Domaine technique
[0001] La présente invention se rapporte au domaine de l'horlogerie. Elle concerne, plus
particulièrement, un pont réglable qui permet de régler la position d'un élément horloger.
État de la technique
[0002] Le document
FR759765 divulgue un pont d'échappement réglable selon trois axes, afin de pouvoir déterminer
précisément la position du coqueret qui supporte l'axe de balancier par rapport à
la platine. Ce pont comprend des parties flexibles et est réglable au moyen de vis,
ainsi que par déformation plastique d'une partie mince en U ou V du pont au moyen
d'une pince ou similaire, ce qui est extrêmement difficile à maitriser pour l'horloger,
et peut nécessiter le démontage du pont. Le réglage de la position du coqueret est
donc très difficile à effectuer.
[0003] Le document
CH34775 divulgue un porte-échappement à ancre comprenant une platine présentant une fente
passant entre-le point de pivotement de la fourchette et celui de la roue d'ancre.
La largeur de cette fente peut être légèrement augmentée et diminuée au moyen de deux
vis agissant dans le plan de la platine, afin de régler la distance entre l'axe de
rotation de l'ancre et celui de la roue d'échappement qui se situent respectivement
de part et d'autre de la fente. Ce réglage découle selon une seule direction, et ne
convient pas pour un réglage selon deux axes.
[0004] Ces agencements sont primitifs, difficile à mettre en oeuvre, et ne permettent pas
un réglage fin selon deux axes indépendants dans un plan parallèle au mouvement, sans
devoir déformer plastiquement un élément quelconque.
[0005] Parmi les antériorités plus récentes, le document
WO 2013/139807 décrit plusieurs modes de réalisation de ponts réglables, chacun présentant ses propres
inconvénients. Par exemple, le mode de réalisation des figures 15 à 17 de ce document
comporte un palier se situant à une extrémité d'une languette découpée dans une platine.
Afin de régler la position du palier, on enfonce une goupille ou objet similaire dans
une rainure entourant la languette afin de faire fléchir cette dernière et ainsi obtenir
la position souhaitée. L'obtention d'un réglage précis est difficile et délicate.
En effet, l'horloger doit essayer plusieurs goupilles de différents diamètres. De
plus, l'ajustement de la position du palier s'effectue le long d'une courbe et n'est
donc pas linéaire. Par ailleurs, cet agencement ne permet pas un réglage précis selon
deux axes perpendiculaires et indépendants. Le mode de réalisation de la figure 18
de ce document offre plus de liberté d'ajustement, mais nécessite toujours l'utilisation
de goupilles. La figure 8 illustre une autre conception, qui ne permet qu'un réglage
unidirectionnel, et qui est encombrant et difficile à fabriquer à cause de sa structure
non planaire.
[0006] Le document
EP 2 290 476 décrit un correcteur d'isochronisme, dans lequel certaines des lames que comporte
le correcteur sont réglables au moyen de pointeaux qui s'appuient contre les flancs
desdites lames. L'utilisation de tels pointeaux engendre un encombrement dans la hauteur
du système, car ils se déplacent perpendiculairement au plan du correcteur lors du
réglage.
[0007] Un but de l'invention est donc de surmonter les inconvénients de l'art antérieur.
Divulgation de l'invention
[0008] De façon plus précise, l'invention concerne un pont réglable pour pièce d'horlogerie,
comprenant au moins un élément de montage destiné à être solidarisé à un élément de
bâti d'un mouvement horloger, par exemple au moyen de vis, de rivets, d'un soudage
ou similaire. Un premier élément mobile est lié audit élément de montage par l'intermédiaire
d'un premier jeu d'articulations flexibles agencées pour pouvoir permettre au premier
élément mobile de se déplacer substantiellement le long d'un premier axe par rapport
audit élément de montage, et un second élément mobile est lié audit premier élément
mobile par l'intermédiaire d'un second jeu d'articulations flexibles agencées pour
pouvoir permettre au second élément mobile de se déplacer substantiellement le long
d'un second axe par rapport audit premier élément mobile, ledit second axe étant perpendiculaire
audit premier axe, ledit second élément mobile étant agencé pour supporter un élément
horloger.
