[0001] La présente invention concerne une semelle, conçue pour être interposée entre un
socle d'équipement extérieur et un massif d'ancrage de ce socle dans le sol. La présente
invention concerne également un procédé de fabrication d'une telle semelle et un équipement
extérieur comprenant une telle semelle.
[0002] L'invention est relative aux équipements extérieurs. On entend par « équipement extérieur
» tout équipement destiné à être installé en extérieur, en zone urbaine ou rurale,
et dont le socle forme par exemple un poteau, un montant, un mât, ou plus généralement
un corps allongé s'élevant à partir du sol, préférentiellement de façon verticale.
A titre d'exemple non limitatif, le socle de l'équipement extérieur peut être un pied
de lampadaire pour l'éclairage public ou privé, un poteau de signalisation électrique
du genre feu tricolore, un support de signalisation routière, ou un support de panneau
d'indication, de signalisation, ou de publicité.
[0003] Le massif d'ancrage est généralement formé par une masse de béton ou de ciment coulée
directement dans le sol, ou par une masse de béton préfabriquée et implantée dans
le sol. Le massif d'ancrage sert d'embase au socle de l'équipement extérieur afin
d'ancrer rigidement et solidement ce dernier dans le sol. Le socle est le plus souvent
maintenu fixé sur le massif d'ancrage par l'intermédiaire d'écrous vissés sur des
tiges filetées saillantes du massif d'ancrage.
[0004] EP-A-0447326 décrit une semelle intermédiaire compressible, qui est interposée entre un socle
et un massif d'ancrage, la semelle intermédiaire étant dotée de percements traversés
par les tiges filetées. Cette semelle intermédiaire compressible permet d'ajuster
la verticalité du socle : il est en effet possible de compresser en partie cette semelle
intermédiaire par réglage du serrage des écrous, de façon à modifier l'orientation
du socle par rapport au massif d'ancrage. L'élément intermédiaire comprend également
un orifice central de passage de câbles d'alimentation électriques depuis le massif
d'encrage jusqu'au socle.
[0005] Cette semelle intermédiaire connue présente l'inconvénient, lorsqu'elle est installée
sur un massif préfabriqué, dont la surface supérieure présente des gorges séparant
les tiges filetées, de fluer localement vers le bas, vers l'intérieur de ces gorges.
De plus, du fait de sa nature déformable, l'élément intermédiaire peut s'avérer difficile
à enfiler sur les tiges filetées.
[0006] En conséquence, l'invention vise à porter remède aux inconvénients de l'art antérieur
mentionné ci-avant, en proposant une nouvelle semelle qui, tout en étant particulièrement
facile à utiliser, présente un risque de fluage indésirable particulièrement faible.
[0007] L'invention a pour objet une semelle, conçue pour être interposée entre un socle
d'un équipement extérieur et un massif d'ancrage de ce socle dans le sol. Selon l'invention,
la semelle comprend plusieurs patins élastiques réalisés dans un premier matériau,
les patins élastiques présentant chacun un côté d'appui supérieur et un côté d'appui
inférieur opposé au côté d'appui supérieur, chaque patin élastique étant pourvu d'un
orifice de passage qui traverse le patin élastique depuis le côté d'appui supérieur
jusqu'au côté d'appui inférieur et un cadre de support des patins élastiques, le cadre
étant réalisé dans un deuxième matériau distinct du premier matériau et présentant
une rigidité supérieure à celle du premier matériau.
[0008] Grâce à l'invention, la semelle présente une structure généralement rigide grâce
au cadre et localement élastique grâce aux patins élastiques. La présence du cadre
prévient tout risque de déformation indésirable de la semelle même en présence de
gorges ménagées dans la surface supérieure du massif, tout en facilitant le montage
de la semelle sur les tiges filetées. Le cadre étant plus rigide que les patins élastiques,
il permet de limiter au moins partiellement le fluage des patins élastiques. La semelle
de l'invention est particulièrement résistante et durable. En dépit de la rigidité
du cadre, l'élasticité des semelles élastiques permet le réglage de l'orientation
du socle de l'élément extérieur par rapport au massif d'ancrage par compression de
l'un ou plusieurs des patins élastiques.
