[0001] L'invention concerne une construction légère et mobile de forme ronde ou polygonale
composée de caissons assemblés et maintenus entre eux par serrage concentrique avec
application d'un cerclage ou d'une ceinture en tension en périphérie de la construction.
[0002] Cette invention se rapporte au domaine technique de la construction légère, facilement
montable, démontable et transportable bien que très solide et durable. La construction
est susceptible de répondre aux normes courantes d'habitabilité et ses usages sont
multiples.
[0003] Le contexte actuel de la construction se décompose en deux catégories principales
:
- la construction dite « en dur » qui apporte une bonne durabilité, un confort permettant
de répondre aux normes d'habitabilité en vigueur ainsi qu'une surface habitable sans
limites ; son coût est généralement élevé et ce type de construction ne permet aucune
mobilité,
- la construction dite « légère » qui répond souvent à un besoin de mobilité et de coût
modéré ; ce type de construction propose généralement, un confort sommaire incapable
de répondre aux normes d'habitabilité courantes, une surface habitable souvent limitée
et offre parfois une durabilité réduite.
[0004] L'invention se situe dans la seconde catégorie de construction dite « légère » et
se caractérise donc par un coût modeste et une bonne mobilité. En revanche, elle se
singularise par un niveau de confort équivalent aux constructions dites « en dur »
en permettant de respecter les normes de construction courantes et offre une durabilité
et une surface habitable importante. De plus, le concept rend les montages et démontages
très rapides et simples sans aucun outillage.
[0005] L'invention concerne une construction économique, légère et mobile, constituée d'un
assemblage simple et rapide d'éléments de poids et dimensions permettant un transport
facile. De forme circulaire ou polygonale la construction pourra atteindre une surface
importante dépendante du diamètre choisi (à priori entre 4m et 12 m).
[0006] L'invention a pour objet une construction habitable de forme circulaire ou polygonale
comprenant au moins trois sous-ensembles :
- un plancher présentant une forme circulaire ou polygonal,
- un mur se présentant sous la forme d'un cylindre ou d'un polygone, reposant sur ledit
plancher et longeant un bord extérieur périphérique du plancher,
- une toiture supportée par le mur,
chaque sous-ensemble étant constitué de caissons, chaque caisson étant un secteur
angulaire formant une portion respectivement du plancher ou du mur ou de la toiture,
caractérisée en ce que la construction comprend au moins un élément de serrage configuré
pour maintenir en tension sur la périphérie de la construction, chaque caisson de
chaque sous-ensemble de manière à assurer la tenue mécanique de la construction.
[0007] Selon une caractéristique de l'invention, l'élément de serrage se présente sous la
forme d'une sangle à cliquet ou d'un câble en acier ou d'une corde synthétique équipée
d'un tendeur.
[0008] Selon une caractéristique de l'invention, chaque élément de serrage s'étend sur toute
la circonférence de la construction de manière à réaliser un serrage concentrique.
[0009] Selon une caractéristique de l'invention, au moins un élément de serrage est positionné
au niveau du bord extérieur du plancher et/ou sur le bas et/ou sur le haut du mur,
et/ou sur le bord extérieur du bas de la toiture.
[0010] Selon une caractéristique de l'invention, chaque caisson présente une ossature dimensionnée
et assemblée de manière à constituer des portions angulaires. Conçue pour favoriser
la forme arrondie de l'ensemble, l'ossature de chaque caisson, assure la résistance
mécanique du caisson et participe à la stabilité de l'ensemble, en particulier par
la reprise des efforts liés au serrage concentrique.
[0011] L'épaisseur des caissons est déterminée afin d'assurer la tenue mécanique et permettre
au caisson de contenir l'épaisseur d'isolant souhaitée. Par exemple, l'épaisseur du
plancher et du mur est de l'ordre de 16 cm, et de 22 cm pour la toiture. L'ossature
pourra être construite en bois ou tout autre matériau assurant les fonctions décrites.
