DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention concerne le domaine des emballages tubulaires, comprenant un
corps tubulaire fait d'une ou plusieurs couches d'un matériau cartonné, c'est à dire
un corps solide constitué d'une portion d'un cylindre, portion limitée par deux plans
parallèles coupant les génératrices du cylindre, et comprenant un couvercle également
constitué d'un matériau cartonné, ainsi qu'une membrane de sécurité, participant à
l'étanchéité de l'emballage, assemblée au corps tubulaire de manière étanche. Ces
emballages sont en particulier destinés à contenir des produits solides sous des formes
divisées, telles que poudres, grains, granulés, fibres, chips, ou encore des produits
sous forme liquide ou sous forme pâteuse. Les emballages tubulaires concernés sont
aussi bien les emballages de section transversale circulaire que les emballages tubulaires
de section non circulaire, par exemple des emballages de section rectangulaire ou
ovale. Les emballages tubulaires concernés peuvent recevoir un fond en matériau cartonné,
après remplissage, pour former la boîte définitive.
[0002] La présente invention concerne également un procédé de fabrication de tels emballages
comprenant un corps tubulaire fait d'une ou plusieurs couches d'un matériau cartonné
et une structure obturante formant un couvercle et une membrane de sécurité de l'emballage,
par assemblage au corps tubulaire.
[0003] Le terme « emballage en carton » désigne usuellement des emballages dont 90 à 98%
en poids sont constitués de matériaux cellulosiques. Ce type d'emballage comprend
en général, en plus des couches de matériaux cellulosiques, des couches ou revêtements
métalliques, tels que l'aluminium, ou synthétiques, associés aux matériaux cellulosiques
pour former un matériau surfacique composite. Ces matériaux métalliques ou synthétiques
constituent, selon une terminologie généralement acceptée dans la profession, un «matériau
barrière », isolant le produit stocké à l'intérieur de l'emballage de l'environnement
extérieur, par exemple pour éviter une oxydation, un desséchement, ou vis-à-vis de
polluants. Les couches ou revêtements synthétiques peuvent également jouer un rôle
essentiel de scellage entre deux parties de l'emballage au cours de sa fabrication
par exemple entre la paroi intérieure du corps tubulaire et le bord de la membrane
de sécurité ; dans ce cas elles sont généralement qualifiées de « matériau barrière
réactivable ».
ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE
[0004] Le brevet français publié sous le No
FR 2 716 408, décrit la fabrication d'un emballage tubulaire du type ci-dessus. La structure obturante
comprend un carton-couvercle constitué de matériau cellulosique et une membrane de
sécurité en matériau cellulosique revêtu d'un matériau barrière. Ces deux pièces sont
formées l'une après l'autre sous forme de cuvettes cylindriques par un poinçon de
forme au travers d'une matrice extérieure et sont engagées dans une extrémité du corps
tubulaire. Les parois latérales des deux pièces sont assemblées de manière étanche
avec la paroi interne du corps tubulaire. Puis la paroi du corps tubulaire est prédécoupée
selon une ligne périphérique située entre les zones d'assemblage respectives des deux
pièces, de façon à permettre l'ouverture du carton-couvercle, c'est-à-dire de séparer
le carton couvercle et la bande supérieure du corps tubulaire situé au-dessus de la
ligne de découpe du reste du corps tubulaire et de la membrane de sécurité, et ceci
sans arracher cette membrane de sécurité. L'opération de prédécoupe peut laisser subsister
une ou plusieurs zones quasi ponctuelles non découpées, formant des points d'attache
du couvercle, appelées aussi points d'inviolabilité car leur intégrité démontre que
l'emballage n'a jamais été ouvert. L'extrémité du corps tubulaire qui accueille ladite
structure obturante peut faire l'objet au moins d'un rabattage sur toute sa circonférence
au moyen d'un outil d'ourlage formant un ourlé rond, ou une opération de finition
générant un profil d'ourlé plus sophistiqué.
