(19)
(11) EP 3 097 898 A1

(12) DEMANDE DE BREVET EUROPEEN

(43) Date de publication:
30.11.2016  Bulletin  2016/48

(21) Numéro de dépôt: 16165866.1

(22) Date de dépôt:  18.04.2016
(51) Int. Cl.: 
A61G 5/14(2006.01)
(84) Etats contractants désignés:
AL AT BE BG CH CY CZ DE DK EE ES FI FR GB GR HR HU IE IS IT LI LT LU LV MC MK MT NL NO PL PT RO RS SE SI SK SM TR
Etats d'extension désignés:
BA ME
Etats de validation désignés:
MA MD

(30) Priorité: 28.05.2015 FR 1554816

(71) Demandeur: Medicatlantic
85670 St Paul Mont Penit (FR)

(72) Inventeurs:
  • LE ROUX, David
    85670 SAINT PAUL MONT-PENIT (FR)
  • BILLAUD, Julien
    85670 SAINT PAUL MONT-PENIT (FR)

(74) Mandataire: Dejade & Biset 
35, rue de Châteaudun
75009 Paris
75009 Paris (FR)

   


(54) FAUTEUIL MÉDICALISÉ ÉQUIPÉ D'UN SYSTÈME D'AIDE AUX PATIENTS À S'ASSEOIR ET SE RELEVER


(57) Fauteuil (1) médicalisé comprenant :
- un châssis (2) muni d'une embase (5),
- une assise (14) mobile par rapport à l'embase (5) et incluant une demi-assise (14A) avant et une demi-assise (14B) arrière mutuellement articulées autour d'un axe A, et
- un mécanisme (33) d'articulation de l'assise (14) pouvant adopter une configuration repliée plaçant l'assise (14) dans une position basse voisine de l'embase (5), et une configuration déployée plaçant l'assise (14) dans une position haute écartée de l'embase (5), ce mécanisme (33) deux quadrilatères déformables superposés, dont un quadrilatère inférieure qui, dans la configuration repliée, est convexe et, dans la configuration déployée, est concave.




Description


[0001] L'invention a trait au domaine des fauteuils médicalisés, et plus particulièrement des fauteuils équipés d'assises mobiles permettant d'aider les personnes à mobilité et/ou à force musculaire réduite (ci-après dénommées « patients ») à s'asseoir et à se relever.

[0002] S'asseoir et se relever sont des mouvements complexes qui impliquent la participation des articulations de la cheville, du genou et de la hanche, des muscles des mollets (jambier antérieur), des cuisses (quadriceps), des fessiers et des dorsaux (lombaires), et supposent en outre un fonctionnement correct de l'oreille interne, organe de l'équilibre du corps humain.

[0003] S'asseoir et se relever présentent, pour les patients atteints du syndrome dit de désadaptation psychomotrice ou SDPM (notamment les personnes d'âge avancé ou souffrant de lésions osseuses ou musculaires, ou encore de troubles de l'équilibre) des risques importants de chute et donc de traumatismes. Au sujet de ce syndrome, cf. en particulier l'article de P.Manckoundia et al « Syndrome de désadaptation psychomotrice », in Gériatrie et Psychologie Neuropsychiatrie du Vieillissement, Vol.12, mars 2014, et le mémoire de N. Meesmaecker « Etat des lieux à propos du syndrome de désadaptation psychomotrice au sein d'un centre spécialisé en gériatrie », Institut de formation en masso-kinésithérapie de Rennes, 2011.

[0004] Chez la plupart des patients atteints du SDPM, on observe des symptômes posturaux dits de rétropulsion (tendance à se projeter en arrière lors du passage de la posture assise à la posture debout) et d'hypertonie oppositionnelle (tension musculaire réflexe s'opposant au mouvement envisagé). Ces symptômes sont souvent accompagnés de celui de stasobasophobie (phobie de la station debout, de la verticalité et de la marche), qui conduit le patient à craindre l'action consistant à se relever de la posture assise.

[0005] Pour s'asseoir et se relever, les patients peuvent s'aider des bras en appui sur les accoudoirs qui équipent généralement les fauteuils médicalisés, mais cela requiert une certaine force. Les patients peuvent également se faire assister d'aides soignants, mais ceux-ci sont alors exposés à divers troubles musculo-squelettiques (notamment lombalgies) en raison de la combinaison des facteurs suivants : inconfort de la posture, répétition des opérations de manutention ; poids des patients.

[0006] Divers fauteuils et chaises munis d'assises télescopiques ont été proposés pour aider les patients à s'asseoir et se relever. Il existe ainsi des fauteuils à moteur électrique piloté par une télécommande opérable par le patient.

[0007] Cette technologie, illustrée par le brevet américain US 7 090 297 (La-Z-Boy), ne va pas sans inconvénients : premièrement, pour être alimenté en électricité, le fauteuil doit être raccordé au secteur et ne peut par conséquent pas être roulant ; deuxièmement, en raison de l'alimentation électrique, ce fauteuil est relativement lourd, ce qui rend fastidieux son éventuel déplacement (par ex. d'une chambre à l'autre).

