[0001] La présente invention se rapporte à un dispositif de chauffage indirect par rayonnement
sous la forme d'un boîtier radiant présentant deux parois frontales et deux parois
latérales et comprenant au moins une source de chaleur.
[0002] Un tel dispositif de chauffage, reposant sur l'utilisation de chaleur se propageant
par radiation/rayonnement (on parle alors de chaleur radiante/rayonnante) au départ
d'un élément radiant (notamment fabriqué en un alliage métallique ou en céramique),
est notamment utilisé dans des fours de traitement thermique au sein desquels sont
traités des produits typiquement métalliques (comme des barres, des tubes, des bandes)
mais aussi, par exemple, des produits en d'autres matériaux comme de la céramique.
[0003] Par les termes « chauffage indirect », il est entendu que le chauffage ne s'effectue
pas directement entre la source de chaleur (flamme dans le cas d'une combustion) et
le produit à traiter.
[0004] Le document
FR1315564 divulgue un type particulier de dispositif de chauffage présentant une forme elliptique,
c'est-à-dire une forme qui est constituée par une infinité d'arcs de cercle et qui
peut être obtenue, par définition, comme une enveloppe de la famille des cercles dont
les diamètres sont les cordes à supports parallèles d'un cercle donné. Une ellipse
est en fait une courbe plane fermée générée par un point se déplaçant de telle sorte
que sa distance par rapport à un point fixe divisée par sa distance par rapport à
une ligne fixe est une valeur constante positive inférieure à 1.
[0005] Généralement, les fours de traitement thermique comprennent toute une série d'éléments
radiants placés les uns au-dessus des autres et/ou les uns à côté des autres selon
des rangées verticales et/ou horizontales. Généralement, les produits à traiter défilent
verticalement et/ou horizontalement vis-à-vis de ces éléments et/ou entre ces éléments
au départ desquels est émise de la chaleur radiante. A cette fin, chaque élément radiant
comprend au moins une source de chaleur, laquelle peut par exemple se présenter sous
la forme d'un brûleur muni d'au moins un injecteur d'un produit combustible, d'au
moins une entrée d'un comburant et d'au moins une sortie de gaz de combustion de telle
sorte que, alimenté en un produit combustible gazeux ou liquide et en comburant, le
brûleur développe une flamme au sein de l'élément radiant au départ duquel rayonne
alors de la chaleur vers les produits à traiter.
[0006] Principalement, les éléments radiants actuellement utilisés et connus de l'état de
la technique consistent en des tubes radiants dont différentes formes sont proposées.
Par exemple, un premier type de tube radiant est celui en « W » qui est composé de
quatre brins de section circulaire et un second type de tube radiant est celui en
« double P » qui est composé de trois brins de section creuse sensiblement circulaires.
Toutefois, d'autres formes d'éléments radiants ont été proposées comme par exemple
des cassettes radiantes (voir ci-après).
[0007] Dans les procédés de traitement thermique réalisés par défilement continu ou non
de produits (comme par exemple des bandes métalliques) devant des éléments radiants
disposés dans un four, le transfert de chaleur dépend de la surface globale émettrice
de chaleur (c'est-à-dire de l'ensemble des surfaces des éléments radiants au départ
desquelles de la chaleur est rayonnée), du facteur de vue (ou facteur de forme) et
de l'écart de température (tel que caractérisé par la loi de Stefan Boltzmann concernant
les transferts par radiations) entre la surface rayonnante et le produit à traiter.
[0008] Notons que, par définition, le facteur de vue ou facteur de forme permet de définir
la proportion du flux total (de chaleur) émis par une première surface (S1) et arrivant
sur une deuxième surface (S2). Dans la pratique, la surface globale émettrice de chaleur
est formée par une série de tubes parallèles et généralement placés de façon transversale
par rapport au sens de déplacement du produit, dans le cas d'un défilement.
[0009] Ces tubes, installés suivant la pratique dans un four selon des rangées verticales
et/ou horizontales, rayonnent de la chaleur vers le produit mais, en même temps, de
par leur positionnement côte à côte et/ou l'un au-dessus de l'autre, ces mêmes tubes
radiants s'irradient l'un l'autre (radiations mutuelles). En effet, des surfaces significatives
de tubes radiants successifs se font face, une surface d'un élément radiant donné
interceptant le rayonnement d'un autre tube radiant successif donné, ceci ne permettant
pas d'assurer un chauffage optimal du produit mais menant à une surchauffe mutuelle
des tubes qui, dans certains cas de figures, se transmettent de la chaleur l'un à
l'autre par rayonnement.
