Domaine de l'invention
[0001] L'invention concerne un distributeur destiné à la coulée semi-continue des plaques
en alliage d'aluminium et un procédé de fabrication de produits corroyés alliages
aluminium - cuivre - lithium, destinés notamment à la construction aéronautique et
aérospatiale.
Etat de la technique
[0002] Des produits laminés en alliage d'aluminium sont développés pour produire des éléments
structuraux destinés notamment à l'industrie aéronautique et à l'industrie aérospatiale.
[0003] Les alliages aluminium - cuivre - lithium sont particulièrement prometteurs pour
fabriquer ce type de produit. Les spécifications imposées par l'industrie aéronautique
pour la tenue en fatigue sont élevées. Pour les produits épais elles sont particulièrement
difficiles à atteindre. En effet compte tenu des épaisseurs possibles des plaques
coulées, la réduction d'épaisseur par déformation à chaud est assez faible et par
conséquent les sites liés à la coulée sur lesquels s'initient les fissures de fatigue
ne voient pas leur taille réduite au cours de la déformation à chaud.
[0004] Le lithium étant particulièrement oxydable, la coulée des alliages aluminium-cuivre-lithium
génère d'une manière générale des sites d'initiation de fissure en fatigue plus nombreux
que pour les alliages de type 2XXX sans lithium ou 7XXX. Ainsi les solutions habituellement
trouvées pour l'obtention de produits laminés épais en alliages de type 2XXX sans
lithium ou 7XXX ne permettent pas d'obtenir des propriétés en fatigue suffisantes
pour les alliages aluminium - cuivre - lithium.
[0006] Dans la demande
WO2012/ll0717, il est proposé pour améliorer les propriétés, notamment en fatigue, des alliages
d'aluminium contenant en particulier au moins 0,1 % de Mg et/ou 0,1 % de Li de réaliser
lors de la coulée un traitement ultrason. Cependant ce type de traitement reste difficile
à effectuer pour les quantités nécessaires à la fabrication de tôles épaisses.
[0007] Dans la demande
US5383986, il est proposé pour améliorer les propriétés mécaniques d'un alliage Al-Cu-Li de
réaliser après mise en solution trempe du produit, une traction comprise entre 1 et
20% suivie d'un revenu.
[0008] Dans la demande
US2009/0142222, il est proposé pour obtenir un excellent compromis de propriétés, en particulier
la fatigue, d'utiliser un alliage extrudé consistant essentiellement en 3.4-4.2 pds%
Cu; 0.9-1.4 pds% Li; 0.3-0.7 pds% Ag; 0.1-0.6 pds% Mg; 0.2-0.8 pds% Zn; 0.1-0.6 pds%
Mn et 0.01-0.06 pds % d'au moins un élément influant sur la taille de grain ; le reste
consistant en l'aluminium et d'éventuelles impuretés.
[0009] US5207974 divulgue un distributeur cloisonné pour distribuer du métal fondu à partir d'une
busette pour former un lingot.
[0010] Il existe un besoin pour des produits épais en alliage aluminium - cuivre - lithium
présentant des propriétés améliorées par rapport à celles des produits connus, en
particulier en termes de propriétés en fatigue tout en ayant des propriétés de ténacité
et des propriétés de résistance mécanique statique avantageuses. Par ailleurs il existe
un besoin pour un procédé simple et économique d'obtention de ces produits.
Objet de l'invention
[0011] Un premier objet de l'invention est un distributeur destiné à la coulée semi-continue
de plaques en alliage d'aluminium selon la revendication 1.
[0012] Un autre objet de l'invention est un procédé de fabrication d'un produit en alliage
d'aluminium selon la revendication 6.
Description des figures
[0013]
La Figure 1 est le schéma des éprouvettes utilisées pour les essais en fatigue lisse
(Fig 1a) et en fatigue à trou (Fig 1b). Les dimensions sont données en mm.
La Figure 2 est un schéma général du dispositif de solidification utilisé dans un
mode de réalisation de l'invention.
La Figure 3 est un schéma général du distributeur utilisé dans le procédé selon l'invention.
La Figure 4 présente des représentations du fond et des parties latérales et longitudinales
de la paroi du distributeur selon un mode de réalisation de l'invention.
La Figure 5 montre la relation entre la performance en fatigue lisse et la teneur
en hydrogène du bain de métal liquide lors de la solidification (Fig 5a) ou la teneur
en oxygène mesurée au-dessus de la surface liquide lors de la solidification (Fig.
5b).
La Figure 6 montre les courbes de Wöhler obtenues avec les essais 3, 7 et 8 dans la
direction L-T (Figure 6a) et T-L (figure 6b).
Description de l'invention
[0014] Sauf mention contraire, toutes les indications concernant la composition chimique
des alliages sont exprimées comme un pourcentage en poids basé sur le poids total
de l'alliage. L'expression 1,4 Cu signifie que la teneur en cuivre exprimée en % en
poids est multipliée par 1,4. La désignation des alliages se fait en conformité avec
les règlements de The Aluminium Association, connus de l'homme du métier. Sauf mention
contraire les définitions des états métallurgiques indiquées dans la norme européenne
EN 515 s'appliquent.
[0015] Les caractéristiques mécaniques statiques en traction, en d'autres termes la résistance
à la rupture R
m, la limite d'élasticité conventionnelle à 0,2% d'allongement R
p0,2, et l'allongement à la rupture A%, sont déterminés par un essai de traction selon
la norme NF EN ISO 6892-1, le prélèvement et le sens de l'essai étant définis par
la norme EN 485-1. Les propriétés en fatigue sur éprouvettes lisses sont mesurées
à l'air ambiant à une contrainte d'amplitude maximale de 242 MPa, une fréquence de
50 Hz, un rapport de contrainte R = 0,1, sur des éprouvettes telles que représentées
sur la Figure la, prélevées à mi-largeur et à mi-épaisseur des tôles dans la direction
TL. Les conditions de test obéissent à la norme ASTM E466. On détermine la moyenne
logarithmique des résultats obtenus sur au moins 4 éprouvettes.
[0016] Les propriétés en fatigue sur éprouvettes à trou sont mesurées à l'air ambiant pour
des niveaux de contrainte variables, à une fréquence de 50 Hz, un rapport de contrainte
R = 0,1, sur des éprouvettes telles que représentées sur la Figure 1b, Kt = 2,3, prélevées
au centre et à mi-épaisseur des tôles dans la direction L-T et T-L. L'équation de
Walker a été utilisée pour déterminer une valeur de contrainte maximale représentative
de 50 % de non rupture à 100 000 cycles. Pour ce faire un indice de qualité fatigue
(IQF) est calculé pour chaque point de la courbe de Wöhler avec la formule

où σ
max est la contrainte maximale appliquée à un échantillon donné, N est le nombre de cycles
jusqu'à la rupture, No est égale à 100 000 et n = -4,5. On rapporte l'IQF correspondant
à la médiane, soit 50% rupture pour 100 000 cycles.