[0009] Selon d'autres caractéristiques avantageuses et non obligatoires de l'invention,
prises isolément ou en combinaison :
- Le cadre comprend :
∘ des supports de fixation des patins élastiques, chaque patin élastique étant fixé
sur l'un des supports,
∘ des bras de raccord, qui relient chacun rigidement deux supports entre eux, les
bras de raccord étant agencés pour encadrer une ouverture centrale du cadre autour
de laquelle les supports sont répartis.
- Chaque support forme un rebord annulaire à partir duquel deux des bras de raccord
s'étendent, chaque patin élastique comprenant une gorge périphérique qui s'étend entre
le côté d'appui supérieur et le côté d'appui inférieur du patin élastique, chaque
patin élastique étant fixé au support par complémentarité de formes de sa gorge périphérique
avec le rebord annulaire du support correspondant.
- Quatre patins élastiques sont prévus, quatre supports sont prévus, et quatre bras
de raccord sont prévus, de sorte que le cadre présente une forme générale de rectangle
dont les côtés sont formés par les bras de raccord et dont les sommets sont formés
par les supports.
- Le premier matériau est un élastomère, de préférence un caoutchouc synthétique, de
préférence encore un EPDM, et le deuxième matériau est un métal ou un matériau thermoplastique,
de préférence un PEHD.
- Au moins le côté d'appui inférieur ou le côté d'appui supérieur d'au moins l'un des
patins élastiques comprend des nervures d'appui.
- Au moins deux des bras de raccord sont de longueur réglable.
[0010] L'invention concerne également un socle et un massif d'ancrage du socle dans le sol,
ainsi qu'une semelle telle que décrite précédemment, la semelle étant interposée entre
le socle et le massif d'ancrage.
[0011] Par ailleurs, l'invention concerne un procédé de fabrication d'une semelle, telle
que définie ci-avant, dans lequel on fabrique d'abord le cadre et les patins élastiques
de façon séparée, puis on fixe chaque patin élastique sur le cadre.
[0012] Enfin, l'invention concerne un procédé de fabrication d'une semelle telle que définie
ci-avant, dans lequel on fabrique la semelle par bi-injection des patins élastiques
et du cadre dans un moule commun, ou par surmoulage des patins élastiques sur le cadre.
[0013] L'invention sera mieux comprise à la lecture de la description qui va suivre, donnée
uniquement à titre d'exemple non limitatif et non exhaustif et faite en se référant
aux dessins dans lesquels :
- La figure 1 est une vue en perspective éclatée d'une semelle conforme à l'invention
;
- Les figures 2 et 3 sont des vues en perspective, selon deux orientations différentes,
d'un patin élastique appartenant à la semelle de la figure 1 ;
- La figure 4 est une vue de côté d'un équipement extérieur équipé de la semelle de
la figure 1 ; et
- La figure 5 est une vue en perspective partielle de l'équipement extérieur de la figure
4.
[0014] Dans ce qui suit, les termes « supérieur » et « haut» font référence à une direction
orientée vers le haut de la figure 4, les termes « inférieur » et « bas » faisant
référence à une direction opposée.
[0015] La semelle 1 représentée à la figure 1 est conçue pour être interposée entre un socle
3 d'un équipement extérieur EE et un massif d'ancrage 5 de ce socle 3 dans le sol,
tel qu'illustré aux figures 4 et 5. Sur la figure 5, on a omis de représenter le socle
3 afin de rendre la semelle 1 visible lorsqu'elle est montée sur le massif d'ancrage
5. Sur la figure 4, le socle 3 est représenté coupé dans sa partie supérieure pour
des raisons de simplification de la figure.
[0016] Le massif d'ancrage 5 est destiné à être enterré dans le sol, au moins partiellement,
pour supporter et solidariser le socle 3 au sol. Le massif d'ancrage 5 comprend une
surface supérieure 7 destinée à recevoir la semelle 1 en appui, et à supporter le
socle 3 par l'intermédiaire de cette semelle 1, le socle 3 venant lui-même en appui
sur cette semelle 1.
[0017] Le massif d'ancrage 5 comprend quatre tiges filetées 9, qui font saillie de la surface
supérieure 7 en étant dirigé vers le haut. Les quatre tiges filetées 9 sont disposées
en quadrilatère et sont orientées parallèlement les unes aux autres.