[0010] D'une part, ceci a pour conséquence de limiter le transfert de chaleur vers le produit
à traiter puisqu'une quantité de chaleur non négligeable est empêchée d'être transmise
vers ce dernier. En effet, dès lors que deux éléments/tubes radiants connus de l'état
de la technique se succèdent (sont placés côte à côte ou l'un au-dessus de l'autre),
ils se « gênent » l'un l'autre et une perte de surface efficace de radiation est observée
pour chacun de ces éléments/tubes radiants. Typiquement, ce phénomène de radiation
mutuelle entraine une perte de la capacité de chauffage des éléments/tubes radiants
successifs, c'est-à-dire de tubes placés côte à côte ou l'un au-dessus de l'autre.
[0011] D'autre part, les formes actuellement connues des tubes radiants de l'état de la
technique contribuent à la création d'un gradient de température le long des tubes
radiants, ce gradient de température ayant notamment un impact considérable sur la
longévité des tubes radiants.
[0012] En résumé, dans la pratique, avec de tels éléments radiants sous forme de tubes,
plusieurs problèmes non négligeables sont donc rencontrés dont notamment la présence
d'un gradient de température le long des tubes mais aussi le phénomène de rayonnement
mutuel entre tubes successifs qui est responsable d'une perte de capacité de chauffage
du produit à traiter par chacun des tubes. Cette perte de capacité de chauffage est
liée à la présence de nombreux tubes radiants dans les fours et au peu d'espace libre
entre ces derniers. Il convient en effet de disposer de suffisamment de tubes pour
atteindre une capacité de chauffage suffisante mais un grand nombre de tubes amplifie
le phénomène de radiation mutuelle. Ceci se traduit par une dégradation du facteur
de forme (ou facteur de vue) vers le produit à traiter (bande, ...) qui n'est dès
lors pas optimal pour le chauffage par rayonnement. En effet, avec les éléments radiants
connus de l'état de la technique, la fraction de la radiation émise par un élément/tube
et interceptée par la surface d'un autre élément/tube n'est pas négligeable, ce qui
se traduit par une faible valeur de facteur de vue vers le produit à traiter et par
une valeur de facteur de vue élevée entre éléments radiants (tubes ou cassettes).
[0013] A noter que si une valeur de facteur de vue aussi grande que possible est souhaitable
entre les éléments radiants (tubes ou boîtiers) et un élément à traiter, une valeur
de facteur de vue aussi faible que possible est au contraire souhaitable entre des
éléments radiants (tubes ou boîtiers) se succédant.
[0014] Afin de tenter de faire face à ces inconvénients, le document
EP 1203921 propose un dispositif de chauffage indirect par rayonnement sous la forme d'une cassette
radiante présentant une forme parallélépipédique. Plus spécifiquement, cette cassette
renferme un canal de combustion dont une extrémité est reliée à un brûleur alimenté
en comburant et en produit combustible par l'intermédiaire d'au moins deux injecteurs,
l'autre extrémité du canal étant ouverte pour permettre une circulation des gaz de
combustion. Une évacuation de ces gaz de combustion est prévue via une sortie de gaz
de combustion présente à la surface de la cassette radiante. Avec un tel dispositif
de chauffage selon le document
EP 1203921, une flamme est développée dans un canal de combustion qui rayonne de la chaleur
vers les parois du parallélépipède formé par la cassette, lesquelles parois rayonnent
alors de la chaleur à leur tour vers les produits à traiter.
[0015] Par ailleurs, même si ce document antérieur décrit un dispositif de chauffage présenté
comme ayant des performances accrues assurant une homogénéité de la température des
parois rayonnantes de la cassette et un facteur de vue amélioré, il n'en demeure pas
moins que des radiations mutuelles importantes entre les surfaces hautes et basses
de deux cassettes parallélépipédiques successives posent problème tout comme c'est
le cas avec les tubes radiants classiques.