[0017] Dans le cadre de l'invention, un produit corroyé épais est un produit dont l'épaisseur
est au moins 6 mm. De préférence l'épaisseur des produits selon l'invention est au
moins 80 mm et de manière préférée au moins 100 mm. Dans un mode de réalisation de
l'invention l'épaisseur des produits corroyés est au moins 120 mm ou de préférence
140 mm. L'épaisseur des produits épais selon l'invention est typiquement au plus de
240 mm, généralement au plus de 220 mm et préférentiellement au plus de 180 mm.
[0018] Sauf mention contraire, les définitions de la norme EN 12258 s'appliquent. Notamment,
une tôle est selon l'invention un produit laminé de section transversale rectangulaire
dont l'épaisseur uniforme est au moins de 6 mm et n'excède pas 1/10ème de la largeur.
[0019] On appelle ici « élément de structure » ou « élément structural » d'une construction
mécanique une pièce mécanique pour laquelle les propriétés mécaniques statiques et/ou
dynamiques sont particulièrement importantes pour la performance de la structure,
et pour laquelle un calcul de structure est habituellement prescrit ou réalisé. Il
s'agit typiquement d'éléments dont la défaillance est susceptible de mettre en danger
la sécurité de ladite construction, de ses utilisateurs, de ses usagers ou d'autrui.
Pour un avion, ces éléments de structure comprennent notamment les éléments qui composent
le fuselage (tels que la peau de fuselage (fuselage skin en anglais), les raidisseurs
ou lisses de fuselage (stringers), les cloisons étanches (bulkheads), les cadres de
fuselage (circumferential frames), les ailes (tels que la peau de voilure (wing skin),
les raidisseurs (stringers ou stiffeners), les nervures (ribs) et longerons (spars))
et l'empennage composé notamment de stabilisateurs horizontaux et verticaux (horizontal
or vertical stabilisers), ainsi que les profilés de plancher (floor beams), les rails
de sièges (seat tracks) et les portes.
[0020] On appelle ici « ensemble de l'installation de coulée » l'ensemble des dispositifs
permettant de transformer un métal sous forme quelconque en demi-produit de forme
brute en passant par la phase liquide. Une installation de coulée peut comprendre
de nombreux dispositifs tels que un ou plusieurs fours nécessaires à la fusion du
métal (« four de fusion ») et/ou à son maintien (« four de maintien ») en température
et/ou à des opérations de préparation du métal liquide et d'ajustement de la composition
(« four d'élaboration »), une ou plusieurs cuves (ou « poches ») destinées à effectuer
un traitement d'élimination des impuretés dissoutes et/ou en suspension dans le métal
liquide, ce traitement pouvant consister à filtrer le métal liquide sur un média filtrant
dans une « poche de filtration » ou à introduire dans le bain un gaz dit « de traitement
» pouvant être inerte ou réactif dans une « poche de dégazage », un dispositif de
solidification du métal liquide (ou « métier de coulée »), par coulée semi-continue
verticale par refroidissement direct dans un puits de coulée, pouvant comprendre des
dispositifs tels que un moule (ou « lingotière ») un dispositif d'approvisionnement
du métal liquide (ou «busette ») et un système de refroidissement, ces différents
fours, cuves et dispositifs de solidification étant reliés entre eux par des dispositifs
de transfert ou chenaux appelés « goulottes » dans lesquels le métal liquide peut
être transporté.
[0021] Les présents inventeurs ont constaté que de manière surprenante on peut obtenir des
produits corroyés épais en alliage aluminium cuivre lithium présentant une performance
en fatigue améliorée en préparant ces tôles à l'aide du procédé suivant.
[0022] Dans une première étape on élabore un bain de métal liquide en alliage comprenant,
en % en poids Cu: 2,0 - 6,0; Li : 0,5 - 2,0 ; Mg : 0- 1,0 ; Ag: 0 - 0,7 ; Zn 0 - 1,0
; et au moins un élément choisi parmi Zr, Mn, Cr, Sc, Hf et Ti, la quantité dudit
élément, s'il est choisi, étant de 0,05 à 0,20 % en poids pour Zr, 0,05 à 0,8 % en
poids pour Mn, 0,05 à 0,3 % en poids pour Cr et pour Sc, 0,05 à 0,5 % en poids pour
Hf et de 0,01 à 0,15 % en poids pour Ti, Si ≤ 0,1 ; Fe ≤ 0,1; autres ≤ 0,05 chacun
et ≤ 0,15 au total, reste aluminium.
[0023] Un alliage avantageux pour le procédé selon l'invention comprend, en % en poids,
Cu : 3,0 - 3,9 ; Li : 0,7 - 1,3 ; Mg : 0,1 - 1,0, au moins un élément choisi parmi
Zr, Mn et Ti, la quantité dudit élément, s'il est choisi, étant de 0,06 à 0,15 % en
poids pour Zr, 0,05 à 0,8 % en poids pour Mn et de 0,01 à 0,15 % en poids pour Ti;
Ag: 0 - 0,7 ; Zn ≤ 0,25 ; Si ≤ 0,08 ; Fe ≤ 0,10 ; autres ≤ 0,05 chacun et ≤ 0,15 au
total, reste aluminium.
[0024] Avantageusement la teneur en cuivre est au moins de 3,2 % en poids. La teneur en
lithium est de préférence comprise entre 0,85 et 1,15 % en poids et de préférence
entre 0,90 et 1,10 % en poids. La teneur en magnésium est de préférence comprise entre
0,20 et 0,6 % en poids. L'addition simultanée de manganèse et de zirconium est généralement
avantageuse. De façon préférée la teneur en manganèse est comprise entre 0,20 et 0,50
% en poids et la teneur en zirconium est comprise entre 0,06 et 0,14 % en poids. Avantageusement
la teneur en argent est comprise entre 0,20 et 0,7 % en poids. Il est avantageux que
la teneur en argent soit au moins 0,1 % en poids. Dans un mode de réalisation de l'invention
la teneur en argent est au moins 0,20 % en poids. Préférentiellement la teneur en
argent est au plus 0,5 % en poids. Dans un mode de réalisation de l'invention la teneur
en argent est limitée à 0,3 % en poids. Préférentiellement la teneur en silicium est
au plus de 0,05 % en poids et la teneur en fer est au plus de 0,06 % en poids. Avantageusement
la teneur en titane est comprise entre 0,01 et 0,08 % en poids. Dans un mode de réalisation
de l'invention la teneur en zinc est au plus de 0,15 % en poids.
[0025] Un alliage aluminium-cuivre-lithium préféré est l'alliage AA2050.
[0026] Ce bain de métal liquide est préparé dans un four de l'installation de coulée. Il
est connu, par exemple de
US 5,415,220 d'utiliser des sels fondus contenant du lithium tels que des mélanges KCl/LiCl dans
le four de fusion pour passiver l'alliage lors de son transfert vers l'installation
de coulée. Les présents inventeurs ont cependant obtenu d'excellentes propriétés de
fatigue pour des tôles épaisses sans utiliser de sel fondu contenant du lithium dans
le four de fusion, mais en maintenant dans ce four une atmosphère pauvre en oxygène
et pensent que la présence de sel dans le four de fusion pourrait avoir dans certains
cas un effet néfaste sur les propriétés en fatigue des produits corroyés épais. Avantageusement,
on n'utilise pas de sel fondu contenant du lithium dans l'ensemble de l'installation
de coulée. Dans un mode de réalisation avantageux on n'utilise pas de sel fondu dans
l'ensemble de l'installation de coulée. Préférentiellement on maintient dans le ou
les fours de l'installation de coulée une teneur en oxygène inférieure à 0,5 % en
volume et de préférence inférieure à 0,3 % en volume. Cependant on peut tolérer une
teneur en oxygène d'au moins 0,05 % en volume et même d'au moins 0,1 % en volume dans
le ou les fours de l'installation de coulée, ce qui est avantageux notamment pour
les aspects économiques du procédé. Avantageusement le ou les fours de l'installation
de coulée sont des fours à induction. Les présents inventeurs ont constaté que ce
type de four est avantageux malgré le brassage généré par le chauffage par induction.