[0018] Le massif d'ancrage 5 illustré aux figures est un massif préfabriqué, c'est-à-dire
qu'il est destiné à être enterré à l'état solide et non coulé sur place. Le massif
5 préfabriqué présente des gorges 11 ménagées dans la surface supérieure 7, entre
les tiges filetées 9, pour le passage de câbles d'alimentation de l'équipement extérieur
EE. Le massif d'ancrage 5 comprend également un crochet de levage 13 disposé au fond
des gorges 11. Même si cela n'est pas représenté, la semelle 1 est adaptée pour être
mise en place sur un massif d'ancrage non préfabriqué, c'est-à-dire par exemple coulé
sur place lors de l'installation de l'équipement extérieur EE. De manière générale,
la semelle 1 est adaptée à tout autre support d'ancrage du socle 3 dans le sol qui
présente une surface supérieure.
[0019] Le socle 3 illustré forme la base d'un poteau 15 dont la section est par exemple
circulaire, le poteau 15 définissant un axe principal X3 du socle 3 qui est destiné
à être vertical lorsque le socle 3 est fixé sur le massif 5. En partie inférieure
du poteau 15, le socle 3 est pourvu d'une collerette 17 de montage du socle 3 sur
le massif 5, la collerette 17 faisant saillie du poteau 15, de façon radiale par rapport
par l'axe principal X3, sur toute la périphérie de la base de poteaux 15. La collerette
17 présente au moins quatre trous traversant pour accueillir les quatre tiges filetées
9.
[0020] Le socle 3 est conçu pour être serré contre la semelle 1, laquelle est alors appuyée
contre le massif d'ancrage 5. Pour cela, l'équipement extérieur EE comprend des éléments
de serrage 19 vissés sur les tiges filetées 9 de façon à mettre en compression la
collerette 17 contre la semelle 1, elle-même comprimée entre la collerette 17 et la
surface 7. Les éléments de serrage 19 de chaque tige filetée 9, visibles à la figure
5, comprennent par exemple une rondelle 192 en contact avec la collerette 17, un écrou
194 de serrage plaquant la rondelle contre la collerette 17 et un contre-écrou 196
pour retenir l'écrou 194. Des capuchons de protection 21, dont un seul est représenté
à la figure 5, sont emmanchés sur l'extrémité libre de chacune des tiges filetées
9 pour recouvrir et protéger les éléments de serrage 19.
[0021] La semelle 1 comprend principalement quatre patins élastiques 23, dont l'un est représenté
seul aux figures 2 et 3, et un cadre 25 sur lequel les patins élastiques 23 sont montés,
ce cadre 25 étant visible aux figures 1, 4 et 5.
[0022] Chaque patin 23 est constitué d'un premier matériau qui lui confère une certaine
élasticité, ce matériau étant, par exemple, un élastomère, du genre caoutchouc synthétique,
par exemple un EPDM (éthylène-propylène-diène monomère). Chaque patin 23 présente
une géométrie initiale, illustrée aux figures 2 et 3, et est apte à être déformé élastiquement
pour modifier cette géométrie initiale de façon réversible.
[0023] Le cadre 25 est réalisé dans un deuxième matériau, par exemple un matériau métallique
du genre acier, ou un matériau thermoplastique tel que du PEHD (polyéthylène haute
densité), de manière à conférer une certaine rigidité au cadre 25.
[0024] En pratique, on entend par « rigide » et « élastique », que le matériau constituant
les patins 23 est plus élastique et/ou plus souple que le matériau constituant le
cadre 25. Le matériau constituant le cadre 25 est, quant à lui, plus rigide et moins
flexible que le matériau des patins 23. La rigidité est une propriété inverse de l'élasticité
pour un matériau donné et peut, par exemple, être mesurée par le module d'Young. Ainsi,
le deuxième matériau présente un module d'Young plus élevé que celui du premier matériau.
Le cadre 25 forme ainsi un support rigide pour les patins 23, qui sont prévus pour
se déformer de façon élastique par compression entre la collerette 17 du socle 3 et
la surface supérieure 7 du massif 5. Le premier matériau est choisi pour être élastiquement
déformable dans les conditions normales d'utilisation de l'équipement extérieur, le
deuxième matériau étant choisi pour être rigide dans ces mêmes conditions.
