Domaine de l'invention
[0001] L'invention concerne le domaine des capsules de bouchage comportant une coque extérieure
métallique en alliage d'aluminium et notamment les capsules à vis qui comprennent
un insert intérieur typiquement en matière plastique et fileté. Ces capsules sont
destinées au bouchage de récipients, essentiellement des bouteilles en verre contenant
des boissons alcoolisées et notamment du vin ou des spiritueux.
[0002] L'invention concerne plus particulièrement un procédé de fabrication de ces capsules
permettant d'obtenir un aspect texturé sur le sommet, ou tête, et lisse ou brillant
sur la paroi « verticale » ou jupe de l'extérieur de la capsule. Le document
WO-A-2005/120743 décrit les étapes b) à e) du procédé de fabrication de capsules métalliques selon
le préambule de la revendication 1. Il décrit également toutes les caractéristiques
de l'étape a) sauf que la bande ou tôle est texturée.
Etat de la technique
[0003] Les capsules de bouchage en alliage d'aluminium sont fabriquées typiquement de la
manière suivante :
- Une presse d'emboutissage forme des ébauches de capsules à partir d'une bande ou tôle
encore appelée format, découpée en flans, vernis sur leurs deux faces, d'épaisseur
typique allant de 0,15 à 0,25 mm sans prendre en compte le vernis. Selon la hauteur
de la jupe (longueur de l'ébauche de capsule), une à trois passes d'emboutissage peuvent
être nécessaires.
- Ces ébauches sont dégraissées en étuve à haute température, typiquement de 180 à 210°C,
pendant un temps allant de 3 à 5 minutes, afin d'éliminer le lubrifiant d'emboutissage.
- Elles sont ensuite laquées sur toute leur surface extérieure et sont passées en étuve
afin de cuire la laque.
- Ces ébauches laquées sont imprimées sur la jupe, typiquement en sérigraphie, procédé
connu de l'homme de métier sous l'appellation d' « Offset », avec un séchage final
des encres en étuve.
- Un vernis de surimpression est enfin appliqué afin de protéger l'impression, ledit
vernis étant séché lors d'un passage en étuve.
- L'ébauche ainsi obtenue est dotée d'un joint et/ou d'un insert plastique intérieur
fileté.
Problème posé
[0005] L'intérêt croissant pour des solutions esthétiques a amené la demanderesse à tester
l'utilisation de bandes en alliage d'aluminium connues de l'homme du métier sous l'appellation
de bande ou tôle « texturée », c'est-à-dire présentant des motifs en creux ou en reliefs,
typiquement mais pas exclusivement des lignes dans une ou plusieurs directions, conférant
une rugosité Ra, mesurée selon la norme NF EN ISO 4287, typiquement supérieure à 0.5
voire 1.0 µm, pour l'emboutissage des ébauches de capsules.
[0007] Toutefois, à l'issue de l'emboutissage, si la qualité de la texture demeure sensiblement
inchangée sur la tête de l'ébauche, elle est très dégradée et inesthétique sur la
jupe du fait notamment de la déformation du (ou des) motifs de texture lors dudit
emboutissage. La valorisation de l'aspect texturé du métal initial (nuances spéciales
fabriquées par laminage pour donner un effet texturé et/ou irisé à la surface du métal),
est de ce fait rendue impossible.
[0008] Aucune solution industriellement viable n'est connue à ce jour pour produire des
capsules texturées, que ce soit en totalité, soit sur la jupe et le sommet, ou même
partiellement, soit sur le sommet seulement, du fait de la dégradation précitée de
la jupe.
[0009] L'invention vise à résoudre ce problème en proposant un procédé conservant l'aspect
texturé initial sur toute la surface de la tête de l'ébauche, et lisse ou brillant
sur toute la hauteur de la jupe, et ce dans des conditions industriellement économiques
pour le marché des capsules de bouchage de bouteilles de boissons.
Objet de l'invention
[0010] L'invention est relative à un procédé de fabrication de capsules métalliques de bouchage
selon les caractéristiques de la revendication 1. Selon un mode préféré de l'invention,
l'étape de dégraissage est thermique, typiquement à une température de 180 à 210°C,
pendant un temps de 3 à 5 minutes, ou chimique en milieu alcalin. Eventuellement,
l'étape d'étirage est enchaînée directement avec l'étape d'emboutissage. Typiquement,
le flan a une épaisseur de 0.15 à 0.25 mm sans prendre en compte le vernis.