[0027] Ce bain de métal liquide est ensuite traité avec dans une poche de dégazage et dans
une poche de filtration de façon notamment à ce que sa teneur en hydrogène soit inférieure
à 0,4 ml/100g et de préférence inférieure à 0,35 ml/100g. La teneur en hydrogène du
métal liquide est mesurée à l'aide d'un appareillage commercial tel que l'appareil
commercialisé sous la marque ALSCAN
™, connu de l'homme du métier, la sonde étant maintenue sous un balayage d'azote. Avantageusement
la teneur en oxygène de l'atmosphère en contact avec le bain de métal liquide dans
le four de fusion lors des étapes de dégazage, filtration est inférieure à 0,5 % en
volume et de préférence inférieure à 0,3 % en volume. De préférence, la teneur en
oxygène de l'atmosphère en contact avec le bain de métal liquide est inférieure est
inférieure à 0,5 % en volume et de préférence inférieure à 0,3 % en volume pour l'ensemble
de l'installation de coulée. Cependant on peut tolérer une teneur en oxygène d'au
moins 0,05 % en volume et même d'au moins 0,1 % en volume pour l'ensemble de l'installation
de coulée ce qui est avantageux notamment pour les aspects économiques du procédé.
[0028] Le bain de métal liquide est ensuite solidifié sous forme de plaque. Une plaque est
un bloc d'aluminium de forme substantiellement parallélépipédique, de longueur L,
de largeur W et d'épaisseur T. On contrôle l'atmosphère au-dessus de la surface liquide
lors de la solidification. Un exemple de dispositif permettant de contrôler l'atmosphère
au-dessus de la surface liquide lors de la solidification est présenté sur la Figure
2.
[0029] Dans cet exemple de dispositif approprié, le métal liquide provenant d'une goulotte
(63) est introduit dans une busette (4) contrôlée par une quenouille (8) pouvant se
déplacer vers le haut et vers le bas (81), dans une lingotière (31) placée sur un
faux fond (21). L'alliage d'aluminium est solidifié par refroidissement direct (5).
L'alliage d'aluminium (1) a au moins une surface solide (11, 12, 13) et au moins une
surface liquide (14, 15). Un ascenseur (2) permet de maintenir le niveau de la surface
liquide (14, 15) sensiblement constant. Un distributeur (7) permet la répartition
du métal liquide. Un couvercle (62) recouvre la surface liquide. Le couvercle peut
comprendre des joints (61) pour assurer une étanchéité avec la table de coulée (32).
Le métal liquide dans la goulotte (63) peut être avantageusement protégé par un couvercle
(64). Un gaz inerte (9) est introduit dans la chambre (65) définie entre le couvercle
et la table de coulée. Le gaz inerte est avantageusement choisi parmi les gaz rares,
l'azote et le dioxyde de carbone ou des mélanges de ces gaz. Un gaz inerte préféré
est l'argon. La teneur en oxygène est mesurée dans la chambre (65) au-dessus de la
surface liquide. Le débit de gaz inerte peut être ajusté pour atteindre la teneur
en oxygène désirée. Cependant il est avantageux de maintenir une aspiration suffisante
dans le puits de coulée (10) grâce à une pompe (101). En effet les présents inventeurs
ont constaté qu'il n'existe pas en général une étanchéité suffisante entre la lingotière
(31) et le métal solidifié (5) ce qui conduit à une diffusion de l'atmosphère du puits
de coulée (10) vers la chambre (65). Avantageusement l'aspiration de la pompe (101)
est telle que la pression dans l'enceinte (10) soit inférieure à la pression dans
la chambre (65), ce qui est peut être obtenu de préférence en imposant une vitesse
de l'atmosphère au travers des surfaces ouvertes du puits de coulée d'au moins de
2 m/s et de préférence d'au moins de 2,5 m/s. Typiquement la pression dans la chambre
(65) est proche de la pression atmosphérique et la pression dans l'enceinte (10) est
inférieure à la pression atmosphérique, typiquement 0,95 fois la pression atmosphérique.
Dans le cadre du procédé selon l'invention, on maintient dans la chambre (65), grâce
aux dispositifs décrits, une teneur en oxygène inférieure à 0,5 % en volume et de
préférence inférieure à 0,3 % en volume.
[0030] Un exemple de distributeur (7) du procédé selon l'invention est présenté sur les
figures 3 et 4. Le distributeur selon l'invention est réalisé en tissu comprenant
essentiellement du carbone, il comprend une face inférieure (76), une face supérieure
typiquement vide définissant l'orifice par lequel le métal liquide est introduit (71)
et paroi de section substantiellement rectangulaire typiquement substantiellement
constante et de hauteur h typiquement substantiellement constante, la paroi comprenant
deux parties longitudinales parallèles à la largeur W de la plaque (720, 721) et deux
parties transversales parallèles à l'épaisseur T de la plaque (730, 731) lesdites
parties transversales et longitudinales étant formées d'au moins deux tissus, un premier
tissu sensiblement obturant et semi-rigide (77) assurant le maintien de la forme du
distributeur pendant la coulée et un second tissu non obturant (78) permettant le
passage et la filtration du liquide, lesdits premier et deuxième tissu étant liés
l'un à l'autre sans recouvrement ou avec recouvrement et sans interstice les séparant,
ledit premier tissu couvrant de façon continue au moins 30 % de la surface desdites
parties de paroi (720,721, 730, 731) et étant positionné de manière à ce que la surface
liquide soit en contact avec lui sur l'ensemble de la section du distributeur. Les
premier et deuxième tissus étant cousus l'un à l'autre sans recouvrement ou avec recouvrement
et sans interstice les séparant, c'est-à-dire en contact, le métal liquide ne peut
pas traverser le premier tissu et être dévié par le second tissu comme c'est le cas
par exemple dans un combo-bag tel que décrit dans la demande
WO 99/44719 Fig 2 à 5. Grâce au maintien assuré par le premier tissu, le distributeur est semi-rigide
et ne se déforme pas sensiblement lors de la coulée. Dans une réalisation avantageuse
le premier tissu a une hauteur, hl, mesurée à partir de la face supérieure sur la
circonférence de la paroi (720, 721, 730, 731) telle que h1 ≥ 0,3 h et de préférence
h1 ≥ 0,5 h, où h désigne la hauteur totale de la paroi du distributeur.