[0012] Avantageusement, la construction comprend une peau configurée pour fermer des faces
intérieures et extérieures de chaque caisson. Outre la fonction de face des éléments,
elle assure aussi une fonction de renfort mécanique et de contreventement des caissons.
Suffisamment souple pour prendre une forme arrondie une fois contrainte sur la structure,
elle pourra être réalisée en panneau de lamelles minces, longues et orientées ou OSB
(Oriented Strand Board) selon l'appellation anglophone, de contreplaqué ou de tout
autre matériau assurant ces fonctions.
[0013] Selon une autre caractéristique de l'invention, et optionnellement, la construction
comprend un système fixation par emboitement configuré pour permettre un emboîtement
de deux caissons l'un avec l'autre, ce qui permet de faciliter le montage et d'apporter
une sécurité supplémentaire au niveau de la construction. En outre, le système de
fixation par emboitement permet d'assurer le bon positionnement des caissons les uns
par rapport aux autres une fois le serrage appliqué.
[0014] Le système de fixation par emboitement peut être réalisé sous la forme de rainure/languette
ou tenon/mortaise.
[0015] Selon une caractéristique de l'invention, le système de fixation par emboitement
peut équiper indifféremment les caissons composant le plancher et/ou la toiture et/ou
le mur.
[0016] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée à cet exemple et couvre également tout
autre moyen équivalent présentant la même fonction et permettant d'obtenir le résultat.
[0017] Selon une caractéristique de l'invention, le plancher repose sur un chevronnage soutenu
par des fondations dites « à visser» plantées dans le sol ou par tout autre support
ou calage approprié. Le plancher est sensiblement circulaire ou polygonal et comprend
une pluralité de caissons formant des portions angulaires maintenus en place par serrage
sur le bord extérieur périphérique desdits caissons, ce qui correspond à l'épaisseur
du plancher.
[0018] Le plancher comprend une partie centrale qui peut être un polygone ayant un nombre
de faces égal au nombre de portions angulaires qui viendront s'appuyer/s'emboîter
sur ladite partie centrale.
[0019] Selon une caractéristique de l'invention, le mur se présente sous la forme d'un cylindre
ou un prisme comprenant une pluralité de caissons formant des portions angulaires
juxtaposées bord à bord.
[0020] Optionnellement, chaque bord des caissons est équipé d'au moins un système de fixation
par emboitement permettant l'emboîtement par la technique de rainure/languette par
exemple.
[0021] La mise en place et le maintien des caissons du mur sont assurés par serrage de l'ensemble
des caissons sur la face extérieure du mur en partie supérieure et en partie inférieure
du mur.
[0022] Dans la présente demande, on entendra par partie supérieure du mur, la partie du
mur proximale à la toiture. Dans la présente demande, on entendra par partie inférieure
du mur, la partie du mur proximale au plancher.
[0023] Selon une caractéristique de l'invention, la construction comprend au moins un moyen
d'assemblage des caissons entre eux.
[0024] Avantageusement, le moyen d'assemblage permet de joindre des caissons de plancher
entre eux et/ou la partie inférieure des caissons de mur entre eux et/ou des caissons
du plancher et du mur entre eux. Dans ces configurations, le moyen d'assemblage est
utilisé comme moyen de fixation en remplacement du serrage concentrique et pour assurer
la tenue au soulèvement par exemple par vents extrêmes.
[0025] Avantageusement, le moyen d'assemblage permet de joindre la partie supérieure des
caissons de mur entre eux et/ou des caissons de toiture entre eux et/ou des caissons
du mur et de la toiture entre eux. Dans ces configurations, le moyen d'assemblage
est utilisé comme moyen de fixation pour sécuriser une défaillance du serrage concentrique
et pour assurer la tenue au soulèvement par exemple par vents extrêmes.
[0026] Selon une autre caractéristique de l'invention, les moyens d'assemblages se présentent
sous la forme d'une ou plusieurs équerres destinées à être positionnées à l'intérieur
de la construction, de plaques à trous destinées à être positionnées à l'extérieur
de la construction ou encore de bandeaux de peau destinés à être positionnés à l'extérieur
de la construction.
