[0001] La présente invention concerne un dispositif de levage, encore appelé colonne de
levage, notamment de véhicule, comprenant une colonne sensiblement verticale formant
bâti et des moyens de levage mobiles le long de ladite colonne sous l'action de la
commande en rotation, par des moyens moteurs appropriés, d'une tige filetée et du
déplacement, le long de cette dernière, d'un écrou solidaire d'un chariot sur lequel
peut reposer la charge à élever.
[0002] La présente invention trouvera son application dans le domaine des dispositifs de
manutention, et, plus particulièrement, des dispositifs de levage, notamment de véhicules.
[0003] La sécurité des stations de levage, en particulier de véhicules automobiles ou ferroviaires,
est un problème important, auquel des réponses diverses ont été apportées.
[0004] De nombreux dispositifs de levage se présentent telle une colonne verticale formant
bâti reposant au sol par l'intermédiaire d'une embase. Le long d'une telle colonne
verticale sont à même de se déplacer des moyens de levage comportant un chariot mobile
équipé d'un ou plusieurs bras horizontaux. Le chariot mobile est guidé en déplacement
le long de la colonne par l'intermédiaire de moyens de guidage équipant cette dernière
et de moyens complémentaires de guidage dont est équipé ce chariot.
[0005] La commande en déplacement du chariot est obtenue, tout particulièrement, par l'intermédiaire
d'une tige filetée verticale s'étendant le long de la colonne et susceptible d'être
entraînée par des moyens moteurs, notamment de type électrique, équipant la tête de
colonne. Par ailleurs, un écrou, rendu solidaire des moyens de levage, est monté sur
la tige filetée de sorte que, lors de la commande en rotation de cette dernière, cet
écrou monte ou descend, entraînant, par là même, lesdits moyens de levage.
[0006] Il est évident que ces dispositifs de levage, destinés à soulever des charges relativement
importantes, comportent un certain nombre de sécurités empêchant la descente de la
charge lors d'une défaillance quelconque, notamment des moyens moteurs.
[0007] On connaît l'utilisation d'écrous dits irréversibles, dont l'angle d'hélice est tel
qu'il oppose, dans le sens de la descente de la charge, un couple résistant de moment
supérieur au couple produit par la descente de cette charge. L'emploi de tels écrous,
de rendement faible, soumis à des frottements élevés et à une usure importante, nécessite
une installation de lubrification, ainsi qu'une puissance motrice importante, ce qui
se traduit par un coût de revient élevé.
[0008] D'autres systèmes utilisent des écrous réversibles, à rendement élevé, de type écrous
à billes, ou en polyamide ou encore en composite. De tels systèmes incorporent des
systèmes parachutes à commande électrique ou électronique ayant pour fonction de détecter,
de manière instantanée, une descente involontaire des moyens de levage, et d'immobiliser,
immédiatement, ces derniers. Toutefois, de tels systèmes nécessitent d'être eux-mêmes
doublés, car le système parachute est à la merci de la moindre défaillance d'un circuit
ou d'une connexion.
[0009] Le document
FR 2 701 252 propose l'utilisation, en combinaison avec un écrou réversible, de moyens de frottement
aptes à créer, lors de la descente des moyens de levage, un couple résistant de moment
supérieur ou égal à celui du couple produit par la charge lors de sa descente. Le
système comporte encore des moyens aptes à annihiler l'effet des moyens de frottement
lors de la commande en montée des moyens de levage. Cette solution, fiable, nécessite
toutefois de produire une énergie importante lors de la commande de descente de la
charge.
[0010] Par le document
FR 2 901 780, on connaît, également, l'écrou de sécurité qui est immédiatement placé sous l'écrou
de levage commandant la montée et la descente de la charge. Cet écrou de levage est
généralement conçu en un matériau à faible coefficient de friction, notamment en bronze,
sachant qu'en cas d'usure, voire de rupture du filet de cet écrou de levage, il vient
reposer sur l'écrou de sécurité. Celui-ci est conçu en un matériau plus résistant,
notamment en acier qui, par contre, procure un coefficient de frottement plus élevé.
Aussi, seule une manoeuvre de descente de secours est généralement possible lorsque
la charge n'est plus supportée par l'écrou en bronze mais par cet écrou de sécurité.