[0031] La surface liquide étant en contact avec ledit premier tissu obturant le métal liquide
ne traverse le distributeur que sous la surface liquide dans certaines directions
de chaque partie de la paroi. De préférence la hauteur immergée dans le métal liquide
de paroi (720, 721, 730, 731) du distributeur (7) couverte par le premier tissu est
au moins égale à 20 %, préférentiellement 40 % et de manière préférée 60 % de la hauteur
totale de paroi immergée.
[0032] La figure 4 représente le fond et les parties de paroi longitudinales. Le fond (76)
est couvert par le premier et le second tissu. Avantageusement le premier tissu est
au moins situé dans la partie centrale du fond (76) sur une longueur L1 et/ou dans
la partie centrale des parties longitudinales (720) et (721) sur l'ensemble de la
hauteur h et sur une longueur L2.
[0033] La portion de surface couverte par le premier tissu est comprise entre 50 et 80 %
pour les parties longitudinales (720) et (721), et entre 40 et 60 % pour les parties
latérales (730, 731) et entre 50 et 80 % pour le fond (76).
[0034] Il est avantageux que la longueur L1 de premier tissu situé dans le fond (76) soit
supérieure à la longueur L2 de premier tissu situé dans la partie des parois longitudinales
(720) et (721) en contact avec le fond.
[0035] Les présents inventeurs pensent que la géométrie du distributeur permet notamment
d'améliorer la qualité du flux du métal liquide, de réduire les turbulences et d'améliorer
la distribution de température.
[0036] Le premier tissu et le deuxième tissu sont avantageusement obtenus par tissage d'un
fil comprenant essentiellement du carbone. Le tissage de fil graphite est particulièrement
avantageux. Les tissus sont typiquement cousus l'un à l'autre. Il est possible également
en lieu et place d'un premier et deuxième tissus d'utiliser un tissu diffuseur unique
présentant au moins deux zones de tissage, plus ou moins denses. Il est avantageux
pour la facilité du tissage que le fil comprenant du carbone soit revêtu d'une couche
facilitant le glissement. Cette couche peut par exemple comprendre un polymère fluoré
tel que le Teflon ou une polyamide telle que le xylon. Le premier tissu est sensiblement
obturant. Typiquement il s'agit d'un tissu présentant des mailles de dimension inférieure
à 0,5 mm, de préférence inférieure à 0,2 mm. Le second tissu est non obturant et permet
le passage du métal en fusion. Typiquement, il s'agit d'un tissu présentant des mailles
de dimension comprise entre 1 et 5 mm, de préférence de 2 à 4 mm. Dans un mode de
réalisation de l'invention le premier tissu recouvre localement le second tissu, tout
en étant en contact intime de façon à ne pas laisser d'interstice entre les deux tissus.
[0037] Avantageusement la plaque ainsi obtenue est ensuite transformée pour obtenir un produit
corroyé. La plaque ainsi obtenue est ensuite homogénéisée avant ou après avoir optionnellement
été usinée pour obtenir une forme pouvant être déformée à chaud. Dans un mode de réalisation,
la plaque est usinée sous forme de plaque de laminage de façon à ensuite être déformée
à chaud par laminage. Dans un autre mode de réalisation, la plaque est usinée sous
forme de d'ébauche de forge de façon à ensuite être déformée à chaud par forgeage.
Dans encore une autre mode de réalisation la plaque est usinée sous forme de billettes
de façon à ensuite être déformée à chaud par extrusion. De préférence l'homogénéisation
est réalisée à une température comprise entre 470 et 540°C pendant une durée comprise
entre 2 et 30 heures.
[0038] On déforme à chaud et optionnellement à froid ladite forme ainsi homogénéisée pour
obtenir un produit corroyé. La température de déformation à chaud est avantageusement
au moins 350°C et de préférence au moins 400 °C. Le taux de déformation à chaud et
optionnellement à froid, c'est-à-dire le rapport entre d'une part la différence entre
l'épaisseur initiale, avant déformation mais après l'éventuel usinage, et l'épaisseur
finale et d'autre part l'épaisseur initiale est inférieur à 85% et de préférence inférieur
à 80 %. Dans un mode de réalisation lequel le taux de déformation lors de la déformation
est inférieur à 75% et de préférence inférieur à 70 %.
[0039] Le produit corroyé ainsi obtenu est ensuite mis en solution et trempé. La température
de mise en solution est avantageusement comprise entre 470 et 540°C et de préférence
entre 490 et 530 °C et la durée est adaptée à l'épaisseur du produit.
[0040] Optionnellement on détensionne ledit produit corroyé ainsi mis en solution par déformation
plastique avec une déformation d'au moins 1%. Dans le cas des produits laminés il
est avantageux de détensionner par traction contrôlée ledit produit corroyé ainsi
mis en solution avec un allongement permanent d'au moins 1% et de préférence compris
entre 2 et 5%.
[0041] Enfin on fait subir un revenu au produit ainsi mis en solution et optionnellement
détensionné. Le revenu est effectué en un ou plusieurs paliers à une température avantageusement
comprise entre 130 et 160 °C pendant une durée de 5 à 60 heures. De préférence on
obtient à l'issue du revenu un état métallurgique T8, tel que notamment T851, T83,
T84, ou T85.
[0042] Les produits corroyés obtenus par le procédé selon l'invention présentent des propriétés
avantageuses.
[0043] La moyenne logarithmique de fatigue des produits corroyés dont l'épaisseur est au
moins 80 mm, obtenus par le procédé selon l'invention, mesurée à mi-épaisseur dans
la direction
[0044] TL sur éprouvettes lisses selon la Figure la à une contrainte d'amplitude maximale
de 242 MPa, une fréquence de 50 Hz, un rapport de contrainte R = 0,1 est au moins
250 000 cycles, avantageusement la propriété en fatigue est obtenue pour les produits
corroyés obtenus par le procédé selon l'invention dont l'épaisseur est au moins 100
mm ou de préférence au moins 120 mm ou même au moins 140 mm.
[0045] Les produits corroyés selon l'invention d'épaisseur au moins 80 mm présentent également
des propriétés en fatigue avantageuse pour des éprouvettes à trou, ainsi l'indice
de qualité fatigue IQF obtenu sur des éprouvettes à trou Kt = 2,3 selon la Figure
1b à une fréquence de 50 Hz à l'air ambiant avec une valeur R = 0,1 est au moins 180
MPa et de préférence est au moins 190 MPa dans le sens T-L.
[0046] De plus les produits obtenus par le procédé selon l'invention ont des caractéristiques
mécaniques statiques avantageuses. Ainsi pour les produits corroyés dont l'épaisseur
est au moins 80 mm comprenant en % en poids, Cu : 3,0 - 3,9 ; Li : 0,7 - 1,3 ; Mg
: 0,1 - 1,0, au moins un élément choisi parmi Zr, Mn et Ti, la quantité dudit élément,
s'il est choisi, étant de 0,06 à 0,15 % en poids pour Zr, 0,05 à 0,8 % en poids pour
Mn et de 0,01 à 0,15 % en poids pour Ti,; Ag : 0 - 0,7 ; Zn ≤ 0,25 ; Si ≤ 0,08 ; Fe
≤ 0,10 ; autres ≤ 0,05 chacun et ≤ 0,15 au total, reste aluminium, la limite d'élasticité
mesurée à quart épaisseur dans le sens L est au moins 450 MPa et de préférence au
moins 470 MPa et/ou la résistance à la rupture mesurée est au moins 480 MPa et de
préférence au moins 500 MPa et/ou l'allongement est au moins 5% et de préférence au
moins 6%.
