DOMAINE DE L'INVENTION
[0001] L'invention concerne le domaine de la production d'essence à haut indice d'octane.
Les naphtas issus de la distillation atmosphérique du pétrole sont habituellement
principalement constitués d'hydrocarbures comprenant de 5 à 10 atomes de carbone (coupes
C5-C10). Ces naphtas sont généralement fractionnés en une coupe naphta léger (coupe
C5-C6) et une coupe naphta lourd (C7-C10). La coupe naphta lourd est habituellement
envoyée dans un procédé de reformage catalytique. La coupe naphta léger qui comprend
essentiellement des hydrocarbures à 5 ou 6 atomes de carbones (C5 et C6) mais peut
comprendre en sus des hydrocarbures à 4 ou 7 voire 8 atomes de carbones (C4,C7,C8)
est généralement isomérisée afin d'augmenter la proportion d'hydrocarbures ramifiés
qui présentent un indice d'octane plus élevé que les hydrocarbures linéaires.
[0002] L'isomérat et le reformat obtenus sont ensuite envoyés au pool essence avec d'autres
bases ou additifs (essence de craquage catalytique, alkylats, etc...). Compte tenu
de la diminution progressive de la teneur maximale en composés aromatiques autorisée
dans les essences (inférieur à 35% volume dans la spécification euro 5 par exemple),
et des teneurs en aromatiques importantes des essences de reformage catalytique, les
isomérats qui ne contiennent pas de composés aromatiques, prennent une importance
croissante dans le pool essence.
[0003] Il est donc important de disposer de procédés d'isomérisation performants, tant en
terme de rendement que d'indice d'octane. Ces procédés doivent également être économiquement
intéressants en termes de niveau d'investissement et de coûts opératoire. Il est donc
important d'optimiser le fonctionnement tant de la section réactionnelle d'isomérisation
que des sections de fractionnement de la charge ou de l'effluent.
EXAMEN DE L'ART ANTERIEUR
[0004] Le brevet
FR 2 828 205 décrit un procédé d'isomérisation d'une coupe C5-C8 dans lequel ladite coupe est
fractionnée en une coupe C5-C6 et une coupe C7-C8 qui sont chacune isomérisées séparément
dans des conditions spécifiques à chaque coupe.
[0005] Le brevet
US 2,905,619 décrit un procédé d'isomérisation dans lequel la coupe C5-C6 issue d'une coupe essence
est séparée en différentes fractions qui sont isomérisées dans deux sections d'isomérisation
opérées dans des conditions spécifiques.
[0006] Le brevet
US 7,223,898 décrit un procédé d'isomérisation ne comprenant dans leur section de fractionnement
qu'une stabilisation ou stripage et un déisohéxaniseur produisant 2 à 4 coupes différentes.
Ces schémas de procédés ne comprennent pas de déisopentaninseur (DiP) et/ou dépentaniseur
(DP). Le brevets
GB 1,056,517 décrit un procédé d'isomérisation d'une coupe C5-C6 comprenant un déisopentaniseur
(DiP), une isomérisation de la coupe appauvrie en isopentane (ISOM), une séparation
de l'effluent isomérisé permettant de récupérer le n-pentane (DP) qui est recyclé
avec la charge à l'entrée du déisopentaniseur et une séparation des hydrocarbures
en C6 ramifiés (deisohexaniseur, DiH) permettant de récupérer des hydrocarbures en
C6 ramifiés à haut indice d'octane, le complément étant recyclé au réacteur d'isomérisation.
Ce schéma DiP/ISOM/DP/DiH correspond à la figure 1 (selon l'art antérieur de cette
demande.
[0007] Le brevet
US 3,131,235 décrit un procédé d'isomérisation d'une charge contenant des hydrocarbures comprenant
5 ou 6 atomes de carbone.
DESCRIPTION SOMMAIRE DES FIGURES
[0008]
La figure 1 représente un schéma du procédé selon l'art antérieur le plus proche. Ce schéma fait
apparaitre la colonne du dé-isopentaniseur [3], la section réactionnelle d'isomérisation
[1], la colonne de stabilisation [2], la colonne du dé-pentaniseur [4] et la colonne
de dé-isohexaniseur [5].
Ces numéros sont conservés sur les figures selon l'invention pour désigner les mêmes
équipements.
La figure 2 représente le procédé selon l'invention dans lequel le bloc noté (3+4) représente
la première étape de séparation, et le bloc [5] la seconde étape de séparation.
La figure 3 représente le procédé selon l'invention dans laquelle les colonnes [3] et [4] s'enchaînent
en série.
La figure 4 représente un procédé pas selon l'invention dans lequel les colonnes [3] et [4] sont
regroupées en une seule colonne [3] permettant un fractionnement en 3 coupes.
La figure 5 représente un procédé pas selon l'invention dans lequel les colonnes [3] et [4] se
présentent dans l'ordre inverse, c'est-à-dire que c'est le flux de tête de la colonne
[4] qui alimente la colonne [3].
La figure 6 représente un exemple d'intégration thermique entre le condenseur d'une première
colonne et le rebouilleur d'une autre colonne.
[0009] Les équipements sont notés par des numéros entre crochets et les flux par des numéros
entre parenthèses. Les numéros des conduites véhiculant les flux sont les mêmes que
ceux des flux véhiculés.
DESCRIPTION SOMMAIRE DE L'INVENTION
[0010] L'invention concerne le domaine de la production d'essence à haut indice d'octane.
Les naphtas issus de la distillation atmosphérique du pétrole sont habituellement
principalement constitués d'hydrocarbures comprenant de 5 à 10 atomes de carbone (coupe
C5-C10).
