[0001] La présente invention concerne le domaine de la coutellerie, et plus particulièrement
les couteaux à lame en acier.
[0002] Les principales propriétés recherchées dans un couteau sont la qualité et la durabilité
du tranchant de sa lame. En particulier, la durabilité du tranchant permet de limiter
le recours à un affûtage trop fréquent, qui est nécessaire lorsque la qualité du tranchant
n'est plus aussi élevée que celle souhaitée par l'utilisateur.
[0003] En effet, pour la coutellerie grand public, c'est-à-dire non-professionnelle, les
couteaux ont une lame en acier qui présente généralement une dureté HRC comprise entre
45 et 52, par exemple 48. Or, avec une telle lame utilisée quotidiennement pour effectuer
entre 20 et 25 coupes (sur des légumes, viandes, fruits, ...), un réaffûtage devient
nécessaire environ tous les deux mois si l'utilisateur souhaite garder une bonne qualité
de coupe.
[0004] Afin d'améliorer les propriétés du couteau, les fabricants ont choisi de modifier
le matériau de la lame.
[0005] Une première solution a été de choisir des aciers présentant une dureté plus élevée,
qui présentent une plus grande résistance à l'usure. Cependant, le développement et
la fabrication de tels aciers sont chers, de sorte que les couteaux bénéficiant de
tels aciers ne sont souvent réservés qu'aux professionnels.
[0006] Une deuxième solution a été de choisir une céramique pour fabriquer la lame. Une
telle céramique peut par exemple être à base de zirconium (97%) et d'yttrium (3%).
Cependant, une telle lame est très fragile au choc, et s'ébrèche rapidement. De plus,
les lames céramiques peuvent présenter une perte de coupe de 50% au bout de deux à
trois mois d'utilisation. Or, la céramique n'étant pas affûtable, de tels couteaux
finissent par devenir au fur et à mesure inutilisables.
[0007] Ainsi, les matériaux développés pour améliorer la longévité de coupe d'un couteau
sont soit chers, soit rendus définitivement inutilisables après une période d'utilisation
prolongée.
Objet et résumé de l'invention
[0008] La présente invention vise à résoudre les différents problèmes techniques énoncés
précédemment. En particulier, la présente invention vise à fournir un couteau permettant
de réobtenir régulièrement la qualité de coupe souhaitée sans avoir à changer de couteau
complet.
[0009] Ainsi, selon un aspect, il est proposé un manche de couteau amovible destiné à se
fixer, de manière réversible, à une lame de couteau comportant une partie tranchante
et une soie. Le manche de couteau amovible comprend des moyens de positionnement destinés
à coopérer avec la soie de la lame, et des moyens réversibles de maintien de la soie
dans le manche de couteau amovible. Les moyens réversibles de maintien comportent
une position ouverte dans laquelle la soie peut être engagée ou désengagée avec les
moyens de positionnement, et une position fermée dans laquelle la soie est maintenue
engagée avec les moyens de positionnement.
[0010] Grâce à l'invention, il est possible de récupérer facilement, et à coût réduit, une
qualité de tranchant élevée, en remplaçant la lame du couteau par une nouvelle, au
bout d'une certaine durée d'utilisation. Le manche est conservé par l'utilisateur
qui n'a qu'à retirer l'ancienne lame et qu'à placer une nouvelle lame pour obtenir
un couteau comme neuf, à coût réduit.
[0011] Préférentiellement, les moyens réversibles de maintien sont montés mobiles en rotation
autour d'un axe perpendiculaire au plan de la lame. On considère ici que la lame s'étend
principalement dans un plan, c'est-à-dire qu'une de ses dimensions, en l'occurrence
son épaisseur, est très inférieure aux deux autres dimensions, en l'occurrence sa
longueur qui définit la direction longitudinale de la lame et du couteau, et sa largeur.
Les moyens de maintien passent de la position ouverte à la position fermée par rotation
autour d'un axe perpendiculaire au plan de la lame : on évite ainsi une rotation inopportune
des moyens de maintien pendant l'utilisation du couteau, comme cela pourrait être
le cas avec des moyens de maintien montés mobiles en translation dans le plan de la
lame.