[0025] Les patins élastiques 23 forment chacun une pièce d'un seul tenant, par exemple réalisée
par moulage.
[0026] Alternativement, chaque patin 23 peut être formé par plusieurs pièces distinctes.
[0027] Chaque patin élastique 23 comprend un corps principal qui présente un côté d'appui
supérieur 27 et un côté d'appui inférieur 29 qui est opposé au côté d'appui supérieur
27. Tel qu'illustré aux figures 4 et 5, le côté d'appui supérieur 27 est destiné à
être en appui contre la collerette 17 du socle 3, alors que le côté d'appui inférieur
29 est destiné à être en appui contre la surface supérieure 7 du massif d'ancrage
5.
[0028] Chaque patin élastique 23 est également pourvu d'un orifice de passage 31 qui traverse
le corps principal de part en part, depuis le côté d'appui supérieur 27 jusqu'au côté
d'appui inférieur 29. Cet orifice de passage 31 est destiné à être traversé par l'une
des tiges filetées 9 lorsque la semelle 1 est en place sur le massif 5, comme visible
à la figure 5. La semelle 1 est ainsi traversée par les quatre tiges filetées 9, qui
passent au travers des patins élastiques 23. Le côté d'appui supérieur 27 et le côté
d'appui inférieur 29 s'étendent dans des plans parallèles entre eux.
[0029] Le côté d'appui supérieur 27 et le côté d'appui inférieur 29 sont préférentiellement
pourvus de nervures d'appui 33 par l'intermédiaire desquelles ils sont destinés à
reposer contre la collerette 17 et la surface 7 respectivement. Ces nervures d'appui
33 confèrent un caractère souple à la mise en appui du côté d'appui supérieur 27 et
du côté d'appui inférieur 29 respectivement contre la collerette 17 et la surface
supérieure 7. En effet, du fait de leur géométrie, les nervures 33, se déforment plus
facilement qu'un corps de patin plein à section rectangulaire. Dans l'exemple des
figures, chaque côté d'appui 27 et 29 de chaque patin élastique 23 comporte cinq nervures
d'appui dont trois sont interrompues par un rebord de débouché de l'orifice de passage
31, deux autres formant des nervures d'appui 33 latérales s'étendant de part et d'autre
de l'orifice 31.
[0030] Comme cela est notamment visible aux figures 2 et 3, les côtés d'appui supérieur
27 et inférieur 29 des patins élastiques 23 sont identiques, ou pour le moins globalement
identiques. En pratique, chaque patin 23 présente un plan de symétrie P23, qui forme
un plan médian de chaque patin élastique 23, disposé entre les côtés d'appui 27 et
29, de façon parallèle à ces derniers. De plus, chaque patin élastique 23 comprend
un deuxième plan de symétrie P24, qui est orthogonal au plan P23, et qui est aligné
sur la nervure d'appui 33 médiane des côtés 27 et 29 de chaque patin 23. Le plan P24
traverse ainsi l'orifice de passage 31.
[0031] Le cadre 25 comprend quant à lui quatre supports 35 de fixation des patins élastiques
23, de sorte que chaque patin élastique 23 est fixé sur l'un des supports 35. Sur
la figure 1, trois des patins élastiques 23 sont fixés sur leur support 35, le quatrième
patin élastique 23 étant représenté séparé à l'écart de son support 35, lequel est
laissé libre.
[0032] Chaque support 35 forme un rebord annulaire 37 qui entoure le patin élastique 23
au niveau de son plan de symétrie P23 afin de le maintenir fixé sur le cadre 25. En
l'espèce, chaque patin élastique 23 comprend une gorge périphérique 39 qui s'étend
sur toute la périphérie du patin 23 dans le plan de symétrie P23, entre le côté d'appui
supérieur 27 et le côté d'appui inférieur 29, chaque patin élastique 23 étant fixé
à son support 35 correspondant par complémentarité de formes de sa gorge périphérique
39 avec le rebord annulaire 37 du support 35 concerné. La fixation de chaque patin
23 sur son support 35 est effectuée par emboîtement de la gorge périphérique 39 avec
le rebord annulaire 37. La rigidité des rebords annulaires 37 limite avantageusement
le fluage des patins 23, sous la pression de la surface 7 et de la collerette 17,
dans les directions parallèles au plan principal P25.