[0008] Il existe également des fauteuils munis d'organes de rappel de type mécanique (ressort) ou pneumatique (vérin), qui sont plus légers et ne nécessitent aucun apport d'énergie extérieure. Cette technologie est notamment illustrée par le brevet britannique GB 1 406 420 (Warwick), qui décrit un fauteuil médical pourvu d'une assise mobile commandée par un mécanisme à ressort. On peut toutefois démontrer que ce fauteuil manque d'ergonomie, car le mouvement suivi par l'assise lors de son articulation est assez différent du mouvement des jambes du patient, qui risque dès lors, en s'asseyant ou en se relevant, de perdre l'équilibre.

[0009] Un premier objectif est par conséquent de proposer un fauteuil médical plus sécurisant pour les patients.

[0010] Un deuxième objectif est de proposer un fauteuil médical permettant aux patients ayant perdu l'habitude de s'asseoir et de se relever sans aide (et notamment aux patients atteints du SDPM) de retrouver cette habitude.

[0011] Un troisième objectif est de proposer un fauteuil médical fiable et relativement léger, permettant son déplacement facile.

[0012] A cet effet, il est proposé un fauteuil médicalisé comprenant :
  • un châssis muni d'une embase,
  • une assise mobile par rapport à l'embase et incluant une demi-assise avant et une demi-assise arrière mutuellement articulées autour d'un axe A, et
  • un mécanisme d'articulation de l'assise pouvant adopter une configuration repliée plaçant l'assise dans une position basse voisine de l'embase, et une configuration déployée plaçant l'assise dans une position haute écartée de l'embase, ce mécanisme comprenant :

    o un cadre inférieur monté en rotation par rapport à l'embase autour d'un axe B et par rapport à la demi-assise avant autour d'un axe C situé au voisinage d'un bord avant de celle-ci ;

    o un cadre supérieur monté en rotation par rapport au cadre inférieur autour d'un axe D situé entre les axes B et C, et par rapport à la demi-assise arrière autour d'un axe E situé au voisinage d'un bord arrière de celle-ci ;

    o un bras de couplage monté en rotation par rapport à l'embase autour d'un axe F et par rapport à la demi-assise avant autour d'un axe G écarté de l'axe C ;

  • un organe de rappel élastique qui sollicite le mécanisme d'articulation vers sa configuration déployée ;
les axes A, B, C, D, E, F et G étant parallèles et définissant, dans un plan qui leur est perpendiculaire :
  • les axes B, C, G, F, un quadrilatère inférieur déformable ;
  • les axes A, C, D, E, un quadrilatère supérieur déformable ;
les axes A, B, C, D, E, F et G étant positionnés de telle sorte que le quadrilatère inférieur soit convexe dans la configuration repliée, et concave par l'axe G en configuration déployée.

[0013] Diverses caractéristiques supplémentaires peuvent être prévues, seules ou en combinaison :
  • la somme des entraxes FG et CG est inférieure ou égale à l'entraxe BC ;
  • l'angle entre les plans définis respectivement par les axes A et C d'une part et C et G d'autre part est compris entre 70° et 120° ;
  • l'angle entre les plans définis respectivement par les axes A et C d'une part et C et G d'autre part est d'environ 90° ;
  • l'entraxe DE est supérieur ou égal à l'entraxe AC ;
  • l'entraxe CD est inférieur ou égal à l'entraxe BD ;
  • l'entraxe AE est supérieur ou égal à l'entraxe CD ;
  • l'organe de rappel est un ressort à gaz ;
  • le ressort à gaz est du type blocable ;
  • le ressort à gaz comprend un corps fixé sur le cadre inférieur, et une tige fixée sur le cadre supérieur.


[0014] D'autres objets et avantages de l'invention apparaîtront à la lumière de la description d'un mode de réalisation, faite ci-après en référence aux dessins annexés dans lesquels :
  • la figure 1 est une vue en perspective d'un fauteuil médicalisé, montré seul, dont l'assise est en position basse ;
  • la figure 2 est une vue du fauteuil de la figure 1, dans lequel un patient est assis ;
  • la figure 3 est une vue en perspective du fauteuil de la figure 1, dont l'assise est en position haute ;
  • la figure 4 est une vue du fauteuil de la figure 3, avec un patient en train de se relever du fauteuil ou de s'asseoir dans celui-ci ;
  • la figure 5 est une vue de côté de l'assise en position basse et de son mécanisme d'articulation en configuration repliée ;
  • la figure 6 est un schéma cinématique illustrant le mécanisme d'articulation dans sa configuration repliée ;
  • la figure 7 est une vue de côté de l'assise en position haute et de son mécanisme d'articulation en configuration déployée ;
  • la figure 8 est une vue en perspective, par l'arrière, de l'assise en position haute et de son mécanisme d'articulation en configuration déployée ;
  • la figure 9 est un schéma cinématique illustrant le mécanisme d'articulation dans sa configuration déployée ;
  • la figure 10 est une vue en coupe longitudinale montrant l'assise en position haute et illustrant l'organe de rappel avec, en médaillon, un détail à plus grande échelle centré sur une butée réglable ;
  • la figure 11 est un schéma illustrant les différentes positions de l'assise entre sa position basse et sa position haute ;
  • la figure 12 est un schéma comparatif illustrant les différentes positions de l'assise du fauteuil du brevet GB 1 406 420, entre sa position basse et sa position haute.


