[0001] La présente invention concerne une unité de moulage pour la fabrication de récipients
à partir de préformes en matière plastique.
[0002] La présente invention concerne plus particulièrement une unité de moulage pour la
fabrication de récipients par soufflage ou par étirage-soufflage à partir de préformes
en matière plastique comportant un col muni d'un buvant délimitant circonférentiellement
une ouverture d'accès à l'intérieur de ladite préforme.
[0003] On connait de l'état de la technique de telles unités de moulage montées sur une
machine de fabrication de récipients par soufflage ou par étirage-soufflage à partir
de préformes en matière plastique, telle que du PET.
[0004] Les machines de fabrication sont notamment, mais non exclusivement, de conception
« rotative » et comportent un carrousel qui est circonférentiellement pourvu d'un
nombre donné d'unités de moulage de récipients.
[0005] La fabrication de récipients en matière plastique, tels que des bouteilles, flacons,
pots, etc., y est effectuée à partir de préformes qui, préalablement fabriquées par
moulage par injection de matière plastique, sont ultérieurement chauffées dans un
four de conditionnement thermique. En variante, les préformes sont fabriquées par
extrusion puis directement transformées en récipients dans l'unité de moulage.
[0006] Dans une machine de fabrication « rotative », chaque unité de moulage comporte au
moins un moule qui est généralement de conception dite en « portefeuille », ledit
moule étant respectivement constitué de deux demi-moules supportés par deux porte-moules,
dont l'un au moins est monté mobile par rapport à l'autre autour d'un axe de rotation,
notamment d'orientation verticale.
[0007] Dans la suite de la présente description, le terme « préforme » est utilisé de manière
générique et englobe également à ce titre un récipient intermédiaire ayant subi au
moins un soufflage préalable, avec ou sans étirage.
[0008] En phase de fabrication, selon le nombre d'empreinte du moule, une ou plusieurs préforme(s)
sont amenée(s) à la machine (encore appelée « souffleuse ») pour être introduite(s)
dans le moule de l'une des unités de moulage auquel sont associés des moyens de formage
par application d'au moins un fluide sous pression, gazeux et/ou liquide.
[0009] Le formage (ou mise en forme) de la préforme chaude est généralement obtenu par soufflage
ou par étirage-soufflage au moyen d'au moins un fluide sous pression, gazeux et/ou
liquide, tel que de l'air à une pression comprise entre 20 et 40 bars.
[0010] Les moyens de formage associés au moule de l'unité sont par exemple réalisés sous
la forme d'une tuyère de soufflage.
[0011] Le document
FR-A-2.764.544 décrit un exemple de tuyère de soufflage et on s'y reportera pour de plus amples
détails sur le fonctionnement général d'une tuyère.
[0012] Dans une unité de moulage comportant au moins un moule associé à une tuyère de soufflage,
il est encore connu d'utiliser un stabilisateur, par exemple formé par un insert monté
mobile axialement relativement au nez de tuyère et logé au moins en partie à l'intérieur
dudit nez de tuyère.
[0013] Le stabilisateur a pour fonction d'assurer un positionnement correct de la préforme
dans le moule avant de procéder à sa transformation par soufflage ou étirage soufflage
dans le moule.
[0014] On se reportera par exemple au document
EP-2.117.807 pour de plus amples détails quant à l'utilisation d'un insert constituant un tel
stabilisateur.
[0015] Tel qu'expliqué dans ce document, les défauts de positionnement de la préforme sont
parfois consécutifs à des phénomènes de rebonds survenant lors de la mise en place
de la préforme dans le moule.
[0016] Le rebond de la préforme par rapport à la face supérieure du moule conduit au fait
que, dans certain cas, la préforme n'a pas le temps de se recentrer en tombant dans
l'orifice de la face supérieure du moule, avant que la tuyère ne vienne la recouvrir.
[0017] Plus généralement, le mauvais positionnement de la préforme dans le moule peut aussi
résulter d'un phénomène de balancement de la préforme qui dépend notamment du type
de préforme (dimensions du corps, etc.), des moyens de transfert utilisés pour amener
la préforme dans le moule de l'unité de moulage.
[0018] Dans de telles circonstances, la tuyère coince la préforme dans une position désaxée
dans laquelle la préforme est soufflée et transformée en un récipient mal formé, généralement
visuellement inesthétique et souvent impropre au remplissage et au bouchage.
[0019] Selon une caractéristique importante, la présente invention concerne la fabrication
de récipients en matière plastique qui, dits de type « HR », sont d'un genre bien
particulier et sont caractérisés par le fait de présenter des propriétés de résistance
à la chaleur permettant leur remplissage à chaud.
[0020] Les moules servant à la fabrication de tels récipients particuliers, comme les récipients
eux-mêmes, sont généralement désignés par ces lettres « HR » correspondant à l'acronyme
des termes anglais «
Heat Résistant ».
[0021] En effet, pour accroître la résistance de la matière plastique aux déformations induites
par l'élévation de température lors d'un remplissage à chaud, une solution consiste
à accroître de manière thermique la cristallinité de la matière.
[0022] Pour ce faire, l'unité de moulage comporte des moyens de chauffe associés, tels qu'un
fluide caloporteur ou des éléments résistifs, qui sont intégrés au moule pour en chauffer
l'empreinte formée dans la paroi interne du moule, par exemple à une température relativement
élevée qui est supérieure à 100°C et généralement de l'ordre de 130°C à 160°C.
[0023] En fin de soufflage, le récipient est maintenu en contact pendant une durée déterminée
avec la paroi chaude du moule et un accroissement de cristallinité de la matière est
alors obtenu grâce au transfert de chaleur survenant entre la paroi chaude et le récipient.
Cette technique est encore appelée thermofixation («
heat set » en anglais).
[0024] Le document
WO-2013/093335 décrit, à titre non limitatif, un exemple d'un moule pour le formage de tels récipients
de type « HR », le moule comportant des moyens de chauffe électrique formés par des
éléments résistifs.
[0025] On se reportera avantageusement à ce document pour de plus amples détails sur les
moules de type « HR ».
[0026] Dans le cas particulier d'une fabrication de récipients de type « HR », le stabilisateur
équipant la tuyère de soufflage comporte des moyens de blocage qui sont destinés à
être introduits à l'intérieur du col de la préforme et qui ont pour fonction, en y
demeurant après le formage du récipient, de faciliter la libération du récipient final
en le maintenant en position.