[0009] Selon l'invention, le premier élément mobile comprend une première fente allongée
s'étendant perpendiculairement audit premier axe et dans lequel est destinée à prendre
place une tête d'un premier excentrique monté en rotation à frottement gras sur un
élément de bâti dudit mouvement horloger, et le second élément mobile comprend une
seconde fente allongée s'étendant parallèlement audit second axe et dans lequel est
destinée à prendre place une tête d'un seconde excentrique monté en rotation à frottement
gras sur un élément de bâti dudit mouvement horloger.
[0010] Un réglage aisé dans le plan comprenant le premier et le second axe, qui serait normalement
parallèle au plan du mouvement est donc possible, le réglage selon chaque axe étant
substantiellement indépendant l'un de l'autre. L'utilisation d'excentriques permet
au réglage d'être effectué au moyen d'un outil quelconque selon une direction perpendiculaire
au plan du pont, qui donne un accès bien amélioré à l'horloger, et sans nécessiter
aucun outil spécial, ni un démontage du pont, ce qui serait notamment le cas avec
un réglage conventionnel par vis, ce dernier nécessitant un actionnement dans le plan
du pont.
[0011] Avantageusement, le pont est substantiellement planaire et s'étend dans un plan contenant
ledit premier axe et ledit second axe.
[0012] Avantageusement, le pont est monobloc, ce qui simplifie sa production au moyen de
procédés de micro-usinage courants.
[0013] Avantageusement, au moins l'un du premier élément mobile et du second élément mobile
comprend au moins une ouverture s'étendant parallèlement à ladite fente respective
afin de permettre une déformation de la paroi de ladite fente. La fente peut donc
rattraper des éventuels déplacements parasitiques et des forces engendrées entre les
excentriques et les parois peuvent être diminuées en cas de choc.
[0014] Avantageusement, le pont comprend deux éléments de montage, le premier jeu d'articulations
flexibles comprenant deux paires d'articulations flexibles, les deux articulations
de chaque paire liant l'un des éléments de montage à l'autre et au premier élément
mobile par l'intermédiaire d'un élément intermédiaire. Alternativement, le pont peut
comprendre deux éléments de montage, le premier jeu d'articulations flexibles comprenant
deux paires d'articulations flexibles, les deux articulations de chaque paire liant
l'un des éléments de montage à lui-même et au premier élément mobile par l'intermédiaire
d'un élément intermédiaire. Le premier élément mobile est, par conséquent, hyperguidé
par rapport aux éléments de montage, ce qui réduit à un minimum tout déplacement parasitique
dans une direction non voulue. Par « hyperguidé » on entend que le premier élément
est guidé symétriquement sur les deux côtés, comme décrit dans la section 5.2 de l'oeuvre
Conception des guidages flexibles, par Simon Henein, PPUR presses polytechniques,
2001.
[0015] Avantageusement, le second jeu d'articulations flexibles comprend deux paires d'articulations
flexibles, les deux articulations de chaque paire liant le premier élément mobile
à lui-même et au second élément mobile par l'intermédiaire d'un élément intermédiaire
supplémentaire. Le second élément mobile est par conséquent également hyperguidé par
rapport au premier.
[0016] L'invention concerne également un mouvement d'horlogerie comprenant un bâti, un pont
tel que décrit ci-dessus solidarisé au bâti par l'intermédiaire dudit élément de montage,
un élément horloger supporté par ledit second élément mobile, un premier excentrique
comprenant une tête, ledit premier excentrique étant monté en rotation à frottement
gras sur un élément dudit bâti et sa tête prenant place dans ladite première fente,
et un second excentrique comprenant une tête, ledit second excentrique étant monté
en rotation à frottement gras sur un élément dudit bâti et sa tête prenant place dans
ladite seconde fente.
