[0001] L'invention concerne le domaine de l'emballage et plus particulièrement le domaine
des emballages obtenus à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une
feuille de matériau, notamment à partir d'une feuille de carton.
[0002] De tels emballages sont très largement utilisés dans de nombreux domaines pour emballer
des produits, par exemple des produits de cosmétique ou de parfumerie. Ces produits
peuvent par exemple être des contenants, notamment des tubes, des flacons, etc....
De tels contenants contiennent des substances qui peuvent être sous forme de fluides,
de pâtes, de poudres, de granules etc....
[0003] Les emballages selon l'invention comportent donc au moins une enveloppe périphérique
formée d'au moins trois panneaux périphériques articulés successivement l'un à l'autre
autour de lignes de pliage longitudinales qui s'étendent selon la direction longitudinale,
parallèlement l'une à l'autre. Les lignes de pliage définissent des côtés longitudinaux
des panneaux périphériques. L'enveloppe périphérique est refermée sur elle-même pour
définir un contour fermé autour d'un espace intérieur dans un plan transversal perpendiculaire
à la direction longitudinale des lignes de pliage. Généralement, au moins un des panneaux
périphériques extrêmes est pourvu d'un rabat d'assemblage, lui aussi articulé au panneau
périphérique extrême par une ligne de pliage longitudinale, pour pouvoir être plaqué
contre une face interne ou externe de l'autre panneau périphérique extrême afin de
réaliser un assemblage, par exemple par collage, pour former l'enveloppe périphérique.
L'espace intérieur défini par une telle enveloppe périphérique est donc fermé selon
au moins deux directions perpendiculaires à la direction longitudinale. Mais il faut
généralement encore prévoir des moyens pour assurer le blocage longitudinal du produit
dans l'enveloppe périphérique, selon au moins un sens dans la direction longitudinale.
[0004] Bien entendu, il est connu de réaliser des étuis fermés dans lesquels l'enveloppe
périphérique définit une enveloppe externe et est pourvue de volets de fermeture qui
sont articulés à l'un des panneaux périphériques par une ligne de pliage transversale.
De tels volets de fermeture peuvent être prévus à l'une et à l'autre des extrémités
longitudinales de l'enveloppe périphérique externe. De tels volets de fermeture ont
une forme correspondant à la forme du contour fermé de l'enveloppe périphérique externe
et, une fois rabattus, souvent à 90°, ils viennent respectivement refermer l'espace
intérieur longitudinalement à l'une et à l'autre des deux extrémités de l'espace intérieur.
[0005] Dans d'autres modes de réalisation, l'enveloppe périphérique externe n'est pas pourvue
de volets de fermeture, en tout cas pas aux deux extrémités longitudinales, mais est
éventuellement pourvue de moyens de blocage du produit selon la direction longitudinale
dans l'espace intérieur. Par exemple, il est connu des systèmes de languettes, chaque
languette étant reliée à un bord transversal d'extrémité longitudinale d'un des panneaux
périphérique. De telles languettes sont par exemple repliées vers l'intérieur et forment
alors des harpons qui permettent l'introduction du produit à l'intérieur de l'espace
intérieur, mais qui coopèrent ensuite avec ce produit pour empêcher le retrait du
produit de l'emballage, sauf à déformer ou déchirer irrémédiablement les languettes
formant harpons.
[0006] Certains emballages comportent d'une part une enveloppe externe telle que décrite
ci-dessus et un élément de calage qui est reçu à l'intérieur de l'enveloppe externe,
l'enveloppe externe et l'élément de calage étant obtenus tous les deux à partir du
même flan unique prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau. Un tel élément
de calage comporte lui aussi une enveloppe périphérique principale comprenant au moins
trois panneaux principaux articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes
de pliage longitudinales qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon une direction
longitudinale. Les lignes de pliage définissent des côtés longitudinaux des panneaux
principaux et l'enveloppe principale ainsi formée est refermée sur elle-même pour
définir elle aussi un contour de calage fermé autour d'un espace intérieur de calage.
L'élément de calage est reçu à l'intérieur de l'espace intérieur de l'enveloppe externe.
Le produit est reçu à l'intérieur de l'espace intérieur de l'élément de calage. Généralement,
l'élément de calage comporte autant de panneaux principaux qu'il y a de panneaux périphériques
externes dans l'enveloppe externe. De préférence, des pattes d'appui sont prévues
entre l'enveloppe externe et l'enveloppe principale de l'élément de calage pour maintenir
une position relative entre les deux enveloppes, selon les deux directions transversales
perpendiculaires à la direction longitudinale. On comprend qu'un emballage comportant
à la fois une enveloppe externe et un élément de calage, obtenu à partir d'un même
flan unique, est déjà un objet complexe, tant dans sa conception que dans sa fabrication
par pliage et assemblage du flan unique.
[0007] Dans tous les cas, on comprend que le calage du produit selon la direction longitudinale
dans l'enveloppe périphérique, que cette enveloppe périphérique soit une enveloppe
externe ou qu'elle soit l'enveloppe d'un élément de calage, reste à améliorer, tant
du point de vue de la conception de l'emballage, que du point de vue de la fabrication
de l'emballage et du point de vue de l'opération de conditionnement au cours de laquelle
le produit à emballer est introduit dans l'emballage.
[0008] Le document
GB-365.78 décrit un système de centrage qui est élastique qui agit transversalement.
[0009] L'invention a donc pour but de proposer une nouvelle conception d'un emballage ou
élément d'emballage, et d'un flan pour obtenir cet emballage ou élément d'emballage,
qui apporte une solution à au moins certains aspects de cette problématique de calage
selon la direction longitudinale.
[0010] Afin d'atteindre cet objectif, la présente invention propose un élément d'emballage
obtenu à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau,
du type dans lequel l'élément d'emballage comporte une enveloppe principale comprenant
au moins trois panneaux principaux articulés successivement l'un à l'autre autour
de lignes de pliage longitudinales qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon
une direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux
des panneaux principaux, l'enveloppe étant refermée sur elle-même pour définir un
contour fermé autour d'un espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal
perpendiculaire à la direction longitudinale. L'élément d'emballage comporte, à au
moins une extrémité longitudinale, un dispositif de calage d'extrémité qui comporte
:
- un bandeau d'extrémité comprenant autant de panneaux d'extrémités que le nombre de
panneaux principaux, articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliages
agencées dans l'alignement des lignes de pliage des panneaux principaux, le bandeau
d'extrémité étant refermé sur lui-même pour définir un contour fermé autour d'un espace
intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction
longitudinale;
- pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison longitudinale
qui relie ledit panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, et la patte
de liaison d'un panneau principal étant distincte de la ou les pattes de liaison des
autres panneaux principaux, les pattes de liaison étant séparées l'une de l'autre
transversalement par une découpe de séparation dans la feuille de matériau.
[0011] Chaque patte de liaison comporte une ligne de pliage intermédiaire, transversale,
qui délimite une partie principale et une partie d'extrémité de la patte de liaison,
respectivement rattachées au panneau principal et au panneau d'extrémité correspondants,
pour permettre un rapprochement du bandeau d'extrémité de l'enveloppe principale par
repliement des deux parties de la patte de liaison sur elles-mêmes autour de la ligne
de pliage intermédiaire. La partie principale de la patte de liaison est articulée
au panneau principal correspondant par une ligne de pliage transversale pré-marquée.
[0012] Selon un aspect de l'invention, le dispositif de calage d'extrémité est un dispositif
bi-articulé dans lequel la partie d'extrémité des dites au moins deux pattes de liaison
est rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue
de ligne transversale de pliage pré-marquée.
