(19)
(11) EP 3 070 017 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
21.09.2016  Bulletin  2016/38

(21) Numéro de dépôt: 16160763.5

(22) Date de dépôt:  16.03.2016
(51) Int. Cl.: 
B65D 5/02(2006.01)
B65D 5/50(2006.01)
(84) Etats contractants désignés:
AL AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO RS SE SI SK SM TR
Etats d'extension désignés:
BA ME
Etats de validation désignés:
MA MD

(30) Priorité: 20.03.2015 FR 1552311

(71) Demandeur: Finega
26200 Montelimar (FR)

(72) Inventeur:
  • AUTAJON, Gérard
    26200 Montelimar (FR)

(74) Mandataire: Putet, Gilles 
Cabinet Beau de Loménie 51, avenue Jean-Jaurès BP 7073
69301 Lyon Cedex 07
69301 Lyon Cedex 07 (FR)

   


(54) ELEMENT D'EMBALLAGE ET FLAN POUR ELEMENT D'EMBALLAGE AVEC DISPOSITIF DE CALAGE PERFECTIONNE


(57) L'invention concerne un flan unique et un élément d'emballage (12) obtenu à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau,
ayant des panneaux principaux et un dispositif de calage d'extrémité (60, 80) comportant :
• un bandeau d'extrémité (60) comprenant des panneaux d'extrémités rattachés successivement l'un à l'autre ;
• des pattes de liaison longitudinale (80) qui relient ledit panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, séparées l'une de l'autre par une découpe de séparation (82);
du type dans lequel chaque patte de liaison (80) comporte une ligne de pliage intermédiaire (84), transversale, qui délimite une partie principale (80a) et une partie d'extrémité (80b) de la patte de liaison, caractérisé en ce que la partie d'extrémité de chacune des dites au moins deux pattes de liaison est rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée.




Description


[0001] L'invention concerne le domaine de l'emballage et plus particulièrement le domaine des emballages obtenus à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau, notamment à partir d'une feuille de carton.

[0002] De tels emballages sont très largement utilisés dans de nombreux domaines pour emballer des produits, par exemple des produits de cosmétique ou de parfumerie. Ces produits peuvent par exemple être des contenants, notamment des tubes, des flacons, etc.... De tels contenants contiennent des substances qui peuvent être sous forme de fluides, de pâtes, de poudres, de granules etc....

[0003] Les emballages selon l'invention comportent donc au moins une enveloppe périphérique formée d'au moins trois panneaux périphériques articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales qui s'étendent selon la direction longitudinale, parallèlement l'une à l'autre. Les lignes de pliage définissent des côtés longitudinaux des panneaux périphériques. L'enveloppe périphérique est refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour d'un espace intérieur dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale des lignes de pliage. Généralement, au moins un des panneaux périphériques extrêmes est pourvu d'un rabat d'assemblage, lui aussi articulé au panneau périphérique extrême par une ligne de pliage longitudinale, pour pouvoir être plaqué contre une face interne ou externe de l'autre panneau périphérique extrême afin de réaliser un assemblage, par exemple par collage, pour former l'enveloppe périphérique. L'espace intérieur défini par une telle enveloppe périphérique est donc fermé selon au moins deux directions perpendiculaires à la direction longitudinale. Mais il faut généralement encore prévoir des moyens pour assurer le blocage longitudinal du produit dans l'enveloppe périphérique, selon au moins un sens dans la direction longitudinale.

[0004] Bien entendu, il est connu de réaliser des étuis fermés dans lesquels l'enveloppe périphérique définit une enveloppe externe et est pourvue de volets de fermeture qui sont articulés à l'un des panneaux périphériques par une ligne de pliage transversale. De tels volets de fermeture peuvent être prévus à l'une et à l'autre des extrémités longitudinales de l'enveloppe périphérique externe. De tels volets de fermeture ont une forme correspondant à la forme du contour fermé de l'enveloppe périphérique externe et, une fois rabattus, souvent à 90°, ils viennent respectivement refermer l'espace intérieur longitudinalement à l'une et à l'autre des deux extrémités de l'espace intérieur.

[0005] Dans d'autres modes de réalisation, l'enveloppe périphérique externe n'est pas pourvue de volets de fermeture, en tout cas pas aux deux extrémités longitudinales, mais est éventuellement pourvue de moyens de blocage du produit selon la direction longitudinale dans l'espace intérieur. Par exemple, il est connu des systèmes de languettes, chaque languette étant reliée à un bord transversal d'extrémité longitudinale d'un des panneaux périphérique. De telles languettes sont par exemple repliées vers l'intérieur et forment alors des harpons qui permettent l'introduction du produit à l'intérieur de l'espace intérieur, mais qui coopèrent ensuite avec ce produit pour empêcher le retrait du produit de l'emballage, sauf à déformer ou déchirer irrémédiablement les languettes formant harpons.

[0006] Certains emballages comportent d'une part une enveloppe externe telle que décrite ci-dessus et un élément de calage qui est reçu à l'intérieur de l'enveloppe externe, l'enveloppe externe et l'élément de calage étant obtenus tous les deux à partir du même flan unique prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau. Un tel élément de calage comporte lui aussi une enveloppe périphérique principale comprenant au moins trois panneaux principaux articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon une direction longitudinale. Les lignes de pliage définissent des côtés longitudinaux des panneaux principaux et l'enveloppe principale ainsi formée est refermée sur elle-même pour définir elle aussi un contour de calage fermé autour d'un espace intérieur de calage. L'élément de calage est reçu à l'intérieur de l'espace intérieur de l'enveloppe externe. Le produit est reçu à l'intérieur de l'espace intérieur de l'élément de calage. Généralement, l'élément de calage comporte autant de panneaux principaux qu'il y a de panneaux périphériques externes dans l'enveloppe externe. De préférence, des pattes d'appui sont prévues entre l'enveloppe externe et l'enveloppe principale de l'élément de calage pour maintenir une position relative entre les deux enveloppes, selon les deux directions transversales perpendiculaires à la direction longitudinale. On comprend qu'un emballage comportant à la fois une enveloppe externe et un élément de calage, obtenu à partir d'un même flan unique, est déjà un objet complexe, tant dans sa conception que dans sa fabrication par pliage et assemblage du flan unique.

[0007] Dans tous les cas, on comprend que le calage du produit selon la direction longitudinale dans l'enveloppe périphérique, que cette enveloppe périphérique soit une enveloppe externe ou qu'elle soit l'enveloppe d'un élément de calage, reste à améliorer, tant du point de vue de la conception de l'emballage, que du point de vue de la fabrication de l'emballage et du point de vue de l'opération de conditionnement au cours de laquelle le produit à emballer est introduit dans l'emballage.

[0008] Le document GB-365.78 décrit un système de centrage qui est élastique qui agit transversalement.

[0009] L'invention a donc pour but de proposer une nouvelle conception d'un emballage ou élément d'emballage, et d'un flan pour obtenir cet emballage ou élément d'emballage, qui apporte une solution à au moins certains aspects de cette problématique de calage selon la direction longitudinale.

[0010] Afin d'atteindre cet objectif, la présente invention propose un élément d'emballage obtenu à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau, du type dans lequel l'élément d'emballage comporte une enveloppe principale comprenant au moins trois panneaux principaux articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon une direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux principaux, l'enveloppe étant refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour d'un espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale. L'élément d'emballage comporte, à au moins une extrémité longitudinale, un dispositif de calage d'extrémité qui comporte :
  • un bandeau d'extrémité comprenant autant de panneaux d'extrémités que le nombre de panneaux principaux, articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliages agencées dans l'alignement des lignes de pliage des panneaux principaux, le bandeau d'extrémité étant refermé sur lui-même pour définir un contour fermé autour d'un espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale;
  • pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison longitudinale qui relie ledit panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, et la patte de liaison d'un panneau principal étant distincte de la ou les pattes de liaison des autres panneaux principaux, les pattes de liaison étant séparées l'une de l'autre transversalement par une découpe de séparation dans la feuille de matériau.


