DOMAINE DE L'INVENTION
[0001] L'invention concerne un dispositif d'accrochage de panneau d'habillage de bâtiment,
et un procédé d'accrochage d'un panneau d'habillage de bâtiment à l'aide d'un tel
dispositif.
[0002] On comprend qu'un panneau d'habillage de bâtiment est un panneau qui présente une
fonction décorative et/ou une fonction technique, par exemple de protection et/ou
d'isolation thermique et/ou acoustique, et qui peut être installé sur un mur ou sur
une toiture d'un bâtiment, à l'intérieur ou à l'extérieur du bâtiment.
ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE
[0003] Les dispositifs d'accrochage de panneau d'habillage de bâtiment connus comprennent
généralement un rail s'entendant selon une direction axiale muni d'une gorge axiale
avec un ou plusieurs supports qui s'emmanchent dans la gorge du rail par une extrémité
axiale dudit rail. Une fois qu'on a monté le rail muni du ou des supports sur le bâtiment,
il est possible de faire coulisser les supports préalablement introduits dans la gorge
mais il n'est plus possible d'ajouter/retirer un support dans/de la gorge. Outre la
lourdeur de la préparation du dispositif avant son montage sur le bâtiment, une fausse
manipulation entraine le démontage complet du rail du bâtiment pour ajuster le nombre
nécessaire de supports puis son remontage sur le bâtiment. Ceci est préjudiciable
à l'efficacité et à la durée des opérations d'accrochage des panneaux d'habillage
de bâtiment. Il existe donc un besoin en ce sens.
PRESENTATION DE L'INVENTION
[0004] Le présent exposé concerne un dispositif d'accrochage de panneau d'habillage pour
bâtiment.
[0005] Un mode de réalisation concerne un dispositif d'accrochage de panneau d'habillage
pour bâtiment comprenant un rail configuré pour être fixé sur un bâtiment et au moins
un support configuré pour être monté sur le rail et pour supporter au moins un panneau
d'habillage, le rail et le support s'étendant tous les deux selon une direction axiale,
une direction de largeur et une direction d'épaisseur, dans lequel la section transversale
du rail présente une forme générale de « U », les parois latérales du « U » s'étendant
sensiblement selon la direction d'épaisseur tandis que la paroi du fond du « U » s'étend
sensiblement selon la direction de largeur, chaque paroi latérale du « U » présentant,
à l'intérieur du « U », une première nervure s'étendant selon les directions axiale
et de largeur et présentant une première longueur selon la direction de largeur, le
support présentant deux deuxièmes nervures s'étendant selon les directions axiale
et de largeur, chaque deuxième nervure étant configurée pour coopérer en appui selon
la direction d'épaisseur avec une première nervure et présentant une deuxième longueur
selon la direction de largeur inférieure ou égale à la première longueur, la somme
de la longueur du support au voisinage des extrémités proximales des deuxièmes nervures
selon la direction de largeur avec la deuxième longueur d'une deuxième nervure étant
inférieure ou égale à la distance entre l'extrémité distale des deux premières nervures
selon la direction de largeur, le support comprenant en outre des moyens de blocage
pour bloquer les premières nervures et les deuxièmes nervures en appui respectivement
les unes contre les autres
[0006] Par « voisinage des extrémités proximales des deuxièmes nervures » on entend la portion
du support portant les deuxièmes nervures.
[0007] On comprend que le rail et le support s'étendent tous les deux selon une même direction
axiale, une même direction de largeur et une même direction d'épaisseur. Ainsi, ces
directions sont communes pour le rail et pour le support. On comprend également que
le rail présente une forme générale de profilé en « U » s'étendant selon la direction
axiale.
[0008] La distance selon la direction de largeur entre les deux premières nervures permet
l'insertion du support dans le rail, par l'ouverture de la section en « U » du rail
(i.e. selon la direction d'épaisseur), tout en faisant coopérer en appui les premières
et deuxièmes nervures pour bloquer le support au sein du rail. Ainsi, il est possible
de fixer le rail sur le bâtiment et d'ensuite monter un ou plusieurs supports dans
le rail, selon les besoins de l'installation. Il est également possible de retirer
ultérieurement un ou plusieurs supports. Ceci entraine une grande souplesse de mise
en oeuvre, contrairement aux dispositifs connus où les supports ne peuvent être introduits
dans le rail, ou retirés, que selon la direction axiale via une extrémité axiale ouverte
du rail.
