[0001] La présente invention concerne un sous-vêtement féminin.
[0002] Le domaine de l'invention est celui des soutiens-gorge ou brassière, en particulier
pour la pratique sportive. De manière classique, un soutien-gorge comporte deux bonnets
servant à soutenir les seins, respectivement gauche et droit, de l'utilisatrice. Dans
le cadre d'une pratique sportive, les mouvements de l'utilisatrice ont tendance à
déplacer sa poitrine verticalement, latéralement, en avant et en arrière. Pour maintenir
la poitrine en place, les bonnets sont généralement supportés par un panneau, qui
s'étend entre et au-dessous des bonnets et qui se prolonge, de chaque côté latéral
du soutien-gorge, par des ailes, respectivement gauche et droite, prévues pour entourer
le dos de l'utilisatrice et s'y rejoindre afin d'être attachées l'une à l'autre. De
plus, deux bretelles, reliant les ailes à leur bonnet correspondant sont prévues pour
passer sur les épaules, respectivement gauche et droite, de l'utilisatrice.
[0003] Afin d'améliorer le maintien de la poitrine, il est classique de renforcer les soutiens-gorge
par des armatures rigides, telles que des baleines qui courent sur la portion basse
du pourtour périphérique des bonnets. Mais de tels renforts tendent à restreindre
la liberté de mouvement et s'avèrent particulièrement inconfortables dans le cadre
d'une activité sportive.
[0004] Une autre approche consiste à « épaissir » le soutien-gorge. Ainsi, le document
US-A-7 060 157 divulgue un soutien-gorge de sport, constitué de deux pièces de tissu, qui sont superposées
et qui sont reliées l'une à l'autre par un cordon de colle courant sur la périphérie
des pièces. Une armature est éventuellement noyée dans ce cordon de colle. De la colle,
étalée de manière continue ou sous forme de points isolés, peut également être déposée
entre les pièces de tissu, au niveau des bonnets. Cette construction préserve la liberté
de mouvement mais n'offre qu'un maintien limité et dégrade la respirabilité, en contrariant
l'évacuation de la transpiration.
[0005] Le but de la présente invention est de proposer un soutien-gorge amélioré.
[0006] Un but est notamment de proposer une brassière apportant un bon maintien tout en
préservant la liberté de mouvement de l'utilisatrice.
[0007] Un autre but est de proposer une brassière allégée.
[0008] Un autre but est de proposer une brassière facilitant l'aération des zones thermogènes.
[0009] A cet effet, l'invention a pour objet un sous-vêtement féminin, notamment pour la
pratique sportive, comportant des bonnets, respectivement gauche et droit, prévus
pour recevoir les seins, respectivement gauche et droit, de l'utilisatrice, un panneau
support s'étendant entre et au-dessous des bonnets et se prolongeant latéralement
par des ailes, respectivement gauche et droite, et des bretelles, respectivement gauche
et droite, prévues pour passer respectivement sur l'épaule gauche et sur l'épaule
droite de l'utilisatrice, les extrémités opposées de la bretelle gauche étant fixées
respectivement à l'aile gauche et à une portion haute du pourtour périphérique du
bonnet gauche et les extrémités opposées de la bretelle droite étant fixées respectivement
à l'aile droit et à une portion haute du pourtour périphérique du bonnet droit.
[0010] Le sous-vêtement féminin est caractérisé en ce que chacun des bonnets gauche et droit
est pourvu d'un élément de renfort couvrant au moins partiellement le bonnet correspondant,
chaque élément de renfort étant fixé au bonnet correspondant uniquement sur une partie
de liaison du pourtour périphérique de ce bonnet, laquelle partie inclut au moins
ladite portion haute du pourtour périphérique, , c'est-à-dire, au niveau de la jonction
entre le bonnet et la bretelle, ainsi qu'une première portion latérale, respectivement
gauche pour le bonnet gauche et droite pour le bonnet droit, du pourtour périphérique.
Ladite première portion latérale s'étend le long du pourtour périphérique de ladite
portion haute jusqu'à sensiblement un point le plus bas du pourtour périphérique.
[0011] Une des idées à la base de l'invention est de renforcer les bonnets du sous-vêtement,
non pas de manière massive et/ou rigide, mais en les couvrant partiellement par un
élément de renfort fixé en périphérie des bonnets. Plus précisément, l'élément de
renfort de chaque bonnet est fixé sur une partie seulement du pourtour périphérique
du bonnet, qui inclut, a minima, d'une part la portion haute de ce pourtour périphérique
à laquelle la bretelle correspondante est fixée, et d'autre part la portion latérale
de ce pourtour périphérique, qui est tournée à l'opposé de l'autre bonnet et qui descend
de la portion haute précitée sensiblement jusqu'au point le plus bas de ce pourtour
périphérique. De cette façon, l'invention apporte, de manière ciblée, efficace et
confortable, un blocage en déformation des bonnets, tant verticalement que latéralement
ou dans une direction avant-arrière et donc un maintien satisfaisant pour les seins
de l'utilisatrice, notamment dans le cadre de la pratique d'une activité sportive.
L'élément de renfort étant placé localement, cela contribue à l'allègement de la brassière.
Par ailleurs, en étant fixé sur la périphérie du bonnet, l'élément de renfort présente
une mobilité dans sa zone de recouvrement avec le bonnet. Cette mobilité apporte du
confort en diminuant la rigidité, par exemple, lors des mouvements respiratoires.
De plus, cette liberté de mouvement relative entre le bonnet et l'élément de renfort
permet la création d'un espace entre les deux éléments qui favorise la circulation
de l'air et donc l'aération du sous-vêtement. En renforçant ainsi les bonnets, le
reste du sous-vêtement peut être aménagé plus facilement aux fins du confort et de
la respirabilité de l'ensemble du sous-vêtement.
