Domaine
[0001] La présente description concerne un circuit optoélectronique, notamment un circuit
optoélectronique comprenant des diodes électroluminescentes.
Exposé de l'art antérieur
[0002] Il est souhaitable de pouvoir alimenter un circuit optoélectronique comprenant des
diodes électroluminescentes avec une tension variable, par exemple alternative, notamment
une tension sinusoïdale, par exemple la tension du secteur. Le circuit optoélectronique
peut comprendre des diodes électroluminescentes montées en série. La tension appliquée
à l'ensemble des diodes électroluminescentes doit alors être supérieure à la somme
des tensions de seuil des diodes électroluminescentes pour que celles-ci émettent
de la lumière. En fonctionnement, le circuit optoélectronique peut donc présenter
des phases d'absence d'émission de lumière entre deux phases d'émission de lumière
lorsque la tension appliquée à l'ensemble des diodes électroluminescentes est inférieure
à la somme des tensions de seuil des diodes électroluminescentes. Un observateur peut
percevoir cette absence d'émission de lumière, notamment comme un clignotement ou
un scintillement, lorsque la durée de chaque phase d'absence d'émission de lumière
entre deux phases d'émission de lumière est trop importante.
[0003] Pour réduire la durée des phases d'absence d'émission de lumière, il est connu d'utiliser
un circuit de commutation des diodes électroluminescentes pour réduire le nombre de
diodes électroluminescentes montées en série lorsque la tension appliquée à ces diodes
électroluminescentes diminue. Toutefois, ceci ne permet pas de supprimer complètement
les phases d'absence d'émission de lumière.
Résumé
[0004] Un objet d'un mode de réalisation est de pallier tout ou partie des inconvénients
des circuits optoélectroniques décrits précédemment.
[0005] Un autre objet d'un mode de réalisation est de réduire davantage la durée des phases
d'absence d'émission de lumière par le circuit optoélectronique, voire de supprimer
les phases d'absence d'émission de lumière par le circuit optoélectronique même en
cas d'utilisation d'un gradateur.
[0006] Un autre objet d'un mode de réalisation est que le courant alimentant les diodes
électroluminescentes varie de façon sensiblement continue.
[0007] Ainsi, un mode de réalisation prévoit un circuit optoélectronique destiné à recevoir,
entre un premier noeud et un deuxième noeud, une tension variable contenant une alternance
de phases positives croissantes et de phase positives décroissantes, le circuit optoélectronique
comprenant :
une pluralité de diodes électroluminescentes montées en série entre le premier noeud
et un troisième noeud ;
un premier circuit de limitation/régulation du courant monté entre le troisième noeud
et le deuxième noeud ;
un circuit de commutation reliant le troisième noeud à au moins certaines diodes électroluminescentes
de la pluralité de diodes électroluminescentes ;
un condensateur comprenant des première et deuxième armatures ;
une première diode dont la cathode est connectée à la deuxième armature et dont l'anode
est reliée au deuxième noeud ;
une deuxième diode dont l'anode est connectée à la deuxième armature et dont la cathode
est reliée au troisième noeud ou à un deuxième circuit de limitation/régulation du
courant ;
lorsque la cathode de la deuxième diode est reliée au troisième noeud, une troisième
diode dont l'anode est connectée à l'une des diodes électroluminescentes et dont la
cathode est connectée à la première armature ; et
lorsque la cathode de la deuxième diode est reliée au troisième noeud, une quatrième
diode dont l'anode est connectée à la première armature et dont la cathode est reliée
au premier noeud.
[0008] Selon un mode de réalisation, la pluralité de diodes électroluminescentes montées
en série comprend une première diode électroluminescente dont l'anode est connectée
au premier noeud, l'anode de la troisième diode étant connectée à la cathode de la
première diode électroluminescente.
[0009] Selon un mode de réalisation, le circuit de commutation comprend, pour chaque diode
électroluminescente parmi au moins certaines diodes électroluminescentes de la pluralité
de diodes électroluminescentes, un circuit de conduction du courant reliant le troisième
noeud à la cathode de la diode électroluminescente et adapté à prendre au moins des
premier et deuxième états, le circuit de conduction dans le premier état étant moins
conducteur électriquement que dans le deuxième état.
[0010] Selon un mode de réalisation, le circuit de commutation comprend, en outre, un circuit
de conduction du courant reliant le troisième noeud à la cathode de la deuxième diode.
[0011] Selon un mode de réalisation, le premier circuit de limitation/régulation du courant
comprend une première source de courant adaptée à fournir un courant dont l'intensité
dépend d'une consigne.
[0012] Selon un mode de réalisation, le circuit optoélectronique comprend un premier circuit
adapté à recevoir ladite tension variable et à fournir un signal binaire modulé en
largeur d'impulsion.
[0013] Selon un mode de réalisation, le circuit optoélectronique comprend un circuit de
modulation et de filtrage adapté à recevoir le signal binaire et à fournir la consigne
dont la valeur moyenne dépend du rapport cyclique du signal binaire.
[0014] Selon un mode de réalisation, le circuit optoélectronique comprend, en outre, un
dispositif de réduction de l'impédance vue entre le premier noeud et le deuxième noeud.