[0012] Préférentiellement, les moyens réversibles de maintien sont configurés pour coopérer
avec une face latérale de la soie de la lame, c'est-à-dire avec une face parallèle
au plan de la lame.
[0013] Préférentiellement, les moyens réversibles de maintien sont constitués par une surface
plane destinée à coopérer, en position fermée, avec la face latérale de la soie de
la lame.
[0014] Préférentiellement, le manche comprend une partie de préhension destinée à être prise
en main par l'utilisateur. Les moyens de positionnement sont montés, de manière solidaire,
dans la partie de préhension, et les moyens réversibles de maintien sont formés par
une portion de la partie de préhension. Les moyens réversibles de maintien sont disposés
dans la partie de préhension, de manière à être maintenus en position fermée par la
main de l'utilisateur, lorsque le couteau est utilisé.
[0015] Préférentiellement, en position fermée, les moyens réversibles de maintien et les
moyens de positionnement délimitent un volume correspond à la géométrie de la soie.
Le manche délimite ainsi un espace coopérant avec la soie de la lame, qui est de même
taille : il est alors possible de maintenir la lame solidaire du manche, dans une
position unique et fixe : on évite ainsi que la lame ne bouge par rapport au manche
et puisse entraîner des coupures pour l'utilisateur.
[0016] Préférentiellement, les moyens de positionnement sont agencés de manière à coopérer
avec la soie dans une unique position, par exemple via des formes complémentaires.
Les moyens de positionnement imposent à l'utilisateur de placer correctement la soie
de la lame dans le manche, avant que les moyens de maintien ne soient placés en position
fermée : cela peut notamment être obtenu par exemple via des formes complémentaires.
De tels moyens de positionnement permettent également d'éviter que la lame ne bouge
par rapport au manche pendant l'utilisation du couteau.
[0017] Préférentiellement, les moyens de positionnement présentent un contour fermé, par
exemple comportent des ergots présentant un contour fermé. Ainsi, les moyens de positionnement
nécessitent un mouvement transversal de la soie dans les moyens de positionnement
pour faire coopérer la lame avec le manche, et non un mouvement selon la direction
longitudinale de la lame.
[0018] Préférentiellement, le positionnement de la soie sur les moyens de positionnement
permet d'obtenir une première surface plane formée par une face latérale plane de
la soie et une surface exposée plane des moyens de positionnement. Préférentiellement,
les moyens réversibles de maintien comprennent une deuxième surface plane configurée
pour venir en contact avec la première surface plane lorsque les moyens réversibles
de maintien sont en position fermée. Le maintien de la soie dans le manche s'effectue
alors par coopération de deux surfaces planes : d'une part la surface plane formée
par la soie dans les moyens de positionnement, et d'autre part la surface plane formée
par les moyens de maintien.
[0019] Préférentiellement, le manche comprend également des moyens de verrouillage permettant
de verrouiller les moyens de maintien dans la position fermée. Les moyens de verrouillage
sont une sécurité supplémentaire contre une ouverture inopinée des moyens de maintien.
Les moyens de verrouillage nécessitent une action spécifique de la part de l'utilisateur
pour permettre aux moyens de maintien de passer de la position fermée à la position
ouverte.
[0020] Préférentiellement, les moyens de verrouillage sont montés en translation selon une
direction perpendiculaire au plan de la lame, c'est-à-dire en translation selon une
direction parallèle à l'axe de rotation des moyens réversibles de maintien. L'ouverture
des moyens réversibles de maintien nécessitent alors deux mouvements différents de
la part de l'utilisateur : d'une part un mouvement de translation pour actionner les
moyens de verrouillage, et d'autre part un mouvement de rotation pour actionner les
moyens réversibles de maintien.
[0021] Préférentiellement, les moyens de verrouillage sont montés sur la partie de préhension,
et viennent coopérer avec les moyens réversibles de maintien lorsque ceux-ci sont
en position fermée.
[0022] Selon un autre aspect, l'invention concerne également une lame amovible pour manche
de couteau amovible tel que décrit précédemment. La lame comprend une partie tranchante,
et une soie destinée à coopérer avec les moyens de positionnement du manche de couteau
amovible. Il s'agit de la lame qui pourra être facilement et rapidement changée par
l'utilisateur, lorsque celle-ci ne présentera plus les qualités de coupe souhaitées.