[0011] Un autre état de la technique consiste à équiper la colonne d'une crémaillère avec
laquelle est en prise un cliquet. Cette crémaillère s'étend donc sensiblement sur
toute la hauteur de la colonne et en cas de rupture des moyens de levage, la dent
du cliquet en prise avec la crémaillère empêche la chute de la charge.
[0012] Si la solution crémaillère-cliquet, permet de sécuriser la colonne de levage, quels
que soient les moyens défaillants au niveau de la cinématique du mécanisme de levage,
elle présente l'inconvénient qu'en cas de rupture, il en résulte nécessairement une
chute du chariot de levage, donc de la charge, d'une hauteur correspondant au pas
de la crémaillère, autrement dit d'une distance correspondant à l'écartement de deux
dents sur cette crémaillère. A ce propos il convient de se rappeler que de la taille
d'une dent dépend le poids de la charge qu'elle est en mesure de supporter. Ainsi,
cette hauteur de chute en cas de rupture est souvent de l'ordre de deux centimètres,
ce qui est loin d'être négligeable lorsque l'on sait que les charges que peuvent soulever
de telles colonnes de levage peuvent être de plusieurs tonnes.
[0013] L'invention a pour but de pallier les inconvénients de l'état de la technique en
proposant une solution économique, qui permet, en cas de défaillance, de réduire le
risque de chute de la charge soulevée à quelques millimètres ou moins. Cette solution
permet, encore, l'équipement d'installations existantes et leur mise en sécurité,
à moindre coût et sans nécessiter une longue immobilisation.
[0014] Surtout, dans une démarche inventive, allant en quelque sorte à l'encontre des préjugés
de l'homme du métier dans le domaine, il a été constaté que si les systèmes connus,
à écrou classique, font appel à des solutions de sécurité permettant de répondre au
problème de l'usure et donc de rupture de cet écrou, sans jamais se préoccuper d'une
éventuelle défaillance de la partie moteur. Tout particulièrement, le moteur agit
habituellement sur la tige filetée au travers d'un réducteur, souvent de type irréversible,
de sorte qu'ne ca de coupure de courant, il en résulte le blocage en rotation de ladite
tige filetée. La présente invention se propose d'apporter une solution avantageuse
à ces difficultés.
[0015] A cet effet, l'invention concerne un dispositif de levage, notamment de véhicule,
comprenant une colonne formant bâti, s'étendant sensiblement verticalement au-dessus
d'une embase et des moyens de levage mobiles le long de ladite colonne sous l'action
de la commande en rotation, par des moyens moteurs appropriés, d'une tige filetée
et du déplacement, le long de cette dernière, d'un écrou solidaire d'un chariot sur
lequel peut reposer la charge à élever, ce dispositif de levage comportant encore
des moyens de sécurité antichute de la charge soulevée, caractérisé par le fait que
les moyens de sécurité antichute comporte un cliquet apte à occuper au moins une première
position de déblocage et une position de blocage en coopération avec au moins une
dent d'une roue à rochet pour bloquer en rotation la tige fileté, ainsi que des moyens
de retenu en position de déblocage et des moyens de commande de rappel en position
de blocage.
[0016] Selon un mode de réalisation préférentiel, la roue à rochet ou, respectivement, le
cliquet est monté solidaire en rotation sur ladite tige filetée, tandis que le cliquet
ou, respectivement, la roue à rochet est rendu solidaire de la colonne formant bâti.
[0017] Avantageusement, les moyens de commande de rappel en position de blocage du cliquet
se présentent sous forme d'un ressort de rappel tendant à le pousser vers la roue
à rochet de sorte à l'engager contre au moins une dent que comporte cette dernière.
[0018] Selon une autre particularité de l'invention, les moyens de retenu en position de
déblocage du cliquet sont constitués par un actionneur de type électromagnétique apte
à contrer l'effort dudit ressort de rappel pour maintenir écarté le cliquet de l'emprise
de ladite dent.
[0019] Grâce à ces dispositions, en cas de défaillance desdits moyens moteur, en particulier
du frein d'un motoréducteur, l'électroaimant peut recevoir l'ordre de ne plus maintenir
le cliquet en position débloquée, de sorte que, sous l'action du ressort de rappel,
il puisse s'engager contre la dent suivante qui se présente et bloquer la rotation
de la tige filetée. La chute intempestive de l'écrou et du chariot est ainsi limitée
au plus d'un tour de la tige filetée.