[0033] Le cadre 25 définit un plan principal P25 dans lequel s'étendent les supports 35
et en particulier les rebords annulaires 37. Ainsi, lorsque les patins élastiques
23 sont fixés sur les supports 35, leur plan de symétrie P23 est coplanaire avec le
plan principal P25 du cadre 25. De cette façon, dans leur géométrie initiale non déformée,
les côtés d'appui supérieurs 27 des patins 23 définissent ensemble un plan d'appui
supérieur et les côtés d'appui inférieurs 29 des patins 23 définissent ensemble un
plan d'appui inférieur, le plan d'appui supérieur et le plan d'appui inférieur étant
parallèles entre eux et au plan principal P25, tout en étant situés de part et d'autre
de ce plan principal P25. La déformation d'au moins l'un des patins 23 entraîne un
changement de l'orientation mutuelle des plans d'appuis, comme décrit ci-après. Les
plans d'appui supérieur et inférieur sont définis par les nervures d'appui 33 supérieures
et inférieures, respectivement. Lorsque les patins 23 ne sont pas déformés, au moins
une partie des arêtes des nervures d'appui 33 supérieures et inférieures sont donc
coplanaires avec le plan d'appui supérieur et le plan d'appui inférieur, respectivement.
De manière générale, on comprend que les patins 23 dépassent au-dessus et en-dessous
du cadre 25, c'est-à-dire qu'ils sont saillants de part et d'autre du plan P25, de
manière à ce que le cadre 25 ne soit pas en contact avec le socle 3 ou le massif d'ancrage
5 lorsque la semelle 1 est interposée entre le massif 5 et le socle 3, comme visible
à la figure 4.
[0034] Le cadre 25 comprend également quatre bras de raccord 41. Chaque bras de raccord
41 relie rigidement entre eux deux les supports 35. Comme cela est visible aux figures
1 et 5, deux bras de raccord 41 s'étendent à partir de chaque rebord annulaire 37,
de part et d'autre du support 35 concerné. Les bras de raccord 41 sont ainsi agencés
pour encadrer une ouverture centrale 43 de la semelle 1, laquelle est centrée sur
l'axe principal X3, ou pour le moins traversée par ce dernier, lorsque la semelle
1 est en place au sein de l'équipement extérieur EE, comme représenté à la figure
5. Les supports 35, et leur patin élastique 23 associés, sont répartis régulièrement
autour de cette ouverture centrale 43. Des câbles électriques d'alimentation du socle
3 sont avantageusement passés au travers de la semelle 1 par l'intermédiaire de l'ouverture
centrale 43.
[0035] Les bras de raccord 41 s'étendent dans le plan principal P25 et sont rectilignes.
En variante, ils peuvent avoir une forme courbe. Les bras de raccord 41 sont parallèles
deux à deux, de sorte que le cadre 25 présente une forme générale de rectangle dont
les côtés sont formés par les bras de raccord 41 et dont les sommets sont formés par
les supports 35 associés au patin élastique 23. En pratique, les bras de raccord 41
ont la même largeur et le cadre 25 est carré. On comprend que le nombre de supports
35, le nombre de bras de raccord 41 et le nombre de patins élastiques 23 peut être
modifié, tant que le nombre de supports 35 est égal au nombre de patins élastiques
23, que chaque bras de raccord 41 relie entre eux deux supports 35, et de préférence
seulement deux des supports 35, et tant que les bras de raccord 41 encadrent une ouverture
centrale 43 du cadre 25 autour de laquelle les supports 35 sont répartis. En variante
non illustrée, la semelle 1 comprend par exemple trois supports 35 sur lesquels sont
fixés trois patins élastiques 23 respectivement, et comprend trois bras de raccord
41 reliant chacun deux supports 35 entre eux.
[0036] Le rebord annulaire 37 de chaque support 35 et la gorge périphérique 39 de chaque
patin 23 sont conformés pour qu'une seule orientation du patin élastique 23 par rapport
au cadre 25 soit possible lorsque le patin 23 est monté sur le support 35.