[0027] En effet, lorsque les demi-moules s'écartent radialement lors de l'ouverture du moule,
il peut arriver qu'une partie de la surface externe de la paroi du récipient formé
adhère à la paroi interne chaude de l'empreinte du demi-moule.
[0028] C'est la raison pour laquelle dans une application de type « HR », le stabilisateur
est avantageusement pourvu de tels moyens de blocage qui coopèrent avec le col pour
maintenir le récipient en position.
[0029] Les moyens de blocage coopèrent par exemple avec la paroi cylindrique interne du
col pour immobiliser radialement le récipient.
[0030] Grâce à quoi, le récipient est maintenu en position lorsque les demi-moules, pivotant
autour de l'axe de rotation du moule, s'écartent radialement l'un de l'autre depuis
la position fermée jusqu'à la position ouverte et occupe une position fixe déterminée
pour être extrait par des moyens de transfert.
[0031] En position ouverte du moule, le récipient fabriqué est en effet extrait hors du
moule par l'intermédiaire de moyens de transfert, tels qu'une pince assurant une préhension
externe du récipient par son col.
[0032] On a représenté à la figure 1 un exemple de réalisation d'une unité 10 de moulage
pour la fabrication de récipients de type « HR » afin d'illustrer l'état de la technique
connu de la Demanderesse.
[0033] La figure 1 représente plus particulièrement l'une des unités 10 de moulage d'une
machine de fabrication de récipients de type « HR », ladite unité 10 de moulage comportant
principalement un moule 12 de type « HR » et une tuyère 14 associée audit moule 12.
[0034] Le moule 12 de type « HR » comporte au moins deux demi-moules 16 qui sont montés
mobiles entre au moins une position ouverte et une position fermée.
[0035] Dans l'exemple représenté, le moule 12 est de conception « en portefeuille », l'un
au moins des demi-moules 16 étant monté mobile en rotation autour d'un axe de rotation
qui s'étend ici par convention suivant l'orientation axiale.
[0036] Dans la position fermée représentée sur la figure 1, les demi-moules 16 sont accolés
suivant un plan P de joint déterminé par leur face interne respective. Les demi-moules
16 réunis délimitent ensemble une face 18 supérieure du moule 12 qui comporte centralement
un orifice 20 débouchant dans une cavité 22 de moulage et correspondant au récipient
à fabriquer.
[0037] En variante non représentée, le moule 12 est réalisé en trois parties avec un fond
de moule destiné au moulage du fond du récipient et complémentaire des demi-moules
16.
[0038] L'orifice 20 débouche axialement dans la cavité 22 de moulage qui est, en position
fermée, délimitée au moins par une empreinte 24 de moulage ménagée en creux dans la
paroi interne de chaque demi-moule 16.
[0039] Dans le cas d'un moule 12 de type « HR », chaque empreinte 24 de moulage d'un demi-moule
16 est apte à être chauffée par des moyens 26 de chauffe qui, associés au moule 12
de l'unité 10 de moulage, sont comme le reste de ladite unité 10 représentés schématiquement
sur la figure 1.
[0040] On a également représenté partiellement sur la figure 1, une préforme 100 en matière
plastique destinée à être transformée dans un tel moule 12 par soufflage ou étirage-soufflage
en un récipient, tel qu'ici une bouteille, au moyen de la tuyère 14 qui est associée
au moule 12 de type « HR ».
[0041] La tuyère 14 comporte au moins un corps 28 de tuyère qui est fixe, notamment axialement
par rapport au moule 12 de l'unité 10 de moulage.
[0042] La tuyère 14 comporte un nez 30 de tuyère qui est monté mobile axialement par rapport
audit corps 28 de tuyère, respectivement entre une position relevée au-dessus du moule
12 et une position abaissée de soufflage illustrée à la figure 1.
[0043] La tuyère 14 comporte des moyens 32 d'actionnement qui sont aptes à entraîner axialement
en déplacement au moins ledit nez 30 de tuyère entre lesdites positions relevée et
abaissée.
[0044] Dans l'exemple de la figure 1, les moyens 32 d'actionnement sont constitués par au
moins un vérin d'actionnement, notamment un vérin pneumatique.
[0045] En position abaissée de soufflage, ledit nez 30 de tuyère est en appui contre la
face 18 supérieure du moule 12 occupant sa position fermée.
[0046] Dans ladite position abaissée de soufflage représentée à la figure 1, le nez 30 de
tuyère établit une liaison étanche afin d'introduire par une ouverture d'un col d'une
préforme 100 au moins un fluide sous pression à l'intérieur de ladite préforme 100
chaude en matière plastique.
[0047] Telle que représentée sur la figure 2 à titre d'exemple non limitatif, la préforme
100 comporte une ouverture 102 délimitée par un col 104, ledit col 104 comportant
un bord circulaire supérieur ci-après appelé buvant 106.
[0048] Le col 104 comporte une collerette 108 qui s'étend radialement en saillie vers l'extérieur
et qui est située axialement la jonction du corps 110 de la préforme avec son col
104.
[0049] Le col 104 de la préforme 100 présente sa forme définitive, c'est à dire celle du
récipient de sorte que, contrairement au corps 110, le col 104 lui n'est pas chauffé
afin de ne pas subir de déformations de nature à en compromettre ultérieurement la
coopération avec bouchon pour la fermeture du récipient après remplissage.
[0050] En position dans le moule 12 occupant sa position fermée (figure 1), la préforme
100 est en appui par l'intermédiaire de sa collerette 108 contre la face 18 supérieure
du moule, plus précisément contre le rebord circulaire, dit bague d'appui, entourant
l'orifice 20.
[0051] Le col 104 de la préforme 100 s'étend axialement en saillie hors du moule 12, au-dessus
de la face 18 supérieure du moule 12 tandis que son corps 110 s'étend en dessous,
à l'intérieur de la cavité 22 de moulage du moule 12.
[0052] Le corps 110 de la préforme 100 est fermé à son extrémité axialement opposée au col
104 par un fond 114.
[0053] La tuyère 14 comporte un stabilisateur 34 destiné à maintenir la préforme 100 dans
une position déterminée de référence en vue de sa transformation en récipient.
[0054] Le stabilisateur 34 comporte une face 36 d'appui qui est destinée à coopérer avec
le buvant 106 du col 104 de la préforme 100 représentée sur la figure 1.