[0011] Le procédé selon la présente invention traite une charge de type naphta léger et
préférentiellement une coupe C5 et C6 (coupe d'hydrocarbures comprenant 5 ou 6 atomes
de carbone), et vise à maximiser les molécules ramifiées par rapport aux molécules
linéaires (ou normales). Toutefois ces charges peuvent éventuellement comprendre d'autres
hydrocarbures, par exemple des hydrocarbures comprenant 4 ou 7, voire 8 atomes de
carbone (coupes C4, C7,C8). On cherchera toutefois de préférence à limiter la quantité
de ces hydrocarbures via par exemple une séparation préalable.
[0012] Pour ce qui concerne les hydrocarbures en C4, ils peuvent aussi être en grande partie
séparés dans la colonne de stabilisation [2],
[0013] Le procédé selon l'invention s'applique plus particulièrement aux charges dont la
teneur en iso pentane est inférieure à 25% et préférentiellement inférieure à 20%.
[0014] Le procédé selon l'invention comprend une section d'isomérisation [1], une stabilisation
de l'effluent isomérisé [2] (notée STAB), une séparation de l'iso-pentane (notée DiP),
une séparation du n-pentane (notée DP),(représentées par le bloc 3+4) et une séparation
des produits restant, notamment des composés ramifiés en C6 (notée DiH) (représenté
par le bloc 5), selon la séquence ISOM/ST AB/DiP/DP/DiH.
[0015] Dans une variante pas selon l'invention, la séparation de l'iso-pentane et du n-pentane
peut également être effectuée dans une même colonne permettant un fractionnement en
3 coupes selon la séquence ISOM/STAB/DiP/DiH selon la figure 4.
[0016] Le procédé selon l'invention se distingue donc du procédé selon l'art antérieur (figure
1) en ce qu'il comprend la séparation successive de l'iso-pentane, du n-pentane et
des composés ramifiés en C6 dans cet ordre selon la figure 3, ou la séparation simultanée
du n-pentane et de l'iso-pentane dans une même colonne de fractionnement selon la
figure 4, suivie de la séparation des composés ramifiés en C6, ou encore la séparation
d'une coupe C5, puis celle du n-pentane et de l'iso-pentane et celle des composés
ramifiés en C6 selon la figure 5.
[0017] Dans le procédé selon l'invention, lesdites séparations sont toutes situées en aval
de la section d'isomérisation [1], et plus précisément an aval de la colonne de stabilisation
[2], contrairement aux procédés de l'art antérieur qui ne présentent qu'une seule
colonne de DiH (dé-isohexaniseur), ou 3 colonnes de fractionnement, mais avec la colonne
DiP (dé-isopentaniseur) située en amont de la section d'isomérisation selon le schéma
de la figure 1.
[0018] De façon plus précise, la présente invention peut se décrire comme un procédé d'isomérisation
d'un naphta léger, ou préférentiellement d'une coupe essentiellement C5-C6, le dit
procédé comprenant les étapes de séparation comme décrit dans la revendication 1.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0019] Dans le procédé selon l'invention, la charge (10) est généralement constituée par
un naphta léger, préférentiellement une coupe C5-C6, pouvant éventuellement contenir
des hydrocarbures plus lourds. Cette charge est envoyée dans une section d'isomérisation
catalytique [1], puis l'effluent (11) est fractionné dans une section de fractionnement
comprenant les étapes suivantes :
- une stabilisation [2] de l'effluent isomérisé qui consiste à séparer en tête les composés
plus légers que les pentanes (flux 13), et en fond un effluent stabilisé (12)
- une première étape de séparation par distillation (bloc 3+4) permettant de séparer
les hydrocarbures à 5 atomes de carbone des composés plus lourds envoyés vers la seconde
section de séparation [5]. Cette première étape de séparation consiste à produire
les 3 coupes suivantes : a) une coupe enrichie en iso-pentane (15) qui est un premier
produit du procédé, b) une coupe enrichie en n-pentane (16) qui est recyclée à la
section réactionnelle [1], et c) une coupe enrichie en hydrocarbures plus lourds que
les pentanes (17) qui est dirigée vers une deuxième étape de séparation [5],
- une deuxième étape de séparation [5] consistant en une colonne de séparation dont
les produits de tête et de fond sont les produits de l'unité, à savoir un flux de
tête (19) riche en composés ramifiés en C6, un flux de fond (18), et une coupe intermédiaire
(20) enrichie en n-hexane, prélevée en soutirage latéral qui est recyclée à la section
réactionnelle [1].
[0020] La coupe enrichie en iso-pentane (15) issue de la première étape de séparation ainsi
que les flux de tête (19) et de fond (18) issus de la deuxième étape de séparation
peuvent éventuellement ensuite être mélangés pour fournir le ou les produits du procédé.
Description de la figure 1 selon l'art antérieur:
[0021] La figures 1 montre le schéma de procédé selon l'art antérieur qu'on peut considérer
comme le plus proche de la présente invention.
[0022] La charge (10) est amenée dans un dé-isopentaniseur [3] qui permet de sortir en tête
un flux d'isopentane (15). Le flux de fond (14) du dé-isopentaniseur [3] est envoyé
à la section réactionnelle d'isomérisation [1] par la conduite 14.
[0023] Les conditions opératoires de la section réactionnelle [1] sont choisies de façon
à favoriser la transformation des n-paraffines de faible indice d'octane (n-pentane,
n-hexane) vers des iso-paraffines d'indices d'octane plus élevés (isopentane, 2,2-diméthylbutane,
2,3-diméthylbutane, 2-méthylpentane, 3-méthylpentane).
