Domaine technique de l'invention
[0001] La présente invention se rapporte au contrôle des moteurs à combustion interne. L'invention
concerne plus particulièrement un procédé de coupure de l'injection de carburant dans
un moteur à combustion interne dans un véhicule en décélération.
[0002] L'invention s'applique au domaine du contrôle de commande des véhicules équipés d'un
Groupe Motopropulseur (GMP) thermique essence ou diesel avec une boîte de vitesses
de type manuelle (BVM), automatisée (BVA), pilotée (BVMP) ou à double embrayage (DCT).
[0003] La figure 1 présente schématiquement le groupe motopropulseur équipant un véhicule.
Le groupe motopropulseur comporte un moteur thermique 1. Sur la figure 1, le moteur
thermique est relié à une transmission 2 comprenant classiquement une boite de vitesse
et un dispositif d'embrayage dont seul un élément de liaison avec le moteur 1 est
présenté. Le moteur thermique peut être essence ou diesel. La boite de vitesse peut
être de type manuelle (BVM), automatisée (BVA), pilotée (BVMP) ou à double embrayage
(DCT). La transmission 2 assure le transfert d'un couple généré par le moteur aux
roues, non représentées. Le moteur thermique 1 est classiquement posé sur des cales
3 moteur. On appelle jeux moteur le phénomène de torsion 4 des éléments de transmission
2 entre le moment où le moteur thermique 1 se pose sur ses cales 3 et le moment où
le moteur thermique entraîne les roues pendant les transitoires d'accélération.
[0004] Autrement dit, les jeux moteurs sont le basculement du moteur thermique 1 sur ses
cales 3 pendant les transitoires d'accélération. Il y a toujours un basculement du
moteur lorsqu'on applique du couple alors qu'il n'y en avait pas, par exemple lors
d'une demande d'accélération depuis une situation dite de pied levé, c'est-à-dire
sans appui sur la pédale d'accélération, ou lors d'une décélération lorsque l'on lève
complètement le pied. Les jeux moteur correspondent ainsi au couple appliqué pour
lequel ni le moteur thermique ni la roue ne s'entraînent l'un avec l'autre lors d'une
phase transitoire d'accélération.
[0005] De tels véhicules sont équipés d'un calculateur permettant d'adapter de manière automatique
le point de fonctionnement de chacun des organes du véhicule, en particulier le moteur
thermique, afin de respecter la volonté du conducteur en termes de couple demandé
et obtenir un agrément de conduite déterminé.
[0006] Pour obtenir un agrément de conduite optimal, le calculateur met en œuvre classiquement
deux types de filtrage du couple demandé par le conducteur réalisés à l'aide d'un
premier module de filtrage dit préventif du couple moteur et d'un second module de
filtrage du couple moteur dit curatif.
[0007] Le premier module de filtrage préventif assure un filtrage d'un couple de consigne
correspondant à la volonté du conducteur afin de passer les jeux moteur en limitant
au maximum les à-coups de la chaîne de traction.
[0008] Le second module de filtrage curatif permet d'atténuer les éventuelles oscillations
du régime moteur résultant du passage des jeux moteur en accélération et décélération.
A cet effet, il génère un couple correctif en opposition de phase avec l'oscillation
de régime moteur.
[0009] Ainsi lors d'une décélération, le second module de filtrage curatif atténue les oscillations
du régime durant les passages de jeux moteur. Pour que cette atténuation ne soit pas
perceptible par le conducteur, il faudrait que cette phase dure plusieurs secondes.
Or, pour des raisons d'économie de carburant, un compromis doit être fait entre une
correction curative et un temps de filtrage raisonnable. Cela peut donc dégrader l'agrément
de conduite ressenti par le client où la durée est réduite par rapport à l'optimal.