[0012] Suivant des caractéristiques additionnelles avantageuses du sous-vêtement conforme
à l'invention, prises isolément ou selon toutes les combinaisons techniquement possibles
:
- ladite partie de liaison du pourtour périphérique de chaque bonnet inclut en outre
une deuxième portion latérale sensiblement circulaire, respectivement droite pour
le bonnet gauche et gauche pour le bonnet droit, du pourtour périphérique, ladite
deuxième portion latérale s'étend le long du pourtour depuis le point le plus bas
du pourtour périphérique sur un angle d'au moins 45° par rapport à la verticale,
- chaque élément de renfort couvre au moins partiellement la face extérieure du bonnet
correspondant,
- chaque élément de renfort comprend des ouvertures traversantes,
- chaque élément de renfort se compose de bandelettes formant conjointement un quadrillage,
- chaque élément de renfort est agencé et présente des propriétés élastiques de manière
à s'opposer à la déformation du bonnet correspondant respectivement vers la gauche
pour le bonnet gauche et vers la droite pour le bonnet droit,
- le panneau support inclut une partie de maintien, située entre les bonnets en les
reliant l'un à l'autre, la partie de maintien étant constituée d'un matériau non élastique,
- le sous-vêtement féminin comporte en outre un panneau de soutien couvrant la face
extérieure d'un sous-ensemble formé par les bonnets, les éléments de renfort et le
panneau support, le panneau de soutien étant fixé à ce sous-ensemble uniquement sur
le pourtour périphérique de ce sous-ensemble,
- le panneau de soutien comprend des parties constituées d'un matériau élastique anisotrope,
dont le module d'élasticité vertical est au moins deux fois plus grand que le modèle
d'élasticité transversal,
- le panneau de soutien inclut au moins deux parties distinctes, prévues pour couvrir
respectivement des zones différentes de la poitrine de l'utilisatrice, chaque partie
distincte comprenant une pluralité d'ouvertures traversantes de taille homogène dans
la partie distincte concernée, la taille des ouvertures d'une partie distincte étant
différente de la taille des ouvertures de l'autre partie distincte.
- une partie de la bretelle gauche et une partie de la bretelle droite forment, conjointement,
une pièce dorsale, commune aux deux bretelles et prévue pour s'étendre dans le dos
de l'utilisatrice, la pièce dorsale présentant une forme globale de « X » et présentant
une élasticité anisotrope. Selon un mode de réalisation, la pièce dorsale est davantage
extensible selon la direction verticale que selon la direction horizontale.
- les ailes sont réalisées d'une seule pièce avec le panneau support.
- le panneau support intègrent un revêtement de sorte à apporter de l'élasticité aux
parties latérales.
- chaque bonnet comprend un corps principal réalisé en en un textile tridimensionnel
thermoformé.
[0013] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple et faite en se référant aux dessins sur lesquels :
- la figure 1 est une vue de face d'un sous-vêtement féminin conforme à l'invention,
porté par une utilisatrice ;
- la figure 2 est une vue de dos du sous-vêtement de la figure 1, porté par l'utilisatrice
;
- la figure 3 est une vue en élévation de l'intérieur du sous-vêtement, mis à plat,
de la figure 1, une partie des bretelles n'étant pas représentée ; et
- les figures 4 à 6 sont des vues en élévation de l'extérieur du sous-vêtement mis à
plat, les figures 4 et 5 montrant deux parties différentes du sous-vêtement, qui sont
montrées assemblées l'une à l'autre sur la figure 6, une partie des bretelles n'étant
pas représentée sur les figures 4 et 6.
[0014] Sur les figures 1 à 6, est représenté un sous-vêtement féminin 1 de type soutien-gorge
ou brassière, spécialement adapté pour la pratique sportive. Le soutien-gorge 1 est
montré sur les figures 1 et 2 porté par une utilisatrice, tandis qu'il est montré
à plat, c'est-à-dire sensiblement déployé sur une surface plane, sur les figures 3
à 6.
[0015] Par commodité, dans le présent document, la description du soutien-gorge 1 est orientée
dans l'espace par rapport à l'utilisatrice portant ce soutien-gorge, en considérant
que cette utilisatrice se tient debout sur une surface horizontale.
[0016] Dans la suite de la description, il sera fait usage de termes tels que « horizontal
», « vertical », « latéral », « transversal », « supérieur », « inférieur », « haut
», « bas », « avant », « arrière », « intérieur », « extérieur », « antérieur », «
postérieur » et similaires. Ces termes doivent être interprétés en fait de façon relative
en relation avec la position que le sous-vêtement occupe sur le buste de l'utilisatrice
en posture normale, et la direction d'avancement normale de la porteuse.
[0017] Comme bien visible sur les figures 3 et 4, qui, comme expliqué plus en détail par
la suite, ne montrent qu'une partie du soutien-gorge 1, ce soutien-gorge comporte
deux bonnets de soutien des seins de l'utilisatrice, à savoir un bonnet gauche 10G
qui reçoit le sein gauche de l'utilisatrice et un bonnet droit 10D qui reçoit le sein
droit de l'utilisatrice. Les bonnets 10G et 10D sont structurellement identiques,
en étant sensiblement symétriques l'un de l'autre par rapport à un plan géométrique
médian P du soutien-gorge 1, qui correspond au plan sagittal de l'utilisatrice.
[0018] Chaque bonnet 10G, 10D comprend un corps principal 11 G, 11 D ayant globalement la
forme d'une calotte bombée vers l'extérieur, c'est-à-dire vers l'avant pour l'utilisatrice.
A titre d'exemple non limitatif, le corps principal 11 G, 11D de chaque bonnet 10G,
10D est réalisé en une mousse, telle qu'une mousse de polyuréthane, ou en un textile
tridimensionnel, couramment appelé « spacer 3D », tel qu'un tricot tridimensionnel,
ou encore en une structure empilée tissu-mousse-tissu. Selon un mode de réalisation,
le corps principal peut être thermoformé, moulé ou encore obtenu par impression 3D.
En fonction de ces procédés de réalisation, le matériau est adapté pour pouvoir être
mis en forme par ledit procédé.
