DOMAINE TECHNIQUE DE L'INVENTION
[0001] La présente invention concerne une semelle de chaussure anti-glissement. Elle concerne
plus particulièrement une semelle de chaussure destinée à des utilisations dans des
environnements où le sol est particulièrement glissant.
ETAT DE LA TECHNIQUE ANTERIEURE
[0002] L'utilisation de semelles anti-glissement dans le domaine de la chaussure est particulièrement
présente dans les activités susceptibles de causer d'éventuels risques pour la sécurité
des individus. Les chutes engendrées par des pertes d'adhérence des chaussures sur
les surfaces empruntées sont en effet une cause fréquente d'accidents. Pour pallier
ce risque, différentes solutions ont été développées afin d'augmenter les capacités
d'adhésion des semelles sur différentes surfaces.
[0003] Le document
EP2762027 concerne une chaussure comprenant une semelle comprenant des rainures. Les semelles
comprennent de manière générale, une pluralité de rainures formées dans au moins une
partie de la semelle d'usure, allant d'un côté latéral de la semelle jusqu'à un côté
interne de la semelle. Les rainures peuvent être linéaires ou courbées et s'étendent
de façon angulaire. Les rainures ont des profondeurs variables selon qu'elles se situent
en périmètre de la semelle ou au centre de la semelle. Les rainures situées au centre
de la semelle ont une profondeur plus conséquente qu'en bordure de semelle.
[0004] La demande
WO2011138639 décrit une semelle et un chausson assemblés pour former une chaussure dans laquelle
les orteils sont dans des compartiments séparés. La semelle est mince et comporte
différents éléments de sculpture. Cet agencement en sculptures constitue une version
améliorée de la propre peau du corps. Les multiples éléments de la semelle permettent
une plus grande amplitude de mouvement, conférant la sensation d'être pieds nus. La
finesse de la semelle améliore également les sensations environnementales perçues
par le pied et le corps. De tels sensations permettent à l'organisme d'effectuer des
ajustements ou corrections pouvant améliorer l'équilibre et la stabilité d'un individu
durant un exercice déterminé.
[0005] Egalement le document
US4571852 concerne une semelle anti-dérapante en caoutchouc ou en matériau similaire. Cette
semelle a une surface inférieure globale qui est sensiblement plate. En raison de
la forme en spirale des nervures, l'air, l'eau ou autre liquide peut en échapper sans
former d'appel d'air et permet donc à la semelle d'adhérer parfaitement au sol, la
rendant ainsi pleinement anti-dérapante.
[0006] La demande de brevet
EP1637051, relative à un modèle de semelle de chaussure de sécurité, propose un antidérapant
pour chaussures, qui comprend un insert de talon constitué d'un premier élastomère
et une semelle faite d'un second élastomère qui incorpore partiellement ledit insert
de talon, de sorte que cette dernière demeure exposée dans la zone du talon de ladite
semelle. La dureté de l'élastomère de la première pièce de talon est inférieure à
celle du deuxième élastomère de la semelle. Le document décrit par ailleurs un procédé
pour la production de ladite semelle anti-glissement par moulage, ou par coulée d'un
élastomère.
[0007] Le document
EP0383489, renvoyant au domaine de la cuisine, décrit une semelle anti-glissement composée
de lignes creusées, s'entrecroisant en définissant un motif de crampons à bords non
linéaires. Cette semelle procure un effet anti-glissement adapté aux surfaces carrelées
recouvertes d'huiles de cuisson ou de graisse.
[0008] L'utilisation de semelles particulières se trouve éventuellement dans le domaine
du sport tel que le prévoit la demande française
FR2402426. Cette demande concerne une chaussure de sport à semelle antidérapante, comprenant
une surface d'appui sensiblement lisse et plane et présentant un faible degré de dureté.