[0010] Les figures 2a, à 2d illustrent ce phénomène lors d'une phase de décélération. Lorsque
le conducteur relâche la pédale d'accélérateur (Figure 2a, à t0), le couple préventif
(figure 2c) assure le filtrage durant le passage des jeux moteur. A la fin du filtrage,
l'injection est coupée (cet instant est matérialisé sur les quatre figures par l'axe
5 en pointillés), ce qui permet de réaliser des économies de carburant. Cependant,
le basculement du moteur étant tellement fort que des rebonds 6, 6' (figure 2b) sont
à filtrer. Un couple curatif (figure 2d) en opposition de phase avec le régime moteur
est ainsi appliqué afin d'atténuer les oscillations résultantes du basculement du
moteur. Dans un souci d'économie de carburant, un compromis est réalisé entre l'agrément
préventif et curatif afin d'atténuer au maximum les oscillations du système. Cependant,
des rebonds de l'ordre de 50 à 100 tr/min sur le régime moteur peuvent alors subsister
dégradant l'agrément pour le conducteur. En outre ce compromis est souvent difficile
à trouver et le filtrage peut alors durer plusieurs secondes, ce qui consomme énormément
de carburant pour obtenir un agrément nominal.
[0011] On connait également du document
JP2005171942A un procédé conforme au préambule de la revendication 1.
[0012] Il existe donc un besoin pour conserver un agrément nominal tout en diminuant fortement
la consommation de carburant en phase de décélération.
[0013] Par conséquent, le problème à la base de l'invention est de proposer une stratégie
permettant de conserver un agrément nominal de conduite tout en diminuant fortement
la consommation de carburant en phase de décélération du véhicule.
[0014] Pour résoudre ce problème, il est prévu selon l'invention un procédé de coupure de
l'injection de carburant dans un moteur à combustion interne sur un véhicule en phase
de décélération comprenant :
- a) une étape détection d'une demande de décélération du véhicule,
- b) une étape de détermination d'un couple curatif destiné à atténuer les oscillations
du régime moteur pendant la décélération en générant un couple correctif en opposition
de phase avec l'oscillation de régime moteur et qui commence toujours par une phase
croissante,
- c) une étape de détection du premier maximum de couple curatif, et suite à la détection
de ce premier maximum de couple curatif,
caractérisé en ce qu'il comprend :
- une étape de détermination d'un couple préventif destiné à limiter le basculement
du moteur sur ses cales,
- une étape de détection de l'atteinte d'un seuil prédéterminé de couple préventif qui
indique que le moteur débute son basculement sur ses cales,
l'étape c) de détection du premier maximum de couple curatif étant initiée que lorsque
le seuil prédéterminé de couple préventif est atteint,
d) une étape de demande de coupure d'injection dès que, suite à ce premier maximum
le couple curatif atteint une valeur proportionnelle à ce premier maximum de couple
curatif.
[0015] L'effet technique est d'autoriser la coupure d'injection avant la fin de l'agrément
préventif, ce qui permet un gain en carburant, tout en choisissant pendant la décélération
le moment approprié pour que l'agrément soit satisfaisant.
[0016] De préférence, la valeur proportionnelle est établie avec un facteur de proportionnalité
du compris entre 1 et -1.
[0017] De préférence encore, la valeur proportionnelle de couple curatif est établie avec
un facteur de proportionnalité compris entre 0,75 et -0,5.
[0018] De préférence encore, la valeur proportionnelle de couple curatif est établie avec
un facteur de proportionnalité égal à 0,5.
[0019] Dans une variante, le moteur étant posé sur des cales, le procédé comprend :
- une étape de détermination d'un couple préventif destiné à limiter le basculement
du moteur sur ses cales,
- une étape de détection de l'atteinte d'un seuil prédéterminé de couple préventif qui
indique que le moteur débute son basculement sur ses cales,
l'étape c) de détection du premier maximum de couple curatif étant initiée que lorsque
le seuil prédéterminé de couple préventif est atteint.
[0020] Dans une variante, le moteur étant accouplé à une transmission, le couple préventif
suit une trajectoire décroissante prédéterminée, qui est définie à partir d'une trajectoire
à trois pentes successives, en fonction du régime du moteur et du rapport de transmission
engagé. De préférence cette trajectoire décroissante prédéterminée est définie par
trois pentes linéaires successives.
[0021] Dans une variante, le début de la troisième pente correspond au seuil prédéterminé
de couple préventif.