[0024] La section réactionnelle d'isomérisation [1] est généralement opérée en présence
d'un catalyseur acide.
[0025] L'effluent de la section d'isomérisation [1], une fois stabilisé par séparation des
composés légers (13) dans la colonne de stabilisation [2] est dirigé via la conduite
(12) vers un dé-pentaniseur [4]. Le flux de tête (16) du dé-pentaniseur [4] est recyclé
à la colonne [3] du dé-isopentaniseur.
[0026] Le recyclage du n-pentane, produit de tête du dé-pentaniseur [4], via la conduite
16 vers le dé-isopentaniseur [3], permet d'accroitre la proportion de n-pentane isomérisé
dans la section d'isomérisation [1], et par conséquent d'obtenir des produits d'indices
d'octane plus élevés.
[0027] Le flux (16) peut être recyclé vers le dé-isopentaniseur [3], soit en l'introduisant
seul directement dans le dé-isopentaniseur [3] (selon la figure 1), soit en mélange
avec la charge 10 (non représenté). Le flux (16) contient également de l'isopentane
formé dans la section d'isomérisation qui est séparé dans le dé-isopentaniseur [3].
[0028] Les produits (18) et (19) sont issus respectivement du fond et de la tête du dé-isohexaniseur
[5] qui est alimenté par le flux de fond (17) issu du dé-pentaniseur [4]. L'isopentane
est sensiblement absent de ces deux flux, étant essentiellement présent dans le flux
15.
[0029] Le procédé de la figure 1 présente l'inconvénient de mélanger un fluide enrichi en
isopentane recyclé via la conduite (16) avec la charge (10) issue de la conduite 10,
soit avant son admission dans le dé-isopentaniseur [3], soit, comme représenté sur
la figure 1, à l'intérieur dudit dé-isopentaniseur [3].
[0030] Ce mélange entraine des coûts d'investissement et d'opération significatifs puisqu'il
est nécessaire ensuite de séparer à nouveau cet isopentane lors de la séparation isopentane/n-pentane
du dé-isopentaniseur [3], et lors de la séparation n-pentane/composés plus lourds
du dé-pentaniseur [4]. Ceci est plus particulièrement pénalisant lorsque la charge
contient peu d'iso-pentane. Le procédé selon l'invention permet entre autre de contourner
ce problème.
Description des figures (figures 2,3,4 et 5)
[0031] Dans sa forme la plus générale, le procédé selon l'invention comprend :
- a) une section d'isomérisation catalytique [1] opérée dans les conditions décrites
plus loin,
- b) une stabilisation de l'effluent isomérisé (11) dans une colonne de stabilisation
[2] qui consiste à séparer en tête les composés plus légers que les pentanes, et en
fond un effluent stabilisé (12),
- c) une première étape de séparation réalisée dans le bloc de distillation (3+4) permettant de séparer les hydrocarbures
à 5 atomes de carbone des composés plus lourds envoyés vers la seconde section de
séparation. Cette première étape de séparation consiste, par l'utilisation d'une ou
deux colonnes de fractionnement, à produire les 3 coupes suivantes :
- une coupe enrichie en iso-pentane qui est un produit du procédé (15),
- une coupe enrichie en n-pentane (16) qui est recyclée à la section réactionnelle [1]
et,
- une coupe enrichie en hydrocarbures plus lourds que les pentanes (17), qui est dirigée
vers la deuxième étape de séparation [5].
[0032] Une deuxième étape de séparation [5] qui est réalisée au moyen d'un dé-isohexaniseur consistant en une colonne de séparation
dont le produit de tête (19) est riche en composés ramifiés en C6, et dont une coupe
intermédiaire (20) enrichie en n-hexane, prélevée en soutirage latéral, est recyclée
à la section réactionnelle [1]. Le flux enrichi en iso-pentane (14), le produit de
fond (18) et le produit de tête (19) peuvent être mélangés pour constituer le ou les
produits du procédé.
[0033] La réaction d'isomérisation est effectuée sur catalyseurs étant constitués d'un support
en alumine de haute pureté renfermant de préférence 2 à 10 % en poids de chlore, de
0,1 à 0,40 % en poids de platine, et éventuellement d'autres métaux. Ces catalyseurs
sont mis en œuvre avec une vitesse spatiale de 1 à 4 h
-1.
[0034] Le maintien du taux de chloration du catalyseur nécessite généralement l'appoint
en continu d'un composé chloré comme le tétrachlorure de carbone injecté en mélange
avec la charge à une concentration allant de 50 à 600 parties par million en poids.
[0035] Les catalyseurs d'isomérisation peuvent être préférentiellement compris dans le groupe
constitué par :
- les catalyseurs supportés, le plus souvent par un support minéral, typiquement un
oxyde (par exemple un oxyde d'aluminium ou de silicium ou leur mélange), et contenant
au moins un halogène et un métal du groupe VIII.
- les catalyseurs zéolithiques contenant au moins un métal du groupe VIII
- les catalyseur de type Friedel et Crafts,
- les catalyseurs acides ou super acides, par exemple de type hétéropolyanions (HPA)
sur zircone, les oxydes de tungstène sur zircone, les zircones sulfatées.
[0036] La réaction d'isomérisation se déroule à une température comprise entre 110 et 240
°C, à une pression, comprise entre 2 et 35 bars (1bar = 0,1MPa), et avec un faible
rapport molaire hydrogène/hydrocarbures, compris entre 0,1/1 et 1/1.