Cette chaussure est particulièrement destinée à la pratique de sports tels que la
planche à voile ou la planche à roulettes. Ce document envisage en effet l'adhérence
de ladite semelle sur une surface potentiellement humide. Cette chaussure peut également
être utilisée pour la pratique de sports sur terrains à surfaces lisses, tels que
le tennis et le badminton.
[0009] Le document
US5725823A décrit un procédé de formation d'une semelle de chaussure comportant un insert antidérapant
co-moulé. Les matières premières en feuilles de caoutchouc non vulcanisées de l'insert
et de la partie principale de la semelle sont placées dans un moule et chauffées ensemble
afin d'être fondues, dans le but de vulcaniser le caoutchouc et de produire ainsi
un motif antidérapant sur la pièce. Le matériau de l'insert est sensiblement le même
que celui de la partie principale de la semelle, à l'exception de sa couleur. Celui-ci
a cependant l'aspect et la texture d'un insert distinct.
[0010] L'ensemble de ces documents traite par conséquent de semelles antidérapantes respectivement
utilisables dans des domaines ciblés. En revanche, aucun des documents suscités ne
présente de solution véritablement efficace afin d'éviter les phénomènes de glissement
de la semelle sur un sol recouvert d'une fine pellicule de liquide, voire sur un sol
glacé recouvert ou non d'une pellicule d'eau. Ce risque pour l'individu est pourtant
présent dans la pratique de différentes activités professionnelles telles que dans
le domaine médical, ou de loisirs comme par exemple dans le milieu nautique. Dans
ces derniers types d'utilisation, l'aspect sécuritaire devient prépondérant devant
des performances telles que la durabilité ou la longévité.
[0011] Pour pallier ces différents inconvénients, l'invention prévoit différents moyens
techniques.
EXPOSE DE L'INVENTION
[0012] Tout d'abord, un premier objet de l'invention consiste à prévoir une semelle permettant
une utilisation sur des surfaces glissantes.
[0013] Un autre objet de l'invention consiste à prévoir des semelles adaptées pour des activités
sur des sols glacés, comme par exemple le curling.
[0014] Encore un autre objet de l'invention réside dans le fait de prévoir des semelles
adaptées au milieu nautique.
[0015] Un autre objet de l'invention consiste à prévoir des semelles adaptées pour des activités
professionnelles, comme par exemple dans le secteur médical et plus précisément dans
le milieu hospitalier, où les sols sont souvent glissants.
[0016] Pour ce faire, l'invention prévoit une semelle de chaussure comprenant :
- un dessous de semelle, pourvu d'une pluralité de zones de contact avec le sol ;
- un dessus de semelle, adapté pour supporter le pied de l'utilisateur ;
- au moins une des zones de contact avec le sol étant pourvue de textures anti-glissement
disposées sur un sommet d'au moins une sculpture,
- la zone de contact pourvue de textures comprenant une pluralité d'éléments en protubérance
ou en creux par rapport à la surface, chaque élément s'étendant sensiblement perpendiculairement
(θ=90°) à la surface de contact, les éléments en creux ou en protubérance de la texture
étant venus de matière avec ladite semelle, tout ou partie des éléments en protubérance
étant des brins répartis dans la texture selon une densité au moins égale à un brin
par millimètre carré (mm2), chaque brin ayant une section moyenne comprise entre 0,003 mm2 et 1 mm2 et/ou tout ou partie des éléments en protubérance étant des lamelles sensiblement
parallèles entre elles, le pas des lamelles dans la texture étant au plus égal à 0,5
mm, chaque lamelle ayant une largeur moyenne comprise entre 0,03 mm et 0,25 mm.
[0017] Grâce à une telle architecture, la semelle présente des caractéristiques d'adhérence
particulièrement avantageuses, en particulier sur certains revêtements sur lesquels
les semelles de type connu sont sensiblement moins efficaces, comme par exemple des
surfaces couvertes d'une couche de glace.