[0015] Selon un mode de réalisation, le dispositif de réduction d'impédance comprend un
troisième circuit de limitation/régulation du courant et un transistor en série avec
le troisième circuit de limitation/régulation du courant.
[0016] Selon un mode de réalisation, le dispositif de réduction d'impédance comprend un
module adapté à commander le transistor à partir de la tension aux bornes du troisième
circuit de limitation/régulation du courant.
Brève description des dessins
[0017] Ces caractéristiques et avantages, ainsi que d'autres, seront exposés en détail dans
la description suivante de modes de réalisation particuliers faite à titre non limitatif
en relation avec les figures jointes parmi lesquelles :
la figure 1 est un schéma électrique d'un exemple d'un circuit optoélectronique comprenant
des diodes électroluminescentes ;
la figure 2 est un chronogramme de puissances électriques du circuit optoélectronique
de la figure 1 ;
la figure 3 représente un schéma électrique d'un mode de réalisation d'un circuit
optoélectronique comprenant des diodes électroluminescentes ;
la figure 4 représente un diagramme de fonctionnement du circuit optoélectronique
représenté en figure 3 ;
la figure 5 est une figure analogue à la figure 3 dans un cas particulier et la figure
6 est un chronogramme de courants et de tensions du circuit optoélectronique de la
figure 5 ;
la figure 7 est une figure analogue à la figure 3 dans un autre cas particulier et
la figure 8 est un chronogramme de courants et de tensions du circuit optoélectronique
de la figure 7 ;
la figure 9 est une figure analogue à la figure 3 dans un autre cas particulier et
la figure 10 est un chronogramme de courants et de tensions du circuit optoélectronique
de la figure 9 ;
les figures 11, 12 et 13 représentent des schémas électriques d'autres modes de réalisation
d'un circuit optoélectronique comprenant des diodes électroluminescentes ;
la figure 14 représente un schéma électrique d'un mode de réalisation plus détaillé
du circuit optoélectronique représenté en figure 3 ;
la figure 15 représente un diagramme de fonctionnement d'un mode de réalisation d'un
procédé de commande du circuit optoélectronique représenté en figure 14 ;
la figure 16 représente un mode de réalisation plus détaillé d'un élément du circuit
optoélectronique représenté en figure 14 ;
la figure 17 représente un schéma électrique d'un autre mode de réalisation d'un circuit
optoélectronique comprenant des diodes électroluminescentes ;
la figure 18 représente un schéma électrique du circuit optoélectronique représenté
en figure 3 et équipé d'un gradateur ;
les figures 19 et 20 sont des chronogrammes de courants et de tensions du circuit
optoélectronique de la figure 18 pour deux valeurs d'angle d'ouverture du gradateur
;
les figures 21 et 22 représentent des schémas électriques de modes de réalisation
d'un circuit optoélectronique adapté à fonctionner avec un gradateur ;
la figure 23 est un chronogramme de tensions d'un mode de réalisation d'un module
du circuit optoélectronique de la figure 21 ou 22 ;
la figure 24 représente un schéma électrique d'un mode de réalisation d'un module
du circuit optoélectronique de la figure 21 ou 22 fournissant les signaux du chronogramme
de la figure 23 ;
la figure 25 est un chronogramme de tensions d'un mode de réalisation d'un module
du circuit optoélectronique de la figure 21 ou 22 ;
la figure 26 représente un schéma électrique d'un mode de réalisation d'un module
du circuit optoélectronique de la figure 21 ou 22 fournissant les signaux du chronogramme
de la figure 25 ; et
la figure 27 représente un schéma électrique d'un autre mode de réalisation d'un module
du circuit optoélectronique de la figure 21 ou 22.
Description détaillée
[0018] Par souci de clarté, de mêmes éléments ont été désignés par de mêmes références aux
différentes figures et, de plus, les diverses figures ne sont pas tracées à l'échelle.
Sauf précision contraire, les expressions "approximativement", "sensiblement", et
"de l'ordre de" signifient à 10 % près, de préférence à 5 % près. De plus, on appelle
"signal binaire" un signal qui alterne entre un premier état constant, par exemple
un état bas, noté "0", et un deuxième état constant, par exemple un état haut, noté
"1". Les états haut et bas de signaux binaires différents d'un même circuit électronique
peuvent être différents. En pratique, les signaux binaires peuvent correspondre à
des tensions ou à des courants qui peuvent ne pas être parfaitement constants à l'état
haut ou bas. Par ailleurs, dans la présente description, on utilise le terme "connecté"
pour désigner une liaison électrique directe, sans composant électronique intermédiaire,
par exemple au moyen d'une piste conductrice, et le terme "couplé" ou le terme "relié",
pour désigner soit une liaison électrique directe (signifiant alors "connecté") soit
une liaison via un ou plusieurs composants intermédiaires (résistance, condensateur,
etc.).