[0013] Selon d'autre caractéristiques, optionnelles, de l'invention, prises isolément ou
en combinaison :
- la longueur de la partie principale d'une patte de liaison, définie comme étant la
plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire et la ligne de pliage
transversale pré-marquée de rattachement au panneau principal, est inférieure à la
moitié de la dimension maximale de l'espace intérieur de l'élément d'emballage selon
une direction transversale perpendiculaire au panneau principal correspondant ;
- la longueur de la partie principale d'une patte de liaison, définie comme étant la
plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire et la ligne de pliage
transversale pré-marquée de rattachement au panneau principal, est inférieure à la
longueur de la partie d'extrémité de la patte de liaison, définie comme étant la plus
courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire et une ligne de partage transversale
correspondant à la dernière ligne théorique, en partant de l'extrémité longitudinale
correspondante de l'élément d'emballage, pour laquelle on trouve une continuité de
matière du bandeau d'extrémité sur toute la largeur transversale du panneau d'extrémité
correspondant, ou pour laquelle on n'intercepte pas ni l'une ni l'autre des découpes
de séparation de part et d'autre de la patte de liaison ;
- entre deux pattes de liaisons adjacentes correspondant à deux panneaux principaux
adjacents, la découpe de séparation entre deux pattes de liaison est agencée sous
la forme d'un ajourage de telle sorte, repliées à 90 degrés vers l'espace intérieur
par rapport au panneau principal correspondant, les parties principales des deux pattes
de liaisons adjacentes n'ont pas de recouvrement.
- les pattes de liaison présentent chacune une partie principale dont la géométrie lui
permet d'être reçue, repliée à 90° vers l'espace intérieur par rapport au panneau
principal correspondant, sans contacter les panneaux principaux adjacents ;
- le dispositif de calage d'extrémité peut être déplacé de manière réversible, entre
deux positions longitudinales distinctes stables, de part et d'autre d'une position
instable dans laquelle les parties principales des pattes de liaison s'étendent dans
un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale ;
- le dispositif de calage d'extrémité est rappelé élastiquement vers ses deux positions
longitudinales distinctes stables sous l'effet d'une force de rappel due à la déformation
élastique de la zone de flexion des dites au moins deux pattes de liaison ;
- les deux positions longitudinales stables du dispositif de calage d'extrémité comportent
une position étendue vers l'extérieur, dans laquelle les pattes de liaison sont dépliées,
et une position rapprochée vers l'intérieur dans laquelle les deux parties des pattes
de liaison sont repliées l'une sur l'autre et dirigées longitudinalement vers l'intérieur
pour former un harpon dirigé longitudinalement vers l'intérieur de l'espace délimité
par l'enveloppe ;
- l'élément d'emballage comporte, à une extrémité longitudinale, un dispositif de calage
d'extrémité, et, à l'extrémité longitudinale opposée, un dispositif de fermeture comportant
au moins un volet de fermeture articulé sur un bord transversal d'un panneau principal
;
- l'élément d'emballage comporte un dispositif de calage d'extrémité à chacune de ses
deux extrémités longitudinales ;
- l'élément d'emballage fait partie d'un emballage obtenu à partir d'un flan unique,
prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau, ledit emballage comportant,
en plus de l'élément d'emballage, une enveloppe externe formée de panneaux externes
articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales
qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon la direction longitudinale, les
lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux externes, l'enveloppe
externe étant refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour de l'élément
d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale
;
- l'élément d'emballage est relié à un panneau externe de l'enveloppe externe par un
panneau de liaison qui est articulé par rapport au dit panneau externe le long d'un
côté longitudinal de celui-ci, et qui est articulé par rapport à un panneau principal
le long d'un côté longitudinal de celui-ci ;
- l'élément d'emballage comporte des pattes d'appui qui s'étendent selon une ou plusieurs
directions transversales et qui sont chacune en contact avec une face interne d'un
panneau externe de l'enveloppe externe pour maintenir au moins un des panneaux principaux
de l'élément d'emballage écarté dudit panneau externe de l'enveloppe externe ;
- l'enveloppe externe comporte, à au moins une extrémité longitudinale, un dispositif
de fermeture comportant au moins un volet de fermeture articulé sur un bord transversal
d'un panneau externe.
- l'élément d'emballage est réalisé en une seule pièce à partir d'un flan unique de
carton dont le grammage est supérieur ou égal 180 g/m2, et inférieur ou égal à 2000
g/m2.
[0014] L'invention propose de plus un élément d'emballage obtenu à partir d'un flan tel
que ci-dessus.
[0015] L'invention propose par ailleurs un élément d'emballage obtenu à partir d'un flan
unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau, du type dans lequel
- l'élément d'emballage comporte une enveloppe principale comprenant au moins trois
panneaux principaux articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage
longitudinales qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon une direction longitudinale,
les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux principaux,
l'enveloppe étant refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour d'un
espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire
à la direction longitudinale ;
- l'élément d'emballage comporte, à au moins une extrémité longitudinale, un dispositif
de calage d'extrémité comportant :
- un bandeau d'extrémité comprenant autant de panneaux d'extrémités que le nombre de
panneaux principaux, articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliages
agencées dans l'alignement des lignes de pliage des panneaux principaux, le bandeau
d'extrémité étant refermé sur lui-même pour définir un contour fermé autour d'un espace
intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction
longitudinale.
- pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison longitudinale
qui relie ledit panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, et la patte
de liaison d'un panneau principal étant distincte de la ou les pattes de liaison des
autres panneaux principaux, les pattes de liaison étant séparées l'une de l'autre
transversalement par une découpe de séparation dans la feuille de matériau.
[0016] Chaque patte de liaison comporte une ligne de pliage intermédiaire, transversale,
qui délimite une partie principale et une partie d'extrémité de la patte de liaison,
respectivement rattachées au panneau principal et au panneau d'extrémité correspondants,
pour permettre un rapprochement du bandeau d'extrémité de l'enveloppe principale par
repliement des deux parties de la patte de liaison sur elles-mêmes autour de la ligne
de pliage intermédiaire, et du type dans lequel la partie principale de la patte de
liaison est articulée au panneau principal correspondant par une ligne de pliage transversale
pré-marquée.
[0017] Le dispositif de calage d'extrémité est un dispositif bi-articulé dans lequel la
partie d'extrémité des dites au moins deux pattes de liaison est rattachée au panneau
d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale
de pliage pré-marquée.
[0018] Selon d'autre caractéristiques, optionnelles, de l'invention, prises isolément ou
en combinaison :
- la longueur de la partie principale d'une patte de liaison, définie comme étant la
plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire et la ligne de pliage
transversale pré-marquée de rattachement au panneau principal, est inférieure à la
moitié de la dimension transversale d'un panneau principal adjacent audit anneau principal
auquel est rattaché la patte de liaison, définie comme étant la distance entre les
deux côtés longitudinaux du panneau principal adjacent ;
- le flan comporte, à une extrémité longitudinale, un dispositif d'extrémité de calage
comportant une partie d'extrémité d'au moins une patte de liaison rattachée au panneau
d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale
de pliage pré-marquée, et, à l'extrémité longitudinale opposée, un dispositif de fermeture
comportant au moins un volet de fermeture rattaché sur un bord transversal d'un panneau
principal par une ligne de pliage transversale ;
- le flan comporte, à chacune de ses deux extrémités longitudinales, un dispositif de
calage d'extrémité comportant une partie d'extrémité d'au moins une patte de liaison
rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de
ligne transversale de pliage pré-marquée ;
- le flan comporte, en plus, des panneaux externes articulés successivement l'un à l'autre
autour de lignes de pliage longitudinales qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre
selon la direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux
des panneaux externes, et en ce que un panneau principal est relié à un panneau externe
par un panneau de liaison rattaché respectivement par une ligne de pliage à un côté
longitudinal d'un panneau externe et à un côté longitudinal d'un panneau principal
;
- le flan comporte au moins une patte d'appui qui est délimitée par une découpe en U
pratiquée dans un panneau principal, les sommets des branches du U correspondant à
une ligne de pliage, la découpe en U délimitant une extension transversale pour le
panneau principal adjacent partageant le même côté longitudinal.
- le flan est réalisé en une seule pièce à partir d'une feuille unique de carton dont
le grammage est supérieur ou égal 180 g/m2, et inférieur ou égal à 2000 g/m2.
[0019] Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en
référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des
formes de réalisation de l'objet de l'invention.
- La Figure 1 est une vue en plan d'un flan selon un premier mode de réalisation de l'invention.
- La Figure 2 illustre une partie du flan de la Figure 1.
- La Figure 3 est une vue en perspective d'une étape intermédiaire de montage de l'emballage obtenu
grâce au flan de la Figure 1.
- La Figure 4 est une vue en perspective de l'emballage obtenu à partir du flan de la Figure 1.