[0055] La tuyère 14 représentée à la figure 1 est destinée à être associée à un moule 12
de type « HR ».
[0056] C'est la raison pour laquelle, le stabilisateur 34 de la tuyère 14 est muni de moyens
38 de blocage qui sont destinés à être introduits à l'intérieur du col 104 et à coopérer
avec la paroi 112 cylindrique interne du col 104 pour maintenir le récipient fabriqué
en position, tout particulièrement lors de l'ouverture du moule 12 avant de procéder
à son extraction.
[0057] Le stabilisateur 34 est logé à l'intérieur du nez 30 de tuyère et forme avec un organe
40 tubulaire d'admission dudit au moins un fluide sous pression un équipage mobile
qui, mû avec ledit nez 30 de tuyère, est apte à coulisser axialement relativement
audit nez 30 de tuyère.
[0058] Le stabilisateur 34 forme avec ledit organe 40 tubulaire d'admission un équipage
mobile qui coulisse entre au moins une position haute et une position basse.
[0059] L'équipage mobile et plus particulièrement le stabilisateur 34 est rappelé élastiquement
vers la position basse par des moyens 42 de rappel associés.
[0060] Les moyens 42 de rappel sont par exemple formés par au moins un ressort de compression
qui sollicite le stabilisateur 34 axialement vers le bas.
[0061] Le stabilisateur 34 est représenté sur la figure 1 en position haute, en présence
d'un col 104 de préforme 100 avec le buvant 106 duquel le stabilisateur 34 coopère
par l'intermédiaire de sa face 36 d'appui.
[0062] En position haute, le ressort 42 de rappel est contraint par la présence du col 104
de la préforme 100 qui provoque le déplacement du stabilisateur 34 de sa position
basse vers sa position haute, le ressort 42 de rappel comprimé sollicitant en réaction
axialement le stabilisateur 34 en sens opposé, c'est à dire vers le bas.
[0063] Le stabilisateur 34 exerce sur le buvant 106 du col 104 en contact avec sa face 36
d'appui, un effort axial fournit par ledit ressort 42 qui, orienté vers le bas, maintient
le col 104 en position en plaquant notamment la collerette 108 en appui contre la
face 18 supérieure du moule 12.
[0064] La présence de moyens 26 de chauffe dans le moule 12 de type « HR » a pour conséquence
de créer un environnement particulier sur le plan des conditions thermiques.
[0065] En effet, le nez 30 de tuyère est tout particulièrement soumis à des températures
élevées, notamment du fait du transfert de chaleur survenant à chaque contact du nez
30 de tuyère avec la face 18 supérieure du moule 12.
[0066] Par conséquent le nez 30 de tuyère comme le stabilisateur 34 s'échauffent et cela
d'une manière d'autant plus importante que les cadences de fabrication sont élevées.
[0067] La face 18 supérieure du moule 12 comme l'air environnant sont à une température
élevée très supérieure à la température ambiante, étant rappelé que les moyens 26
de chauffe portent généralement l'empreinte 24 de moulage de chaque demi-moule 16
à une température supérieure à 100°C.
[0068] Ces conditions thermiques particulières et propres à la fabrication de récipients
de type « HR » influent sur le choix des matériaux et la conception de la tuyère 14
devant être associée à un moule 12 de type « HR ».
[0069] C'est ainsi que, le stabilisateur 34 intégré à la tuyère 14 est une pièce qui est
réalisée dans un matériau métallique, en raison notamment de l'environnement thermique
particulier d'une fabrication de récipients de type « HR ».
[0070] Tel que représenté sur la figure 1, le stabilisateur 34 est guidé axialement en coulissement
par coopération avec une chemise 45 solidaire du nez 30 de tuyère.
[0071] Le stabilisateur 34 comporte un tronçon supérieur dont la surface 43 cylindrique
externe coopère avec une surface 47 cylindrique interne de guidage de la chemise 45
qui guide axialement le stabilisateur 34 lors du coulissement entre lesdites positions
basse et haute.
[0072] Le choix du matériau métallique du stabilisateur 34 est donc déterminé en tenant
compte des dilatations qui vont survenir lors de la fabrication des récipients en
raison des conditions thermiques précitées et de manière à éviter tout risque de coincement,
le stabilisateur 34 devant rester libre de coulisser en étant guidé axialement par
la surface 47 cylindrique interne de guidage de la chemise 45.
[0073] C'est l'une des raisons pour lesquelles, le stabilisateur 34 d'une tuyère 14 associée
à un moule 12 de type « HR » est une pièce réalisée en métal.
[0074] L'emploi d'un matériau métallique est donc l'usage pour l'Homme du métier afin de
pouvoir garantir une fiabilité de fonctionnement du stabilisateur 34 dans des conditions
thermiques propres à une application de type « HR », et notamment la fiabilité du
guidage en coulissement axial du stabilisateur 34 dans la chemise 45 du nez 30 de
tuyère.
[0075] Toutefois, l'utilisation d'un matériau métallique pour la fabrication du stabilisateur
34 n'est pas sans présenter d'inconvénients.
[0076] Tout d'abord, le col 104 d'une préforme 100 en général et le buvant 106 en particulier
sont aujourd'hui de plus en plus fragiles et ceci en raison de l'allègement constamment
recherché du récipient final, lequel se traduit notamment par une réduction de la
quantité de matière présente dans le col de la préforme.
[0077] Le contact entre le stabilisateur 34 réalisé en métal et le col 104 s'accompagne
parfois de chocs qui peuvent provoquer des détériorations du col 104 et tout particulièrement
du buvant 106, en raison de la fragilité accrue des cols 104 de préformes d'une part
et de la masse du stabilisateur 34 métallique d'autre part.
[0078] L'utilisation d'un vérin pneumatique comme moyen 32 d'actionnement du nez 30 de tuyère
entre les positions relevée et abaissée participe également à accroître ce risque
de détériorations du col 104 en raison de la vitesse de déplacement du nez 30 de tuyère,
le contact entre le stabilisateur 34 et le col 104 de la préforme 100 étant parfois
rude.
[0079] Dans le cas d'une application de type « HR », la présence des moyens 38 de blocage
portés par le stabilisateur 34 n'est également pas sans conséquences.
[0080] Outre la fiabilité du guidage, le choix d'un matériau métallique pour le stabilisateur
34 s'impose à l'Homme du métier soucieux de prévenir tout risque de rupture d'une
partie des moyens 38 de blocage.