[0011] Selon le mode le plus commun, le taux d'étirage (1- épaisseur finale/épaisseur initiale
de la tôle ou bande) est supérieur ou égal à 2.5 %.
[0012] Selon un mode préférentiel, il est inférieur ou égal à 30 %.
[0013] Selon un mode particulier de réalisation, seule la face destinée à l'intérieur de
la capsule est revêtue d'un vernis avant emboutissage et la face destinée à l'extérieur
de la capsule ne l'est qu'après l'étape de dégraissage.
[0014] Selon un autre mode, les deux faces destinées à l'intérieur et à l'extérieur de la
capsule sont revêtues d'un vernis avant emboutissage.
[0015] De manière avantageuse, le lubrifiant utilisé pour l'emboutissage est volatil et
éliminé par chauffage.
[0016] Il en va de même pour le lubrifiant utilisé pour l'étirage qui, avantageusement,
est volatil et éliminé par chauffage, typiquement en four à passage ou en étuve.
[0017] Par ailleurs, le même lubrifiant peut être utilisé pour les deux étapes d'emboutissage
et d'étirage.
[0018] De façon avantageuse, les étapes d'emboutissage et étirage sont enchaînées dans deux
étapes intégrées, c'est à dire sans autre étape intermédiaire et encore plus avantageusement,
elles sont réalisées en un seul et même coup de presse.
[0019] Enfin, l'alliage d'aluminium peut être, mais non exclusivement, du type AA3105 ou
du type AA8011.
Description des figures
[0020]
La figure 1 est une coupe schématique de la capsule utilisée pour les essais. Son diamètre est
de 33 mm, sa hauteur H est de 24 mm après emboutissage, de 20 mm après découpe des
cornes d'anisotropie et finalement de 28 mm après étirage, son sommet ou tête ou encore
« haut » est plat et est relié à la jupe ou paroi verticale A avec un rayon R de 5
mm.
La figure 2 montre, de gauche à droite, le sommet d'une capsule texturée de motifs en lignes
parallèles après emboutissage et étirage selon l'invention, une vue de la jupe de
la même capsule après emboutissage et enfin une vue de la jupe de la même capsule
après emboutissage et étirage où l'aspect texturé a disparu pour laisser place à un
aspect lisse ou brillant.
La figure 3 montre, de gauche à droite, le sommet d'une capsule texturée de motifs en lignes
perpendiculaires et une vue de la jupe de la même capsule après emboutissage et étirage
où l'aspect texturé a disparu pour laisser de nouveau place à un aspect lisse ou brillant.
La figure 4 représente la rugosité Ra en microns, mesurée dans le sens long de haut en bas de
la paroi, pour:
Les tôles de départ, ou formats, repérées A, brillantes ou lisses (repère 0), et texturées
selon différents motifs 1, 2 ou 3,
Les capsules uniquement embouties, repérées B, obtenues à partir des formats 0, 1,
2 et 3 précédents, la mesure étant réalisée sur la jupe, de haut en bas de la paroi,
Les capsules embouties et étirées, repérées C, également obtenues à partir des formats
et capsules B repérées 0, 1, 2 et 3 précédents, la mesure étant toujours réalisée
sur la jupe, à 15 mm de la tête de la capsule.
Description de l'invention
[0021] Comme précédemment mentionné, du fait d'un intérêt croissant du marché pour des capsules
de bouchage esthétiques mais économiques, c'est-à-dire d'un coût compatible avec l'exigence
du marché des bouteilles de boissons et non de celui des produits cosmétiques, la
demanderesse a eu l'idée de tester l'utilisation de bandes en alliage d'aluminium
connues de l'homme du métier sous l'appellation de bande ou tôle « texturée », c'est-à-dire
présentant des motifs en creux ou en reliefs, typiquement mais pas exclusivement des
lignes dans une ou plusieurs directions, conférant une rugosité Ra, mesurée selon
la norme NF EN ISO 4287, typiquement supérieure à 0.5 voire 1.0 µm, pour l'emboutissage
des ébauches de capsules.