[0016] L'invention a pour but de pallier au moins ce problème subsistant de l'état de la
technique en procurant un dispositif de chauffage à la fois performant, c'est-à-dire
présentant un facteur de vue optimisé entre boîtiers radiants et éléments à traiter
(ici, l'optimisation cherche une augmentation de ce facteur de vue) qu'entre des boîtiers
radiants successifs (ici, l'optimisation cherche une diminution de ce facteur de vue),
et qui permet de minimiser significativement les radiations mutuelles essentiellement
observées au niveau des parois de deux éléments (tubes ou boîtiers) radiants successifs
se trouvant par exemple l'un au-dessus de l'autre dans un four de traitement thermique.
Par ailleurs, l'invention a également pour objectif de procurer un dispositif de chauffage
permettant d'améliorer l'homogénéité des températures des parois rayonnantes, ceci
afin d'assurer un chauffage homogène des éléments à traiter.
[0017] Pour résoudre ce problème, il est prévu suivant l'invention, un dispositif de chauffage
tel qu'indiqué au début caractérisé en ce que ledit boîtier radiant présente des parois
frontales se joignant de façon que le boîtier présente, en section transversale, une
forme lenticulaire présentant une corde C.
[0018] Pour un cercle, la notion de corde est définie comme étant un segment qui joint deux
points du cercle, la corde qui passe par le centre du cercle étant le diamètre. Par
analogie, pour la forme lenticulaire au sens de l'invention, il est entendu que la
corde C est le segment qui coupe longitudinalement la forme lenticulaire en deux parties
comme illustré à titre exemplatif en coupe transversale à la figure 3.
[0019] Par les termes « le boîtier présente, en section transversale, une forme lenticulaire
», on entend, au sens de la présente invention, que le boîtier radiant comprend des
parois frontales qui se rejoignent à au moins une extrémité de la corde C de la forme
lenticulaire en formant une arête ou un léger-plat et non pas ni une surface plane
comme ce serait le cas si le boîtier présentait une forme parallélépipédique, ni une
surface courbe continue comme ce serait le cas si le boîtier présentait une forme
elliptique.
[0020] Au sens de la présente invention, l'arête formée à l'endroit où se rejoignent les
parois frontales du boîtier radiant (c'est-à-dire à au moins une extrémité de la corde
C de la forme lenticulaire) peut présenter la taille d'un cordon de soudure, lequel
peut, dans certains cas, être relativement large.
[0021] Au sens de la présente invention, les parois frontales peuvent présenter, en section
transversale, au moins une partie courbe qui peut être précédée ou succédée par une
ou plusieurs autres parties (facettes) rectilignes ou courbes, la succession de toutes
ces parties formant une paroi frontale sensiblement et globalement lenticulaire. Il
est prévu selon l'invention que les parois frontales puissent être formées uniquement
d'éléments (parties) courbes ou uniquement d'éléments (parties ou facettes) rectilignes.
[0022] Au sens de la présente invention, selon une coupe transversale (section transversale),
la forme lenticulaire, au contraire par exemple d'une forme elliptique, est une forme
discontinue, c'est-à-dire une forme présentant au moins une « cassure angulaire »
formant par exemple une extrémité angulaire, par exemple sous forme d'une intersection
ou d'une pointe. Il ne s'agit donc certainement pas, au contraire d'une forme elliptique
telle que divulguée dans le document
FR1315564, d'une forme continue constituée par une infinité d'arcs de cercle et qui peut être
obtenue comme une enveloppe de la famille des cercles dont les diamètres sont les
cordes à supports parallèles d'un cercle donné. De même, il ne s'agit certainement
pas d'une courbe plane générée par un point se déplaçant de telle sorte que sa distance
par rapport à un point fixe divisée par sa distance par rapport à une ligne fixe est
une valeur constante positive inférieure à 1.
[0023] Par les termes « une source de chaleur », on entend, au sens de la présente invention,
tout élément ou tout dispositif permettant un apport de chaleur au sein du boîtier
radiant. A titre d'exemple, la source de chaleur peut se présenter sous la forme d'au
moins un brûleur muni d'au moins un injecteur d'un produit combustible, d'au moins
une entrée d'un comburant et d'au moins une sortie de gaz de combustion. La source
de chaleur selon l'invention pourrait également se présenter sous la forme d'une résistance
électrique ou sous toute autre forme.
[0024] Dans le cadre de la présente invention, il a été déterminé, qu'un tel boîtier radiant
présentant, en section transversale, une forme lenticulaire permet de minimiser significativement
les radiations mutuelles entre deux boîtiers successifs et d'optimiser le facteur
de vue non seulement entre un ou plusieurs éléments radiants (boîtiers) et un ou plusieurs
éléments à traiter (augmentation de la valeur du facteur de vue) mais aussi entre
des éléments radiants (boîtiers) successifs (diminution de la valeur du facteur de
vue).