[0009] Bien évidemment, la distance entre les extrémités distales des deuxièmes nervures
selon la direction de largeur est supérieure à la distance entre les extrémités distales
des deux premières nervures selon la direction de largeur, de manière à pouvoir faire
coopérer en appui les premières nervures et les deuxièmes nervures.
[0010] Dans certains modes de réalisation, l'extrémité distale de chacune des premières
nervures et des deuxièmes nervures présente une lèvre faisant saillie selon la direction
d'épaisseur, les lèvres des premières nervures étant configurée pour coopérer avec
les lèvres des deuxièmes nervures de manière à bloquer les mouvements relatifs entre
le support et le rail selon la direction de largeur.
[0011] On comprend que les lèvres définissent des surfaces d'appui qui s'étendent selon
la direction d'épaisseur, en étant éventuellement inclinées par rapport à la direction
d'épaisseur. On comprend également que les lèvres des deux premières nervures présentent
des surfaces d'appui orientées à l'opposé l'une de l'autre selon la direction de largeur
et que les lèvres des deuxièmes nervures présentent des surfaces d'appui également
orientées à l'opposé l'une de l'autre selon la direction de largeur. Bien entendu,
lorsque le support est en place, les surfaces d'appui des lèvres des premières nervures
sont en vis-à-vis des surfaces d'appui des lèvres des deuxièmes nervures.
[0012] Des telles lèvres assurent un meilleur blocage du support au sein du rail. Par ailleurs,
ces lèvres fournissent à l'opérateur qui installe les supports un indicateur sur la
position du support au sein du rail.
[0013] Dans certains modes de réalisation, les moyens de blocage coopèrent en appui avec
la paroi de fond du « U » du rail.
[0014] Une telle coopération en appui permet de facilement mettre en appui les premières
et deuxièmes nervures, la coopération des moyens de blocage avec le fond du « U »
poussant, par réaction, les deuxièmes nervures selon la direction d'épaisseur contre
les premières nervures. Des tels moyens de blocages, sont simples, fiables, faciles
à mettre en oeuvre, et permettent, dans certaines variantes, un démontage aisé du
support.
[0015] Dans certains modes de réalisation, les moyens de blocage comprennent une vis configurée
pour coopérer en appui avec le rail.
[0016] Une telle vis est particulièrement facile à réaliser et à mettre en oeuvre, tout
en présentant une fiabilité éprouvée pour le maintien sur le long terme des efforts
d'appui.
[0017] Dans certains modes de réalisation, le rail comprend une rainure ménagée sur la paroi
de fond du « U » s'étendant selon la direction axiale et sensiblement au milieu de
ladite paroi de fond selon la direction de largeur, l'extrémité distale de la vis
étant sensiblement tronconique tandis que la section transversale de la rainure présente
une forme trapézoïdale, le grand côté du trapèze étant ouvert, la vis et la rainure
formant ainsi des moyens de centrage du support par rapport au rail selon la direction
de largeur.
[0018] Par « sensiblement », on entend que les caractéristiques en question peuvent varier
jusqu'à 20%.
[0019] De tels moyens de centrage permettent d'assurer un positionnement optimal du support
au sein du rail. Par ailleurs, lorsque ces moyens de centrage sont combinés avec la
présence de lèvres sur les premières et deuxièmes nervures, on assure un positionnement
relatif optimal des lèvres. Les opérations de montage du support sont donc facilitées
et la robustesse de l'assemblage améliorée.
[0020] Dans certains modes de réalisation, le support est un profilé dont la section transversale
présente une forme générale de « U », les deuxièmes nervures étant disposées du côté
du fond du « U » et à l'extérieur du « U » en s'étendant parallèlement à la paroi
de fond du « U », les deuxièmes nervures délimitant avec le reste du support des gorges.
[0021] On comprend donc que des gorges sont formées à l'extérieur de la forme en « U » du
support, du côté de la paroi de fond du « U ». Ainsi, pour faire coopérer les premières
nervures avec les deuxièmes nervures, on dispose chaque première nervure dans une
gorge formée par une deuxième nervure. De telles gorges facilitent le positionnement,
lors du montage du support dans le rail, des premières nervures par rapport aux deuxièmes
nervures. Des plus, ces gorges améliorent le maintien global du support dans le rail.