[0018] Une telle semelle peut également présenter des caractéristiques anti-glissement particulièrement
avantageuses sur des surfaces mouillées. Ainsi lors d'activités nautiques par exemple,
il est essentiel de porter des chaussures adaptées à la navigation en particulier
lors des phases de mouillage et d'amarrage. Le sol du bateau peut dans ce cas faire
l'objet de projections d'eau, rendant le pont glissant. Le port de chaussures anti-dérapantes
est ainsi nécessaire et permet d'assurer la sécurité des occupants.
[0019] Le port de telles semelles peut également être avantageux dans certaines activités
professionnelles, comme par exemple dans le milieu de la santé, puisque les revêtements
de sols plastiques en linoléum, PVC ou autre, d'un milieu hospitalier sont souvent
nettoyés et donc humidifiés pour des raisons de sécurité et d'hygiène, ce qui est
susceptible d'engendrer d'importants risques de perte d'adhérence.
[0020] Les semelles selon l'invention peuvent aussi trouver des applications particulièrement
utiles dans les sports de glisse, comme par exemple le « curling ». Ainsi, lors d'un
match de « curling », en particulier après quelques manches de jeu et après plusieurs
séquences de balayage intenses, la surface de la glace présente de multiples formes
d'abrasion souvent recouvertes de microparticules de glace qui ont tendance à fondre,
rendant le sol particulièrement glissant. Pour les chaussures de qualité supérieure,
présentant souvent des semelles asymétriques dont l'une favorise la glisse, et l'autre
l'adhérence, les zones texturées sont présentes en particulier sur la semelle favorisant
l'adhérence, c'est-à-dire la semelle droite pour un droitier.
[0021] Par ailleurs, ce type de semelles anti-glissement présente l'avantage de ne s'user
que de manière minime dès lors que leur utilisation reste cantonnée à des activités
spécifiques sur des sols particuliers, très peu, voire non abrasifs.
[0022] De manière avantageuse, la zone de contact pourvue de textures est située sur la
portion avant de la semelle.
[0023] En variante, la zone de contact pourvue de textures est située sur le talon de la
semelle.
[0024] Selon une autre variante, la texture recouvre la majorité, par exemple au moins 80%,
de la surface de contact avec le sol.
[0025] De manière avantageuse, les textures sont agencées de façon à procurer un effet anti-glissement.
[0026] De manière avantageuse, au moins 30% des éléments en protubérance de la texture forment
un angle α supérieur à 40° par rapport à un plan tangent à la surface de contact et
au plus 25% des éléments en protubérance de la texture forment un angle α inférieur
à 20° par rapport au plan tangent.
[0027] De manière avantageuse, une partie des éléments en protubérance forme des parallélépipèdes
de côté compris entre 0,05 mm et 0,5 mm, de hauteur comprise entre 0,05 mm et 0,5
mm, la distance entre deux parallélépipèdes adjacents dans la texture étant comprise
entre 0,05 mm et 0,5 mm.
[0028] Egalement de manière avantageuse, les éléments en protubérance présentent dans la
texture des formes et des distances entre les éléments en protubérance variables.
[0029] Selon une variante de réalisation, une partie des éléments en creux forment des ouvertures
sur la semelle et la texture comprend une pluralité d'ouvertures, lesdites ouvertures
étant réparties dans la texture selon une densité au moins égale à une ouverture par
millimètre carré (mm
2), ces ouvertures présentant sur la semelle des diamètres équivalents compris entre
0,03 mm et 1,2 mm.
[0030] L'invention prévoit également une chaussure comprenant une semelle telle que préalablement
décrite.