La demande de brevet français du déposant publiée sous le numero
FR 2 986 514 décrit un procédé de fabrication d'un emballage comprenant un corps tubulaire fait
d'une ou plusieurs couches d'un matériau cartonné et une structure obturante complexe,
assemblée au corps tubulaire de manière étanche. Ce procédé comprend
- l'assemblage préliminaire à plat de trois matériaux en feuilles ou bandes, à savoir
un matériau cellulosique revêtu d'au moins un matériau barrière réactivable sur sa
face orientée vers ladite membrane de sécurité, constituant le carton-couvercle, une
pièce de laminage agencée entre le dit carton couvercle et une membrane de sécurité,
de forme conjuguée à la forme de l'ouverture du corps tubulaire, constituée de papier,
ou de papier revêtu, sur sa face orientée vers le dit carton-couvercle, d'un matériau
ayant des propriétés de scellage vis-à-vis du dit carton-couvercle, et enfin un matériau
formant la membrane de sécurité, constitué d'un papier revêtu d'au moins un matériau
barrière réactivable et pelable sur sa face non orientée vers la pièce de laminage,
ayant subi une prédécoupe générant une languette, rabattue sur la face de la membrane
de sécurité venant en regard de la pièce de laminage, cet assemblage étant suivi d'une
découpe en aplats formant des structures obturantes individuelles;
- l'introduction d'une telle structure obturante dans un outil de formage, de pose et
de scellage, le chauffage et la mise en forme de cuvette de ladite structure obturante,
l'introduction et le scellage de la cuvette dans le dit corps tubulaire au moyen du
dit outil de formage, de pose et de scellage,
- la prédécoupe de la paroi latérale du corps tubulaire et de la membrane de sécurité
selon une ligne périphérique située dans la partie verticale de la cuvette et au-dessus
du point de naissance de la languette rabattue. Cette prédécoupe peut laisser subsister
soit des points d'inviolabilité soit une zone plus étendue constituant une charnière
lors des ouvertures de l'emballage par le consommateur;
- L'extrémité du corps tubulaire qui accueille la structure obturante peut faire l'objet
d'un rabattage sur toute sa circonférence au moyen d'un outil d'ourlage formant un
ourlé rond, ou une opération de finition générant un profil d'ourlé plus sophistiqué,
par exemple un ourlé profilé à plat, ou un profil permettant le gerbage des emballages
sur un point de vente.
[0005] Dans les emballages de l'état de la technique précités, normalement le carton-couvercle
est maintenu avant sa première ouverture par 2 à 3 points d'attache. Il arrive que
parfois le consommateur ait du mal à l'ouvrir en raison de la résistance des points
d'attache, et qu'à la re-fermeture le carton-couvercle n'est pas suffisamment sécurisé
pour assurer son maintien et une bonne étanchéité pour protéger le produit. Il peut
arriver également que des variations de température et de pression atmosphérique créent
une pression intérieure qui peut soulever le couvercle et de ce fait rendre la boîte
moins étanche, d'où une dégradation du produit plus rapide. De plus, lorsque la boîte
ouverte une première fois puis refermée est transportée, par exemple dans un sac à
dos, le couvercle peut se séparer du corps tubulaire, d'où les conséquences ci-dessus.
La présente invention a pour but de palier à ces inconvénients.
EXPOSÉ DE L'INVENTION
[0006] Au regard des techniques et produits connus actuellement, l'invention propose des
moyens pour améliorer la fiabilité de la fermeture du couvercle des emballages tubulaires
en carton précités après la première ouverture de l'emballage par un consommateur.
