[0001] L'invention concerne un procédé de détection du sens de déplacement d'un écran d'occultation.
[0002] Lors de la mise en place d'une installation d'occultation comportant un écran et
un actionneur, il est nécessaire de détecter le sens de déplacement de l'écran, parmi
un sens de montée et un sens de descente, afin que l'installation puisse successivement
reconnaître automatiquement le sens de déplacement, par exemple lors d'une utilisation
de l'installation par un utilisateur au moyen d'une télécommande ou d'un interrupteur
mural.
[0003] Pour ce faire, il est connu, par exemple de
EP-A-2 593 626, de mesurer un couple moteur de l'actionneur afin de déterminer le sens de déplacement
de l'écran. En particulier, la mesure du couple moteur se fait par mesure du courant
moteur dans le cas d'un moteur à courant continu, le courant moteur étant à l'image
du couple. Cependant, sur un actionneur comprenant un moteur synchrone, la mesure
du couple moteur peut également être perturbée par la présence d'un frein mécanique
qui comporte un couple de trainée (ou effort de freinage permanent) non négligeable.
[0004] Dans le cas d'un moteur asynchrone, le couple moteur peut être déterminé par la mesure
de la tension disponible aux bornes d'un condensateur de déphasage entre les enroulements
du moteur. Toutefois, pour certains volets roulants, notamment de faible poids ou
pour lesquels le moteur est surdimensionné, entre un sens de montée et un sens de
descente, la tension du condensateur de déphasage varie très peu, de sorte que la
détermination du sens de déplacement de l'écran par cette lecture de tension n'est
pas facile, ni fiable. De ce fait, une telle approche de détermination du sens par
détermination du couple peut être appliquée exclusivement pour un actionneur équipé
d'un moteur synchrone, par exemple un moteur BLDC. C'est à ces inconvénients qu'entend
plus particulièrement remédier l'invention en proposant un nouveau procédé de détection
pour une installation d'occultation qui peut être mis en place également pour un actionneur
comprenant un moteur synchrone.
[0005] Dans cet esprit, l'invention concerne un procédé de détection du sens de déplacement
d'un écran d'occultation piloté par un actionneur électromécanique, ce procédé comprenant
des étapes consistant à :
- a) déplacer l'écran d'occultation à l'aide de l'actionneur dans un premier sens de
déplacement et mesurer une première valeur d'un paramètre prédéfini de déplacement,
- b) déplacer l'écran d'occultation à l'aide de l'actionneur dans un deuxième sens de
déplacement, opposé au premier sens de déplacement, et mesurer une deuxième valeur
du paramètre prédéfini de déplacement,
- c) comparer les valeurs du paramètre prédéfini mesurées lors des étapes a) et b),
- d) déterminer la direction des premier et deuxième sens de déplacement en fonction
du résultat de l'étape c).
[0006] Conformément à l'invention, l'actionneur électromécanique comporte un moteur électrique
synchrone et le paramètre prédéfini de déplacement est un rapport cyclique d'une tension
d'alimentation du moteur électrique synchrone.
[0007] Selon des aspects avantageux mais non obligatoires de l'invention, un tel procédé
comprend une ou plusieurs des caractéristiques suivantes, prise(s) selon toute combinaison
techniquement admissible :
- Lors de l'étape d), lorsque la première valeur du paramètre prédéfini est inférieure
à la deuxième valeur du paramètre prédéfini, le premier sens de déplacement est associé
à une direction de descente, alors que, lorsque la première valeur du paramètre prédéfini
est supérieure à la deuxième valeur du paramètre prédéfini, le premier sens de déplacement
est associé à une direction de montée.
- Lorsque l'actionneur est commuté dans une configuration nominale, le dispositif de
contrôle est configuré pour fournir en entrée du moteur électrique synchrone un signal
d'alimentation correspondant à une première vitesse de rotation, correspondant à une
puissance d'alimentation nominale et, lorsque l'actionneur est commuté dans une configuration
d'apprentissage, le dispositif de contrôle est configuré pour fournir en entrée du
moteur électrique synchrone un signal correspondant à une deuxième vitesse de rotation,
supérieure à la première vitesse de rotation et correspondant à une puissance électrique
plus élevée que la puissance d'alimentation nominale.