[0020] Selon une caractéristique de l'invention, la roue à rochet peut comporter au moins
quatre dents, préférentiellement réparties en périphérie, permettant de réduire encore
la chute intempestive du chariot en cas de défaillance des moyens moteur, ce qui peut
représenter une hauteur de chute de 2 ou 3 millimètres, voire moins.
[0021] Selon une caractéristique supplémentaire de l'invention, ladite tige filetée peut
être suspendue par son extrémité supérieure et comporter un tronc de cône en son extrémité
inférieure, apte à coopérer avec un orifice de forme tronconique associée à l'embase.
Une telle disposition permet d'éviter une chute du chariot en cas de défaillance des
moyens de suspension de la tige filetée.
[0022] Selon une caractéristique particulière, l'orifice de forme tronconique, avec lequel
coopère l'extrémité inférieure en tronc de cône de ladite tige filetée, est ménagé
dans une pièce sous forme d'un chariot rendu mobile en translation horizontale au
niveau de l'embase, de sorte à éviter un appui latéral de l'extrémité de la tige filetée
sur les parois de l'orifice en fonctionnement normal du dispositif. En effet en fonctionnement
normal, la tige filetée est suspendue et la charge supportée le long de cette dernière
tend à lui imprimer des déformations se traduisant par des déplacements horizontaux
de l'extrémité inférieure de cette tige filetée. Le chariot à mobilité horizontale
permet d'éviter d'introduire des contraintes entre le tronc de cône à extrémité de
la tige filetée et les parois de l'orifice tronconique et donc d'éviter des frottements
qui autrement freineraient la rotation de la tige filetée et augmenteraient la consommation
d'énergie pour le fonctionnement du dispositif.
[0023] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront de la description
détaillée qui va suivre de modes de réalisation non limitatifs de l'invention, en
référence aux figures annexées dans lesquelles :
- la figure 1 représente, de façon schématisée un dispositif de levage, conforme à l'invention;
- la figure 2 illustre de manière schématisée une tige filetée sur laquelle interviennent
les moyens de sécurité antichute selon l'invention ;
- la figure 3 illustre de manière schématisée le cliquet dans ses deux position de blocage
et déblocage par rapport à la roue à rochet ;
[0024] Comme représenté dans les figures du dessin ci-joint, l'invention concerne un dispositif
de levage 1, encore appelé colonne de levage, conçu notamment pour le levage de véhicules.
[0025] Un tel dispositif 1 comprend une colonne 2 formant bâti et s'étendant sensiblement
verticalement au-dessus d'une embase. Il comprend encore des moyens de levage 4, qui
sont mobiles le long de cette colonne 2 sous l'action de la commande en rotation,
par des moyens moteurs 5 appropriés, d'une tige filetée 6 et du déplacement, le long
de cette dernière, d'un écrou 7.
[0026] Sur cet écrou 7 repose, ou est monté solidaire, un chariot 8 sur lequel peut venir
reposer une charge à élever, non représentée sur les figures.
[0027] On comprendra à ce propos, que pour soulever une charge correspondant à un véhicule,
de type camion, rame de train, etc., il est fait appel à plusieurs de ces dispositifs
ou colonnes de levage 1, souvent un nombre pair, de manière à former ensemble un pont
de levage adapté pour soulever, de manière équilibrée ledit véhicule.
[0028] Ce dispositif de levage 1 comporte encore des moyens de sécurité antichute 9 de la
charge soulevée.
[0029] Avantageusement, ces moyens de sécurité antichute 9 comporte un cliquet 10 apte à
occuper au moins une première position de déblocage 11 et une position de blocage
12 en coopération avec au moins une dent 13 d'une roue à rochet 14 pour bloquer en
rotation la tige fileté 6. Ces moyens de sécurité antichute 9 sont complétés par des
moyens de retenu 15 en position de déblocage 11 de ce cliquet 10 et de moyens de commande
de rappel 16 en position de blocage 12.