[0022] Dans une variante, le procédé comprend une étape de vérification que la demande de
décélération détectée correspond à une demande de décélération totale du véhicule.
[0023] L'invention a aussi pour objet un moteur à combustion interne comprenant un calculateur
comprenant les moyens d'acquisition, de traitement et de commande requis à mise en
œuvre d'un procédé selon l'une quelconque des variantes précédemment décrites.
[0024] L'invention a aussi pour objet un véhicule comprenant un moteur à combustion interne
de l'invention.
Brève description des dessins
[0025] D'autres particularités et avantages apparaîtront à la lecture de la description
ci-après d'un mode particulier de réalisation, non limitatif de l'invention, faite
en référence aux figures dans lesquelles :
- La figure 1 est une représentation schématique d'un moteur thermique relié à un élément
transmission.
- La figure 2a, 2b, 2c, 2d sont des chronogrammes illustrant au cours d'une décélération
l'évolution simultanée en fonction du temps respectivement de la consigne de pédale
d'accélérateur, du régime moteur, du couple préventif et du couple curatif, selon
l'art antérieur.
- La figure 3 une représentation schématique un système de gestion de la commande en
couple d'un moteur thermique selon l'invention.
- Les figures 4a à 4d sont des chronogrammes illustrant au cours d'une décélération
l'évolution simultanée en fonction du temps respectivement de la consigne de pédale
d'accélérateur, du régime moteur, du couple préventif et du couple curatif, selon
l'invention.
Description détaillée
[0026] L'invention s'applique à un groupe motopropulseur d'un véhicule comportant un moteur
à combustion interne fonctionnant à l'essence ou au gazole (également communément
appelé Diesel) et une transmission disposée entre ce moteur et les roues du véhicule.
Le moteur à combustion interne est posé sur des cales qui le soutiennent.
[0027] La transmission peut notamment être une boîte de vitesses de type Boîte de Vitesses
Manuelle (BVM), Boîte de Vitesses Automatisée (BVA), Boîte de Vitesses Manuelle Pilotée
(BVMP) ou Boîte de Vitesses à Double Embrayage (en anglais « Double Clutch Transmission
» ou DCT).
[0028] Un calculateur de ce véhicule permet d'adapter de manière automatique le point de
fonctionnement de chacun des organes du groupe motopropulseur, en particulier le couple
fourni par le moteur à combustion interne, afin de respecter la consigne du conducteur.
Concrètement, lorsque le conducteur appuie sur la pédale d'accélérateur, un couple
est calculé en fonction du régime moteur et du rapport de boite engagé. Le calculateur
comprend les moyens d'acquisition, de traitement et de commande requis à mise en œuvre
du procédé de l'invention détaillé ci-après.
[0029] La figure 3 présente un système 10 de gestion de la commande en couple d'un moteur
à combustion interne intégré dans le calculateur. Ce système 10 comporte un module
11 d'interprétation de la volonté du conducteur, un module 12 d'agrément préventif,
ainsi qu'un module 13 de conversion en couple indiqué et un module 14 d'agrément curatif
interagissant avec un module 15 de décision de coupure d'injection.
[0030] La figure 3 avec les figures 4a à 4d permettent d'illustrer les étapes d'un procédé
de coupure d'injection en carburant d'un moteur à combustion interne pour un véhicule
en décélération selon l'invention.
[0031] La première étape du procédé, réalisé ici dans le module 11, consiste donc à détecter
une demande de décélération du véhicule par le conducteur. Sur la figure 4a, la demande
de décélération débute à l'instant t0. Un couple de consigne Cc est alors calculé
en fonction de plusieurs données d'entrée permettant d'interpréter la volonté du conducteur.
Ces données d'entrées comprennent à titre d'exemple :
- une consigne conducteur Pacc, telle que par exemple la position d'une pédale ou d'un
levier d'accélération du véhicule,
- un régime Nmot du moteur thermique,
- un rapport Rbv de démultiplication de la transmission.