[0019] La forme de calotte du corps principal 11 G, 11D de chaque bonnet 10G, 10D est tronquée
en partie haute, ce qui permet à la partie haute des seins de l'utilisatrice d'émerger
hors des bonnets. Le pourtour périphérique de chaque bonnet 10G, 10D est ainsi continument
incurvé pour la moitié basse du bonnet, tandis que, pour la moitié haute, ce pourtour
périphérique forme un contour irrégulier, globalement en forme de pointe dirigée vers
le haut, dont l'intérêt apparaîtra plus loin.
[0020] Les bonnets 10G et 10D sont espacés l'un de l'autre. Ils sont supportés par un panneau
support 20 du soutien-gorge 1. Ce panneau support 20, qui est visible sur les figures
3 et 4, inclut une partie centrale 21 qui s'étend entre les bonnets 10G et 10D, en
les reliant l'un à l'autre. Le panneau support 20 inclut également des parties latérales,
respectivement gauche 22G et droite 22D, qui prolongent latéralement la partie centrale
21 et qui s'étendent respectivement au-dessous du bonnet gauche 10G et du bonnet droit
10D.
[0021] En pratique, les parties 21, 22G et 22D du panneau support 20 peuvent être réalisées
d'une seule pièce ou assemblées les unes aux autres pour former le panneau support.
Dans tous les cas, les parties 21, 22G et 22D du panneau support 20 sont avantageusement
réalisées en un tissu maillé pour offrir une grande respirabilité, par aération à
travers lui des zones de peau de l'utilisatrice, couvertes par ces parties 21, 22G
et 22D du panneau support 20. Bien entendu, dans le cas où les parties 21, 22G et
22D sont réalisées en des pièces de panneau respectives, ces parties peuvent être
réalisées respectivement en des matériaux différents. Dans le cas où le panneau support
est réalisé d'une seule pièce, le panneau peut prévoir des parties offrant une structure
différente. Par exemple, le tissage ou tricotage peut être différent d'une zone à
l'autre afin d'obtenir des ouvertures d'aération de taille différente en fonction
des échanges thermiques souhaitées. Généralement, on désigne par « body mapping »,
la technique permettant d'obtenir de tels résultats sur un même panneau unitaire.
[0022] Suivant un mode de réalisation, la partie centrale 21 du panneau support 20 est constituée
d'un matériau non élastique, permettant à cette partie centrale 21 de maintenir en
place les bonnets 10G et 10D l'un par rapport à l'autre, en figeant leur écartement
relatif. Plus généralement, le panneau support 20 comprend une partie de maintien
située entre les bonnets 10G et 10D en les reliant l'un à l'autre. La partie de maintien
peut être réalisée directement par une portion du panneau support 20, cette portion,
correspondant à la partie centrale 21, étant au moins localement non élastique. Alternativement,
la partie de maintien peut être réalisée par une pièce rapportée sur ou intégré au
panneau support 20, cette pièce rapportée étant constituée d'un matériau non élastique.
[0023] Suivant une autre disposition optionnelle, indépendante de la précédente, les parties
latérales 22G et 22D du panneau support 20 intègrent un revêtement, tant sur leur
face intérieure que sur leur face extérieure. Sur les figures 3 et 4, ce revêtement
reproduit un motif en nid d'abeille. Bien entendu, d'autres motifs peuvent être envisagés.
En pratique, ce revêtement est obtenu par tout moyen approprié, par exemple par flockage.
Dans tous les cas, en particulier en fonction de sa forme de réalisation, ce revêtement
apporte de l'élasticité aux parties latérales 22G et 22D du panneau support 20, en
leur conférant ainsi de la nervosité, et/ou renforce le support vertical des bonnets
10G et 10D. De plus, cette élasticité peut permettre un bon maintien et un bon positionnement
du sous-vêtement du fait du serrage élastique au niveau du sternum. Pour des raisons
d'aération et d'allégement, ce revêtement est préférentiellement ajouré, en délimitant
des ouvertures traversantes, comme dans l'exemple montré sur les figures 3 et 4.
[0024] Les bonnets 10G et 10D sont liés fixement au panneau support 20, notamment par couture.
Ainsi, dans l'exemple de réalisation considéré sur les figures 3 et 4, une ligne de
couture L1 s'étend continument sur la zone de jonction entre le bonnet gauche 10G
et le panneau support 20, c'est-à-dire sur la moitié basse, incurvée, du pourtour
périphérique du bonnet gauche 10G. Cette ligne de couture L1 coopère avec la partie
centrale 21 et la partie latérale 22G du panneau support 20. Une ligne de couture
L2 est prévue, de manière symétrique par rapport au plan P, pour fixer le bonnet droit
10G au panneau de support.
[0025] Selon un mode de réalisation, la partie libre du pourtour périphérique du bonnet
gauche 10G, c'est-à-dire la partie n'étant pas en interface avec le panneau support,
est renforcée par une ligne de couture L3. Cette ligne de couture L3 s'étend sur le
pourtour de la moitié supérieure du bonnet en forme de pointe dirigée vers le haut.
Elle permet de renforcer la partie libre du pourtour périphérique du bonnet gauche
10G. Cette ligne de couture L3 relie les extrémités de la ligne de couture L1 de sorte
que les lignes de coutures L1 et L3 délimitent, de façon continue ou interrompue,
le pourtour périphérique du bonnet gauche 10G.
[0026] Une ligne de couture L4 est prévue, de manière symétrique à la ligne de couture L3
par rapport au plan P, afin de renforcer la partie libre du pourtour périphérique
du bonnet droit 10D. Ainsi, les lignes de coutures L2 et L4 délimitent, de façon continue
ou interrompue, le pourtour périphérique du bonnet droit 10D.
[0027] Egalement à des fins de renfort, une ligne de couture L5 délimite le bord libre supérieur
de la partie centrale 21 du panneau support 20, en reliant l'une à l'autre les lignes
de couture L3 et L4.