[0022] Dans certains modes de réalisation, le support comprend une tige s'étendant selon
la direction de largeur au voisinage des extrémités distales des parois latérales
du « U », la dite tige formant des moyens d'accroche pour accrocher un panneau d'habillage.
[0023] Par « voisinage des extrémités distales » on entend la zone s'étendant entre l'extrémité
distale des parois latérale du « U » et le milieu selon la direction d'épaisseur de
ces parois en « U ». Une telle tige permet de rigidifier le support, ce qui diminue
les risques de fluage du support et améliore par conséquent la robustesse sur le long
terme de l'assemblage du support avec le rail, tout en formant des moyens d'accroche
simple et sûrs à mettre en oeuvre.
[0024] Dans certains modes de réalisation, le rail comprend deux ailettes s'étendant chacune
selon la direction de largeur vers l'extérieur du « U » depuis l'extrémité distale
d'une paroi latérale du « U » distincte.
[0025] Une telle section en « U » comprenant de telles ailettes s'étendant vers l'extérieur
du « U » aux extrémités distales des parois latérales du « U » est également connu
par l'homme du métier sous la terminologie « section en oméga ». Bien entendu, ces
ailettes sont distinctes des parois latérales du « U ».
[0026] Ces ailettes permettent notamment de former des portions d'appui pour les panneaux
d'habillage, ce qui permet de mieux répartir le poids des panneaux entre le support
et le rail. Le support est par conséquent moins sollicité, ce qui améliore la robustesse
de son assemblage avec le rail. Par ailleurs, il est également possible de fixer les
panneaux d'habillage directement sur ces ailettes, diminuant encore les sollicitations
subies par le support.
[0027] Dans certains modes de réalisation, le fond du « U » du rail comprend un double fond,
le double fond formant une partie de fixation pour fixer le rail sur un bâtiment.
[0028] Un tel double fond permet de prévoir une partie de fixation qui n'a pas d'interaction
directe avec le reste du rail, grâce à quoi on évite que les sollicitations dues à
la fixation déforment le rail dans les zones portant les premières nervures et donc
fragilise l'assemblage avec le support.
[0029] Le présent exposé concerne également procédé d'accrochage de panneau d'habillage
sur un bâtiment.
[0030] Un mode de réalisation concerne un procédé d'accrochage de panneau d'habillage sur
un bâtiment comprenant les étapes de fournir un système d'accroche selon l'une quelconque
des modes de réalisations décrits par le présent expose, fixer le rail au bâtiment,
insérer le support dans le rail en engageant une première nervure avec une deuxième
nervure, puis en déplaçant le support selon la direction de largeur par rapport au
rail de manière à engager également l'autre première nervure avec l'autre seconde
nervure, bloquer les premières nervures et les deuxièmes nervures en appui respectivement
les unes contre les autres à l'aide des moyens de blocage, et accrocher en tout ou
partie au moins un panneau d'habillage sur le support.
[0031] On comprend bien entendu que plusieurs supports peuvent être montés dans le rail
de la manière décrite ci-dessus. On comprend également que l'ordre des étapes de fixation
du rail au bâtiment d'une part et d'insertion du support et de blocage d'autre part
peut être inversé (i.e. on insère d'abord le support dans le rail et on le bloque
les nervures en appui tandis qu'on fixe le rail équipé du support au bâtiment ensuite).
Par exemple, le support peut être pré-assemblé au rail en usine, lors de la fabrication
du dispositif d'accrochage.
BREVE DESCRIPTION DES DESSINS
[0032] L'invention et ses avantages seront mieux compris à la lecture de la description
détaillée faite ci-après de différents modes de réalisation de l'invention donnés
à titre d'exemples non limitatifs. Cette description fait référence aux pages de figures
annexées, sur lesquelles :
- la figure 1 représente un dispositif d'accrochage de panneau d'habillage pour bâtiment,
vu en perspective,
- la figure 2 représente une vue en coupe selon la plan II de la figure 1, du dispositif
d'accrochage, ce dernier étant fixé sur un mur et portant des panneaux d'habillage
pour bâtiment,
- la figure 3 est une vue détaillée des extrémités distales des premières et deuxième
nervures de la figure 2,
- les figures 4A à 4D représentent les différentes étapes de montage du support sur
le rail, et
- la figure 5 représente une variante.
