Domaine de l'invention
[0001] L'invention concerne un sous-ensemble d'horlogerie comportant, d'une part au moins
un composant d'horlogerie en matériau micro-usinable comportant au moins une zone
de fixation, et d'autre part une coque agencée pour entourer ladite zone de fixation.
[0002] L'invention concerne encore un ensemble d'horlogerie, comportant au moins un composant
récepteur et au moins un tel sous-ensemble.
[0003] L'invention concerne un mouvement d'horlogerie comportant au moins un tel ensemble.
[0004] L'invention concerne une montre comportant au moins un tel ensemble.
[0005] L'invention concerne le domaine des mécanismes d'horlogerie comportant des composants
en matériaux micro-usinables.
Arrière-plan de l'invention
[0006] L'assemblage de composants micro-usinables avec des composants mécaniques traditionnels,
dans des mécanismes d'horlogerie, est toujours délicat, en raison de la sensibilité
aux contraintes de cisaillement.
Résumé de l'invention
[0007] L'invention se propose d'assurer un assemblage correct de composants micro-usinables
avec des composants mécaniques traditionnels.
[0008] A cet effet, l'invention concerne un sous-ensemble d'horlogerie selon la revendication
1.
[0009] L'invention concerne encore un ensemble d'horlogerie, comportant au moins un composant
récepteur et au moins un tel sous-ensemble.
[0010] L'invention concerne un mouvement d'horlogerie comportant au moins un tel ensemble.
[0011] L'invention concerne une montre comportant au moins un tel ensemble.
Description sommaire des dessins
[0012] D'autres caractéristiques et avantages de l'invention apparaîtront à la lecture de
la description détaillée qui va suivre, en référence aux dessins annexés, où :
- la figure 1 représente, de façon schématisée, et en éclaté, un sous-ensemble selon
une variante préférée de l'invention, comportant une coque en deux parties agencée
pour envelopper un composant en matériau micro-usinable, au niveau d'une zone locale
agencée à cet effet;
- la figure 2 représente, de façon similaire à la figure 1, le même sous-ensemble sous
une forme rétreinte assemblée de la coque autour de ce composant ;
- la figure 3 est un détail central de la figure 2, montrant la coopération de moyens
de positionnement du composant et de la coque ;
- la figure 4 représente, de façon schématisée et en coupe transversale selon un plan
sensiblement médian, le même sous-ensemble, dans une position d'approche d'une des
deux parties de la coque vers l'autre pour emprisonner la partie centrale du composant
;
- la figure 5 représente, de façon similaire à la figure 4, une autre variante de coque,
en un seul morceau avec deux parties articulées l'une à l'autre ;
- la figure 6 représente un ensemble comportant un composant récepteur constitué par
un balancier, dans lequel est logé le sous-ensemble des figures 1 à 4;
- la figure 7 représente, de façon schématisée et en vue de dessus, un détail d'un autre
ensemble comportant un composant récepteur similaire, dans lequel est logé un autre
sous-ensemble comportant une coque faisant pince annulaire autour du composant en
matériau micro-usinable, cette pince étant représentée à l'état libre en trait interrompu,
et à l'état contraint dans un alésage du composant récepteur en trait plein ;
- la figure 8 représente, de façon schématisée et en vue de côté, un autre sous-ensemble
à positionnement simplifié entre la coque et le composant en matériau micro-usinable
;
- la figure 9 représente, de façon schématisée et en vue de dessus, encore un autre
sous-ensemble où la coque comporte trois parties articulées les unes aux autres ;
- la figure 10 est un schéma-blocs représentant une montre comportant un mouvement d'horlogerie
comportant un tel ensemble comportant lui-même un tel sous-ensemble.
Description détaillée des modes de réalisation préférés
[0013] L'invention concerne un sous-ensemble 10 d'horlogerie qui comporte, d'une part au
moins un composant 1 d'horlogerie en matériau micro-usinable, et d'autre part une
coque 20 de protection agencée pour entourer une partie de ce composant 1.