- La deuxième vitesse de rotation est environ le double de la première vitesse de rotation.
- La commutation entre la configuration d'apprentissage et la configuration nominale
de l'actionneur, est effectuée au moyen d'un dispositif de contrôle du moteur électrique
synchrone.
- La commutation entre la configuration d'apprentissage et la configuration nominale
de l'actionneur, est effectuée au moyen d'un régulateur de vitesse.
- Le procédé comprend :
- une étape z) préalable aux étapes a) et b), dans laquelle l'actionneur est commuté
dans une configuration d'apprentissage, où des performances de l'actionneur sont volontairement
altérées par rapport à ses performances nominales, et
- une étape e), postérieure à l'étape d), dans laquelle l'actionneur est commuté dans
une configuration de performance nominale, où les performances de l'actionneur sont
rétablies à ses performances nominales.
- L'étape e) de commutation dans la configuration de performance nominale, où les performances
de l'actionneur électromécanique sont rétablies à ses performances nominales, a lieu
au démarrage d'un mouvement de montée commandé par un utilisateur.
[0008] L'invention sera mieux comprise et d'autres avantages de celle-ci apparaîtront plus
clairement à la lumière de la description qui va suivre, de plusieurs procédés de
détection conformes à l'invention, donnée uniquement à titre d'exemple non limitatif
et faite en référence aux dessins annexés, sur lesquels :
- la figure 1 est une représentation schématique d'une installation d'occultation ;
- la figure 2 est un schéma électrique d'un actionneur électromécanique de type synchrone,
utilisable avec le procédé de l'invention ;
- la figure 3 est un schéma représentatif d'un signal d'alimentation ayant un premier
rapport cyclique pour l'actionneur électromécanique à la figure 2 ;
- la figure 4 est un schéma représentatif d'un signal d'alimentation ayant un deuxième
rapport cyclique pour l'actionneur électromécanique à la figure 2 ; et
- la figure 5 est un organigramme d'un procédé de détection du sens de déplacement conforme
à l'invention.
[0009] Sur la figure 1, une installation 1 d'occultation est représentée. L'installation
d'occultation 1 comporte un écran 2 d'occultation, un actionneur 4 électromécanique,
des moyens 6 de communication et une unité de contrôle 8. L'installation 1 est ainsi
un dispositif motorisé, tel qu'un volet motorisé, apte à la fermeture, l'occultation
ou la protection solaire d'une ouverture O. En pratique, l'ouverture O est obturée
par l'écran 2, au choix d'un utilisateur.
[0010] L'écran d'occultation 2 est, de façon connue en soi, formé par plusieurs lames articulées
entre elles et qui comprennent une lame inférieure et une lame supérieure. La lame
inférieure est destinée à venir en appui contre le seuil de l'ouverture O lorsqu'elle
est en position basse. La lame supérieure est accrochée à un arbre d'enroulement 5.
[0011] L'arbre est monté à l'intérieur d'un caisson, non représenté, de l'installation d'occultation
1, avec possibilité de rotation autour d'un axe X1, qui est horizontal et fixe et
qui constitue un axe central pour l'écran 2 et pour l'installation d'occultation 1.
De façon connue en soi, l'arbre est entraîné en rotation autour de l'axe X1 au moyen
de l'actionneur 4.
[0012] Ainsi, la lame inférieure de l'écran d'occultation 2 est mobile en translation, selon
un axe X2 appartenant au plan de l'ouverture O et perpendiculaire à l'axe X1, dans
un premier sens de déplacement D1 ou dans un deuxième sens de déplacement D2. Les
premier et deuxième sens de déplacement D1 et D2 sont l'un opposé de l'autre selon
l'axe X1. En pratique, les premier et deuxième sens de déplacement D1 et D2 peuvent
être dans une direction de montée ou dans une direction de descente de l'écran 2,
notamment selon si l'actionneur est monté sur la droite ou sur la gauche de l'arbre
d'enroulement ou selon si l'écran se déroule à l'avant ou à l'arrière de l'arbre d'enroulement.