[0017] L'élément horloger peut être choisi parmi un palier, un axe de balancier, un axe
d'ancre, un axe d'un mobile, ou bien une ancre. Cette dernière peut par exemple être
une ancre d'un échappement de type « Genequand » qui peut être montée de façon rigide
au pont.
[0018] Finalement, l'invention porte sur un dispositif antichoc pour pièce d'horlogerie.
Ce dispositif antichoc comprend un pont tel que décrit ci-dessus, ledit élément horloger
étant un palier comprenant au moins l'une d'une pierre contrepivot et d'une pierre
percée destinée à recevoir un axe de balancier.
[0019] Grâce à la flexibilité conférée au pont par les articulations flexibles, le pont
lui-même peut fonctionner en tant qu'antichoc, permettant non seulement un positionnement
très précis du palier et la réduction de frottements y lié, mais aussi l'utilisation
d'un palier rigide, car l'élasticité pour rattraper les chocs est procurée par le
pont.
Brève description des dessins
[0020] D'autres détails de l'invention apparaîtront plus clairement à la lecture de la description
qui suit, faite en référence aux dessins annexés dans lesquels :
- Fig. 1 illustre un premier mode de réalisation d'un système de réglage selon l'invention
; et
- Fig. 2 illustre un deuxième mode de réalisation d'un système de réglage selon l'invention.
Modes de réalisation de l'invention
[0021] La figure 1 illustre un premier mode de réalisation d'un pont réglable 1 selon l'invention.
Le pont 1 sert de support pour un élément horloger 3. Par « support » on entend non
seulement « porter » dans le sens d'un élément solidaire du pont (par exemple un palier),
mais aussi dans le sens de « maintenir en position », comme par exemple dans le cas
d'un axe d'un mobile, d'un axe de balancier, d'ancre ou similaire.
[0022] Dans le mode de réalisation de cette figure, l'élément horloger 3 est une ancre d'un
régulateur de type « Genequand » 4, qui est solidaire du pont 1. Ce genre de régulateur
est décrit sur le site internet
http://www.horlogerie-suisse.com/horlomag/articles-horlogers/00232/un-nouvel-echappement-dans
un mouvement avec une reserve de marche de 30 jours et ne doit pas être décrit plus en détails. Néanmoins, le même principe s'applique
à un palier, un axe d'une ancre conventionnelle, un axe de balancier, un axe d'un
mobile ou similaire. En réglant la position de l'ancre parallèle au plan XY, on permet
l'ajustement précis de la pénétration de chacune des deux palettes 3a de l'ancre par
rapport aux dents de la roue d'échappement 4a.
[0023] Le pont 1 comprend deux éléments de montage 5, qui sont destinés à être solidarisés
à un élément de bâti d'un mouvement d'horlogerie, par l'intermédiaire de vis, d'une
brasure ou similaire. Il est également possible d'envisager des ponts qui ne comprennent
qu'un seul élément de montage 5, ou qui en comprennent davantage.
[0024] Le pont 1 est construit en tant que table XY à articulations flexibles s'étendant
dans un plan XY. De telles articulations, appelées également « flexures » sont formées
par des lames ou cols élastiques venues de matière avec le pont 1. Ces articulations,
en comparaison d'une articulation à charnière, n'ont aucun jeu, ni frottements, et
donc ni hystérèse. Une oeuvre standard portant sur de telles articulations est le
livre
Conception des guidages flexibles, par Simon Henein, PPUR presses polytechniques,
2001, qui a déjà été mentionné ci-dessus.