[0047] Les produits corroyés obtenus par le procédé selon l'invention peuvent de manière
avantageuse être utilisées pour réaliser des éléments de structure, de préférence
des éléments de structure d'avion. Des éléments de structure d'avion préférés sont
les longerons, nervures ou un cadres. L'invention est particulièrement avantageuse
pour des pièces de forme complexe obtenues par usinage intégral, utilisées en particulier
pour la fabrication d'ailes d'avion ainsi que pour n'importe quel autre usage pour
lequel les propriétés des produits selon l'invention sont avantageuses.
Exemple
[0048] Dans cet exemple, on a préparé des tôles fortes en alliage AA2050. Des plaques en
alliage AA2050 ont été coulées par coulée semi-continue verticale à refroidissement
direct. L'alliage a été préparé dans un four de fusion. Pour les exemples 1 à 7 on
a utilisé un mélange KCl/LiCl en surface du métal liquide dans le four de fusion.
Pour les exemples 8 à 9 on n'a pas utilisé de sel dans le four de fusion. Pour les
exemples 8 à 9 l'atmosphère en contact avec le métal liquide avec une teneur en oxygène
inférieure à 0,3 % en volume pour l'ensemble de l'installation de coulée. L'installation
de coulée comprenait un capot disposé au-dessus du puits de coulée permettant de limiter
la teneur en oxygène. Pour les essais 8 et 9 on avait en plus utilisé une aspiration
(101) telle que la pression dans l'enceinte (10) était inférieure à la pression dans
la chambre (65) et telle que la vitesse de l'atmosphère au travers des surfaces ouvertes
du puits de coulée était au moins de 2 m/s. La teneur en oxygène a été mesurée à l'aide
d'un oxymètre lors de la coulée. Par ailleurs, la teneur en hydrogène dans l'aluminium
liquide a été mesurée à l'aide d'une sonde de type Alscan
™ ·sous balayage d'azote. Deux types de distributeurs de métal liquide ont été utilisés.
Un premier distributeur de type « Combo Bag » tel que décrit par exemple dans les
Figures 2 à 6 de la demande internationale
WO 99/44719, qui ne remet pas en cause l'invention, mais réalisé en tissu comprenant essentiellement
du carbone, référencé ci-dessous « distributeur A » et un second distributeur tel
que décrit figure 3 référencé ci-dessous « distributeur B » est réalisé en tissu de
fil de graphite.
Les conditions de coulée des différents essais réalisés sont données dans le tableau
1.
Table 1 - Conditions de coulée pour les différents essais
| Essai |
H2 [ml/100g] |
O2 mesuré au dessus du puits de coulée (% en volume) |
Distributeur |
| 1 |
0,41 |
0,3 |
A |
| 2 |
0,43 |
0,1 |
A |
| 3 |
0,37 |
0,1 |
A |
| 4 |
0,33 |
0,1 |
A |
| 5 |
0,35 |
0,4 |
A |
| 6 |
0,38 |
0,3 |
A |
| 7 |
0,47 |
0,7 |
B |
| 8 |
0,34 |
0,1 |
B |
| 9 |
0,29 |
0,1 |
B |
[0049] Les plaques ont été homogénéisées 12 heures à 505°C, usinées jusqu'à une épaisseur
d'environ 365 mm, laminées à chaud jusqu'à des tôles d'épaisseur finale comprise entre
154 et 158 mm, mises en solution à 504 °C, trempées et détensionnée par traction contrôlée
avec un allongement permanent de 3,5%. Les tôles ainsi obtenues ont subi un revenu
de 18 heures à 155 °C.
[0050] Les propriétés mécaniques statiques et de ténacité ont été caractérisées à quart-épaisseur.
Les caractéristiques mécaniques statiques et la ténacité sont données dans le Tableau
2.
Tableau 2 Caractéristiques mécaniques
| Essai |
Epaisseur [mm] |
Rm (L) MPa |
Rp0,2 (L) MPa |
A % (L) |
| 1 |
158 |
528 |
495 |
6,5 |
| 2 |
155 |
538 |
507 |
7,0 |
| 3 |
155 |
525 |
493 |
8,3 |
| 4 |
158 |
528 |
497 |
7,0 |
| 5 |
158 |
529 |
495 |
6,0 |
| 6 |
158 |
527 |
496 |
6,8 |
| 7 |
154 |
514 |
486 |
8,3 |
| 8 |
158 |
533 |
502 |
6,3 |
| 9 |
158 |
542 |
512 |
5,8 |
[0051] Les propriétés en fatigue ont été caractérisées sur des éprouvettes lisses et sur
des éprouvettes à trou pour certains échantillons prélevées à mi-épaisseur.
[0052] Pour les caractérisations de fatigue lisse, quatre éprouvettes, dont le schéma est
donné en
[0053] Figure la, ont été testées à mi-épaisseur et mi-largeur dans le sens TL, les conditions
de test étant σ = 242 MPa, R = 0,1. Certains tests ont été arrêtés après 200 000 cycles
et d'autres tests ont été arrêtés après 300 000 cycles.
[0054] Pour les caractérisations de fatigue à trou, on a utilisé l'éprouvette reproduite
sur la Figure 1b, dont la valeur K
t est 2,3. Les éprouvettes ont été testées à une fréquence de 50 Hz à l'air ambiant
avec une valeur R = 0,1. Les courbes de Wöhler correspondantes sont présentées sur
les Figures 6a et 6b. On a calculé l'indice de qualité de fatigue IQF.
Tableau 3 - Résultats des essais en fatigue
| Essai |
Résultats de fatigue lisse (nombre de cycles) |
Résultats de fatigue à trou IQF (MPa), 50% rupture pour 100 000 cycles |
| Eprouvette 1 |
Eprouvette 2 |
Eprouvette 3 |
Eprouvette 4 |
Moyenne lo garithmique |
L-T |
T-L |
| 1 |
101423 |
101761 |
116820 |
118212 |
109263 |
|
|
| 2 |
102570 |
140030 |
152120 |
178860 |
140600 |
|
|
| 3 |
112453 |
163422 |
152620 |
167113 |
147138 |
175 |
152 |
| 4 |
101900 |
110300 |
139400 |
144100 |
122580 |
|
|
| 5 |
93400 |
105000 |
112600 |
129900 |
109439 |
|
|
| 6 |
114000 |
116500 |
188100 |
195000 |
148564 |
|
|
| 7 |
192300 |
>200000 |
189600 |
>200000 |
>195400 |
183 |
168 |
| 8 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
186 |
196 |
| 9 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
|
|
[0055] La combinaison d'une teneur en hydrogène inférieure à 0,4 ml/100g d'une teneur en
oxygène mesurée au-dessus de la surface liquide inférieure à 0,3 % en volume et du
distributeur B permet d'atteindre un excellent niveau de performance en fatigue. Ces
résultats sont présentés sur la Figure 5.