Toutefois, elle a constaté qu'à l'issue de l'emboutissage, si la qualité de la texture
demeurait inchangée sur la tête ou sommet de l'ébauche, elle était très dégradée et
inesthétique sur la jupe du fait de la déformation du (ou des) motifs de texture lors
dudit emboutissage outre qu'elle présentait sur cette dernière un aspect plus ou moins
mat. Dans le même temps, la demanderesse s'était engagée dans un programme de réduction
de l'épaisseur des dites capsules de bouchage pour minimiser la quantité de métal
mis en oeuvre. Elle en est ainsi arrivée à procéder à une passe supplémentaire d'étirage
à l'issue de l'emboutissage classique en une ou plusieurs passes, ces dernières conduisant
à une épaisseur de jupe non uniforme qui pouvait donc être optimisée à son minimum.
Ce type d'étirage, encore connu sous le nom de « calibrage », n'est pas utilisé dans
le domaine des capsules de bouchage et n'est utilisé à ce jour que dans celui des
boîtes ou bouteilles-boisson.
Lors d'essais à partir de métal dit « texturé », elle a alors constaté de façon inattendue
que ladite texture était conservée sur la tête, ou sommet, de la capsule mais tout
à fait effacée, à l'issue de ladite étape, sur la paroi ou jupe, alors que l'aspect
« mat » précité était amélioré en un aspect lisse ou brillant.
L'intérêt de l'invention s'avérait donc multiple : uniformiser l'épaisseur de la jupe
sur toute sa hauteur en minimisant la quantité de matière mise en oeuvre, ou en autorisant
la fabrication de capsules plus hautes sans augmentation de la quantité de matière,
et enfin, obtenir un effet esthétique avec un aspect texturé sur le sommet ou tête
et lisse ou brillant sur la jupe ou paroi de capsule.
Le taux minimum d'étirage se justifie par le fait que ce dernier doit au minimum amener
l'épaisseur de l'ensemble de la jupe sensiblement uniformément à la valeur de l'épaisseur
minimum localement obtenue après emboutissage (soit 0.203 mm dans le cas de la figure
1). Cette dernière dépend des conditions d'emboutissage (rugosité de l'outil, jeu,
pression du serre-flanc, lubrification). On considère généralement que ce taux minimum
est de 2.5 voire 3 %.
[0022] Le taux maximum d'étirage est lié à la limite d'étirabilité avant rupture, intrinsèque
à l'alliage, qui ne doit pas être dépassée lors de l'étirage, ou calibrage, du bas
de la jupe, zone la plus épaisse (de 0.236 mm selon la figure 1). Sa valeur «jeu
max» est donnée par la formule (1- jeumax) /(1-LIR) = e
max / e
init) où LIR est la limite d'étirabilité du métal, e
max est l'épaisseur maximum de bas de jupe (0.236 mm selon la figure 1) et einit l'épaisseur
initiale de la tôle (0.210 mm dans le cas correspondant à la figure 1).
Dans le cas d'un alliage du type AA3104 ou 3105, la limite d'étirabilité industriellement
admise est de 40 %. On obtient alors un taux maximum d'étirage de sensiblement 30
%.
[0023] Dans ses détails, l'invention sera mieux comprise à l'aide des exemples ci-après,
qui n'ont toutefois pas de caractère limitatif.
Exemples de réalisation
Etape d'emboutissage
[0024] Des bandes de métal en alliage du type AA8011 de qualité connue de l'homme du métier
sous l'appellation de bande « texturée », d'une rugosité Ra de 0.5 µm à 2.0 µm, en
épaisseur de 0.210 mm (sans vernis), ont été découpées au format 210 x 75 mm.
[0025] La première passe d'emboutissage a été réalisée sur ces flans non vernis avec les
outils de caractéristiques suivantes :
Diamètre de la bague de découpe : 64 mm, diamètre du poinçon : 33 mm, rayon du poinçon
: 5 mm, soit un rapport d'emboutissage Re = Ø flan / Ø poinçon de 1.94.
[0026] Le diamètre de la matrice était de 33.68 mm et son rayon de 2.5 mm.
[0027] La rugosité de la surface de la matrice en contact avec le métal était de Ra = 0.2.
