extraction flow rate (Q0) measures the flow rate of air and
gases passing through a small valve in the exhaust pipe (11a) in question.
6. Regulating method according to any one of the preceding claims, wherein, when the
heating pressure exceeds the minimum threshold value, an operation to unclog one or
more partitions (6) is implemented.
7. Multi-chamber furnace referred to as a ring furnace having "rotary fires" or "advancing
fires" for the baking of carbonaceous blocks (5) specifically designed for implementing
the method according to one of the preceding claims, said furnace (1) being characterized in that it comprises means (P4, P5, P6) for directly determining the heating pressure in
the heating zone (B) which comprise at least one heating pressure sensor (P4, P5,
P6) placed on the at least one heating ramp (16) in order to measure the pressure
in a partition (6) of the heating zone (B), and in that a preheating temperature sensor (T1) is connected to the exhaust ramp (11) so that
the furnace (1) has no ramps dedicated exclusively to measurements.