[0023] Préférentiellement, la soie est conçue de manière à coopérer avec les moyens de positionnement
dans une unique position, par exemple via des formes complémentaires. La soie peut
ainsi comprendre des ouvertures, ou trous, destinées à coopérer avec les moyens de
positionnement, les ouvertures présentant par exemple un contour fermé.
[0024] Selon un autre aspect, l'invention concerne également un couteau comprenant un manche
de couteau tel que décrit précédemment, et une lame amovible telle que décrite précédemment.
[0025] Selon un autre aspect, l'invention concerne également un kit de découpe comprenant
un manche de couteau tel que décrit précédemment, et au moins deux lames amovibles
telles que décrites précédemment. Le kit permet à l'utilisateur d'avoir plusieurs
lames fournies avec le manche, de manière à lui permettre de changer de lame dès que
celle utilisée ne présente plus les propriétés de coupe souhaitées.
[0026] Selon un autre aspect, il est également proposé un corps de lame, notamment pour
couteau, dépourvu de tranchant et s'étendant selon une direction longitudinale, le
corps de lame comportant une portion de fixation d'une partie coupante s'étendant,
au moins en partie, selon la direction longitudinale. Selon la présente invention,
le corps de lame est dépourvu de tranchant mais comporte une portion de fixation d'une
partie coupante. Ainsi, le tranchant du couteau est une pièce rapportée, pouvant être
fixée au corps de lame : il est alors possible d'avoir d'une part un corps de lame
et d'autre part une partie coupante en matériaux différents adaptés à leur fonction
dans le couteau. D'autre part, il est également possible de remplacer uniquement la
partie coupante, en conservant le reste du couteau, lorsque celle-ci ne présente plus
les propriétés de coupe souhaitée, ce qui permet là encore, de limiter les coûts par
rapport à un changement de couteau complet.
[0027] Autrement dit, au lieu de fabriquer une lame de couteau intégralement dans un même
acier, parfois onéreux, l'invention propose de séparer le corps de lame de la partie
tranchante, afin d'utiliser des matériaux différents propres à leurs fonctions respectives.
[0028] Préférentiellement, le corps de lame est formé au moins en partie par un matériau
en plastique, notamment technique, ou un acier. Le matériau du corps de lame est choisi
de manière à permettre une tenue adaptée de la partie coupante, et une rigidité minimale
lors de l'utilisation du couteau. Toutefois, le matériau du corps de lame ne nécessite
pas de propriétés de coupe ou de durabilité de coupe particulières, dans la mesure
où le corps de lame est dépourvu de tranchant : il est ainsi possible d'utiliser un
matériau présentant un coût limité, notamment par rapport à celui de la partie coupante.
[0029] Préférentiellement, le corps de lame est formé au moins en partie par un matériau
présentant une dureté Rockwell mesurée selon la norme ISO 6508-1, inférieure à 50
HRC, de préférence inférieure à 40 HRC. Le matériau est choisi avec des contraintes
de dureté relativement faible, une telle propriété n'étant pas nécessaire pour le
corps de lame d'un couteau.
[0030] Préférentiellement, le corps de lame comporte également une soie. La soie permet
de fixer le corps de lame à un manche de couteau.
[0031] Préférentiellement, la portion de fixation comprend un épaulement s'étendant selon
la direction longitudinale, sur un flanc du corps de lame, et/ou des trous, de préférence
traversant. La portion de fixation est conçue de manière à faciliter la tenue et le
maintien de la partie coupante sur le corps de lame. En particulier, afin de former
un appui pour la partie coupante, le corps de lame peut présenter un épaulement, notamment
latéral, c'est-à-dire le long du flanc du corps de lame. Un tel épaulement peut ainsi
servir de butée, sur laquelle va s'appuyer la partie coupante lors de son utilisation.
Par ailleurs, les trous permettent de fixer mécaniquement la partie coupante sur le
corps de lame, par exemple via des rivets.
[0032] Selon un autre aspect, l'invention concerne également une partie coupante de lame,
destinée à coopérer avec un corps de lame tel que décrit précédemment, s'étendant
selon une direction longitudinale, la partie coupante comportant un tranchant s'étendant
selon la direction longitudinale de la partie coupante, et une portion de fixation
disposée au moins en partie le long de la direction longitudinale de la partie coupante.