[0013] L'actionneur 4 est configuré pour être activé par un utilisateur. En particulier,
l'utilisateur transmet un ordre de commande à l'actionneur 4 de l'installation 1 via
un signal de commande S issu de l'unité de contrôle 8. Ainsi, l'actionneur 4 est configuré
pour recevoir le signal de commande S via les moyens de communication 6.
[0014] Les moyens de communication 6 sont, par exemple, une antenne. L'antenne 6 de l'installation
1 est configurée pour recevoir le signal de commande S via une liaison de communication
sans contact, par exemple radioélectrique, et pour transmettre le signal de commande
S à l'actionneur 4. En pratique, l'utilisateur peut mettre en fonction l'actionneur
4 de l'installation 1 à l'aide d'une unité de contrôle à distance, telle qu'une télécommande,
qui n'est pas représentée sur les figures.
[0015] L'actionneur 4 est également configuré pour recevoir le signal de commande S via
une liaison filaire 10 raccordée à l'unité de contrôle 8 murale. En pratique, l'utilisateur
peut mettre en fonction l'actionneur 4 directement via l'unité de contrôle 8 murale
qui est positionnée au voisinage de l'installation 1.
[0016] En d'autres termes, l'installation 1 représentée à la figure 1 est configurée pour
être commandée par l'utilisateur sans fil et/ou de façon filaire.
[0017] L'actionneur 4 comprend deux conducteurs électriques 12 et 14 d'alimentation à partir
d'un réseau de distribution électrique. L'actionneur électromécanique 4 comprend également
un moteur électrique 16 de type synchrone.
[0018] La figure 2 montre un premier mode de réalisation de l'actionneur 4, où le moteur
électrique 16 est un moteur électrique sans balais à commutation électronique, appelé
également « BLDC » (acronyme du terme anglo-saxon BrushLess Direct Current). Le moteur
électrique 16 est alimenté par une tension continue fournie par le réseau de distribution.
En particulier, le réseau de distribution fourni une tension alternative de l'ordre
de 230 volts qui est redressée et filtrée afin d'obtenir une tension continue de environ
325 V pour l'alimentation du moteur électrique synchrone 16.
[0019] Un premier conducteur électrique 12 de l'actionneur 4 est apte à transmettre la tension
continue, alors qu'un deuxième conducteur 14 est apte à raccorder l'actionneur 4 à
la masse.
[0020] L'actionneur 4 comprend le moteur synchrone 16, un module 48 de pilotage et un dispositif
50 de contrôle.
[0021] Le moteur synchrone 16 comprend, de façon connue en soi, un stator, des enroulements
et un rotor. Le stator du moteur synchrone 16 comporte un empilement de tôles formant
un circuit magnétique. Des enroulements du stator du moteur synchrone 16 définissent
trois phases de la tension d'alimentation. Les trois phases sont en déphasage de 120°
les unes par rapport aux autres. Le rotor du moteur synchrone 16 est, par exemple,
un rotor à aimants permanents. Selon un exemple de réalisation, le moteur synchrone
16 comprend trois capteurs 52A, 52B et 52C. Ces capteurs 52A, 52B et 52C sont, par
exemple, des capteurs à effet Hall à sortie binaire. Ces capteurs sont configurés
pour réagir au flux magnétique des aimants du rotor du moteur synchrone 16 et pour
fournir un signal représentatif de la position angulaire du rotor. Pour ce faire,
les capteurs 52A, 52B et 52C sont montés sur un circuit imprimé solidaire du stator
du moteur synchrone 16. Chaque capteur fournit un signal représentatif de la position
du rotor. L'analyse des différents signaux permet de déterminer la position et la
vitesse du rotor. Seuls un ou deux capteurs physiques peuvent être utilisés, le signal
des autres capteurs pouvant être reconstitué à partir des signaux du ou des capteurs
physiques. Alternativement, cette information de position et de vitesse peut être
déterminée sans capteurs physiques.
[0022] Le module de pilotage 48 est configuré pour alimenter séquentiellement les enroulements
du moteur synchrone 16, de manière à créer un champ magnétique tournant. Le module
de pilotage 48 comporte une pluralité de commutateurs de puissance 54A à 54F. De façon
connue en soi, les commutateurs de puissances sont aptes à se fermer séquentiellement,
afin d'alimenter l'un des trois enroulements du moteur synchrone 16. En particulier,
les commutateurs de puissance sont pilotés par des signaux de commande externes.