[0037] Les catalyseurs sont constitués d'un support en alumine de haute pureté renfermant
de 2 à 10 % en poids de chlore, de 0,1 à 0,40 % en poids de platine et éventuellement
d'autres métaux.
[0038] Ils peuvent être mis en œuvre avec une vitesse spatiale comprise entre 1 à 4 h-1.
[0039] Le maintien du taux de chloration du catalyseur nécessite généralement l'appoint
en continu d'un composé chloré comme le tétrachlorure de carbone injecté en mélange
avec la charge à une concentration de préférence comprise entre 50 et 600 parties
par million en poids.
[0040] D'autres catalyseurs présentant une acidité comparable à ces catalyseurs peuvent
également être utilisés.
[0041] Dans le procédé selon l'invention, la charge est envoyée à la section d'isomérisation
[1] via la conduite 10.
[0042] Les conditions de la section d'isomérisation [1] sont choisies de façon à favoriser
la transformation des n-paraffines de faible indice d'octane (n-pentane, n-hexane)
vers des iso-paraffines d'indices d'octane plus élevés (isopentane, 2,2-diméthylbutane,
2,3-diméthylbutane, 2-méthylpentane, 3-méthylpentane).
[0043] L'effluent de la section d'isomérisation (11), une fois stabilisé par séparation
des composés légers dans la colonne de stabilisation [2] est ensuite dirigé via la
conduite (12) vers un dé-isopentaniseur [3] de façon à récupérer en tête, via la conduite
(15), un flux enrichi en isopentane et en fond via la conduite (14) un fluide appauvri
en isopentane.
[0044] Les conditions de fractionnement du dé-isopentaniseur [3] sont de préférence telles
que le taux de récupération d'isopentane en tête (débit d'isopentane en tête du dé-isopentaniseur
divisé par le débit d'isopentane dans la charge du dé-isopentaniseur) est typiquement
supérieur à 70%. La teneur en n-pentane dans le produit de tête (15) est alors typiquement
inférieure à 15% poids, de préférence inférieure à 10% poids.
[0045] Le fond du dé-isopentaniseur [3] est dirigé via la conduite (14) vers un dé-pentaniseur
[4] de façon à récupérer en tête (flux 16) un fluide enrichi en n-pentane et contenant
peu d'isopentane, qui est recyclé à la section de réaction d'isomérisation [1] via
la conduite (16). On récupère en fond via la conduite (17), un flux (17) contenant
principalement des hydrocarbures à 6 atomes de carbones ou plus (coupe C6+) qui alimente
le dé-isohexaniseur [5].
[0046] Le dé-isohexaniseur [5] consiste en une colonne de séparation dont le produit de
tête (19) est riche en composés ramifiés en C6, et dont une coupe intermédiaire (20)
enrichie en n-hexane, prélevée en soutirage latéral, est recyclée à la section réactionnelle
[1].
[0047] Le flux enrichi en iso-pentane (14), le produit de fond du de-isohexaniseur [5],et
le produit de tête du de-isohexaniseur (19) peuvent être mélangés pour constituer
le ou les produits du procédé.
[0048] Le dimensionnement de la colonne de fractionnement [4] et les conditions de fractionnement
sont de préférence telles que le taux global de récupération en n-pentane (débit de
n-pentane en tête de dé-pentaniseur [4] divisé par le débit de n-pentane en sortie
de la section de réaction d'isomérisation [1] est typiquement supérieur à 80%. La
teneur en hydrocarbures à 6 atomes de carbone ou plus en tête du dé-pentaniseur [4]
est typiquement inférieure à 15%, de préférence inférieure à 10% poids.
[0049] Par rapport à l'état de l'art illustré sur la figure 1, cette première variante diminue
la consommation énergétique du procédé car l'isopentane produit dans le réacteur d'isomérisation
[1] n'est vaporisé qu'une seule fois avant d'être exporté, et le de-isopentaniseur
[3] fractionne une coupe C5 enrichie en iC5, ce qui facilite ladite séparation.
[0050] Selon une deuxième variante du procédé pas selon l'invention (représentée par la
figures 4), le dé-pentaniseur [4] et le dé-isopentaniseur [3] sont remplacés par une
seule colonne [3] qui est un dé-isopentaniseur à 3 coupes permettant de séparer également
le n-pentane.
- le produit de tête (15) est un fluide enrichi en isopentane,
- le flux intermédiaire (16) soutiré latéralement, via la conduite (16), est un fluide
enrichi en n-pentane,
- le produit de fond (17) est un fluide appauvri en iso et n-pentane contenant essentiellement
des hydrocarbures à plus de 6 atomes de carbones. Ce flux de fond (17) alimente le
dé-isohexaniseur [5]. La deuxième étape de séparation dans le dé-isohéxaniseur est
réalisée de manière identique à la première variante selon l'invention.
[0051] Selon une troisième variante du procédé pas selon l'invention (représentée par la
figure 5), l'effluent de la section de réaction d'isomérisation [1], une fois stabilisé
par séparation des composés légers dans la colonne de stabilisation [2] est dirigé
via la conduite (12) vers le dé-pentaniseur [4] de façon à récupérer en tête, via
la conduite (21), une coupe C5 appauvrie en C6, et en fond via la conduite (17), un
fluide contenant principalement des hydrocarbures à 6 atomes de carbones ou plus,
qui alimente le dé-isohexaniseur [5]. La deuxième étape de séparation dans le dé-isohéxaniseur
est réalisée de manière identique à la première variante selon l'invention.