[0025] Selon l'invention, la fraction de la radiation émise par chacun des boîtiers et étant
interceptée par les produits à traiter est optimisée et améliorée par rapport aux
dispositifs de l'état de la technique (valeur de facteur de vue augmentée) avec, en
parallèle, une réduction de la valeur de facteur de vue entre deux boîtiers successifs.
Ceci est particulièrement inattendu puisqu'il est évident que la forme idéale d'un
élément radiant serait une fine surface plane parallèle au produit à traiter. En effet,
une telle surface plane et continue d'un élément radiant permettrait d'assurer un
transfert optimal de chaleur par rayonnement vers une autre surface qui lui serait
parallèle ou du moins qui serait située en face. Or, le dispositif de chauffage selon
l'invention se présente sous la forme d'un boîtier radiant dont les parois frontales
se joignent de telle façon que le boîtier présente, en section transversale, une forme
lenticulaire. En effet, le boîtier suivant l'invention présente des parois frontales
sensiblement convexes qui se joignent à au moins une extrémité de la corde C de la
forme lenticulaire en formant une arête : les parois frontales ne se joignent pas
en formant pas une surface plane (comme ce serait le cas pour un boîtier radiant parallélépipédique)
et ne se joignent pas en formant une courbure (comme ce serait le cas pour un boîtier
radiant elliptique) mais bien une arête ou un léger plat.
[0026] En outre, il a été montré, dans le cadre de la présente invention, que le dispositif
de chauffage suivant l'invention présente des performances accrues assurant une homogénéité
de la température des parois rayonnantes du boîtier radiant, ceci en réduisant les
puissances par mètre cube de volume par rapport aux tubes radiants classiques décrits
plus haut mais aussi par rapport à la cassette radiante décrite dans le document
EP 1203921.
[0027] De préférence, selon l'invention, le boîtier radiant présente une forme lenticulaire
biconvexe. Dans le cadre de la présente invention, il a été déterminé qu'une telle
forme lenticulaire biconvexe s'approche mieux des caractéristiques radiatives d'un
élément radiant optimal qui serait une fine surface plane continue radiante.
[0028] En ce sens, avantageusement, les parois frontales du dispositif de chauffage selon
l'invention se joignent à au moins une extrémité de la corde C de la forme lenticulaire
en y formant par exemple une arête ou un léger plat. Comme indiqué ci-dessus, une
telle jonction des parois frontales a été déterminée, dans le cadre de la présente
invention, comme s'approchant au mieux des caractéristiques radiatives d'un élément
radiant optimal qui serait une fine surface plane continue radiante. Il a en effet
été déterminé qu'une telle jonction, conférant une forme lenticulaire biconvexe au
dispositif de chauffage sous forme d'un boîtier radiant, est adéquate tant pour minimiser
les radiations mutuelles entre boîtiers successifs que pour assurer un chauffage optimal
des produits à traiter. Ce chauffage optimal des produits à traiter et cette minimisation
des radiations mutuelles entre boîtiers successifs sont obtenus par optimisation des
valeurs de facteurs de vue non seulement entre un élément radiant (boîtier) et un
élément à traiter mais aussi entre des éléments radiants (boîtiers) successifs.
[0029] Préférentiellement, ladite forme lenticulaire selon une section transversale du boîtier
selon l'invention présente un rayon principal de courbure R tel que le rapport entre
ce rayon principal de courbure R et un pas P défini entre les deux centres de deux
boîtiers successifs est supérieur à 0,5. Suivant l'invention, il a été déterminé qu'un
tel rapport supérieur à 0,5 entre ce rayon principal de courbure R et le pas P défini
entre deux boîtiers successifs est adéquat afin d'assurer un chauffage optimal par
radiation, c'est-à-dire afin d'obtenir un facteur de vue adéquat tant entre un élément
radiant (boîtier) et un élément à traiter mais aussi entre des éléments radiants (boîtiers)
successifs, ceci se traduisant par une minimisation significative des radiations mutuelles
entre deux boîtiers successifs.
[0030] Optionnellement, le dispositif de chauffage selon l'invention comprend au moins un
élément interne de canalisation de flux de gaz et/ou de rigidification.