[0015] Sur la figure 1 est représenté un fauteuil 1 médicalisé destiné à des personnes d'âge avancé ou souffrant de lésions osseuses ou musculaires, ou encore de troubles de l'équilibre (ci-après appelées plus simplement « patients »). Ce fauteuil 1 est destiné non seulement à leur permettre d'adopter une position assise, mais également à faciliter leur déplacement pour les aides soignants.

[0016] Le fauteuil 1 comprend un châssis 2 formé d'éléments tubulaires métalliques (notamment en acier ou en alliage d'aluminium). Ce châssis 2 inclut un chariot 3 muni de roues 4 permettant le déplacement du fauteuil 1, une embase 5 montée sur le chariot 3, un mât 6 fixé de manière réglable (notamment en inclinaison) sur l'embase 5, et, comme illustré, des tubes 7 qui s'étendent latéralement à partir de l'embase 5 pour permettre le montage réglable d'accoudoirs 8. Le chariot 3 comprend par exemple une traverse 9 principale et une paire de longerons 10 aux extrémités desquels sont fixées les roues 4.

[0017] Le fauteuil 1 comprend un dossier 11 monté sur le mât 6, et, de manière optionnelle, une têtière 12 montée à une extrémité supérieure du mât 6, surmontant le dossier 11. Par ailleurs, comme dans l'exemple illustré, le fauteuil 1 est de préférence équipé d'un guidon 13 formé par une barre transversale fixée à l'extrémité supérieure du mât 6, pour faciliter le déplacement et la manoeuvre du fauteuil 1 par un aide-soignant. Dans ce qui suit, le terme « arrière » définit une localisation du côté du dossier 11 ; le terme « avant » définit, a contrario, une localisation opposée. Le terme « bas » définit une localisation du côté des roues 4 ; le terme « haut » définit, a contrario, une localisation opposée. D'une manière générale, les termes « arrière », « avant », « bas » et « haut » sont employés dans le cadre d'un positionnement et d'une utilisation normaux du fauteuil 1, comme on en a couramment l'habitude dans la vie quotidienne. Il en va de même des termes « vertical » et « horizontal », étant supposé que le fauteuil 1 repose sur un sol horizontal.

[0018] Le fauteuil 1 comprend une assise 14 mobile par rapport à l'embase 5 entre une position basse (figures 1, 2, 5, 6) dans laquelle l'assise 14 s'étend au voisinage de l'embase 5 pour permettre à un patient 15 d'être confortablement assis dans le fauteuil 1, comme illustré sur la figure 2, et une position haute (figures 3, 4, 7, 8, 9, 10) dans laquelle l'assise 14 est écartée de l'embase 5 pour aider le patient 15 à se relever en le poussant derrière ses cuisses ou, au contraire, à s'asseoir en amortissant et en accompagnant son mouvement.

[0019] L'embase 5 peut être fixée de manière inamovible sur le chariot 3, ou, comme dans l'exemple illustré, de manière réglable au moins en hauteur et, éventuellement, en rotation, par l'intermédiaire d'un vérin 16 muni d'un mécanisme de blocage actionnable au moyen d'un levier 17 en saillie à portée du patient 15. L'embase 5 se présente, dans l'exemple illustré, sous forme d'une pièce métallique comprenant une plaque 18 horizontale et des rebords 19 latéraux repliés à l'équerre par rapport à la plaque 18 horizontale.

[0020] Il est préférable que l'embase 5 (et donc l'assise 14 et les accoudoirs) soi(en)t bloqué(s) en rotation pendant que le patient 15 s'assoit ou se relève, de sorte à sécuriser celui-ci. A cet effet, et comme illustré notamment sur la figure 1, l'un au moins des tubes 7 est pourvu d'une béquille 20 qui vient buter contre la traverse 9.

[0021] Selon un mode de réalisation illustré sur les figures 1 à 4, le fauteuil 1 est équipé d'un repose-pied 21 déplaçable en hauteur entre une position basse (illustrée sur les figures) dans laquelle le repose-pied 21 s'étend au voisinage du sol pour permettre au patient 15 d'y prendre appui lorsqu'il s'assoit et se relève, et une position haute dans laquelle le repose-pied 21 est écarté du sol pour maintenir les pieds du patient à distance du sol, ce qui évite qu'ils ne frottent contre celui-ci lors des déplacements du fauteuil 1. Comme on le voit notamment sur les figures 1 à 4, le fauteuil 1 est pourvu d'un mécanisme 22 d'actionnement du repose-pied 21, incluant un levier 23 de commande au pied et une tringlerie 24 de couplage du levier 23 au repose-pied 21, le basculement du levier 23 de commande plaçant le repose-pied 21 dans sa position haute ou, inversement, dans sa position basse. Avantageusement, le mécanisme 22 d'actionnement commande simultanément le blocage d'au moins deux des roues 4 (par ex. les roues arrière) en position basse du repose-pied 21, de sorte à éviter que le fauteuil 1 ne se dérobe lorsque le patient 15 se relève ou s'assied.

[0022] L'assise 14 est en deux parties : elle comprend une demi-assise 14A avant destinée à supporter les cuisses du patient 15, et une demi-assise 14B arrière destinée à supporter son bassin. Les demi-assises 14A, 14B sont mutuellement articulées autour d'un axe A commun, situé au voisinage d'un bord arrière de la demi-assise 14A avant et d'un bord avant de la demi-assise 14B arrière.