[0019] La figure 1 représente un exemple de circuit optoélectronique 10 comprenant des bornes
d'entrée IN
1 et IN
2 entre lesquelles est appliquée une tension alternative V
IN fournie par une source d'une tension alternative 11. A titre d'exemple, on considère
la tension alternative V
IN du secteur dans la suite de la description. Le circuit optoélectronique 10 comprend,
en outre, un circuit redresseur 12 comportant un pont de diodes, recevant la tension
V
IN et fournissant une tension V
RECT redressée entre des noeuds A
1 et A
2. A titre de variante, le circuit 10 peut recevoir directement une tension redressée,
le circuit redresseur 12 pouvant alors ne pas être présent. Le potentiel au noeud
A
2 peut correspondre au potentiel de référence bas, par exemple 0 V, par rapport auquel
sont référencées les tensions du circuit optoélectronique 10. Dans la suite de la
description, on appelle V
ABS la tension qui est fournie par le circuit redresseur 12. La tension V
ABS est donc sensiblement égale à la valeur absolue de la tension alternative V
IN.
[0020] Le circuit optoélectronique 10 comprend N ensembles en série de diodes électroluminescentes
élémentaires, appelés diodes électroluminescentes globales D
i dans la suite de la description, où i est un nombre entier variant de 1 à N et où
N est un nombre entier compris entre 2 et 200. On appelle V
THi la tension de seuil de la diode électroluminescente D
i. Chaque diode électroluminescente globale D
1 à D
N comprend au moins une diode électroluminescente élémentaire. Chaque diode électroluminescente
globale peut être composée de la mise en série et/ou en parallèle d'au moins deux
diodes électroluminescentes élémentaires. Dans le présent exemple, les N diodes électroluminescentes
globales D
i sont connectées en série, la cathode de la diode électroluminescente globale D
i étant reliée à l'anode de la diode électroluminescente globale D
i+1, pour i variant de 1 à N-1. L'anode de la diode électroluminescente globale D
1 est reliée au noeud A
1. Les diodes électroluminescentes globales D
i, i variant de 1 à N, peuvent comprendre le même nombre de diodes électroluminescentes
élémentaires ou des nombres différents de diodes électroluminescentes élémentaires.
[0021] Le circuit 10 comprend un circuit 14 de régulation/limitation du courant 14, monté
entre le noeud A
2 et un noeud A
3. On appelle V
CS la tension aux bornes du circuit 14 et I
CS le courant circulant entre les noeuds A
3 et A
2. Le circuit 14 correspond, par exemple, à une résistance ou à une source de courant.
Le circuit 14 est adapté à limiter et/ou réguler le courant I
CS.
[0022] Le circuit 10 comprend un circuit 16 de commutation (AC-LED Driver) des diodes électroluminescentes
globales D
i, i variant de 1 à N adapté à court-circuiter un nombre plus ou moins important de
diodes électroluminescentes globales en fonction de l'évolution de la tension V
RECT. Le document
US 2012/0056559 décrit un exemple de circuit de commutation. A titre d'exemple, le circuit de commutation
16 est relié au noeud A
3 et comprend N entrées E
i, i variant de 1 à N, chaque entrée E
i étant connectée à la cathode de la diode électroluminescente globale D
i. A titre de variante, le circuit 14 de régulation/limitation du courant peut faire
partie du circuit de commutation 16. A titre d'exemple, le circuit de commutation
16 comprend, pour chaque entrée E
i, un circuit de conduction, non représenté, reliant l'entrée E
i au noeud A
3. Chaque circuit de conduction peut fonctionner dans K états de conduction différents,
où K est un entier supérieur ou égal à 2. Un état de conduction est un état dans lequel
le circuit ne laisse pas passer le courant ou laisse passer le courant avec une résistance
qui peut être différente selon l'état considéré. Le nombre de diodes électroluminescentes
globales émettant de la lumière peut ainsi augmenter progressivement lors d'une phase
de croissance de la tension V
RECT et diminue progressivement lors d'une phase de décroissance de la tension V
RECT. A titre de variante, le nombre M d'entrées E
i peut être inférieur strictement à N et les cathodes de certaines des diodes électroluminescentes
globales D
i peuvent ne pas être connectées au circuit de commutation 16.
[0023] Le circuit optoélectronique 10 peut comprendre un circuit, non représenté, qui fournit
une tension de référence pour l'alimentation du circuit de limitation/régulation 14,
éventuellement obtenue à partir de la tension V
RECT. Lorsque le circuit 14 correspond à une source de courant, celle-ci peut être commandée
de manière continue par un circuit externe au circuit optoélectronique 10.
[0024] La figure 2 représente des chronogrammes, obtenus par simulation pour un circuit
optoélectronique 10 ayant la structure représentée en figure 1 et comprenant 8 diodes
électroluminescentes globales D
1 à D
8, de la puissance électrique P
ALIM fournie par le circuit redresseur 12, de la puissance électrique P
LED utilisée par les diodes électroluminescentes globales D
1 à D
8, de la puissance électrique P
LOST non consommée par les diodes électroluminescentes globales D
1 à D
8, et des puissances électriques P
1 à P
8 consommée respectivement par les diodes électroluminescentes globales D
1 à D
8 dans le cas où la tension alternative V
IN correspond à une tension sinusoïdale. Comme cela apparaît sur la figure 2, les diodes
électroluminescentes globales D
1 à D
8 deviennent passantes successivement au cours de chaque phase croissante de la tension
V
RECT et s'éteignent successivement au cours de chaque phase décroissante de la tension
V
RECT.