- Les Figures 5A, 5B et 5C sont des vues schématiques en section montrant, en section par un plan longitudinal,
différentes positions du dispositif de calage d'extrémité de l'emballage de la Figure 4.
- Les Figures 6 et 7 sont des vues similaires aux Figures 1 et 4 illustrant un deuxième mode de réalisation de l'invention.
- Les Figures 8 et 9 sont des vues similaires aux Figures 1 et 4 illustrant un troisième mode de réalisation de l'invention.
- La Figure 10 est une vue en plan d'un flan selon un quatrième mode de réalisation de l'invention.
- La Figure 11 est une vue en section transversale de l'emballage obtenu à partir du flan de la
Figure 10.
[0020] On a illustré sur la
Figure 1 un premier mode de réalisation d'un flan
10 selon l'invention permettant d'obtenir un emballage selon l'invention.
[0021] Le flan
10 qui est illustré sur la
Figure 1 est obtenu par découpage d'une feuille de matériau et constitue un flan unique en
ce qu'il y a continuité de matière dans le flan, lequel n'est pas constitué par un
assemblage de plusieurs éléments précédemment disjoints.
[0022] Le matériau du flan sera un matériau conventionnel pour ce type d'emballage. Il peut
par exemple s'agir d'un carton dont le grammage est supérieur ou égal à 180 g par
mètre carré. Généralement, le carton utilisé pour de tels emballages présente un grammage
inférieur ou égal à 2000 g par mètre carré. Toutefois, l'utilisation d'autres matériaux,
y compris de matériaux polymères, est envisageable. De préférence, ces matériaux présentent
un aspect semi-rigide en flexion autour d'un axe compris dans le plan de la feuille
dans laquelle le flan est prédécoupé.
[0023] Sur la
Figure 1, et sur les figures semblables, on a représenté en traits continus les bords libres
ou découpés du flan. On a représenté en traits pointillés des marquages apportés dans
la matière du flan mais au niveau desquels le flan n'est pas entièrement découpé.
La réalisation des marquages peut impliquer une ou plusieurs techniques, parmi lesquelles
on peut citer par exemple :
- la technique de découpe mi-chair, dans laquelle la feuille de matériau est découpée,
mais pas sur toute son épaisseur ;
- le marquage par écrasement de matière, etc...
[0024] Ces marquages sont destinés à former une ligne de pliage pré-marquée de la feuille
de matériau en vue de la réalisation de l'emballage. En effet, le flan
10, qui est plan, doit être soumis à des opérations de pliage et d'assemblage, notamment
par collage, pour réaliser un emballage tridimensionnel.
[0025] Le flan
10 comporte deux portions principales destinées chacune à former une enveloppe périphérique.
Une première portion
12, visible sur la gauche de la
Figure 1 et visible sur la
Figure 2, est destinée à former un élément principal, dit élément de calage, de l'emballage.
Une seconde portion
14, visible sur la partie droite de la
Figure 1, est destinée à former une enveloppe externe de l'emballage. Les deux portions
12, 14 du flan
10 sont liées l'une à l'autre par un panneau de liaison
16 dont le rôle sera expliqué plus loin.
[0026] On décrira tout d'abord la première portion
12 du flan
10 destinée à former un élément principal de calage de l'emballage.
[0027] Dans cette portion, le flan comporte quatre panneaux principaux
21, 22, 23, 24 qui sont juxtaposés et articulés successivement l'un à l'autre autour de trois lignes
de pliage
31, 32, 33 longitudinales. Une première ligne de pliage
31 relie, en les délimitant, un panneau principal extrême distal
21 d'un panneau principal intermédiaire distal
22. Une seconde ligne de pliage
32 relie le panneau principal intermédiaire distal
22 à un panneau principal intermédiaire proximal
23, lequel est relié à un panneau principal extrême proximal
24 autour d'une ligne de pliage
33. Les lignes de pliage
31, 32, 33 définissent donc des côtés longitudinaux des panneaux principaux correspondants.
[0028] Le panneau principal extrême distal
21 comporte par ailleurs un côté longitudinal
30 par lequel il est relié à un rabat d'assemblage
18, le côté longitudinal
30 correspondant à une ligne de pliage, de préférence pré-marquée, entre le panneau
21 et le rabat
18. À l'opposé du côté longitudinal
30, le rabat
18 comporte un bord libre longitudinal
29, qui est un bord libre du flan
10.
[0029] Le panneau principal extrême proximal
24 comporte, à l'opposé du côté longitudinal
33, un côté longitudinal
34 qui, dans cet exemple de réalisation, est formé d'une ligne de pliage pré-marquée
par laquelle il est relié au panneau de liaison
16.
[0030] Ainsi, en partant du bord libre
29 du flan
10, et en se déplaçant au travers du flan selon une direction transversale perpendiculaire
à la direction longitudinale, on rencontre successivement le rabat
18, le côté longitudinal
30, le panneau principal extrême distal
21, le côté longitudinal
31, le panneau principal intermédiaire distal
22, le côté longitudinal
32, le panneau principal intermédiaire proximal
23, le côté longitudinal
33, le panneau principal extrême proximal
24, le côté longitudinal
34 et le panneau de liaison
16.
[0031] Dans cet exemple de réalisation, où l'enveloppe principale est destinée à former
un élément de calage, les panneaux principaux comportent des extensions transversales
51, 52, 53, 54, 55 agencées au niveau des côtés longitudinaux
31, 32, 33 entre deux panneaux principaux. Ces extensions transversales sont optionnelles. Chaque
extension transversale est solidaire d'un des panneaux et est délimitée par une découpe
en U formée dans le matériau constituant l'un des panneaux principaux adjacents. Les
pointes des branches de la découpe en U sont situées sur une ligne de pliage
31, 32, 33 entre deux panneaux principaux, tandis que la base du U est formée par un bord longitudinal
de la découpe qui est décalé d'un écart transversal «
e » par rapport à la ligne de pliage correspondante. Au niveau de chaque extension
transversale, la ligne de pliage est interrompue de sorte que, lors du pliage de deux
panneaux successifs autour de leur ligne de pliage commune, l'extension reste dans
l'alignement du panneau duquel elle est solidaire. Il sera vu plus tard que ces extensions
sont destinées à former des pattes d'appui. On comprend donc que, au niveau de ces
extensions transversales, les côtés longitudinaux des panneaux principaux présentent
des décrochements. En revanche, ces décrochements n'affectent pas la ligne de pliage
entre deux panneaux. De préférence, les lignes de pliage
31, 32 et
33 sont pré-marquées, sauf au niveau des extensions transversales.
[0032] Chacun des panneaux principaux
21, 22, 23, 24 présente des côtés transversaux opposés supérieurs et inférieurs
41, 42, 43, 44, qui sont agencés aux extrémités longitudinales du panneau correspondant et qui sont
matérialisés chacun par une ligne de pliage. Dans l'exemple proposé, les panneaux
principaux présentent tous la même dimension selon la direction longitudinale de sorte
que les bords transversaux supérieurs et inférieurs des quatre panneaux principaux
sont respectivement alignés selon une ligne transversale de pliage supérieure et selon
une ligne transversale de pliage inférieure. Les notions de « supérieur » et « inférieur
» qui sont utilisées ici ne le sont qu'à titre illustratif pour simplifier la compréhension
de la description. Ces notions font référence à l'orientation du flan tel qu'illustré
sur la
Figure 1 et ne préjugent en rien d'une orientation du flan ou de l'emballage dans l'espace.
[0033] On comprend que les quatre panneaux principaux
21, 22, 23, 24 sont destinés à former, après un pliage à
90° autour de chacune des lignes de pliage
31, 32, 33, une enveloppe principale refermée sur elle-même définissant un contour fermé autour
d'un espace intérieur de calage de l'élément de calage
12. Dans l'exemple illustré, comportant quatre panneaux principaux, le contour fermé
de l'enveloppe principale correspond à un quadrilatère dans un plan transversal perpendiculaire
à la direction longitudinale. Si le pliage est fait à 90° autour de chaque ligne de
pliage, on obtient un rectangle, et encore plus précisément un carré dans le cas où,
de plus, les panneaux principaux présentent une largeur transversale identique. On
comprend aussi que le rabat
18 peut lui aussi être replié à 90° autour de la ligne de pliage
30 de manière à pouvoir être amené en appui, plan contre plan, contre le panneau principal
extrême proximal
24. Un assemblage du rabat
18 sur le panneau
24, par exemple par collage, permet de fixer la géométrie tridimensionnelle de l'élément
d'emballage comportant les quatre panneaux principaux. Le fait qu'une enveloppe périphérique
définisse un contour fermé ne s'oppose pas à ce que les panneaux périphériques qui
la compose présentent éventuellement des fenêtres ou ouvertures.