[0014] Par matériau micro-usinable on entend assez largement tout matériau permettant d'obtenir
des composants d'horlogerie en silicium, oxyde de silicium, DLC, matériau amorphe,
céramique, ou similaire, et notamment par la mise en oeuvre de procédés tels que «
MEMS » ou « LIGA » maintenant bien connus de l'homme du métier. Des progrès considérables
ont pu être réalisés en horlogerie, en raison des caractéristiques particulièrement
avantageuses des composants réalisés avec de tels procédés dans ces matériaux : reproductibilité
parfaite, haute précision géométrique, bonne caractéristiques élastiques durables
dans le temps, et la réalisation de composants de très petites dimensions est désormais
possible de façon répétitive. Notamment la confection de ressorts-spiraux, d'ancres,
de roues d'échappement, de sautoirs, de balanciers, est bien dominée. Ces technologies
permettent aussi la réduction du nombre de composants d'un ensemble, car elles se
prêtent bien à la réalisation de composants monolithiques comportant des liaisons
flexibles, des articulations, des éléments suspendus, ou similaire. La réalisation
de composants de types entièrement nouveaux a aussi été rendue possible: c'est le
cas de l'application très particulière, illustrée par les figures, et nullement limitative,
à un fil de torsion de section rectangulaire, utilisé comme élément de rappel dans
un oscillateur à balancier. Il existe toutefois des limitations de mise en oeuvre,
en particulier la difficulté ou l'impossibilité de réaliser des formes en dépouille,
et la faible résistance au cisaillement, ce qui limite l'application de tels composants
à des fonctions où ils subissent des contraintes en compression, en élongation, ou
en torsion. Le maintien de ces composants peut, de ce fait, être malaisé dans certaines
configurations.
[0015] L'invention se propose en particulier de prévenir tout endommagement des composants
micro-usinables lors de leur montage dans un sous-ensemble.
[0016] C'est pourquoi l'invention associe un tel composant 1 à une coque 20, au moins partiellement
enveloppante, qui a pour but de protéger ce composant 1, et d'encaisser à sa place
les efforts présentant un risque de destruction du composant 1. Une telle coque 20
est assimilable à une pince, qui soumet le composant 1 uniquement à des efforts de
compression, ce qui ne pose aucun problème.
[0017] De préférence, le composant 1 comporte une zone plus largement dimensionnée que les
autres, qui est prévue pour son assemblage, et qui est dénommée zone de fixation 2.
Si aucune zone ne remplit cette condition, la zone de fixation 2 est tout simplement
le tronçon du composant 1 qui est situé dans la zone d'assemblage prévue. Un même
composant 1 peut bien sûr comporter plusieurs telles zones de fixation 2, qui peuvent
prendre la forme de noyaux .
[0018] Par exemple, le composant 1 de la figure 2 comporte en partie médiane une première
zone de fixation 2, illustrée plus en détail sur la figure 1, et qui est prévue pour
l'accrochage relatif entre un balancier 110 et le composant 1, tel que visible sur
la figure 6, et comporte en parties d'extrémité deux noyaux 2 pour l'accrochage et
la mise sous tension du fil de torsion que constitue ce composant 1 particulier.
[0019] Cette zone de fixation 2 comporte elle-même au moins une surface de contact 3 périphérique.
Dans une réalisation particulière, la zone de fixation 2 comporte encore au moins
une surface de positionnement 4. Parmi les différentes surfaces délimitant la zone
de fixation 2, une surface de contact périphérique 3 est une surface de jonction avec
la coque 20 qui, selon l'invention, protège le composant 1 en particulier lors de
son assemblage. Par exemple, si la zone de fixation 2 est cylindrique, même si cette
forme est difficile à obtenir avec les procédés cités plus haut dans l'état actuel
de la technologie, la surface de contact périphérique est une surface cylindrique
unique. Si la zone de fixation 2 est plate, tel que visible sur les autres figures,
il comporte deux surfaces de contact périphérique 3 qui sont de préférence les plus
grandes surfaces parallèles et opposées, de part et d'autre de la zone de plus faible
épaisseur de cette zone de fixation 2. D'autres formes de la zone de fixation 2 peuvent
être réalisables, et requérir des appuis sur plus de deux surfaces: la figure 9 illustre
la théorie d'une zone de fixation 2 comportant trois surfaces de contact périphérique
3.