[0027] Alternativement, selon une caractéristique de l'invention, une portion de peau sous
forme de ruban s'étend sur le bord extérieur inférieur de la toiture jusque sur une
portion de la partie supérieure du mur de manière à joindre le mur à la toiture.
[0028] En outre, selon une caractéristique de l'invention, une portion de peau sous forme
de ruban s'étend sur le bord extérieur périphérique du plancher jusque sur une partie
inférieure du mur de manière à joindre le mur au plancher. Ainsi, si l'élément de
serrage en partie inférieure du mur venait à être enlevé, la construction resterait
unitaire. Avantageusement, la portion de peau présente l'avantage d'éviter le soulèvement,
de maintenir le serrage en l'absence d'élément de serrage et d'être positionnée à
l'extérieur de la construction ce qui permet d'unifier le visuel extérieur et ce qui
évite d'encombrer l'intérieur de la construction.
[0029] Selon une caractéristique de l'invention, la toiture peut être conique ou sous forme
de cône à facettes, dont la base repose sur la partie supérieure du mur.
[0030] Selon une caractéristique de l'invention, la toiture comprend une pluralité de caissons
formant des portions de cône juxtaposées bord à bord.
[0031] Selon une caractéristique de l'invention, la base des caissons formant des portions
de cône de la toiture est taillée en double biseau arrondi, afin de créer un méplat
permettant l'appui stable sur le mur d'une part et de prolonger l'arrondi du mur dans
l'épaisseur de la portion de cône une fois posé.
[0032] Selon une caractéristique de l'invention, la toiture comprend un sommet de forme
en pointe.
[0033] Selon une caractéristique de l'invention, la pointe est constituée par les arrêtes
de toutes les portions angulaires.
[0034] Alternativement, la toiture comprend un sommet en forme de tonneau assurant à la
fois la fonction de clé de voûte et de puits de lumière.
[0035] Avantageusement, les portions de cône sont alors tronquées en leur sommet avec une
coupe en biseau constituant une face d'appui verticale munie d'un tenon permettant
de s'appuyer/s'emboîter sur ladite face d'appui. Le maintien est assuré par serrage
sur la base arrondie extérieure juste au-dessus de la jonction avec la partie supérieure
du mur.
[0036] Avantageusement, l'élément de serrage réalisant le serrage de la toiture fait partie
intégrante de la construction et a vocation de rester en place après assemblage. On
observe alors un report des forces dues au poids de la toiture sur le serrage concentrique.
[0037] Alternativement aux équerres ou à la portion de peau, des pattes de fixation, par
exemple métalliques, posées sur le bord extérieur supérieur à chaque jonction de portions
de toiture solidarisent la toiture au mur permettant d'empêcher le soulèvement de
la toiture en cas de tempête.
[0038] En remplacement de ces pattes de fixation, on peut envisager une portion de peau
sous forme de ruban s'étendant depuis le bord inférieur périphérique de la toiture
du plancher jusque sur une partie de la partie supérieure du mur de manière à joindre
le mur à la toiture. Ainsi, si l'élément de serrage en partie inférieure de la toiture
venait à être enlevé, la construction resterait unitaire. Avantageusement, la portion
de peau présente les mêmes avantages que les équerres ou les pattes de fixation et
présente l'avantage supplémentaire d'être positionnée à l'extérieur de la construction
ce qui permet d'unifier le visuel extérieur et ce qui évite d'encombrer l'intérieur
de la construction.
[0039] Selon une caractéristique de l'invention, chaque portion de peau forme un cerclage
s'appuyant sur la circonférence de la construction.
[0040] Le principe de serrage concentrique avec application d'un élément de serrage en tension
en périphérie du plancher, du mur et particulièrement de la toiture assure à lui seul
la tenue mécanique de l'ensemble de la construction permettant de se passer de structure
porteuse et de dispositifs d'assemblage. Cela permet un coût de fabrication particulièrement
faible et facilite le montage, le démontage, et la mobilité du bâtiment.