[0034] Dans l'exemple illustré, le panneau principal extrême proximal
24 présente une largeur supérieure à celle des autres panneaux. Il est ainsi possible
de définir une ligne de montage
LM1 virtuelle longitudinale, décalée par rapport à la ligne de pliage
34 de liaison au panneau de liaison
16 d'un écart transversal «
e ». La distance transversale entre la ligne de montage virtuelle longitudinale
LM1 et le côté longitudinal
33 du panneau principal extrême proximal
24 est égale à la largeur transversale du panneau principal intermédiaire distal
22 entre ses deux côtés longitudinaux
31 et
32. De préférence, cet écart transversal «
e » correspond à l'écart transversal « e » des pattes d'appui
51-55. Lors de l'assemblage de l'enveloppe principale, il est prévu de faire coïncider
la ligne de pliage
30, séparant le rabat
18 du panneau principal
21, avec la ligne de montage virtuelle longitudinale
LM1. La portion du panneau principal extrême proximal
24 qui se situe entre la ligne de montage virtuelle longitudinale
LM1 et la ligne de pliage
34 constitue une extension transversale du panneau destinée à former une patte d'appui
pour maintenir un écart entre l'enveloppe principale de calage et l'enveloppe externe
de l'emballage.
[0035] Comme on peut le voir sur la
Figure 1, l'élément d'emballage comprenant les quatre panneaux principaux
21, 22, 23, 24 comporte par ailleurs, à au moins une extrémité longitudinale, un bandeau d'extrémité
60 qui comporte autant de panneaux d'extrémité
61, 62, 63, 64 que le nombre de panneaux principaux. De manière analogue aux panneaux principaux,
les panneaux d'extrémité sont articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes
de pliage longitudinales
71, 72, 73 agencées dans l'alignement des lignes de pliage
31, 32, 33 des panneaux principaux. Dans l'exemple illustré, l'élément d'emballage est pourvu
de deux bandeaux d'extrémité
60, un à chaque extrémité longitudinale, mais un seul pourrait être prévu.
[0036] Comme on peut le voir plus particulièrement sur la
Figure 2, pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison
longitudinale
80 est prévue qui relie un panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant,
c'est-à-dire un panneau d'extrémité agencé longitudinalement dans le prolongement
du panneau principal considéré. Dans l'exemple illustré, les quatre panneaux d'extrémité
sont reliés chacun au panneau principal correspondant par une patte de liaison
80. Dans cet exemple de réalisation, les pattes de liaison présentent toutes la même
géométrie. On remarque que la patte de liaison
80 d'un panneau principal est distincte de la ou des pattes de liaison des autres panneaux
principaux. En ce sens, les pattes de liaison sont séparées l'une de l'autre transversalement
par une découpe de séparation
82 dans la feuille de matériaux. Chaque patte de liaison
80 comporte une ligne de pliage intermédiaire
84, transversale, qui délimite la patte en deux parties : une partie principale
80a qui est rattachée au panneau principal correspondant et une partie d'extrémité
80b qui est rattachée au panneau d'extrémité correspondant.
[0037] La partie principale de la patte de liaison
80 est articulée au panneau principal correspondant par une ligne de pliage transversal
pré-marquée.
[0038] Au sens de ce texte, une ligne de pliage pré-marquée est destinée à former, au moment
du pliage, une charnière nette entre deux portions du matériau constituant le flan,
en l'occurrence entre le panneau principal et la partie principale
80a de la patte de liaison
80. Au niveau d'une ligne de pliage pré-marquée, un pliage se fait où l'essentiel de
la déformation est concentré sur la ligne de pliage. Au niveau d'une ligne pré-marquée,
les caractéristiques mécaniques du matériau, notamment en résistance à la flexion,
présentent un affaiblissement brutal, qui en fait une zone de déformation privilégiée
par rapport aux zones avoisinantes. La réalisation d'une ligne de pliage pré-marquée
peut impliquer une ou plusieurs techniques, parmi lesquels on peut citer par exemple
la technique de découpe mi-chair, ou le marquage par écrasement de matière, etc....
[0039] Dans l'exemple illustré, la ligne de pliage pré-marquée, par laquelle chaque patte
de liaison est rattachée au panneau principal correspondant, coïncide avec le côté
transversal d'extrémité
41, 42, 43, 44 du panneau principal correspondant.
[0040] De préférence, les lignes de pliage intermédiaires
84 de toutes les pattes de liaison reliant un bandeau d'extrémité
60 aux panneaux principaux correspondants sont alignées selon une direction transversale.
[0041] De préférence, la ligne de pliage intermédiaire
84 de chaque patte est elle aussi pré-marquée, au sens défini ci-dessus.
[0042] Au contraire, la partie d'extrémité
80b des pattes de liaison
80 est rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue
de ligne transversale de pliage pré-marquée. En ce sens, comme illustré sur les
Figures 1 et
2, il n'est pas possible de distinguer nettement la séparation entre le panneau d'extrémité
et la partie d'extrémité de la patte de liaison correspondante. De préférence, on
ne constate pas de discontinuité brutale de caractéristiques mécaniques du matériau,
notamment de résistance à la flexion, dans la zone de transition entre le panneau
d'extrémité
61, 62, 63, 64 et cette partie d'extrémité
80b de la patte de liaison
80 correspondante. Autrement dit, si l'on souhaite déformer la partie d'extrémité de
la patte de liaison selon une direction perpendiculaire au plan du flan, par rapport
au panneau d'extrémité, cette déformation se traduit par une courbure progressive
qui s'étend sur toute une zone de transition, et non pas par une pliure nette au niveau
d'une ligne de charnière.
[0043] La zone de transition, entre un panneau d'extrémité du bandeau
60 et la partie d'extrémité
80b de la patte de liaison correspondante, présente une plus grande raideur en résistance
à la flexion que la zone de transition entre un panneau principal et la partie principale
80a de la même patte de liaison, cette dernière zone de transition comportant la ligne
de pliage pré-marquée.
[0044] Dans l'exemple illustré, chaque panneau d'extrémité est relié au panneau principal
correspondant par une unique patte de liaison. Toutefois, on pourrait prévoir qu'au
moins un panneau d'extrémité soit relié au panneau principal correspondant par plusieurs
pattes de liaison indépendantes. Par ailleurs, il n'est pas nécessaire que tous les
panneaux d'extrémité soient reliés au panneau principal correspondant par une patte
de liaison. Notamment, dans le cadre d'un élément d'emballage à quatre panneaux principaux,
on peut par exemple prévoir que seul deux des quatre panneaux d'extrémité, de préférence
non adjacents, soient reliés à leur panneau principal correspondant par une ou plusieurs
pattes de liaison.
[0045] Dans l'exemple illustré sur les
Figures 1 et
2, une découpe de séparation
82 entre deux pattes de liaison présente une forme de losange avec deux sommets longitudinaux
82a, 82b et avec deux sommets transversaux
82c.
[0046] De préférence, les sommets transversaux
82c d'une découpe de séparation en losange sont agencés chacun à l'extrémité de la ligne
de pliage intermédiaire transversale
84 des deux pattes de liaison adjacentes.
[0047] Dans l'exemple illustré, une découpe de séparation
82 présente une extrémité, ici formée par un sommet longitudinal
82a, du côté des panneaux principaux, qui est située à l'intersection de la ligne de pliage
31, 32, 33 entre deux panneaux principaux avec la ligne de pliage pré-marquée
41, 42, 43, 44 par laquelle chacune des deux pattes de liaison adjacentes, séparées par la découpe
considérée, sont reliées aux dits panneaux principaux.