[0052] La coupe C5 alimente, par la conduite (21), le dé-isopentaniseur [3] qui permet de
soutirer en tête de colonne l'iso-pentane (15), et en fond le n-pentane (16) qui est
recyclé vers la section réactionnelle [1].
Intégration thermique
[0053] Comme dans l'art antérieur, l'invention présente d'autres variantes selon diverses
intégrations thermiques.
[0054] Le principe de ces intégrations thermiques consiste à choisir la pression opératoire
d'une première colonne de façon à ce que la température de condensation en tête de
cette colonne soit supérieure à la température de rebouillage d'une ou plusieurs autres
colonnes du procédé.
[0055] L'échange de chaleur entre le condenseur de tête de la première colonne devant être
refroidi, et le rebouilleur de fond d'une autre colonne devant être chauffé, se substitue
alors au moins en partie, voire en totalité, à la consommation d'utilité froide utilisé
en tête de la première colonne pour assurer son refroidissement, et à l'utilité chaude
utilisée en fond de la deuxième colonne pour assurer son réchauffement.
[0056] Les termes « première colonne » et « autre colonne » sont génériques puisque c'est
le choix de la colonne ayant la température au condenseur la plus élevée qui définit
celle-ci comme première colonne.
[0057] Ainsi la figure 6 présente un exemple de mode d'intégration thermique entre le dé-pentaniseur
[4], considéré comme la première colonne et le dé-isopentaniseur [3] considéré comme
l'autre colonne, selon la première variante (représentée par la figure 3) du procédé
selon l'invention.
[0058] La figure 6 présente ainsi un échange de chaleur entre le condenseur de la colonne
[4] (dépentaniseur) et le rebouilleur de l'autre colonne [3] (dé-isopentaniseur).
Tout autre couple de colonne pourrait-être envisagé, par exemple une intégration entre
le condenseur du dé-isohéxaniseur [5] et le rebouilleur du dépentaniseur [4] ou encore
entre le condenseur du dé-isohéxaniseur [5] et le rebouilleur du dé-isopentaniseur
[3] ou encore entre le condenseur du déisohexaniseur [5] et les deux rebouilleurs
du dépentaniseur [4] et du dé-isopentaniseur [3]. L'une de ces colonnes peut également
comprendre un soutirage intermédiaire (colonne de fractionnement en 3 coupes).
[0059] En résumé l'invention concerne un procédé d'isomérisation d'un naphta léger, ledit
procédé comprenant une étape réactionnelle d'isomérisation [1], suivie d'une étape
de stabilisation [2] des effluents réactionnels, et deux étapes de séparation par
distillation du flux de fond issu de l'étape de stabilisation [2] :
- 1- une première étape de séparation par distillation (bloc 3+4) permettant de séparer
les hydrocarbures à 5 atomes de carbone des composés plus lourds envoyés vers la seconde
section de séparation [5], ladite première étape de séparation produisant les 3 coupes
suivantes : a) une coupe enrichie en iso-pentane (15) qui est un produit du procédé,
b) une coupe enrichie en n-pentane (16) qui est recyclée à la section réactionnelle
[1], et c) une coupe enrichie en hydrocarbures plus lourds que les pentanes (17) qui
est dirigée vers une deuxième étape de séparation [5],
- 2- une deuxième étape de séparation [5] consistant en une colonne de séparation dont
les produits de tête et de fond sont les produits de l'unité, à savoir un flux de
tête (19) riche en composés ramifiés en C6, un flux de fond (18), et une coupe intermédiaire
(20) enrichie en n-hexane, prélevée en soutirage latéral qui est recyclée à la section
réactionnelle [1].
[0060] La première étape de séparation comprend deux colonnes un dé-isopentaniseur [3] et
un dé-pentaniseur [4] disposées en série, c'est-à-dire que le flux de fond (14) du
dé-isopentaniseur [3] alimente le dé-pentaniseur [4], le flux d'isopentane (15) sort
en tête de la colonne [3], un flux enrichi en hydrocarbures plus lourds que les pentanes
(17) sort en fond de la colonne [4] et alimente le dé-isohexaniseur [5], et le flux
de tête (16) de la colonne [4] est recyclé à l'unité d'isomérisation [1].
[0061] Selon une autre variante du procédé d'isomérisation pas selon l'invention, la première
étape de séparation ne comprend qu'une seule colonne [3], dans laquelle le flux d'isopentane
(15) sort en tête de la colonne [3], le flux enrichi en hydrocarbures plus lourds
que les pentanes (17) sortant en fond de ladite colonne [3] alimente la colonne du
dé-isohexaniseur [5], et le soutirage intermédiaire (flux 16) est recyclé à l'unité
d'isomérisation [1].
[0062] Selon une autre variante du procédé d'isomérisation pas selon l'invention, la première
étape de séparation comprend les deux colonnes [4] et [3] disposées en série dans
cet ordre, dans lesquelles le flux (12) issu de la colonne de stabilisation [2] alimente
le dé-pentaniseur [4] dont on sort en tête le flux (21) qui alimente le dé-isopentaniseur
[3], et dans lesquelles le flux de fond enrichi en hydrocarbures plus lourds que les
pentanes (17) du dé-pentaniseur [4] alimente le dé-isohexaniseur [5], le dé-isopentaniseur
[3] produisant en tête le flux (15), riche en isopentane, et en fond le flux (16),
riche en normal pentane, qui est recyclé à l'unité d'isomérisation [1].