[0041] L'invention a également pour objet une méthode d'assemblage d'une construction selon
l'invention, caractérisée en ce que ladite méthode comprend les étapes suivantes :
- mise en place des caissons, formant des portions angulaires, du plancher,
- serrage sur le bord extérieur du plancher au moyen d'un élément de serrage concentrique,
- mise en place des caissons, formant des portions angulaires, du mur,
- serrage non élastique sur le bas du mur au moyen d'un élément de serrage concentrique,
- serrage non élastique sur le haut du mur au moyen d'un élément de serrage concentrique,
- retrait de l'élément de serrage sur le bas du mur,
- maintien de l'élément de serrage sur le haut du mur,
- mise en place des caissons, formant portions angulaires, de la toiture,
- serrage sur le bord extérieur du bas de la toiture,
- maintien de l'élément de serrage au niveau du bord extérieur du bas de la toiture.
[0042] Ainsi, le serrage sur le bord extérieur du plancher est non permanent et est utilisé
uniquement lors de l'assemblage. Il en va de même pour le serrage en partie inferieure
de la toiture. En effet, la jonction au niveau de laquelle les serrages sont effectués
supporte peu d'efforts d'où un remplacement possible par une portion de peau, des
équerres, des pattes de fixation ou tout autre élément permettant la même fonction
de support.
[0043] Tandis que le serrage sur la partie supérieure du mur est permanent, car le serrage
est non élastique et assure la rigidité du mur en contraignant l'assemblage toute
déformation du cylindre implique une augmentation de sa circonférence en s'opposant
au serrage concentrique ; ceci assure à la fois une très bonne tenue mécanique et
empêche toute déformation due aux conditions climatiques. L'élément de serrage en
partie supérieure du mur sera maintenu et supportera une partie de la composante horizontale
des forces d'appuis de la toiture et de ses surcharges éventuelles.
[0044] L'invention sera mieux comprise, grâce à la description ci-après, qui se rapporte
à un mode de réalisation selon la présente invention, donné à titre d'exemple non
limitatif et expliqué avec référence aux dessins schématiques annexés, dans lesquels:
- la figure 1 est une vue en perspective de la construction selon un premier mode de
réalisation,
- les figures 2 et 3 sont des vues en perspectives du montage du plancher de la construction
selon l'invention,
- les figures 4 à 7 sont des vues illustrant le montage de la construction représentée
en figure 1, selon le premier mode de réalisation,
- la figure 8 est une vue en perspective de la construction selon un deuxième mode de
réalisation,
- les figures 9 à 12 sont des vues illustrant le montage de la construction représentée
en figure 8, selon le deuxième mode de réalisation.
[0045] Quel que soit le mode de réalisation, la construction 1 selon l'invention comprend
trois sous-ensembles :
- un plancher 2 présentant une forme circulaire ou polygonale,
- un mur 3 se présentant sous la forme d'un cylindre ou d'un polygone, reposant sur
ledit plancher 2 et longeant un bord extérieur périphérique du plancher 2,
- une toiture 4 supportée par le mur 3,
chaque sous-ensemble étant constitué de caissons 2b, 3a, 4a, chaque caisson 2b, 3a,
4a, étant un secteur angulaire formant une portion respectivement du plancher 2 ou
du mur 1 ou de la toiture 3.
[0046] En outre, comme illustré en notamment aux figures 1 et 8, la construction 1 comprend
au moins un élément de serrage 6, 7 configuré pour maintenir en tension sur la périphérie
de la construction 1 chaque caisson 2b, 3a, 4a, de chaque sous-ensemble de manière
à assurer la tenue mécanique de la construction 1.
[0047] Comme illustré aux figures 2 et 3, le plancher 2 est sensiblement circulaire ou polygonal
et comprend une pluralité de caissons 2b formant des portions angulaires maintenus
en place par serrage sur le bord extérieur périphérique desdits caissons 2b, ce qui
correspond à l'épaisseur du plancher 2.