[0048] Dans l'exemple illustré, une découpe de séparation
82 présente une extrémité, ici formée par un sommet longitudinal
82b, du côté des panneaux d'extrémité, qui est située sur la ligne de pliage
71, 72, 73 d'articulation de ces panneaux d'extrémité.
[0049] Dans l'exemple illustré, toutes les pattes de liaison
80 ont la même géométrie et toutes les découpes de séparation
82 entre les pattes de liaison ont aussi la même géométrie. Ainsi, les sommets longitudinaux
82b des découpes
82, du côté des panneaux d'extrémité
61, 62, 63, 64, sont alignés le long d'une ligne transversale virtuelle
LP1.
[0050] La seconde portion du flan
10, destinée à former l'enveloppe externe de l'emballage, présente, de manière classique
pour un étui, quatre panneaux externes
121, 122 , 123, 124 articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales
131, 132, 133, lesquelles définissent des côtés longitudinaux des panneaux externes. Un panneau
externe proximal
121 est relié par une ligne de pliage longitudinale
130, à l'opposé de son autre côté
131 longitudinal, au panneau de liaison
16, ce dernier assurant donc la liaison entre les deux portions
12, 14 du flan
10. Par pliage, cette enveloppe externe est destinée à être refermée sur elle-même pour
définir un contour fermé autour d'un espace intérieur dans un plan transversal perpendiculaire
à la direction longitudinale. En l'occurrence, le panneau de liaison
16 est destiné à former aussi un rabat d'assemblage, destiné à être assemblé, par exemple
par collage, plan contre plan contre une face interne d'un panneau externe extrême
distal
124, pour réaliser et maintenir la forme tridimensionnelle de l'enveloppe externe. Dans
l'exemple illustré, les panneaux externes présentent une largeur transversale supérieure,
de deux fois la valeur d'écart transversal «
e », à la largeur des panneaux principaux correspondants de l'élément de calage
12. De même, les panneaux externes présentent une longueur selon la direction longitudinale
qui est supérieure à la longueur des panneaux principaux de l'élément de calage.
[0051] Comme illustré, on peut prévoir au moins un volet de fermeture
125 articulé le long d'un bord transversal d'extrémité longitudinale d'un panneau externe,
par exemple le panneau externe extrême proximal
121. En l'occurrence, deux tels volets de fermeture
125 sont prévus pour fermer l'étui aux deux extrémités longitudinales. Chaque volet de
fermeture
125 est de préférence muni d'un rabat de verrouillage
126 articulé à un bord transversal d'extrémité longitudinale du volet de fermeture
125 opposé à son bord d'articulation sur le panneau externe
121. De plus, on peut prévoir que la fermeture de l'emballage aux extrémités longitudinales
soit complétée par un ou plusieurs volets d'obturation complémentaire
128, eux aussi articulés le long d'un bord transversal d'extrémité longitudinale d'un
panneau externe
122, 124 autre que le panneau externe
123 opposé au panneau externe
121 portant le volet de fermeture
125.
[0052] Pour former un emballage en partant du flan ainsi décrit, on procède, comme cela
est visible sur la
Figure 3, tout d'abord par la formation de l'élément de calage en pliant le rabat
18, puis successivement les panneaux principaux
21, 22, 23, 24 respectivement autour des lignes de pliage
30, 31, 32, 33. Dans le même temps, les panneaux d'extrémité
61, 62, 63, 64 du bandeau d'extrémité
60 sont pliés respectivement autour des lignes de pliage
71, 72, 73 pour former un élément d'emballage tel qu'illustré sur la
Figure 3. Comme expliqué plus haut, la face externe du rabat d'assemblage
18 est assemblée, par exemple par collage, contre la face interne du panneau principal
extrême proximal
24 en faisant coïncider la ligne de pliage
30 avec la ligne de montage virtuelle longitudinale
LM1. L'élément d'emballage ainsi formé présente donc bien un contour fermé, dans cet
exemple carré, dans un plan perpendiculaire à la direction longitudinale.
[0053] On voit sur la
Figure 3 les extensions transversales
51-55 qui dépassent transversalement par rapport à ce contour d'une distance correspondant
à la valeur d'écart transversal «
e ».
[0054] Comme illustré sur la
Figure 3, on aura de préférence procédé, préalablement à l'étape d'enroulement et d'assemblage
de l'élément de calage
12, à une étape de pré-pliage des pattes de liaison
80 du ou des bandeaux d'extrémité
60. Ce pré-pliage consiste à effectuer un pliage, par exemple à 120° ou 180°, en rabattant
l'ensemble du bandeau d'extrémité
60 vers l'intérieur autour de la ligne constituée par l'alignement des bords transversaux
41, 42, 43, 44 des panneaux principaux, puis à replier en sens inverse, par exemple à 120° ou 180°
vers l'extérieur, le bandeau d'extrémité autour des lignes de pliage transversales
intermédiaires
84 des pattes de liaison
80. Ainsi, naturellement, on crée une conformation des pattes de liaison
80 de telle sorte qu'elles sont légèrement repliées, par rapport aux panneaux principaux,
vers l'intérieur autour de leur ligne de pliage pré-marqué par laquelle sont reliées
au panneau principal. En revanche, comme on peut le voir sur la
figure 3, les pattes de liaison présentent alors naturellement, au niveau de la ligne de pliage
intermédiaire
84, une concavité tournée vers l'extérieur. Avant l'opération de pliage et d'enroulement
décrite plus haut pour former l'élément de calage, on peut choisir de redéployer les
bandeaux d'extrémité en remettant les pattes de liaison à plat, ou quasiment à plat,
comme illustré sur la
Figure 3.
[0055] On notera que le bandeau d'extrémité
60 présente lui aussi un rabat d'assemblage
18a, qui peut être constitué par la prolongation du rabat d'assemblage
18, qui est solidaire d'un panneau d'extrémité extrême
61, et qui est destiné à être rabattu et assemblé, par exemple par collage, contre l'autre
panneau d'extrémité extrême
64 pour donner au bandeau d'extrémité un contour fermé sensiblement identique au contour
fermé déterminé par les panneaux principaux.
[0056] On voit que chaque panneau d'extrémité du bandeau d'extrémité est alors agencé dans
le même plan que le panneau principal correspondant de l'élément d'emballage.
[0057] À partir de l'étape intermédiaire illustrée à la
Figure 3, on continue la formation de l'emballage en formant l'enveloppe externe par pliages
successifs du flan autour des lignes de pliage
34, 130, 131, 132, 133 de telle sorte que, une fois le panneau externe extrême distal
124 replié avec sa face interne en appui contre une face externe du panneau de liaison
16, les quatre panneaux externes forment, autour de l'élément de calage
12, l'enveloppe externe ayant elle aussi un contour fermé. Le résultat de cet assemblage
est illustré à la
Figure 4. On a alors un emballage constitué d'une enveloppe externe et d'un élément de calage
interne dont les panneaux principaux sont disposés sensiblement parallèlement aux
panneaux externes. On remarque que, dans ce mode de réalisation, le panneau de liaison
16 présente une largeur transversale qui est sensiblement égale à la largeur transversale
des panneaux externes diminuée de la valeur d'écart transversal
« e ». Ce décalage se combine avec le rôle des extensions transversales
51, 52, 53, 54, 55, qui forment autant de pattes d'appui qui s'étendent selon une ou plusieurs directions
transversales et qui sont chacune en contact avec une face interne d'un panneau externe
de l'enveloppe externe pour maintenir au moins un des panneaux principaux de l'élément
de calage écarté dudit panneau externe de l'enveloppe externe.
[0058] Ainsi, l'enveloppe principale de l'élément de calage est maintenue de manière ferme
à l'écart des panneaux externes de l'enveloppe externe, de préférence selon les deux
directions transversales perpendiculaires à la direction longitudinale. La valeur
d'écart
« e » détermine la distance entre les panneaux respectifs en vis-à-vis de l'enveloppe externe
et de l'enveloppe de calage.
[0059] Le bandeau d'extrémité
60 et les pattes de liaison
80 forment, à une extrémité longitudinale de l'élément d'emballage, un dispositif de
calage d'extrémité permettant de caler longitudinalement un produit à l'intérieur
de l'élément d'emballage.
[0060] On a illustré sur les
Figures 5A, 5B, 5C des vues schématiques en section qui illustrent différentes positions du dispositif
de calage d'extrémité.