[0023] Le dispositif de contrôle 50 est configuré pour commander le module de pilotage 48.
Le dispositif de contrôle 50 comporte une unité logique 56 et un module 58 de génération
de signaux de commande pour le module de pilotage 48. En particulier, l'unité logique
56 reçoit, via des liaisons filaires 60, les signaux fournis par les capteurs 52A
à 52C. Sur la base de ces mesures, l'unité logique 56 commande le module 58, qui génère
les signaux de commande pour les commutateurs de puissance 54A à 54F. En particulier,
des liaisons filaires 62 relient le module 58 aux commutateurs de puissance 54A à
54F.
[0024] Le dispositif de contrôle 50 assure ainsi la fonction d'un modulateur de fréquence
et fournit au moteur synchrone 16 des tensions d'alimentation ayant des rapports cycliques
adaptés à son fonctionnement. En particulier, la tension d'alimentation qui est fournie
aux enroulements du moteur synchrone 16 est calculée comme le produit d'un signal
de la tension continue redressée et un signal d'un rapport cyclique défini par le
dispositif de contrôle 50. La modulation, plus précisément la Modulation de Largeur
d'Impulsions (MLI, de l'anglais :
Pulse Width Modulation, soit
PWM) réalisée à l'aide du dispositif de contrôle 50 est de l'ordre de 16 kHz.
[0025] Le dispositif de contrôle 50 comprend également un régulateur 64 de vitesse. En particulier,
le régulateur de vitesse 64 comporte au moins une boucle de régulation concernant
la vitesse. Il peut également comprendre une deuxième boucle de régulation concernant
le courant et qui fonctionne en parallèle de la boucle de régulation en vitesse. Ces
boucles sont asservies par des correcteurs de vitesse et de courant et permettent
de gérer la consigne de tension à appliquer aux bornes du moteur 16. L'avantage du
régulateur 64 est de pouvoir réguler la vitesse du moteur 16, tout en ayant éventuellement
un contrôle du couple. La régulation principale est la régulation de vitesse. Cependant,
une régulation de courant, s'effectuant à la même période d'échantillonnage et en
parallèle de la régulation de vitesse, permet d'assurer un contrôle du couple à chaque
instant. Ces deux boucles de régulation sont relativement indépendantes l'une de l'autre.
Elles sont orchestrées par l'unité logique 56 qui va sélectionner la tension minimum
à appliquer au moteur 16, c'est-à-dire soit la tension fournie du correcteur de vitesse,
soit la tension fournie par le correcteur de courant.
[0026] Ainsi, le dispositif de contrôle 50 est apte, à l'aide de son régulateur de vitesse
64, à commuter l'actionneur 4 entre une configuration C1, dite nominale, et une configuration
C2, dite d'apprentissage. En particulier, la configuration d'apprentissage C2 correspond
à une configuration de performances modifiées, dans laquelle les performances du moteur
sont volontairement altérées, notamment par modification de la vitesse de rotation
du moteur.
[0027] Un procédé de détection du sens de déplacement de l'écran d'occultation 2 piloté
par l'actionneur électromécanique 4 est mis en oeuvre lors de la mise en place de
l'installation 1. L'installation 1 est en configuration nominale C1, alimentée par
une puissance nominale P1 et ne se trouve pas dans une position particulière, telle
que l'approche d'une butée. Lors de la mise en place de l'installation 1, les sens
de déplacement D1 et D2 ne sont pas connus. Le procédé de détection est décrit ci-dessous.
[0028] Au début de ce procédé, et au cours d'une étape initiale z), l'actionneur 4 est commuté
dans sa configuration d'apprentissage C2, où il est alimenté avec une deuxième puissance
P2.
[0029] Le procédé comprend une étape a) consistant à déplacer l'écran d'occultation 2, à
l'aide de l'actionneur 4, dans le premier sens de déplacement D1 et à mesurer une
première valeur V1 d'un paramètre P prédéfini de déplacement.