[0025] Ceci permet de réduire la durée de chaque phase d'absence d'émission de lumière (phase
OFF en figure 2). Toutefois, ces phases d'absence d'émission de lumière ne peuvent
pas être totalement supprimées. Un observateur peut percevoir cette absence d'émission
de lumière lorsque la durée de chaque phase d'absence d'émission de lumière entre
deux phases d'émission de lumière est trop importante. Il serait donc souhaitable
de réduire davantage, voire de supprimer complètement les phases d'absence d'émission
de lumière.
[0026] La figure 3 représente un mode de réalisation d'un circuit optoélectronique 20 permettant
de réduire davantage, voire de supprimer complètement les phases d'absence d'émission
de lumière. Le circuit optoélectronique 20 comprend l'ensemble des éléments du circuit
optoélectronique 10 représenté en figure 1 et comprend, en outre, un condensateur
Cap et quatre diodes D
0A, D
0B, D
0C et D
0D. Dans le présent mode de réalisation, l'anode de la diode D
0A est connectée à la cathode de la diode électroluminescente globale D
1 et la cathode de la diode D
0A est connectée à une première armature du condensateur Cap. La cathode de la diode
D
0B est connectée au noeud A
1 et l'anode de la diode D
0B est connectée à la première armature du condensateur Cap. La cathode de la diode
D
0C est connectée à une entrée E
N+1 du circuit de commutation 16 et l'anode de la diode D
0C est connectée à une deuxième armature du condensateur Cap. L'anode de la diode D
0D est connectée au noeud A
2 et la cathode de la diode D
0D est connectée à la deuxième armature du condensateur Cap. La tension V
CAP est la tension entre la première armature et la deuxième armature du condensateur
Cap et le courant I
CAP est le courant traversant le condensateur Cap. Le circuit de commutation 16 comprend
un circuit de conduction, non représenté, reliant l'entrée E
N+1 au noeud A
3 et pouvant fonctionner dans K états de conduction différents, où K est un entier
supérieur ou égal à 2. A titre de variante, le noeud E
N+1 est directement connecté au noeud A
3. On appelle V
THD0A, V
THD0B, V
THD0C et V
THD0D les tensions de seuil respectivement des diodes D
0A, D
0B, D
0C et D
0D.
[0027] A titre d'exemple, la capacité du condensateur Cap est comprise entre 100 nF et 100
µF. La tension de seuil des diodes D
0A, D
0B, D
0C et D
0D est, par exemple, de l'ordre du volt, par exemple 0,7 V.
[0028] La figure 4 représente un diagramme de fonctionnement du circuit optoélectronique
20 représenté en figure 3. Le fonctionnement débute au bloc 21 qui correspond au début
d'un cycle de variation de la tension V
IN lorsque la tension V
IN est égale à 0 V.
[0029] En fonctionnement, lorsque la valeur absolue de la tension V
IN est supérieure à la somme des tensions V
CAP et V
TH1 (test 22), la diode électroluminescente globale D
1 est passante et le condensateur Cap est chargé (bloc 23) par le courant circulant
entre les noeuds A
1 et A
3 en passant successivement par la diode électroluminescente globale D
1, la diode D
0A, le condensateur Cap et la diode D
0C.
[0030] En fonctionnement, lorsque la valeur absolue de la tension V
IN est comprise entre la somme des tensions V
CAP, V
THD0A et V
THD0C et la somme des tensions V
CAP, V
THD0A et V
THD0C et V
TH1 (tests 22 et 24), la valeur de la tension rectifiée V
RECT est imposée par la source d'alimentation du circuit optoélectronique 20 et est égale
à la valeur absolue de la tension V
IN diminuée des tensions de seuil des diodes du pont redresseur 12 (bloc 25). Le nombre
de diodes électroluminescentes globales qui peuvent émettre de la lumière dépend alors
de la valeur absolue de la tension V
IN. Si la valeur absolue de la tension V
IN est supérieure à la somme des tensions de seuil V
TH1 à V
THN (test 26), les diodes électroluminescentes globales D
1 à D
N peuvent émettre de la lumière (bloc 27). De façon générale, si la valeur absolue
de la tension V
IN est supérieure à la somme des tensions de seuil V
TH1 à V
THi mais inférieure à la somme des tensions de seuil V
TH1 à V
THi+1 (tests 26 et 28), seules les diodes électroluminescentes globales D
1 à D
i peuvent émettre de la lumière (bloc 29). En outre, si la valeur absolue de la tension
V
IN est seulement supérieure à la tension de seuil V
TH1 (test 30), seule la diode électroluminescente D
1 peut émettre de la lumière (bloc 31). La sélection du nombre de diodes électroluminescentes
globales qui vont effectivement émettre de la lumière parmi les diodes électroluminescentes
globales qui peuvent émettre de la lumière est réalisée par le circuit de commutation
16. Selon un mode de réalisation, le circuit de commutation 16 sélectionne le plus
grand nombre de diodes électroluminescentes globales qui peuvent émettre de la lumière.