[0063] Selon une autre variante du procédé d'isomérisation selon l'invention, un échange
de chaleur est réalisé entre le condenseur d'une des colonnes [3], [4] ou [5] et le
rebouilleur d'une des colonnes [3], [4] ou [5]. Selon un premier mode de réalisation
de cette variante, l'échange de chaleur est réalisé entre le condenseur du dé-isohexaniseur
[5] et soit le rebouilleur du dé-pentaniseur [4], soit le rebouilleur du dé-isopentaniseur
[3], soit les deux. Selon un deuxième mode de réalisation, l'échange de chaleur est
réalisé entre le condenseur du dé-pentaniseur [4] et le rebouilleur du dé-isopentaniseur
[3].
EXEMPLES SELON L'INVENTION
EXEMPLE 1 :
[0064] Cet exemple est basé sur la charge (10) dont la composition est détaillée au Tableau
1 ci-dessous :
Tableau 1: composition de la charge
| Débit Massique |
kg/hr |
37 249 |
| isobutane |
%pds |
0% |
| n-butane |
%pds |
0% |
| Isopentane |
%pds |
3% |
| n-pentane |
%pds |
27% |
| 2,2-dimethyl-butane |
%pds |
1% |
| 2,3-dimethyl-butane |
%pds |
3% |
| 2-methyl-pentane |
%pds |
15% |
| 2-methyl-hexane |
%pds |
12% |
| n-hexane |
%pds |
27% |
| cyclopentane |
%pds |
2% |
| methyl-cyclopentane |
%pds |
5% |
| benzène |
%pds |
2% |
| cyclohexane |
%pds |
2% |
[0065] La section réactionnelle est constituée de 2 réacteurs d'isomérisation fonctionnant
en série. La température d'entrée des 2 réacteurs est de 120°C.
[0066] La pression d'entrée du réacteur 1 est de 35 bars absolus.
[0067] La pression d'entrée du deuxième réacteur est de 33 bars absolus.
[0068] Le catalyseur employé est constitué d'un support en alumine renfermant 7% en poids
de chlore, et 0,23% en poids de platine et éventuellement d'autres métaux.
[0069] La vitesse spatiale est de 2,2h
-1. Le ratio molaire hydrogène sur hydrocarbure est de 0,1/1.
[0070] Les pressions opératoires des colonnes sont choisies de façon à ce que la température
de tête soit compatible avec les moyens de refroidissement usuellement disponibles
(eau de refroidissement ou air à température ambiante).
[0071] Le taux de recyclage des pentanes est défini comme le débit du fluide enrichi en
n-pentane recyclé à la section de réaction d'isomérisation divisé par le débit de
charge fraiche.
[0072] Le taux de recyclage des hexanes est défini comme le débit du fluide enrichi en n-hexane
recyclé à la section de réaction d'isomérisation divisé par le débit de charge fraiche.
[0073] A la fois pour le procédé selon l'art antérieur représenté par la figure 1, et pour
le procédé représenté par la figure 3 et le procédé pas selon l'invention représenté
par la figure 4, les taux de recyclage des pentanes et des hexanes sont choisis de
façon à obtenir un débit constant à la section de réaction d'isomérisation [1], ce
qui correspond à la même quantité de catalyseur pour une vitesse spatiale donnée dans
le réacteur d'isomérisation [1],
[0074] Les produits (ou sorties) des procédés sont définis comme le mélange des produits
de tête (19) et en fond (18) du dé-isohexaniseur [5], et le produit de tête (15) du
dé-isopentaniseur [3] enrichi en isopentane.
[0075] Les compositions des produits obtenus sont résumées dans les tableaux 2 à 4 qui suivent
:
Tableau 2 : composition du produit issu du flux 19 (tête DiH)
| |
|
|
Figure 1 |
Figure 3 |
Figure 4 |
| Débit Massique |
kg/hr |
|
21890 |
21855 |
21875 |
| i-pentane |
%pds |
|
0 |
0 |
0 |
| n-pentane |
%pds |
|
2 |
2 |
1 |
| 2,2-dimethylbutane |
%pds |
|
56 |
58 |
55 |
| 2,3-dimethylbutane |
%pds |
|
12 |
12 |
13 |
| 2-methyl-pentane |
%pds |
|
23 |
22 |
24 |
| 2-methyl-hexane |
%pds |
|
4 |
4 |
5 |
| cycloPentane |
%pds |
|
2 |
2 |
2 |
Tableau 3: composition du produit issu du flux 18 (fond DiH)
| |
|
|
Figure 1 |
Figure 3 |
Figure 4 |
| Débit Massique |
kg/hr |
|
3166 |
3166 |
3166 |
| n-hexane |
%pds |
|
5 |
5 |
5 |
| methyl-cyclopentane |
%pds |
|
10 |
10 |
10 |
| cyclohexane |
%pds |
|
50 |
51 |
52 |
| C7+ |
%pds |
|
35 |
34 |
32 |
Tableau 4 : composition du produit issu du flux 15 (tête DiP)
| |
|
|
Figure 1 |
Figure 3 |
Figure 4 |
| Débit Massique |
kg/hr |
|
11 244 |
11 255 |
11 288 |
| butanes |
%pds |
|
3 |
2 |
2 |
| iso-pentane |
%pds |
|
94 |
94 |
92 |
| n-pentane |
%pds |
|
3 |
3 |
5 |
[0076] Le tableau 5 ci-dessous compare les résultats obtenus avec les diverses variantes
de schéma selon l'art antérieur et selon l'invention. Dans ce tableau 5, on utilise
les notions suivantes :
- 1 : Rendement défini comme débit massique de produit divisé par débit de charge fraiche.