[0032] L'étape suivante, réalisé au module 12, est de filtrer le couple de consigne Cc calculé
au module 11 pour déterminer un couple préventif Cp permettant de traverser les jeux
moteur en limitant les à-coups et de respecter un typage prédéfini plus ou moins dynamique
du véhicule. Ainsi, en cas demande de décélération, par exemple par une levée de pied
du conducteur, le couple préventif Cp calculé permet de réaliser une phase d'adaptation
progressive du couple moteur réel au couple de consigne, Cc, à partir du moment de
la demande de décélération (à t0 sur la figure 4a), selon une trajectoire prédéterminée
en fonction du rapport de boite, Rbv et du régime Nmot.
[0033] Le couple préventif Cp peut être déterminé à partir d'une cartographie mémorisé dans
le calculateur qui établit ce couple en fonction de la consigne conducteur, Pacc,
du régime moteur Nmot, et du rapport engagé, Rbv.
[0034] A l'étape suivante, réalisé au module 13, le couple préventif Cp est ensuite converti
en une consigne de couple indiqué Ci en prenant en compte un couple de pertes du moteur
thermique. Le couple de pertes Cpm du moteur thermique est le couple minimum nécessaire
pour faire avancer le véhicule. Le couple de pertes Cpm prend généralement en compte
les frottements mécaniques internes du moteur ainsi que ceux des accessoires, tels
qu'un alternateur, liés au moteur.
[0035] Le couple indiqué Ci est égal à la somme du couple préventif Cp et du couple de pertes
Cpm du moteur thermique :

[0036] A l'étape suivante, réalisé au module 14, une fonction d'agrément curatif surveille
l'évolution du régime moteur, Nmot. Cette fonction d'agrément curatif détermine, lorsque
le régime du moteur oscille, un couple correctif, Ccor, destiné à atténuer les oscillations
du régime moteur, l'évolution du couple correctif étant en opposition de phase avec
cette oscillation de régime du moteur. La consigne de couple final Cf du moteur est
alors égale à la somme du couple indiqué Ci et du couple correctif Ccor :

[0037] Le couple final, Cf, est ensuite converti en commande des différents organes d'injection
(quantité à injecter, pression d'injection...).
[0038] Dans son principe, l'invention permet, lors d'une demande de décélération totale,
de couper l'injection à un moment déterminé durant la phase de passage de jeux, autrement
dit pendant la phase de basculement du moteur sur ses cales, avant que l'agrément
préventif soit terminé pour réaliser des économies de carburant tout en maintenant
un agrément de conduite satisfaisant pour le client. En pratique, dans le cas d'une
décélération avec pied levé, l'agrément préventif est considéré terminé lorsque le
couple préventif, Cp, a rejoint le couple de perte moteur, puisqu'on est en couple
effectif ce qui correspond à un couple indiqué Ci (couple moteur) égale à 0.
[0039] Avantageusement, pour éviter les fausses détections, on vérifie d'abord la réalisation
de certaines conditions :
Une première condition est de vérifier que la demande de décélération détectée correspond
à une demande de décélération totale du véhicule. A cet effet, on vérifie que la consigne
conducteur, qui est comprise entre une consigne minimum et une consigne maximum (par
exemple 0 à 100%) Pacc, est inférieure à un seuil S1 (cf. figure 4a) approprié permettant
d'être sûr que la volonté du conducteur correspond à une demande de décélération totale.
Par exemple dans le cas où la consigne conducteur traduit la position d'une pédale
d'accélérateur, le seuil est choisi de sorte à confirmer que le conducteur a le pied
levé de cette pédale. Sur la figure 4a, le seuil S1 est atteint à l'instant t1. Le
seuil S1 peut être par exemple être de 2% de la consigne maximum mais selon les véhicules,
le type de capteur etc. cela peut varier à 3% ou 4%.