[0061] Du fait de l'absence de ligne transversale de pliage pré-marquée dans la zone de
transition entre le panneau d'extrémité et la partie d'extrémité
80b des pattes de liaison
80 correspondantes, cette zone de transition formant ainsi une zone de flexion, le dispositif
de calage d'extrémité peut être qualifié de dispositif bi-articulé du fait que la
patte de liaison
80 ne comporte que deux articulations nettes, à savoir la ligne de pliage transversale
intermédiaire
84 et la ligne de pliage pré-marquée de liaison au panneau principal correspondant.
[0062] Sur la
Figure 5A, on a illustré le dispositif de calage d'extrémité dans une position longitudinale
étendue vers l'extérieur. Dans cette position, les pattes de liaison
80 sont dépliées au sens que les deux parties des pattes de liaison forment, entre elles,
un angle supérieur à 90°.
[0063] Sur la
Figure 5C, on a illustré le dispositif de calage d'extrémité dans une position longitudinale
rapprochée vers l'intérieur. Dans cette position, les deux parties des pattes de liaison
80 sont repliées l'une sur l'autre, au sens qu'elles forment, entre elles, un angle
inférieur à 90°. Comme illustré, les pattes
80 sont dirigées longitudinalement vers l'intérieur pour former un harpon dirigé longitudinalement
vers l'intérieur de l'espace délimité par l'enveloppe formée par les panneaux principaux
qui les portent. Dans la position rapprochée illustrée à la
Figure 5C, la ligne de pliage intermédiaire
84 des pattes de liaison forme un bord saillant de la patte de liaison
80 repliée, ce bord saillant pouvant venir en appui contre un produit contenu dans l'emballage
pour en assurer le calage.
[0064] Le dispositif de calage d'extrémité peut être déplacé de manière réversible, entre
ces deux positions longitudinales distinctes stables, de part et d'autre d'une position
instable, illustrée à la
figure 5B, dans laquelle les parties principales
80a des pattes de liaison
80 s'étendent dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale.
Grâce à l'absence de ligne transversale de pliage pré-marquée entre le panneau d'extrémité
et la partie d'extrémité
80b des pattes de liaison correspondantes, le dispositif de calage d'extrémité bi-articulé
est rappelé élastiquement vers l'une ou l'autre de ces deux positions longitudinales
stables sous l'effet d'une force de rappel qui est due notamment à la déformation
élastique de la zone de flexion à la transition entre le panneau d'extrémité et la
partie d'extrémité de la pâte de liaison. La même force de rappel fait que la position
illustrée à la
Figure 5B est une position instable. On note que le caractère fermé du contour formé par le
bandeau d'extrémité
60 contribue à ce que les efforts engendrés au niveau de deux pattes portées par des
panneaux principaux opposés tendent à s'annuler. De plus le caractère fermé du contour
formé par le bandeau d'extrémité
60 contribue à ce que les panneaux d'extrémité ne peuvent pas se déplacer individuellement
selon la direction transversale, et le bandeau d'extrémité
60 forme ainsi une base rigide de reprise des efforts de flexion générés dans la zone
de transition entre le panneau d'extrémité et la partie d'extrémité
80b des pattes de liaison correspondantes, ce qui permet à cette zone de transition de
générer une force de rappel relativement importante.
[0065] De préférence, la longueur « la » de la partie principale
80a d'une patte de liaison
80, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire
84 et la ligne de pliage transversale pré-marquée
41, 42, 43, 44 par laquelle elle est rattachée au panneau principal correspondant, est inférieure
à la moitié de la dimension maximale «
T » de l'espace intérieur de l'élément d'emballage selon une direction transversale
perpendiculaire au panneau principal correspondant. Cette caractéristique est notamment
visible sur la
Figure 5B où l'on voit que les parties principales
80a des deux pattes de liaison
80 opposées, c'est-à-dire reliées à deux panneaux non adjacents de l'enveloppe, ne peuvent
pas venir en butée l'une contre l'autre lors du basculement du bandeau d'extrémité
60 entre ses positions étendue et rapprochée. Dans le cas d'une enveloppe principale
à quatre panneaux, la dimension maximale
« T » de l'espace intérieur de l'élément d'emballage, selon une direction transversale
perpendiculaire au panneau principal correspondant, est en général égale à la distance
entre les deux côtés longitudinaux d'un panneau principal adjacent au panneau considéré.
[0066] De la même manière, les découpes de séparation
82 entre deux pattes de liaison
80 adjacentes sont de préférence agencées, comme dans l'exemple illustré, sous la forme
d'un ajourage, c'est-à-dire sous la forme d'une découpe qui n'est pas un simple trait
de coupe. La géométrie de cet ajourage est de préférence choisie de telle sorte que,
lorsque les parties principales
80a de deux pattes de liaison adjacentes, n'étant pas liées à un même panneau principal
mais étant liées à deux panneaux principaux adjacents, sont repliées à 90° vers l'espace
intérieur, tel qu'illustré à la
Figure 5B, les parties principales
80a des pattes de liaison adjacentes n'ont pas de recouvrement, particulièrement en vue
selon la direction longitudinale. On évite ainsi que deux pattes adjacentes viennent
en butée l'une contre l'autre lors du basculement du bandeau d'extrémité entre ses
positions étendue et rapprochée.
[0067] De plus, on prévoira avantageusement que les pattes de liaison présentent chacune
une partie principale
80a dont la géométrie lui permette d'être reçue, repliée à 90° vers l'espace intérieur
par rapport au panneau principal correspondant, sans contacter les panneaux principaux
adjacents.
[0068] Par ailleurs, on peut définir la longueur de la partie d'extrémité
80b d'une patte de liaison comme étant la plus courte distance « Ib » entre la ligne
de pliage intermédiaire
84 et une ligne de partage transversale entre cette partie d'extrémité
80b et le panneau d'extrémité correspondant. Dans un dispositif de calage d'extrémité
bi-articulé, cette ligne de partage n'est pas marquée. Il s'agit donc d'une ligne
théorique. On peut la définir comme étant la dernière ligne théorique, en partant
de l'extrémité longitudinale correspondante de l'élément d'emballage, pour laquelle
on trouve une continuité de matière du bandeau d'extrémité sur toute la largeur transversale
du panneau d'extrémité correspondant. Autrement dit, cette ligne théorique peut-être
la dernière ligne théorique pour laquelle on n'intercepte pas ni l'une ni l'autre
des découpes de séparation
82 de part et d'autre de la patte de liaison considérée. Dans l'exemple de réalisation
illustrée, ces deux définitions correspondent à la ligne transversale virtuelle
LP1 le long de laquelle les sommets longitudinaux
82b des découpes
82, du côté des panneaux d'extrémité
61, 62, 63, 64, sont alignés.
[0069] De préférence, la longueur « la » de la partie principale
80a d'une patte de liaison
80 est inférieure à la longueur « Ib » de la partie d'extrémité
80b de la même patte de liaison. De cette manière, on tend à éviter que, lors du basculement
du dispositif de calage d'extrémité entre ces deux positions stables, la zone de flexion
de la partie d'extrémité de la patte de liaison ne subisse un dommage irréversible.
Ainsi, cette zone de flexion, reste pour l'essentiel, dans son domaine de déformation
élastique et conserve donc l'élasticité suffisante pour maintenir le dispositif de
calage d'extrémité dans l'une ou l'autre de ses positions stables.
[0070] Sur la
Figure 6, on a illustré un flan pour la réalisation d'un emballage qui ne comporte pas une
enveloppe de calage transversal à l'intérieur d'une enveloppe externe. L'emballage
correspondant est illustré sur la
Figure 7. Comme on le voit sur ces figures, l'emballage
12 ne comporte qu'une seule enveloppe périphérique, formée des panneaux principaux
21, 22, 23, 24, et est constitué seulement d'un élément d'emballage comportant une enveloppe principale
telle que définie plus haut, et au moins un dispositif de calage d'extrémité selon
l'invention comportant un bandeau d'extrémité
60 relié aux panneaux principaux par des pattes de liaisons
80. La partie d'extrémité
80b d'au moins deux pattes de liaison
80 est rattachée au bandeau d'extrémité
60 correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée.