[0011] Chaque patte de liaison comporte une ligne de pliage intermédiaire, transversale, qui délimite une partie principale et une partie d'extrémité de la patte de liaison, respectivement rattachées au panneau principal et au panneau d'extrémité correspondants, pour permettre un rapprochement du bandeau d'extrémité de l'enveloppe principale par repliement des deux parties de la patte de liaison sur elles-mêmes autour de la ligne de pliage intermédiaire. La partie principale de la patte de liaison est articulée au panneau principal correspondant par une ligne de pliage transversale pré-marquée.

[0012] Selon un aspect de l'invention, le dispositif de calage d'extrémité est un dispositif bi-articulé dans lequel la partie d'extrémité des dites au moins deux pattes de liaison est rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée.

[0013] Selon d'autre caractéristiques, optionnelles, de l'invention, prises isolément ou en combinaison :
  • la longueur de la partie principale d'une patte de liaison, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire et la ligne de pliage transversale pré-marquée de rattachement au panneau principal, est inférieure à la moitié de la dimension maximale de l'espace intérieur de l'élément d'emballage selon une direction transversale perpendiculaire au panneau principal correspondant ;
  • la longueur de la partie principale d'une patte de liaison, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire et la ligne de pliage transversale pré-marquée de rattachement au panneau principal, est inférieure à la longueur de la partie d'extrémité de la patte de liaison, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire et une ligne de partage transversale correspondant à la dernière ligne théorique, en partant de l'extrémité longitudinale correspondante de l'élément d'emballage, pour laquelle on trouve une continuité de matière du bandeau d'extrémité sur toute la largeur transversale du panneau d'extrémité correspondant, ou pour laquelle on n'intercepte pas ni l'une ni l'autre des découpes de séparation de part et d'autre de la patte de liaison ;
  • entre deux pattes de liaisons adjacentes correspondant à deux panneaux principaux adjacents, la découpe de séparation entre deux pattes de liaison est agencée sous la forme d'un ajourage de telle sorte, repliées à 90 degrés vers l'espace intérieur par rapport au panneau principal correspondant, les parties principales des deux pattes de liaisons adjacentes n'ont pas de recouvrement.
  • les pattes de liaison présentent chacune une partie principale dont la géométrie lui permet d'être reçue, repliée à 90° vers l'espace intérieur par rapport au panneau principal correspondant, sans contacter les panneaux principaux adjacents ;
  • le dispositif de calage d'extrémité peut être déplacé de manière réversible, entre deux positions longitudinales distinctes stables, de part et d'autre d'une position instable dans laquelle les parties principales des pattes de liaison s'étendent dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale ;
  • le dispositif de calage d'extrémité est rappelé élastiquement vers ses deux positions longitudinales distinctes stables sous l'effet d'une force de rappel due à la déformation élastique de la zone de flexion des dites au moins deux pattes de liaison ;
  • les deux positions longitudinales stables du dispositif de calage d'extrémité comportent une position étendue vers l'extérieur, dans laquelle les pattes de liaison sont dépliées, et une position rapprochée vers l'intérieur dans laquelle les deux parties des pattes de liaison sont repliées l'une sur l'autre et dirigées longitudinalement vers l'intérieur pour former un harpon dirigé longitudinalement vers l'intérieur de l'espace délimité par l'enveloppe ;
  • l'élément d'emballage comporte, à une extrémité longitudinale, un dispositif de calage d'extrémité, et, à l'extrémité longitudinale opposée, un dispositif de fermeture comportant au moins un volet de fermeture articulé sur un bord transversal d'un panneau principal ;
  • l'élément d'emballage comporte un dispositif de calage d'extrémité à chacune de ses deux extrémités longitudinales ;
  • l'élément d'emballage fait partie d'un emballage obtenu à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau, ledit emballage comportant, en plus de l'élément d'emballage, une enveloppe externe formée de panneaux externes articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon la direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux externes, l'enveloppe externe étant refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale ;
  • l'élément d'emballage est relié à un panneau externe de l'enveloppe externe par un panneau de liaison qui est articulé par rapport au dit panneau externe le long d'un côté longitudinal de celui-ci, et qui est articulé par rapport à un panneau principal le long d'un côté longitudinal de celui-ci ;
  • l'élément d'emballage comporte des pattes d'appui qui s'étendent selon une ou plusieurs directions transversales et qui sont chacune en contact avec une face interne d'un panneau externe de l'enveloppe externe pour maintenir au moins un des panneaux principaux de l'élément d'emballage écarté dudit panneau externe de l'enveloppe externe ;
  • l'enveloppe externe comporte, à au moins une extrémité longitudinale, un dispositif de fermeture comportant au moins un volet de fermeture articulé sur un bord transversal d'un panneau externe.
  • l'élément d'emballage est réalisé en une seule pièce à partir d'un flan unique de carton dont le grammage est supérieur ou égal 180 g/m2, et inférieur ou égal à 2000 g/m2.


[0014] L'invention propose de plus un élément d'emballage obtenu à partir d'un flan tel que ci-dessus.

[0015] L'invention propose par ailleurs un élément d'emballage obtenu à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau, du type dans lequel
  • l'élément d'emballage comporte une enveloppe principale comprenant au moins trois panneaux principaux articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon une direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux principaux, l'enveloppe étant refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour d'un espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale ;
  • l'élément d'emballage comporte, à au moins une extrémité longitudinale, un dispositif de calage d'extrémité comportant :
    • un bandeau d'extrémité comprenant autant de panneaux d'extrémités que le nombre de panneaux principaux, articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliages agencées dans l'alignement des lignes de pliage des panneaux principaux, le bandeau d'extrémité étant refermé sur lui-même pour définir un contour fermé autour d'un espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale.
    • pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison longitudinale qui relie ledit panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, et la patte de liaison d'un panneau principal étant distincte de la ou les pattes de liaison des autres panneaux principaux, les pattes de liaison étant séparées l'une de l'autre transversalement par une découpe de séparation dans la feuille de matériau.


[0016] Chaque patte de liaison comporte une ligne de pliage intermédiaire, transversale, qui délimite une partie principale et une partie d'extrémité de la patte de liaison, respectivement rattachées au panneau principal et au panneau d'extrémité correspondants, pour permettre un rapprochement du bandeau d'extrémité de l'enveloppe principale par repliement des deux parties de la patte de liaison sur elles-mêmes autour de la ligne de pliage intermédiaire, et du type dans lequel la partie principale de la patte de liaison est articulée au panneau principal correspondant par une ligne de pliage transversale pré-marquée.

[0017] Le dispositif de calage d'extrémité est un dispositif bi-articulé dans lequel la partie d'extrémité des dites au moins deux pattes de liaison est rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée.

[0018] Selon d'autre caractéristiques, optionnelles, de l'invention, prises isolément ou en combinaison :
  • la longueur de la partie principale d'une patte de liaison, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire et la ligne de pliage transversale pré-marquée de rattachement au panneau principal, est inférieure à la moitié de la dimension transversale d'un panneau principal adjacent audit anneau principal auquel est rattaché la patte de liaison, définie comme étant la distance entre les deux côtés longitudinaux du panneau principal adjacent ;
  • le flan comporte, à une extrémité longitudinale, un dispositif d'extrémité de calage comportant une partie d'extrémité d'au moins une patte de liaison rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée, et, à l'extrémité longitudinale opposée, un dispositif de fermeture comportant au moins un volet de fermeture rattaché sur un bord transversal d'un panneau principal par une ligne de pliage transversale ;
  • le flan comporte, à chacune de ses deux extrémités longitudinales, un dispositif de calage d'extrémité comportant une partie d'extrémité d'au moins une patte de liaison rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée ;
  • le flan comporte, en plus, des panneaux externes articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon la direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux externes, et en ce que un panneau principal est relié à un panneau externe par un panneau de liaison rattaché respectivement par une ligne de pliage à un côté longitudinal d'un panneau externe et à un côté longitudinal d'un panneau principal ;
  • le flan comporte au moins une patte d'appui qui est délimitée par une découpe en U pratiquée dans un panneau principal, les sommets des branches du U correspondant à une ligne de pliage, la découpe en U délimitant une extension transversale pour le panneau principal adjacent partageant le même côté longitudinal.
  • le flan est réalisé en une seule pièce à partir d'une feuille unique de carton dont le grammage est supérieur ou égal 180 g/m2, et inférieur ou égal à 2000 g/m2.