[0023] Comme illustré sur les figures, et notamment sur les figures 5 et 7, la demi-assise 14A avant comprend une plaque 25 avant métallique pourvue de rebords 26 ; de même, la demi-assise 14B arrière comprend une plaque 27 arrière métallique pourvue de rebords 28.

[0024] L'axe A est, dans l'exemple illustré, formé par une paire de boulons 29 par lesquels les plaques 25, 27 sont montées en rotation l'une par rapport à l'autre.

[0025] L'assise 14 comprend un coussin 30 souple ayant une partie 30A avant montée sur la plaque 25 avant par l'intermédiaire d'un plateau 31A avant monté coulissant sur celle-ci, et une partie 30B arrière montée sur la plaque 27 arrière par l'intermédiaire d'un plateau 31B arrière monté coulissant sur celle-ci et articulé par rapport au plateau 31A avant autour d'une charnière 32.

[0026] Le coussin 30 est de préférence réalisé dans une mousse, par ex. une mousse viscoélastique (couramment dénommée mousse à mémoire de forme). Les plateaux 31A, 31B peuvent être réalisés en plastique, en bois ou, avantageusement, dans un matériau dérivé du bois (typiquement aggloméré, médium, stratifié).

[0027] Le fauteuil 1 comprend en outre un mécanisme 33 d'articulation de l'assise 14, conçu pour pouvoir adopter une configuration repliée plaçant l'assise 14 dans sa position basse (figures 5, 6µ), et une configuration déployée plaçant l'assise 14 dans sa position haute (figures 7, 8, 9).

[0028] Ce mécanisme 33 comprend, en premier lieu, un cadre 34 inférieur monté en rotation par rapport à l'embase 5 autour d'un axe B et par rapport à la demi-assise 14A avant autour d'un axe C situé au voisinage d'un bord avant de celle-ci. Dans l'exemple illustré, l'axe B est formé par une paire de boulons 35 par lesquels le cadre 34 inférieur est monté en rotation sur les rebords 19 de l'embase 5.

[0029] Le cadre 34 inférieur pourrait être formé d'une paire de tiges parallèles reliées entre elles par un entretoisement. Dans l'exemple illustré sur les figures, et notamment sur la figure 8, le cadre 34 inférieur se présente toutefois sous forme d'une pièce métallique monobloc comprenant une plaque 36 rectangulaire pourvue d'une échancrure 37 dont la fonction apparaîtra ci-après), et de bords 38 latéraux repliés à l'équerre par rapport à la plaque 36.

[0030] Selon un mode de réalisation illustré sur les figures, et notamment sur les figures 5, 7 et 8, l'axe C est formé par un tube 39 intégré au carde inférieur (en étant par ex. soudé sur la plaque au niveau d'un bord avant de celle-ci) et monté en rotation entre deux paliers 40 fixés (par ex. par vissage) à la demi-assise 14A avant, de part et d'autre latéralement de celle-ci.

[0031] Le mécanisme 33 d'articulation comprend, en deuxième lieu, un cadre 41 supérieur monté en rotation, d'une part par rapport au cadre 34 inférieur autour d'un axe D situé entre les axes B et C, et d'autre part par rapport à la demi-assise 14B arrière autour d'un axe E situé au voisinage d'un bord arrière de celle-ci.

[0032] Le cadre 41 supérieur pourrait être formé d'une paire de tiges parallèles reliées entre elles par un entretoisement. Dans l'exemple illustré sur les figures, et notamment sur la figure 8, le cadre 41 supérieur se présente toutefois sous forme d'une pièce métallique monobloc comprenant une plaque 42 rectangulaire pourvue d'une fente 43 centrale (dont la fonction apparaîtra ci-après), et de bords 44 latéraux repliés à l'équerre par rapport à la plaque 42.

[0033] Dans l'exemple illustré, l'axe D est formé par une paire de boulons 45 coaxiaux par lesquels le cadre 41 supérieur est monté en rotation sur les bords latéraux du cadre 34 inférieur. Selon un mode préféré de réalisation, l'axe D s'étend dans le plan formé par les axes B et C (en d'autres termes, les axes B, C et D sont coplanaires). L'axe E est quant à lui formé par une paire de boulons 46 coaxiaux par lesquels le cadre 41 supérieur est monté en rotation par rapport à la demi-assise 14B arrière, et plus précisément sur des pattes 47 formés en saillie à partir de la plaque 27 arrière.

[0034] Le mécanisme 33 d'articulation comprend, en troisième lieu, un bras 48 de couplage monté en rotation, d'une part par rapport à l'embase 5 autour d'un axe F, et d'autre part par rapport à la demi-assise 14A avant autour d'un axe G écarté de l'axe C et situé du côté de celui-ci opposé à la plaque 25 avant.

[0035] Le bras 48 de couplage pourrait se présenter sous forme d'une bielle unique centrale (c'est-à-dire s'étendant dans un plan longitudinal de symétrie du fauteuil 1). Toutefois, dans l'exemple illustré, le bras 48 de couplage comprend une paire de bielles 49 disposées latéralement de part et d'autre de l'embase 5, rendues solidaires l'une de l'autre au moyen d'une entretoise 50 (ici sous la forme d'une barre transversale).