[0048] Le plancher 2 comprend une partie centrale 2a qui peut être un polygone ayant un
nombre de faces égal au nombre de portions angulaires 2b qui viendront s'appuyer/s'emboîter
sur ladite partie centrale 2a.
[0049] Les figures 4 à 7 illustrent le montage de la construction 1 selon un premier mode
de réalisation.
[0050] Une fois le plancher 2 réalisé, on serre le bord extérieur périphérique à l'aide
d'un élément de serrage 6, qui dans l'exemple est une sangle à cliquet, comme visible
en figure 6.
[0051] Ensuite, comme illustré en figure 4, le mur 3 est monté le long du bord extérieur
périphérique du plancher 2. Le mur 3 est composé d'une pluralité de caissons 3a serrés
les uns contre les autres. Une fois le mur 3mnté, on positionne un élément de serrage
6 au niveau de la partie inférieure 3c du mur 3 et un autre élément de serrage 6 au
niveau de la partie supérieure 3b du mur 3, comme représenté en figure 5.
[0052] Puis, on monte la toiture 4, composée également de caissons 4a, et comprenant un
sommet 5. Dans l'exemple illustré en figure 7, le sommet 5 est en forme de tonneau
permettant de créer un puits de lumière. Bien entendu, l'invention n'est pas limitée
à cet exemple.
[0053] Enfin, une fois la toiture 4 montée, on positionne un élément de serrage 6 au niveau
de la partie inférieure de la toiture, juste au dessus de la jonction avec le mur
2, comme visible en figure 1 et on retire les éléments de serrage 6 positionnés en
partie inférieure 3c du mur 3 et contre le bord extérieur périphérique du plancher
2.
[0054] Bien entendu, de manière optionnelle et non représentée, des éléments de renforts
tels des équerres ou des pattes de fixation peuvent être positionnés au niveau des
jonctions des différents sous-ensembles de manière à sécuriser la construction.
[0055] Dans le premier mode de réalisation, chaque caisson 2b, 3a, 4a est fermé par une
peau extérieure et une peau intérieure.
[0056] Les figures 8 à 12 représentent le montage de la construction 1 selon un deuxième
mode de réalisation.
[0057] Le deuxième mode de réalisation diffère du premier mode de réalisation en ce que
des bandes de peau supplémentaires renforce la tenue des caissons 2b, 3a, 4a les uns
par rapport aux autres d'un sous-ensemble à un autre.
[0058] Plus particulièrement, une fois le montage du plancher 2 réalisé, on tend un ruban
de peau 7 autour du bord extérieur périphérique du plancher 2. Le ruban est conformé
pour recouvrir toute l'épaisseur du bord extérieur périphérique du plancher 2 ainsi
qu'une portion de la partie inférieure du mur 3 comme l'indique le débordement 7a
illustré en figure 9.
[0059] Puis, on monte le mur 3, on ferme les caissons 3a du mur avec une peau et on positionne
un élément de serrage 6 au niveau du bord extérieur périphérique du plancher 2 sur
le ruban de peau 7 tendu, un autre élément de serrage 6 au niveau de la partie inférieure
3c du mur 3 au dessus du premier élément de serrage 6, et un troisième élément de
serrage 6 au niveau de la parie supérieure 3b du mur 3. Il est à noter qu'une portion
de la partie supérieure 3b du mur 3 n'est pas équipée de peau.
[0060] En figure 11, on monte la toiture 4 sur le mur 3 et on vient tendre un deuxième ruban
de peau 7 en partie inférieure de la toiture et recouvrant la jonction entre le mur
2 et la toiture 4 de manière à recouvrir également la portion de partie supérieure
3c du mur couverte par la peau du mur 2.
[0061] Les éléments de serrage 6 positionnés au niveau du bord extérieur périphérique du
plancher 2 et au niveau de la partie inférieure 3c du mur 3 sont retirés.