DESCRIPTION DES FIGURES
[0031] Tous les détails de réalisation sont donnés dans la description qui suit, complétée par
les figures 1 à 8, présentées uniquement à des fins d'exemples non limitatifs, et
dans lesquelles :
- la figure 1 est une représentation schématique d'un exemple de dessous d'une semelle
selon l'invention ;
- la figure 2 représente une variante du mode de réalisation de la figure 1, dont seules
certaines zones sont constituées de textures ;
- la figure 3 représente une partie de la texture d'une semelle telle que celle des
figures 1 ou 2, selon un premier exemple de réalisation selon lequel la texture présente
des éléments en protubérance en forme de brins ;
- la figure 4 représente une partie de la texture d'une semelle telle que celle des
figures 1 ou 2, selon un autre second exemple de réalisation dans lequel la texture
présente des éléments en protubérance en forme de lamelles ;
- la figure 5 représente une partie de la texture d'une semelle telle que celle des
figures 1 ou 2, selon un troisième exemple de réalisation dans lequel la texture présente
des éléments en protubérance en forme de parallélépipèdes ;
- la figure 6 représente une partie de la texture d'une semelle telle que celle des
figures 1 ou 2, selon un quatrième exemple de réalisation dans lequel la texture présente
des éléments en protubérance dont les formes et les distances entre éléments en protubérance
sont variables ;
- la figure 7 représente une partie de la texture d'une semelle telle que celle des
figures 1 ou 2, selon un cinquième exemple de réalisation dans lequel la texture présente
des éléments en creux, coniques dans cet exemple ;
- la figure 8 représente une vue agrandie d'une cavité d'un élément en creux de la texture
de la figure 7.
DESCRIPTION DETAILLEE DE L'INVENTION
[0032] Dans le présent document, on entend par « semelle anti-glissement », un type de semelle
conçu pour adhérer au sol, et notamment un sol mouillé ou glacé. Ce type de semelle
comporte des textures anti-glissement dont le coefficient de frottement sur les surfaces
décrites dans le présent document est sensiblement plus élevé par rapport aux zones
dépourvues de telles textures. Selon l'invention, ces caractéristiques de coefficient
de frottement plus élevé sont effectives à iso-matériaux, et relèvent donc essentiellement
de l'architecture spécifique des textures prévues et décrites ci-après. En effet,
il a été constaté que les très petites dimensions des textures, couplées aux caractéristiques
de formes, permettent l'obtention de comportements des semelles sensiblement améliorés
par rapport aux semelles déjà connues.
[0033] La figure 1 illustre un premier exemple de réalisation de l'invention. Le dessous de
la semelle 1 comprend une pluralité de zones de contact 2 prenant la forme de sculptures
définies par un sommet 3 configuré de façon à être en contact avec le sol et des fonds
4 de sculptures, adjacents aux sommets, et en retrait par rapport à ces derniers,
de façon à prévoir un espace libre entre lesdits fonds 4 et les sommets 3. De manière
usuelle, les sculptures peuvent être agencées selon une quasi-infinité de configurations,
dans lesquelles les profils et/ou les dimensions peuvent varier selon les semelles.
[0034] Dans l'exemple de réalisation illustré à la figure 1, les sommets 3 de sculpture
sont pourvus de textures 10 anti-glissement, telles que décrites plus loin. Ainsi,
les fonds 4 de sculpture et la cambrure 6 sont les seules zones dépourvues de telles
textures 10.
[0035] Aux figures 1 et 2, les textures 10 sont représentées par des hachures, de façon
à illustrer l'effet visuel de fort contraste entre les zones texturées, en sommet
3 de sculpture, et celles non texturées, en fond 4 de sculpture.
[0036] Plus spécifiquement, à la figure 1, la section avant de la semelle comporte une sculpture
frontale, tout à l'avant de la semelle, et respectivement trois et quatre sculptures
sur les côtés intérieurs et extérieurs. Au niveau du talon, trois sculptures latérales
de chaque côté occupent l'essentiel du talon, l'arrière comportant une sculpture unique
sur toute la largeur. Chacun des sommets 3 est délimité par un fond 4 immédiatement
adjacent au sommet. Les sommets 3 sont mis en évidence par des textures 10, créant
ainsi un effet visuel notable. De ce fait, la semelle de la chaussure peut grandement
contribuer à rehausser et agrémenter l'aspect général de la chaussure.