[0036] Comme cela est visible sur les figures, l'axe F de rotation du bras 48 de couplage est décalé par rapport à l'axe B de rotation du cadre 34 inférieur, à la fois vers l'avant et vers le bas, le bras 48 étant lui-même décalé vers l'avant par rapport à l'ensemble du cadre 34 inférieur. L'axe F est par exemple formé d'une paire de boulons 51 par lesquels chaque bielle 49 est montée en rotation par rapport à un rebord 19 de l'embase 5.

[0037] Comme on le voit en outre sur les figures 5, 7 et 8, le bras 48 est couplé en rotation à la demi-assise 14A avant par l'intermédiaire d'une patte 52 en saillie de la plaque 25 avant, dont elle est solidaire (par ex. par soudage). Selon un mode de réalisation illustré sur ces figures, la patte 52 est en forme de corne et l'axe G de rotation du bras 48 par rapport à la demi-assise 14A avant est fixé à une extrémité de la patte opposée à celle-ci. Dans l'exemple illustré, l'axe G est formé par une paire de boulons 53 coaxiaux.

[0038] Les axes A, B, C, D, E, F et G sont parallèles entre eux et s'étendent transversalement, c'est-à-dire perpendiculairement à un plan général de symétrie du fauteuil 1.

[0039] De la sorte, les axes A, B, C, D, E, F et G définissent, dans tout plan qui leur est perpendiculaire (et notamment dans le plan général de symétrie du fauteuil 1) :
  • les axes B, C, G, F, un quadrilatère BCGF inférieur déformable ;
  • les axes A, C, D, E, un quadrilatère ACDE supérieur déformable.


[0040] Comme la patte 52, qui porte l'axe G, est solidaire de la plaque 25 avant, le côté AC du quadrilatère ACDE supérieur et le côté CG du quadrilatère BCGF inférieur sont rigidement solidaires. Comme, en outre, les axes B et F sont fixes et l'axe D est solidaire du cadre 34 inférieur (c'est-à-dire du côté BC du quadrilatère BCGF inférieur), les déformations des quadrilatères BCGF et ACDE sont liées, à chaque configuration du quadrilatère inférieur BCGF correspondant une unique configuration du quadrilatère supérieur ACDE, et réciproquement.

[0041] Le mécanisme 33 d'articulation n'est cependant pas libre, faute de quoi la gravité le maintiendrait dans sa configuration repliée. Le fauteuil 1 comprend un organe 54 de rappel élastique, qui sollicite le mécanisme 33 d'articulation vers sa configuration déployée, de sorte qu'en l'absence de tout effort résistant contrariant la déformation de l'organe 54 de rappel, la configuration déployée est celle qu'occupe par défaut le mécanisme 33 d'articulation.

[0042] Selon un mode de réalisation avantageux, l'organe 54 de rappel est interposé entre le cadre 34 inférieur et le cadre 41 supérieur qu'il tend à écarter l'un de l'autre. L'organe 54 de rappel est par exemple un ressort à gaz, et comprend dans ce cas un corps 55 de vérin, qui dans l'exemple illustré est fixé sur le cadre 34 inférieur (et plus précisément sur une chape 56 solidaire de celui-ci) en étant articulé par rapport à celui-ci, et une tige 57 montée coulissante par rapport au corps 55 et fixée sur le cadre 41 supérieur au travers de l'échancrure 37 et de la fente 43, en étant articulée par rapport au cadre supérieur 41.

[0043] Comme illustré sur la figure 8, l'échancrure 37 et la fente 43 ménagent un débattement angulaire pour la tige 57 pour en autoriser le pivotement qui accompagne le basculement du cadre 41 supérieur par rapport au cadre 34 inférieur lors du déploiement (ou, inversement, du repliement) du mécanisme 33 d'articulation.

[0044] Comme illustré sur la figure 10, et plus particulièrement dans le médaillon de détail de celle-ci, le mécanisme 33 d'articulation peut être muni d'une butée 58 réglable permettant d'ajuster la configuration déployée du mécanisme 33 (et donc la position haute de l'assise 14). Comme dans l'exemple illustré, cette butée 58 peut se présenter sous forme d'une molette vissée dans la barre 50 entretoisant les bielles 49 du bras 48 de couplage. La butée 58 présente une poignée 59 en forme de champignon et une tige 60 à l'extrémité de laquelle est monté un patin 61 hémisphérique. En configuration déployée, la plaque 36 du cadre 34 inférieur vient buter contre le patin 61, ce qui bloque en position le mécanisme 33 d'articulation. Par vissage (ou dévissage) de la tige 60 dans la barre 50 au moyen de la poignée 59, on règle la position du patin 61, ce qui permet d'ajuster la configuration déployée du mécanisme 33 d'articulation (et donc la position haute de l'assise 14) à la morphologie (et notamment à la taille) du patient 15.

[0045] L'assise 14 mobile (avec son mécanisme 33 d'articulation) peut ainsi accompagner et assister les gestes du patient 15 consistant à s'asseoir depuis la posture debout, et inversement à se relever depuis la posture assise.

[0046] On décrit à présent le mouvement du mécanisme 33 d'articulation, en partant d'abord de la posture debout du patient 15 et de la configuration déployée (réglable, comme nous venons de le voir) du mécanisme 33 d'articulation (et donc de la position haute de l'assise). Dans cette configuration, illustrée sur les figures 3 et 4, on suppose bloquées les roues 4 du fauteuil 1, et abaissé le repose-pied 21.