[0081] Le risque de présence à l'intérieur du récipient de corps étrangers constitués d'une
partie du stabilisateur 34 n'est évidemment pas acceptable, en particulier pour une
application dans le domaine agro-alimentaire.
[0082] Pour l'ensemble des raisons détaillées ci-avant, l'emploi d'un matériau métallique
pour la réalisation du stabilisateur 34 s'est toujours imposé à l'Homme du métier
dans le cas d'une application à la fabrication de récipients de type « HR ».
[0083] Tout au plus, le stabilisateur 34 est-il parfois réalisé en aluminium, et non pas
en inox, pour en réduire le poids et ce faisant les risques de détériorations susceptibles
d'être causées au col 104 lors de chocs survenant notamment entre les moyens 38 de
blocage et la paroi interne 112 du col 104.
[0084] Le but de la présente invention est notamment de résoudre les inconvénients de l'état
de la technique et de proposer une unité de moulage de type « HR » perfectionnée pour
équiper une machine de fabrication de récipients, ladite unité comportant une tuyère
qui, associée à un moule, comporte un stabilisateur qui soit avantageusement simple,
fiable et économique.
[0085] Dans ce but, l'invention propose une unité de moulage pour la fabrication de récipients
par soufflage ou par étirage-soufflage à partir de préformes en matière plastique
comportant un col muni d'un buvant délimitant circonférentiellement une ouverture
d'accès à l'intérieur de ladite préforme, ladite unité de moulage comportant au moins
:
- un moule de type « HR » comportant au moins deux demi-moules montés mobiles entre
au moins une position ouverte et une position fermée dans laquelle les demi-moules
réunis délimitent une face supérieure comportant un orifice débouchant dans une cavité
de moulage délimitée au moins par une empreinte de moulage de chaque demi-moule, chaque
empreinte de moulage étant apte à être chauffée par des moyens de chauffe associés
dudit moule,
- une tuyère comportant au moins un corps de tuyère et un nez de tuyère qui est monté
mobile axialement par rapport audit corps de tuyère entre une position relevée au-dessus
du moule et une position abaissée de soufflage, ledit nez de tuyère étant commandé
axialement en déplacement entre lesdites positions relevée et abaissée par des moyens
d'actionnement, et
- un stabilisateur comportant une face d'appui destinée à coopérer avec le buvant du
col et des moyens de blocage en position destinés à être introduits à l'intérieur
du col, ledit stabilisateur étant logé à l'intérieur du nez de tuyère et formant avec
un organe tubulaire d'admission d'au moins un fluide sous pression un équipage mobile
qui, mû avec ledit nez de tuyère, est apte à coulisser axialement relativement audit
nez de tuyère entre au moins une position haute et une position basse,
caractérisée en ce que l'organe tubulaire est guidé en coulissement axial par rapport
au corps de tuyère par au moins un moyen de guidage qui est interposé radialement
entre ledit corps de tuyère et ledit organe tubulaire d'admission et en ce que le
stabilisateur, fixé audit organe tubulaire, est guidé par rapport au corps de tuyère
uniquement par l'intermédiaire dudit au moins un moyen de guidage.
[0086] Le fait que le guidage axial du stabilisateur selon l'invention soit obtenu sans
qu'aucune partie du stabilisateur lui-même n'intervienne, permet de s'affranchir des
contraintes qui existaient jusqu'alors sur le choix du matériau utilisé pour le stabilisateur.
[0087] Le stabilisateur présente ainsi circonférentiellement avec le nez de tuyère un jeu
radial déterminé qui est propre à en permettre la dilatation thermique, notamment
provoquée par la chaleur transmise à la tuyère par le moule de type « HR ».
[0088] Avantageusement et par comparaison avec l'état de la technique décrit à la figure
1, le stabilisateur n'est donc plus nécessairement réalisé en métal pour garantir
la fiabilité du guidage du stabilisateur dans les conditions thermiques de la fabrication
de récipients de type « HR ».
[0089] Grâce à la suppression du guidage sur le stabilisateur, il est possible de réaliser
le stabilisateur en matière plastique.
[0090] La réalisation du stabilisateur en matière plastique permet d'obtenir un allègement
substantiel et donc, par comparaison avec la réalisation antérieure en métal, une
réduction de la masse du stabilisateur.
[0091] Grâce à cet allègement, une augmentation des cadences de fabrication des récipients
est avantageusement obtenue, notamment en raison du fait que la vitesse du cycle de
descente et remontée du nez de tuyère comportant le stabilisateur peut être accrue.
[0092] Avantageusement, l'allègement obtenu en réalisant le stabilisateur en matière plastique
est particulièrement favorable à l'utilisation d'un moteur linéaire comme moyens d'actionnement
associés au nez de tuyère.
[0093] En effet, la réduction de la masse embarquée permet une plus grande liberté dans
le choix desdits moyens d'actionnement.
[0094] Avantageusement et par comparaison avec un vérin pneumatique utilisé jusqu'alors,
le moteur linéaire permet notamment de contrôler avec une plus grande précision le
déplacement du nez de tuyère et donc celui du stabilisateur.
[0095] Grâce à l'utilisation d'un moteur linéaire, il est possible de faire varier la vitesse,
accélération et/ou décélération, au cours du déplacement du nez de tuyère entre les
positions relevée et abaissée et par conséquent celle du stabilisateur.
[0096] Avantageusement, le moteur linéaire permet de réaliser une décélération en fin de
course de sorte que le contact entre le stabilisateur occupant sa position basse et
le col d'une préforme soit moins rude qu'auparavant, limitant voire supprimant ainsi
les risques d'endommagement des moyens de blocage du stabilisateur ou encore de détérioration
du col de la préforme.
[0097] Avantageusement, le moteur linéaire offre une facilité et une rapidité d'utilisation
lors de son paramétrage (vitesse, etc.), ce qui est tout particulièrement avantageux
lors d'un changement de fabrication entre un récipient donné et un autre récipient
présentant par exemple un col de dimensions différentes.
[0098] Le choix de la matière plastique pour le stabilisateur contribue à réduire les risques
de détériorations du col de la préforme, un stabilisateur en matière plastique étant
moins abrasif en cas de contact avec une préforme (réalisée en matière plastique telle
que le PET) que ne peut, par comparaison, l'être celui d'un stabilisateur en métal.