[0028] Chacune des lignes de couture L1 à L5 est préférentiellement réalisée sous forme
d'une couture « flatlock ». Par ailleurs, la face intérieure de ces lignes de couture
L1 à L5, c'est-à-dire leur face dirigée vers l'utilisatrice, comprend avantageusement
un revêtement obtenu par tout moyen approprié, par exemple, par flockage. Le confort
pour l'utilisatrice est ainsi amélioré, en rendant doux le contact entre la peau de
l'utilisatrice et ces lignes de couture.
[0029] Le soutien-gorge 1 comporte également des ailes, respectivement gauche 30G et droite
30D, qui sont sensiblement symétriques l'une de l'autre par rapport au plan P. L'aile
gauche 30G prolonge latéralement vers la gauche la partie latérale gauche 22G du panneau
support 20 tandis que l'aile droite 30D prolonge latéralement vers la droite la partie
latérale droite 22D du panneau support. Dans l'exemple de réalisation considéré sur
les figures, les ailes 30G et 30D sont des pièces distinctes du panneau support 20,
en étant assemblées à ce dernier par des lignes de couture, respectivement gauche
L6 et droite L7, ou, plus généralement, par tout moyen de fixation approprié. En variante
non représentée, les ailes 30G et 30D sont réalisées d'une seule pièce avec le panneau
support 20.
[0030] Suivant un mode de réalisation, illustré sur les figures, chaque aile 30G, 30D est
formée par deux couches de tissu identique, collées entre elles. Il peut s'agir par
exemple de couches de lycra ou de jersey, assemblées par du silicone ou par une autre
matière de collage. Optionnellement, cette matière de collage, notamment le silicone,
est disposée en une couche de sorte à former des trous traversants, favorisant ainsi
la respirabilité des ailes 30G et 30D. Cette structure à deux couches de tissu collées
apporte de l'élasticité aux ailes 30G et 30D, en leur conférant ainsi de la nervosité.
En variante non représentée, un résultat similaire peut être obtenu par un revêtement
de la face intérieure et/ou de la face extérieure des ailes 30G et 30D, prévues alors
monocouches, ce revêtement étant obtenu par tout moyen approprié, par exemple, par
flockage. Pour des raisons d'allègement et d'aération, ce revêtement est préférentiellement
ajouré, en comprenant des ouvertures traversantes. Une autre variante consiste à réaliser
les ailes 30D et 30G en un tricot spécifique.
[0031] Lorsque le soutien-gorge 1 est porté par l'utilisatrice, les ailes 30G et 30D entourent
le dos de l'utilisatrice et sont conçues pour être attachées l'une à l'autre de manière
réversible, par exemple par crochetage.
[0032] Le soutien-gorge 1 comporte en outre des bretelles respectivement gauche 40G et droite
40D, qui passent respectivement sur l'épaule gauche et sur l'épaule droite de l'utilisatrice,
comme bien visible sur les figures 1 et 2, et qui sont sensiblement symétriques l'une
de l'autre par rapport au plan P. La bretelle gauche 40G a son extrémité longitudinale
41 G fixée à l'aile gauche 30G, tandis que son extrémité longitudinale opposée 42G
est fixée au bonnet gauche 10G. Plus précisément, dans l'exemple de réalisation considéré
ici, l'extrémité 41G est cousue, le cas échéant par l'intermédiaire d'une ou plusieurs
brides de couture, à l'aile 30G, en s'étendant contre la face intérieure de cette
aile. Quant à l'extrémité 42G, elle est cousue, le cas échéant par l'intermédiaire
d'au moins une bride de couture, à une portion dédiée P1 G du pourtour périphérique
du bonnet 10G, à savoir la portion la plus haute de ce pourtour périphérique, située
au niveau de la partie resserrée de la forme en pointe de la moitié supérieure de
ce pourtour périphérique. Bien entendu, la bretelle droite 40D présente des aménagements
symétriques, par rapport au plan P, à ce qui vient d'être décrit pour la bretelle
gauche 40G, avec ses extrémités opposées 41 D et 42D respectivement fixées à l'aile
droite 30D et à la portion dédiée P1 D du bonnet droit 10D.
[0033] Suivant une disposition optionnelle avantageuse, bien visible sur la figure 2, une
partie de la bretelle gauche 40G et une partie de la bretelle droite 40D forment,
conjointement, une pièce dorsale 43, commune aux deux bretelles et prévue pour s'étendre
dans le dos de l'utilisatrice, de part et d'autre de son plan sagittal P. Cette pièce
dorsale 43 présente une forme globale de « X », qui s'étend de manière symétrique
de part et d'autre du plan P. Les extrémités inférieures des branches de cette forme
en « X » sont reliées respectivement aux extrémités 41 G et 41 D par des bandes élastiques
respectives 44G et 44D des bretelles 40G et 40D, tandis que les extrémités supérieures
de ces branches sont respectivement reliées aux extrémités 42G et 42D par des bandes
élastiques respectives 45G et 45D des bretelles 40G et 40D. Les bandes élastiques
44G, 44D, 45G et 45D renforcent le confort du soutien-gorge 1. Elles permettent son
adaptabilité à l'utilisatrice et sont économiques à fabriquer, dans le sens où leur
fabrication est facilement industrialisable.
[0034] Par ailleurs, le corps en forme globale de « X » de la pièce dorsale 43 est réalisé
en un matériau ou une structure élastique, en particulier selon des directions horizontale
Y et verticale Z. Selon un mode de réalisation, moyennant des ajustements de la forme
en « X », ce corps de la pièce dorsale 43 présente une élasticité anisotrope, de sorte
que la pièce dorsale est davantage extensible selon la direction horizontale Y, autrement
dit transversalement à l'utilisatrice, que selon la direction verticale Z. La pièce
dorsale est néanmoins extensible selon la direction verticale Z mais moins que transversalement.