[0019] Diverses autres caractéristiques ressortent de la description faite ci-dessous en référence aux dessins annexés qui montrent, à titre d'exemples non limitatifs, des formes de réalisation de l'objet de l'invention.
  • La Figure 1 est une vue en plan d'un flan selon un premier mode de réalisation de l'invention.
  • La Figure 2 illustre une partie du flan de la Figure 1.
  • La Figure 3 est une vue en perspective d'une étape intermédiaire de montage de l'emballage obtenu grâce au flan de la Figure 1.
  • La Figure 4 est une vue en perspective de l'emballage obtenu à partir du flan de la Figure 1.
  • Les Figures 5A, 5B et 5C sont des vues schématiques en section montrant, en section par un plan longitudinal, différentes positions du dispositif de calage d'extrémité de l'emballage de la Figure 4.
  • Les Figures 6 et 7 sont des vues similaires aux Figures 1 et 4 illustrant un deuxième mode de réalisation de l'invention.
  • Les Figures 8 et 9 sont des vues similaires aux Figures 1 et 4 illustrant un troisième mode de réalisation de l'invention.
  • La Figure 10 est une vue en plan d'un flan selon un quatrième mode de réalisation de l'invention.
  • La Figure 11 est une vue en section transversale de l'emballage obtenu à partir du flan de la Figure 10.


[0020] On a illustré sur la Figure 1 un premier mode de réalisation d'un flan 10 selon l'invention permettant d'obtenir un emballage selon l'invention.

[0021] Le flan 10 qui est illustré sur la Figure 1 est obtenu par découpage d'une feuille de matériau et constitue un flan unique en ce qu'il y a continuité de matière dans le flan, lequel n'est pas constitué par un assemblage de plusieurs éléments précédemment disjoints.

[0022] Le matériau du flan sera un matériau conventionnel pour ce type d'emballage. Il peut par exemple s'agir d'un carton dont le grammage est supérieur ou égal à 180 g par mètre carré. Généralement, le carton utilisé pour de tels emballages présente un grammage inférieur ou égal à 2000 g par mètre carré. Toutefois, l'utilisation d'autres matériaux, y compris de matériaux polymères, est envisageable. De préférence, ces matériaux présentent un aspect semi-rigide en flexion autour d'un axe compris dans le plan de la feuille dans laquelle le flan est prédécoupé.

[0023] Sur la Figure 1, et sur les figures semblables, on a représenté en traits continus les bords libres ou découpés du flan. On a représenté en traits pointillés des marquages apportés dans la matière du flan mais au niveau desquels le flan n'est pas entièrement découpé. La réalisation des marquages peut impliquer une ou plusieurs techniques, parmi lesquelles on peut citer par exemple :
  • la technique de découpe mi-chair, dans laquelle la feuille de matériau est découpée, mais pas sur toute son épaisseur ;
  • le marquage par écrasement de matière, etc...


[0024] Ces marquages sont destinés à former une ligne de pliage pré-marquée de la feuille de matériau en vue de la réalisation de l'emballage. En effet, le flan 10, qui est plan, doit être soumis à des opérations de pliage et d'assemblage, notamment par collage, pour réaliser un emballage tridimensionnel.

[0025] Le flan 10 comporte deux portions principales destinées chacune à former une enveloppe périphérique. Une première portion 12, visible sur la gauche de la Figure 1 et visible sur la Figure 2, est destinée à former un élément principal, dit élément de calage, de l'emballage. Une seconde portion 14, visible sur la partie droite de la Figure 1, est destinée à former une enveloppe externe de l'emballage. Les deux portions 12, 14 du flan 10 sont liées l'une à l'autre par un panneau de liaison 16 dont le rôle sera expliqué plus loin.

[0026] On décrira tout d'abord la première portion 12 du flan 10 destinée à former un élément principal de calage de l'emballage.

[0027] Dans cette portion, le flan comporte quatre panneaux principaux 21, 22, 23, 24 qui sont juxtaposés et articulés successivement l'un à l'autre autour de trois lignes de pliage 31, 32, 33 longitudinales. Une première ligne de pliage 31 relie, en les délimitant, un panneau principal extrême distal 21 d'un panneau principal intermédiaire distal 22. Une seconde ligne de pliage 32 relie le panneau principal intermédiaire distal 22 à un panneau principal intermédiaire proximal 23, lequel est relié à un panneau principal extrême proximal 24 autour d'une ligne de pliage 33. Les lignes de pliage 31, 32, 33 définissent donc des côtés longitudinaux des panneaux principaux correspondants.

[0028] Le panneau principal extrême distal 21 comporte par ailleurs un côté longitudinal 30 par lequel il est relié à un rabat d'assemblage 18, le côté longitudinal 30 correspondant à une ligne de pliage, de préférence pré-marquée, entre le panneau 21 et le rabat 18. À l'opposé du côté longitudinal 30, le rabat 18 comporte un bord libre longitudinal 29, qui est un bord libre du flan 10.

[0029] Le panneau principal extrême proximal 24 comporte, à l'opposé du côté longitudinal 33, un côté longitudinal 34 qui, dans cet exemple de réalisation, est formé d'une ligne de pliage pré-marquée par laquelle il est relié au panneau de liaison 16.

[0030] Ainsi, en partant du bord libre 29 du flan 10, et en se déplaçant au travers du flan selon une direction transversale perpendiculaire à la direction longitudinale, on rencontre successivement le rabat 18, le côté longitudinal 30, le panneau principal extrême distal 21, le côté longitudinal 31, le panneau principal intermédiaire distal 22, le côté longitudinal 32, le panneau principal intermédiaire proximal 23, le côté longitudinal 33, le panneau principal extrême proximal 24, le côté longitudinal 34 et le panneau de liaison 16.

[0031] Dans cet exemple de réalisation, où l'enveloppe principale est destinée à former un élément de calage, les panneaux principaux comportent des extensions transversales 51, 52, 53, 54, 55 agencées au niveau des côtés longitudinaux 31, 32, 33 entre deux panneaux principaux. Ces extensions transversales sont optionnelles. Chaque extension transversale est solidaire d'un des panneaux et est délimitée par une découpe en U formée dans le matériau constituant l'un des panneaux principaux adjacents. Les pointes des branches de la découpe en U sont situées sur une ligne de pliage 31, 32, 33 entre deux panneaux principaux, tandis que la base du U est formée par un bord longitudinal de la découpe qui est décalé d'un écart transversal « e » par rapport à la ligne de pliage correspondante. Au niveau de chaque extension transversale, la ligne de pliage est interrompue de sorte que, lors du pliage de deux panneaux successifs autour de leur ligne de pliage commune, l'extension reste dans l'alignement du panneau duquel elle est solidaire. Il sera vu plus tard que ces extensions sont destinées à former des pattes d'appui. On comprend donc que, au niveau de ces extensions transversales, les côtés longitudinaux des panneaux principaux présentent des décrochements. En revanche, ces décrochements n'affectent pas la ligne de pliage entre deux panneaux. De préférence, les lignes de pliage 31, 32 et 33 sont pré-marquées, sauf au niveau des extensions transversales.

[0032] Chacun des panneaux principaux 21, 22, 23, 24 présente des côtés transversaux opposés supérieurs et inférieurs 41, 42, 43, 44, qui sont agencés aux extrémités longitudinales du panneau correspondant et qui sont matérialisés chacun par une ligne de pliage. Dans l'exemple proposé, les panneaux principaux présentent tous la même dimension selon la direction longitudinale de sorte que les bords transversaux supérieurs et inférieurs des quatre panneaux principaux sont respectivement alignés selon une ligne transversale de pliage supérieure et selon une ligne transversale de pliage inférieure. Les notions de « supérieur » et « inférieur » qui sont utilisées ici ne le sont qu'à titre illustratif pour simplifier la compréhension de la description. Ces notions font référence à l'orientation du flan tel qu'illustré sur la Figure 1 et ne préjugent en rien d'une orientation du flan ou de l'emballage dans l'espace.