[0099] L'utilisation d'un stabilisateur en matière plastique et d'un moteur linéaire se
conjugue avantageusement pour réduire les risques des détériorations du col des préformes
transformées en récipients.
[0100] Selon d'autres caractéristiques de l'invention :
- le stabilisateur est réalisé en matière plastique ;
- les moyens d'actionnement associés audit nez de tuyère sont constitués par un moteur
linéaire ;
- ledit au moins un moyen de guidage est porté par le corps de tuyère ;
- ledit au moins un moyen de guidage est constitué par au moins une paire de bagues
de guidage, superposées axialement l'une à l'autre ;
- le stabilisateur est fixé de manière démontable à l'organe tubulaire d'admission par
l'intermédiaire de moyens de fixation constitués par au moins un élément déformable
élastiquement ;
- la tuyère comporte des moyens de rappel du stabilisateur vers la position basse qui
sont agencés axialement au-dessus dudit moyen de guidage ;
- les moyens de rappel sont constitués par un ressort de compression dont l'extrémité
supérieure est axialement en appui sur une face radiale d'appui du corps de tuyère
;
- les moyens de rappel sont constitués par un ressort de compression dont l'extrémité
inférieure est axialement en appui sur une face radiale d'appui que comporte une collerette
annulaire qui est solidaire de l'organe tubulaire d'admission ;
- la tuyère comporte au moins des moyens de butée qui, déterminant la position basse,
sont constitués par une face de butée que comporte le nez de tuyère et contre laquelle
vient buter un épaulement du stabilisateur.
[0101] D'autres caractéristiques et avantages de la présente invention apparaîtront à la
lecture de la description détaillée qui va suivre pour la compréhension de laquelle
on se reportera aux dessins dans lesquels :
- la figure 1 est une vue en coupe axiale d'une unité de moulage pour une machine de
fabrication de récipients de type « HR » qui représente un moule en position fermée
comportant une préforme et une tuyère associée en position abaissée de soufflage et
qui illustre un stabilisateur selon l'état de la technique en position haute ;
- la figure 2 est une vue en coupe qui représente un exemple d'une préforme en matière
plastique destinée à être transformée en un récipient ;
- la figure 3 est une vue en perspective qui représente une unité de moulage pour la
fabrication de récipients de type « HR » selon un mode de réalisation de l'invention
et qui illustre respectivement une tuyère de ladite unité comportant des moyens d'actionnement
formés par un moteur électrique linéaire et un moule occupant sa position ouverte
;
- la figure 4 est une vue d'une unité de moulage selon la figure 3 qui représente en
coupe axiale la tuyère en position relevée et qui illustre un stabilisateur réalisé
conformément aux enseignements de l'invention et rappelé élastiquement en position
basse par un ressort agissant sur l'organe tubulaire ;
- la figure 5 est une vue en coupe axiale d'une unité de moulage selon la figure 3 qui
représente, lors de la descente vers sa position abaissée, une position intermédiaire
du nez de tuyère dans laquelle le stabilisateur coopère avec le col d'une préforme
en place dans le moule en position fermée ;
- la figure 6 est une vue en coupe axiale d'une unité de moulage selon la figure 3 qui
représente la tuyère en position abaissée de soufflage et le moule en position fermée
et qui illustre une préforme maintenue en position par le stabilisateur en position
haute et dont le col est coiffé par le nez de tuyère.
[0102] Dans la suite de la description, on adoptera à titre non limitatif et pour en faciliter
la compréhension les orientations « axiale » suivant un axe X principal de l'unité
de moulage et « radiale » orthogonalement audit axe.
[0103] On utilisera à titre non limitatif les termes « haut » ou « bas » ainsi que « supérieur
» ou « inférieur » en référence à l'orientation axiale, et « extérieur » ou « intérieur
» en référence à l'orientation radiale et par rapport à l'axe X.
[0104] On a représenté sur les figures 3 à 6, une unité 10 de moulage selon un mode de réalisation
de l'invention donné à titre non limitatif.
[0105] L'unité 10 de moulage pour la fabrication de récipients de type « HR » est apte à
équiper une machine de fabrication, notamment de conception rotative, dont l'unité
10 constitue alors l'une des unités (ou postes) qui sont réparties circonférentiellement
de manière régulière autour de l'axe de rotation de la machine.
[0106] On décrira ci-après l'unité 10 de moulage selon ledit mode de réalisation de l'invention,
par comparaison avec celle de l'état de la technique décrite précédemment et représentée
à la figure 1, les mêmes chiffres de référence désignant les mêmes moyens.
[0107] L'unité 10 de moulage est destinée à la fabrication de récipients de type « HR »,
les récipients étant obtenus par soufflage ou par étirage-soufflage à partir de préformes
100 en matière plastique telles que la préforme représentée à la figure 2.
[0108] La préforme 100 comporte un col 104 muni d'un buvant 106 qui délimite circonférentiellement
une ouverture 102 d'accès à l'intérieur de la préforme.
[0109] Tel que représenté sur les figures 3 à 6, l'unité 10 de moulage comporte au moins
un moule 12 de type « HR » associé à une tuyère 14.
[0110] Le moule 12 comporte au moins deux demi-moules 16 qui sont montés mobiles entre au
moins une position ouverte illustrée à la figure 3 et une position fermée illustrée
aux figures 5 et 6.
[0111] Le moule 12 est du type « en portefeuille » et les demi-moules 16 sont montés mobiles
en rotation autour d'un axe O de rotation (voir figure 3).
[0112] En position fermée, les demi-moules 16 réunis délimitent une face 18 supérieure comportant
un orifice 20 débouchant dans une cavité 22 de moulage délimitée au moins par une
empreinte 24 de moulage de chaque demi-moule 16.
[0113] Les demi-moules 16 sont alors accolés suivant un plan P de joint s'étendant axialement.
[0114] De préférence, l'orifice 20 comporte un lamage périphérique réalisé dans la face
18 et destiné à recevoir la collerette 108 de la préforme 100.
[0115] Dans le cas d'une fabrication de récipient de type « HR », chaque empreinte 24 de
moulage est apte à être chauffée par des moyens 26 de chauffe associés que comporte
ledit moule 12.
[0116] La tuyère 14 de l'unité 10 de moulage représentée partiellement sur les figures 4
à 6 comporte au moins un corps 28 de tuyère et un nez 30 de tuyère.