[0037] L'exemple de réalisation de la figure 2 est similaire à celui de la figure 1 pour
une partie des sculptures du secteur avant et l'arrière du talon. Les autres sculptures
du talon comportent des sommets dépourvus de textures. Il en est de même pour trois
des sculptures de la zone avant, soit trois du côté extérieur et un du côté intérieur.
Dans l'exemple de la figure 2, la cambrure 6 de la semelle est également dépourvue
de textures 10.
[0038] De nombreuses variantes de ces modes de réalisation peuvent être mises en œuvre,
sans sortir du cadre de l'invention. En outre, en fonction des usages prévus et des
types de sols concernés, différentes zones de la semelle peuvent être pourvues de
sculptures comprenant des textures 10. Les fonds de sculpture peuvent aussi comporter
des textures, les couvrant partiellement ou en totalité.
[0039] Puisque les sommets 3 de sculpture sont en contact avec le sol, les textures sont
potentiellement sujettes à l'usure. Toutefois, lorsque les chaussures sont bien utilisée
selon les préconisations prévues dans le présent document, comme par exemple sur le
pont d'un voilier, sur une patinoire éventuellement couverte d'une pellicule d'eau,
sur un sol PCV d'hôpital, etc., où le coefficient d'abrasion est très faible, le niveau
d'usure est modeste et permet une utilisation normale des chaussures pendant une durée
comparable à celle de chaussures classiques.
[0040] L'effet de contraste préalablement évoqué provient du fait que le niveau de luminance
des zones pourvues de textures 10 (telles que les sommets 3) est inférieur à celui
des zones dépourvues de textures (telles que les sommets des éléments de sculpture).
Divers arrangements ou configurations de textures permettent de produire un tel effet,
tel que décrit ci-après, en relation avec les figures 3 à 8.
[0041] Les figures 3 à 8 illustrent des exemples de textures pouvant être disposées sur
la semelle selon l'invention.
[0042] La figure 3 illustre un mode de réalisation dans lequel la texture comporte une pluralité
de brins 11. Les brins 11 sont répartis dans la texture selon une densité au moins
égale à un brin par mm
2, chaque brin ayant une section moyenne S comprise entre 0,0005 mm
2 et 1 mm
2. On note que la section moyenne de chaque brin correspond à la moyenne des sections
S mesurées à intervalles réguliers depuis la base du brin. Les brins 106 ont une forme
globalement conique avec une section diminuant dans la hauteur Hb de ces brins.
[0043] La figure 4 illustre un mode de réalisation dans lequel la texture comporte une pluralité
de lames 12 parallèles entre elles, le pas des lames 12 dans la texture étant au plus
égal à 0,5 mm, chaque lame 12 ayant une largeur moyenne comprise entre 0,02 mm et
0,5 mm. On note que la largeur moyenne correspond à la moyenne des largeurs l mesurées
à intervalles réguliers dans la hauteur Hl de la lame, la hauteur de chaque lame étant
comprise entre 0,05 et 0,5 mm.
[0044] Dans une autre variante de réalisation, la texture comporte une combinaison de brins
11 et/ou et de lames 12.
[0045] L'invention n'est pas limitée aux exemples décrits et représentés et diverses modifications
peuvent y être apportées sans sortir de son cadre. Ainsi, selon une autre variante
de réalisation non limitative, les lames 12 de la figure 4 peuvent être discontinues.
Elles présentent une partie plane entre elles. Elles peuvent en outre présenter entre
elles des différences de section. De plus, les lames peuvent posséder des courbures
ou des angles, notamment dans leur longueur. Elles peuvent en outre, être de longueur
variable.