[0033] On comprend que les quatre panneaux principaux 21, 22, 23, 24 sont destinés à former, après un pliage à 90° autour de chacune des lignes de pliage 31, 32, 33, une enveloppe principale refermée sur elle-même définissant un contour fermé autour d'un espace intérieur de calage de l'élément de calage 12. Dans l'exemple illustré, comportant quatre panneaux principaux, le contour fermé de l'enveloppe principale correspond à un quadrilatère dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale. Si le pliage est fait à 90° autour de chaque ligne de pliage, on obtient un rectangle, et encore plus précisément un carré dans le cas où, de plus, les panneaux principaux présentent une largeur transversale identique. On comprend aussi que le rabat 18 peut lui aussi être replié à 90° autour de la ligne de pliage 30 de manière à pouvoir être amené en appui, plan contre plan, contre le panneau principal extrême proximal 24. Un assemblage du rabat 18 sur le panneau 24, par exemple par collage, permet de fixer la géométrie tridimensionnelle de l'élément d'emballage comportant les quatre panneaux principaux. Le fait qu'une enveloppe périphérique définisse un contour fermé ne s'oppose pas à ce que les panneaux périphériques qui la compose présentent éventuellement des fenêtres ou ouvertures.

[0034] Dans l'exemple illustré, le panneau principal extrême proximal 24 présente une largeur supérieure à celle des autres panneaux. Il est ainsi possible de définir une ligne de montage LM1 virtuelle longitudinale, décalée par rapport à la ligne de pliage 34 de liaison au panneau de liaison 16 d'un écart transversal « e ». La distance transversale entre la ligne de montage virtuelle longitudinale LM1 et le côté longitudinal 33 du panneau principal extrême proximal 24 est égale à la largeur transversale du panneau principal intermédiaire distal 22 entre ses deux côtés longitudinaux 31 et 32. De préférence, cet écart transversal « e » correspond à l'écart transversal « e » des pattes d'appui 51-55. Lors de l'assemblage de l'enveloppe principale, il est prévu de faire coïncider la ligne de pliage 30, séparant le rabat 18 du panneau principal 21, avec la ligne de montage virtuelle longitudinale LM1. La portion du panneau principal extrême proximal 24 qui se situe entre la ligne de montage virtuelle longitudinale LM1 et la ligne de pliage 34 constitue une extension transversale du panneau destinée à former une patte d'appui pour maintenir un écart entre l'enveloppe principale de calage et l'enveloppe externe de l'emballage.

[0035] Comme on peut le voir sur la Figure 1, l'élément d'emballage comprenant les quatre panneaux principaux 21, 22, 23, 24 comporte par ailleurs, à au moins une extrémité longitudinale, un bandeau d'extrémité 60 qui comporte autant de panneaux d'extrémité 61, 62, 63, 64 que le nombre de panneaux principaux. De manière analogue aux panneaux principaux, les panneaux d'extrémité sont articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales 71, 72, 73 agencées dans l'alignement des lignes de pliage 31, 32, 33 des panneaux principaux. Dans l'exemple illustré, l'élément d'emballage est pourvu de deux bandeaux d'extrémité 60, un à chaque extrémité longitudinale, mais un seul pourrait être prévu.

[0036] Comme on peut le voir plus particulièrement sur la Figure 2, pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison longitudinale 80 est prévue qui relie un panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, c'est-à-dire un panneau d'extrémité agencé longitudinalement dans le prolongement du panneau principal considéré. Dans l'exemple illustré, les quatre panneaux d'extrémité sont reliés chacun au panneau principal correspondant par une patte de liaison 80. Dans cet exemple de réalisation, les pattes de liaison présentent toutes la même géométrie. On remarque que la patte de liaison 80 d'un panneau principal est distincte de la ou des pattes de liaison des autres panneaux principaux. En ce sens, les pattes de liaison sont séparées l'une de l'autre transversalement par une découpe de séparation 82 dans la feuille de matériaux. Chaque patte de liaison 80 comporte une ligne de pliage intermédiaire 84, transversale, qui délimite la patte en deux parties : une partie principale 80a qui est rattachée au panneau principal correspondant et une partie d'extrémité 80b qui est rattachée au panneau d'extrémité correspondant.

[0037] La partie principale de la patte de liaison 80 est articulée au panneau principal correspondant par une ligne de pliage transversal pré-marquée.

[0038] Au sens de ce texte, une ligne de pliage pré-marquée est destinée à former, au moment du pliage, une charnière nette entre deux portions du matériau constituant le flan, en l'occurrence entre le panneau principal et la partie principale 80a de la patte de liaison 80. Au niveau d'une ligne de pliage pré-marquée, un pliage se fait où l'essentiel de la déformation est concentré sur la ligne de pliage. Au niveau d'une ligne pré-marquée, les caractéristiques mécaniques du matériau, notamment en résistance à la flexion, présentent un affaiblissement brutal, qui en fait une zone de déformation privilégiée par rapport aux zones avoisinantes. La réalisation d'une ligne de pliage pré-marquée peut impliquer une ou plusieurs techniques, parmi lesquels on peut citer par exemple la technique de découpe mi-chair, ou le marquage par écrasement de matière, etc....

[0039] Dans l'exemple illustré, la ligne de pliage pré-marquée, par laquelle chaque patte de liaison est rattachée au panneau principal correspondant, coïncide avec le côté transversal d'extrémité 41, 42, 43, 44 du panneau principal correspondant.

[0040] De préférence, les lignes de pliage intermédiaires 84 de toutes les pattes de liaison reliant un bandeau d'extrémité 60 aux panneaux principaux correspondants sont alignées selon une direction transversale.

[0041] De préférence, la ligne de pliage intermédiaire 84 de chaque patte est elle aussi pré-marquée, au sens défini ci-dessus.

[0042] Au contraire, la partie d'extrémité 80b des pattes de liaison 80 est rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée. En ce sens, comme illustré sur les Figures 1 et 2, il n'est pas possible de distinguer nettement la séparation entre le panneau d'extrémité et la partie d'extrémité de la patte de liaison correspondante. De préférence, on ne constate pas de discontinuité brutale de caractéristiques mécaniques du matériau, notamment de résistance à la flexion, dans la zone de transition entre le panneau d'extrémité 61, 62, 63, 64 et cette partie d'extrémité 80b de la patte de liaison 80 correspondante. Autrement dit, si l'on souhaite déformer la partie d'extrémité de la patte de liaison selon une direction perpendiculaire au plan du flan, par rapport au panneau d'extrémité, cette déformation se traduit par une courbure progressive qui s'étend sur toute une zone de transition, et non pas par une pliure nette au niveau d'une ligne de charnière.

[0043] La zone de transition, entre un panneau d'extrémité du bandeau 60 et la partie d'extrémité 80b de la patte de liaison correspondante, présente une plus grande raideur en résistance à la flexion que la zone de transition entre un panneau principal et la partie principale 80a de la même patte de liaison, cette dernière zone de transition comportant la ligne de pliage pré-marquée.

[0044] Dans l'exemple illustré, chaque panneau d'extrémité est relié au panneau principal correspondant par une unique patte de liaison. Toutefois, on pourrait prévoir qu'au moins un panneau d'extrémité soit relié au panneau principal correspondant par plusieurs pattes de liaison indépendantes. Par ailleurs, il n'est pas nécessaire que tous les panneaux d'extrémité soient reliés au panneau principal correspondant par une patte de liaison. Notamment, dans le cadre d'un élément d'emballage à quatre panneaux principaux, on peut par exemple prévoir que seul deux des quatre panneaux d'extrémité, de préférence non adjacents, soient reliés à leur panneau principal correspondant par une ou plusieurs pattes de liaison.

[0045] Dans l'exemple illustré sur les Figures 1 et 2, une découpe de séparation 82 entre deux pattes de liaison présente une forme de losange avec deux sommets longitudinaux 82a, 82b et avec deux sommets transversaux 82c.

[0046] De préférence, les sommets transversaux 82c d'une découpe de séparation en losange sont agencés chacun à l'extrémité de la ligne de pliage intermédiaire transversale 84 des deux pattes de liaison adjacentes.

[0047] Dans l'exemple illustré, une découpe de séparation 82 présente une extrémité, ici formée par un sommet longitudinal 82a, du côté des panneaux principaux, qui est située à l'intersection de la ligne de pliage 31, 32, 33 entre deux panneaux principaux avec la ligne de pliage pré-marquée 41, 42, 43, 44 par laquelle chacune des deux pattes de liaison adjacentes, séparées par la découpe considérée, sont reliées aux dits panneaux principaux.