[0025] À cet effet, le pont 1 comprend un premier élément mobile 7 lié aux éléments de montage
5 par l'intermédiaire d'un premier jeu d'articulations flexibles 9a, 9b, une première
paire d'articulations flexibles 9aétant liées par un élément intermédiaire 11a et
une seconde paire d'articulations flexibles 9b étant liées par un élément intermédiaire
11 b afin d'hyperguider le premier élément mobile 7 par rapport aux éléments de montage
5. La forme et l'orientation des articulations formant le premier jeu d'articulations
9a sont agencées de façon à permettre au premier élément mobile 7 de se déplacer selon
un premier axe Y. Dans le cas illustré, chaque paire d'articulations flexibles 9a
respectivement 9b comprend deux articulations à quatre cols situées l'une adjacente
à chaque élément de montage 5, chacun reliant un élément de montage 5 à un élément
intermédiaire 11 a, 11 b, et l'élément intermédiaire 11 a, 11 b au premier élément
mobile 7. Le déplacement du premier élément mobile 7 s'effectue substantiellement
exclusivement selon cet axe Y, des déplacements selon un second axe perpendiculaire
X étant minimes (moins de 1%, idéalement moins de 0.1% des déplacements selon l'axe
Y). La forme exacte des articulations flexibles peut être choisie parmi un nombre
quasi-infini de géométries précises connues en soi (articulations à cols, à lames
etc.), et ne doit donc pas être décrite plus en détails ici.
[0026] Le pont 1 comprend également un second élément mobile 13, qui est lié au premier
élément mobile 7 par l'intermédiaire d'un second jeu d'articulations flexibles 15a,
15b agencées perpendiculairement au premier jeu d'articulations 9a, 9b. De façon similaire,
les articulations individuelles du second jeu d'articulations 15a,15b sont également
liées par paires 15a et respectivement 15b par des éléments intermédiaires supplémentaires
17a et respectivement 17b afin d'hyperguider le second élément mobile 13 par rapport
au premier élément mobile 7 de la même manière que décrit pour les éléments de montage
5 et le premier élément mobile 7. La forme et l'orientation de ces articulations sont
agencées de façon à permettre au second élément mobile de se déplacer selon l'axe
X, perpendiculaire à l'axe Y.
[0027] Le second élément mobile 13 du pont 1 supporte l'ancre 3 du régulateur, ou n'importe
quel autre élément horloger qui peut bénéficier d'un réglage dans le plan du pont
1. Dans le cas d'un échappement « Genequand », l'ancre est liée à une pièce rigide
par des lames flexibles, cette pièce rigide étant solidarisée au second élément mobile.
[0028] Afin d'effectuer ce réglage, chacun du premier 7 et du second 13 élément mobile comporte
une fente 19, 21 respectivement. Chaque fente 19, 21 est allongée selon l'axe perpendiculaire
à l'axe de déplacement de l'élément mobile correspondant, à savoir selon l'axe X pour
la fente 19 prévue dans le premier élément mobile 7, et selon l'axe Y pour la fente
21 prévue dans le second élément mobile 13.
[0029] En utilisation, la tête d'un excentrique 23, 25 prend place dans la fente correspondante
19 et respectivement 21. Le pied 23a, 25a de chaque excentrique 23, 25 est monté en
rotation à frottement gras dans un élément de bâti du mouvement d'horlogerie afin
qu'un pivotement de l'excentrique au moyen d'un outil ad hoc entraîne une translation
de l'élément mobile 7, 13 correspondant selon l'axe Y, X respectivement. Dans le cas
d'un réglage de la position du premier élément mobile 7 le long de l'axe Y, le second
élément mobile 13 est également déplacé car il est sous-ordonné au premier élément
mobile 7. L'excentrique étant accessible perpendiculairement au plan XY, il peut aisément
être manoeuvré par l'horloger sans nécessiter un démontage du pont 1 et sans nécessiter
d'outil spécial.
[0030] Afin de permettre ce déplacement du second élément mobile 13, sa fente 21 est allongée
substantiellement parallèlement à l'axe Y pour qu'elle puisse glisser sur l'excentrique
25. La fente 19 prévue dans le premier élément mobile 7 est également allongée substantiellement
parallèlement à l'axe X, afin de pouvoir permettre au centre géométrique de la tête
de l'excentrique 23 de se déplacer le long de la fente 19 lors d'un réglage de cet
excentrique 23.