[0020] La coque 20 est agencée pour maintenir cette zone de fixation 2 dans un logement
5 que comporte la coque 20, selon au moins un degré de liberté.
[0021] A cet effet, la coque 20 est déformable, à géométrie variable entre une forme dite
rétreinte et au moins une forme expansée. Par « rétreinte » on entend la forme contractée
de la coque 2 résultant d'une opération de chassage ou similaire. Par « déformable
» on entend que cette coque est dimensionnée pour subir sans dommage les déformations,
relativement faibles, occasionnées par une opération de chassage ou similaire. Cette
coque 2 est conçue pour permettre une introduction facile du composant 1 dans un logement
intérieur 5, que comporte cette coque 20, dans une position ouverte correspondant
à une forme expansée, laquelle n'est généralement pas unique. La coque 20 est conçue
pour être refermée autour de la zone de fixation 2 du composant 1, pendant le passage
de la forme expansée à la forme rétreinte où la zone de fixation 2 est maintenu sous
pression. Ce passage d'une forme à l'autre comporte une étape d'accostage, qui correspond
à un appui simple de la coque 20 sur la zone de fixation 2, sans application d'un
effort.
[0022] Le rétreint qui suit cet accostage peut provenir d'un effort intrinsèque à la coque
20, comme sur les figures 5 et 9 où des moyens de clipage assurent un effort répercuté
sur la zone de fixation 2, ou comme sur la figure 4 où l'élasticité de certaines zones
de la coque 20 permet à la fois d'assurer son maintien en position fermée, et d'exercer
un effort de pression sur la zone de fixation 2.
[0023] Ce rétreint peut aussi être imposé par une interaction avec un composant externe,
qui vient comprimer la coque 20 autour de la zone de fixation 2. C'est le cas de la
figure 7 où la coque 20 est une pince expansible, du type bien connu en équipement
de machine-outil, maintenue à force dans un alésage 112. Il en est de même pour la
figure 6, où c'est l'introduction de la coque 20, contenant le composant 1, dans un
alésage 112 que comporte un composant récepteur 110, ici un balancier, qui assure
l'application d'un effort centripète sur la coque 20, qui transmet un effort de pression
à la zone de fixation 2 qui est ainsi fermement maintenue.
[0024] La coque 20 comporte avantageusement au moins une surface complémentaire de positionnement
40, qui est agencée pour coopérer avec au moins une surface de positionnement 4, pour
le positionnement précis de la zone de fixation 2 dans un tel logement 5, selon au
moins un degré de liberté.
[0025] Et la coque 20 comporte au moins une surface complémentaire de contact 30, qui est
agencée pour, dans la forme rétreinte de la coque 20, exercer un appui de serrage
sur cette au moins une surface de contact 3 périphérique, et immobiliser fermement
la zone de fixation 2 dans la coque 20 dans toutes les directions, en appliquant un
effort de pression sur la zone de fixation 2.
[0026] De préférence, pour assurer un bon positionnement de la zone de fixation 2 dans le
logement 5, et le maintenir ensuite de la façon la plus simple, la coque 20 comporte
avantageusement au moins un premier élément 21 et un deuxième élément 22 mobiles l'un
par rapport à l'autre dans une forme expansée.
[0027] Ce premier élément 21 et ce ou ces (par exemple dans l'exemple de la figure 9 qui
comporte deux deuxièmes éléments 22) deuxième élément 22 comportent chacun une surface
complémentaire de contact : 30, 31, 32.
[0028] Et la coque 20 comporte des moyens de serrage pour maintenir assemblés les uns avec
les autres, avec serrage, ces premier élément 21 et deuxième élément 22 ou deuxièmes
éléments 22, dans la forme rétreinte de la coque 20.