[0048] Dans l'exemple illustré, une découpe de séparation 82 présente une extrémité, ici formée par un sommet longitudinal 82b, du côté des panneaux d'extrémité, qui est située sur la ligne de pliage 71, 72, 73 d'articulation de ces panneaux d'extrémité.

[0049] Dans l'exemple illustré, toutes les pattes de liaison 80 ont la même géométrie et toutes les découpes de séparation 82 entre les pattes de liaison ont aussi la même géométrie. Ainsi, les sommets longitudinaux 82b des découpes 82, du côté des panneaux d'extrémité 61, 62, 63, 64, sont alignés le long d'une ligne transversale virtuelle LP1.

[0050] La seconde portion du flan 10, destinée à former l'enveloppe externe de l'emballage, présente, de manière classique pour un étui, quatre panneaux externes 121, 122 , 123, 124 articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales 131, 132, 133, lesquelles définissent des côtés longitudinaux des panneaux externes. Un panneau externe proximal 121 est relié par une ligne de pliage longitudinale 130, à l'opposé de son autre côté 131 longitudinal, au panneau de liaison 16, ce dernier assurant donc la liaison entre les deux portions 12, 14 du flan 10. Par pliage, cette enveloppe externe est destinée à être refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour d'un espace intérieur dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale. En l'occurrence, le panneau de liaison 16 est destiné à former aussi un rabat d'assemblage, destiné à être assemblé, par exemple par collage, plan contre plan contre une face interne d'un panneau externe extrême distal 124, pour réaliser et maintenir la forme tridimensionnelle de l'enveloppe externe. Dans l'exemple illustré, les panneaux externes présentent une largeur transversale supérieure, de deux fois la valeur d'écart transversal « e », à la largeur des panneaux principaux correspondants de l'élément de calage 12. De même, les panneaux externes présentent une longueur selon la direction longitudinale qui est supérieure à la longueur des panneaux principaux de l'élément de calage.

[0051] Comme illustré, on peut prévoir au moins un volet de fermeture 125 articulé le long d'un bord transversal d'extrémité longitudinale d'un panneau externe, par exemple le panneau externe extrême proximal 121. En l'occurrence, deux tels volets de fermeture 125 sont prévus pour fermer l'étui aux deux extrémités longitudinales. Chaque volet de fermeture 125 est de préférence muni d'un rabat de verrouillage 126 articulé à un bord transversal d'extrémité longitudinale du volet de fermeture 125 opposé à son bord d'articulation sur le panneau externe 121. De plus, on peut prévoir que la fermeture de l'emballage aux extrémités longitudinales soit complétée par un ou plusieurs volets d'obturation complémentaire 128, eux aussi articulés le long d'un bord transversal d'extrémité longitudinale d'un panneau externe 122, 124 autre que le panneau externe 123 opposé au panneau externe 121 portant le volet de fermeture 125.

[0052] Pour former un emballage en partant du flan ainsi décrit, on procède, comme cela est visible sur la Figure 3, tout d'abord par la formation de l'élément de calage en pliant le rabat 18, puis successivement les panneaux principaux 21, 22, 23, 24 respectivement autour des lignes de pliage 30, 31, 32, 33. Dans le même temps, les panneaux d'extrémité 61, 62, 63, 64 du bandeau d'extrémité 60 sont pliés respectivement autour des lignes de pliage 71, 72, 73 pour former un élément d'emballage tel qu'illustré sur la Figure 3. Comme expliqué plus haut, la face externe du rabat d'assemblage 18 est assemblée, par exemple par collage, contre la face interne du panneau principal extrême proximal 24 en faisant coïncider la ligne de pliage 30 avec la ligne de montage virtuelle longitudinale LM1. L'élément d'emballage ainsi formé présente donc bien un contour fermé, dans cet exemple carré, dans un plan perpendiculaire à la direction longitudinale.

[0053] On voit sur la Figure 3 les extensions transversales 51-55 qui dépassent transversalement par rapport à ce contour d'une distance correspondant à la valeur d'écart transversal « e ».

[0054] Comme illustré sur la Figure 3, on aura de préférence procédé, préalablement à l'étape d'enroulement et d'assemblage de l'élément de calage 12, à une étape de pré-pliage des pattes de liaison 80 du ou des bandeaux d'extrémité 60. Ce pré-pliage consiste à effectuer un pliage, par exemple à 120° ou 180°, en rabattant l'ensemble du bandeau d'extrémité 60 vers l'intérieur autour de la ligne constituée par l'alignement des bords transversaux 41, 42, 43, 44 des panneaux principaux, puis à replier en sens inverse, par exemple à 120° ou 180° vers l'extérieur, le bandeau d'extrémité autour des lignes de pliage transversales intermédiaires 84 des pattes de liaison 80. Ainsi, naturellement, on crée une conformation des pattes de liaison 80 de telle sorte qu'elles sont légèrement repliées, par rapport aux panneaux principaux, vers l'intérieur autour de leur ligne de pliage pré-marqué par laquelle sont reliées au panneau principal. En revanche, comme on peut le voir sur la figure 3, les pattes de liaison présentent alors naturellement, au niveau de la ligne de pliage intermédiaire 84, une concavité tournée vers l'extérieur. Avant l'opération de pliage et d'enroulement décrite plus haut pour former l'élément de calage, on peut choisir de redéployer les bandeaux d'extrémité en remettant les pattes de liaison à plat, ou quasiment à plat, comme illustré sur la Figure 3.

[0055] On notera que le bandeau d'extrémité 60 présente lui aussi un rabat d'assemblage 18a, qui peut être constitué par la prolongation du rabat d'assemblage 18, qui est solidaire d'un panneau d'extrémité extrême 61, et qui est destiné à être rabattu et assemblé, par exemple par collage, contre l'autre panneau d'extrémité extrême 64 pour donner au bandeau d'extrémité un contour fermé sensiblement identique au contour fermé déterminé par les panneaux principaux.

[0056] On voit que chaque panneau d'extrémité du bandeau d'extrémité est alors agencé dans le même plan que le panneau principal correspondant de l'élément d'emballage.

[0057] À partir de l'étape intermédiaire illustrée à la Figure 3, on continue la formation de l'emballage en formant l'enveloppe externe par pliages successifs du flan autour des lignes de pliage 34, 130, 131, 132, 133 de telle sorte que, une fois le panneau externe extrême distal 124 replié avec sa face interne en appui contre une face externe du panneau de liaison 16, les quatre panneaux externes forment, autour de l'élément de calage 12, l'enveloppe externe ayant elle aussi un contour fermé. Le résultat de cet assemblage est illustré à la Figure 4. On a alors un emballage constitué d'une enveloppe externe et d'un élément de calage interne dont les panneaux principaux sont disposés sensiblement parallèlement aux panneaux externes. On remarque que, dans ce mode de réalisation, le panneau de liaison 16 présente une largeur transversale qui est sensiblement égale à la largeur transversale des panneaux externes diminuée de la valeur d'écart transversal « e ». Ce décalage se combine avec le rôle des extensions transversales 51, 52, 53, 54, 55, qui forment autant de pattes d'appui qui s'étendent selon une ou plusieurs directions transversales et qui sont chacune en contact avec une face interne d'un panneau externe de l'enveloppe externe pour maintenir au moins un des panneaux principaux de l'élément de calage écarté dudit panneau externe de l'enveloppe externe.

[0058] Ainsi, l'enveloppe principale de l'élément de calage est maintenue de manière ferme à l'écart des panneaux externes de l'enveloppe externe, de préférence selon les deux directions transversales perpendiculaires à la direction longitudinale. La valeur d'écart « e » détermine la distance entre les panneaux respectifs en vis-à-vis de l'enveloppe externe et de l'enveloppe de calage.

[0059] Le bandeau d'extrémité 60 et les pattes de liaison 80 forment, à une extrémité longitudinale de l'élément d'emballage, un dispositif de calage d'extrémité permettant de caler longitudinalement un produit à l'intérieur de l'élément d'emballage.

[0060] On a illustré sur les Figures 5A, 5B, 5C des vues schématiques en section qui illustrent différentes positions du dispositif de calage d'extrémité.