Elle vise cette fiabilité sur deux plans, à savoir
- améliorer sur le plan mécanique le maintien du couvercle en position fermée,
- fournir à l'utilisateur une indication qu'il peut percevoir via l'un de ses sens,
tactile, auditif ou visuel, lui faisant ressentir qu'il vient de refermer correctement
l'emballage. À cet effet l'invention propose, dans un procédé de fabrication d'un
emballage en carton comprenant un corps tubulaire fait d'une ou plusieurs couches
d'un matériau cartonné et une structure obturante assemblée au corps tubulaire de
manière étanche, ladite structure obturante comprenant un carton-couvercle et une
membrane de sécurité, ledit procédé comprenant
- l'introduction de ladite structure obturante dans un outil de formage, de pose et
de scellage, le chauffage et la mise en forme de ladite structure obturante sous forme
d'une cuvette présentant une base et une paroi latérale parallèle à la paroi intérieure
du corps tubulaire, et le scellage de la paroi latérale de la cuvette dans le dit
corps tubulaire au moyen du dit outil de formage, de pose et de scellage,
- la prédécoupe de la paroi latérale du corps tubulaire et de la membrane de sécurité
selon au moins une partie d'une ligne périphérique située au-dessus de ladite base
de ladite cuvette,
- au moins un rabattage de l'extrémité du corps tubulaire qui accueille ladite structure
sur toute sa circonférence au moyen d'un outil d'ourlage,
un perfectionnement selon lequel le procédé comprend une étape d'embossage formant
une première nervure dans la paroi latérale du carton couvercle et une deuxième nervure
de forme conjuguée à celle de la première nervure dans la paroi latérale du corps
tubulaire, les dites nervures étant formées dans une zone située entre ladite ligne
périphérique de prédécoupe de la paroi du corps tubulaire et le niveau de la base
de ladite cuvette
[0007] La présente invention offre donc un procédé de fabrication d'un système de maintien
du carton-couvercle par clipsage des deux nervures l'une dans l'autre, permettant
d'ouvrir le carton-couvercle avec ou sans rupture de points d'attache, dont la présence
n'est plus indispensable, et une re-fermeture franche pour conserver plus longtemps
le produit quand la membrane de sécurité est retirée à la première utilisation.
[0008] L'enclipsage d'une nervure dans l'autre est d'une part ressenti par la main de l'utilisateur
et d'autre part produit un léger bruit de claquement qui confirme à l'utilisateur
que la fermeture est complète.
[0009] On connaît divers systèmes de clipsage utilisés pour des boîtes en métal ou plastique
réalisés par emboutissage, moulage ou rainurage ou bien avec une pièce en métal ou
plastique rapportée. Dans le cas des emballages en carton précités avec couvercle
et membrane en matériaux cellulosiques façonnés simultanément il n'est pas question,
pour des raisons écologiques et économiques, de placer un système de clipsage rapporté
en métal ou en plastique. La présente invention permet de réaliser un système de clipsage
sans apport de pièce externe, dans le cadre des diverses opérations de finition du
couvercle.
[0010] L'invention a également pour objet un emballage tel que obtenu par le procédé défini
ci-dessus, à savoir un emballage en carton comprenant un corps tubulaire fait d'une
ou plusieurs couches d'un matériau cartonné et une structure obturante assemblée au
corps tubulaire de manière étanche, ladite structure obturante comprenant un carton-couvercle
et une membrane de sécurité, sous forme d'une cuvette présentant une base et une paroi
latérale parallèle à la paroi intérieure du corps tubulaire, ledit emballage présentant
une prédécoupe de la paroi latérale du corps tubulaire et de la membrane de sécurité
suivant au moins une partie d'une ligne périphérique située au-dessus de la base de
ladite cuvette, au moins un rabat de l'extrémité du corps tubulaire qui accueille
ladite structure obturante sur toute sa circonférence, caractérisé en ce que ledit
emballage comprend une première nervure dans la paroi latérale du carton-couvercle
et une deuxième nervure, de forme conjuguée à celle de la première nervure, dans la
paroi latérale du corps tubulaire, les dites nervures étant formées sensiblement transversalement
par rapport à l'axe du corps tubulaire, dans une zone située entre ladite ligne périphérique
de prédécoupe de la paroi du corps tubulaire et la base de ladite cuvette.
[0011] Des modes d'exécution particuliers sont définis dans les revendications dépendantes.