[0031] En fonctionnement, lorsque la valeur absolue de la tension V
IN est inférieure à la tension V
CAP diminuée de la somme des tensions V
THD0B et V
THD0D (test 24), la tension rectifiée V
RECT est imposée par le condensateur Cap et est égale à la tension V
CAP diminuée des tensions aux bornes des diodes D
0B et D
0D (bloc 31). Le courant circule alors en passant successivement par la diode D
0B, une ou plusieurs diodes électroluminescentes globales, le circuit 14, la diode D
0D et le condensateur Cap. Le nombre de diodes électroluminescentes qui peuvent émettre
de la lumière dépend de la valeur de la tension V
CAP diminuée de la somme des tensions V
THD0B et V
THD0D. Si la tension V
CAP diminuée de la somme des tensions V
THD0B et V
THD0D est supérieure à la somme des tensions de seuil V
TH1 à V
THN (test 32), les diodes électroluminescentes D
1 à D
N peuvent émettre de la lumière (bloc 33). De façon générale, si la tension V
CAP diminuée de la somme des tensions V
THD0B et V
THD0D est supérieure à la somme des tensions de seuil V
TH1 à V
THi mais inférieure à la somme des tensions de seuil V
TH1 à V
THi+1 (test 34), seules les diodes électroluminescentes D
1 à D
i peuvent émettre de la lumière (bloc 35) . En outre, si la tension V
CAP diminuée de la somme des tensions V
THD0B et V
THD0D est seulement supérieure à la tension de seuil V
TH1 (test 36), seule la diode électroluminescente D
1 peut émettre de la lumière (bloc 37). La sélection du nombre de diodes électroluminescentes
globales qui vont effectivement émettre de la lumière parmi les diodes électroluminescentes
globales qui peuvent émettre de la lumière est réalisée par le circuit de commutation
16. Selon un mode de réalisation, le circuit de commutation 16 sélectionne le plus
grand nombre de diodes électroluminescentes globales qui peuvent émettre de la lumière
sachant que la charge du condensateur Cap reste prioritaire.
[0032] Le présent mode de réalisation permet de limiter le déphasage entre le courant fourni
par la source 11 de la tension alternative V
IN et la tension V
IN, donc de garder un facteur de puissance important contrairement à un mode de réalisation
dans lequel le condensateur Cap serait prévu directement entre les noeuds A
1 et A
2, ce qui déphaserait le courant fourni par la source 11 de la tension alternative
V
IN et la tension V
IN.
[0033] Dans le cas où N est supérieur ou égal à 2, le fait que le circuit optoélectronique
comprend les diodes électroluminescents globales D
2 à D
N en série après la diode électroluminescente globale D
1 permet d'augmenter le rendement lumineux du circuit optoélectronique. En effet, sur
le front montant de V
ABS, entre le moment où la diode électroluminescente globale D
1 est alimentée par le secteur et le moment pendant lequel le condensateur Cap commence
à être chargé, l'énergie électrique serait perdue en l'absence des diodes électroluminescents
globales D
2 à D
N. De manière similaire, de l'énergie électrique serait perdue sur front descendant
de V
ABS, entre le moment où la charge du condensateur Cap est terminée et le moment ou le
condensateur Cap se décharge dans la diode électroluminescente globale D
1 en l'absence des diodes électroluminescents globales D
2 à D
N.
[0034] Le fonctionnement du circuit optoélectronique 20 comprend une phase d'initialisation
pendant laquelle la tension V
CAP augmente au cours de cycles successifs de variation de la tension V
RECT jusqu'à se stabiliser à une valeur moyenne pour laquelle la charge et la décharge
de la capacité Cap sont équivalentes.
[0035] Le principe général de fonctionnement du circuit optoélectronique 20 représenté en
figure 3 décrit précédemment va maintenant être décrit dans des modes de réalisation
particuliers. Dans les modes de réalisation qui vont être décrits par la suite, on
appelle I
LED le courant traversant la diode électroluminescente globale D
1 et I
CAP le courant traversant la capacité Cap.
[0036] La figure 5 est une figure analogue à la figure 3 dans le cas où N est égal à 1 et
la figure 6 est un chronogramme des courants I
CAP et I
LED et des tensions V
ABS, V
RECT et V
CAP du circuit optoélectronique de la figure 5. En figure 5, les bornes IN
1 et IN
2 et la source 11 ne sont pas représentées. Sur la figure 6, les tensions de seuil
des diodes D
0A, D
0B, D
0C et D
0D sont négligées. Chaque phase P
ch correspond à une phase de charge du condensateur Cap et chaque phase P
dech correspond à une phase de décharge du condensateur Cap.
[0037] Les figures 7 et 8 sont des figures analogues respectivement aux figures 5 et 6 dans
le cas où le nombre N de diodes électroluminescentes globales est égal à 2 et dans
le cas où seule la cathode de la diode électroluminescente globale D
2 est connectée au circuit de commutation 16.
[0038] Les figures 9 et 10 sont des figures analogues respectivement aux figures 5 et 6
dans le cas où le nombre N de diodes électroluminescentes globales est égal à 2 et
dans le cas où les cathodes des diodes électroluminescentes globales D
1 et D
2 sont connectées au circuit de commutation 16.