[0047] Le patient 15 se présente dos au fauteuil 1, et, ses pieds sur le repose-pied 21 baissé, fléchit légèrement les jambes. Il peut s'aider des bras en venant agripper les accoudoirs 8 (dont la hauteur est de préférence réglable), comme illustré sur la figure 4, ce qui sollicite, quoique de manière modérée, les muscles extenseurs du coude (notamment le triceps brachial). L'arrière des cuisses (muscles ischiojambiers) venant s'appuyer sur la demi-assise 14A avant, et le bassin (et les fessiers) sur la demi-assise 14B arrière, le patient 15 peut alors se laisser aller à s'asseoir en relâchant ses muscles sans craindre de choc au coccyx, le ressort 54 amortissant son mouvement.

[0048] Le ressort 54 est, à cet effet, choisi pour ralentir (et donc amortir, sans toutefois le contrarier) le mouvement de repliement du mécanisme 33 d'articulation, et ce pour un panel de patients ayant des poids variés compris entre une valeur minimale (par ex. de l'ordre de 35 à 40 kg) et une valeur maximale (par ex. de l'ordre de 80 à 90 kg). Il est envisageable de choisir un ressort 54 à gaz à effort réglable pour l'adapter au poids du patient 15. En variante, il est envisageable de prévoir plusieurs modèles de fauteuils 1 adaptés chacun à une gamme restreinte de poids et couvrant ensemble une large gamme de poids, et que l'on sélectionne en fonction du poids du patient.

[0049] Une fois le patient 15 assis, un aide-soignant peut débloquer les roues 4 et relever le repose-pied 21 pour déplacer librement le fauteuil 1 (avec le patient) au moyen du guidon 13.

[0050] Inversement, en partant de la posture assise du patient 15 et de la configuration repliée du mécanisme 33 d'articulation (et en supposant les roues 4 bloquées et le repose-pied 21 abaissé, figures 1 et 2), le patient 15, pour amorcer le mouvement consistant à se relever, commence par pencher le buste en avant, ce qui déplace son centre de gravité vers l'avant et transfère une partie de son poids sur ses pieds en diminuant l'effort résistant opposé au déploiement du mécanisme 33 d'articulation sous l'effet de rappel du ressort 54.

[0051] Le patient peut s'aider de ses bras en agrippant les accoudoirs 8 et en s'y appuyant, ce qui allège encore le poids porté par l'assise 14, jusqu'au point où le ressort 54 peut librement s'étirer en déployant le mécanisme 33 d'articulation, ce qui pousse le patient à la fois vers le haut (par la demi-assise 14B arrière) et vers l'avant (par la demi-assise 14A avant) et allège encore le poids porté par l'assise 14. Le patient 15 ainsi assisté peut alors parvenir sans difficulté à la posture illustrée sur la figure 4 où, bien que ses jambes soient encore légèrement fléchies, l'effort que doit consentir le patient 15 pour les étendre complètement est modeste.

[0052] Le mécanisme 33 d'articulation n'est pas seulement conçu pour fournir au patient 15 un effort de poussée lui permettant de se relever ; il est conçu pour effectuer un mouvement d'accompagnement ergonomique, c'est-à-dire au plus près de la cinématique du corps humain passant de la posture assise à la posture debout, et inversement.

[0053] A cet effet, les axes A, B, C, D, E, F et G sont positionnés (c'est-à-dire que le cadre 34 inférieur, le cadre 41 supérieur, la demi-assise 14A avant, la demi-assise 14B arrière et le bras 48 de couplage sont dimensionnés) de telle sorte que le quadrilatère BCGF inférieur soit convexe dans la configuration repliée du mécanisme 33, et concave par l'axe G en configuration déployée du mécanisme 33.

[0054] Rappelons qu'un quadrilatère est dit convexe lorsque ses diagonales sont incluses dans le périmètre défini par le quadrilatère, et concave lorsque l'une des diagonales est située hors de ce périmètre. En d'autres termes, que le quadrilatère inférieur BCGF soit concave par l'axe G signifie que l'angle entre les segments GF et GC, mesuré du côté intérieur au quadrilatère BCGF, est supérieur à 180°.

[0055] On constate en effet que :
  • tant que le quadrilatère inférieur BCGF est convexe, le segment AE (et avec lui la demi-assise 14B arrière) est animé, lors du déploiement ou du repliement du mécanisme 33 d'articulation au cours d'une phase dite translative (notée T sur la figure 11), d'un mouvement essentiellement de translation verticale (flèche F1 sur la figure 6) jusqu'à une configuration intermédiaire dans laquelle les segments GF et GC sont alignés ;
  • dès lors que, passée la configuration intermédiaire, le quadrilatère inférieur BCGF devient concave, le segment AE (et avec lui la demi-assise 14B arrière) est animé, lors du déploiement ou du repliement du mécanisme 33 d'articulation au cours d'une phase dite rotative (notée R sur la figure 11), d'un mouvement essentiellement de rotation d'arrière en avant (dans le cas du déploiement, flèche F2 sur la figure 9) ou inversement d'avant en arrière (dans le cas du repliement).