[0061] Du fait de l'absence de ligne transversale de pliage pré-marquée dans la zone de transition entre le panneau d'extrémité et la partie d'extrémité 80b des pattes de liaison 80 correspondantes, cette zone de transition formant ainsi une zone de flexion, le dispositif de calage d'extrémité peut être qualifié de dispositif bi-articulé du fait que la patte de liaison 80 ne comporte que deux articulations nettes, à savoir la ligne de pliage transversale intermédiaire 84 et la ligne de pliage pré-marquée de liaison au panneau principal correspondant.

[0062] Sur la Figure 5A, on a illustré le dispositif de calage d'extrémité dans une position longitudinale étendue vers l'extérieur. Dans cette position, les pattes de liaison 80 sont dépliées au sens que les deux parties des pattes de liaison forment, entre elles, un angle supérieur à 90°.

[0063] Sur la Figure 5C, on a illustré le dispositif de calage d'extrémité dans une position longitudinale rapprochée vers l'intérieur. Dans cette position, les deux parties des pattes de liaison 80 sont repliées l'une sur l'autre, au sens qu'elles forment, entre elles, un angle inférieur à 90°. Comme illustré, les pattes 80 sont dirigées longitudinalement vers l'intérieur pour former un harpon dirigé longitudinalement vers l'intérieur de l'espace délimité par l'enveloppe formée par les panneaux principaux qui les portent. Dans la position rapprochée illustrée à la Figure 5C, la ligne de pliage intermédiaire 84 des pattes de liaison forme un bord saillant de la patte de liaison 80 repliée, ce bord saillant pouvant venir en appui contre un produit contenu dans l'emballage pour en assurer le calage.

[0064] Le dispositif de calage d'extrémité peut être déplacé de manière réversible, entre ces deux positions longitudinales distinctes stables, de part et d'autre d'une position instable, illustrée à la figure 5B, dans laquelle les parties principales 80a des pattes de liaison 80 s'étendent dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale. Grâce à l'absence de ligne transversale de pliage pré-marquée entre le panneau d'extrémité et la partie d'extrémité 80b des pattes de liaison correspondantes, le dispositif de calage d'extrémité bi-articulé est rappelé élastiquement vers l'une ou l'autre de ces deux positions longitudinales stables sous l'effet d'une force de rappel qui est due notamment à la déformation élastique de la zone de flexion à la transition entre le panneau d'extrémité et la partie d'extrémité de la pâte de liaison. La même force de rappel fait que la position illustrée à la Figure 5B est une position instable. On note que le caractère fermé du contour formé par le bandeau d'extrémité 60 contribue à ce que les efforts engendrés au niveau de deux pattes portées par des panneaux principaux opposés tendent à s'annuler. De plus le caractère fermé du contour formé par le bandeau d'extrémité 60 contribue à ce que les panneaux d'extrémité ne peuvent pas se déplacer individuellement selon la direction transversale, et le bandeau d'extrémité 60 forme ainsi une base rigide de reprise des efforts de flexion générés dans la zone de transition entre le panneau d'extrémité et la partie d'extrémité 80b des pattes de liaison correspondantes, ce qui permet à cette zone de transition de générer une force de rappel relativement importante.

[0065] De préférence, la longueur « la » de la partie principale 80a d'une patte de liaison 80, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire 84 et la ligne de pliage transversale pré-marquée 41, 42, 43, 44 par laquelle elle est rattachée au panneau principal correspondant, est inférieure à la moitié de la dimension maximale « T » de l'espace intérieur de l'élément d'emballage selon une direction transversale perpendiculaire au panneau principal correspondant. Cette caractéristique est notamment visible sur la Figure 5B où l'on voit que les parties principales 80a des deux pattes de liaison 80 opposées, c'est-à-dire reliées à deux panneaux non adjacents de l'enveloppe, ne peuvent pas venir en butée l'une contre l'autre lors du basculement du bandeau d'extrémité 60 entre ses positions étendue et rapprochée. Dans le cas d'une enveloppe principale à quatre panneaux, la dimension maximale « T » de l'espace intérieur de l'élément d'emballage, selon une direction transversale perpendiculaire au panneau principal correspondant, est en général égale à la distance entre les deux côtés longitudinaux d'un panneau principal adjacent au panneau considéré.

[0066] De la même manière, les découpes de séparation 82 entre deux pattes de liaison 80 adjacentes sont de préférence agencées, comme dans l'exemple illustré, sous la forme d'un ajourage, c'est-à-dire sous la forme d'une découpe qui n'est pas un simple trait de coupe. La géométrie de cet ajourage est de préférence choisie de telle sorte que, lorsque les parties principales 80a de deux pattes de liaison adjacentes, n'étant pas liées à un même panneau principal mais étant liées à deux panneaux principaux adjacents, sont repliées à 90° vers l'espace intérieur, tel qu'illustré à la Figure 5B, les parties principales 80a des pattes de liaison adjacentes n'ont pas de recouvrement, particulièrement en vue selon la direction longitudinale. On évite ainsi que deux pattes adjacentes viennent en butée l'une contre l'autre lors du basculement du bandeau d'extrémité entre ses positions étendue et rapprochée.

[0067] De plus, on prévoira avantageusement que les pattes de liaison présentent chacune une partie principale 80a dont la géométrie lui permette d'être reçue, repliée à 90° vers l'espace intérieur par rapport au panneau principal correspondant, sans contacter les panneaux principaux adjacents.

[0068] Par ailleurs, on peut définir la longueur de la partie d'extrémité 80b d'une patte de liaison comme étant la plus courte distance « Ib » entre la ligne de pliage intermédiaire 84 et une ligne de partage transversale entre cette partie d'extrémité 80b et le panneau d'extrémité correspondant. Dans un dispositif de calage d'extrémité bi-articulé, cette ligne de partage n'est pas marquée. Il s'agit donc d'une ligne théorique. On peut la définir comme étant la dernière ligne théorique, en partant de l'extrémité longitudinale correspondante de l'élément d'emballage, pour laquelle on trouve une continuité de matière du bandeau d'extrémité sur toute la largeur transversale du panneau d'extrémité correspondant. Autrement dit, cette ligne théorique peut-être la dernière ligne théorique pour laquelle on n'intercepte pas ni l'une ni l'autre des découpes de séparation 82 de part et d'autre de la patte de liaison considérée. Dans l'exemple de réalisation illustrée, ces deux définitions correspondent à la ligne transversale virtuelle LP1 le long de laquelle les sommets longitudinaux 82b des découpes 82, du côté des panneaux d'extrémité 61, 62, 63, 64, sont alignés.

[0069] De préférence, la longueur « la » de la partie principale 80a d'une patte de liaison 80 est inférieure à la longueur « Ib » de la partie d'extrémité 80b de la même patte de liaison. De cette manière, on tend à éviter que, lors du basculement du dispositif de calage d'extrémité entre ces deux positions stables, la zone de flexion de la partie d'extrémité de la patte de liaison ne subisse un dommage irréversible. Ainsi, cette zone de flexion, reste pour l'essentiel, dans son domaine de déformation élastique et conserve donc l'élasticité suffisante pour maintenir le dispositif de calage d'extrémité dans l'une ou l'autre de ses positions stables.

[0070] Sur la Figure 6, on a illustré un flan pour la réalisation d'un emballage qui ne comporte pas une enveloppe de calage transversal à l'intérieur d'une enveloppe externe. L'emballage correspondant est illustré sur la Figure 7. Comme on le voit sur ces figures, l'emballage 12 ne comporte qu'une seule enveloppe périphérique, formée des panneaux principaux 21, 22, 23, 24, et est constitué seulement d'un élément d'emballage comportant une enveloppe principale telle que définie plus haut, et au moins un dispositif de calage d'extrémité selon l'invention comportant un bandeau d'extrémité 60 relié aux panneaux principaux par des pattes de liaisons 80. La partie d'extrémité 80b d'au moins deux pattes de liaison 80 est rattachée au bandeau d'extrémité 60 correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée. En l'occurrence, ce mode de réalisation comporte deux dispositifs de calage d'extrémité, un à chaque extrémité longitudinale de l'emballage. Un tel emballage n'est pas fermé aux extrémités longitudinales, mais les dispositifs de calage d'extrémité permettent toutefois de bloquer longitudinalement le produit à l'intérieur de l'emballage.