La relative raideur selon la direction verticale Z apporte un meilleur support ou
maintien de la poitrine. Elle permet de compenser l'élasticité des autres parties
des bretelles. On obtient ainsi une bonne tenue des seins avec un minimum de réglage
des bretelles. L'extensibilité selon la direction transversale Y apporte de l'aisance
au mouvement. La rotation des épaules n'est pas entravée par une résistance due au
sous-vêtement. De plus, cette élasticité ne perturbe pas le gonflement de la cage
thoracique et favorise donc la respiration. Enfin, cela permet un bon calage latéral
des bretelles au niveau du cou, sans générer de pression inconfortable. Cette anisotropie
contribue ainsi au confort de portage du sous-vêtement. Selon une forme de réalisation,
le corps de la pièce dorsale 43 est formé par deux couches de tissu identiques, collées
entre elles : il peut s'agir par exemple de couches de LYCRA® ou de jersey, assemblées
par du silicone ou une autre matière de collage, ce silicone ou cette autre matière
de collage étant optionnellement disposée en couche de sorte à former des ouvertures
traversantes pour favoriser la respirabilité. D'autres possibilités de réalisation
sont envisageables pour apporter de l'élasticité et donc de la nervosité au corps
de la pièce dorsale 43. Une autre de ces possibilités consiste à réaliser ce corps
en un tissu comprenant un revêtement obtenu par tout moyen approprié, par exemple,
par flockage. Une autre possibilité consiste à réaliser ce corps en un tricot spécifique.
[0035] Comme bien visible sur la figure 4, chacun des bonnets 10G et 10D est pourvu, en
recouvrement partiel de sa face extérieure, d'un élément de renfort 12G, 12D qui,
dans l'exemple de réalisation considéré sur les figures, est constitué d'une pluralité
de bandelettes, épousant chacune la courbure du bonnet correspondant et formant conjointement
un quadrillage. Les éléments de renfort 12G et 12D sont sensiblement symétriques l'un
de l'autre par rapport au plan P. Chaque élément de renfort 12G, 12D est fixé au bonnet
correspondant 10G, 10D uniquement sur une partie de liaison du pourtour périphérique
de ce bonnet, sans être lié directement au reste de ce bonnet. Comme indiqué schématiquement
sur la figure 3, cette partie de liaison du pourtour périphérique de chaque bonnet
10G, 10D, sur laquelle vient se fixer l'élément de renfort correspondant 12G, 12D,
inclut, dans ce mode de réalisation :
- la portion haute P1G, P1D du pourtour périphérique du bonnet, dans laquelle, comme
décrit plus haut, l'extrémité 42G, 42D de la bretelle correspondante 40G, 40D est
fixée ;
- une première portion latérale, respectivement gauche P2G pour le bonnet gauche 10G
et droite P2D pour le bonnet droit 10D, de ce pourtour périphérique, cette première
portion latérale P2 s'étend continument le long du pourtour périphérique, de la partie
haute P1 G, P1 D au point le plus bas PBG, PBD de ce pourtour périphérique ; et
- une deuxième portion latérale P3, respectivement droite P3G pour le bonnet gauche
10G et gauche P3D pour le bonnet droit 10D, cette troisième portion latérale P3 étant
sensiblement circulaire et s'étendant le long du pourtour périphérique du bonnet correspondant,
en s'étendant, depuis le point le plus bas PBG, PBD de ce pourtour périphérique, sur
un angle, noté α sur la figure 3, valant au moins 45° par rapport à la verticale.
[0036] Les premières portions latérales P2G, P2D correspondent à des parties du pourtour
périphérique d'un bonnet les plus éloignées du plan sagittal P. A l'inverse les deuxièmes
portions latérales P3G, P3D correspondent à des parties du pourtour périphérique d'un
bonnet les plus proches du plan sagittal P.
[0037] Chaque élément de renfort est fixé sur cette partie de liaison du pourtour périphérique
du bonnet associé par tout moyen de liaison approprié. Ce peut être par couture, collage,
soudure, tricotage...
[0038] Ainsi, dans l'exemple de réalisation considéré sur la figure 4, parmi les bandelettes
de chaque élément de renfort 12G, 12D formant un quadrillage, trois bandelettes principales
s'étendent en longueur depuis la portion haute P1 G, P1 D du pourtour périphérique
du bonnet correspondant 10G, 10D, l'extrémité longitudinale, respectivement gauche
pour l'élément de renfort 12G et droite pour l'élément de renfort 12D, de chacune
de ces bandelettes principales étant fixée sur la liaison, notamment la couture, entre
le bonnet correspondant 10G, 10D et l'extrémité 42G, 42D de la bretelle correspondante
40G, 40D. L'une de ces bandelettes principales est, à son extrémité longitudinale
opposée à celle fixée à la portion haute P1 G, P1 D du pourtour périphérique du bonnet
correspondant, fixée à ce pourtour périphérique sensiblement au niveau de son point
le plus bas PBG, PBD, tandis que les deux autres bandelettes principales sont, à leur
extrémité opposée à celle fixée à la portion haute P1G, P1D, fixées à la portion P3G,
P3D du pourtour périphérique du bonnet correspondant 10G, 10D. L'élément de renfort
12G, 12D inclut également des bandelettes secondaires, qui s'étendent transversalement
aux bandelettes principales précitées en formant le quadrillage évoqué plus haut,
chacune de ces bandelettes secondaires ayant ses extrémités longitudinales opposées
qui sont fixées respectivement à la bandelette principale la plus haute et à la portion
latérale P2G, P2D ou à la portion latérale P3G, P3D du pourtour périphérique du bonnet
correspondant 10G, 10D. Bien entendu, la forme de réalisation, qui vient d'être décrite
pour les éléments de renfort gauche 12G et droit 12D n'est pas limitative de l'invention.
Par exemple, les éléments de renfort peuvent comprendre davantage de bandelettes.
L'accroche des bandelettes peut être différente.
[0039] En étant fixé au niveau de la portion haute P1 G, P1 D, c'est-à-dire, au niveau de
la jonction entre le bonnet et la bretelle, l'élément de renfort va permettre un bon
maintien vertical du sein. En effet, l'élément de renfort se situant dans le prolongement
de la bretelle, celle-ci peut servir d'ancrage pour la reprise d'effort vertical.
Le soutien vertical du sein est donc amélioré.