[0056] Le mouvement du mécanisme 33 d'articulation (et donc de l'assise 14) est donc subdivisé en deux phases.

[0057] Lors de la phase T translative, la demi-assise 14B arrière accompagne le mouvement de translation verticale du bassin (et des fessiers) du patient 15, soit lorsqu'il initie le mouvement consistant à se relever depuis la posture assise, soit lorsqu'il termine le mouvement consistant à s'asseoir. Quant à la demi-assise 14A avant, elle est animée d'un mouvement combiné de translation verticale et de rotation de faible amplitude angulaire qui accompagne à la fois la remontée (dans le cas du passage à posture debout) ou la descente (dans le cas du passage à la posture assise) de l'articulation du genou et la rotation des cuisses autour de celle-ci. Dans le mouvement de déploiement du mécanisme 33 d'articulation, l'axe C est animé, au cours de la phase T translative, d'un mouvement de rotation de grande amplitude vers le haut, centré sur l'axe B (flèche F3 sur la figure 6).

[0058] On observera que, pendant la phase T translative, l'ensemble de l'assise 14 se translate vers l'arrière. Ce mouvement permet de rassurer (et donc de détendre musculairement) les patients présentant un symptôme de rétropulsion, enclins par réflexe à projeter leur corps vers l'arrière lors du passage de la posture assise à la posture debout.

[0059] Lors de la phase R rotative, l'assise 14 complète (demi-assise 14A avant et demi-assise 14B arrière) accompagne le mouvement de rotation solidaire du bassin et des cuisses du patient 15 autour de l'articulation du genou, qui demeure à hauteur sensiblement constante. Dans le mouvement de déploiement du mécanisme 33 d'articulation, l'axe C est animé, au cours de la phase R rotative, d'un mouvement de rotation de faible amplitude vers le bas, centré sur l'axe B (flèche F4 sur la figure 9), ce qui libère l'articulation du genou et permet au patient 15 d'achever sans obstacle l'extension de ses jambes pour se relever.

[0060] En outre, on observera que, pendant la phase R rotative, l'ensemble de l'assise 14 se translate vers l'avant, ce qui, après la phase T translative qui accompagne vers l'arrière le patient ayant un symptôme de rétropulsion, propulse a contrario celui-ci vers l'avant à la fin du mouvement et lui permet de se mettre définitivement debout.

[0061] Pour obtenir cette cinématique complexe, l'une au moins des conditions a) à e) suivantes doit être satisfaite :
  1. a) La somme des entraxes FG et CG est inférieure ou égale à l'entraxe BC :

  2. b) L'angle, noté α, entre les plans définis respectivement par les axes A et C d'une part et C et G d'autre part, est compris entre 70° et 120° :

    (Dans l'exemple illustré, l'angle α est d'environ 90°).
  3. c) L'entraxe DE est supérieur ou égal à l'entraxe AC :

  4. d) L'entraxe CD est inférieur ou égal à l'entraxe BD :


    En d'autres termes, le point d'ancrage du cadre 41 supérieur sur le cadre inférieur est plus proche de l'axe C que de l'axe B.
  5. e) L'entraxe AE est supérieur ou égal à l'entraxe CD :



[0062] Deux, trois ou quatre des conditions a) à e) peuvent être conjointement satisfaites. Dans l'exemple illustré, toutes les conditions a), b), c), d) et e) sont conjointement satisfaites.

[0063] On fournit ci-dessous, à titre d'exemple, une liste de paramètres et leurs valeurs numériques correspondantes, pour lesquelles le mécanisme 33 d'articulation fonctionne correctement, c'est-à-dire qu'il permet d'obtenir la phase translative et la phase rotative, au bénéfice de la sécurité du patient, et permet de réaliser une assise ergonomique. Dans le tableau qui suit, une succession de deux lettres accolées, parmi les lettres A, B, C, D, E, F et G, correspond à la distance séparant les axes définis par leurs lettres respectives. Ainsi, BC désigne l'entraxe (c'est-à-dire la distance la plus courte) défini entre les axes B et C.
paramètre valeur
FG 192 mm
BC 253 mm
CD 65 mm
CG 34 mm
CA 188 mm
AE 160 mm
DE 281 mm
α 91,8°
BFX 64 mm
BFZ 25 mm


[0064] BFX désigne la distance entre les plans verticaux passant par les axes B et F, et BFZ la distance entre les plans horizontaux passant par ces mêmes axes.

[0065] On a tracé sur la figure 12, à titre de comparaison, un schéma similaire à celui de la figure 11, pour illustrer les différentes positions de l'assise du fauteuil du brevet GB 1 406 420 entre ses positions extrêmes représentées sur les figures 2 et 3 de ce brevet. Sur le schéma de la figure 12, dont l'orientation est inversée par rapport aux figures 2 et 3 de ce brevet, l'avant de l'assise est à droite. On voit que la partie arrière de l'assise est animée d'un mouvement essentiellement de translation verticale et vers l'avant, sans composante notable de rotation, tandis que l'extrémité avant de l'assise est animée d'un mouvement essentiellement de translation toujours dirigé vers l'arrière, y compris à la fin du mouvement. Une telle cinématique ne suit pas le mouvement du corps humain, et en particulier ne fournit pas au patient atteint du SDPM l'impulsion vers l'avant qui, à la fin du mouvement lui est nécessaire pour se relever.