[0071] Sur la Figure 8, on a illustré un flan pour la réalisation d'un emballage 12 qui ne comporte que trois panneaux principaux 21, 22, 23, articulés successivement l'un à l'autre. L'emballage obtenu grâce à un tel flan est illustré sur la Figure 9 où l'on voit que ses trois panneaux principaux définissent une enveloppe principale qui définit un contour fermé triangulaire dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale. Dans cet exemple de réalisation, comme dans celui des Figures 6 et 7, l'emballage ne comporte qu'une seule enveloppe périphérique. Toutefois, il serait bien entendu possible de prévoir un emballage comportant deux enveloppes périphériques, à savoir une enveloppe externe et une enveloppe principale d'un élément de calage, qui auraient toutes les deux seulement trois panneaux principaux, définissant ainsi des enveloppes ayant des sections triangulaires imbriquées. L'emballage 12 comporte au moins un dispositif de calage d'extrémité selon l'invention comportant un bandeau d'extrémité 60 relié aux panneaux principaux par des pattes de liaison 80. La partie d'extrémité 80b d'au moins deux pattes de liaison 80 est rattachée au bandeau d'extrémité 60 correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée. Pour faciliter la réalisation d'un tel emballage à trois panneaux principaux, il peut être utile de prévoir sur l'un des panneaux principaux, et donc sur le ou les panneaux d'extrémité du ou des bandeaux d'extrémité correspondants à ce panneau principal, une ligne de pliage longitudinale temporaire utilisée pour permettre un collage à plat d'un rabat d'assemblage 18 lié à un panneau principal extrême sur un panneau principal extrême opposé. De manière plus générale, on peut aussi prévoir des emballages ou éléments d'emballage dont la ou les enveloppes périphériques présentent 5, 6, 7, 8, ou plus, panneaux périphériques.

[0072] Dans un emballage ne comportant qu'une seule enveloppe périphérique formée des panneaux principaux, on peut prévoir, à une extrémité longitudinale, un dispositif d'extrémité de calage tel que décrit ci-dessus, du type bi-articulé, et, à l'extrémité longitudinale opposée, un dispositif de fermeture comportant au moins un volet de fermeture qui serait rattaché sur un bord transversal d'un panneau principal par une ligne de pliage transversal. Contrairement aux modes de réalisation des Figures 6 à 9, un tel emballage comporte alors une extrémité longitudinale qui peut être fermée, l'autre extrémité étant alors muni d'un dispositif d'extrémité de calage qui permet de bloquer le produit dans l'espace intérieur délimité par l'emballage.

[0073] Sur la Figure 10, on a illustré un mode de réalisation d'un flan unique pour la réalisation d'emballage comportant une enveloppe externe formée de panneaux externes 121, 122, 123, 124 et un élément de calage 12 formé de panneaux principaux 21, 22, 23, 24. Le nombre de panneaux externes est égal au nombre de panneaux principaux. Toutefois, comme on peut le voir sur la Figure 11 illustrant schématiquement une section, l'emballage assemblé obtenu à partir de ce flan, et contrairement aux modes de réalisation décrits plus haut, les panneaux externes ne sont pas parallèles aux panneaux principaux. Dans ce mode de réalisation, la largeur transversale du panneau de liaison 16 est choisie de manière à créer un décalage angulaire, dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale, entre les panneaux externes de l'enveloppe externe et les panneaux principaux de l'enveloppe principale de l'élément de calage. On notera par ailleurs que ce mode de réalisation ne comporte qu'un seul dispositif de calage d'extrémité selon l'invention comportant un bandeau d'extrémité 60 relié aux panneaux principaux de l'élément de calage 12 par des pattes de liaisons 80. La partie d'extrémité 80b d'au moins deux pattes de liaison 80 est rattachée au bandeau d'extrémité 60 correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée. Ce dispositif de calage d'extrémité est agencé à une extrémité longitudinale de l'élément de calage 12, l'autre extrémité longitudinale en étant dépourvue.

[0074] Dans les exemples illustrés, dans lesquels l'emballage comporte une enveloppe externe formée de panneaux externes et un élément de calage dont l'enveloppe principale est formée de panneaux principaux, il y a autant de panneaux externes que de panneaux principaux. Cependant, cette caractéristique n'est pas obligatoire et on peut prévoir des emballages comportant plus de panneaux externes que de panneaux principaux, ou inversement des emballages comportant moins de panneaux externes que de panneaux principaux de l'élément de calage.

[0075] Le dispositif de calage d'extrémité selon l'invention est particulièrement avantageux pour plusieurs raisons.

[0076] D'une part, le dispositif de calage d'extrémité selon l'invention est obtenu à partir du même flan unique que l'emballage.

[0077] Par ailleurs, la réalisation du dispositif de calage d'extrémité selon l'invention est relativement simple, y compris au moment de l'assemblage, car elle ne nécessite pas ni des découpes particulièrement compliquées, ni des opérations d'assemblages complexes. Notamment, toutes les lignes de pliages sont soient longitudinales, soit transversales, sans nécessiter de pliage autour lignes de pliage obliques.

[0078] Son caractère bistable est particulièrement utile au moment de l'introduction du produit de l'emballage. Avant l'introduction, il est dans une position étendue stable dans laquelle il ne gêne pas l'introduction du produit dans l'emballage.

[0079] Après l'introduction du produit, il est amené dans sa position rapprochée dans laquelle il est à même de bloquer le produit. Cette opération de basculement peut se faire par simple appui sur le bandeau d'extrémité selon la direction longitudinale. Cette opération peut se faire avec un outil de poussée automatisé, n'ayant qu'un seul axe de déplacement. L'outil de poussée automatisé peut être le même outil que celui qui assure l'introduction du produit dans l'emballage.

[0080] On notera qu'il n'y a pas à prévoir ni une opération particulière, ni de moyens de maintien additionnel pour maintenir le dispositif de calage d'extrémité dans sa position rapprochée, ce maintien résultant du caractère bistable tel que décrit ci-dessus. Le maintien obtenu par la force de rappel des pattes de liaison est suffisant pour caler un produit selon la direction longitudinale. On notera que le passage du dispositif de calage d'extrémité de l'une à l'autre de ses positions stables se fait de manière réversible, autorisant plusieurs manipulations.

[0081] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés car diverses modifications peuvent y être apportées sans sortir de son cadre.


Revendications

1. Elément d'emballage (12) obtenu à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau, du type dans lequel

- l'élément d'emballage (12) comporte une enveloppe principale comprenant au moins trois panneaux principaux (21, 22, 23, 24) articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales (31, 32, 33) qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon une direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux principaux, l'enveloppe étant refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour d'un espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale ;

- l'élément d'emballage comporte, à au moins une extrémité longitudinale, un dispositif de calage d'extrémité (60, 80) comportant :

• un bandeau d'extrémité (60) comprenant autant de panneaux d'extrémités (61, 62, 63, 64) que le nombre de panneaux principaux, articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliages agencées dans l'alignement des lignes de pliage des panneaux principaux, le bandeau d'extrémité étant refermé sur lui-même pour définir un contour fermé autour d'un espace intérieur de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale;

• pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison longitudinale (80) qui relie ledit panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, et la patte de liaison d'un panneau principal étant distincte de la ou les pattes de liaison des autres panneaux principaux, les pattes de liaison (80) étant séparées l'une de l'autre transversalement par une découpe de séparation (82) dans la feuille de matériau ;

du type dans lequel chaque patte de liaison (80) comporte une ligne de pliage intermédiaire (84), transversale, qui délimite une partie principale (80a) et une partie d'extrémité (80b) de la patte de liaison (80), respectivement rattachées au panneau principal et au panneau d'extrémité correspondants, pour permettre un rapprochement du bandeau d'extrémité (60) de l'enveloppe principale par repliement des deux parties (80a, 80b) de la patte de liaison sur elles-mêmes autour de la ligne de pliage intermédiaire (84), et du type dans lequel la partie principale (80a) de la patte de liaison est articulée au panneau principal correspondant par une ligne de pliage transversale pré-marquée (41, 42, 43, 44),
caractérisé en ce que le dispositif de calage d'extrémité est un dispositif bi-articulé dans lequel la partie d'extrémité (80b) des dites au moins deux pattes de liaison (80) est rattachée au panneau d'extrémité (61, 62, 63, 64) correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée.
 