DESCRIPTION DETAILLEE D'EXEMPLES DE REALISATION
[0033] La figure 1 représente un dispositif d'accrochage 100 pour accrocher un panneau d'habillage
pour bâtiment, comprenant un rail 10 et un support 50. Le rail 10 et le support 50
s'étendent tous les deux selon une même direction axiale X, une même direction de
largeur Y et une même direction d'épaisseur Z.
[0034] Comme cela est visible sur les figures 1 et 2, le rail 10 présente une section transversale
à la direction axiale X ayant une forme générale de « U ». Ainsi, le rail 10 présente
une portion principale 12 en forme de profilé en « U », cette portion principale présentant
une paroi de fond de « U » 12a s'étendant selon la direction de largeur Y et deux
parois latérales de « U » 12b s'étendant selon la direction d'épaisseur Z. Dans cet
exemple, le fond du « U » présente un double fond 12c comprenant une paroi de double
fond 12c1 parallèle à la paroi de fond 12a et deux parois 12c2 s'étendant dans le
prolongement des parois latérales 12b entre la paroi de fond 12a et la paroi de double
fond 12c1. Ainsi, les parois 12a, 12c1 et 12c2 délimitent une cavité adaptée pour
recevoir des moyens de fixation pour fixer le rail 10, par exemple des vis 30 (voir
figure 2).
[0035] Une rainure 13 s'étendant axialement est ménagée dans la paroi de fond 12a, au milieu
de la paroi de fond 12a selon la direction de largeur Y. La section transversale de
la rainure 13 présente une forme trapézoïdale, le grand côté du trapèze étant ouvert.
[0036] Des ailettes 14 s'étendent selon la direction de largeur Y depuis les extrémités
distales des parois latérales 12b.
[0037] Le rail 10 présente deux premières nervures 16, chaque paroi latérale 12b portant
une première nervure 16, à l'intérieur du « U » (i.e. à l'intérieur de la cavité ouverte
formée par le « U »). Ces premières nervures 16 s'étendent selon la direction axiale
X et selon la direction de largeur Y, et présentent chacune une même première longueur
L1 selon la direction de largeur Y. Les extrémités distales des nervures 16 sont distantes,
selon la direction de largeur Y, d'une distance D1. Dans cet exemple L1 = 6.5 mm et
D1 = 33.0 mm.
[0038] On notera que de manière générale, et sauf indication contraire, pour mesurer la
longueur d'un élément selon une direction, on mesure la longueur maximale de cet élément
selon cette direction.
[0039] Les premières nervures 16 présentent chacune sur leur extrémité distale une lèvre
16a qui s'étend selon la direction d'épaisseur Z, vers la paroi de fond 12a. Bien
entendu, cette lèvre 16a s'étend sur toute la longueur axiale de la première nervure
16. Chaque lèvre 16a présente une face d'appui 16a1 s'entendant selon la direction
d'épaisseur Z, en étant inclinée par rapport à la direction d'épaisseur Z. La face
d'appui 16a1 est orientée vers la paroi latérale 12b portant la nervure 16 présentant
ladite face d'appui 16a1. Selon une variante représentée sur la figure 5, la face
16a1' s'étend parallèlement à la direction d'épaisseur Z. On notera que la variante
représentée sur la figure 5 diffère de la figure 3 uniquement vis-à-vis des faces
d'appui 16a1 et 52a1.
[0040] De plus, la face d'extrémité distale 16b de chaque nervure s'étendant selon la direction
d'épaisseur Z est inclinée par rapport à la direction d'épaisseur Z, formant ainsi
un biseau. La face d'extrémité distale 16b est orientée du côté de l'ouverture du
« U » (i.e. à l'opposé de la paroi de fond du « U »).
[0041] Sur la figure 2, le rail 10 est fixé à un bâtiment, dans cet exemple à un mur M en
béton, par l'intermédiaire d'une patte de fixation P en former d'étrier. Le rail 10
est monté sur la patte P à l'aide de vis 30 qui sont en prise dans le double fond
12c. La patte P permet d'écarter le rail 10 du mur M, ménageant ainsi un espace entre
le mur M et les panneaux d'habillage 200 pour disposer une couche d'isolant I entre
le mur et les panneaux 200.
[0042] Le support 50 est un profilé de section transversale en forme générale de « U ».