[0040] Une seconde condition est de vérifier que le couple préventif a atteint un seuil
S2 déterminé (cf. figure 4c) qui indique que le moteur débute son basculement sur
ses cales, autrement dit que l'on est au début du passage des jeux moteur. Sur la
figure 4c, le seuil S2 est atteint à l'instant t2. Pour une application automobile,
le seuil S2 de couple préventif entre peut être compris entre 5 et 10 N.m, et plutôt
5 Nm sur un essence, et plutôt 10 N.m sur un diesel.
[0041] Le seuil S2 peut être aisément prédéfini si le couple préventif Cp suit lui-même
une trajectoire décroissante prédéterminée. Comme illustré sur la figure 4c, la trajectoire
du couple préventif Cp est par exemple avantageusement définie en fonction du régime
du moteur, Nmot, et du rapport de transmission engagé, Rbv, à partir d'une trajectoire
décroissante à trois pentes successives. Dans cet exemple, le début de la portion
de la troisième pente correspond au seuil S2 prédéterminé.
[0042] A partir du moment où, de préférence, ces deux conditions sont vérifiées, on initie
l'examen de la valeur du couple curatif, Ccor, afin de déterminer quand couper l'injection.
En effet, grâce aux oscillations du couple curatif, on peut déterminer le moment où
le moteur va basculer sur ses cales. Couper l'injection à cet instant lui permet de
rester sur ses cales et donc d'éviter les rebonds qui sont néfastes pour l'agrément
de conduite.
[0043] Plus précisément, partir du moment où les deux conditions précitées sont vérifiées
le procédé comprend les étapes consistant à :
- suivre l'évolution du couple curatif, Ccor ; pour détecter le premier maximum de couple
curatif, Ccormax. Sur la figure 4d le premier maximum de couple curatif, Ccormax,
est détecté à l'instant t3, postérieur à t1 et t2 (cf. figure 4d). On recherche un
maximum car le couple curatif, Ccor, commence toujours par une phase croissante. Le
couple curatif, Ccor, est « l'image » en opposition de phase du régime moteur, or
puisque que l'on est en décélération, le régime décroit donc le couple curatif augmente.
- mémoriser la valeur de ce premier maximum de couple curatif, Ccormax.
- demander la coupure d'injection dès que, suite à ce premier maximum de couple, Ccormax,
le couple curatif Ccor atteint une valeur proportionnelle à ce premier maximum de
couple curatif, Ccormax.
[0044] La valeur proportionnelle est établie avec un facteur de proportionnalité compris
entre 1 et -1. Une valeur proche de 1 favorise le gain en consommation au détriment
de l'agrément tandis qu'une valeur proche de -1 favorise l'agrément de conduite au
détriment du gain en consommation.
[0045] Parce qu'il peut être avantageux de ne pas couper l'injection au moment même du passage
du maximum de couple curatif, tout en ayant un bon compromis entre l'agrément de conduite
et le gain en consommation grâce à la coupure d'injection, la valeur proportionnelle
peut être établie avec un facteur de proportionnalité compris entre 0,75 et -0,5.
[0046] Le meilleur compromis entre l'agrément de conduite et le gain en consommation grâce
à la coupure d'injection, est atteint avec un facteur de proportionnalité égal à 0,5.
[0047] L'invention permet de couper l'injection pendant le passage des jeux en phase de
décélération pour que le moteur reste sur ses cales. Cela a pour effet d'empêcher
le moteur de rebondir sur ses cales et donc de générer des rebonds. Dès lors, le filtrage
de l'agrément préventif et curatif n'est plus nécessaire et un gain en consommation
en carburant de l'ordre de 0,5 à 1 seconde est possible.
[0048] L'invention améliore l'agrément de conduite et la prestation du véhicule lors des
phases transitoires de décélération pour un véhicule équipé d'un groupe motopropulseur
thermique.
[0049] L'invention n'induit pas de coût matériel supplémentaire.