La partie coupante est la partie fonctionnelle du couteau, qui nécessite le plus de
travail et peut présenter un coût élevé. La partie coupante selon l'invention est
remplaçable, notamment lorsqu'elle ne présente plus les propriétés de coupe souhaitées
par l'utilisateur. Il peut alors désolidariser la partie coupante du corps de lame,
afin de la remplacer.
[0033] Préférentiellement, la partie coupante est formée au moins en partie d'un matériau,
par exemple un acier fritté, présentant une dureté Rockwell mesurée selon la norme
ISO 6508-1, supérieure à 50 HRC, de préférence supérieure à 60 HRC, voire comprise
entre 65 et 70 HRC. La partie coupante doit présenter des propriétés de coupe et de
durabilité améliorées : à cet effet, le matériau de la partie coupante peut être choisi
parmi des matériaux de haute technologie, par exemple avec une dureté particulièrement
élevée. Malgré un coût élevé, le choix d'un tel matériau pour une petite portion de
la lame du couteau (en l'occurrence la partie coupante) n'augmente pas de manière
considérable le prix du couteau en entier, tout en permettant d'obtenir un tranchant
de grande qualité.
[0034] Préférentiellement, la portion de fixation comprend un épaulement s'étendant selon
la direction longitudinale, et/ou des trous, de préférence traversant. La portion
de fixation de la partie coupante est conçue pour coopérer avec la portion de fixation
du corps de lame. Ainsi, la partie coupante peut présenter aussi un épaulement destiné
à coopérer avec celui du corps de lame, afin d'assurer un appui stable de la partie
coupante sur le corps de lame pendant l'utilisation, ainsi que des trous, de préférence
alignés sur ceux du corps de lame, afin de permettre une solidarisation de la partie
coupante sur le corps de lame via des rivets par exemple.
[0035] Selon un autre aspect, l'invention concerne également une lame pour couteau comprenant
un corps de lame tel que décrit précédemment et une partie coupante telle que décrite
précédemment. La partie coupante de la lame peut représenter entre 5% et 30%, de préférence
entre 10% et 20%, en masse de la lame pour couteau, le reste étant représenté par
le corps de lame.
[0036] Préférentiellement, la lame comprend également des moyens de fixation, notamment
mécaniques tels des rivets, coopérant avec la portion de fixation du corps de lame
et la portion de fixation de la partie coupante, afin de rendre les portions de fixation
solidaires l'une de l'autre. Les moyens de fixation sont choisis de manière permettre
la fixation de la partie coupante sur le corps de lame, mais également de manière
à permettre un remplacement de la partie coupante lorsque celle-ci n'est plus aussi
coupante que souhaitée.
[0037] Selon un autre aspect, l'invention concerne un couteau comprenant un corps de lame
tel que décrit précédemment, et un manche monté, notamment de manière amovible, sur
au moins une partie du corps de lame.
Brève description des dessins
[0038] L'invention et ses avantages seront mieux compris à la lecture de la description
détaillée de trois modes de réalisation particuliers, pris à titre d'exemples nullement
limitatifs et illustrés par les dessins annexés sur lesquels :
- la figure 1 est une vue schématique d'un manche amovible selon un premier mode de réalisation
de l'invention,
- la figure 2 est une vue éclatée d'un couteau selon le premier mode de réalisation de l'invention,
- les figures 3 et 4 représentent différentes vues du couteau selon le premier mode de réalisation,
- la figure 5 représente un kit selon l'invention,
- la figure 6 est une vue schématique d'un manche amovible selon un deuxième mode de réalisation
de l'invention, et
- la figure 7 représente un couteau selon un troisième mode de réalisation.
Description détaillée de l'invention
[0039] La figure 1 illustre un manche amovible 1 pour couteau, conforme à l'invention. Le
manche amovible 1 comprend une partie de préhension 2 avec des moyens de positionnement
4 d'une lame amovible, et des moyens réversibles de maintien 6.