En l'occurrence, ce mode de réalisation comporte deux dispositifs de calage d'extrémité,
un à chaque extrémité longitudinale de l'emballage. Un tel emballage n'est pas fermé
aux extrémités longitudinales, mais les dispositifs de calage d'extrémité permettent
toutefois de bloquer longitudinalement le produit à l'intérieur de l'emballage.
[0071] Sur la
Figure 8, on a illustré un flan pour la réalisation d'un emballage
12 qui ne comporte que trois panneaux principaux
21, 22, 23, articulés successivement l'un à l'autre. L'emballage obtenu grâce à un tel flan est
illustré sur la
Figure 9 où l'on voit que ses trois panneaux principaux définissent une enveloppe principale
qui définit un contour fermé triangulaire dans un plan transversal perpendiculaire
à la direction longitudinale. Dans cet exemple de réalisation, comme dans celui des
Figures 6 et
7, l'emballage ne comporte qu'une seule enveloppe périphérique. Toutefois, il serait
bien entendu possible de prévoir un emballage comportant deux enveloppes périphériques,
à savoir une enveloppe externe et une enveloppe principale d'un élément de calage,
qui auraient toutes les deux seulement trois panneaux principaux, définissant ainsi
des enveloppes ayant des sections triangulaires imbriquées. L'emballage
12 comporte au moins un dispositif de calage d'extrémité selon l'invention comportant
un bandeau d'extrémité
60 relié aux panneaux principaux par des pattes de liaison
80. La partie d'extrémité
80b d'au moins deux pattes de liaison
80 est rattachée au bandeau d'extrémité
60 correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée.
Pour faciliter la réalisation d'un tel emballage à trois panneaux principaux, il peut
être utile de prévoir sur l'un des panneaux principaux, et donc sur le ou les panneaux
d'extrémité du ou des bandeaux d'extrémité correspondants à ce panneau principal,
une ligne de pliage longitudinale temporaire utilisée pour permettre un collage à
plat d'un rabat d'assemblage
18 lié à un panneau principal extrême sur un panneau principal extrême opposé. De manière
plus générale, on peut aussi prévoir des emballages ou éléments d'emballage dont la
ou les enveloppes périphériques présentent 5, 6, 7, 8, ou plus, panneaux périphériques.
[0072] Dans un emballage ne comportant qu'une seule enveloppe périphérique formée des panneaux
principaux, on peut prévoir, à une extrémité longitudinale, un dispositif d'extrémité
de calage tel que décrit ci-dessus, du type bi-articulé, et, à l'extrémité longitudinale
opposée, un dispositif de fermeture comportant au moins un volet de fermeture qui
serait rattaché sur un bord transversal d'un panneau principal par une ligne de pliage
transversal. Contrairement aux modes de réalisation des
Figures 6 à
9, un tel emballage comporte alors une extrémité longitudinale qui peut être fermée,
l'autre extrémité étant alors muni d'un dispositif d'extrémité de calage qui permet
de bloquer le produit dans l'espace intérieur délimité par l'emballage.
[0073] Sur la
Figure 10, on a illustré un mode de réalisation d'un flan unique pour la réalisation d'emballage
comportant une enveloppe externe formée de panneaux externes
121, 122, 123, 124 et un élément de calage
12 formé de panneaux principaux
21, 22, 23, 24. Le nombre de panneaux externes est égal au nombre de panneaux principaux. Toutefois,
comme on peut le voir sur la
Figure 11 illustrant schématiquement une section, l'emballage assemblé obtenu à partir de ce
flan, et contrairement aux modes de réalisation décrits plus haut, les panneaux externes
ne sont pas parallèles aux panneaux principaux. Dans ce mode de réalisation, la largeur
transversale du panneau de liaison
16 est choisie de manière à créer un décalage angulaire, dans un plan transversal perpendiculaire
à la direction longitudinale, entre les panneaux externes de l'enveloppe externe et
les panneaux principaux de l'enveloppe principale de l'élément de calage. On notera
par ailleurs que ce mode de réalisation ne comporte qu'un seul dispositif de calage
d'extrémité selon l'invention comportant un bandeau d'extrémité
60 relié aux panneaux principaux de l'élément de calage
12 par des pattes de liaisons
80. La partie d'extrémité
80b d'au moins deux pattes de liaison
80 est rattachée au bandeau d'extrémité
60 correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée.
Ce dispositif de calage d'extrémité est agencé à une extrémité longitudinale de l'élément
de calage
12, l'autre extrémité longitudinale en étant dépourvue.
[0074] Dans les exemples illustrés, dans lesquels l'emballage comporte une enveloppe externe
formée de panneaux externes et un élément de calage dont l'enveloppe principale est
formée de panneaux principaux, il y a autant de panneaux externes que de panneaux
principaux. Cependant, cette caractéristique n'est pas obligatoire et on peut prévoir
des emballages comportant plus de panneaux externes que de panneaux principaux, ou
inversement des emballages comportant moins de panneaux externes que de panneaux principaux
de l'élément de calage.
[0075] Le dispositif de calage d'extrémité selon l'invention est particulièrement avantageux
pour plusieurs raisons.
[0076] D'une part, le dispositif de calage d'extrémité selon l'invention est obtenu à partir
du même flan unique que l'emballage.
[0077] Par ailleurs, la réalisation du dispositif de calage d'extrémité selon l'invention
est relativement simple, y compris au moment de l'assemblage, car elle ne nécessite
pas ni des découpes particulièrement compliquées, ni des opérations d'assemblages
complexes. Notamment, toutes les lignes de pliages sont soient longitudinales, soit
transversales, sans nécessiter de pliage autour lignes de pliage obliques.
[0078] Son caractère bistable est particulièrement utile au moment de l'introduction du
produit de l'emballage. Avant l'introduction, il est dans une position étendue stable
dans laquelle il ne gêne pas l'introduction du produit dans l'emballage.
[0079] Après l'introduction du produit, il est amené dans sa position rapprochée dans laquelle
il est à même de bloquer le produit. Cette opération de basculement peut se faire
par simple appui sur le bandeau d'extrémité selon la direction longitudinale. Cette
opération peut se faire avec un outil de poussée automatisé, n'ayant qu'un seul axe
de déplacement. L'outil de poussée automatisé peut être le même outil que celui qui
assure l'introduction du produit dans l'emballage.
[0080] On notera qu'il n'y a pas à prévoir ni une opération particulière, ni de moyens de
maintien additionnel pour maintenir le dispositif de calage d'extrémité dans sa position
rapprochée, ce maintien résultant du caractère bistable tel que décrit ci-dessus.
Le maintien obtenu par la force de rappel des pattes de liaison est suffisant pour
caler un produit selon la direction longitudinale. On notera que le passage du dispositif
de calage d'extrémité de l'une à l'autre de ses positions stables se fait de manière
réversible, autorisant plusieurs manipulations.
[0081] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés car diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir de son cadre.
1. Elément d'emballage (
12) obtenu à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau,
du type dans lequel
- l'élément d'emballage (12) comporte une enveloppe principale comprenant au moins trois panneaux principaux
(21, 22, 23, 24) articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales
(31, 32, 33) qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon une direction longitudinale,
les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux principaux,
l'enveloppe étant refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour d'un
espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire
à la direction longitudinale ;
- l'élément d'emballage comporte, à au moins une extrémité longitudinale, un dispositif
de calage d'extrémité (60, 80) comportant :
• un bandeau d'extrémité (60) comprenant autant de panneaux d'extrémités (61, 62, 63, 64) que le nombre de panneaux principaux, articulés successivement l'un à l'autre autour
de lignes de pliages agencées dans l'alignement des lignes de pliage des panneaux
principaux, le bandeau d'extrémité étant refermé sur lui-même pour définir un contour
fermé autour d'un espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal
perpendiculaire à la direction longitudinale;
• pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison
longitudinale (80) qui relie ledit panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, et la
patte de liaison d'un panneau principal étant distincte de la ou les pattes de liaison
des autres panneaux principaux, les pattes de liaison (80) étant séparées l'une de l'autre transversalement par une découpe de séparation (82) dans la feuille de matériau ;
du type dans lequel chaque patte de liaison (
80) comporte une ligne de pliage intermédiaire (
84), transversale, qui délimite une partie principale
(80a) et une partie d'extrémité (
80b) de la patte de liaison (
80), respectivement rattachées au panneau principal et au panneau d'extrémité correspondants,
pour permettre un rapprochement du bandeau d'extrémité (
60) de l'enveloppe principale par repliement des deux parties
(80a, 80b) de la patte de liaison sur elles-mêmes autour de la ligne de pliage intermédiaire
(
84), et du type dans lequel la partie principale
(80a) de la patte de liaison est articulée au panneau principal correspondant par une ligne
de pliage transversale pré-marquée (
41, 42, 43, 44),
caractérisé en ce que le dispositif de calage d'extrémité est un dispositif bi-articulé dans lequel la
partie d'extrémité (
80b) des dites au moins deux pattes de liaison (
80) est rattachée au panneau d'extrémité (
61, 62, 63, 64) correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage
pré-marquée.