Bien entendu, la longueur axiale du support 50 est plus petite que la longueur axiale
du rail 10. Le support 50 comprend des deuxièmes nervures 52 s'étendant selon la direction
axiale X et selon la direction de largeur Y, ces deuxièmes nervures 52 étant disposées
du côté du fond du « U » et à l'extérieur du « U ». Les deuxièmes nervures 52 délimitent,
avec le reste du support, des gorges 54. Ainsi, l'extrémité distale de chacune des
deuxièmes nervures 52 est disposée, vue en section transversale, sensiblement à l'aplomb
de la face extérieure d'une paroi latérale de la forme en « U ».
[0043] Ces deuxièmes nervures 52 présentent chacune une même première longueur L2 selon
la direction de largeur Y. Le support 50 présente, au voisinage des extrémités proximales
des deuxièmes nervures 52, une longueur D2 selon la direction de largeur Y. Dans cet
exemple L2 = 6.0 mm, et D2 = 26.0 mm. Par conséquent, la distance D3 selon la direction
de largeur Y entre les deux extrémités distales des deuxièmes nervures 52 est donc
égale à : D3 = D2 + (2 x L2) = 38.0 mm.
[0044] Les deuxièmes nervures 52 présentent chacune sur leur extrémité distale une lèvre
52a qui s'étend selon la direction d'épaisseur Z, vers le côté de l'ouverture de la
forme en « U » du support 50. Bien entendu, cette lèvre 52a s'étend sur toute la longueur
axiale de la deuxième nervure 52. Chaque lèvre 52a présente une face d'appui 52a1
s'entendant selon la direction d'épaisseur Z, en étant inclinée par rapport à la direction
d'épaisseur Z. La face d'appui 52a1 est orientée vers le fond de la gorge 54 délimités
par la nervure 52 qui présente ladite face d'appui 52a1. Selon une variante représentée
sur la figure 5, la face 52a1' s'étend parallèlement à la direction d'épaisseur Z.
Ainsi, de manière générale, les faces 16a1 et 52a1 sont plus ou moins inclinées par
rapport à la direction d'épaisseur Z.
[0045] De plus, la face d'extrémité distale 52b de chaque deuxième nervure 52 s'étendant
selon la direction d'épaisseur Z est inclinée par rapport à la direction d'épaisseur
Z, formant ainsi un biseau. La face d'extrémité distale 52b est orientée vers l'extérieur
du « U » du côté du fond de la forme en « U » du support (i.e. à l'opposé de l'ouverture
de la forme en « U » du support).
[0046] Le support 50 présente en son milieu selon la direction de largeur Y, une vis 56
dont l'extrémité distale est de forme tronconique et configurée pour coopérer avec
la rainure 13. Plus précisément, dans cet exemple, la vis 56 est vissée sur la paroi
de fond de la forme en « U » du support, au milieu de la paroi de fond selon la direction
de largeur Y. La tête de la vis est disposée dans la cavité de la forme en « U » tandis
que l'extrémité distale de la vis est disposée à l'extérieure de la forme en « U ».
Une telle vis 56 forme un exemple de moyens de blocage du support 50 dans le rail
10. Grâce à l'extrémité distale tronconique de la vis 56 et à la section en forme
de trapèze de la rainure 13, la vis 56 et la rainure 13 forment des moyens de centrage
du support 50 par rapport au rail 10.
[0047] Le support 50 présente une tige 58 s'étendant selon la direction de largeur Y au
voisinage des extrémités distales des parois latérales de la forme en « U » du support.
Cette tige 58 forme des moyens d'accroche pour accrocher un panneau d'habillage. Sur
la figure 2, deux panneaux d'habillage 200 sont accrochés et soutenus en partie par
le support 50. On comprend qu'une découpe adéquate est formée dans chaque panneau
200, cette découpe formant un crochet, dans cet exemple sous forme d'encoche, pour
accrocher le panneau à la tige 58 du support 50. Dans cet exemple, on comprend bien
entendu que chaque panneau 200 est accroché à deux supports 50 disposés respectivement
aux extrémités du panneau 200 selon la direction de largeur Y. La figure 2 représente
sur un seul et même support l'accroche d'une première extrémité d'un panneau 200,
et l'accroche d'une extrémité opposée à la première extrémité d'un autre panneau 200.