[0040] Les moyens de positionnement 4 sont disposés de manière solidaire et fixe par rapport
à la partie de préhension 2. Les moyens de positionnement 4 peuvent comprendre notamment
des ergots de positionnements 8, au nombre de deux sur la figure 1, destinés à coopérer
avec la soie d'une lame amovible. Afin de maintenir ladite lame fixe par rapport à
la partie de préhension, les moyens de positionnement 4 peuvent présenter des formes
limitant la liberté de mouvement de la soie lorsque celle-ci est engagée dans les
moyens de positionnement 4. Ainsi, les moyens de positionnement 4 peuvent comprendre
plusieurs ergots 8, et/ou un ergot de forme non-circulaire, par exemple de forme ovale,
permettant un positionnement fin et fixe de la soie de la lame dans les moyens de
positionnement 4. Lorsqu'une soie est engagée dans les moyens de positionnement 4,
les ergots 8 viennent se positionner dans des trous de la soie de manière à former,
par exemple, une première surface plane 10 (voir figure 3).
[0041] Les moyens de positionnement 4 peuvent comprendre, voire être constitués par, une
plaque métallique présentant une surface avec les ergots 8. La plaque métallique peut
être solidarisée dans la partie préhension 2, par exemple en plastique, de manière
à allier résistance aux contraintes et esthétisme extérieur.
[0042] Les moyens réversibles de maintien 6 sont destinés à maintenir une soie de lame engagée
dans les moyens de positionnement 4. Les moyens réversibles de maintien 6 comprennent
notamment une portion de la partie de préhension 2 qui est amovible par rapport au
reste du manche 1. Ainsi, les moyens réversibles de préhension 8 peuvent être montés
mobiles en rotation autour d'un axe perpendiculaire au plan de la lame et disposé
au niveau de la partie supérieure avant du manche 1.
[0043] Les moyens réversibles de maintien 6 comprennent notamment une position ouverte (voir
figure 1) dans laquelle les moyens de positionnement 4 sont accessibles pour pouvoir
y positionner la soie d'une lame, et une position fermée dans laquelle la soie est
en prise entre les moyens de positionnement 4 et les moyens de maintien 6 pour rester
solidaire avec le manche 1.
[0044] Les moyens de maintien 6 peuvent comprendre une plaque 14 (voir figure 2), par exemple
métallique, montée dans un carter 16. La plaque 14 définit une deuxième surface 12
(voir figure 4) destinée à coopérer avec la première surface 10 afin de maintenir
la soie de la lame engagée dans les moyens de positionnement 4. Le carter 16 est conçu
pour correspondre à l'esthétisme du reste du manche 1, et pour apporter un confort
de préhension à l'utilisateur.
[0045] Afin d'améliorer le maintien de la lame lors de l'utilisation du couteau, les moyens
de maintien 6, et en particulier le carter 16, peut comporter un ergot de guidage
18 destiné à coopérer, lors de la fermeture des moyens de maintien 6, avec une rainure
de guidage 20 positionnée dans le reste de la partie de préhension 2. Ainsi, lors
de la rotation des moyens de maintien 6, l'ergot 18 vient coopérer avec la rainure
20 de manière notamment à obtenir un positionnement latéral correct des moyens de
maintien 6 par rapport au reste de la partie de préhension 2.
[0046] La figure 2 représente une vue éclatée d'un couteau 22 selon la présente invention.
Le couteau 22 comprend un manche amovible 1 tel que décrit précédemment, et une lame
amovible 24. La lame 24 comprend un corps de lame 26 avec une partie tranchante 28,
et une soie 30 destinée à coopérer avec le manche 1.
[0047] En particulier, la soie 30 de la lame 24 peut comprendre des trous 32, présentant
des formes complémentaires à celles des ergots de positionnement 8. La coopération
des trous 32 avec les ergots 8 permet ainsi d'obtenir un positionnement adéquat et
fixe de la lame 24 par rapport au manche 1. Lorsque la soie est ainsi correctement
positionnée dans les moyens de positionnement 4, il suffit de placer les moyens de
maintien 6 dans la position fermée pour maintenir la lame en position.
[0048] La figure 5 représente un kit de découpe 34 selon la présente invention, comprenant
un manche amovible 1 tel que décrit précédemment, et plusieurs lames 24, par exemple
deux, telles que décrites précédemment. En particulier, les lames 24 peuvent être
identiques ou différentes : par exemple, une première lame 24 peut être en acier et
une deuxième lame 24 peut être en céramique. Le but du kit 34 est de permettre un
remplacement aisé et rapide de la lame 24 par l'utilisateur lorsque celui-ci considère
que la lame doit être changée.