[0030] Dans le mode de réalisation illustré dans les figures, la roue à rochet 14 est montée
solidaire en rotation sur ladite tige filetée 6, tandis que le cliquet 10 est rendu
solidaire de la colonne 2 formant bâti. Il convient toutefois de remarquer que l'on
peut encore envisager une inversion cinématique consistant à rendre solidaire en rotation
le cliquet 10 de la tige filetée 6 et à associer solidairement la roue à rochet 14
à la colonne formant bâti 2.
[0031] A noter, qu'il est d'usage de suspendre la tige filetée 6, par son extrémité supérieure
17, à une console d'accrochage 18 dont est équipée, en partie supérieure 19, la colonne
1.
[0032] Selon un mode particulier de réalisation, les moyens de sécurité antichute 9 prennent
position au niveau de cette extrémité supérieure 17 suspendue de la tige filetée 6.
[0033] Si, comme indiqué plus haut, la une roue à rochet 14 comporte au moins une dent 13,
elle en comporte préférentiellement plusieurs avantageusement réparties de manière
régulière sur sa périphérie, par exemple quatre, permettant de diviser d'autant la
hauteur de chute en cas de défaillance. Quoiqu'il en soit, ce nombre de dents 13 peut
bien entendu varier selon les charges à reprendre, et de la section de la roue à rochet
14. Ainsi, si les charges sont moins importantes et/ou le diamètre de la roue à rochet
14 plus grand, il est possible de disposer d'un plus grand nombre de dents 13. Même
avec un petit nombre de dents 13 tel que quatre, la charge ne pourra tomber en cas
de défaillance que d'un quart de tour de vis, correspondant à quelques millimètres
de chute à peine.
[0034] Quant aux moyens de commande de rappel 16 en position de blocage 12 du cliquet 10,
ils se présentent sous forme d'un ressort de rappel 20 tendant à le pousser vers une
position d'engagement dans la roue à rochet 14 de sorte à l'engager contre au moins
une dent 13 que comporte cette dernière.
[0035] Ainsi, pendant toute la montée et sous l'influence du ressort de rappel 20, le cliquet
10 peut être maintenu appuyé contre la roue à rochet 14 et en cas de défaillance desdits
moyens moteur 5, le blocage en position de l'écrou 7 est garanti.
[0036] Les moyens de retenu 15 en position de déblocage 11 de ce cliquet 10 sont constitués
par un actionneur 21, préférentiellement de type électromagnétique, pour maintenir
écarté le cliquet 10 par rapport à la ou les dents 13 de la roue à rochet 14.
[0037] Dans le présent mode de réalisation, cet actionneur 21 est défini apte à maintenir
le cliquet 10 dans cette position de déblocage 11, contre la force de rappel exercé
par le ressort de rappel 20, pour permettre à ce cliquet 10 de laisser passer la ou
les dents 13 de la roue à rochet 14, notamment lors de la commande de descente de
la charge.
[0038] Comme indiqué plus haut, si ce maintien en position de déblocage 11 en phase de montée
n'est pas utile, notamment en raison du fait que, dans ce sens de rotation, les dents
peuvent définir des rampes de manière à repousser automatiquement, à chaque passage,
le cliquet 10, on pourrait tout à fait envisager que même pendant cette phase de commande
de montée de la charge, l'actionneur 21 assure ce maintien du cliquet 10 dans cette
position de déblocage 11.
[0039] Selon l'invention encore, les moyens de sécurité antichute 9 comporte un dispositif
de capteur configuré pour détecter une défaillance des moyens moteur 5. A ce propos,
ces moyens moteur 5 sont habituellement un moteur électrique à frein électromagnétique
fonctionnant par manque de courant. Plus particulièrement, ce frein bloque en rotation
l'arbre d'entrainement du moteur lorsque l'alimentation de ce dernier est coupée.
Ainsi, la rotation de la tige filetée est empêchée. Ceci n'est évidemment pas le cas
si ce frein et/ou le moteur présente un disfonctionnement. Ainsi, le dispositif de
capteur en question comporte par exemple un détecteur de courant combiné à un détecteur
de rotation, pour détecter une rotation de l'arbre moteur et/ou de la tige filetée
malgré l'absence de courant et, dans ce cas, désactiver l'actionneur 21, en particulier
s'il s'agit d'un actionneur de type électromagnétique, pour laisser le ressort de
rappel 20 libre de rappeler le cliquet 10 contre la roue à rochet 14 et, ainsi, bloquer
en rotation la tige filetée 6 d'où découle l'immobilisation de l'écrou 7.