[0048] Comme cela est visible sur la figure 2, les ailettes 14 forment des plans d'appui
sur lesquels les panneaux d'habillage 200 coopèrent en appui. De plus, chaque panneau
d'habillage 200 est bloqué contre une ailette 14 par un rivet R qui traverse l'ailette
14 et une paroi du panneau 200. Ainsi, une fois que le panneau 200 est accroché à
un ou plusieurs supports 50, il est bloqué en position à l'aide d'un rivet R.
[0049] On va maintenant décrire le procédé d'accrochage d'un panneau d'habillage sur un
bâtiment, et notamment les étapes d'assemblage du support 50 au rail 10, en référence
aux figures 4A à 4D.
[0050] Tout d'abord, on fixe le rail 10 à un bâtiment, par exemple sur un mur M comme cela
est représenté sur la figure 2. On note que pour la clarté de l'exposé, les figures
4A à 4B ne représentent pas le mur M ni aucun dispositif de fixation du rail 10 sur
le mur M.
[0051] Après avoir fixé le rail 10 sur un bâtiment, on insère le support 50 dans le rail
10 via l'ouverture de la forme en « U » du rail 10 (i.e. selon la direction d'épaisseur
Z) en engageant un première nervure 16 avec une deuxième nervure 52, comme cela est
représenté sur le figure 4A. La forme en « U » du support 50 est insérée dans la forme
en « U » du rail 10 de sorte que la face extérieure du fond du « U » du support 50
soit en regard de la face intérieure du fond du « U » du rail 10. Lors de cette opération,
on engage les lèvres 16a et 52a des nervures concernées l'une avec l'autre, de sorte
à mettre en vis-à-vis leurs faces d'appui respectives 16a1 et 52a1.
[0052] Ensuite, on déplace le support 50 selon la direction de largeur Z de manière à engager
au maximum possible (i.e. ci-après « en totalité ») selon la direction de largeur
Z les première et deuxième nervures 16 et 52 déjà engagées au cours de l'étape précédente,
comme cela est représenté sur la figure 4B.
[0053] Au cours de cette étape, les première et deuxième nervures 16 et 52 qui ne sont pas
engagées sont décalées selon la direction de largeur Z, de sorte qu'il devient possible
de placer la deuxième nervure 52 en question au-delà de la première nervure 16 en
question (i.e. de placer la deuxième nervure 52 selon la direction d'épaisseur Z entre
la première nervure 16 et la paroi de fond 12a). Les formes biseautées des faces d'extrémités
distales 16b et 52b des nervures 16 et 52 correspondantes étant inclinées dans le
même sens, facilitent ces opérations d'insertion du support 50 dans le rail 10.
[0054] Bien entendu, cette opération est possible car les dimensions des différents éléments
permettent de tels mouvements et de tels dégagements. En effet, la longueur L2 selon
la direction de largeur Y des deuxièmes nervures 52 étant inférieure à la longueur
L1 selon la direction de largeur Y des premières nervures 16, on s'assure de pouvoir
totalement engager une deuxième nervure 52 avec une première nervure 16 de sorte que
les deuxièmes nervures 52 ne gênent pas les mouvements décrits ci-dessus en bloquant
les déplacements selon la direction de largeur Y du support 50 en butant contre une
paroi latérale 12b. De plus, la somme D2 + L2 de la longueur D2 du support 50 au voisinage
des extrémités proximales des deuxièmes nervures 52 selon la direction de largeur
Y avec la deuxième longueur L2 d'une deuxième nervure 52 étant inférieure à la distance
D1 entre les extrémités distales des deux premières nervures 16 selon la direction
de largeur Y (i.e. D2+L2 < D1), on s'assure que lorsque une deuxième nervure 52 est
totalement engagée avec une première nervure 16, la distance D1 selon la direction
de largeur Y entre les deux premières nervures est suffisante pour laisser passer
le reste du support 50, à savoir la partie du support portant les deuxièmes nervures,
cette partie présentant une longueur D2 selon la direction de largeur Y, ainsi que
la deuxième nervure 52 qui n'est pas encore engagée avec une première nervure 16,
dont la longueur selon la direction de largeur Y est égale à L2.
[0055] Bien entendu, la distance selon la direction d'épaisseur Z séparant les premières
nervures 16 et la paroi de fond 12a est suffisante pour accueillir les deuxièmes nervures.