[0031] Selon un mode de réalisation suivant l'invention, ledit au moins un élément interne
se présente sous la forme d'une plaque et/ou d'une structure, toute autre forme et/ou
structure de ces éléments internes pouvant convenir étant couverte par la présente
invention. Dans le cas d'un apport de chaleur par combustion, la présence d'au moins
un élément interne, qu'il soit sous la forme d'une plaque ou autre, permet de canaliser
le flux de gaz issu de la combustion si il est agencé pour constituer une séparation
partielle ou totale entre la flamme et la/les partie(s) adjacente(s) à la zone de
flamme du boîtier. Un tel élément permet également le développement de la combustion
dans un/des canal/canaux adjacent(s) et/ou assure un rôle de rigidification et de
maintien du système en contenant les parois du boîtier radiant. Cet élément peut aussi
permettre de maîtriser la déformation du dispositif de chauffage. Selon l'invention,
la structure peut être une structure aussi simple qu'une tige.
[0032] Avantageusement, les parois frontales du dispositif de chauffage selon l'invention
peuvent être profilées avec des ondulations de toute forme ou avec des créneaux de
toute forme, ceci afin d'augmenter la surface d'échange du dispositif de chauffage
suivant l'invention.
[0033] De préférence, dans le cas d'une source de chaleur par combustion, le dispositif
de chauffage selon l'invention comprend un récupérateur de chaleur interne et/ou externe.
[0034] Préférentiellement, le récupérateur de chaleur interne ou externe du dispositif de
chauffage selon l'invention est un échangeur régénératif de chaleur. Il est avantageux
de prévoir un tel échangeur régénératif de chaleur qui permet un meilleur réchauffement
du produit combustible et/ou du comburant de sorte à optimiser le rendement de la
combustion réalisée dans le boîtier.
[0035] D'autres formes de réalisation du dispositif de chauffage suivant l'invention sont
indiquées dans les revendications annexées.
[0036] L'invention a aussi pour objet un four pour le traitement thermique de produits,
en particulier pour le traitement thermique de barres, de tubes, de bandes ou encore
de pièces généralement métalliques ou en tout autre matériau comme notamment de la
céramique, ledit four comprenant au moins un dispositif de chauffage selon l'invention.
[0037] D'autres formes de réalisation du four suivant l'invention sont indiquées dans les
revendications annexées.
[0038] L'invention a aussi pour objet une utilisation d'un dispositif de chauffage selon
l'invention pour le traitement thermique de barres, de tubes, de bandes ou encore
de pièces généralement métalliques ou en tout autre matériau comme notamment de la
céramique.
[0039] D'autres formes d'utilisation d'un dispositif de chauffage suivant l'invention sont
indiquées dans les revendications annexées.
[0040] D'autres caractéristiques, détails et avantages de l'invention ressortiront de la
description donnée ci-après, à titre non limitatif et en faisant référence aux dessins
annexés.
La figure 1 est une représentation schématique en perspective d'un dispositif de chauffage
selon l'invention.
La figure 2 est une représentation schématique selon une vue frontale d'un dispositif
de chauffage selon l'invention.
La figure 3 est une représentation schématique selon une coupe transversale suivant
l'axe III-III (tel qu'illustré à la figure 2) d'un dispositif de chauffage selon l'invention.
La figure 4 est une représentation schématique d'un four particulier comprenant des
dispositifs de chauffage selon l'invention.
La figure 5 est une représentation schématique de deux dispositifs de chauffage selon
l'invention qui sont placés les uns au-dessus des autres, comme c'est par exemple
le cas dans un four suivant l'invention (tel que celui représenté à la figure 4).
La figure 6 est une représentation schématique d'un autre dispositif de chauffage
selon l'invention.
[0041] Sur les figures, les éléments identiques ou analogues portent les mêmes références.
[0042] La figure 1 illustre, selon une vue en perspective, le dispositif de chauffage 1
suivant l'invention. Comme illustré, le dispositif de chauffage 1 se présente sous
la forme d'un boîtier de forme lenticulaire (biconvexe) dans sa section transversale.