[0040] De même l'actionneur 21 est configuré pour qu'en cas de coupure générale de courant,
il laisse le ressort de rappel 20 engager le cliquet 10 contre une dent 13, de sorte
à permettre une sécurité positive : la chute est évitée en cas de coupure de courant.
[0041] Il a déjà été indiqué que la tige filetée 6 est suspendue par son extrémité supérieure
17 à la partie supérieure 19 de la colonne formant bâti 2.
[0042] Pour parer à une éventuelle rupture des moyens contribuant au maintien suspendu de
cette tige filetée 6 elle-même, celle-ci est conformée à son extrémité inférieure
22 en tronc de cône 23, laquelle extrémité 22 s'emboite, avec un jeu fonctionnel 24
pour assurer la libre rotation de cette tige filetée 6, dans un orifice 25 lui-même
tronconique ménagé dans une pièce 26 associée à la colonne formant bâti 2, plus particulièrement
à l'embase au-dessus de laquelle s'étend cette colonne 2.
[0043] Ainsi, en cas de rupture par exemple des moyens de roulement soutenant la tige filetée
6, celle-ci vient retomber, en s'emboîtant au travers de son extrémité inférieure
22, en forme de tronc de cône 23, dans cet orifice 24 tronconique, d'une hauteur proportionnel
au jeu fonctionnel 24, d'où résulte un blocage immédiat en mouvement vertical et en
rotation de la tige filetée 6 empêchant toute chute de la charge.
[0044] Selon un mode particulier de réalisation de l'invention, la pièce 26 comportant cet
orifice tronconique 25 est définie mobile dans au moins une direction d'un plan sensiblement
horizontal par rapport à ladite embase. Avantageusement, cette pièce 26 se présente
sous forme d'un chariot mobile en translation horizontale, permettant ainsi, en fonctionnement
normal, d'absorber de petits mouvements horizontaux de l'extrémité inférieure de la
tige filetée 6, due à la déformation de cette derrière suite aux efforts variables
appliqués sur elle par la charge, au travers du chariot 8 et de l'écrou 7. Ainsi,
en fonctionnement normal, au travers de cette mobilité relative de la pièce 26 et
du jeu fonctionnel 24 les frottements entre l'extrémité 22 en tronc de cône 23 et
l'orifice tronconique 25 sont négligeables.
[0045] Par exemple, des moyens de guidage 27, sous forme de glissières, peuvent être montés
sur cette embase pour permettre cette mobilité dans au moins une direction horizontale
déterminée du chariot que défini la pièce 26. D'ailleurs, les déformations de la tige
fileté 6 intervenant habituellement toujours dans une même direction, il en va de
même des déplacements de l'extrémité inférieure 22 de la tige filetée 6 et l'homme
du métier sait parfaitement définir ces déplacements.
[0046] Les avantages découlant de la présente invention consiste en une simplification de
ces moyens de sécurité antichute au niveau d'un dispositif de levage sous forme d'une
colonne de levage. Bien sûr, de cette simplification d' écoule également un gain en
sécurité.
1. Dispositif de levage, notamment de véhicule, comprenant une colonne (2) formant bâti,
s'étendant sensiblement verticalement au-dessus d'une embase et des moyens de levage
(4) mobiles le long de ladite colonne sous l'action de la commande en rotation, par
des moyens moteurs (5) appropriés, d'une tige filetée (6) et du déplacement, le long
de cette dernière, d'un écrou (7) solidaire d'un chariot (8) sur lequel peut reposer
la charge à élever, ce dispositif de levage (1) comportant encore des moyens de sécurité
antichute (9) de la charge soulevée, caractérisé par le fait que ces moyens de sécurité antichute (9) comporte un cliquet (10) apte à occuper au moins
une première position de déblocage (11) et une position de blocage (12) en coopération
avec au moins une dent (13) d'une roue à rochet (14) pour bloquer en rotation la tige
fileté (6), ainsi que des moyens de retenu (15) en position de déblocage et des moyens
de commande de rappel (16) en position de blocage.
2. Dispositif selon la revendication précédente, caractérisé par le fait la roue à rochet (14) ou, respectivement, le cliquet (10) est monté solidaire
en rotation sur ladite tige filetée (6), tandis que le cliquet (10) ou, respectivement,
la roue à rochet (14) est rendu solidaire de la colonne (2) formant bâti.
3. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens de commande de rappel (16) en position de blocage du cliquet (10) se présentent
sous forme d'un ressort de rappel (20) tendant à le pousser vers la roue à rochet
(14) de sorte à l'engager contre au moins une dent (13) que comporte cette dernière.
4. Dispositif selon la revendication 3, caractérisé par le fait que les moyens de retenu (15) en position de déblocage (11) du cliquet (10) sont constitués
par un actionneur (21) de type électromagnétique apte à contrer l'effort dudit ressort
de rappel (20) pour maintenir écarté le cliquet (10) de l'emprise d'une dent (13).
5. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que la roue à rochet (14) comporte au moins quatre dents (13) réparties en périphérie.
6. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, caractérisé par le fait que les moyens de sécurité antichute (9) comportent un dispositif de capteurs configuré
pour détecter une défaillance des moyens moteur (5) et, au travers desdits moyens
de commande de rappel (16), repousser cliquet (10) dans sa position de blocage (12).
7. Dispositif selon les revendications 4 et 6, caractérisé par le fait que le dispositif de capteur comporte un détecteur de courant combiné à un détecteur
de rotation, pour détecter une rotation de l'arbre moteur et/ou de la tige filetée
malgré l'absence de courant et désactiver l'actionneur (21).
8. Dispositif selon l'une des revendications précédentes, dont la tige filetée (6) est
suspendue par son extrémité supérieure (17), caractérisé par le fait ladite tige filetée (6) comporte une extrémité inférieure (22) conformée
en tronc de cône (23), venant s'emboiter, avec un jeu fonctionnel (24) dans un orifice
(25) lui-même tronconique ménagé dans une pièce (26) associée à l'embase.
9. Dispositif selon la revendication 8, caractérisé par le fait que la pièce (26) comportant l'orifice de forme tronconique (25) est définie sous forme
d'un chariot rendu mobile en translation horizontale au niveau de l'embase.
1. Hubvorrichtung, insbesondere eines Fahrzeugs, umfassend eine Säule (2), die einen
Ständer bildet, die sich etwa vertikal über einer Grundplatte erstreckt, und entlang
der Säule unter der Wirkung der Rotationssteuerung durch geeignete Motoren (5), eine
Gewindestange (6) und die Verlagerung entlang dieser einer Mutter (7), die mit einem
Schlitten (8) fest verbunden ist, auf dem die anzuhebende Last ruhen kann, bewegliche
Hubmittel (4), wobei diese Hubvorrichtung (1) auch Absturzsicherungsmittel (9) der
angehobenen Last aufweist, dadurch gekennzeichnet, dass diese Absturzsicherungsmittel (9) eine Sperre (10) aufweist, die imstande ist, mindestens
eine erste entsperrte Position (11) und eine Sperrposition (12) in Zusammenarbeit
mit mindestens einem Zahn (13) eines Sperrzahnrads (14) einzunehmen, um die Rotation
der Gewindestange (6) zu blockieren, sowie Haltemittel (15) in entsperrter Position
und Rückstell-Steuerungsmittel (16) in Sperrposition.
2. Vorrichtung nach vorangehendem Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass das Sperrzahnrads (14) oder beziehungsweise die Sperre (10) auf der Gewindestange
(6) rotierend fest verbunden ist, wogegen die Sperre (10) oder beziehungsweise das
Sperrzahnrad (14) mit der einen Ständer bildenden Säule (2) fest verbunden ist.
3. Vorrichtung nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Rückstell-Steuerungsmittel (16) in Sperrposition der Sperre (10) die Form einer
Rückstellfeder (20) haben, die dazu neigt, sie zum Sperrzahnrad (14) derart zu drücken,
dass sie auf mindestens einem Zahn (13) aufliegt, den dieses aufweist.
4. Vorrichtung nach Anspruch 3, dadurch gekennzeichnet, dass die Haltemittel (15) in entsperrter Position (11) der Sperre (10) von einem Aktuator
(21) elektromagnetischen Typs gebildet sind, der imstande ist, der Kraft der Rückstellfeder
(20) entgegenzuwirken, um die Sperre (10) vom Einfluss eines Zahns (13) beabstandet
zu halten.