[0049] La figure 6 illustre un deuxième mode de réalisation d'un manche amovible 1 selon
la présente invention. Dans ce deuxième mode de réalisation, le manche 1 comprend
également un moyen de verrouillage 36 configuré pour verrouiller les moyens réversibles
de maintien 6 en position fermée. Les moyens de verrouillage 36 permettent ainsi d'éviter
une ouverture inopportune des moyens de maintien 6.
[0050] Les moyens de verrouillage 36 peuvent être positionnés à l'avant du manche 1, en
partie basse.
[0051] Les moyens de verrouillage 36 peuvent comprendre ainsi un ergot mobile en translation
38 configuré pour translater dans une rainure 40 s'étendant à la fois dans les moyens
de maintien 6 et dans le reste de la partie de préhension 2 lorsque les moyens de
maintien 6 sont en position fermée.
[0052] Ainsi, lorsque l'ergot 38 coopère à la fois avec les moyens de maintien 6 et le reste
de la partie de préhension 2, c'est-à-dire lorsque les moyens de verrouillage 36 sont
en position verrouillée, les moyens de maintien 6 ne peuvent plus être mis en rotation.
Par contre, lorsque l'ergot 38 est positionné complètement dans la rainure des moyens
de maintien 6 ou du reste de la partie de préhension 2, c'est-à-dire lorsque les moyens
de verrouillage 36 sont en position déverrouillée, alors les moyens de maintien 6
peuvent être mis en rotation pour être positionnés en position ouverte.
[0053] Enfin, les moyens de verrouillage 36 peuvent être configurés de manière à faire saillie
par rapport au reste du manche 1 uniquement lorsqu'ils sont en position déverrouillée.
De cette façon, en position de verrouillage, les moyens de verrouillage 36 ne se remarquent
pas et ne gênent pas l'usage du couteau par l'utilisateur. Par contre, en position
déverrouillée, l'utilisateur s'aperçoit rapidement que les moyens de maintien 6 ne
sont pas verrouillés et peut replacer les moyens de verrouillage en conséquence. On
obtient ainsi une sécurité supplémentaire permettant de s'assurer que le couteau est
bien configuré lors de son utilisation.
[0054] La figure 7 illustre un troisième mode de réalisation d'un couteau selon l'invention.
Le couteau 100 comprend un manche amovible 1 tel que décrit précédemment, et une lame
400 montée de manière solidaire sur le manche amovible 1. La lame 400 comporte d'une
part un corps de lame 600 et d'autre part une partie tranchante 800 fixée au corps
de lame 600 par des moyens de fixation 1000, par exemple des rivets.
[0055] Le corps de lame 600 comporte une portion de fixation formant un épaulement s'étendant
longitudinalement le long du corps de lame 600, et comprenant des trous traversant.
Par ailleurs, le corps de lame 600 comprend également une soie 1600 permettant la
fixation du corps de lame 600 au manche de couteau 1.
[0056] Le corps de lame 600 peut être fabriqué dans un matériau standard, tel un acier classique
ou un plastique technique. Le but du corps de lame 600 est de former un support pour
la partie coupante 800, et peut être fabriqué dans un matériau peu onéreux.
[0057] La partie coupante 800 s'étend selon une direction longitudinale du couteau, et comporte
un tranchant et une portion de fixation. La portion de fixation de la partie coupante
800 peut également former un épaulement s'étendant selon la direction longitudinale
et destiné à coopérer avec l'épaulement de la portion de fixation du corps de lame
600, et comprendre des trous, traversant, destinés à être alignés avec les trous du
corps de lame 600.
[0058] La partie coupante 800 comporte le tranchant du couteau : elle est réalisée dans
un matériau spécialement conçu pour présenter des propriétés de coupe et de durabilité
élevées. Ainsi, la partie coupante 800 peut être en acier fritté par exemple. De préférence,
la partie coupante est formée par un matériau présentant une dureté Rockwell mesurée
selon la norme ISO 6508-1, supérieure à 50 HRC, de préférence supérieure à 60 HRC.