Ce boîtier est composé de deux parois frontales 2, sensiblement convexes se joignant
en leur partie haute et en leur partie basse, c'est-à-dire à chacune des extrémités
de la corde C de la forme lenticulaire, en y formant une arête 3, 3'. Un emplacement
4, pour une source de chaleur, passe au travers d'une paroi latérale 5 du dispositif
de chauffage 1 et une deuxième paroi latérale (non visible) ferme quant à elle l'extrémité
du boîtier opposée à la paroi latérale 5 accueillant l'emplacement 4 pour une source
de chaleur. Cette deuxième paroi latérale est reliée à un moyen d'accrochage et/ou
de fixation 6 du boîtier lorsqu'il est placé dans un four.
[0043] La figure 2 est une vue latérale reprenant les mêmes éléments que ceux illustrés
à la figure 1 où sont visibles des éléments internes 7 de canalisation de flux de
gaz et/ou de renfort sous forme de plaques.
[0044] La figure 3 est vue en coupe selon l'axe III-III (tel qu'illustré à la figure 2)
du dispositif de chauffage 1 se présentant sous la forme d'un boîtier de forme lenticulaire
dans sa section transversale, cette forme lenticulaire présentant une flèche F et
une corde C. Ce boîtier est composé de deux parois frontales 2, 2' sensiblement convexes
se joignant en leur partie haute et en leur partie basse, c'est-à-dire à chacune des
extrémités de la corde C de la forme lenticulaire, en y formant une arête 3, 3'. Le
dispositif de chauffage 1 accueille un emplacement 4 pour une source de chaleur, ledit
emplacement 4 présentant une section circulaire dans le mode de réalisation illustré.
[0045] En fonctionnement, lorsqu'un brûleur présent à l'emplacement 4 est alimenté en produit
combustible et en comburant, une flamme se développe dans le dispositif de chauffage
1, c'est-à-dire dans le boîtier, de façon centrale selon le mode de réalisation illustré.
Lorsque des éléments internes 7 de canalisation de flux de gaz et/ou de renfort sont
présents, ils constituent par ailleurs un écran entre cette flamme centrale et les
parties adjacentes au centre du boîtier et permettent de canaliser le flux de gaz
lié à la combustion.
[0046] La figure 4 est une représentation schématique d'un four particulier 8 comprenant
une pluralité de dispositifs de chauffage 1,1' suivant l'invention. Selon le mode
de réalisation illustré, une bande métallique 9 défile dans le four en étant entraînée
par des rouleaux de renvoi et de transport 10. La bande 9 est ainsi chauffée sur ses
deux faces par chacun des dispositifs de chauffage 1, 1' en passant devant les faces
frontales 2, 2' de ces derniers. De par la forme lenticulaire biconvexe du dispositif
de chauffage 1,1' selon l'invention, la bande métallique 9 est soumise à un chauffage
homogène tout le long de son parcours dans le four 8, les radiations mutuelles entre
boîtiers successifs 1, 1' étant significativement minimisées. Cette forme lenticulaire
biconvexe des dispositifs de chauffage suivant l'invention permet, comme indiqué plus
haut, d'optimiser les valeurs de facteurs de vue tant entre éléments radiants (boîtiers)
et un élément à traiter mais aussi entre des éléments radiants (boîtiers) successifs.
[0047] La figure 5 est une représentation schématique de deux dispositifs de chauffage 1,
1' qui sont placés les uns au-dessus des autres, comme c'est par exemple le cas dans
un four 8 suivant l'invention. Comme on peut le constater, lorsque deux boîtiers 1,
1' successifs suivant l'invention sont placés les uns au-dessus des autres, seules
des arêtes 3, 3' se font face, ce qui minimise significativement les radiations mutuelles
entre ces mêmes boîtiers 1, 1' et ce qui optimise les facteurs de vue de chacun des
dispositifs de chauffage 1, 1' selon l'invention.
[0048] En outre, suivant l'invention, il a été déterminé que, de façon préférée, le boîtier
1,1' présente, en section transversale, une forme de lentille (forme lenticulaire)
dont le rayon principal de courbure R est tel que le rapport entre ce rayon principal
de courbure R et le pas P défini entre deux boîtiers 1,1' successifs est supérieur
à 0,5.