[0037] Pour chaque patin élastique 23, l'orifice de passage 31 présente une forme oblongue
orientée radialement par rapport à l'axe X3 lorsque le patin élastique est en place
sur le massif d'ancrage 5. En l'espèce, la forme oblongue des orifices 31 de deux
patins 23 opposée est dirigée selon une diagonale du cadre 25. En d'autres termes,
la plus grande dimension de la section transversale oblongue de chaque orifice 31
est dirigée radialement par rapport à l'ouverture centrale 43, ou est alignée sur
une des diagonales du cadre 25, celui-ci présentant une forme de rectangle. Le positionnement
de la semelle sur les tiges filetées 9 est ainsi facilitée, dans la mesure où la forme
oblongue des orifices 31 autorise un ajustement de la position de la semelle en fonction
de la disposition des tiges 9.
[0038] Les nervures d'appui 33 sont orientées radialement par rapport à l'ouverture centrale
43 lorsque les patins 23 sont fixés sur ce dernier. Les nervures d'appui 33 sont donc
ainsi au moins approximativement radiales par rapport à l'axe principal X3. Alternativement,
les nervures d'appui 33 sont parallèles entre elles, au moins approximativement, et
dirigées vers le centre du cadre 25.
[0039] Le cadre 25 est préférentiellement obtenu par moulage de matière plastique ou par
emboutissage de tôle. Dans le mode de réalisation illustré aux figures, le cadre 25
forme une pièce d'un seul tenant, les supports 35 étant venus de matière avec les
bras de raccord 41.
[0040] Selon une variante non représentée, au moins deux des bras de raccord opposés 41
sont de longueur réglable. Par réglage de la longueur des bras 41, la géométrie du
cadre, et en particulier la distance entre deux patins 23 consécutifs, peut donc être
modifiée, pour adapter la semelle 1 à la disposition des tiges filetées 9 du massif
d'ancrage 5, et notamment à la distance qui sépare ces tiges filetées 9. En pratique,
le réglage de la longueur des bras de raccord 41 permet de régler l'écart entre les
orifices 31 des patins.
[0041] Dans le cas où certains ou tous les bras de raccord 41 sont de longueurs réglables,
le cadre 25 est réalisé en plusieurs pièces distinctes : chaque bras 41 est par exemple
formé par deux parties qui peuvent être assemblées de façon amovible selon plusieurs
configurations, pour former ensemble le bras 41, chaque configuration correspondant
à une longueur distincte du bras 41.
[0042] Pour fabriquer la semelle 1, on fabrique dans un premier temps le cadre 25 ainsi
que les patins élastiques 23. Le cadre 25 et les patins élastiques 23 sont fabriqués
de façon séparée, c'est-à-dire indépendamment l'un de l'autre. Dans un second temps,
on fixe chaque patin élastique 23 sur l'un des supports 35 du cadre 25 par emboîtement
des rebords 37 dans les gorges 39.
[0043] De façon alternative, il est possible de réaliser la semelle 1 par bi-injection des
patins élastiques 23 et du cadre 25 dans un moule commun.
[0044] En variante, on surmoule les patins élastiques 23 directement sur les supports 35
du cadre 25, après avoir au préalable fabriqué le cadre 25.
[0045] D'autres modes de fixation des patins élastiques 23 sur le cadre 25 peuvent être
envisagés, tant que le premier matériau constituant les patins 23 est différent du
deuxième matériau constituant le cadre 25 et moins rigide que celui-ci.
[0046] Pour mettre en oeuvre la semelle 1, on enfile cette dernière sur les tiges filetées
9 du massif 5, jusqu'à mettre en appui les côtés d'appui inférieurs 29 des patins
23 contre la surface 7 du massif 5. On positionne ensuite le socle 3 sur le massif
5, en enfilant la collerette 17 sur les tiges filetées 9. Après cela, on serre le
socle 3 en contre les côtés d'appui supérieurs 27 des patins 23, par mise en place
des éléments de serrage 19 sur les quatre tiges 9. Par réglage du serrage des éléments
de serrage 19, on règle l'inclinaison de l'axe X3 du socle 3 par rapport au massif
5 implanté dans le sol, de façon à ce que cette inclinaison soit la plus proche de
la verticale possible. Alternativement, on donne à l'axe X3 une inclinaison souhaitée
différente de la verticale. En effet, selon la force de serrage appliqué par les éléments
de serrage 1 sur les patins 23 via la collerette 17, on peut impartir des efforts
de compression différents sur chaque patin, qui présentent alors chacun une épaisseur
différente par déformation élastique, ce qui permet de régler de régler l'orientation
de l'axe X3 par rapport au massif 5. La force de serrage impartie par les moyens de
serrage 19 permet de modifier l'orientation du plan d'appui supérieur par rapport
au plan d'appui inférieur par déformation des patins 23.