BRÈVE DESCRIPTION DES FIGURES
[0012] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention ressortiront à la lecture de
la description qui suit, en référence aux figures annexées, qui illustrent :
- la figure 1, une vue schématique en coupe longitudinale partielle d'un mode d'exécution
d'emballage au moment de son introduction dans un dispositif d'embossage selon l'invention
;
- la figure 2, une vue schématique en coupe longitudinale partielle des pièces de la
figure 1 pendant l'opération d'embossages par le dispositif de la figure 1 ;
- la figure 3, une vue schématique en coupe longitudinale partielle de l'extraction
d'un emballage d'un dispositif d'embossage, après embossages ;
- La figure 4, une vue schématique en coupe longitudinale partielle de l'emballage résultant
des opérations précédentes ;
- La figure 5, une vue latérale, avec une portion en coupe, de deux boîtes, issues d'emballages
selon l'invention après poses des fonds de boîtes, superposées en gerbage ;
- La figure 6, une vue en perspective d'un emballage de section transversale circulaire,
avec une charnière, en position ouverte ;
- La figure 7, une vue en plan d'une structure obturante encore sous forme d'aplat,
destinée à l'emballage de la figure 6 ;
- Les figures 8a et 8b montrent des vues d'un emballage de section carrée, avec charnière,
respectivement fermé et ouvert ;
- Les figures 9a et 9b montrent des vues d'un emballage de section circulaire, avec
charnière, respectivement fermé et ouvert ;
- Les figures 10a et 10b montrent des vues d'un emballage de section triangulaire, avec
charnière, respectivement fermé et ouvert ;
DESCRIPTION DÉTAILLÉE DE MODES DE RÉALISATION
[0013] Le procédé de fabrication d'un mode de réalisation d'un couvercle clipsable est illustré
par les figures 1, 2 et 3. L'emballage tubulaire 1 est encore dans la machine multiposte
qui façonne le carton-couvercle avec sa membrane, ainsi que l'extrémité du corps tubulaire,
de telle sorte à conserver encore l'ensemble dans un état humide et chaud pour permettre
toutes les opérations de finition dans les meilleures conditions. Le scellage de la
structure obturante, la prédécoupe 4 du couvercle, l'ourlage des bandes de carton,
la création d'un profil de gerbage 5 du bord supérieur du corps tubulaire au moyen
d'un outil à galet choisi en fonction du profil mâle de gerbage d'un fonds de boîte
destinée à venir s'empiler sur ledit emballage en carton, tels que décrits dans les
demandes de brevet
FR 2 716 408 ou
FR 2 986 514 sont déjà réalisés.
[0014] Le façonnage du système de clipsage du couvercle est réalisé immédiatement après
le façonnage de la fonction gerbage si celle-ci est demandée, ou celui de la fonction
ourlage si le gerbage n'est pas nécessaire, par exemple pour des boîtes de grande
hauteur qui sont placées dans les rayons des points de vente sans possibilité de gerbage.
Le poste installé sur la machine pour réaliser l'embossage est constitué
d'une unité de profilage développée dans le cadre de la présente invention
pour cette opération. Cette unité comprend une matrice 6 et un outil de profilage,
qui dans les figures1-3 est un galet plongeur 8. Cette unité peut être :
- Tournante avec galet plongeur pour des boîtes rondes ;
- Tournante avec galet plongeur et avec une came de copie du profil, pour des boîtes
de formes diverses telles que des boîtes polygonales avec des angles arrondis ;
- Statique avec des secteurs expansibles pour des boîtes rondes ou de forme quelconque.
[0015] Le fonctionnement d'une unité tournante est décrit ci-dessous.
- 1ère opération : comme illustré par la figure 1, l'emballage tubulaire 1, placé sur un
plateau indexeur, est introduit dans une matrice 6 pourvue d'un profil femelle, dont
la partie supérieure 3, telle qu'illustrée dans les figures 1,2 et 3, est adaptée
au profil de gerbage 5 réalisé précédemment. Le profil intérieur latéral de la matrice
6 présente un léger jeu 11 par rapport au profil extérieur du corps tubulaire 2. L'unité
de profilage met en place le galet de profilage 8 à l'intérieur du corps tubulaire
et de la structure obturant, à hauteur de travail, c'est-à-dire entre la ligne périphérique
de prédécoupe 4 de la paroi du corps tubulaire et le niveau de la base de la cuvette
formée par la structure obturante 14.
- 2ème opération : comme illustré dans la figure 2, l"unité se met en rotation et plonge
progressivement le galet de profilage 8 pour déformer simultanément la paroi latérale
de la structure obturante 14, en particulier le carton couvercle, et le corps tubulaire
2. Pour ce faire la matrice 6 présente une creusure 7 dans laquelle s'enfoncent la
portion du corps tubulaire et du carton couvercle impactées par le galet. Ainsi sont
générés une nervure 12 du corps tubulaire et une nervure 13 du carton couvercle de
formes conjuguées, la nervure 13 étant logée dans le creux de la nervure 12, elle-même
épousant la creusure 7.
Selon un mode d'exécution préféré du galet de profilage 8, celui-ci présente une face
d'appui supérieure 9 inclinée de 20 à 40°, en particulier 30°, par rapport à la verticale
et une face d'appui inférieure 10 inclinée de 10 à 20°, en particulier 15° par rapport
à la verticale, pour générer des nervures 12, 13 optimisées quant à leur profil pour
la fonction clipsage.