[0039] Le fait que la diode D
0A soit connectée à la cathode de la diode électroluminescente globale D
1 et que la diode D
0C soit connecté au noeud E
N+1 permet d'appliquer au condensateur Cap une tension de charge maximale la plus proche
possible de V
RECT diminuée seulement de la tension de seuil de la diode électroluminescente globale
D
1 et des tensions de seuil des diodes D
0A et D
0C et dépendante du courant imposé par le circuit 14 de régulation/limitation du courant.
[0040] Selon un autre mode de réalisation, les courants de charge et décharge du condensateur
Cap sont différents, afin de modifier les temps de charge et décharge du condensateur
Cap et ainsi d'optimiser le rendement électrique et/ou les performances en clignotement
du circuit optoélectronique 20.
[0041] La figure 11 est une figure analogue à la figure 5 à la différence que les diodes
D
0A et D
0B ne sont pas présentes, que le circuit de commutation 16 comprend la source de courant
14 qui est reliée à la diode électroluminescente globale D
1 et que le circuit de commutation 16 comprend, en outre, une source de courant supplémentaire
38 connectée à la cathode de la diode D
0C. Ce mode de réalisation permet de façon avantageuse que le courant de charge du condensateur
Cap soir différent du courant de décharge du condensateur Cap.
[0042] La figure 12 est une figure analogue à la figure 3 à la différence que l'anode de
la diode D
0A est connectée à la cathode de la diode électroluminescente globale D
i. Ceci peut être avantageux dans le cas où la tension V
RECT ne correspond pas à une tension sinusoïdale redressée mais correspond, par exemple,
à la tension fournie par un gradateur, notamment un gradateur à fermeture temporisée
et un gradateur à ouverture temporisée. Dans ce cas, la tension aux bornes de la capacité
Cap est moins importante. La capacité Cap est susceptible de ne plus pouvoir se décharger
dans le premier groupe de diodes électroluminescentes. Subdiviser ce premier groupe
en plusieurs avec des tensions de seuil moins importantes permet au dispositif de
rester allumé même pour une valeur V
CAP faible.
[0043] La figure 13 est une figure analogue à la figure 9 à la différence que les diodes
D
0A et diode D
0B ne sont pas présentes et que l'électrode du condensateur Cap qui, en figure 9, est
connectée à la cathode de la diode D
0A et à l'anode de la diode D
0B, est en figure 13 connectée à la cathode de la diode électroluminescente globale
D
1. Ce mode de réalisation permet de façon avantageuse de s'affranchir de deux diodes
par rapport au mode de réalisation représentée en figure 1.
[0044] La figure 14 représente un mode de réalisation plus détaillé de certains éléments
du circuit optoélectronique 20 représenté en figure 3 et qui est décrit dans la demande
de brevet français
FR 15/59617 non encore publiée.
[0045] Dans ce mode de réalisation, le circuit de commutation 16 comprend N+1 circuits de
conduction SW
1 à SW
N+1. Chaque circuit de conduction SW
i, i variant de 1 à N, est monté entre le noeud A
3 et la cathode de la diode électroluminescente globale D
i. Le circuit de conduction SW
N+1 est monté entre le noeud A
3 et la cathode de la diode D
0C.
[0046] Chaque circuit SW
i, i variant de 1 à N+1, est commandé par un signal S
i fourni par un module de commande 40. Pour i variant de 1 à N+1, on appelle I
i le courant circulant dans le circuit SW
i. A titre de variante, le circuit SW
N+1, qui protège la source de courant 30 des surtensions, peut ne pas être commandé par
le module de commande et être toujours passant ou peut ne pas être présent et la cathode
de la diode D
0C peut être connectée directement au noeud A
3. Le module de commande 16 peut, en totalité ou en partie, être réalisé par un circuit
dédié ou peut comprendre un microprocesseur ou un microcontrôleur adapté à exécuter
une suite d'instructions stockées dans une mémoire.
[0047] Selon un mode de réalisation, chaque circuit SW
i peut fonctionner dans K états de conduction différents, où K est un entier supérieur
ou égal à 2. Un état de conduction est un état dans lequel le circuit ne laisse pas
passer le courant ou laisse passer le courant avec une résistance qui peut être différente
selon l'état considéré. Parmi les K états de conduction du circuit SW
i, il y a un état dans lequel le circuit SW
i est le moins conducteur électriquement, par exemple un état dans lequel le circuit
SW
i empêche le passage du courant et un état dans lequel le circuit SW
i est le plus conducteur électriquement. Lorsque K est égal à 2, le circuit SW
i est, par exemple, un interrupteur qui est soit ouvert soit fermé. Le signal S
i peut alors être un signal binaire et l'interrupteur SW
i est ouvert lorsque le signal S
i est à un premier niveau, par exemple S
i,1 ou "0", et l'interrupteur SW
i est fermé lorsque le signal S
i est à un deuxième niveau, par exemple S
i,2 ou "1". A titre d'exemple, lorsque K est supérieur ou égal à 3, le circuit SW
i peut fonctionner dans un état dans lequel il empêche le passage du courant et dans
au moins deux états dans lesquels le circuit SW
i permet le passage du courant avec des résistances différentes selon le signal S
i. Le signal S
i peut alors être un signal pouvant prendre plusieurs valeurs discrètes S
i,
1 à S
i,K, chaque valeur du signal S
i commandant l'un des états de l'interrupteur SW
i. A titre d'exemple, l'état du circuit SW
i associé au signal S
i,
1 correspond à l'état bloqué dans lequel le circuit SW
i empêche la circulation de courant et les états du circuit SW
i associés respectivement aux signaux S
i,2 à S
i,K correspondent aux états dans lesquels le circuit SW
i a une résistance de plus en plus faible. A titre de variante, différentes valeurs
du signal S
i peuvent commander un même état de conduction du circuit SW
i.