[0029] Dans une variante particulière, tel qu'illustré sur les figures 5 et 9, la coque
20 est monobloc. Et les premier élément 21 et deuxième(s) élément(s) 22 que comporte
la coque 20 sont articulés les uns aux autres au niveau d'articulations 23, pour autoriser
l'ouverture de la coque 20 pour l'insertion ou l'extraction d'un composant 1, et,
dans la forme rétreinte de la coque 20, pour assurer le maintien positionné avec serrage
de tous les composants 1 que comporte le sous-ensemble 10 dans une position de service
du sous-ensemble 10.
[0030] Dans une variante particulière, la coque 20 constitue un fourreau comportant un logement
5 pour chaque zone de fixation 2 de chaque composant 1 que comporte le sous-ensemble
10, chaque zone de fixation 2 étant, dans la forme déployée, mobile selon une direction
axiale dans son logement 5 respectif, et, dans la forme rétreinte, enfermé de façon
sensiblement concentrique dans le logement 5.
[0031] Dans une variante préférée, tel que visible sur les figures 1 à 4, où ils sont réalisés
en forme de portions de cylindres, les premier élément 21 et deuxième(s) élément(s)
22 que comporte la coque 20 sont indépendants les uns des autres pour autoriser l'ouverture
de la coque 20 pour l'insertion ou l'extraction d'un composant 1, et comportent des
profils complémentaires pour assurer leur maintien relatif entre eux avec serrage
dans la forme rétreinte de la coque 20, et pour y assurer le maintien positionné avec
serrage de tous les composants 1 que comporte le sous-ensemble 10 dans une position
de service du sous-ensemble 10.
[0032] Dans la variante de la figure 7, les moyens de serrage comportent au moins un composant
périphérique 29 sensiblement annulaire, formant pince dite de révolution, et agencé
pour serrer les uns avec les autres les au moins un premier élément 21 et un deuxième
élément 22 réalisés ici en forme de portions de cylindres.
[0033] Dans les variantes des figures 5 et 9, les moyens de serrage comportent des moyens
de clipage 24, 25, qui sont agencés pour serrer les uns avec les autres les au moins
un premier élément 21 et un deuxième élément 22, au niveau desquels sont disposés
ces moyens de clipage 24, 25., par exemple constitués par des becs aux extrémités
de languettes élastiques, venant coopérer avec des gorges ou encoches.
[0034] Tel que visible dans la variante de la figure 7, au moins le premier élément 21 ou
le deuxième élément 22 comporte au moins un élément 45, 46 , qui est plus flexible
qu'une partie plus rigide 47 porteuse de la surface complémentaire de contact 30.
Cet élément 45, 46 constitue, en coopération avec un autre élément similaire 46, 45,
ou avec une partie rigide antagoniste les moyens de serrage, et est agencé pour serrer
de façon élastique l'autre des premier élément 21 ou deuxième élément 22, au niveau
de portées complémentaires 43, 44.
[0035] Dans une réalisation avantageuse car très simple, chaque zone de fixation 2 est méplate
et comporte deux surfaces de contact 3 périphérique parallèles et opposées, et chaque
logement 5 est délimité par deux surfaces complémentaires de contact 30 parallèles
et opposées 31 et 32.
[0036] Dans la variante illustrée aux figures 1 à 3, au moins une zone de fixation 2 comporte
au moins un bras élastique 6 portant une surface de positionnement 4 de chaque noyau.
Cette surface de positionnement 4 est agencée pour coopérer de façon complémentaire
avec une surface complémentaire de positionnement 40 que comporte une partie rigide
de la coque 20. Ces bras élastiques permettent un meilleur positionnement et centrage
de la pièce silicium. Ces bras élastiques peuvent être utilisés sur les points d'appui
61 à 64 (positionnement par lame flexible dans le plan et hors plan).
[0037] Dans la variante de la figure 4, la coque 20 comporte, au niveau de chaque logement
5, des parties rigides 47, 48, ici représentées sur le premier élément 21 portant
deux surfaces complémentaires de positionnement 40 parallèles et opposées 41, 42,
formant un U avec la surface complémentaire de contact 30 respective. Et chaque zone
de fixation 2 correspondante comporte deux bras élastiques 6 symétriques et opposés
61, 62, qui sont agencés pour prendre appui sous contrainte sur les surfaces complémentaires
de positionnement 40 parallèles et opposées 41, 42, au moins dans la forme rétreinte
de la coque 20.