2. Elément d'emballage selon la revendication 1, caractérisé en ce que la longueur (Ia) de la partie principale (80a) d'une patte de liaison (80), définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire (84) et la ligne de pliage transversale pré-marquée (41, 42, 43, 44) de rattachement au panneau principal (21, 22, 23, 24), est inférieure à la moitié de la dimension maximale de l'espace intérieur (T) de l'élément d'emballage (12) selon une direction transversale perpendiculaire au panneau principal correspondant.
 
3. Elément d'emballage selon l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que la longueur (Ia) de la partie principale (80a) d'une patte de liaison, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire (84) et la ligne de pliage transversale pré-marquée (41, 42, 43, 44) de rattachement au panneau principal, est inférieure à la longueur (Ib) de la partie d'extrémité (80b) de la patte de liaison, définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire (84) et une ligne de partage transversale correspondant à la dernière ligne théorique (LP1), en partant de l'extrémité longitudinale correspondante de l'élément d'emballage, pour laquelle on trouve une continuité de matière du bandeau d'extrémité (60) sur toute la largeur transversale du panneau d'extrémité (61, 62, 63, 64) correspondant, ou pour laquelle on n'intercepte pas ni l'une ni l'autre des découpes de séparation (82) de part et d'autre de la patte de liaison (80).
 
4. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que, entre deux pattes de liaisons (80) adjacentes correspondant à deux panneaux principaux (41, 42, 43, 44) adjacents, la découpe de séparation (82) entre deux pattes de liaison est agencée sous la forme d'un ajourage de telle sorte, repliées à 90 degrés vers l'espace intérieur par rapport au panneau principal correspondant, les parties principales (80a) des deux pattes de liaisons (80) adjacentes n'ont pas de recouvrement.
 
5. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que les pattes de liaison (80) présentent chacune une partie principale (80a) dont la géométrie lui permet d'être reçue, repliée à 90° vers l'espace intérieur par rapport au panneau principal (41, 42, 43, 44) correspondant, sans contacter les panneaux principaux adjacents.
 
6. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce que le dispositif de calage d'extrémité peut être déplacé de manière réversible, entre deux positions longitudinales distinctes stables, de part et d'autre d'une position instable dans laquelle les parties principales (80a) des pattes de liaison (80) s'étendent dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale.
 
7. Elément d'emballage selon la revendication 6, caractérisé en ce que le dispositif de calage d'extrémité est rappelé élastiquement vers ses deux positions longitudinales distinctes stables sous l'effet d'une force de rappel due à la déformation élastique de la zone de flexion des dites au moins deux pattes de liaison (80).
 
8. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications 6 ou 7, caractérisé en ce que les deux positions longitudinales stables du dispositif de calage d'extrémité comportent une position étendue vers l'extérieur, dans laquelle les pattes de liaison (80) sont dépliées, et une position rapprochée vers l'intérieur dans laquelle les deux parties (80a, 80b) des pattes de liaison (80) sont repliées l'une sur l'autre et dirigées longitudinalement vers l'intérieur pour former un harpon dirigé longitudinalement vers l'intérieur de l'espace délimité par l'enveloppe.
 
9. Elément d'emballage selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il fait partie d'un emballage (10) obtenu à partir d'un flan unique, prédécoupé et plié à partir d'une feuille de matériau, ledit emballage (10) comportant, en plus de l'élément d'emballage (12), une enveloppe externe formée de panneaux externes (121, 122, 123, 124) articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales (131, 132, 133) qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon la direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux externes, l'enveloppe externe étant refermée sur elle-même pour définir un contour fermé autour de l'élément d'emballage dans un plan transversal perpendiculaire à la direction longitudinale.
 
10. Elément d'emballage selon la revendication 9, caractérisé en ce qu'il est relié à un panneau externe (121) de l'enveloppe externe par un panneau de liaison (16) qui est articulé par rapport au dit panneau externe le long d'un côté longitudinal (130) de celui-ci, et qui est articulé par rapport à un panneau principal (24) le long d'un côté longitudinal (34) de celui-ci.
 
11. Elément d'emballage selon l'une des revendications 9 ou 10, caractérisé en ce qu'il comporte des pattes d'appui (51-55) qui s'étendent selon une ou plusieurs directions transversales et qui sont chacune en contact avec une face interne d'un panneau externe (121, 122, 123, 124) de l'enveloppe externe pour maintenir au moins un des panneaux principaux (21, 22, 23, 24) de l'élément d'emballage (12) écarté dudit panneau externe de l'enveloppe externe.
 
12. Flan prédécoupé pour un élément d'emballage, formé en une seule pièce à partir d'une feuille de matériau, du type dans lequel :

- au moins trois panneaux principaux (21, 22, 23, 24) sont agencés successivement l'un à côté de l'autre, et sont rattachés par des lignes de pliage longitudinales (31, 32, 33) qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon une direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux principaux,

- le flan comporte, à au moins une extrémité longitudinale, un dispositif de calage d'extrémité (60, 80) comportant :

• un bandeau d'extrémité (60) comprenant autant de panneaux d'extrémités (61, 62, 63, 64) que le nombre de panneaux principaux, rattachés successivement l'un à l'autre par des lignes de pliages (71, 72, 73) agencées dans l'alignement des lignes de pliage des panneaux principaux ;

• pour au moins deux panneaux principaux distincts, au moins une patte de liaison longitudinale (80) qui relie ledit panneau principal à un panneau d'extrémité correspondant, et la patte de liaison d'un panneau principal étant distincte de la ou les pattes de liaison des autres panneaux principaux, les pattes de liaison (80) étant séparées l'une de l'autre transversalement par une découpe de séparation (82) dans la feuille de matériau ;

du type dans lequel chaque patte de liaison (80) comporte une ligne de pliage intermédiaire (84), transversale, qui délimite une partie principale (80a) et une partie d'extrémité (80b) de la patte de liaison, respectivement rattachées au panneau principal et au panneau d'extrémité correspondants, et du type dans lequel la partie principale de la patte de liaison est rattachée au panneau principal correspondant par une ligne de pliage transversale pré-marquée,
caractérisé en ce que la partie d'extrémité de chacune des dites au moins deux pattes de liaison est rattachée au panneau d'extrémité correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée.
 
13. Flan prédécoupé selon la revendication 12, caractérisé en ce que la longueur (Ia) de la partie principale (80a) d'une patte de liaison (80), définie comme étant la plus courte distance entre la ligne de pliage intermédiaire (84) et la ligne de pliage transversale pré-marquée (41, 42, 43, 44) de rattachement au panneau principal (21, 22, 23, 24), est inférieure à la moitié de la dimension transversale d'un panneau principal adjacent audit anneau principal auquel est rattaché la patte de liaison, définie comme étant la distance entre les deux côtés longitudinaux (30, 31, 32, 33) du panneau principal adjacent.
 
14. Flan prédécoupé selon l'une des revendications 12 ou 13, caractérisé en ce qu'il comporte, à une extrémité longitudinale, un dispositif d'extrémité de calage (60, 80) comportant une partie d'extrémité (80b) d'au moins une patte de liaison (80) rattachée au panneau d'extrémité (61, 62, 63, 64) correspondant par une zone de flexion dépourvue de ligne transversale de pliage pré-marquée, et, à l'extrémité longitudinale opposée, un dispositif de fermeture comportant au moins un volet de fermeture rattaché sur un bord transversal d'un panneau principal par une ligne de pliage transversale.
 
15. Flan prédécoupé selon l'une quelconque des revendications 12 à 14, caractérisé en ce qu'il comporte, en plus, des panneaux externes (121, 122, 123, 124) articulés successivement l'un à l'autre autour de lignes de pliage longitudinales (131, 132, 133) qui s'étendent parallèlement l'une à l'autre selon la direction longitudinale, les lignes de pliage définissant des côtés longitudinaux des panneaux externes, et en ce que un panneau principal (24) est relié à un panneau externe (121) par un panneau de liaison (16) rattaché respectivement par une ligne de pliage (130) à un côté longitudinal d'un panneau externe et à un côté longitudinal (34) d'un panneau principal.
 




Dessins





































Rapport de recherche









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Références citées

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