[0059] La partie coupante 800 est fixée sur le corps de lame 600 par des moyens mécaniques,
dans le cas présent des rivets 1000. Les rivets 1000 sont destinés à être montés dans
les trous correspondants du corps de lame 600 et de la partie coupante 800. Les rivets
1000 peuvent présenter une forme générale cylindrique, et plus particulièrement être
en forme de sablier, c'est-à-dire cylindriques avec concavité circonférentielle latérale.
Une telle forme permet notamment de limiter les risques de glissement des rivets dans
les trous sans en empêcher leur retrait lorsqu'on souhaite changer la partie coupante
800.
[0060] Ainsi, grâce au couteau selon la présente invention, il est possible d'obtenir à
nouveau facilement un tranchant de qualité, sans avoir à changer de couteau intégralement.
En particulier, avec un kit comportant un manche et plusieurs lames, il devient aisé
pour l'utilisateur de changer de lame selon l'usage ou selon la qualité de coupe voulue
: il lui suffit de stocker des lames de rechanges, et de les utiliser lorsque la lame
montée dans le manche n'est plus aussi tranchante que souhaitée.
1. Manche de couteau amovible (1) destiné à se fixer, de manière réversible, à une lame
de couteau (24) comportant une partie tranchante (28) et une soie (30), dans lequel
le manche de couteau amovible comprend des moyens de positionnement (4) destinés à
coopérer avec la soie de la lame, et des moyens réversibles de maintien (6) de la
soie dans le manche de couteau amovible, les moyens réversibles de maintien comportant
une position ouverte dans laquelle la soie peut être engagée ou désengagée avec les
moyens de positionnement, et une position fermée dans laquelle la soie est maintenue
engagée avec les moyens de positionnement, caractérisé en ce que les moyens réversibles de maintien (6) sont montés mobiles en rotation autour d'un
axe perpendiculaire au plan de la lame et sont destinés à coopérer, en position fermée,
avec une face latérale de la soie de la lame.
2. Manche amovible (1) selon la revendication précédente, comprenant une partie de préhension
(2) destinée à être prise en main par l'utilisateur, dans lequel les moyens de positionnement
(4) sont montés, de manière solidaire, dans la partie de préhension, et dans lequel
les moyens réversibles de maintien (6) sont formés par une portion de la partie de
préhension.
3. Manche amovible (1) selon la revendication 1 ou 2 dans lequel, en position fermée,
les moyens réversibles de maintien (6) et les moyens de positionnement (4) délimitent
un volume correspond à la géométrie de la soie.
4. Manche amovible (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, dans lequel
les moyens de positionnement (4) sont agencés de manière à coopérer avec la soie dans
une unique position, par exemple via des formes complémentaires (8) présentant un
contour fermé.
5. Manche amovible (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes dans lequel
le positionnement de la soie sur les moyens de positionnement permet d'obtenir une
première surface plane (10) formée par une face latérale plane de la soie et une surface
exposée plane des moyens de positionnement, et dans lequel les moyens réversibles
de maintien (6) comprennent une deuxième surface plane (12) venant en contact avec
la première surface plane (10) lorsque les moyens réversibles de maintien (6) sont
en position fermée.
6. Manche amovible (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, comprenant
également des moyens de verrouillage (36) permettant de verrouiller les moyens de
maintien (6) dans la position fermée.
7. Lame amovible (24) pour manche de couteau amovible selon l'une quelconque des revendications
précédentes, comprenant une partie tranchante (28), et une soie (30) destinée à coopérer
avec les moyens de positionnement (4) du manche de couteau amovible.
8. Lame amovible (24) selon la revendication précédente, dans laquelle la soie (30) est
conçue de manière à coopérer avec les moyens de positionnement (4) dans une unique
position, par exemple via des formes complémentaires.
9. Couteau (22) comprenant un manche de couteau (1) selon l'une quelconque des revendications
1 à 6, et une lame amovible (24) selon la revendication 7 ou 8.
10. Kit de découpe (34) comprenant un manche de couteau (22) selon l'une quelconque des
revendications 1 à 6, et au moins deux lames amovibles (24) selon la revendication
7 ou 8.