Tableau 3 - Résultats des essais en fatigue
| Essai |
Résultats de fatigue lisse (nombre de cycles) |
Résultats de fatigue à trou IQF (MPa), 50% rupture pour 100 000 cycles |
| Eprouvette 1 |
Eprouvette 2 |
Eprouvette 3 |
Eprouvette 4 |
Moyenne logarithmique |
L-T |
T-L |
| 1 |
101423 |
101761 |
116820 |
118212 |
109263 |
|
|
| 2 |
102570 |
140030 |
152120 |
178860 |
140600 |
|
|
| 3 |
112453 |
163422 |
152620 |
167113 |
147138 |
175 |
152 |
| 4 |
101900 |
110300 |
139400 |
144100 |
122580 |
|
|
| 5 |
93400 |
105000 |
112600 |
129900 |
109439 |
|
|
| 6 |
114000 |
116500 |
188100 |
195000 |
148564 |
|
|
| 7 |
192300 |
>200000 |
189600 |
>200000 |
>195400 |
183 |
168 |
| 8 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
186 |
196 |
| 9 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
>300000 |
|
|
[0056] La combinaison d'une teneur en hydrogène inférieure à 0,4 ml/100g d'une teneur en
oxygène mesurée au-dessus de la surface liquide inférieure à 0,3 % en volume et du
distributeur B permet d'atteindre un excellent niveau de performance en fatigue. Ces
résultats sont présentés sur la Figure 5.
1. Distributeur destiné à la coulée semi-continue de plaques en alliage d'aluminium en
tissu comprenant essentiellement du carbone, comprenant une face inférieure (76),
une face supérieure définissant l'orifice par lequel le métal liquide est introduit
(71) et une paroi de section substantiellement rectangulaire, la paroi comprenant
deux parties longitudinales parallèles à la largeur W (720, 721) et deux parties transversales
parallèles à l'épaisseur T (730, 731) lesdites parties transversales et longitudinales
étant formées d'au moins deux tissus, un premier tissu présentant des mailles de dimension
inférieure à 0.5 mm et semi-rigide (77) assurant le maintien de la forme du distributeur
pendant la coulée et un second tissu non obturant (78) permettant le passage et la
filtration du liquide, lesdits premier et deuxième tissu étant liés l'un à l'autre
sans recouvrement ou avec recouvrement et sans interstice les séparant, ledit premier
tissu couvrant de façon continue au moins 30 % de la surface desdites parties de paroi
(720, 721, 730, 731) et positionnable de manière à ce que la surface liquide soit
en contact avec lui sur l'ensemble de la section et caractérisé en ce que la portion de surface couverte par le premier tissu est comprise entre entre 50 et
80 % pour les parties longitudinales (720) et (721), et entre 40 et 60 % pour les
parties latérales (730, 731) et entre 50 et 80 % pour le fond (76).
2. Distributeur selon la revendication 1 caractérisé en ce que le premier tissu a une hauteur, h1, mesurée à partir de la face supérieure sur la
circonférence de la paroi (720, 721, 730, 731) telle que h1 ≥ 0,3 h et de préférence
h1 ≥ 0,5 h, où h désigne la hauteur totale de la paroi du distributeur.
3. Distributeur selon la revendication 1 ou la revendication 2 caractérisé en ce que la section de sa paroi évolue linéairement en fonction de la hauteur h, typiquement
de façon à ce que la surface de la face inférieure (76) du distributeur soit supérieure
ou inférieure d'au plus 10% à la surface de la face supérieure (71) du distributeur.
4. Distributeur selon une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que la longueur L1 de premier tissu situé dans le fond (76) soit supérieure à la longueur
L2 de premier tissu situé dans la partie des parois longitudinales (720) et (721)
en contact avec le fond.
5. Distributeur selon une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que le premier tissu présente des mailles de dimension inférieure à 0,2 mm et /ou le
second tissu est non obturant et permet le passage du métal en fusion, typiquement
présentant des mailles de dimension comprise entre 1 et 5 mm, de préférence de 2 à
4 mm.
6. Procédé de fabrication d'un produit corroyé en alliage d'aluminium comprenant les
étapes dans lesquelles
(a) on élabore un bain de métal liquide en alliage comprenant, en % en poids, Cu :
2,0 - 6,0; Li: 0,5 - 2,0; Mg : 0- 1,0; Ag: 0 - 0,7; Zn 0 - 1,0; et au moins un élément
choisi parmi Zr, Mn, Cr, Sc, Hf et Ti, la quantité dudit élément, s'il est choisi,
étant de 0,05 à 0,20 % en poids pour Zr, 0,05 à 0,8 % en poids pour Mn, 0,05 à 0,3
% en poids pour Cr et pour Sc, 0,05 à 0,5 % en poids pour Hf et de 0,01 à 0,15 % en
poids pour Ti, Si ≤ 0,1 ; Fe ≤ 0,1; autres ≤ 0,05 chacun et ≤ 0,15 au total, reste
aluminium,
(b) on coule ledit alliage par coulée semi-continue verticale pour obtenir une plaque
d'épaisseur T et de largeur W de telle façon que, lors de la solidification,
- la teneur en hydrogène dudit bain de métal liquide (1) soit inférieure à 0,4 ml/100g,
- la teneur en oxygène mesurée au-dessus de la surface liquide (14,15) soit inférieure
à 0,5 % en volume,
- le distributeur utilisé (7) pour la coulée est un distributeur selon l'une quelconque
des revendications 1 à 5.
(c) on homogénéise avant ou après avoir optionnellement usiné ladite plaque pour obtenir
une forme pouvant être déformée à chaud
(d) on déforme à chaud et optionnellement à froid ladite forme ainsi homogénéisée
pour obtenir un produit corroyé,
(e) on met en solution et on trempe ledit produit corroyé,
(f) optionnellement on détensionne ledit produit corroyé ainsi mis en solution par
déformation plastique avec une déformation d'au moins 1%,
(g) on fait subir un revenu au dit produit ainsi mis en solution et optionnellement
détensionné.
7. Procédé selon la revendication 6 dans lequel la teneur en oxygène de l'atmosphère
en contact avec le bain de métal liquide dans le four de fusion lors des étapes de
dégazage, filtration est inférieure à 0,5 % en volume et de préférence dans lequel
la teneur en oxygène de l'atmosphère en contact avec le bain de métal liquide est
inférieure à 0,5 % en volume pour l'ensemble de l'installation de coulée.
8. Procédé selon une quelconque des revendications 6 ou 7 dans lequel un couvercle (62)
recouvre la surface liquide lors de la solidification (14,15), ledit couvercle comprenant
préférentiellement des joints (61) pour assurer une étanchéité avec la table de coulée
(32) et dans lequel un gaz inerte (9) est introduit dans la chambre (65) définie entre
le couvercle et la table de coulée et dans lequel on maintient une aspiration dans
le puits de coulée (10) grâce à une pompe (101), préférentiellement de façon à ce
que la pression dans l'enceinte (10) soit inférieure à la pression dans la chambre
(65).