[0048] Le circuit optoélectronique 20 comprend un premier comparateur 42, par exemple un
amplificateur opérationnel monté en comparateur, fournissant un signal DOWN au module
de commande 40, dont l'entrée non inverseuse (+) est reliée au noeud A
3 et dont l'entrée inverseuse (-) reçoit un seuil de tension V
DOWN fourni par un circuit 43. Selon un mode de réalisation, le comparateur 42 fournit
le signal DOWN à deux états. Le signal DOWN est mis au premier état, par exemple "0",
lorsque la tension V
CS est inférieure au seuil de tension V
DOWN. Le signal DOWN est mis au second état, par exemple "1", lorsque la tension V
CS est supérieure au seuil de tension V
DOWN.
[0049] Le circuit optoélectronique 20 comprend un deuxième comparateur 44, par exemple un
amplificateur opérationnel monté en comparateur, fournissant un signal UP au module
de commande 40, dont l'entrée inverseuse (-) est reliée au noeud A
3 et dont l'entrée non inverseuse (+) reçoit un seuil de tension V
UP fourni par un circuit 45. Selon un mode de réalisation, le comparateur 44 fournit
le signal UP à deux états. Le signal UP est mis au premier état, par exemple "0",
lorsque la tension V
CS est supérieure au seuil de tension V
UP. Le signal UP est mis au second état, par exemple "1", lorsque la tension V
CS est inférieure au seuil de tension V
UP, la tension V
UP étant inférieure à la tension V
DOWN.
[0050] Selon un mode de réalisation, chaque circuit SW
i est, par exemple, à base d'au moins un transistor, notamment un transistor à effet
de champ à grille métal-oxyde ou transistor MOS, à enrichissement ou à appauvrissement.
[0051] Selon un mode de réalisation, chaque circuit de conduction SW
i correspond à un transistor MOS, par exemple à canal N, dont le drain est relié à
la cathode de la diode électroluminescente globale D
i pour les circuits de conduction SW
1 à SW
N et à la cathode de la diode D
0C pour le circuit de conduction SW
N+1, dont la source est reliée au noeud A
3 et dont la grille reçoit le signal S
i. Lorsque le signal Si est binaire, il peut prendre deux valeurs S
i,1 (ou "0") et S
i,2 (ou "1"). Le transistor SW
i peut fonctionner selon deux états, un état passant et un état bloqué, l'état passant
étant par exemple obtenu pour la valeur "1", et l'état bloqué étant par exemple obtenu
pour la valeur "0". Lorsque le signal S
i peut prendre plus de deux valeurs, le transistor SW
i peut fonctionner selon plus de deux états dont un état bloqué et au moins deux états
de conduction différents. Selon un autre mode de réalisation, le circuit de conduction
SW
i comprend deux transistors MOS, par exemple à canal N entre la cathode de la diode
électroluminescente globale D
i (ou de la diode D
0C) et le noeud A
3, le transistor connecté à la diode électroluminescente globale D
i (ou de la diode D
0C) étant un transistor haute tension monté en cascode et le transistor connecté au
noeud A
3 étant un transistor basse tension commandé par le signal S
i. Ceci permet avantageusement d'augmenter la vitesse de commutation du circuit de
conduction SW
i.
[0052] La figure 15 représente, sous la forme d'un diagramme de fonctionnement, un mode
de réalisation d'un procédé de commande des circuits de conduction SW
i par le module de commande 40. Le procédé débute à l'étape 50.
[0053] L'étape 50 correspond à une étape d'initialisation, par exemple au démarrage du circuit
optoélectronique 20, c'est-à-dire à la mise sous tension du circuit optoélectronique
20. A titre d'exemple, à l'étape 50, le module de commande 40 fournit les signaux
S
i à l'état S
i,1, c'est-à-dire que tous les circuits de conduction SW
i sont dans l'état où leur résistance est la plus forte. Lorsque les circuits de conduction
SW
i sont des interrupteurs, tous les interrupteurs SW
i sont ouverts à l'étape 50. Le procédé se poursuit à l'étape 52.
[0054] A l'étape 52, le module de commande 40 maintient la fourniture des signaux S
i à la dernière valeur déterminée tant que le module de commande 40 reçoit les signaux
DOWN et UP à "0". A l'étape d'initialisation, aucun courant ne circulant dans les
diodes électroluminescentes globales D
1 à D
N, la tension V
CS est naturellement tirée vers 0 V, et est donc inférieure à la tension V
UP, de sorte que le signal UP passe à "1".
[0055] A l'étape 54, le module de commande 40 reçoit un signal UP à "1". Ceci signifie que
la tension V
CS a diminué au-dessous de V
UP. Le procédé se poursuit à l'étape 56.