[0046] Dans l'exemple de la figure 5, les textures ont une section parallélépipédique 13
de côté C compris entre 0,05 mm et 0,5 mm, de hauteur Hp comprise entre 0,05 mm et
0,5 mm, la distance Dp entre deux cavités adjacentes dans la texture étant comprise
entre 0,05 mm et 0.5 mm. En variante la section des textures peut être circulaire,
polygonale (par exemple hexagonale). Avec les structures carrées ou polygonales, il
est possible d'organiser plus facilement les éléments les uns par rapport aux autres
de sorte à limiter la surface des zones intermédiaires entre les éléments.
[0047] Dans la variante de la figure 6, les éléments 14 présentent des formes et des distances
variables entre eux. Cette variante permet de rentre moins visible les détails de
la texture.
[0048] La figure 7 illustre une texture selon une autre variante de réalisation non limitative.
Dans cette variante, la texture est formée par une pluralité de cavités 16. Les cavités
16 sont ici en forme de cônes qui s'étendent dans la profondeur de la surface et débouchent
sur cette surface en formant des ouvertures circulaires 15. Les cavités 16 ont ainsi
une section qui diminue dans la profondeur. On note que dans cette variante, les ouvertures
11 des cavités 16 ne se touchent pas. Les ouvertures 11 sont séparées par des zones
intermédiaires 17. En outre, les ouvertures 11 sont régulièrement réparties de sorte
que la distance d entre chaque ouverture est globalement similaire.
[0049] La figure 8 est une vue agrandie de la texture de la figure 7. Tout ou partie des
cavités a ici au moins une paroi 18 qui, selon une vue en coupe, forme un angle β
compris entre 10° et 60° par rapport à une direction Z perpendiculaire à la texture.
[0050] Numéros de référence employés sur les figures
- 1
- Dessous de semelle
- 2
- Zones de contact
- 3
- Sommet
- 4
- Fonds de sculpture
- 5
- Flanc
- 6
- Cambrure
- 10
- Textures
- 11
- Brins
- 12
- Lames
- 13
- Parallélépipèdes
- 14
- Eléments en protubérance variables
- 15
- Ouvertures circulaires
- 16
- Cavités
- 17
- Zones intermédiaires
- 18
- Paroi
1. Semelle (1) de chaussure comprenant :
- un dessous de semelle, pourvu d'une pluralité de zones de contact (2) avec le sol
;
- un dessus de semelle, adapté pour supporter le pied de l'utilisateur ;
- au moins une des zones de contact (2) avec le sol étant pourvue de textures (10)
anti-glissement disposées sur un sommet (3) d'au moins une sculpture, caractérisée en ce que la zone de contact (2) pourvue de textures comprend une pluralité d'éléments (11,
12, 13, 14, 15, 16) en protubérance ou en creux par rapport à la surface (2), chaque
élément s'étendant sensiblement perpendiculairement (θ=90°) à la surface de contact
(2) et en ce que les éléments en creux ou en protubérance de la texture sont venus de matière avec
ladite semelle et en ce que tout ou partie des éléments en protubérance sont des brins (6) répartis dans la texture
(3) selon une densité au moins égale à un brin par millimètre carré (mm2), chaque brin ayant une section moyenne comprise entre 0,003 mm2 et 1 mm2 et/ou tout ou partie des éléments en protubérance sont des lamelles (7) sensiblement
parallèles entre elles, le pas des lamelles dans la texture (3) étant au plus égal
à 0,5 mm, chaque lamelle ayant une largeur moyenne comprise entre 0,03 mm et 0,25
mm.
2. Semelle selon la revendication 1, dans laquelle une zone de contact (2) pourvue de
textures (10) est située sur la portion avant de la semelle.
3. Semelle selon l'une des revendications 1 ou 2, dans laquelle une zone de contact (2)
pourvue de textures (10) est située sur le talon de la semelle.