[0031] Par ailleurs, les parois droites des fentes 19, 21 ont été rendues flexibles en pratiquant
des ouvertures 27 parallèles auxdites parois. Ces ouvertures 27 permettent aux parois
des fentes 19,21 de se déformer légèrement en réponse à un déplacement dans le sens
perpendiculaire à la fente 19, 21, ce qui peut arriver par exemple en cas de choc.
[0032] La figure 2 illustre une variante d'un pont 1 selon l'invention, dans laquelle le
pont 1 sert de pont de balancier, et supporte donc directement un palier 31 et un
axe de balancier 29 indirectement par l'intermédiaire du palier 31. Par ailleurs,
le pont 1 peut faire office de palier en soi, par exemple en prévoyant simplement
un trou destiné à recevoir un axe de balancier, ce trou fonctionnant en tant que pierre
percée. À ce titre il sert simplement de support de l'axe de balancier 29.
[0033] Les éléments équivalents des deux modes de réalisation illustrés portent les mêmes
signes de référence. Le principe du pont 1 restant identique, seules les différences
par rapport au mode de réalisation de la figure 1 seront décrites en détails ci-dessous.
Une différence bien visible de la géométrie des articulations flexibles est que chaque
paire d'articulations formant un jeu d'articulations 9a respectivement 9b se situe
adjacente au même élément de montage 5, et non adjacente chacune à un élément de montage
5 différent.
[0034] Puisque le pont 1 doit subir des chocs engendrés par l'impact de l'axe de balancier
29 sur le palier 31, le pont est construit sous forme de « X » afin de lui conférer
plus de rigidité que celui de la figure 1, le palier 31 se trouvant entre les éléments
de montage 5 afin d'éviter la torsion des éléments mobiles lors d'un choc. Dans l'exemple
illustré, la forme du pont 1 est asymétrique, mais une forme symétrique est également
possible.
[0035] Le réglage de la position du second élément mobile 13 dans le plan XY permet de régler
la position du palier 31 de telle sorte que l'axe de balancier 29 présente un minimum
de contact avec le palier 31 lorsque le mouvement est en marche et se trouve dans
une position plate. Par conséquent, les frottements entre l'axe de balancier 29 et
le palier 31 peuvent être minimisés.
[0036] Par ailleurs, grâce aux jeux d'articulations flexibles 9a, 9b, 15a, 15b, le second
élément mobile 13 présente une certaine flexibilité selon tous les axes X, Y et Z,
l'axe Z étant perpendiculaire aux axes X et Y. Le palier peut par conséquent être
de type rigide, comprenant au moins l'une d'une pierre percée et d'une pierre contre-pivot,
le pont 1 fournissant l'élasticité pour amortir des chocs, sans nécessiter aucun élément
élastique dans le palier 31.
[0037] Le pont 1 selon l'invention peut être fabriqué à partir d'une plaque d'une matière
micro-usinable tel que du métal, du silicium amorphe, mono- ou polycristallin, de
l'oxyde de silicium, de l'alumine, du diamant ou similaire. La plaque peut présenter
une épaisseur constante, ou peut comporter des zones plus ou moins épaisses. Typiquement,
cette plaque est micro-usinée par des procédés de masquage et de gravage par voie
sèche ou humide. Alternativement, si la plaque est en métal, elle peut être usinée
au moyen d'électroérosion à fil, ou n'importe quel autre procédé approprié. Ces procédés
de fabrication sont courants dans l'horlogerie et permettent de fabriquer de tels
ponts en série et à moindre coût.