[0030] Le procédé comporte ensuite une étape b) consistant à déplacer l'écran d'occultation
2, à l'aide de l'actionneur 4, dans le deuxième sens de déplacement D2, qui est opposé
au premier sens de déplacement D1, et consistant à mesurer une deuxième valeur V2
du paramètre P prédéfini de déplacement. L'étape b) peut comporter un temps de réalisation
compris entre 0,5 et 2 s. Ce temps est nécessaire pour l'établissement d'un régime
de stable et pour la mesure du paramètre P.
[0031] Ensuite, le procédé comporte une étape c) consistant à comparer les valeurs V1 et
V2 du paramètre P prédéfini de déplacement mesuré lors des étapes a) et b). La comparaison
des valeurs V1 et V2 est réalisée par l'unité logique 56 du dispositif de contrôle
50 de l'actionneur 4.
[0032] Le procédé de détection comporte ensuite une étape d) consistant à déterminer la
direction de premier et deuxième sens de déplacement D1 et D2, en fonction du résultat
de l'étape c).
[0033] Dans la configuration d'apprentissage C2, le paramètre prédéfini P, qui est mesuré
lors de l'étape a) et de l'étape b), est le rapport cyclique de la tension d'alimentation
du moteur synchrone 16. En effet, la mesure du rapport cyclique est simple à réaliser.
Ces données de rapport cyclique sont inhérentes au signal d'alimentation et donc sont
aisément récupérables par un microcontrôleur. En particulier, la première valeur V1
est une première valeur DC1 du rapport cyclique, comme visible à la figure 3, alors
que la deuxième valeur V2 est une deuxième valeur DC2 du rapport cyclique, comme visible
à la figure 4. Lors de l'étape de comparaison c), la différence entre les rapports
cycliques dans les deux sens de déplacement parfaitement identifiable au moyen du
dispositif de contrôle 50. Lors de l'étape d), lorsque la première valeur DC1 du rapport
cyclique est inférieure à la deuxième valeur DC2 du rapport cyclique, le premier sens
se déplacement D1 est associé à la direction de descente et, par conséquent, le deuxième
sens de déplacement D2 est associé à la direction de montée. L'inverse est effectué
lorsque le rapport cyclique DC2 est supérieur au rapport cyclique DC1.
[0034] Enfin, le procédé comporte une étape e) dans laquelle l'actionneur 4 est commuté
à nouveau dans la configuration de performance nominale C1, où il est alimenté avec
la puissance d'alimentation nominale P1, afin de pouvoir fonctionner normalement.
[0035] Selon un deuxième mode de réalisation, une augmentation de la vitesse de rotation
du moteur électrique synchrone 16 en entrée, gérée au moyen du régulateur de vitesse
64, permet d'augmenter la différenciation entre les mesures du paramètre prédéfini
P de déplacement. Dans ce deuxième mode de réalisation, le paramètre prédéfini P,
qui est mesuré lors de l'étape a) et de l'étape b), est encore le rapport cyclique
de la tension d'alimentation du moteur synchrone 16.
[0036] Au début de ce procédé, et au cours d'une étape initiale z), l'unité logique 56 intervient
sur le régulateur de vitesse 64 pour que celui-ci fournisse une vitesse de rotation
plus élevée. En d'autres termes, l'actionneur 4 est commuté dans sa configuration
d'apprentissage C2, où il est alimenté avec une deuxième puissance P3.
[0037] Lorsque l'actionneur 4 est commuté dans la configuration nominale C1, le dispositif
de contrôle 50 est configuré pour fournir en entrée du moteur électrique synchrone
16 un signal d'alimentation correspondant à une première vitesse W1 de rotation. Du
fait de ce signal d'alimentation, lorsque l'actionneur 4 est commuté dans sa configuration
de performance nominale C1, il est alimenté avec la puissance nominale P1.