9. Procédé selon une quelconque des revendications 6 à 8 dans lequel on n'utilise pas
de sel fondu contenant du lithium dans l'ensemble de l'installation de coulée.
10. Procédé selon une quelconque des revendications 6 à 9 dans lequel ladite déformation
à chaud et/ou à froid est effectuée par filage, laminage et/ou forgeage.
11. Procédé selon une quelconque des revendications 6 à 10 dans lequel le taux de déformation
lors de l'étape (d) est inférieur à 85% et de préférence inférieur à 80 %.
12. Procédé selon une quelconque des revendications 6 à 7 dans lequel l'alliage comprend,
en % en poids, Cu : 3,0 - 3,9 ; Li : 0,7 - 1,3 ; Mg : 0,1 - 1,0, au moins un élément
choisi parmi Zr, Mn et Ti, la quantité dudit élément, s'il est choisi, étant de 0,06
à 0,15 % en poids pour Zr, 0,05 à 0,8 % en poids pour Mn et de 0,01 à 0,15 % en poids
pour Ti, Ag : 0 - 0,7 ; Zn ≤ 0,25 ; Si ≤ 0,08 ; Fe ≤ 0,10; autres ≤ 0,05 chacun et
≤ 0,15 au total.
1. Verteilergefäß zum halbkontinuierlichen Stranggießen von Barren aus Aluminiumlegierung
aus einem Gewebe, das im Wesentlichen Kohlenstoff aufweist, mit einer Unterseite (76),
einer die Öffnung, über die das flüssige Metall eingebracht wird, definierende Oberseite
(71), und einer Wand mit im Wesentlichen rechteckigem Querschnitt, wobei die Wand
zwei Längsabschnitte parallel zur Breite W (720, 721) und zwei Querabschnitte parallel
zur Dicke T (730, 731) aufweist, wobei die Quer- und Längsabschnitte aus mindestens
zwei Geweben gebildet sind, einem halbstarren ersten Gewebe (77) mit einer Maschengröße
kleiner 0,5 mm, welches die Formbeständigkeit des Gefäßes während des Gießens gewährleistet,
und einem nicht abdichtenden zweiten Gewebe (78), welches den Durchfluss und die Filtration
der Flüssigkeit ermöglicht, wobei das erste und zweite Gewebe ohne Überlappung oder
mit Überlappung und ohne Spalt dazwischen miteinander verbunden sind, wobei das erste
Gewebe mindestens 30 % der Oberfläche der Wandabschnitte (720, 721, 730, 731) kontinuierlich
bedeckt und so positioniert ist, dass die Flüssigkeitsoberfläche über den gesamten
Querschnitt mit ihm in Kontakt ist, und dadurch gekennzeichnet, dass der vom ersten Gewebe bedeckte Oberflächenteil zwischen 50 und 80 % für die Längsabschnitte
(720) und (721), und zwischen 40 und 60 % für die Seitenabschnitte (730, 731), und
zwischen 50 und 80 % für den Boden (76) beträgt.
2. Verteilergefäß nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass das erste Gewebe eine ab der Oberseite über den Umfang der Wand (720, 721, 730, 731)
gemessene Höhe h1 hat, die so gewählt ist, dass h1 ≥ 0,3 h und vorzugsweise h1 ≥ 0,5
h, wobei h die Gesamthöhe der Wand des Verteilergefäßes bezeichnet.
3. Verteilergefäß nach Anspruch 1 oder Anspruch 2, dadurch gekennzeichnet, dass sich der Querschnitt seiner Wand in Abhängigkeit von der Höhe h linear typischerweise
so verändert, dass die Oberfläche der Unterseite (76) des Verteilergefäßes um höchstens
10 % größer oder kleiner ist als die Oberfläche der Oberseite (71) des Verteilergefäßes.
4. Verteilergefäß nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Länge L1 des am Boden (76) befindlichen ersten Gewebes größer ist als die Länge
L2 des zweiten Gewebes, das sich im Bereich der mit dem Boden in Kontakt stehenden
Längswände (720) und (721) befindet.
5. Verteilergefäß nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass das erste Gewebe Maschen mit einer Maschengröße kleiner 0,2 mm aufweist und/oder
das zweite Gewebe nicht abdichtend ist und den Durchfluss des schmelzflüssigen Metalls
ermöglicht, wobei es typischerweise Maschen mit einer Maschengröße im Bereich zwischen
1 und 5 mm, vorzugsweise von 2 bis 4 mm aufweist.
6. Verfahren zur Herstellung eines Kneterzeugnisses aus Aluminiumlegierung mit den Schritten:
(a) Herstellen eines Flüssigmetallbads aus einer Legierung mit, in Gewichtsprozent,
Cu: 2,0 - 6,0 ; Li: 0,5 - 2,0 ; Mg: 0 - 1,0 ; Ag: 0 - 0,7 ; Zn: 0 - 1,0; und mindestens
einem Element gewählt unter Zr, Mn, Cr, Sc, Hf und Ti, wobei die Menge dieses Elements,
falls gewählt, 0,05 bis 0,20 Gew.-% für Zr, 0,05 bis 0,8 Gew.-% für Mn, 0,05 bis 0,3
Gew.-% für Cr und für Sc, 0,05 bis 0,5 Gew.-% für Hf und 0,01 bis 0,15 Gew.-% für
Ti beträgt, Si ≤ 0,1; Fe ≤ 0,1; weitere Elemente jeweils ≤ 0,05 und insgesamt ≤ 0,15,
(b) Vergießen der Legierung durch halbkontinuierliches Vertikalstranggießen zu einem
Barren mit der Dicke T und der Breite W, derart, dass bei der Erstarrung
- der Gehalt an Wasserstoff des Flüssigmetallbads (1) weniger als 0,4 ml/100 g beträgt,
- der über der Flüssigkeitsoberfläche (14, 15) gemessene Gehalt an Sauerstoff weniger
als 0,5 Vol.-% beträgt,
- das beim Gießen verwendete Verteilergefäß (7) ein Verteilergefäß nach irgendeinem
der Ansprüche 1 bis 5 ist.
c) Homogenisieren vor oder nach einem eventuellen Bearbeiten des Barrens, um eine
Form zu erhalten, die warmumgeformt werden kann,
d) Warm- und eventuell Kaltumformen der homogenisierten Form, um ein Kneterzeugnis
zu erhalten,
(e) Lösungsglühen und Abschrecken des Kneterzeugnisses,
(f) eventuell spannungsarm Recken des lösungsgeglühten Kneterzeugnisses durch plastische
Verformung mit einer Verformung von mindestens 1%,
g) Auslagern des lösungsgeglühten und eventuell spannungsarm gereckten Erzeugnisses.
7. Verfahren nach Anspruch 6, bei dem der Sauerstoffgehalt der mit dem Flüssigmetallbad
im Schmelzofen bei den Entgasungs-/Filtrationsschritten in Kontakt stehenden Atmosphäre
weniger als 0,5 Vol.-% beträgt und bei dem vorzugsweise der Sauerstoffgehalt der mit
dem Flüssigmetallbad in Kontakt stehenden Atmosphäre weniger als 0,5 Vol.-% für die
gesamte Gießanlage beträgt.
8. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 6 oder 7, bei dem ein Deckel (62) die Flüssigkeitsoberfläche
bei der Erstarrung (14, 15) abdeckt, wobei der Deckel vorzugsweise Dichtungen (61)
aufweist, um eine Abdichtung zum Gießtisch (32) zu gewährleisten, und bei dem ein
Inertgas (9) in die zwischen dem Deckel und dem Gießtisch definierte Kammer (65) eingeblasen
wird und im Gießschacht (10) mit einer Pumpe (101) ein Absaugen aufrecht erhalten
wird, damit vorzugsweise der Druck im Schacht (10) geringer ist als der Druck in der
Kammer (65).
9. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 8, bei dem in der gesamten Gießanlage
keine Lithium enthaltende Salzschmelze verwendet wird.
10. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 9, bei dem das Warm- bzw. Kaltumformen
durch Strangpressen, Walzen und/oder Schmieden erfolgt.
11. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 10, bei dem der Umformungsgrad beim
Schritt (d) weniger als 85 % und vorzugsweise weniger als 80 % beträgt.
12. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 6 bis 7, bei dem die Legierung aufweist,
in Gew.-%, Cu: 3,0 - 3,9 ; Li: 0,7 - 1,3 ; Mg: 0,1 - 1,0, mindestens ein Element gewählt
unter Zr, Mn und Ti, wobei die Menge dieses Elements, falls gewählt, 0,06 bis 0,15
Gew.-% für Zr, 0,05 bis 0,8 Gew.-% für Mn und 0,01 bis 0,15 Gew.-% für Ti beträgt,
Ag: 0 - 0,7 ; Zn ≤ 0,25; Si ≤ 0,08; Fe ≤ 0,10; weitere Elemente jeweils ≤ 0,05 und
insgesamt ≤ 0,15.
1. Dispenser used for semi-continuous casting of aluminium alloy slabs made of fabric
comprising essentially carbon, having a lower face (76), an upper face defining the
opening through which the molten metal is introduced (71) and a wall of substantially
rectangular section, the wall comprising two longitudinal portions parallel with width
W (720, 721) and two transverse portions parallel with thickness T (730, 731), said
transverse and longitudinal portions being formed from at least two fabrics, a first
fabric having mesh sizes of less than 0.5 mm and semi-rigid (77) ensuring that the
dispenser keeps its shape during casting, and a second non-sealing fabric (78) allowing
the passage and filtration of liquid, said first and second fabrics being bonded to
each other without overlap or with overlap and no gap separating them, said first
fabric continuously covering at least 30% of the surface of said wall portions (720,
721, 730, 731) and being positioned so that the liquid surface is in contact therewith
over the entire section, and characterized in that the surface area covered by the first fabric is between 50 and 80% for the longitudinal
portions (720) and (721), and between 40 and 60% for the lateral portions (730, 731)
and between 50 and 80% for the base (76).
2. Dispenser according to claim 1 characterized in that the first fabric has a height h1 as measured from the upper face on the circumference
of the wall (720, 721, 730, 731) such that h1 ≥ 0.3 h and preferably h1 ≥ 0.5 h, where
h is the total height of the wall of the dispenser.
3. Dispenser according to claim 1 or claim 2 characterized in that the section of the wall changes linearly as a function of height h, typically so
that the surface of the lower face (76) of the dispenser is higher or lower by at
most 10% than the surface of the upper face (71) of the dispenser .
4. Dispenser according to any of claims 1 to 3 characterized in that length L1 of the first fabric located in the base (76) is greater than length L2
of the first fabric in the portion of the longitudinal walls (720) and (721) in contact
with the base.
5. Dispenser according to any of claims 1 to 4 characterized in that the first fabric has a mesh size of less than 0.2 mm and/or the second fabric is
non-sealing and allows molten metal to pass through, typically having a mesh size
of between 1 and 5 mm, preferably 2 to 4 mm.
6. Method of manufacturing an aluminium alloy wrought product comprising steps in which
(a) a bath of molten alloy metal is prepared comprising, as a percentage by weight,
Cu: 2.0 - 6.0; Li: 0.5 - 2.0, Mg: 0 - 1.0; Ag: 0 - 0.7; Zn 0 - 1.0; and at least one
element selected from Zr, Mn, Cr, Sc, Hf and Ti, the amount of said element, if selected,
being 0.05 to 0.20 by weight for Zr, 0.05 to 0.8% by weight for Mn, 0.05 to 0.3 by
weight for Cr and for Sc, 0.05 to 0.5 by weight Hf and 0.01 to 0.15% by weight for
Ti, Si ≤ 0.1; Fe ≤ 0.1; others ≤ 0.05 each and ≤ 0.15 in total, the rest aluminium,
(b) said alloy is cast by semi-continuous vertical casting to obtain a slab of thickness
T and width W so that upon solidification,
- the hydrogen content of said molten metal bath (1) is less than 0.4 ml/100g,
- the oxygen content measured above the liquid surface (14,15) is less than 0.5% by
volume,
- the dispenser used (7) for casting is a dispenser according to any one of claims
1 to 5.
(c) said slab is homogenized before or after optionally machining it to get a shape
that can be hot-worked
(d) said shape, homogenized in this way, is hot worked and optionally cold worked
to obtain a wrought product,
(e) said wrought product undergoes solution heat treatment and quenching,
(f) optionally said wrought product that has undergone solution heat treatment is
stress-relieved by plastic deformation with a deformation of at least 1 %.
(g) said solution heat-treated and optionally stress-relieved product is subjected
to ageing.
7. Method according to claim 6 wherein the oxygen content of the atmosphere in contact
with the liquid metal bath in the melting furnace during the degassing step, filtration
is less than 0.5% by volume and preferably wherein the oxygen content of the atmosphere
in contact with the liquid metal bath is less than 0.5% by volume for the entire casting
facility.
8. Method according to either of claims 6 or 7 wherein a lid (62) covers the liquid surface
during solidification (14,15), said lid preferably comprising seals (61) to ensure
pressure tightness with the casting table (32) and wherein an inert gas (9) is introduced
into the chamber (65) defined between the lid and the casting table and wherein suction
is maintained in the casting pit (10) by means of a pump (101), preferably so that
the pressure within the containment (10) is less than the pressure in the chamber
(65).
9. Method according to any of claims 6 to 8 in which a molten salt containing lithium
is not used throughout the entire casting facility.
10. Method according to any of claims 6 to 9 in which said hot and/or cold working is
performed by extrusion, rolling and/or forging.
11. Method according to any of claims 6 to 10 in which the deformation ratio during step
(d) is lower than 85% and preferably lower than 80%.
12. Method according to any of claims 6 to 7 in which the alloy comprises, as a percentage
by weight, Cu: 3.0 - 3.9; Li: 0.7 - 1.3, Mg: 0.1 to 1.0, at least one element selected
from Zr, Mn and Ti, the amount of said element, if selected, is from 0.06 to 0.15
by weight for Zr, 0.05 to 0.8 by weight for Mn and 0.01 to 0.15% by weight for Ti;
Ag: 0 - 0.7; Zn ≤ 0.25; Si ≤ 0.08; Fe ≤ 0.10; others ≤ 0.05 each and ≤ 0.15 in total.