[0049] La figure 6 est une représentation schématique d'un autre dispositif de chauffage
suivant l'invention présentant une forme lenticulaire au sens de l'invention dès lors
que le boîtier 1 présente des parois frontales composée chacune de trois facettes
f
1', f
1", f
1"' / f
2', f
2", f
2"', ces parois se joignant de façon que le boîtier présente, en section transversale,
une forme lenticulaire selon l'invention présentant une corde C. Plus particulièrement,
les parois frontales se joignent à chacune des extrémités de la corde C du boîtier
1 tel que représenté à la figure 6 en y formant une arête (3, 3'). Ceci permet de
minimiser significativement les radiations mutuelles entre boîtiers et d'optimiser
les facteurs de vue des dispositifs de chauffage selon l'invention. Bien entendu,
le dispositif de chauffage présenté à la figure 6 n'est qu'illustratif et un autre
dispositif de chauffage selon l'invention pourrait présenter un nombre élevé de facettes
formant globalement une paroi frontale de forme lenticulaire en section transversale
suivant l'invention.
Exemples
Exemple 1 : comparaison de la puissance par mètre cube de volume de l'espace de combustion pour différents types
d'éléments radiants
[0050] Des comparatifs ont été réalisés afin de déterminer la puissance par mètre cube de
volume et par mètre carré de section de passage de flamme du dispositif de chauffage
suivant l'invention par rapport aux tubes radiants classiques décrits plus haut mais
aussi par rapport à la cassette radiante décrite dans le document
EP 1203921. Les résultats obtenus sont présentés dans le tableau ci-dessous.
| Forme de l'élément radiant |
Puissance du brûleur 1 |
Espace de combustion |
Puissance surfacique |
Puissance volumique |
| Diamètre / Dimension |
Section |
Volume |
| |
[kW] |
[mm] |
[m2] |
[m3] |
[kW/m2] |
[kW/m3] |
| 4 brins (W) |
174 |
203 |
0,0324 |
0,243 |
5 370 |
716 |
| 3 brins (double P) |
140 |
247 |
0,0479 |
0,203 |
2 923 |
690 |
| Cassette EP1203921 |
130 |
104 x 740 |
0,0770 |
0,139 |
1 690 |
935 |
| Lenticulaire |
174 |
3502 |
0,0962 |
0,598 |
1 808 |
290 |
1 puissance connectée
2 diamètre équivalent au centre du boîtier lenticulaire |
[0051] Comme on peut le constater, avec le boîtier de forme lenticulaire biconvexe dans
sa section transversale selon l'invention, la puissance par mètre cube de volume de
l'espace de combustion est significativement réduite par rapport à celles observées
avec les tubes radiants et la cassette radiante de l'état de la technique. Ceci se
traduit par une nette amélioration de l'homogénéité de température de la flamme et
donc des parois rayonnantes. Un chauffage par radiation significativement plus homogène
est ainsi obtenu avec un dispositif de chauffage suivant la présente invention.
Exemple 2 : comparaisons des valeurs de facteur de vue pour des boîtiers radiants
de forme lenticulaire et de forme elliptique
[0052] Des comparatifs ont été réalisés afin de déterminer les valeurs de facteurs de vue
pour des boîtiers radiants de forme lenticulaire ou de forme elliptique présentant
soit le même périmètre, soit la même surface. Afin de réaliser ces comparatifs, dans
chacun des cas, la distance (le pas) entre deux boîtiers de forme lenticulaire ou
entre deux boîtiers de forme elliptique successifs a été fixée à 1444 mm (voir dans
le tableau ci-dessous).
[0053] Comme mentionné ci-dessus, pour pouvoir comparer les valeurs de facteurs de vue calculées,
ont été considérés :
- un boîtier radiant de forme elliptique dont le périmètre, en coupe transversale, est
identique à celui d'un boîtier de forme lenticulaire donné, et
- un boîtier radiant de forme elliptique dont la surface, en coupe transversale, est
identique à celui d'un boîtier de forme lenticulaire donné.
[0054] Les valeurs de facteur de vue ont été calculées selon la méthode des cordes croisées
bien connue de l'homme de métier.