4. Semelle selon l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle au moins 30% des éléments
(6, 7) en protubérance de la texture (3) font un angle α supérieur à 40° par rapport
à un plan tangent à la surface de contact (2) et en ce que au plus 25% des éléments
(6, 7) en protubérance de la texture (3) font un angle α inférieur à 20° par rapport
au plan tangent.
5. Semelle selon l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle une partie des éléments
en protubérance forme des parallélépipèdes (8) de côté (C) compris entre 0,05 mm et
0,5 mm, de hauteur (Hp) comprise entre 0,05 mm et 0,5 mm, la distance entre deux parallélépipèdes
adjacents (8) dans la texture étant comprise entre 0,05 mm et 0.5 mm.
6. Semelle selon l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle les éléments en protubérance
(9) présentent dans la texture (3) des formes et des distances entre éléments en protubérance
variables.
7. Semelle selon l'une des revendications 1 à 3, dans laquelle une partie des éléments
en creux (10) forment des ouvertures (11) sur la semelle et la texture (3) comprend
une pluralité d'ouvertures (11), lesdites ouvertures (11) étant réparties dans la
texture (3) selon une densité au moins égale à une ouverture par millimètre carré
(mm2), ces ouvertures (11) présentant sur la semelle des diamètres équivalents (Dt) compris
entre 0,03 mm et 1,2 mm.
8. Chaussure comprenant une semelle selon l'une des revendications 1 à 7.
1. Schuhsohle (1) umfassend:
- eine Sohlenunterseite, die mit einer Mehrzahl von Bereichen für Kontakt (2) mit
dem Boden versehen ist;
- eine Sohlenoberseite, die geeignet ist, den Fuß des Benutzers zu tragen;
- wobei mindestens ein Bereich für Kontakt (2) mit dem Boden mit rutschfesten Texturen
(10) versehen ist, die auf einem Scheitel (3) mindestens einer Formung angeordnet
sind, dadurch gekennzeichnet, dass der Kontaktbereich (2), der mit Texturen versehen ist, eine Mehrzahl von Elementen
(11, 12, 13, 14, 15, 16) umfasst, die im Verhältnis zur Fläche (2) hervorstehen oder
vertieft sind, wobei sich jedes Element im Wesentlichen senkrecht (θ=90°) zur Kontaktfläche
(2) erstreckt, und dadurch, dass die vertieften oder hervorstehenden Elemente der
Textur mit der Sohle einstückig ausgebildet sind, und dadurch, dass alle oder einige
der hervorstehenden Elemente Stiele (6) sind, die mit einer Dichte von mindestens
gleich einem Stiel pro Quadratmillimeter (mm2) in der Textur (3) verteilt sind, wobei jeder Stiel einen mittleren Querschnitt zwischen
0,003 mm2 und 1 mm2 aufweist und/oder alle oder einige der hervorstehenden Elemente Lamellen (7) sind,
die im Wesentlichen parallel zueinander verlaufen, wobei der Abstand der Lamellen
in der Textur (3) höchstens gleich 0,5 mm ist, wobei jede Lamelle eine mittlere Breite
zwischen 0,03 mm und 0,25 mm aufweist.
2. Sohle nach Anspruch 1, wobei sich ein Kontaktbereich (2), der mit Texturen (10) versehen
ist, auf dem vorderen Teilbereich der Sohle befindet.
3. Sohle nach einem der Ansprüche 1 oder 2, wobei sich ein Kontaktbereich (2), der mit
Texturen (10) versehen ist, auf dem Absatz der Sohle befindet.
4. Sohle nach einem der Ansprüche 1 bis 3, wobei mindestens 30 % der hervorstehenden
Elemente (6, 7) der Textur (3) einen Winkel α größer als 40° im Verhältnis zu einer
Tangentialebene zur Kontaktfläche (2) bilden, und dadurch, dass höchstens 25 % der
hervorstehenden Elemente (6, 7) der Textur (3) einen Winkel α kleiner als 20° im Verhältnis
zur Tangentialebene bilden.