1. Procédé de coupure de l'injection de carburant dans un moteur à combustion interne
sur un véhicule en phase de décélération, le moteur étant posé sur des cales, comprenant
:
a) une étape détection d'une demande de décélération du véhicule,
b) une étape de détermination d'un couple curatif (Ccor) destiné à atténuer les oscillations
du régime moteur pendant la décélération en générant un couple correctif en opposition
de phase avec l'oscillation de régime moteur et qui commence toujours par une phase
croissante,
c) une étape de détermination d'un couple préventif (Cp) destiné à limiter le basculement
du moteur sur ses cales,
d) une étape de détection de l'atteinte d'un seuil (S2) prédéterminé de couple préventif
(Cp) qui indique que le moteur débute son basculement sur ses cales,
e) une étape de détection du premier maximum de couple curatif (Ccormax), cette étape
de détection du premier maximum de couple curatif (Ccormax) étant initiée lorsque
le seuil (S2) prédéterminé de couple préventif est atteint, et suite à la détection
de ce premier maximum de couple curatif (Ccormax),
f) une étape de demande de coupure d'injection dès que, suite à ce premier maximum,
le couple curatif (Ccor) atteint une valeur proportionnelle à ce premier maximum de
couple curatif (Ccormax).
2. Procédé selon la revendication 1, dans lequel la valeur proportionnelle est établie
avec un facteur de proportionnalité compris entre 1 et -1.
3. Procédé selon la revendication 2, dans lequel la valeur proportionnelle est établie
avec un facteur de proportionnalité compris entre 0,75 et -0,5.
4. Procédé selon la revendication 3, dans lequel la valeur proportionnelle est établie
avec un facteur de proportionnalité égal à 0,5.
5. Procédé selon l'une des revendications précédentes, le moteur étant accouplé à une
transmission, caractérisé en ce que le couple préventif (Cp) suit une trajectoire décroissante prédéterminée, qui est
définie à partir d'une trajectoire à trois pentes linéaires successives, en fonction
du régime du moteur (Nmot) et du rapport de transmission engagé (Rbv).
6. Procédé selon la revendication précédente, caractérisé en ce que le début de la troisième pente correspond au seuil (S2) prédéterminé de couple préventif.
7. Procédé selon l'une quelconque des revendications précédentes,
caractérisé en ce qu'il comprend :
- une étape de vérification que la demande de décélération détectée correspond à une
demande de décélération totale du véhicule.
8. Moteur à combustion interne, caractérisé en ce qu'il comprend un calculateur comprenant les moyens d'acquisition, de traitement et de
commande requis à mise en œuvre d'un procédé selon l'une quelconque des revendications
précédentes.
9. Véhicule, caractérisé en ce qu'il comprend un moteur à combustion interne selon la revendication précédente.
1. Verfahren zum Unterbrechen des Kraftstoffeinspritzens in einer Brennkraftmaschine,
wie einem Fahrzeug, in Verlangsamungsphase, wobei der Motor auf Unterlagen abgestellt
ist, das Folgendes umfasst:
a) einen Erfassungsschritt einer Verlangsamungsanfrage des Fahrzeugs,
b) einen Bestimmungsschritt eines korrigierenden Drehmoments (Ccor), das dazu bestimmt
ist, die Oszillationen der Motordrehzahl während der Verlangsamung zu dämpfen, indem
ein korrigierendes Drehmoment in Phasenverschiebung zu der Motordrehzahloszillation
erzeugt wird, und das immer in steigender Phase beginnt,
c) einen Bestimmungsschritt eines Vorbeugungsdrehmoments (Cp), das dazu bestimmt ist,
dass Kippen des Motors auf seinen Unterlagen einzuschränken,
d) einen Erfassungsschritt des Erreichens eines vorbestimmten Schwellenwerts (S2)
des Vorbeugungsdrehmoments (Cp), der angibt, dass der Motor sein Kippen auf seinen
Unterlagen beginnt,
e) einen Erfassungsschritt des ersten maximalen Vorbeugungsdrehmoments (Ccormax),
wobei dieser Erfassungsschritt des ersten maximalen Vorbeugungsdrehmoments (Ccormax)
initiiert wird, wenn der vorbestimmte Schwellenwert (S2) des Vorbeugungsdrehmoments
erreicht wird, und im Anschluss an dieses erste maximale Vorbeugungsdrehmoment (Ccormax)
f) einen Einspritzunterbrechungsanfrageschritt, sobald im Anschluss an dieses erste
Maximum das Vorbeugungsdrehmoment (Ccor) einen Wert erreicht, der zu diesem ersten
maximalen Vorbeugungsdrehmoment (Ccormax) proportional ist.