- 2 : échange thermique avec le fond de la colonne de stabilisation
- 3 : les plateaux d'alimentation et de soutirage sont repérés par leur numéro d'ordre,
l'ensemble des plateaux étant numérotés à partir de 1 de haut en bas.
Tableau 5 : comparaison des différents schémas
| |
|
Figure 1 (Art Antérieur) |
Figure 3 |
Figure 4 |
| Colonne de stabilisation [2] |
|
|
|
|
| Nombre de plateaux théoriques |
|
19 |
19 |
19 |
| Plateau d'alimentation [3] |
|
7 |
7 |
7 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
|
4,9 |
4,9 |
4,8 |
| Taux de reflux / débit distillat |
|
2.9 |
2.9 |
2.9 |
| Diamètre section supérieure (mm) |
|
1250 |
1250 |
1250 |
| Diamètre section inférieure (mm) |
|
2450 |
2450 |
2450 |
| De-isohexaniseur [5] |
|
|
|
|
| Nombre de plateaux théoriques |
|
62 |
62 |
62 |
| Plateau d'alimentation[3] |
|
20 |
20 |
20 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
|
10,8 |
10,8 |
10,8 |
| Puissance requise au rebouilleur intermédiaire (MW, plateau 41)[2] |
|
2,6 |
2,6 |
2,6 |
| Taux de reflux / distillat |
|
5,9 |
5,6 |
6,0 |
| Plateau de soutirage intermédiaire[3] |
|
38 |
38 |
38 |
| Diamètre. (mm) |
|
3500 |
3500 |
3500 |
| De-pentaniseur [4] |
|
|
|
|
| Nombre de plateaux théoriques |
|
27 |
27 |
N/A |
| Plateau d'alimentation[3] |
|
13 |
13 |
N/A |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
|
7,63 |
6,8 |
N/A |
| Taux de reflux / distillat |
|
4,5 |
11,1 |
N/A |
| Diamètre. (mm) |
|
2900 |
2750 |
N/A |
| De-isopentaniseur [3] |
|
|
|
|
| Nombre de plateaux théoriques |
|
52 |
42 |
59 |
| Plateaux d'alimentation [3] |
|
23/50 |
29 |
42 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
|
9,2 |
9,1 |
9,3 |
| Taux de reflux / distillat |
|
5,8 |
9,0 |
9,1 |
| Plateaux de soutirage intermédiaire [3] |
|
N/A |
N/A |
29 |
| Diamètre. (mm) |
|
2450 |
2750 |
2900 |
| Taux de recyclage des pentanes |
|
0,67 |
0,67 |
0,60 |
| Taux de recyclage des hexanes |
|
0,49 |
0,20 |
0,26 |
| Indices Octane recherches du produit |
|
89,68 |
89,87 |
89,52 |
| Rendement [1] |
|
0,975 |
0,974 |
0,975 |
| Débit massique au réacteur d'isomérisation (kg/hr) |
|
70388 |
70659 |
70298 |
| Puissance totale de rebouillage (MW) |
|
32,5 |
31,6 |
24,9 |
[0077] Le tableau 5 permet de tirer les conclusions suivantes :
- 1. Le schéma avec un dé-isopentaniseur et un dé-pentaniseur (figure 3) comparé à l'art
antérieur avec ces mêmes colonnes (figure 1) présente des dimensions de colonnes et
des besoins en utilités chaudes moindre. Ceci conduit nécessairement à des coûts d'investissement
et d'opération moins importants. De plus l'indice d'octane obtenu est meilleur.
- 2. Le schéma selon la figure 4, à une seule colonne [3] remplissant le rôle de dé-isopentaniseur
et de dé-pentaniseur, et 3 coupes extraites de ladite colonne, présente un avantage
en termes d'investissement par rapport à la mise en œuvre en deux colonnes distinctes,
et démontre, pour un indice d'octane et un rendement proches de l'art antérieur, une
forte diminution des besoins en utilités chaudes.
EXEMPLE 2 :
[0078] Les conditions opératoires de la section réactionnelle sont inchangées par rapport
à l'exemple 1.
[0079] Le tableau 6 ci-dessous présente les résultats d'une intégration thermique entre
le dé-isohexaniseur [5] et les dé-isopentaniseur [3] et dé-pentaniseur [4] selon l'invention.
[0080] Dans le schéma de la figure 3, le dé-isohexaniseur [5] est opéré à une pression de
8 bar absolus, la température de condensation de la tête de colonne est alors de 127°C.
Un échange de chaleur est alors possible entre cette tête colonne et le rebouilleur
du dé-pentaniseur [4] opéré à 87°C et le rebouilleur du dé-isopentaniseur [3] opéré
à 109°C.
[0081] Dans le schéma de la figure 4, le dé-isohexaniseur [5] est opéré à une pression de
8 bar, la température de condensation de la tête de colonne est alors de 127°C. Un
échange de chaleur est alors possible entre cette tête de colonne et le rebouilleur
du dé-isopentaniseur [3] opéré à 115°C.