[0062] Ensuite, on positionne un élément de serrage 6 sur le ruban de peau au niveau de
la partie inférieure de la toiture 4comme illustré en figure 8. Pour une question
de tenue et de résistance de la construction aux intempéries et au vent, les éléments
de serrage 6 positionnés au niveau de la partie supérieure 3b du mur 3 et au niveau
de la partie inférieure de la toiture 4 sont conservés. Toutefois, ces éléments de
serrage peuvent être enlevés si nécessaires sans que la construction ne s'affaisse.
[0063] Les éléments de serrage assurant le serrage concentrique devront être insensibles
aux variations de température, non élastiques et supporteront les surcharges liées
aux conditions météorologiques (vent et neige). Afin de réduire la hauteur des seuils
de portes et d'éviter les moyens de tension au ras du sol, les ceintures du plancher
et du bas du mur supportant peu d'efforts horizontaux pourront être remplacés par
des équerres positionnées à l'intérieur de la construction ou des fers plats positionnés
à l'extérieur. Les éléments de serrage venant en remplacement des ceintures devront
être disposés de façon à empêcher tout écartement des caissons du plancher et du mur
entre eux afin de leur interdire tout mouvement vers l'extérieur de l'ensemble qu'ils
constituent. Il suffit pour cela que chaque équerre positionnée à l'intérieur de la
construction ou fer plat positionné à l'extérieur de la construction, assemble à la
fois deux caissons de plancher et le ou les caissons de mur en vis à vis. Un calcul
de la composante des forces horizontales appliquées par la toiture au niveau de la
jonction avec le mur sera réalisé pour chaque taille d'habitat en fonction de son
diamètre, du poids propre de l'ensemble des caissons constituant la toiture et des
conditions météorologiques du site.
[0064] Par précaution la méthode de calcul prendra les assemblages de la partie supérieure
de la toiture en pointe ou en tonneau et de la partie inférieure de la toiture (jonction
mur/toiture) comme une rotule libre dans l'axe tangent au mur.
[0065] Les ouvrants sont forcément inclus dans un caisson de mur. L'ossature du caisson
est adaptée afin de laisser apparaître un cadre aux dimensions de l'ouvrant qui sera
posé en tunnel dans celui ci. Le tonneau peut laisser apparaître une ouverture circulaire
au sommet du toit du diamètre intérieur de ce dernier. Il est judicieux d'utiliser
cette ouverture en puits de lumière et surtout de permettre une ventilation dont l'ouverture
pourra être réglable.
[0066] L'usage d'un dôme en polycarbonate ou matière équivalente à surface froide d'un diamètre
un peu supérieur au tonneau permet de capter la condensation et de l'extraire naturellement
sur la toiture par ruissellement sous le dôme.
[0067] La finition extérieure pourra être réalisée selon la convenance mais le concept et
la forme de la yourte sont bien adaptés à l'utilisation d'une toile technique qui
devra avoir les caractéristiques suivantes :
- imperméable à l'eau,
- respirante pour permettre la ventilation du bois des caissons,
- durée de vie supérieure à 10 ans.
[0068] Les apports et avantages du procédé de serrage concentrique appliqué sur des caissons,
sont décrits ci-après.
[0069] Ces avantages découlent du fait que la tenue mécanique par serrage concentrique vient
seule permettre le maintien de l'ensemble de la construction.
- aucun besoin de tenue entre les caissons,
- aucun besoin d'autres structures devant venir supporter les caissons et/ou sur lesquelles
ils devraient venir se fixer pour assurer leur maintien,
- de par les deux premiers points, facilité de montage/démontage et de transport de
l'habitat (maniabilité des caissons, poids, etc.),
- possibilité de monter l'habitation en terrain varié (sans modifications, terrassement,
dalle béton, etc.),
- possibilité d'obtenir une surface habitable importante en fonction des demandes,
- possibilité de remplir les caissons d'isolant phonique et/ou thermique permettant
une réelle qualité dans l'isolation de l'habitat tout en restant mobile,
- avantage d'un coût de fabrication (matériaux etc.) peu élevé par rapport au confort
final de l'habitat.