[0038] D'autres formes de réalisation peuvent naturellement être retenues selon la configuration
géométrique particulière des composants à maintenir ensemble.
[0039] L'invention concerne encore un ensemble 100 d'horlogerie, comportant au moins un
composant récepteur 110 et au moins un tel sous-ensemble 10.
[0040] Le composant récepteur 110 comporte une chambre réceptrice 111 pour chaque sous-ensemble
10. Et la surface intérieure 112 de chaque chambre réceptrice 111 est agencée pour
recevoir une surface extérieure 26 que comporte chaque coque 20 correspondante de
chaque sous-ensemble 10.
[0041] Avantageusement, au moins une surface intérieure 112 d'une chambre réceptrice 111
est dimensionnée pour comprimer la surface extérieure 26 de la coque 20 correspondante
lors de l'insertion du sous-ensemble 10 correspondant dans la chambre réceptrice 111,
pour faire passer la coque 20 de sa forme expansée à sa forme rétreinte lors de cette
insertion.
[0042] Pour revenir au cas particulier des figures 1 à 4, le composant récepteur 110 est
un balancier, et le composant 1 est un fil de torsion. L'invention fournit une bonne
solution pour assembler une pièce en silicium dans une pièce métallique. Dans ce cas,
la partie à assembler, constituant la zone de fixation 2, est une plaquette sensiblement
parallélépipédique. La coque 20 est ici composée de deux demi-lunes, formant le premier
élément 21 et le deuxième élément 22, et qui viennent enrober la plaquette en silicium
de la zone de fixation 2. Cette zone de fixation 2 comporte, de part et d'autre et
de façon symétrique, deux éléments flexibles 6 : 61, 62, qui permettent de positionner
précisément ce noyau 1 dans les demi-lunes 21 et 22. Ces demi-lunes 21 et 22 sont
dimensionnées de manière à ce qu'elles se chassent l'une dans l'autre, et elles appliquent
à la zone de fixation 2 en silicium uniquement des contraintes de compression. De
cette manière, une fois les demi-lunes 21 et 22 assemblées sur le fil 1, le tout se
maintient par soi-même et peut être manipulé aisément. Une fois le fil 1 enrobé de
cette coque 20 à deux demi-lunes 21 et 22, le tout peut être chassé dans une chambre
réceptrice 111, notamment un alésage du balancier 110.
[0043] Les moyens de positionnement 4 représentés sur les figures 1 à 4 autorisent un positionnement
latéral dans le plan méplat de la zone de fixation 2 par les bras élastiques 61 et
62, et aussi un positionnement axial selon la direction du fil 1, par des appuis 63
et 64 que comporte la zone de fixation 2, et qui sont agencés pour coopérer avec des
surfaces 65 et 66 correspondantes du premier élément 21, tel que visible sur la figure
3. Ces appuis 63 et 64 peuvent comporter des éléments flexibles afin d'assurer un
positionnement précis.
[0044] La figure 8 résume un autre positionnement simple, dans lequel la zone de fixation
2 comporte un alésage 7, agencé pour coopérer avec un tourillon ou une goupille 33
que comporte la surface complémentaire principale 31. La configuration inverse est
naturellement réalisable.
[0045] Le procédé d'assemblage peut être résumé ainsi :
- le composant 1 en matériau micro-usinable, notamment du silicium, est enveloppé d'un
composant intermédiaire constitué par une coque 20, puis le tout est chassé dans un
composant récepteur 110. Le composant 1 ne perçoit du chassage qu'une contrainte de
compression, mais pas de frottement ou de déplacement ;
- le composant 1 peut comporter des éléments de guidage, permettant d'obtenir un positionnement
précis ;
- le ou les composants intermédiaires, ici les deux demi-lunes 21 et 22, peuvent former
un sous-ensemble 10 autoporteur, avant d'être chassé dans le composant récepteur 10.