[0066] A contrario, le mécanisme 33 d'articulation du fauteuil 1 décrit plus haut permet, grâce à la décomposition du mouvement en deux phases, à savoir une phase essentiellement translative suivie (ou précédée, selon que le patient s'assied ou se relève) d'une phase essentiellement rotative, ce qui le rend adapté à la cinématique du corps humain. Il en résulte une meilleure sécurité pour le patient 15 atteint du SDPM dont les symptômes de rétropulsion, d'hypertonie oppositionnelle et de stasobasophobie peuvent ainsi être efficacement combattus.

[0067] Des essais conduits avec ce fauteuil 1 montrent que des patients ayant perdu l'habitude de s'asseoir et de se relever sans aide peuvent retrouver cette habitude par une utilisation quotidienne du fauteuil.

[0068] Il est envisageable d'aller au-delà de la seule assistance aux mouvements consistant à se relever et à s'asseoir (par exemple progressivement au cours d'un programme de rééducation) en limitant la course du mécanisme 33 d'articulation (et donc de l'assise 14) au moyen d'un système de blocage du ressort 54.

[0069] Ce système de blocage agit par exemple sur un clapet d'obturation d'un évent de décompression du ressort 54, ce qui bloque la tige 57 en position, quelle que soit cette position. Le système de blocage est par exemple actionné au guidon 13 au moyen d'une manette 62 actionnable manuellement et reliée au ressort 54 par un câble 63, à la manière d'un frein de bicyclette.

[0070] Le mécanisme 33 d'articulation ajoute certes du poids par rapport à un fauteuil qui en serait dépourvu, mais ce poids peut demeurer contenu, dans la mesure où les pièces qui le constituent sont relativement peu nombreuses et assez légères. Au total, le fauteuil peut demeurer relativement léger. En outre, si les axes A, B, C, D, E, F et G sont suffisamment graissés, le mécanisme 33 procure au fauteuil 1 une grande fiabilité, et par conséquent une grande longévité.


Revendications

1. Fauteuil (1) médicalisé comprenant :

- un châssis (2) muni d'une embase (5),

- une assise (14) mobile par rapport à l'embase (5) et incluant une demi-assise (14A) avant et une demi-assise (14B) arrière mutuellement articulées autour d'un axe A, et

- un mécanisme (33) d'articulation de l'assise (14) pouvant adopter une configuration repliée plaçant l'assise (14) dans une position basse voisine de l'embase (5), et une configuration déployée plaçant l'assise (14) dans une position haute écartée de l'embase (5), ce mécanisme (33) comprenant :

o un cadre (34) inférieur monté en rotation par rapport à l'embase (5) autour d'un axe B et par rapport à la demi-assise (14A) avant autour d'un axe C situé au voisinage d'un bord avant de celle-ci ;

o un cadre (41) supérieur monté en rotation par rapport au cadre (34) inférieur autour d'un axe D situé entre les axes B et C, et par rapport à la demi-assise (14B) arrière autour d'un axe E situé au voisinage d'un bord arrière de celle-ci ;

o un bras (48) de couplage monté en rotation par rapport à l'embase (5) autour d'un axe F et par rapport à la demi-assise (14A) avant autour d'un axe G écarté de l'axe C ;

- un organe (54) de rappel élastique qui sollicite le mécanisme (33) d'articulation vers sa configuration déployée ;

les axes A, B, C, D, E, F et G étant parallèles et définissant, dans un plan qui leur est perpendiculaire :

- les axes B, C, G, F, un quadrilatère BCGF inférieur déformable ;

- les axes A, C, D, E, un quadrilatère ACDE supérieur déformable ;

les axes A, B, C, D, E, F et G étant positionnés de telle sorte que le quadrilatère BCGF inférieur soit convexe dans la configuration repliée, et concave par l'axe G en configuration déployée.
 
2. Fauteuil (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce que la somme des entraxes FG et CG est inférieure ou égale à l'entraxe BC.
 
3. Fauteuil (1) selon la revendication 1 ou la revendication 2, caractérisé en ce que l'angle entre les plans définis respectivement par les axes A et C d'une part et C et G d'autre part est compris entre 70° et 120°.
 
4. Fauteuil (1) selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'angle entre les plans définis respectivement par les axes A et C d'une part et C et G d'autre part est d'environ 90°.
 
5. Fauteuil (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'entraxe DE est supérieur ou égal à l'entraxe AC.
 
6. Fauteuil (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'entraxe CD est inférieur ou égal à l'entraxe BD.
 
7. Fauteuil (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'entraxe AE est supérieur ou égal à l'entraxe CD.
 
8. Fauteuil (1) selon l'une des revendications précédentes, caractérisé en ce que l'organe (54) de rappel est un ressort à gaz.
 
9. Fauteuil (1) selon la revendication 8, caractérisé en ce que le ressort (54) à gaz est du type blocable.
 
10. Fauteuil (1) selon la revendication 8 ou la revendication 9, caractérisé en ce que le ressort (54) à gaz comprend un corps (55) fixé sur le cadre (34) inférieur, et une tige (57) fixée sur le cadre (41) supérieur.
 




Dessins


































Rapport de recherche









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Références citées

RÉFÉRENCES CITÉES DANS LA DESCRIPTION



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