1. Pont réglable (1) pour pièce d'horlogerie, comprenant :
- au moins un élément de montage (5) destiné à être solidarisé à un élément de bâti
d'un mouvement horloger ;
- un premier élément mobile (7) lié audit élément de montage (5) par l'intermédiaire
d'un premier jeu d'articulations flexibles (9a, 9b) agencées pour pouvoir permettre
au premier élément mobile (7) de se déplacer substantiellement le long d'un premier
axe (Y) par rapport audit élément de montage (5) ;
- un second élément mobile (13) lié audit premier élément mobile (7) par l'intermédiaire
d'un second jeu d'articulations flexibles (15a, 15b) agencées pour pouvoir permettre
au second élément mobile (13) de se déplacer substantiellement le long d'un second
axe (X) par rapport audit premier élément mobile (7), ledit second axe (X) étant perpendiculaire
audit premier axe (Y), ledit second élément mobile (13) étant agencé pour supporter
un élément horloger (3 ; 31) ;
caractérisé en ce que :
- ledit premier élément mobile (7) comprend une première fente allongée (19) s'étendant
perpendiculairement audit premier axe (Y) et dans lequel est destinée à prendre place
une tête d'un premier excentrique (23) monté en rotation à frottement gras sur un
élément de bâti dudit mouvement horloger ;
- ledit second élément mobile (13) comprend une seconde fente allongée (21) s'étendant
perpendiculairement audit second axe (X) et dans lequel est destinée à prendre place
une tête d'une seconde excentrique (25) monté en rotation à frottement gras sur un
élément de bâti dudit mouvement horloger.
2. Pont (1) selon la revendication précédente, dans lequel ledit pont (1) est substantiellement
planaire et s'étend dans un plan (XY) contenant ledit premier axe (Y) et ledit second
axe (X).
3. Pont (1) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel ledit pont (1) est
monobloc.
4. Pont (1) selon l'une des revendications précédentes, dans lequel au moins l'un du
premier élément mobile (7) et du second élément mobile (13) comprend au moins une
ouverture (27) s'étendant parallèle à ladite fente (19 ; 21) respective afin de permettre
une déformation de la paroi de ladite fente (19 ; 21).
5. Pont (1) selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel le pont (1) comprend deux
éléments de montage (5), le premier jeu d'articulations flexibles (9a, 9b) comprenant
deux paires d'articulations flexibles, les deux articulations de chaque paire (9a
; 9b) liant l'un des éléments de montage (5) à l'autre et au premier élément mobile
(7) par l'intermédiaire d'un élément intermédiaire (11 a ; 11 b).
6. Pont (1) selon l'une des revendications 1 à 4, dans lequel le pont (1) comprend deux
éléments de montage (5), le premier jeu d'articulations flexibles (9a, 9b) comprenant
deux paires d'articulations flexibles (9a ; 9b), les deux articulations de chaque
paire (9a ; 9b) liant l'un des éléments de montage (5) à lui-même et au premier élément
mobile (7) par l'intermédiaire d'un élément intermédiaire (11a ; 11 b).
7. Pont (1) selon l'une des revendications 5 et 6, dans lequel le second jeu d'articulations
flexibles (15a, 15b) comprend deux paires d'articulations flexibles (15a ; 15b), les
deux articulations de chaque paire (15a ; 15b) liant le premier élément mobile (7)
à lui-même et au second élément mobile (7) par l'intermédiaire d'un élément intermédiaire
supplémentaire (17a ; 17b).
8. Mouvement d'horlogerie comprenant :
- un bâti,
- un pont (1) selon l'une des revendications 1 à 6 solidarisé au bâti par l'intermédiaire
dudit élément de montage (5) ;
- un élément horloger (3 ; 31) supporté par ledit second élément mobile (13) ;
- un premier excentrique (23) comprenant une tête, ledit premier excentrique (23)
étant monté en rotation à frottement gras sur un élément dudit bâti et sa tête prenant
place dans ladite première fente (19) ;
- un second excentrique (25) comprenant une tête, ledit second excentrique (25) étant
monté en rotation à frottement gras sur un élément dudit bâti et sa tête prenant place
dans ladite seconde fente (21).
9. Mouvement selon la revendication précédente, dans lequel l'élément horloger est choisi
parmi :
- un palier (31) ;
- un axe de balancier ;
- un axe d'ancre ;
- un axe d'un mobile ;
- une ancre (3).
10. Dispositif antichoc pour pièce d'horlogerie comprenant un pont (1) selon l'une des
revendications 1 à 7, ledit élément horloger étant un palier (31) comprenant au moins
l'une d'une pierre contrepivot et d'une pierre percée destinée à recevoir un axe de
balancier.