[0056] A l'issue des mouvements ainsi décrits, le support 50 est dans la position représentée
sur la figure 4C, où le fond de la forme en « U » du support 50 est sensiblement parallèle
au fond de la forme en « U » du rail 10, où une deuxième nervure 52 est totalement
engagée avec une première nervure 16 tandis que l'autre deuxième nervure 52 est disposée
selon la direction d'épaisseur Z, entre l'autre première nervure 16 et le fond 12a,
et prête à être engagée avec cette autre première nervure 16.
[0057] Par la suite on déplace dans l'autre sens selon la direction de largeur Y que dans
l'étape précédente le support 50, comme indiqué par la flèche sur la figure 4C, de
manière à engager également l'autre deuxième nervure 52 avec l'autre première nervure
16 de sorte que les faces d'appui respective 16a1 et 52a1 des lèvres portées par ces
autres nervures soient également en vis-à-vis. Dans cet exemple, la distance selon
la direction de largeur Y entre les deux faces d'appui des lèvres 16a est sensiblement
égale à la distance selon la direction de larguer Y entre les deux faces d'appui des
lèvres 52a de sorte que la coopération entre les lèvres 16a et 52a permet de pré-centrer
le support 50 sur le rail 10 selon la direction de largeur Y. La figure 4D représente
une telle position.
[0058] Par la suite, on ajuste éventuellement la position selon la direction axiale du support
50 dans le rail 10 en faisant coulisser le support 50 selon la direction axiale X
au sein du rail 10. Enfin, on serre la vis 56 dans la rainure 13, grâce à quoi on
finalise et verrouille le centrage selon la direction de largeur Y du support 50 par
rapport au rail 10, et on bloque les premières et deuxièmes nervures 16 et 52 en appui
respectivement les unes contre les autres. La vis 56 serrée est représentée sur la
figure 2. On note en particulier que l'appui des faces inclinées 16a1 avec les faces
inclinées 52a1 évitent un désengagement du support 50 d'avec le rail 10 puisqu'il
faut fournir un effort pour contrer le blocage généré par l'inclinaison de ces faces
coopérant en appui.
[0059] Bien entendu, il est tout-à-fait possible de fixer le rail 10 sur le bâtiment tandis
qu'un ou plusieurs supports 50 sont déjà montés au sein du rail 10. Le montage de
chaque support 50 au sein du rail 10 est bien évidement identique aux étapes décrites
ci-avant. Une fois que le rail 10 équipé d'un ou plusieurs supports 50 est fixé au
bâtiment, on peut alors ajuster la position du ou des supports 50 selon la direction
axiale au sein du rail 10.
[0060] Enfin, on accroche en tout ou partie, un ou plusieurs panneaux d'habillage sur le
support 50, comme cela est représenté par exemple sur la figure 2.
[0061] Bien que la présente invention ait été décrite en se référant à des exemples de réalisation
spécifiques, il est évident que des modifications et des changements peuvent être
effectués sur ces exemples sans sortir de la portée générale de l'invention telle
que définie par les revendications. En particulier, des caractéristiques individuelles
des différents modes de réalisation illustrés/mentionnés peuvent être combinées dans
des modes de réalisation additionnels. Par conséquent, la description et les dessins
doivent être considérés dans un sens illustratif plutôt que restrictif.
[0062] Il est également évident que toutes les caractéristiques décrites en référence à
un procédé sont transposables, seules ou en combinaison, à un dispositif, et inversement,
toutes les caractéristiques décrites en référence à un dispositif sont transposables,
seules ou en combinaison, à un procédé.