2. Elément d'emballage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur (Ia) de la partie principale (80a) d'une patte de liaison (80), définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire
(84) et la ligne de pliage transversale pré-marquée (41, 42, 43, 44) de rattachement au panneau principal (21, 22, 23, 24), est inférieure à la moitié de la dimension maximale de l'espace intérieur (T) de l'élément d'emballage (12) selon une direction transversale perpendiculaire au panneau principal correspondant.
3. Elément d'emballage selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la longueur (Ia) de la partie principale (80a) d'une patte de liaison, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne
de pliage intermédiaire (84) et la ligne de pliage transversale pré-marquée (41, 42, 43, 44) de rattachement au panneau principal, est inférieure à la longueur (Ib) de la partie
d'extrémité (80b) de la patte de liaison, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne
de pliage intermédiaire (84) et une ligne de partage transversale correspondant à la dernière ligne théorique
(LP1), en partant de l'extrémité longitudinale correspondante de l'élément d'emballage,
pour laquelle on trouve une continuité de matière du bandeau d'extrémité (60) sur toute la largeur transversale du panneau d'extrémité (61, 62, 63, 64) correspondant, ou pour laquelle on n'intercepte pas ni l'une ni l'autre des découpes
de séparation (82) de part et d'autre de la patte de liaison (80).
4. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, entre deux pattes de liaisons (80) adjacentes correspondant à deux panneaux principaux (41, 42, 43, 44) adjacents, la découpe de séparation (82) entre deux pattes de liaison est agencée sous la forme d'un ajourage de telle sorte,
repliées à 90 degrés vers l'espace intérieur par rapport au panneau principal correspondant,
les parties principales (80a) des deux pattes de liaisons (80) adjacentes n'ont pas de recouvrement.
5. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les pattes de liaison (80) présentent chacune une partie principale (80a) dont la géométrie lui permet d'être reçue, repliée à 90° vers l'espace intérieur par rapport au panneau principal (41, 42, 43, 44) correspondant, sans contacter les panneaux principaux adjacents.
6. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif de calage d'extrémité peut être déplacé de manière réversible, entre
deux positions longitudinales distinctes stables, de part et d'autre d'une position
instable dans laquelle les parties principales (80a) des pattes de liaison (80) s'étendent dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale.
7. Elément d'emballage selon la revendication 6, caractérisé en ce que le dispositif de calage d'extrémité est rappelé élastiquement vers ses deux positions
longitudinales distinctes stables sous l'effet d'une force de rappel due à la déformation
élastique de la zone de flexion des dites au moins deux pattes de liaison (80).
8. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que les deux positions longitudinales stables du dispositif de calage d'extrémité comportent
une position étendue vers l'extérieur, dans laquelle les pattes de liaison (80) sont dépliées, et une position rapprochée vers l'intérieur dans laquelle les deux
parties (80a, 80b) des pattes de liaison (80) sont repliées l'une sur l'autre et dirigées longitudinalement vers l'intérieur pour
former un harpon dirigé longitudinalement vers l'intérieur de l'espace délimité par
l'enveloppe.
9. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il fait partie d'un emballage (10) obtenu à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau,
ledit emballage (10) comportant, en plus de l'élément d'emballage (12), une enveloppe externe formée de panneaux externes (121, 122, 123, 124) articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales
(131, 132, 133) qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon la direction longitudinale, les
lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux externes, l'enveloppe
externe étant refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour de l'élément
d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale.
10. Elément d'emballage selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est relié à un panneau externe (121) de l'enveloppe externe par un panneau de liaison (16) qui est articulé par rapport au dit panneau externe le long d'un côté longitudinal
(130) de celui-ci, et qui est articulé par rapport à un panneau principal (24) le long d'un côté longitudinal (34) de celui-ci.
11. Elément d'emballage selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce qu'il comporte des pattes d'appui (51-55) qui s'étendent selon une ou plusieurs directions transversales et qui sont chacune
en contact avec une face interne d'un panneau externe (121, 122, 123, 124) de l'enveloppe externe pour maintenir au moins un des panneaux principaux (21, 22, 23, 24) de l'élément d'emballage (12) écarté dudit panneau externe de l'enveloppe externe.
12. Flan prédécoupé pour un élément d'emballage, formé en une seule pièce à partir d'une
feuille de matériau, du type dans lequel :
- au moins trois panneaux principaux (21, 22, 23, 24) sont agencés successivement l'un à côté de l'autre, et sont rattachés par des lignes
de pliage longitudinales (31, 32, 33) qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon une direction longitudinale,
les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux principaux,
- le flan comporte, à au moins une extrémité longitudinale, un dispositif de calage
d'extrémité (60, 80) comportant :
• un bandeau d'extrémité (60) comprenant autant de panneaux d'extrémités (61, 62, 63, 64) que le nombre de panneaux principaux, rattachés successivement l'un à l'autre par
des lignes de pliages (71, 72, 73) agencées dans l'alignement des lignes de pliage des panneaux principaux ;
• pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison
longitudinale (80) qui relie ledit panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, et la
patte de liaison d'un panneau principal étant distincte de la ou les pattes de liaison
des autres panneaux principaux, les pattes de liaison (80) étant séparées l'une de l'autre transversalement par une découpe de séparation (82) dans la feuille de matériau ;
du type dans lequel chaque patte de liaison (
80) comporte une ligne de pliage intermédiaire (
84), transversale, qui délimite une partie principale (
80a) et une partie d'extrémité (
80b) de la patte de liaison, respectivement rattachées au panneau principal et au panneau
d'extrémité correspondants, et du type dans lequel la partie principale de la patte
de liaison est rattachée au panneau principal correspondant par une ligne de pliage
transversale pré-marquée,
caractérisé en ce que la partie d'extrémité de chacune des dites au moins deux pattes de liaison est rattachée
au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale
de pliage pré-marquée.
13. Flan prédécoupé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la longueur (Ia) de la partie principale (80a) d'une patte de liaison (80), définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire
(84) et la ligne de pliage transversale pré-marquée (41, 42, 43, 44) de rattachement au panneau principal (21, 22, 23, 24), est inférieure à la moitié de la dimension transversale d'un panneau principal
adjacent audit anneau principal auquel est rattaché la patte de liaison, définie comme
étant la distance entre les deux côtés longitudinaux (30, 31, 32, 33) du panneau principal adjacent.
14. Flan prédécoupé selon l'une des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce qu'il comporte, à une extrémité longitudinale, un dispositif d'extrémité de calage (60, 80) comportant une partie d'extrémité (80b) d'au moins une patte de liaison (80) rattachée au panneau d'extrémité (61, 62, 63, 64) correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage
pré-marquée, et, à l'extrémité longitudinale opposée, un dispositif de fermeture comportant
au moins un volet de fermeture rattaché sur un bord transversal d'un panneau principal
par une ligne de pliage transversale.
15. Flan prédécoupé selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé en ce qu'il comporte, en plus, des panneaux externes (121, 122, 123, 124) articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales
(131, 132, 133) qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon la direction longitudinale, les
lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux externes, et en ce que un panneau principal (24) est relié à un panneau externe (121) par un panneau de liaison (16) rattaché respectivement par une ligne de pliage (130) à un côté longitudinal d'un panneau externe et à un côté longitudinal (34) d'un panneau principal.