[0046] L'invention concerne encore un mouvement 200 d'horlogerie comportant au moins un
tel ensemble 100.
[0047] L'invention concerne encore une montre 300 comportant au moins un tel ensemble 100.
[0048] Le principe de l'invention est applicable à d'autres configurations de composants,
comme par exemple l'assemblage à une structure d'un piton en silicium, ou d'une tige
fixe en silicium, ou similaire.
[0049] En somme, grâce à l'invention, un composant en matériau micro-usinable, notamment
en silicium, peut être chassé dans un autre élément. L'invention est aussi utilisable
pour l'assemblage de certains matériaux fragiles, tels que verre, saphir, ou similaires,
ou pour le maintien de micro-composants de très faible épaisseur.
1. Sous-ensemble (10) d'horlogerie comportant, d'une part au moins un composant (1) d'horlogerie
en matériau micro-usinable comportant au moins une zone de fixation (2), et d'autre
part une coque (20) agencée pour entourer ladite zone de fixation (2), caractérisé en ce que ladite zone de fixation (2) comporte au moins une surface de contact (3) périphérique,
et en ce que ladite coque (20) est déformable à géométrie variable entre une forme rétreinte et
au moins une forme expansée, et est agencée pour maintenir ladite zone de fixation
(2) dans un logement (5) que comporte ladite coque (20), et en ce que ladite coque (20) comporte au moins une surface complémentaire de contact (30) agencée
pour, dans ladite forme rétreinte de ladite coque (20), exercer un appui de serrage
sur ladite au moins une surface de contact (3) périphérique et immobiliser fermement
ladite zone de fixation (2) dans ladite coque (20) dans toutes les directions.
2. Sous-ensemble (10) selon la revendication 1, caractérisé en ce que ladite zone de fixation (2) au moins une surface de positionnement (4), et en ce que ladite coque (20) comporte au moins une surface complémentaire de positionnement
(40) agencée pour coopérer avec ladite au moins une surface de positionnement (4)
pour le positionnement précis de ladite zone de fixation (2) dans ledit logement (5)
que comporte ladite coque (20) selon au moins un degré de liberté.
3. Sous-ensemble (10) selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que ladite coque (20) comporte au moins un premier élément (21) et un deuxième élément
(22) mobiles l'un par rapport à l'autre dans une dite forme expansée, comportant chacun
une dite surface complémentaire de contact (30, 31, 32), et en ce que ladite coque (20) comporte des moyens de serrage pour maintenir assemblés les uns
avec les autres, avec serrage, lesdits au moins un premier élément (21) et deuxième
élément (22) dans ladite forme rétreinte de ladite coque (20).
4. Sous-ensemble (10) selon la revendication 3, caractérisé en ce que ladite coque (20) est monobloc, et que lesdits au moins un premier élément (21) et
un deuxième élément (22) que comporte ladite coque (20) sont articulés les uns aux
autres pour autoriser l'ouverture de ladite coque (20) pour l'insertion ou l'extraction
d'un dit composant (1), et, dans ladite forme rétreinte de ladite coque (20), pour
assurer le maintien positionné avec serrage de tous lesdits composants (1) que comporte
ledit sous-ensemble (10) dans une position de service dudit sous-ensemble (10).
5. Sous-ensemble (10) selon la revendication 4, caractérisé en ce que ladite coque (20) constitue un fourreau comportant un dit logement (5) pour chaque
dite zone de fixation (2) de chaque dit composant (1) que comporte ledit sous-ensemble
(10), chaque dit zone de fixation (2) étant, dans ladite forme déployée, mobile selon
une direction axiale dans son dit logement (5) respectif, et, dans ladite forme rétreinte,
enfermé de façon sensiblement concentrique dans ledit logement (5).