[0040] Quelle que soit sa forme de réalisation, l'élément de renfort 12G, 12D vise à renforcer
structurellement le bonnet correspondant 10G, 10D, sans induire d'inconfort pour l'utilisatrice.
Ainsi, les éléments de renfort ont pour objectif de soutenir les seins lorsqu'ils
sont ballotés lors de la pratique sportive telle que la course à pied. Chaque élément
de renfort contribue à assurer un maintien multidirectionnel, c'est-à-dire selon une
direction verticale Z, transversale Y et avant/arrière X. Pour que ce maintien soit
confortable, un élément de renfort ne doit pas être rigide pour ne pas exercer de
pression sur le sein associé mais doit limiter le déplacement du sein. En conséquence,
un élément de renfort présente des propriétés élastiques de sorte à accompagner le
mouvement du sein associé. L'élasticité du matériau constituant l'élément de renfort
permet alors d'amortir le ballotement du sein. Ainsi, plus il se déplace, plus l'élément
de renfort va exercer un effort de rappel pour ramener le sein vers sa position normale,
non sollicitée. En étant élastique, l'élément de confort exerce un effort de maintien
progressif et donc plus confortable. Lors d'une pratique sportive, la poitrine est
fortement sollicitée latéralement. L'élément de renfort est agencé et présente des
propriétés élastiques de manière à s'opposer à la déformation du bonnet correspondant,
respectivement vers la gauche pour le bonnet gauche 10G et vers la droite pour le
bonnet droit 10D. L'élément de renfort permet donc de limiter la déformation du bonnet
au moins latéralement.
[0041] Plus généralement, notamment en fonction de la forme de réalisation spécifique des
éléments de renfort 12G et 12D, on comprend que ces éléments de renfort apportent
de l'élasticité aux bonnets, en leur conférant une certaine nervosité dynamique, et/ou
améliorent le maintien des seins par les bonnets et/ou ajustent le soutien de la poitrine,
et ce aussi bien en réponse à des sollicitations verticales Z qu'à des sollicitations
latérales Y ou des sollicitations avant/arrière X. D'ailleurs, si on accepte de limiter
les effets de l'élément de renfort de chaque bonnet dans une direction latérale tournée
vers l'autre bonnet, la partie de liaison du pourtour périphérique des bonnets, sur
laquelle est exclusivement fixé l'élément de renfort, peut être limitée aux portions
P1G, P1D et P2G, P2D, autrement dit sans y inclure la portion P3G, P3D. Cette configuration
peut faciliter la respiration.
[0042] En pratique, chaque élément de renfort 12G, 12D peut être réalisé sous la forme d'un
revêtement, obtenu par tout moyen approprié, par exemple, par flockage. Une autre
possibilité de réalisation consiste en une structure de deux couches de tissu, collées
entre elles. Encore une autre forme de réalisation possible consiste en un tricot
spécifique.
[0043] Pour des raisons d'allègement et d'aération, chaque élément de renfort 12G, 12D est
préférentiellement ajouré, en comprenant des ouvertures traversantes 121G, 121D. Ces
ouvertures débouchent sur le bonnet correspondant 10G, 10D. Le bonnet peut alors être
bien ventilé. L'air circule entre l'élément de renfort et le bonnet ce qui permet
de sécher le bonnet. Dans l'exemple illustré à travers la figure 4, l'élément de renfort
est réalisé par un quadrillage formé par les bandelettes. Dès lors, des ouvertures
traversantes 121G, 121D sont formées entre les intersections des bandelettes.
[0044] Suivant une variante non représentée, les éléments de renfort 12G et 12D couvrent
partiellement non pas la face extérieure du bonnet correspondant 10G, 10D, mais sa
face intérieure.
[0045] Selon un mode de réalisation, chaque élément de renfort 12G, 12D est agencé sur le
bonnet correspondant 10G, 10D de manière à ne pas couvrir la région centrale de ce
bonnet, disposé en regard horizontal du téton du sein correspondant de l'utilisatrice.
Le téton du sein étant une zone sensible, cette construction permet d'éviter d'exercer
des pressions sur cette zone.
[0046] Alternativement, chaque élément de renfort 12G, 12D recouvre complètement le bonnet
associé.
[0047] Le soutien-gorge 1 comprend en outre un panneau de soutien 50, qui est montré seul
sur la figure 5 et qui est visible sur les figures 1 et 6. Ce panneau de soutien peut
être qualifié d'externe, dans le sens où il couvre la face extérieure du sous-ensemble
formé par les bonnets 10G, 10D, les éléments de renfort 12G, 12D et le panneau support
20. La fixation du panneau de soutien 50 sur ce sous-ensemble est réalisée uniquement
sur le pourtour périphérique du sous-ensemble, cette fixation étant par exemple réalisée
par couture. Dans l'exemple de réalisation considéré sur les figures, le panneau de
soutien 50 est ainsi fixé au niveau des lignes de coutures L3, L4, L5, L6, L7 ainsi
qu'une ligne de couture L10 située sur le bord inférieur du panneau support 20.
[0048] Suivant une disposition particulièrement avantageuse qui contribue aux performances
de maintien, de respirabilité et de confort du soutien-gorge 1, le panneau de soutien
50 est constitué d'un matériau élastique anisotrope, prévu pour être davantage élastique
transversalement, selon une direction Y, que verticalement, selon une direction Z.
Plus précisément, ce matériau élastique présente un module d'élasticité vertical au
moins deux fois plus grand que son module d'élasticité transversal. On comprend que,
de cette façon, en sollicitation verticale, le panneau de soutien 50 contribue davantage
au maintien de la poitrine de l'utilisatrice, tandis qu'en sollicitation transversale,
ce panneau de soutien épouse de manière confortable la poitrine de l'utilisatrice
et peut être mis à contribution pour favoriser l'aération du soutien-gorge 1, notamment
par l'intermédiaire d'aménagements décrits ci-après. En pratique, la matière du panneau
de soutien 50 est du polyamide ou du polyéthylène, avantageusement mélangé à de l'élasthanne
qui apporte l'élasticité et la nervosité recherchée.