[0047] Les modes de réalisation et variantes décrits dans ce qui précèdent peuvent être
combinés pour créer de nouveaux modes de réalisation.
1. Semelle (1), conçue pour être interposée entre un socle (3) d'un équipement extérieur
(EE) et un massif (5) d'ancrage de ce socle dans le sol, la semelle (1) étant
caractérisée en ce qu'elle comprend :
- plusieurs patins élastiques (23) réalisés dans un premier matériau, les patins élastiques
présentant chacun un côté d'appui supérieur (27) et un côté d'appui inférieur (29)
opposé au côté d'appui supérieur, chaque patin élastique étant pourvu d'un orifice
de passage (31) qui traverse le patin élastique depuis le côté d'appui supérieur jusqu'au
côté d'appui inférieur, et
- un cadre (25) de support des patins élastiques, le cadre étant réalisé dans un deuxième
matériau distinct du premier matériau et présentant une rigidité supérieure à celle
du premier matériau.
2. Semelle (1) selon la revendication 1,
caractérisée en ce que le cadre (25) comprend :
- des supports (35) de fixation des patins élastiques, chaque patin élastique étant
fixé sur l'un des supports,
- des bras de raccord (41), qui relient chacun rigidement deux supports entre eux,
les bras de raccord étant agencés pour encadrer une ouverture centrale (43) du cadre
autour de laquelle les supports sont répartis.
3. Semelle (1) selon la revendication 2, caractérisée en ce que chaque support (35) forme un rebord annulaire (37) à partir duquel deux des bras
de raccord (41) s'étendent, chaque patin élastique (23) comprenant une gorge périphérique
(39) qui s'étend entre le côté d'appui supérieur (27) et le côté d'appui inférieur
(29) du patin élastique, chaque patin élastique étant fixé au support par complémentarité
de formes de sa gorge périphérique avec le rebord annulaire du support correspondant.
4. Semelle (1) selon l'une quelconque des revendications 2 ou 3, caractérisée en ce que quatre patins élastiques (23) sont prévus, quatre supports (35) sont prévus, et quatre
bras de raccord (41) sont prévus, de sorte que le cadre (25) présente une forme générale
de rectangle dont les côtés sont formés par les bras de raccord et dont les sommets
sont formés par les supports.
5. Semelle (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce que le premier matériau est un élastomère, de préférence un caoutchouc synthétique, de
préférence encore un EPDM, et en ce que le deuxième matériau est un métal ou un matériau thermoplastique, de préférence un
PEHD.
6. Semelle (1) selon l'une quelconque des revendications précédentes, caractérisée en ce qu'au moins le côté d'appui inférieur (29) ou le côté d'appui supérieur (27) d'au moins
l'un des patins élastiques (23) comprend des nervures d'appui (33).
7. Semelle (1) selon l'une quelconque des revendications 2 à 4, caractérisée en ce qu'au moins deux des bras de raccord (41) sont de longueur réglable.
8. Equipement extérieur comprenant un socle (3) et un massif (5) d'ancrage du socle dans
le sol, ainsi qu'une semelle (1) conforme à l'une quelconque des revendications 1
à 7, la semelle étant interposée entre le socle et le massif d'ancrage.
9. Procédé de fabrication d'une semelle (1), conforme à l'une quelconque des revendications
1 à 7, dans lequel on fabrique d'abord le cadre (25) et les patins élastiques (23)
de façon séparée, puis on fixe chaque patin élastique (23) sur le cadre (25).
10. Procédé de fabrication d'une semelle (1), conforme à l'une quelconque des revendications
1 à 7, dans lequel on fabrique la semelle par bi-injection des patins élastiques (23)
et du cadre (25) dans un moule commun, ou par surmoulage des patins élastiques (23)
sur le cadre (25).