[0028] Le lubrifiant était du type connu sous la référence « KLÜBERFOOD NH1 16-180 ». La
pression de serre-flan a été réglée de façon à obtenir une coupelle sans pli.
[0029] Cette étape a permis de fabriquer des coupelles ou capsules telles que représentées
schématiquement en coupe à la figure 1, et repérées B en figure 4.
Etape d'étirage
[0030] La deuxième passe, d'étirage, a été réalisée sur les coupelles préalablement embouties
selon l'étape 1 ci-dessus, avec les outils de caractéristiques suivantes :
Diamètre du poinçon : 33 mm
Diamètre de la bague d'étirage à 28.6% : 33.30 mm
[0031] Le diamètre des bagues d'étirage correspond à un jeu négatif par rapport à l'épaisseur
initiale (ici ép. métal = 0.210 mm) de métal entre les diamètres du poinçon et de
la matrice et se calcule de la façon suivante :

jeu % étant le taux d'étirage, ici de 28.6 %, soit 0.286
[0032] Le même lubrifiant que pour l'étape d'emboutissage, « KLÜBERFOOD NH1 16-180 », a
été utilisé avec succès que ce soit pur ou dilué avec de l'eau à 80%.
[0033] Cette étape a permis de fabriquer des capsules embouties étirées conformes à l'invention,
référencées C en figure 4.
Résultats des essais :
[0034] On a utilisé, pour quantifier le critère qu'est la brillance, la rugosité de surface
Ra, cette dernière étant d'autant plus brillante que la surface est lisse donc la
rugosité faible.
[0035] On a comparé la rugosité de la capsule, emboutie et étirée suivant l'invention, à
la rugosité de la capsule seulement emboutie (selon l'art antérieur), et enfin à la
rugosité initiale du métal en bande ou tôle ou format de départ à plat, avant mise
en forme de la capsule.
La rugosité a été mesurée sur les formats à plat et sur la paroi ou jupe des capsules
de haut en bas de la paroi.
On utilise les codes suivants :
- A : format à plat,
- B : capsule emboutie,
- C : capsule emboutie puis étirée selon l'invention.
[0036] Pour ce qui concerne les états de surface :
0 pour l'absence de texture, soit une surface brillante ou lisse,
1 et 2 des textures en lignes parallèles et 3 pour deux faisceaux de lignes parallèles
croisés à 90°. La figure 2 présente une capsule emboutie au centre et deux capsules
embouties puis étirées de part et d'autre, avec la texture 2.
[0037] La figure 4 compare les rugosités des formats à plat A avec des parois ou jupes des
capsules A de l'art antérieur et avec celles des capsules C selon l'invention.
Elle montre clairement que l'invention permet de diviser par un facteur de deux à
huit la rugosité de la paroi.
Elle montre tout aussi clairement, par comparaison entre les capsules (A, B) et (C,
D), que, sur le haut (ou sommet) de la capsule, la rugosité est inchangée, c'est-à-dire
que l'invention ne modifie pas la brillance du haut de la capsule. Elle est supérieure
à la rugosité initiale du métal brillant, mais reste inférieure à la rugosité d'un
métal brut de laminage du type dit « Mill Finish ».
Ce point démontre l'intérêt d'utiliser, comme tôle de départ, un métal brillant pour
tirer le meilleur parti de la brillance initiale sur le haut de la capsule et obtenir,
par étirage, une brillance améliorée sur son ensemble, incluant la jupe ou paroi.
Ces résultats sont d'ailleurs identiques pour tous les critères usuels de mesure de
rugosité 2D ou 3D (Rz, ou Sk par exemple).