- 3ème opération : comme illustré dans la figure 3, lorsque l'action du galet et l'action
de la matrice sont terminées le profil de clipsage est réalisé. L'unité de profilage
avec son galet 8 est retirée. Quant à la matrice 6, cette dernière présente un jeu
suffisant au passage du profil extérieur du corps tubulaire qui a augmenté localement,
au niveau de l'embossage, d'environ 1 à 1,5 mm par rapport au périmètre extérieur
du reste du corps tubulaire.
- 4ème opération : l'emballage ainsi dégagé du galet et de la matrice est retiré puis
éjecté de la machine de façonnage.
[0016] Dans le cas d'une unité de profilage statique les opérations sont les mêmes pour
l'action du secteur expansible.
[0017] La fonction clipsage prend toute son efficacité quelques heures après que l'emballage
a complètement séché et refroidi.
[0018] Dans le cas où le corps tubulaire est constitué d'un matériau composite sec, la fonction
clipsage est également réalisable. Dans ce cas, pour obtenir le profil embossé adéquat,
l'unité de profilage est équipée d'un système chauffant permettant la mise en température
du galet ou du secteur expanseur.
[0019] Les emballages selon l'invention peuvent présenter une ligne de découpe de couvercle
sur toute la périphérie du corps tubulaire, éventuellement en laissant subsister deux
à trois points d'attache. Dans ce mode d'exécution, à l'ouverture, le couvercle se
détache entièrement du corps tubulaire. Ce mode d'exécution est particulièrement bien
adapté aux emballages de section transversale circulaire mais peut aussi être utilisé
pour des emballages présentant d'autres sections transversales.
[0020] Selon d'autres modes d'exécution, la découpe laisse subsister au moins une portion
de cette ligne non découpée. En associant une telle découpe avec des embossages selon
l'invention, on réalise un couvercle clipsable avec une ou plusieurs charnière(s)
dont des exemples sont illustrés par la figure 6, qui montre un couvercle 102 restant
rattaché au corps tubulaire 101 par sa charnière, ou encore dans les figures 8a-10b.
Dans ces modes d'exécution, il est préférable que la membrane de sécurité 103 ait
subi une prédécoupe locale de son bord, comme cela est illustré par la prédécoupe
locale 106 sur la figure 7, de façon à ce que cette zone de son bord s'arrête en dessous
du niveau de la charnière et vienne en continuité de la découpe ultérieure du corps
tubulaire, qui ne réalise pas celle de la membrane dans la zone de la charnière. La
prédécoupe 106, réalisée par exemple au moyen d'un poinçon-matrice, joue un rôle similaire
à l'indentation 105 de la base de la languette 104 pour faciliter le « pelage » de
la membrane de sécurité 103 lors de la première ouverture de la future boîte sans
en déchirer la partie horizontale.
[0021] Dans le cas des couvercles clipsables avec charnière, il n'est pas nécessaire que
les embossages du couvercle et du corps tubulaire s'étendent sur toute ou la majeure
partie de leur périphérie. On peut avantageusement, en ce qui concerne la durée de
l'opération de formation des embossages, limiter leur extension à une ou plusieurs
zones judicieusement choisies. Dans le cas d'emballages de section polygonale on peut
limiter les embossages aux zones formant les angles arrondis car des embossages réalisés
sur des portions rectilignes sont peu efficaces. Des exemples de tels emballages sont
constitués par l'emballage carré et l'emballage triangulaire représentés aux figures
8a, 8b, 10a, 10b, dans lesquels les zones d'embossages et les nervures résultantes
112, 113 sont limitées aux angles arrondis situés à l'opposé des deux charnières.