[0038] Lorsque l'actionneur 4 est commuté dans la configuration d'apprentissage C2, le dispositif
de contrôle est configuré pour fournir en entrée du moteur électrique synchrone 16
un signal correspondant à une deuxième vitesse W2 de rotation, supérieure à la première
vitesse de rotation. Ainsi, du fait de ce signal d'alimentation, lorsque l'actionneur
4 est commuté dans sa configuration d'apprentissage C2, il est alimenté avec la puissance
P2 qui est plus élevée que la puissance d'alimentation nominale P1. Le fait de modifier
la vitesse de déplacement, pour la surélever au risque de dégrader les performances
acoustiques et thermiques du moteur pendant les étapes de configuration, peut permettre
de rendre la différence de mesure plus significative et ainsi d'identifier le sens
de déplacement, notamment dans les cas où la mesure à vitesse nominale ne le permet
pas de manière sûre.
[0039] En pratique, la deuxième vitesse de rotation est choisie environ le double de la
première vitesse de rotation W1.
[0040] Dans le premier mode de réalisation, les configurations nominale C1 et d'apprentissage
C2 sont visuellement, pour un utilisateur, peu distincts. Dans le second mode de réalisation,
les déplacements de l'écran 2 se faisant à vitesse plus élevée dans la configuration
d'apprentissage, les deux configurations sont visuellement distinctes. Dans les deux
modes de réalisation, la détermination des rapports cycliques lors de mouvements de
montée et de descente, pour une vitesse régulée donnée, fournit des données de rapport
cyclique suffisamment significatives pour la montée et la descente pour être comparées
et déterminer le sens de déplacement. Ces données sont exploitables pour discriminer
le sens de montée et le sens de descente quelle que soit la configuration d'utilisation
(normale ou d'apprentissage).
[0041] Par exemple, les données de rapport cyclique comportent les résultats suivants :
- pour une vitesse régulée à 3000tr/mn : à la descente, pour un couple en sortie de
10mNm, le rapport cyclique est égal à 0.278, alors que, à la montée, pour un couple
en sortie de 20mNm, le rapport cyclique est égal à 0.3 soit un écart de 0.022 ;
- pour une vitesse régulée à 1500tr/mn (vitesse nominale) : à la descente, pour un couple
en sortie de 10mNm, le rapport cyclique est égal à 0.146, alors que, à la montée,
pour un couple en sortie de 20mNm, le rapport cyclique est égal à 0.165 soit un écart
= 0.019 ;
- pour une vitesse régulée à 1000tr/mn (sous-vitesse) : à la descente, pour un couple
en sortie de 10mNm, le rapport cyclique est égal à 0.098, alors que, à la montée,
pour un couple en sortie de 20mNm, le rapport cyclique est égal à 0.116 soit un écart
= 0.018.
[0042] Selon un troisième mode de réalisation, le paramètre prédéfini P de déplacement est
un rapport entre un écart des rapports cycliques mesurés dans chaque sens de déplacement
et la valeur du rapport cyclique dans chaque sens de déplacement.
[0043] Pour les valeurs données ci-dessus, les données à comparer, dans ce troisième mode
de réalisation sont, par exemple, comme suit :
- pour une vitesse régulée à 3000tr/mn : à la descente, pour un couple en sortie de
10mNm, le rapport calculé est de l'ordre de 7,9%, alors que, à la montée, pour un
couple en sortie de 20mNm, le rapport calculé est de l'ordre de 7,3%, soit un écart
de 0.6;
- pour une vitesse régulée à 1500tr/mn (vitesse nominale) : à la descente, pour un couple
en sortie de 10mNm, le rapport calculé est de l'ordre de 13%, alors que, à la montée,
pour un couple en sortie de 20mNm, le rapport calculé est de l'ordre de 11,5%, soit
un écart de 1,13;
- pour une vitesse régulée à 1000tr/mn (sous-vitesse) : à la descente, pour un couple
en sortie de 10mNm, le rapport calculé est de l'ordre de 18,4%, alors que, à la montée,
pour un couple en sortie de 20mNm, le rapport calculé est de l'ordre de 15,5%, soit
un écart de 2.9.
[0044] On constate ainsi que pour ce troisième mode de réalisation, l'écart est plus significatif
à basse vitesse. Cependant, la précision des microcontrôleurs utilisés pour les calculs
est importante pour ne pas pénaliser ces résultats.