1. Procédé de fabrication de capsules métalliques de bouchage comprenant :
a) l'approvisionnement d'une bande ou tôle, en alliage d'aluminium connue de l'homme
du métier sous l'appellation de bande ou tôle texturée, typiquement revêtue sur au
moins l'une de ses deux faces, généralement la face destinée à l'intérieur de la capsule,
d'une couche de vernis emboutissable,
b) une première opération de découpage en disques appelés flans,
c) une étape d'emboutissage et de découpe des cornes d'anisotropie, en une ou plusieurs
passes, dudit métal en flan, typiquement à l'aide d'un lubrifiant d'emboutissage,
de manière à former une ébauche emboutie, comprenant une tête et une jupe, typiquement
axisymétrique selon une direction axiale ,
d) une étape de dégraissage de ladite ébauche emboutie, destinée à éliminer typiquement
les restes de lubrifiant, pour former une ébauche dégraissée apte à être éventuellement
vernie,
e) une étape éventuelle de vernissage de protection et/ou décoration,
et
caractérisé en ce qu'il comprend, après l'étape d'emboutissage, au moins une étape d'étirage consistant
à faire passer l'ébauche emboutie par au moins une bague d'étirage afin d'allonger
le métal et l'amincir.
2. Procédé selon la revendication 1 caractérisé en ce que le flan a une épaisseur de 0.15 à 0.25 mm sans vernis.
3. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 ou 2 caractérisé en ce que le taux d'étirage (1- épaisseur finale/épaisseur initiale) est supérieur ou égal
à 2.5 %.
4. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 3 caractérisé en ce que le taux d'étirage est inférieur ou égal à 30 %.
5. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que seule la face destinée à l'intérieur de la capsule est revêtue d'un vernis avant
emboutissage et la face destinée à l'extérieur de la capsule ne l'est qu'après l'étape
de dégraissage.
6. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 4 caractérisé en ce que les deux faces destinées à l'intérieur et à l'extérieur de la capsule sont revêtues
d'un vernis avant emboutissage.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 6 caractérisé en ce que le lubrifiant utilisé pour l'emboutissage est volatil et éliminé par chauffage.
8. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 7 caractérisé en ce que le lubrifiant utilisé pour l'étirage est volatil et éliminé par chauffage.
9. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 8 caractérisé en ce que le même lubrifiant est utilisé pour les deux étapes d'emboutissage et d'étirage.
10. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 9 caractérisé en ce que les étapes d'emboutissage et étirage sont enchaînées dans deux étapes intégrées,
c'est à dire sans autre étape intermédiaire.
11. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 10 caractérisé en ce que les étapes d'emboutissage et étirage sont réalisées en un seul et même coup de presse.
12. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11 caractérisé en ce que l'alliage d'aluminium est du type AA3105.
13. Procédé selon l'une quelconque des revendications 1 à 11 caractérisé en ce que l'alliage d'aluminium est du type AA8011.
1. Verfahren zur Herstellung metallischer Verschlusskapseln, umfassend:
a) die Bereitstellung eines Bandes oder Blechs aus Aluminiumlegierung, das dem Fachmann
unter dem Namen Strukturband oder -blech bekannt ist und typischerweise auf mindestens
einer seiner beiden Seiten, üblicherweise der Seite, die für das Kapselinnere bestimmt
ist, mit einer tiefziehbaren Lackschicht versehen ist,
b) einen ersten Vorgang, bei dem man Ronden ausstanzt, die Zuschnitte genannt werden,
c) einen Schritt des Tiefziehens und des Abschneidens der anisotropiebedingten Zipfel
des Blechzuschnitts in einem oder mehreren Arbeitsgängen, typischerweise mithilfe
eines Ziehschmierstoffs, zur Herstellung eines gezogenen Vormaterials mit einem Kopf
und einem Mantel, das typischerweise in axialer Richtung axialsymmetrisch ist,
d) einen Schritt des Entfettens des gezogenen Vormaterials, typischerweise zum Entfernen
der Schmierstoffreste, zur Herstellung eines entfetteten, gegebenenfalls lackierbaren
Vormaterials,
e) einen eventuellen Schutzlackierungs- und/oder Verzierungsschritt,
und
dadurch gekennzeichnet, dass es nach dem Tiefziehschritt mindestens einen Ziehschritt aufweist, bei dem das gezogene
Vormaterial durch mindestens einen Ziehring hindurchgezogen wird, um das Metall länger
und dünner zu machen.
2. Verfahren nach Anspruch 1, dadurch gekennzeichnet, dass der Zuschnitt ohne Lack eine Dicke von 0,15 bis 0,25 mm aufweist.
3. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 oder 2, dadurch gekennzeichnet, dass das Ziehverhältnis (1-Enddicke/Ausgangsdicke) größer oder gleich 2,5 % ist.
4. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 3, dadurch gekennzeichnet, dass das Ziehverhältnis kleiner oder gleich 30 % ist.
5. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass nur die für das Kapselinnere bestimmte Seite vor dem Tiefziehen und die für das Kapseläußere
bestimmte Seite erst nach dem Entfettungsschritt mit einem Lack versehen wird.
6. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 4, dadurch gekennzeichnet, dass die beiden für das Kapselinnere und -äußere bestimmten Seiten vor dem Tiefziehen
mit einem Lack versehen werden.
7. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 6, dadurch gekennzeichnet, dass der für das Tiefziehen verwendete Schmierstoff flüchtig ist und durch Erhitzen entfernt
wird.
8. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 7, dadurch gekennzeichnet, dass der für das Ziehen verwendete Schmierstoff flüchtig ist und durch Erhitzen entfernt
wird.
9. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 8, dadurch gekennzeichnet, dass für die beiden Schritte des Tiefziehens und Ziehens derselbe Schmierstoff verwendet
wird.
10. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 9, dadurch gekennzeichnet, dass die Schritte des Tiefziehens und Ziehens in zwei integrierten Schritten verkettet
sind, das heißt ohne weiteren Zwischenschritt.
11. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 10, dadurch gekennzeichnet, dass die Schritte des Tiefziehens und Ziehens in ein und demselben Pressenhub durchgeführt
werden.
12. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass die Aluminiumlegierung vom Typ AA3105 ist.
13. Verfahren nach irgendeinem der Ansprüche 1 bis 11, dadurch gekennzeichnet, dass die Aluminiumlegierung vom Typ AA8011 ist.
1. Method for manufacturing metal closure caps comprising:
a) supplying a strip or sheet of aluminium alloy known to those skilled in the art
as a textured strip or sheet, typically coated on at least one of its two faces, generally
the face intended to be on the inside of the cap, with a coat of deep-drawing boundary
lubricant,
b) a first operation of cutting into disks known as blanks,
c) a step of deep drawing and of cutting anisotropic earings, in one or more passes,
of said metal in blank form, typically using a deep-drawing boundary lubricant, so
as to form a drawn preform, comprising a head and a skirt, typically exhibiting symmetry
of revolution about an axial direction,
d) a step of degreasing said drawn preform, which step is intended typically to eliminate
remains of boundary lubricant so as to form a degreased preform that can be lacquered,
e) a possible step of applying a protective and decorative lacquer,
and
characterised in that it comprises, after the deep-drawing step, at least one draw step consisting in passing
the drawn preform through drawing rings in order to stretch out and thin the metal.
2. Method according to claim 1 characterised in that the blank has a thickness of 0.15 to 0.25 mm without boundary lubricant.
3. Method according to any of claims 1 or 2 characterised in that the drawing ratio (1- final thickness/initial thickness) is greater than or equal
to 2.5%.
4. Method according to any of claims 1 to 3 characterised in that the drawing ratio is less than or equal to 30%.
5. Method according to any of claims 1 to 4 characterised in that only the face intended to be on the inside of the cap is coated with a lacquer before
deep-drawing and the face intended to be on the outside of the cap is coated only
after the step of degreasing.
6. Method according to any of claims 1 to 4 characterised in that the faces intended to be on the inside and on the outside of the cap are coated with
a lacquer before deep-drawing.
7. Method according to any of claims 1 to 6 characterised in that the lubricant used for the deep-drawing is volatile and eliminated by heating.
8. Method according to any of claims 1 to 7 characterised in that the lubricant used for the drawing is volatile and eliminated by heating.
9. Method according to any of claims 1 to 8 characterised in that the same lubricant is used for the two steps of deep-drawing and of drawing.
10. Method according to any of claims 1 to 9 characterised in that the steps of deep-drawing and of drawing are chained in two integrated steps, i.e.
without another intermediate step.
11. Method according to any of claims 1 to 10 characterised in that the steps of deep-drawing and of drawing are carried out in a single and same press
stroke.
12. Method according to any of claims 1 to 11 characterised in that the aluminium alloy is of the AA3105 type.
13. Method according to any of claims 1 to 11 characterised in that the aluminium alloy is of the AA8011 type.