[0055] Le tableau ci-dessous reprend les résultats obtenus par calcul :
| Boîtier radiant de forme lenticulaire |
Boîtier radiant de forme elliptique : périmètre, en coupe transversale, identique
à celui du boîtier radiant de forme lenticulaire |
Boîtier radiant de forme elliptique : surface, en coupe transversale, identique à
celle du boîtier radiant de forme lenticulaire |
| Flèche : 177 mm |
Demi petit axe : 177 mm |
Demi petit axe : 177 mm |
| Corde : 1303 mm |
Demi grand axe : 636,7 mm |
Demi grand axe : 561 mm |
| Verticale (pas) : 1440 mm |
Verticale (pas) : 1440 mm |
Verticale (pas) : 1440 mm |
| Surface: 312001 mm2 |
Surface : 354023 mm2 |
Surface : 312001 mm2 |
| Demi-périmètre :1366,2 mm |
Demi-périmètre :1366,2 mm |
Demi-périmètre :1239,3 mm |
| Facteur de vue boîtier à boîtier : 0,0384 |
Facteur de vue boîtier à boîtier : 0,0478 |
Facteur de vue boîtier à boîtier : 0,0419 |
[0056] Comme on peut le constater de ces comparatifs, pour une même distance entre boîtiers
radiants successifs (1440 mm) présentant un même périmètre (2732,4 mm) ou une même
surface (312001 mm
2), une valeur moindre de facteur de vue entre boîtiers radiants successifs (0,0384)
est observée pour des boîtiers radiants de forme lenticulaire selon l'invention en
comparaison avec des boîtiers radiants de forme elliptique (facteur de vue de 0,0478
pour un même périmètre que celui du boîtier de forme lenticulaire et facteur de vue
de 0,0419 pour une même surface que celle du boîtier de forme lenticulaire).
[0057] Un facteur de vue (de forme) optimisé est donc obtenu avec un dispositif de chauffage
selon l'invention, ce qui permet de réduire de façon significative les radiations
mutuelles entre boîtiers successifs. Par conséquent, avec un boîtier radiant de forme
lenticulaire selon l'invention, le facteur de vue entre éléments radiants (boîtiers
radiants) successifs est optimisé dès lors qu'il convient bien de minimiser ce facteur
de vue, c'est-à-dire de minimiser le flux total de chaleur émis depuis une surface
(S
1) d'un premier boîtier radiant et arrivant sur une surface (S
2) d'un deuxième boîtier radiant.
[0058] Il est bien entendu que la présente invention n'est en aucune façon limitée aux formes
de réalisations décrites ci-dessus et que bien des modifications peuvent y être apportées
sans sortir du cadre des revendications annexées.
1. Dispositif de chauffage (1) indirect par rayonnement sous la forme d'un boîtier radiant
présentant deux parois frontales (2, 2') et deux parois latérales (5) et comprenant
au moins une source de chaleur, ledit dispositif (1) étant caractérisé en ce que ledit boîtier radiant présente des parois frontales (2, 2') se joignant de façon
que le boîtier présente, en section transversale, une forme lenticulaire présentant
une corde C.
2. Dispositif de chauffage (1) selon la revendication 1, caractérisé en ce lesdites parois
frontales (2, 2') se joignent à au moins une extrémité de ladite corde C de ladite
forme lenticulaire en y formant une arête ou un léger plat (3, 3').
3. Dispositif de chauffage (1) selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite forme lenticulaire présente un rayon principal de courbure R tel que le rapport
entre ce rayon principal de courbure R et un pas P défini entre les deux centres de
deux boîtiers successifs (1, 1') est supérieur à 0,5.
4. Dispositif de chauffage (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend au moins un élément interne (7) de canalisation de flux de gaz et/ou de
rigidification.
5. Dispositif de chauffage (1) selon la revendication 4, caractérisé en ce que ledit au moins un élément interne (7) se présente sous la forme d'une plaque et/ou
d'une structure.
6. Dispositif de chauffage (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce que lesdites parois frontales (2, 2') dudit boîtier sont profilées avec des ondulations
de toute forme ou avec des créneaux de toute forme.
7. Dispositif de chauffage (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend, dans le cas d'une source de chaleur par combustion, un récupérateur de
chaleur interne et/ou externe.
8. Dispositif de chauffage (1) selon la revendication 7, caractérisé en ce que ledit récupérateur de chaleur interne et/ou externe est un échangeur régénératif
de chaleur.
9. Four (8) pour le traitement thermique de produits, en particulier pour le traitement
thermique de barres, de tubes, de bandes ou encore de pièces généralement métalliques
ou en tout autre matériau comme notamment de la céramique, ledit four (8) comprenant
au moins un dispositif de chauffage (1) selon l'une quelconque des revendications
1 à 8.
10. Utilisation, dans un four (8), d'un dispositif de chauffage (1) selon l'une quelconque
des revendications 1 à 8 pour le traitement thermique de barres, de tubes, de bandes
ou encore de pièces généralement métalliques ou en tout autre matériau comme notamment
de la céramique.