[0045] Les modes de réalisation envisagés ci-dessus peuvent être combinés entre eux pour
générer des nouveaux modes de réalisation de l'invention. Dans les modes de réalisation
présentés, la configuration d'apprentissage C2 peut faire en sorte que les mouvements
de l'écran 2 dans le sens de la montée n'ont pas lieu, l'effort nécessaire pour déplacer
la charge étant supérieur à ce que peut fournir le moteur. Toutefois, la mesure du
paramètre prédéfini P et la détermination du sens de déplacement par comparaison reste
possible malgré l'absence de mouvement de l'écran 2 dans un des sens de déplacements.
1. Procédé de détection du sens de déplacement d'un écran d'occultation (2) piloté par
un actionneur (4) électromécanique, le procédé comprenant des étapes consistant à
:
a) déplacer l'écran d'occultation à l'aide de l'actionneur dans un premier sens de
déplacement (D1) et mesurer une première valeur (V1) d'un paramètre (P) prédéfini
de déplacement,
b) déplacer l'écran d'occultation à l'aide de l'actionneur dans un deuxième sens de
déplacement (D2), opposé au premier sens de déplacement, et mesurer une deuxième valeur
(V2) du paramètre prédéfini de déplacement,
c) comparer les valeurs du paramètre prédéfini mesurées lors des étapes a) et b),
d) déterminer la direction des premier et deuxième sens de déplacement en fonction
du résultat de l'étape c),
le procédé étant
caractérisé en ce que l'actionneur électromécanique (4) comporte un moteur électrique synchrone (16) et
en ce que le paramètre (P) prédéfini de déplacement est un rapport cyclique (DC1, DC2) d'une
tension d'alimentation du moteur électrique synchrone.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que, lors de l'étape d), lorsque la première valeur (DC1) du paramètre (P) prédéfini
est inférieure à la deuxième valeur (DC2) du paramètre prédéfini, le premier sens
de déplacement (D1) est associé à une direction de descente, alors que, lorsque la
première valeur (DC11) du paramètre (P) prédéfini est supérieure à la deuxième valeur
(DC2) du paramètre prédéfini, le premier sens de déplacement (D1) est associé à une
direction de montée.
3. Procédé selon l'une des revendications 1 et 2, caractérisé en ce que, lorsque l'actionneur (4) est commuté dans une configuration nominale (C1), le dispositif
de contrôle (50) est configuré pour fournir en entrée du moteur électrique synchrone
(16) un signal d'alimentation correspondant à une première vitesse (W1) de rotation,
correspondant à une puissance d'alimentation nominale (P1) et en ce que, lorsque l'actionneur est commuté dans une configuration d'apprentissage (C2), le
dispositif de contrôle est configuré pour fournir en entrée du moteur électrique synchrone
un signal correspondant à une deuxième vitesse (W2) de rotation, supérieure à la première
vitesse de rotation et correspondant à une puissance électrique (P2) plus élevée que
la puissance d'alimentation nominale.
4. Procédé selon la revendication 3, caractérisé en ce que la deuxième vitesse de rotation (W2) est environ le double de la première vitesse
de rotation (W1).
5. Procédé selon l'une des revendications 3 ou 4, caractérisé en ce que la commutation entre la configuration d'apprentissage (C2) et la configuration nominale
(C1) de l'actionneur (4), est effectuée au moyen d'un dispositif (50) de contrôle
du moteur électrique synchrone (16).
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que la commutation entre la configuration d'apprentissage (C2) et la configuration nominale
(C1) de l'actionneur (4), est effectuée au moyen d'un régulateur de vitesse (64).
7. Procédé selon l'une des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend :
- une étape z) préalable aux étapes a) et b), dans laquelle l'actionneur (4) est commuté
dans une configuration (C2) d'apprentissage, où des performances de l'actionneur sont
volontairement altérées par rapport à ses performances nominales, et
- une étape e), postérieure à l'étape d), dans laquelle l'actionneur est commuté dans
une configuration (C1) de performance nominale, où les performances de l'actionneur
sont rétablies à ses performances nominales.
8. Procédé selon la revendication 7, caractérisé en ce que l'étape e) de commutation dans la configuration de performance nominale (C1), où
les performances de l'actionneur électromécanique (4) sont rétablies à ses performances
nominales, a lieu au démarrage d'un mouvement de montée commandé par un utilisateur.