Tableau 6 : résultats de l'intégration thermique selon l'exemple 2
| |
Figure 3 avec intégration thermique DiH avec DP et DiP (invention) |
Figure 4 avec intégration thermique DiH avec DiP 3 coupes |
| Colonne de stabilisation [2] |
|
|
| Nombre de plateaux théoriques |
19 |
19 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
4,9 |
4,8 |
| Taux de reflux / distillat |
2,9 |
2,9 |
| Diamètre section supérieure (mm) |
1250 |
1250 |
| Diamètre section inférieure (mm) |
2450 |
2450 |
| De-isohexaniseur [5] |
|
|
| Nombre de plateaux théoriques |
87 |
87 |
| Plateau d'alimentation |
27 |
27 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
16,5 |
15,3 |
| Puissance requise au rebouilleur intermédiaire (MW, plateau 59)[3] |
0,8 |
0,9 |
| Taux de reflux / distillat |
8,5 |
8,5 |
| Plateaux de soutirage intermédiaire |
56 |
56 |
| Diam. (mm) |
3500 |
3500 |
| De-pentaniseur[4] |
|
|
| Nombre de plateaux théoriques |
27 |
N/A |
| Plateau d'alimentation |
13 |
N/A |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW)[1] |
6,8 |
N/A |
| Taux de reflux / distillat |
11,2 |
N/A |
| Diam. (mm) |
2750 |
N/A |
| De-isopentaniseur [3] |
|
|
| Nombre de plateaux théoriques |
42 |
59 |
| Plateau d'alimentation |
30 |
42 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW)[1] |
8,1 |
10,2 |
| Taux de reflux / distillat |
9,7 |
11,3 |
| Plateaux de soutirage intermédiaire |
N/A |
29 |
| Diam. (mm) |
2900 |
3200 |
| Taux de recyclage des pentanes |
0,67 |
0,59 |
| Taux de recyclage des hexanes |
0,19 |
0,27 |
| Indices Octane recherches du produit |
89,64 |
89,50 |
| Rendement [2] |
0,974 |
0,976 |
| Débit massique au réacteur d'isomérisation (kg/hr) |
70600 |
70597 |
| Puissance totale de rebouillage (MW) |
21,4 |
20,1 |
Dans le tableau 6 on utilise les notions suivantes :
1 : besoin couverts par la condensation du en tête de de-isohexaniseur [5] sans le
recours à une utilité chaude.
2 : Rendement défini comme débit massique de produit divisé par débit de charge fraiche
3 : échange thermique avec le fond de la colonne de stabilisation [2] |
[0082] Les besoins en utilités chaudes du schéma selon la figure 3 sont diminués de 10,2
MW (31,6 MW à 21,4 MW).
[0083] Les besoins en utilités chaudes du schéma selon la figure 4 sont diminués de 4,8
MW (24,9 MW à 20,1 MW).
[0084] Moyennant un surinvestissement modéré pour la colonne de DIH [5], ces intégrations
thermiques permettent sans altérer les performances de l'unité, de réduire significativement
les coûts opératoires.
EXEMPLE 3 :
[0085] Les conditions opératoires de la section réactionnelle [1] sont inchangées par rapport
à l'exemple 1. Le schéma de procédé est celui de la figure 3 complété par l'intégration
thermique détaillée sur la figure 6.
[0086] Le dé-pentaniseur [4] est opéré à une pression de 11 bar absolu, la température de
condensation de la tête de colonne est alors de 123°C, Un échange de chaleur est alors
possible entre cette tête colonne et le rebouilleur du dé-isopentaniseur [3] opéré
à 109°C. Le tableau 7 détaille les résultats obtenus.
[0087] Dans le tableau 7 on utilise les notions suivantes :
- 1 : dont 7,5MW couverts par la condensation du en tête de de-isohexaniseur sans le
recours à une utilité chaudes.
- 2 : besoin couverts par la condensation en tête de de-isohexaniseur sans le recours
à une utilité chaude.
- 3 : échange thermique avec le fond de la colonne de stabilisation
Tableau 7 : résultats de l'intégration thermique selon l'exemple 3
| |
Figure 3+6 avec intégration thermique DiP avecDP (Invention) |
| Colonne de stabilisation [2] |
|
| Nombre de plateaux théoriques |
19 |
| Plateau d'alimentation |
7 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
4,9 |
| Taux de reflux / distillat |
2,9 |
| Diamètre section supérieure (mm) |
1250 |
| Diamètre section inférieure (mm) |
2450 |
| De-isohexaniseur [5] |
|
| Nombre de plateaux théoriques |
62 |
| Plateau d'alimentation |
20 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
9,7 |
| Duty rebouilleur intermédiaire (plateau 40) [3] |
2,6 |
| Taux de reflux / distillat |
6,5 |
| Plateaux de soutirage intermédiaire |
38 |
| Diamètre, (mm) |
3700 |
| De-pentaniseur [4] |
|
| Nombre de plateaux théoriques |
43 |
| Plateau d'alimentation |
21 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
9,8 |
| Taux de reflux / distillat |
12,5 |
| Diamètre. (mm) |
3000 |
| De-isopentaniseur [3] |
|
| Nombre de plateaux théoriques |
42 |
| Plateaux d'alimentation |
29 |
| Puissance requise au rebouilleur. (MW) |
9,1[1] |
| Taux de reflux / distillat |
9.0 |
| Plateaux de soutirage intermédiaire |
N/A |
| Diamètre. (mm) |
2750 |
| Taux de recyclage des pentanes |
0,67 |
| Taux de recyclage des hexanes |
0,20 |
| Indices Octane recherches du produit |
89,52 |
| Rendement [2] |
0,975 |
| Débit massique au réacteur d'isomérisation (kg/hr) |
70787 |
| Puissance totale de rebouillage (MW) |
26,0 |
[0088] Les besoins en utilités chaudes du schéma selon la figure 6 sont diminués de 5,6
MW (31,6 MW à 26,0 MW).
[0089] Moyennant un surinvestissement modéré pour le de-pentaniseur [4], cette intégration
thermique permet, sans altérer les performances de l'unité, de réduire significativement
son coût opératoire.