2. Verfahren nach Anspruch 1, wobei der proportionale Wert mit einem Proportionalitätsfaktor
zwischen 1 und -1 ermittelt wird.
3. Verfahren nach Anspruch 2, wobei der proportionale Wert mit einem Proportionalitätsfaktor
zwischen 0,75 und -0,5 ermittelt wird.
4. Verfahren nach Anspruch 3, wobei der proportionale Wert mit einem Proportionalitätsfaktor
gleich 0,5 ermittelt wird.
5. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche, wobei der Motor mit einem Getriebe
gekoppelt ist, dadurch gekennzeichnet, dass das Vorbeugungsdrehmoment (Cp) einem vorbestimmten abnehmenden Verlauf folgt, der
ausgehend von einem Verlauf mit drei aufeinanderfolgenden linearen Gefällen in Abhängigkeit
von der Motordrehzahl (Nmot) und dem eingelegten Gang (Rbv) definiert wird.
6. Verfahren nach dem vorstehenden Anspruch, dadurch gekennzeichnet, dass der Anfang des dritten Gefälles dem vorbestimmten Schwellenwert (S2) des Vorbeugungsdrehmoments
entspricht.
7. Verfahren nach einem der vorstehenden Ansprüche,
dadurch gekennzeichnet, dass es Folgendes umfasst:
- einen zum Prüfen, dass die erfasste Verlangsamungsanfrage einer Gesamtverlangsamungsanfrage
des Fahrzeugs entspricht.
8. Brennkraftmaschine, dadurch gekennzeichnet, dass sie einen Rechner umfasst, der Mittel zum Erfassen, Verarbeiten und Steuern umfasst,
die für die Umsetzung eines Verfahrens nach einem der vorstehenden Ansprüche erforderlich
sind.
9. Fahrzeug, dadurch gekennzeichnet, dass es eine Brennkraftmaschine nach dem vorstehenden Anspruch umfasst.
1. A method for interrupting the injection of fuel to an internal combustion engine in
a vehicle during a deceleration phase, the engine being placed on blocks, including:
a) a detection step of a request to decelerate the vehicle,
b) a step of determining a corrective torque (Ccor) intended to attenuate the oscillations
of the engine speed during the deceleration by generating a corrective torque in phase
opposition with the oscillation of the engine speed and which always begins by an
increasing phase,
c) a step of determining a preventive torque (Cp) intended to limit the rocking of
the engine on its blocks,
d) a detection step of the reaching of a predetermined threshold (S2) of preventive
torque (Cp) which indicates that the engine is starting its rocking on its blocks,
e) a detection step of the first maximum corrective torque (Ccormax), this detection
step of the first maximum corrective torque (Ccormax) being initiated when the predetermined
threshold (S2) of preventive torque is reached, and following the detection of this
first maximum corrective torque (Ccormax),
f) a step of requesting the interruption of the injection as soon as, following this
first maximum, the corrective torque (Ccor) reaches a value proportional to this first
maximum corrective torque (Ccormax).
2. The method according to Claim 1, in which the proportional value is established with
a proportionality factor comprised between 1 and -1.
3. The method according to Claim 2, in which the proportional value is established with
a proportionality factor comprised between 0.75 and -0.5.
4. The method according to Claim 3, in which the proportional value is established with
a proportionality factor equal to 0.5.
5. The method according to one of the preceding claims, the engine being coupled to a
transmission, characterized in that the preventive torque (Cp) follows a predetermined decreasing trajectory, which is
defined from a trajectory with three successive linear gradients, as a function of
the speed of the engine (Nmot) and of the engaged transmission ratio (Rbv).
6. The method according to the preceding claim, characterized in that the start of the third gradient corresponds to the predetermined preventive torque
threshold (S2).
7. The method according to any one of the preceding claims,
characterized in that it includes:
- a step of verification that the detected deceleration request corresponds to a total
deceleration request of the vehicle.
8. An internal combustion engine, characterized in that it includes a computer including the means for acquisition, processing and command
required for implementation of a method according to any one of the preceding claims.
9. A vehicle, characterized in that it includes an internal combustion engine according to the preceding claim.