5. Sohle nach einem der Ansprüche 1 bis 3, wobei ein Anteil der hervorstehenden Elemente
Quader (8) mit einer Seite (C) zwischen 0,05 mm und 0,5 mm, einer Höhe (Hp) zwischen
0,05 mm und 0,5 mm bildet, wobei der Abstand zwischen zwei benachbarten Quadern (8)
in der Textur zwischen 0,05 mm und 0,5 mm beträgt.
6. Sohle nach einem der Ansprüche 1 bis 3, wobei die hervorstehenden Elemente (9) in
der Textur (3) variable Formen und Abstände zwischen hervorstehenden Elementen aufweisen.
7. Sohle nach einem der Ansprüche 1 bis 3, wobei ein Anteil der vertieften Elemente (10)
Öffnungen (11) auf der Sohle bilden und die Textur (3) eine Mehrzahl von Öffnungen
(11) umfasst, wobei die Öffnungen (11) mit einer Dichte in der Textur (3) verteilt
sind, die mindestens gleich einer Öffnung pro Quadratmillimeter (mm2) ist, wobei diese Öffnungen (11) auf der Sohle gleichwertige Durchmesser (Dt) zwischen
0,03 mm und 1,2 mm aufweisen.
8. Schuh umfassend eine Sohle nach einem der Ansprüche 1 bis 7.
1. Shoe sole (1) comprising:
- a sole bottom, provided with a plurality of ground contact zones (2);
- a sole top designed to support the foot of the user;
- at least one of the ground contact zones (2) being provided with non-slip textures
(10) arranged on an apex (3) of at least one tread pattern,
characterized in that the contact zone (2) provided with textures comprise a plurality of elements (11,
12, 13, 14, 15, 16) that protrude or are recessed with respect to the surface (2),
each element extending substantially perpendicular (θ=90°) to the contact surface
(2) and
in that the recessed or protruding elements of the texture are formed as an integral part
of the said sole and
in that all or some of the protruding elements are strands (6) distributed through the texture
(3) at a density at least equal to one strand per square millimetre (mm
2), each strand having a mean cross section comprised between 0.003 mm
2 and 1 mm
2 and/or all or some of the protruding elements are substantially mutually parallel
strips (7), the spacing of the strips through the texture (3) being at most equal
to 0.5 mm, each strip having a mean width comprised between 0.03 mm and 0.25 mm.
2. Sole according to Claim 1, in which a contact zone (2) provided with textures (10)
is situated on the front portion of the sole.
3. Sole according to either of Claims 1 and 2, in which a contact zone (2) provided with
textures (10) is situated on the heel of the sole.
4. Sole according to one of Claims 1 to 3, in which at least 30% of the protruding elements
(6, 7) of the texture (3) make an angle α greater than 40° with respect to a plane
tangent to the contact surface (2) and in that at most 25% of the protruding elements
(6, 7) of the texture (3) make an angle α less than 20° with respect to the tangent
plane.
5. Sole according to one of Claims 1 to 3, in which some of the protruding elements form
parallelepipeds (8) with a side length (C) comprised between 0.05 mm and 0.5 mm, and
a height (Hp) comprised between 0.05 mm and 0.5 mm, the distance between two adjacent
parallelepipeds (8) in the texture being comprised between 0.05 mm and 0.5 mm.
6. Sole according to one of Claims 1 to 3, in which the protruding elements (9) exhibit,
within the texture (3), variable shapes and variable distances between protruding
elements.
7. Sole according to one of Claims 1 to 3, in which some of the recessed elements (10)
form openings (11) onto the sole and the texture (3) comprises a plurality of openings
(11), the said openings (11) being distributed through the texture (3) with a density
at least equal to one opening per square millimetre (mm2), these openings (11) having, on the sole, equivalent diameters (Dt) comprised between
0.03 mm and 1.2 mm.
8. Footwear comprising a sole according to one of Claims 1 to 7.