[0070] Bien entendu, l'invention n'est pas limitée aux modes de réalisation décrits et représentés
aux figures annexées. Des modifications restent possibles, notamment du point de vue
de la constitution des divers éléments ou par substitution d'équivalents techniques,
sans sortir pour autant du domaine de protection de l'invention.
1. Construction habitable de forme circulaire ou polygonale comprenant au moins trois
sous-ensembles :
- un plancher présentant une forme circulaire ou polygonal,
- un mur se présentant sous la forme d'un cylindre ou d'un polygone, reposant sur
ledit plancher et longeant un bord extérieur périphérique du plancher,
- une toiture supportée par le mur,
chaque sous-ensemble étant constitué de caissons, chaque caisson étant un secteur
angulaire formant une portion respectivement du plancher ou du mur ou de la toiture,
caractérisée en ce que la construction comprend au moins un élément de serrage configuré pour maintenir
en tension sur la périphérie de la construction, chaque caisson de chaque sous-ensemble
de manière à assurer la tenue mécanique de la construction.
2. Construction habitable selon la revendication 1, dans laquelle l'élément de serrage
se présente sous la forme d'une sangle à cliquet ou d'un câble en acier ou d'une corde
synthétique équipée d'un tendeur.
3. Construction selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2, dans laquelle au moins
un élément de serrage est positionné au niveau du bord extérieur du plancher et/ou
sur le bas et/ou sur le haut du mur, et/ou sur le bord extérieur du bas de la toiture.
4. Construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 3, dans laquelle chaque
caisson présente une ossature dimensionnée et assemblée de manière à constituer des
portions angulaires.
5. Construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 4, dans laquelle la construction
comprend une peau configurée pour fermer des faces intérieures et extérieures de chaque
caisson.
6. Construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 5, dans laquelle la construction
comprend un système de fixation par emboitement pour permettre un emboîtement de deux
caissons l'un avec l'autre.
7. Construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 6, dans laquelle la base
des caissons formant des portions de cône de la toiture est taillée en double biseau
arrondi.
8. Construction selon l'une quelconque des revendications 1 à 7, dans laquelle la toiture
comprend un sommet de forme en pointe ou en forme de tonneau.
9. Construction habitable selon l'une quelconque des revendications 1 à 8, dans laquelle
la construction comprend au moins un moyen d'assemblage des caissons entre eux.
10. Construction habitable selon l'une quelconque des revendications 1 à 9, dans laquelle
une portion de peau sous forme de ruban s'étend sur le bord extérieur inférieur de
la toiture jusque sur une portion de la partie supérieure du mur de manière à joindre
le mur à la toiture.
11. Construction habitable selon l'une quelconque des revendications 1 à 10, dans laquelle
une portion de peau sous forme de ruban s'étend sur le bord extérieur périphérique
du plancher jusque sur une partie inférieure du mur de manière à joindre le mur au
plancher.
12. Méthode d'assemblage d'une construction selon l'une quelconque des revendications
1 à 11,
caractérisée en ce que ladite méthode comprend les étapes suivantes :
- mise en place des caissons, formant des portions angulaires, du plancher,
- serrage sur le bord extérieur du plancher au moyen d'un élément de serrage concentrique,
- mise en place des caissons, formant des portions angulaires, du mur,
- serrage non élastique sur le bas du mur au moyen d'un élément de serrage concentrique,
- serrage non élastique sur le haut du mur au moyen d'un élément de serrage concentrique,
- retrait de l'élément de serrage sur le bas du mur,
- maintien de l'élément de serrage sur le haut du mur,
- mise en place des caissons, formant portions angulaires, de la toiture,
- serrage sur le bord extérieur du bas de la toiture,
- maintien de l'élément de serrage au niveau du bord extérieur du bas de la toiture.