1. Procédé de fabrication d'un emballage en carton comprenant un corps tubulaire (1)
fait d'une ou plusieurs couches d'un matériau cartonné et une structure obturante
(2) assemblée au corps tubulaire de manière étanche, ladite structure obturante comprenant
un carton-couvercle et une membrane de sécurité, ledit procédé comprenant
- l'introduction de ladite structure obturante dans un outil de formage, de pose et
de scellage, le chauffage et la mise en forme de ladite structure obturante sous forme
d'une cuvette présentant une base et une paroi latérale parallèle à la paroi intérieure
du corps tubulaire, et le scellage de la cuvette dans le dit corps tubulaire au moyen
du dit outil de formage, de pose et de scellage,
- la prédécoupe (4) de la paroi latérale du corps tubulaire et de la membrane de sécurité
en suivant au moins une partie d'une ligne périphérique située au-dessus de la base
de la dite cuvette,
- au moins un rabattage de l'extrémité du corps tubulaire qui accueille ladite structure
sur toute sa circonférence au moyen d'un outil d'ourlage
caractérisé en ce que
le procédé comprend une étape d'embossage formant une première nervure (13) dans la
paroi latérale du carton couvercle et une deuxième nervure (12) de forme conjuguée
à celle de la première nervure dans la paroi latérale du corps tubulaire(2), les dites
nervures étant formées sensiblement transversalement dans une zone située entre ladite
ligne périphérique de prédécoupe (4) de la paroi du corps tubulaire et la base de
ladite cuvette.
2. Procédé selon la revendication 1, caractérisé en ce que l'ourlé formé par rabattage est transformé par pressions en un ourlé profilé à plat.
3. Procédé selon la revendication 1 ou 2, caractérisé par la création d'un profil de gerbage femelle (5) dans ledit ourlé profilé à plat au
moyen d'un outil à galet choisi en fonction du profil mâle de gerbage d'un fonds de
boîte destinée à venir s'empiler sur ledit emballage en carton.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1-3, caractérisé en ce qu'il met en oeuvre une unité de profilage comprenant une matrice femelle (6) dont le
profil intérieur latéral est conjugué au profil transversal extérieur du corps tubulaire
tout en présentant une creusure (7) adaptée à accueillir la dite première nervure
(13), et un outil de profilage impactant la paroi du carton couvercle.
5. Procédé selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'unité de profilage est tournante et que l'outil de profilage est un galet plongeur
(8).
6. Procédé selon la revendication 5, caractérisé en ce que le galet plongeur (8) présente une face d'appui supérieure (9) inclinée de 20 à 40°,
en particulier 30°, par rapport à la verticale et une face d'appui inférieure (10)
inclinée de 10 à 20°, en particulier 15° par rapport à la verticale.
7. Procédé selon la revendication 4, caractérisée en ce que l'unité de profilage est statique avec des secteurs expansibles.
8. Emballage en carton comprenant un corps tubulaire (2) fait d'une ou plusieurs couches
d'un matériau cartonné et une structure obturante (14) assemblée au corps tubulaire
de manière étanche, ladite structure obturante comprenant un carton-couvercle et une
membrane de sécurité, sous forme d'une cuvette présentant une base et une paroi latérale
parallèle à la paroi intérieure du corps tubulaire, ledit emballage présentant une
prédécoupe (4) de la paroi latérale du corps tubulaire et de la membrane de sécurité
suivant au moins une partie d'une ligne périphérique située au-dessus de la base de
la dite cuvette , au moins un rabat ou un ourlé (5) de l'extrémité du corps tubulaire
qui accueille ladite structure obturante sur toute sa circonférence, caractérisé en ce que ledit emballage comprend
une première nervure (13) dans la paroi latérale du carton couvercle et une deuxième
nervure (12) de forme conjuguée à celle de la première nervure dans la paroi latérale
du corps tubulaire(2), les dites nervures étant formées sensiblement transversalement
par rapport à l'axe du corps tubulaire dans une zone située entre ladite ligne périphérique
de prédécoupe (4) de la paroi du corps tubulaire et la base de ladite cuvette, et
formant un dispositif de clipsage du carton couvercle avec le corps tubulaire.
9. Emballage selon la revendication 8, présentant une ligne de découpe de couvercle sur
toute la périphérie du corps tubulaire, optionnellement en laissant subsister des
points d'attache.
10. Emballage selon la revendication 8, caractérisée en ce que la découpe laisse subsister au moins une portion de ladite ligne de prédécoupe non
découpée, pour constituer une charnière.
11. Emballage selon la revendication précédente, caractérisé en ce que les zones d'embossages sont limitées à des zones arrondies (112,113) situées à l'opposé
de la ou des portion(s) de ladite ligne de prédécoupe non découpée(s).