[0049] A des fins d'optimisation du compromis entre maintien et aération, le panneau de
soutien 50 inclut avantageusement plusieurs parties distinctes, chacune comprenant
des ouvertures traversantes homogènes. Ces parties distinctes se différencient les
unes des autres par la taille de leurs ouvertures traversantes. Ainsi, dans l'exemple
de réalisation considéré ici et comme indiqué sur la figure 5, le panneau de soutien
50 inclut des parties distinctes 51, 52, 53, 54 et 55, respectivement associées à
différentes tailles d'ouverture. Au sein de chacune de ces parties 51 à 55, leurs
ouvertures présentent une taille homogène entre elles.
[0050] Dans cet exemple, la partie 51 comprend de grosses ouvertures 511 du fait qu'elle
recouvre les zones de la poitrine de l'utilisatrice, sujettes à forte transpiration,
à savoir une zone en « Y » renversée, centrée entre les seins de l'utilisatrice. Un
maillage analogue avec de grosses ouvertures 551 caractérise les parties latérales
55, situées à l'aplomb vertical des aisselles de l'utilisatrice. La partie 52 présente
des ouvertures moyennes 522. Elle recouvre des zones de la poitrine de l'utilisatrice
à la fois sujettes à transpiration modérée et nécessitant un certain maintien, à savoir
la zone située en regard horizontal de l'ouverture du « Y » renversé précité. Les
parties 54 recouvrant la partie inférieure et en dessous des bonnets présentent également
des ouvertures moyennes 541. Les parties 53 recouvrant la partie supérieure des bonnets
présentent de très petites ouvertures. Cela permet un peu d'aération mais surtout
un bon maintien.
[0051] Suivant une forme de réalisation préférentielle, le panneau de soutien 50, en particulier
ses parties 51 à 55, est réalisé d'une seule pièce unitaire, par exemple en un tricot
tridimensionnel. Cela permet d'éviter le recours à des éléments d'assemblage entre
des parties de panneau distinctes, ce qui améliore le confort et la légèreté. Ceci
étant, à titre de variante, des pièces de panneau distinctes, qui, en particulier,
correspondent respectivement aux parties 51 à 55, peuvent être assemblées les unes
aux autres pour former le panneau de soutien 50.
[0052] Dans cet exemple, nous avons une multitude de parties distinctes. Il peut y en avoir
plus ou moins. Avantageusement, il y a au moins deux parties distinctes.
[0053] Selon un mode de réalisation, une partie distincte peut ne pas comprendre d'ouvertures
traversantes.
[0054] Suivant une disposition optionnelle, indépendante des dispositions précédentes, le
soutien-gorge 1 comprend en outre une bande élastique circonférentielle 60, qui ceinture
au moins le dessous des seins de l'utilisatrice. En pratique, cette bande élastique
60 s'étend le long du bord inférieur du panneau support 20 pour entourer en totalité
ou partiellement (partie avant par exemple) le buste au niveau du sternum de l'utilisatrice.
Cette bande s'étend successivement sur la partie latérale 22G, la partie centrale
21 et la partie latérale 22D de ce panneau support. Préférentiellement, cette bande
élastique 60 ne s'étend pas, latéralement, au-delà du panneau support 20, notamment
sans atteindre les ailes 30G et 30D. Cette bande élastique 60 placée uniquement sur
le devant renforce le support de la poitrine de l'utilisatrice, ainsi que le maintien
en position du soutien-gorge 1, sans contraindre la liberté de mouvement de l'utilisatrice
dans le dos de cette dernière.
[0055] En pratique, plusieurs possibilités de réalisation sont envisageables pour cette
bande élastique 60. Dans l'exemple de réalisation considéré sur les figures, cette
bande élastique 60 est intégrée dans la face intérieure du panneau de soutien 50,
comme indiqué en pointillés sur les figures 5 et 6. Le corps de cette bande peut notamment
être fixé au panneau de soutien 50 par l'intermédiaire d'une ligne de couture. A titre
de variante non représentée, la bande élastique est obtenue par ajout d'un revêtement
apportant l'élasticité requise, ce revêtement étant réalisé par tout moyen approprié,
par exemple, par flockage.
[0056] Suivant une disposition avantageuse, qui est d'ailleurs mise en oeuvre dans l'exemple
de réalisation considéré sur les figures, la face intérieure du panneau support 20
est revêtue le long de son bord inférieur, autrement dit en regard horizontal de la
bande élastique 60. Ce revêtement, qui est référencé 70 sur la figure 3, est obtenu
par tout moyen approprié, par exemple, par flockage.
[0057] Selon l'invention, plusieurs panneaux sont couverts par un revêtement. Pour obtenir
ce revêtement plusieurs techniques sont envisageables. Ces techniques constituant
tout moyen approprié pour réaliser ce revêtement peuvent être du flockage, de l'impression,
du collage, du soudage, de l'induction, de l'imprégnation, du transfert, une forme
de tricotage ou de tissage (body mapping)...
[0058] Selon l'invention, plusieurs panneaux disposent d'ouvertures traversantes ou trous.
Ces ouvertures permettent de favoriser ainsi l'aération ce qui facilite les échanges
thermiques de la peau et notamment l'évaporation de la sueur. De plus, elles permettent
d'alléger le vêtement. Par ailleurs, la taille de ces ouvertures est dimensionnée
en fonction du compromis souhaité : l'aération ou la ventilation et la tenue ou élasticité
recherchée. De grosses ouvertures favorisent la ventilation et sont placées proches
des zones thermogènes au détriment de la tenue du panneau dans cette zone. A l'inverse,
de petites ouvertures améliorent le maintien du panneau.
[0059] Dans une variante, les bonnets 10G et 10D sont réalisés dans une seule et même pièce
unitaire. L'écartement entre les deux bonnets est maintenu par une portion de matière
de cette pièce unitaire, monobloc.