5. Vorrichtung nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass das Sperrzahnrad (14) mindestens vier auf dem Umfang verteilte Zähne (13) aufweist.
6. Vorrichtung nach einem der vorangehenden Ansprüche, dadurch gekennzeichnet, dass die Absturzsicherungsmittel (9) eine Sensorvorrichtung aufweisen, die konfiguriert
ist, um eine Fehlfunktion der Motormittel (5) festzustellen und anhand der Rückstell-Steuerungsmittel
(16) die Sperre (10) in ihre Sperrposition (12) zurückzudrücken.
7. Vorrichtung nach den Ansprüchen 4 und 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Sensorvorrichtung einen Stromdetektor in Kombination mit einem Rotationsdetektor
aufweist, um eine Rotation der Motorwelle und/oder der Gewindestange trotz Abwesenheit
von Strom festzustellen und den Aktuator (21) abzuschalten.
8. Vorrichtung nach einem der vorangehenden Ansprüche, wobei die Gewindestange (6) an
ihrem oberen Ende (17) aufgehängt ist, dadurch gekennzeichnet, dass die Gewindestange (6) ein unteres Ende (22) aufweist, das kegelstumpfförmig (23)
ist, das mit einem Funktionsspiel (24) in eine Öffnung (25), die selbst kegelstumpfförmig
ist, eingreift, die in einem der Grundplatte zugeordneten Teil (26) ausgebildet ist.
9. Vorrichtung nach Anspruch 8, dadurch gekennzeichnet, dass das Teil (26), das die kegelstumpfförmige Öffnung (25) aufweist, in Form eines Schlittens
definiert ist, der auf Ebene der Grundplatte beweglich ist.
1. A lifting device, in particular for a vehicle, comprising a column (2) forming a frame,
extending substantially vertically above a base, and lifting means (4) movable along
said column under the action of the rotational control, by appropriate motor means
(5), of a threaded rod (6) and the movement, along the latter, of a nut (7) secured
to a carriage (8) on which the load to be lifted can rest, this lifting device (1)
further including fall arresting safety means (9) for the lifted load, characterized in that the fall arresting safety means (9) include a ratchet (10) able to occupy at least
a first unblocking position (11) and a blocking position (12) cooperating with at
least one tooth (13) of a ratchet wheel (14) to block the rotation of the threaded
rod (6), as well as retaining means (15) in the unblocking position and control means
(16) for returning to the blocking position.
2. The device according to the preceding claim, characterized in that the ratchet wheel (14) or, respectively, the ratchet (10) is mounted secured in rotation
on said threaded rod (6), while the ratchet (10) or, respectively, the ratchet wheel
(14) is secured to the frame-forming column (2).
3. The device according to one of the preceding claims, characterized in that the control means (16) for returning the ratchet (10) to the blocking position assume
the form of a return spring (20) to push it toward the ratchet wheel (14) so as to
engage it against at least one tooth (13) included by the latter.
4. The device according to claim 3, characterized in that the means (15) for keeping the ratchet (10) in the unblocking position (11) are made
up of an actuator (21) of the electromagnetic type able to counter the force of said
return spring (20) to keep the ratchet (10) separated from the hold of a tooth (13).
5. The device according to one of the preceding claims, characterized in that the ratchet wheel (14) includes at least four teeth (13) distributed on the periphery.
6. The device according to one of the preceding claims, characterized in that the fall arresting security means (9) include a sensor device configured to detect
a failure of the motor means (5) and, through said return control means (16), to push
the ratchet (10) back into its blocking configuration (12).
7. The device according to claims 4 and 6, characterized in that the sensor device includes a current detector combined with a rotation detector,
to detect a rotation of the driveshaft and/or the threaded rod despite the absence
of current and to deactivate the actuator (21).
8. The device according to one of the preceding claims, whereof the threaded rod (6)
is suspended by its upper end (17), characterized in that said threaded rod (6) includes a lower end (22) configured in a cone trunk (23),
fitting, with functional play (24) in an orifice (25) which itself is frustoconical
and arranged in a part (26) associated with the base.
9. The device according to claim 8, characterized in that the part (26) including the frustoconical orifice (25) is defined in the form of
a carriage made horizontally translatable at the base.