[0117] Le nez 30 de tuyère est monté mobile axialement par rapport audit corps 28 de tuyère
entre une position relevée au-dessus du moule illustrée à la figure 4 et une position
abaissée de soufflage illustrée à la figure 6.
[0118] Sur la figure 4, le moule 12 est représenté par facilité en position fermée. Toutefois,
lorsque la tuyère 14 occupe ladite position relevée, le moule 12 est alors généralement
en position ouverte. Le moule 12 de l'unité 10 de moulage occupe sa position ouverte
lorsque par exemple il est en attente de l'introduction d'une préforme ou pour libérer
un récipient fabriqué qui est extrait par des moyens de transfert (non représentés),
tels qu'une pince.
[0119] En position abaissée de soufflage, le nez 30 de tuyère est en appui contre la face
18 supérieure du moule 12 occupant en position fermée.
[0120] Le nez 30 de tuyère établit alors une liaison étanche afin d'introduire par ladite
ouverture 102 du col 104 de la préforme 100 au moins un fluide sous pression, généralement
de l'air, à l'intérieur de la préforme 100.
[0121] De préférence, le nez 30 de tuyère comporte à son extrémité axiale inférieure des
moyens 44 d'étanchéité destinés à coopérer avec la face 18 pour assurer ladite liaison
étanche. Pour certaines applications, les moyens 44 d'étanchéité tels qu'un joint
peuvent être en contact avec la collerette 108 de la préforme 100.
[0122] Le nez 30 de tuyère est commandé axialement en déplacement entre lesdites positions
relevée et abaissée par l'intermédiaire des moyens 32 d'actionnement que comporte
la tuyère 14.
[0123] De préférence les moyens 32 d'actionnement associés audit nez 30 de tuyère sont constitués
par un moteur linéaire représenté sur la figure 3.
[0124] Avantageusement, le moteur 32 linéaire est électrique.
[0125] La tuyère 14 comporte avantageusement un stabilisateur 34 qui comporte principalement
une face 36 d'appui destinée à coopérer avec le buvant 106 du col 104 et des moyens
38 de blocage.
[0126] Les moyens 38 de blocage sont destinés à être introduits à l'intérieur du col 104
pour immobiliser en position le récipient fabriqué, notamment lors de l'ouverture
du moule 12 en vue de procéder à l'extraction dudit récipient hors du moule 12.
[0127] Le stabilisateur 34 est logé à l'intérieur du nez 30 de tuyère et forme avec un organe
40 tubulaire un équipage mobile.
[0128] L'organe 40 tubulaire, dit d'admission, est centralement creux pour permettre lors
du soufflage le passage d'au moins un fluide sous pression, depuis une source de fluide
sous pression alimentant l'unité 10 de moulage jusqu'à la préforme 100 à transformer
en récipient.
[0129] L'organe 40 tubulaire est apte à être traversé centralement par une tige d'étirage
lorsque la tuyère 14 de l'unité 10 de moulage comporte une telle tige pour réaliser
la fabrication du récipient par étirage-soufflage.
[0130] Le stabilisateur 34 est entraîné axialement avec ledit nez 30 de tuyère lorsque ledit
nez 30 est déplacé par les moyens d'actionnement qui sont avantageusement formés par
le moteur 32 linéaire.
[0131] Le stabilisateur 34 est apte à coulisser axialement relativement audit nez 30 de
tuyère entre au moins une position haute illustrée sur les figures 5 et 6 et une position
basse illustrée sur la figure 4.
[0132] La position basse correspond à une position vers laquelle ledit équipage mobile,
et tout particulièrement le stabilisateur 34, est rappelé élastiquement par des moyens
42 de rappel.
[0133] De préférence, les moyens 42 de rappel sont formés par au moins un ressort, tel qu'un
ressort de compression, qui sollicite axialement vers le bas ledit équipage mobile
formé du stabilisateur 34 et de l'organe 40 tubulaire d'admission.
[0134] Tel que représenté sur la figure 4, le stabilisateur 34 en position basse s'étend
en partie en saillie par rapport au nez 30 de tuyère, les moyens 38 de blocage s'étendant
notamment axialement vers le bas au-delà des moyens 44 d'étanchéité portés par le
nez 30 de tuyère.
[0135] Tel que représenté sur les figures 5 et 6, le stabilisateur 34 occupe ladite position
haute en présence d'une préforme 100, lorsque le stabilisateur 34 coopère avec le
col 104 de la préforme 100 qui provoque le déplacement axial vers le haut du stabilisateur
34 relativement au nez 30 de tuyère, à l'encontre de l'effort de rappel exercé par
le ressort 42.
[0136] Le stabilisateur 34 exerce par sa face 36 d'appui sur le buvant 106 du col 104 de
la préforme 100 un effort de stabilisation qui est orienté axialement vers le bas
afin de plaquer la collerette 108 de la préforme 100 contre la face 18 du moule 12,
pour la maintenir axialement en position en vue du soufflage.
[0137] L'organe 40 tubulaire d'admission est guidé en coulissement axial par rapport au
corps 28 de tuyère par au moins un moyen 46 de guidage qui est interposé radialement
entre ledit corps 28 de tuyère et ledit organe 40 tubulaire.
[0138] Le stabilisateur 34 est fixé audit organe 40 tubulaire d'admission de sorte que,
ainsi attelé ensemble, un équipage mobile soit constitué.
[0139] Avantageusement, le stabilisateur 34 est guidé par rapport au corps 28 de tuyère
uniquement par l'intermédiaire dudit au moins un moyen 46 de guidage.
[0140] De préférence, ledit au moins un moyen 46 de guidage est porté par le corps 28 de
tuyère. En variante, ledit au moins un moyen 46 de guidage est porté par l'organe
40 tubulaire d'admission.
[0141] Avantageusement, ledit au moins un moyen 46 de guidage porté par le corps 28 de tuyère
est agencé axialement au-dessus du stabilisateur 34 de manière à protéger ledit au
moins un moyen 46 de guidage en éloignant ledit au moins un moyen 46 de guidage de
l'extrémité inférieure du nez 30 de tuyère où les contraintes thermiques sont les
plus importantes.
[0142] Dans le mode de réalisation, ledit au moins un moyen 46 de guidage est avantageusement
constitué par au moins une paire de bagues 48 de guidage, superposées axialement l'une
à l'autre.