[0060] Enfin, diverses formes de réalisation du soutien-gorge conformes à l'invention sont
envisageables, notamment par combinaison entre elles des variantes et options décrites
plus haut. Par ailleurs, on notera qu'une forme de réalisation possible consiste à
omettre le panneau de soutien 50, ce dernier présentant d'ailleurs des caractéristiques
intrinsèques, telles qu'exposées plus haut, qui sont indépendantes du reste du soutien-gorge
1.
[0061] L'invention n'est pas limitée au mode de réalisation précédemment décrit mais s'étend
à tous les modes de réalisation couverts par les revendications annexées.
1. Sous-vêtement féminin (1), notamment pour la pratique sportive, comportant :
- des bonnets, respectivement gauche (10G) et droit (10D), prévus pour recevoir les
seins, respectivement gauche et droit, de l'utilisatrice,
- un panneau support (20), s'étendant entre et au-dessous des bonnets et se prolongeant
latéralement par des ailes, respectivement gauche (30G) et droite (30D), et
- des bretelles, respectivement gauche (40G) et droite (40D), prévues pour passer
respectivement sur l'épaule gauche et sur l'épaule droite de l'utilisatrice, les extrémités
opposées (41 G, 42G) de la bretelle gauche étant fixées respectivement à l'aile gauche
(30G) et à une portion haute (P1G) du pourtour périphérique du bonnet gauche (10G),
et les extrémités opposées (41 D, 42D) de la bretelle droite étant fixées respectivement
à l'aile droite (30D) et à une portion haute (P1 D) du pourtour périphérique du bonnet
droit (10D), caractérisé en ce que
chacun des bonnets gauche (10G) et droit (10D) est pourvu d'un élément de renfort
(12G, 12D) couvrant au moins partiellement le bonnet correspondant, chaque élément
de renfort étant fixé au bonnet correspondant uniquement sur une partie de liaison
du pourtour périphérique de ce bonnet, laquelle partie inclut au moins ladite portion
haute (P1G, P1D) du pourtour périphérique, c'est-à-dire, au niveau de la jonction
entre le bonnet (10G, 10D) et la bretelle (40G, 40D), ainsi qu'une première portion
latérale, respectivement gauche (P2G) pour le bonnet gauche et droite (P2D) pour le
bonnet droit, du pourtour périphérique, ladite première portion latérale (P2G, P2D)
s'étendant le long du pourtour périphérique de ladite portion haute (P1G, P1 D) jusqu'à
sensiblement un point le plus bas (PBG, PBD) du pourtour périphérique.
2. Sous-vêtement féminin (1) suivant la revendication 1, caractérisé en ce que ladite partie de liaison du pourtour périphérique de chaque bonnet (10G, 10D) inclut
en outre une deuxième portion latérale sensiblement circulaire, respectivement droite
(P3G) pour le bonnet gauche et gauche (P3D) pour le bonnet droit, du pourtour périphérique,
ladite deuxième portion latérale (P3G, P3D) s'étendant le long du pourtour périphérique
depuis le point le plus bas (PBG, PBD) du pourtour périphérique sur un angle (α) d'au
moins 45° par rapport à la verticale.
3. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une des revendications 1 ou 2, caractérisé en ce que chaque élément de renfort (12G, 12D) couvre au moins partiellement la face extérieure
du bonnet correspondant (10G, 10D).
4. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que chaque élément de renfort (12G, 12D) comprend des ouvertures traversantes (121G,
121D).
5. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que chaque élément de renfort (12G, 12D) se compose de bandelettes formant conjointement
un quadrillage.
6. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que chaque élément de renfort (12G, 12D) est agencé et présente des propriétés élastiques
de manière à s'opposer à la déformation du bonnet correspondant respectivement vers
la gauche pour le bonnet gauche (10G) et vers la droite pour le bonnet droit (10D).
7. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le panneau support (20) inclut une partie de maintien (21), située entre les bonnets
(10G et 10D) en les reliant l'un à l'autre, la partie de maintien étant constituée
d'un matériau non élastique.
8. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le sous-vêtement féminin (1) comporte en outre un panneau de soutien (50) couvrant
la face extérieure d'un sous-ensemble formé par les bonnets (10G et 10D), les éléments
de renfort (12G, 12D) et le panneau support (20), le panneau de soutien étant fixé
à ce sous-ensemble uniquement sur le pourtour périphérique de ce sous-ensemble.
9. Sous-vêtement féminin (1) suivant la revendication précédente, caractérisé en ce que le panneau de soutien (50) comprend des parties constituées d'un matériau élastique
anisotrope, dont le module d'élasticité vertical est au moins deux fois plus grand
que le module d'élasticité transversal.
10. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une des revendications 8 ou 9, caractérisé en ce que le panneau de soutien (50) inclut au moins deux parties distinctes (51, 52), prévues
pour couvrir respectivement des zones différentes de la poitrine de l'utilisatrice,
chaque partie distincte comprenant une pluralité d'ouvertures traversantes (511, 521)
de taille homogène dans la partie distincte concernée, la taille des ouvertures (511)
d'une partie distincte (51) étant différente de la taille des ouvertures (521) de
l'autre partie distincte (52).
11. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'une partie de la bretelle gauche (40G) et une partie de la bretelle droite (40D) forment,
conjointement, une pièce dorsale (43), commune aux deux bretelles et prévue pour s'étendre
dans le dos de l'utilisatrice, la pièce dorsale présentant une forme globale de «
X » et présentant une élasticité anisotrope.
12. Sous-vêtement féminin (1) suivant la revendication précédente, caractérisé en ce que la pièce dorsale (43) est davantage extensible selon la direction verticale (Y) que
selon la direction horizontale (Z).
13. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que les ailes (30G, 30D) sont réalisées d'une seule pièce avec le panneau support (20).
14. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que le panneau support (20) intègre un revêtement de sorte à apporter de l'élasticité
aux parties latérales (22G, 22D).
15. Sous-vêtement féminin (1) suivant l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que chaque bonnet (10G, 10D) comprend un corps principal (11 G, 11 D) réalisé en en un
textile tridimensionnel thermoformé.