1. Dispositif d'accrochage (100) de panneau d'habillage pour bâtiment comprenant un rail
(10) configuré pour être fixé sur un bâtiment et au moins un support (50) configuré
pour être monté sur le rail (10) et pour supporter au moins un panneau d'habillage
(200), le rail (10) et le support (50) s'étendant tous les deux selon une direction
axiale (X), une direction de largeur (Y) et une direction d'épaisseur (Z), dans lequel
la section transversale du rail (10) présente une forme générale de « U », les parois
latérales (12b) du « U » s'étendant sensiblement selon la direction d'épaisseur (Z)
tandis que la paroi du fond (12a) du « U » s'étend sensiblement selon la direction
de largeur (Y), chaque paroi latérale (12b) du « U » présentant, à l'intérieur du
« U », une première nervure (16) s'étendant selon les directions axiale (X) et de
largeur (Y) et présentant une première longueur (L1) selon la direction de largeur
(Y), le support (50) présentant deux deuxièmes nervures (52) s'étendant selon les
directions axiale (X) et de largeur (Y), chaque deuxième nervure (52) étant configurée
pour coopérer en appui selon la direction d'épaisseur (Z) avec une première nervure
(16) et présentant une deuxième longueur (L2) selon la direction de largeur (Y) inférieure
ou égale à la première longueur (L1), la somme de la longueur (D2) du support (50)
au voisinage des extrémités proximales des deuxièmes nervures (52) selon la direction
de largeur (Y) avec la deuxième longueur (L2) d'une deuxième nervure (52) étant inférieure
ou égale à la distance (D1) entre l'extrémité distale des deux premières nervures
(16) selon la direction de largeur (Y), le support (50) comprenant en outre des moyens
de blocage (56) pour bloquer les premières nervures (16) et les deuxièmes nervures
(52) en appui respectivement les unes contre les autres.
2. Dispositif (100) selon la revendication 1, dans lequel l'extrémité distale de chacune
des premières nervures (16) et des deuxièmes nervures (52) présente une lèvre (16a,
52a) faisant saillie selon la direction d'épaisseur (Y), les lèvres (16a) des premières
nervures (16) étant configurée pour coopérer avec les lèvres (52a) des deuxièmes nervures
(52) de manière à bloquer les mouvements relatifs entre le support (50) et le rail
(10) selon la direction de largeur (Y).
3. Dispositif (100) selon la revendication 1 ou 2, dans lequel les moyens de blocage
(56) coopèrent en appui avec la paroi de fond (12a) du « U » du rail (10).
4. Dispositif (100) selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans laquelle les
moyens de blocage comprennent une vis (56) configurée pour coopérer en appui avec
le rail (10).
5. Dispositif (100) selon la revendication 4, dans lequel le rail (10) comprend une rainure
(13) ménagée sur la paroi de fond (12a) du « U » s'étendant selon la direction axiale
(X) et sensiblement au milieu de ladite paroi de fond (12a) selon la direction de
largeur (Y), l'extrémité distale de la vis (56) étant sensiblement tronconique tandis
que la section transversale de la rainure (13) présente une forme trapézoïdale, le
grand côté du trapèze étant ouvert, la vis (56) et la rainure (13) formant ainsi des
moyens de centrage du support (50) par rapport au rail (10) selon la direction de
largeur (Y).
6. Dispositif (100) selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans lequel le support
(50) est un profilé dont la section transversale présente une forme générale de «
U », les deuxièmes nervures (52) étant disposées du côté du fond du « U » et à l'extérieur
du « U » en s'étendant parallèlement à la paroi de fond du « U », les deuxièmes nervures
(52) délimitant avec le reste du support des gorges (54).
7. Dispositif (100) selon la revendication 6, dans lequel le support (50) comprend une
tige (58) s'étendant selon la direction de largeur (Y) au voisinage des extrémités
distales des parois latérales du « U », la dite tige (58) formant des moyens d'accroche
pour accrocher un panneau d'habillage (200).
8. Dispositif (100) selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans lequel le rail
(10) comprend deux ailettes (14) s'étendant chacune selon la direction de largeur
(Y) vers l'extérieur du « U » depuis l'extrémité distale d'une paroi latérale (12b)
du « U » distincte.
9. Dispositif (100) selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans lequel le fond
du « U » du rail (10) comprend un double fond (12c), le double fond (12c) formant
une partie de fixation pour fixer le rail (10) sur un bâtiment.
10. Procédé d'accrochage de panneau d'habillage sur un bâtiment comprenant les étapes
de :
- fournir un système d'accroche (100) selon l'une quelconque des revendication 1 à
9,
- fixer le rail (10) au bâtiment,
- insérer le support (50) dans le rail (10) en engageant une première nervure (16)
avec une deuxième nervure (52), puis en déplaçant le support (50) selon la direction
de largeur (Y) par rapport au rail (10) de manière à engager également l'autre premier
nervure (16) avec l'autre seconde nervure (52),
- bloquer les premières nervures (16) et les deuxièmes nervures (52) en appui respectivement
les unes contre les autres à l'aide des moyens de blocage (56), et
- accrocher en tout ou partie au moins un panneau d'habillage (200) sur le support
(50).