[0143] Le stabilisateur 34 présente circonférentiellement avec le nez 30 de tuyère un jeu
radial déterminé qui est notamment propre à en permettre la dilatation thermique sous
l'effet de la chaleur transmise par le moule 12 de type « HR » et cela afin de garantir
au stabilisateur 34 une liberté de coulissement axial entre lesdites positions haute
et basse, sans risque de coincement.
[0144] Par comparaison avec la figure 1 illustrant l'état de la technique, le stabilisateur
34 est libre de coulisser par rapport au corps 28 de tuyère comme par rapport au nez
30 de tuyère.
[0145] Le guidage axial du stabilisateur auparavant réalisé par coopération entre la surface
43 cylindrique externe d'un tronçon supérieur du stabilisateur avec la surface 47
cylindrique interne de guidage de la chemise 45 n'existe donc plus, la chemise 45
étant par conséquent avantageusement supprimée.
[0146] Grâce au fait que le stabilisateur 34 est guidé uniquement par ledit au moins un
moyen 46 de guidage porté par le corps 28 de tuyère et coopérant avec l'organe 40
tubulaire auquel ledit stabilisateur est fixé, le stabilisateur 34 peut avantageusement
être réalisé en matière plastique.
[0147] Par comparaison avec un stabilisateur en métal selon l'état de la technique, l'utilisation
de matière plastique pour le stabilisateur 34 offrent de nombreux avantages.
[0148] L'utilisation de matière plastique pour le stabilisateur permet un gain de poids
par rapport à un stabilisateur identique qui serait réalisé en métal comme cela était
systématiquement le cas jusqu'alors dans l'état de la technique pour une application
à la fabrication de récipients de type « HR ».
[0149] Avantageusement, les dimensions du stabilisateur 34 peuvent être optimisées pour
réduire les volumes morts à l'intérieur du nez 30 de tuyère, l'allégement obtenu à
la faveur du changement pour la matière plastique le permettant là où, par comparaison,
cela aurait été rédhibitoire pour le fonctionnement avec du métal.
[0150] Grâce à l'allègement obtenu par l'emploi de matière plastique pour réaliser le stabilisateur
34, les cadences sont avantageusement augmentées.
[0151] La réduction de la masse embarquée permet d'augmenter la vitesse de déplacement du
nez 30 de tuyère entre les positions relevée et abaissée.
[0152] L'utilisation d'un moteur 32 linéaire pour l'entrainement du nez 30 de tuyère participe
également à l'obtention de cadences plus élevées, notamment en raison des accélérations
propres à un tel moteur.
[0153] Avantageusement, le moteur 32 linéaire permet de réaliser une décélération en fin
de course ce qui réduit l'énergie cinétique dissipée lors de l'accostage entre le
stabilisateur 34 en matière plastique et le col 104 de la préforme 100.
[0154] Avantageusement et par comparaison avec un matériau métallique, l'utilisation d'un
stabilisateur 34 en matière plastique permet de limiter les détériorations susceptibles
d'être faites au col 104 de la préforme 100.
[0155] De préférence, le stabilisateur 34 est fixé de manière démontable à l'organe 40 tubulaire
d'admission par l'intermédiaire de moyens 50 de fixation constitués par au moins un
élément déformable élastiquement.
[0156] Avantageusement, ledit au moins un élément déformable élastiquement formant les moyens
50 de fixation du stabilisateur 34 avec l'organe 40 tubulaire d'admission est un jonc
annulaire.
[0157] De préférence, le jonc 50 annulaire est porté par le stabilisateur 34 et est reçu
dans une gorge 52 annulaire complémentaire de l'organe 40 tubulaire.
[0158] Avantageusement, la tuyère 14 comporte des moyens 42 de rappel du stabilisateur 34
vers la position basse qui sont agencés axialement au-dessus dudit au moins un moyen
46 de guidage.
[0159] Grâce à un tel agencement et par comparaison avec l'état de la technique, les moyens
42 de rappel du stabilisateur 34 sont avantageusement mieux préservés des contraintes
thermiques qui existaient jusqu'alors, en raison notamment du transfert de chaleur
survenant entre le moule 12 et le nez 30 de tuyère lors de la fabrication de récipients
de type « HR ».
[0160] De préférence, les moyens 42 de rappel sont constitués par un ressort de compression
dont l'extrémité supérieure est axialement en appui sur une face 54 radiale d'appui
du corps 28 de tuyère.
[0161] De préférence, l'extrémité inférieure du ressort 42 de compression constituant les
moyens de rappel est axialement en appui sur une face 56 radiale d'appui.
[0162] Avantageusement, ladite face 56 radiale d'appui du ressort 42 appartient à une collerette
58 annulaire qui est solidaire de l'organe 40 tubulaire d'admission.
[0163] Les moyens 42 de rappel sollicitent axialement le stabilisateur 34 vers la position
basse, sans toutefois être directement en contact avec le stabilisateur 34 ce qui
est avantageux lorsque ledit stabilisateur 34 est réalisé en matière plastique.
[0164] De préférence, une bague 60 d'appui est interposée axialement entre l'extrémité supérieure
dudit ressort 42 et ladite face 54 radiale d'appui du corps 28 de tuyère et/ou entre
l'extrémité inférieure du ressort 42 et ladite face 56 radiale d'appui portée par
la collerette 58 annulaire de l'organe 40 tubulaire.
[0165] La tuyère 14 comporte des moyens de butée déterminant axialement au moins l'une desdites
positions basse et haute de l'équipage mobile formé par le stabilisateur 34 et l'organe
40 tubulaire.
[0166] Avantageusement, la tuyère 14 comporte des moyens 62 de butée qui, déterminant la
position basse, sont constitués par une face 64 de butée que comporte le nez 30 de
tuyère et contre laquelle vient buter un épaulement 66 du stabilisateur 34.
[0167] De préférence, un élément 68 déformable élastiquement est interposé axialement entre
ledit épaulement 66 du stabilisateur et la face 64 de butée portée par le nez 30 de
tuyère.
[0168] Le fonctionnement de l'unité 10 de moulage est illustré par les figures 4 à 6.
[0169] Sur la figure 4, la tuyère 14 est en position relevée et le moule 12 est, en l'absence
préforme 100, en position ouverte. Une préforme 100 est ensuite amenée par des moyens
de transfert (non représentés), tels qu'une pince, et introduite dans le moule 12
dont les demi-moules 16 sont déplacés vers la position fermée.