6. Sous-ensemble (10) selon la revendication 3, caractérisé en ce que lesdits au moins un premier élément (21) et un deuxième élément (22) que comporte
ladite coque (20) sont indépendants les uns des autres pour autoriser l'ouverture
de ladite coque (20) pour l'insertion ou l'extraction d'un dit composant (1), et comportent
des profils complémentaires pour assurer leur maintien relatif entre eux avec serrage
dans ladite forme rétreinte de la coque (20), et pour y assurer le maintien positionné
avec serrage de tous lesdits composants (1) que comporte ledit sous-ensemble (10)
dans une position de service dudit sous-ensemble (10).
7. Sous-ensemble (10) selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de serrage comportent au moins un composant périphérique (29) sensiblement
annulaire et agencé pour serrer les uns avec les autres lesdits au moins un premier
élément (21) et un deuxième élément (22).
8. Sous-ensemble (10) selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que lesdits moyens de serrage comportent des moyens de clipage (24, 25) agencés pour
serrer les uns avec les autres lesdits au moins un premier élément (21) et un deuxième
élément (22), au niveau desquels sont disposés lesdits moyens de clipage (24, 25).
9. Sous-ensemble (10) selon l'une des revendications 3 à 6, caractérisé en ce que au moins ledit premier élément (21) ou ledit deuxième élément (22) comporte au moins
un élément (45, 46) plus flexible qu'une partie plus rigide (47) porteuse de ladite
surface complémentaire de contact (30), constituant lesdits moyens de serrage et agencé
pour serrer de façon élastique l'autre desdits premier élément (21) ou deuxième élément
(22).
10. Sous-ensemble (10) selon l'une des revendications 1 à 9, caractérisé en ce que chaque dite zone de fixation (2) est méplate et comporte deux dites surfaces de contact
(3) périphérique parallèles et opposées, et en ce que ladite coque (20) comporte un dit logement (5) pour recevoir chaque dite zone de
fixation (2), chaque dit logement (5) étant délimité par deux dites surfaces complémentaires
de contact (30) parallèles et opposées (31, 32).
11. Sous-ensemble (10) selon la revendication 2 et l'une des revendications 1 à 10, caractérisé en ce que au moins une dite zone de fixation (2) comporte au moins un bras élastique (6) portant
une dite surface de positionnement (4) de chaque dit noyau agencée pour coopérer de
façon complémentaire avec une dite surface complémentaire de positionnement (40) que
comporte une partie rigide de ladite coque (20).
12. Sous-ensemble (10) selon la revendication 11, caractérisé en ce que ladite coque (20) comporte, au niveau de chaque dit logement (5), des parties rigides
portant deux dites surfaces complémentaires de positionnement (40) parallèles et opposées
(41, 42) formant un U avec ladite surface complémentaire de contact (30) respective,
et en ce que chaque dite zone de fixation (2) correspondante comporte deux dits bras élastiques
(6) symétriques et opposés (61, 62) agencés pour prendre appui sous contrainte sur
lesdites surfaces complémentaires de positionnement (40) parallèles et opposées (41,
42) au moins dans ladite forme rétreinte de ladite coque (20).
13. Ensemble (100) d'horlogerie, comportant au moins un composant récepteur (110) et au
moins un sous-ensemble (10) selon l'une des revendications 1 à 12, caractérisée en ce que ledit composant récepteur (110) comporte une chambre réceptrice (111) pour chaque
dit sous-ensemble (10), et en ce que la surface intérieure (112) de chaque dite chambre réceptrice est agencée pour recevoir
une surface extérieure (26) que comporte chaque dite coque (20) de chaque dit sous-ensemble
(10).
14. Ensemble (100) selon la revendication 13, caractérisée en ce que au moins une dite surface intérieure (112) d'une dite chambre réceptrice (111) est
dimensionnée pour comprimer ladite surface extérieure (26) de ladite coque (20) correspondante
lors de l'insertion dudit sous-ensemble (10) correspondant dans ladite chambre réceptrice
(111), pour faire passer ladite coque (20) de sa dite forme expansée à sa dite forme
rétreinte lors de ladite insertion.
15. Mouvement (200) d'horlogerie comportant au moins un ensemble (100) selon la revendication
13 ou 14.
16. Montre (300) comportant au moins un ensemble (100) selon la revendication 13 ou 14.