[0170] Simultanément, les moyens 32 d'actionnement sont commandés pour provoquer la descente
du nez 30 de tuyère qui quitte la position relevée pour se diriger vers la position
abaissée.
[0171] Lors de la descente, le stabilisateur 34 en saillie va alors entrer en contact avec
le col 104 de la préforme 100, les moyens 38 de blocage pénètrent par l'ouverture
102 à l'intérieur du col 104 de la préforme 100.
[0172] Tel qu'illustré par la figure 5, le stabilisateur 34 coopère ensuite par sa face
36 d'appui avec le buvant 106 de la préforme 100. La préforme 100 étant en appui par
sa collerette 108 contre la face 18 du moule entourant l'orifice 20, le stabilisateur
34 est axialement bloqué de sorte que la poursuite de la descente du nez 30 de tuyère
s'accompagne d'un coulissement du stabilisateur 34 relativement au nez 30 de tuyère.
[0173] La descente du nez 30 de tuyère s'achève lorsqu'est atteinte la position abaissée
de soufflage représentée à la figure 6, le joint 44 étant en appui contre la face
18 du moule 12.
[0174] Le stabilisateur 34 occupe alors sa position haute dans laquelle le stabilisateur
34, sollicité axialement vers le bas par le ressort 42 agissant sur la collerette
58 de l'organe 40 tubulaire, applique sur le col 104 de la préforme 100 un effort
propre à la maintenir dans une position axiale déterminée en vue de sa transformation
en récipient.
1. Formeinheit (10) zur Herstellung von Behältern durch Blasen oder Streckblasen aus
Vorformlingen (100) aus Kunststoffmaterial, umfassend einen Hals (104), der mit einem
Mündungsrand (106) versehen ist, der eine Zugangsöffnung (102) zum Inneren des Vorformlings
(100) umfangsmäßig begrenzt, die Formeinheit (10) mindestens umfassend:
- eine Form (12) des "HR"-Typs, umfassend mindestens zwei Formhälften (16), die zwischen
mindestens einer offenen Position und einer geschlossenen Position beweglich angebracht
sind, in der die zusammengeführten Formhälften (16) eine obere Fläche (18) begrenzen,
die eine Öffnung (20) aufweist, die in einen Hohlraum (22) zum Formen mündet, der
mindestens von einem Formnest (24) jeder Formhälfte begrenzt wird, wobei jedes Formnest
(24) in der Lage ist, von zugehörigen Heizmitteln (26) der Form (12) erhitzt zu werden,
- eine Düse (14), umfassend mindestens einen Düsenkörper (28) und ein Düsenmundstück
(30), das axial bezogen auf den Düsenkörper (28) zwischen einer angehobenen Position
über der Form (12) und einer abgesenkten Blasposition beweglich angebracht ist, wobei
das Düsenmundstück (30) durch Betätigungsmittel (32) axialbeweglich zwischen der angehobenen
und der abgesenkten Position gesteuert wird, und
- einen Stabilisator (34), umfassend eine Stützseite (36), die dazu bestimmt ist,
mit dem Mündungsrand (106) des Halses (104) und Lagefixiermitteln (38) zusammenzuwirken,
die dazu bestimmt sind, in das Innere des Halses (104) eingeführt zu werden, wobei
der Stabilisator (34) innerhalb des Düsenmundstücks (30) aufgenommen ist und mit einem
rohrförmigen Element (40) zum Einlass mindestens eines unter Druck stehenden Fluids
eine bewegliche Ausrüstung bildet, die bezogen auf das Düsenmundstück (30) zwischen
mindestens einer oberen Position und einer unteren Position axial verschiebbar ist,
wenn sie mit dem Düsenmundstück (30) bewegt wird,
dadurch gekennzeichnet, dass das rohrförmige Element (40) bezogen auf den Düsenkörper (28) durch mindestens ein
Führungsmittel (46) axial verschiebbar geführt wird, das radial zwischen dem Düsenkörper
(28) und dem rohrförmigen Element (40) zum Einlass angeordnet ist, und dadurch, dass
der Stabilisator (34), der an dem rohrförmigen Element (40) befestigt ist, bezogen
auf den Düsenkörper (28) nur mithilfe des mindestens einen Führungsmittels (46) geführt
wird.
2. Einheit nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Stabilisator (34) aus Kunststoffmaterial hergestellt ist.
3. Einheit nach Anspruch 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass die Betätigungsmittel (32), die zu dem Düsenmundstück (30) gehören, von einem Linearmotor
gebildet sind.
4. Einheit nach einem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass das mindestens eine Führungsmittel (46) von dem Düsenkörper (28) getragen wird.
5. Einheit nach einem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass das mindestens eine Führungsmittel (46) von mindestens einem Paar Führungsringe (48)
gebildet wird, die axial übereinander angeordnet sind.
6. Einheit nach einem der Ansprüche 1 bis 5, dadurch gekennzeichnet, dass der Stabilisator (34) mithilfe von Befestigungsmitteln (50), die von mindestens einem
elastisch verformbaren Element gebildet sind, abnehmbar an dem rohrförmigen Element
(40) zum Einlass befestigt ist.
7. Einheit nach einem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass die Düse (14) Mittel (42) zum Rückführen des Stabilisators (34) hin zu der unteren
Position umfasst, die axial über dem mindestens einen Führungsmittel (46) angeordnet
sind.
8. Einheit nach Anspruch 7, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (42) zum Rückführen von einer Druckfeder gebildet sind, deren oberes Ende
axial an einer radialen Anlagefläche (54) des Düsenkörpers (28) anliegt.
9. Einheit nach einem der Ansprüche 7 oder 8, dadurch gekennzeichnet, dass die Mittel (42) zum Rückführen von einer Druckfeder gebildet sind, deren unteres
Ende axial an einer radialen Anlagefläche (56) anliegt, die ein ringförmiger Kragen
(58) umfasst, der mit dem rohrförmigen Element (40) zum Einlass fest verbunden ist.
10. Einheit nach einem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass die Düse (14) zumindest Anschlagmittel (62) umfasst, die von einer Anschlagfläche
(64) gebildet sind, die das Düsenmundstück (30) umfasst, und gegen die ein Absatz
(66) des Stabilisators (34) zum Anschlag kommt, wobei die untere Position bestimmt
wird.