[0056] A l'étape 56, le module de commande 40 modifie les valeurs des signaux S
i de façon à faire augmenter la tension V
CS. Selon un mode de réalisation, lorsque chaque circuit de conduction SW
i correspond à un interrupteur, que les interrupteurs SW
1 à SW
i-1 sont ouverts et que les interrupteurs SW
i à SW
N+1 sont fermés, une augmentation de la tension V
CS peut être obtenue en fermant l'interrupteur SW
i-1. Selon un autre mode de réalisation, lorsque chaque circuit de conduction SW
i est à plusieurs états de conduction, que les circuits de conduction SW
1 à SW
i-1 sont à l'état non passant, que les circuits de conduction SW
i+1 à SW
N+1 sont à l'état de conduction le plus passant et que le circuit de conduction SW
i est dans l'un des états passants, une augmentation de la tension V
CS peut être obtenue, dans le cas où l'état de conduction du circuit SW
i n'est pas l'état le plus passant, en modifiant l'état de conduction du circuit de
conduction SW
i pour en augmenter la conduction, ou, si l'état de conduction du circuit SW
i est l'état le plus passant, en modifiant l'état du circuit SW
i-1 pour le mettre dans son état de conduction le moins passant.
[0057] A l'étape 58, le module de commande 40 reçoit un signal DOWN à "1". Ceci signifie
que la tension V
CS a augmenté au-dessus de V
DOWN. Le procédé se poursuit à l'étape 60.
[0058] A l'étape 60, le module de commande 40 modifie les valeurs des signaux S
i de façon à faire diminuer la tension V
CS. Selon un mode de réalisation, lorsque chaque circuit de conduction SW
i correspond à un interrupteur, que les interrupteurs SW
1 à SW
i-1 sont ouverts et que les interrupteurs SW
i à SW
N+1 sont fermés, une diminution de la tension V
CS peut être obtenue en ouvrant l'interrupteur SW
i. Selon un autre mode de réalisation, lorsque chaque circuit de conduction SW
i est à plus de deux états de conduction, que les circuits de conduction SW
1 à SW
i-1 sont à l'état non passant, que les circuits de conduction SW
i+1 à SW
N+1 sont à l'état de conduction le plus passant et que le circuit de conduction SW
i est dans l'un des états passants, une diminution de la tension V
CS peut être obtenue en modifiant l'état de conduction du circuit de conduction SW
i pour en diminuer la conduction. Si le circuit de conduction SW
i est dans l'état non passant, l'état du circuit de conduction SW
i+1 est modifié pour rendre ce dernier moins passant. Le procédé continue alors à l'étape
52.
[0059] On obtient ainsi une régulation de la tension V
CS qui reste comprise entre les seuils de tension V
UP et V
DOWN quelles que soient les variations de V
RECT.
[0060] Un mode de réalisation du procédé de commande du circuit optoélectronique 20 va maintenant
être décrit dans le cas où les circuits de conduction SW
i correspondent à des interrupteurs. Au début d'une phase ascendante de la tension
V
RECT, c'est-à-dire, dans le cas où la tension V
RECT est obtenue à partir d'une tension V
IN sinusoïdale, lorsque V
RECT croît depuis 0 V, les interrupteurs SW
i, i variant de 1 à N, sont fermés, c'est-à-dire passants électriquement.
[0061] Dans une phase ascendante de la tension d'alimentation V
RECT, pour i variant de 1 à N, alors que les diodes électroluminescentes globales D
1 à D
i-1 sont passantes et que les diodes électroluminescentes globales D
i à D
N sont bloquées, lorsque la tension aux bornes de la diode électroluminescente globale
D
i devient supérieure à la tension de seuil de la diode électroluminescente globale
D
i, celle-ci devient passante et un courant commence à circuler dans la diode électroluminescente
globale D
i. Ceci entraîne une augmentation de la tension V
CS. Si cette dernière passe au-delà du seuil de tension V
DOWN, le module 40 commande alors l'ouverture de l'interrupteur d'indice le plus faible
parmi les interrupteurs fermés.
[0062] Au début d'une phase descendante de la tension d'alimentation V
RECT, c'est-à-dire, dans le cas où la tension V
RECT est obtenue à partir d'une tension V
IN sinusoïdale, lorsque V
RECT décroît depuis une valeur positive maximale, supérieure à la somme des tensions de
seuil des diodes électroluminescentes D
1 à D
N, les interrupteurs SW
i, i variant de 1 à N, sont ouverts. Dans une phase descendante, les diodes électroluminescentes
globales D
1 à D
i étant passantes et les diodes électroluminescentes globales D
i+1 à D
N étant bloquées, lorsque la tension V
CS diminue en dessous de la tension V
UP, cela signifie que la tension aux bornes de la source de courant 30 risque de devenir
trop faible pour que celle-ci puisse fonctionner correctement et délivrer son courant
nominal. Cela signifie donc qu'il faut réduire le nombre i de diodes en conduction
pour augmenter la tension aux bornes de la source de courant 30. Le module 40 commande
alors la fermeture de l'interrupteur d'indice le plus fort parmi les interrupteurs
ouverts. Dans le cas où chaque interrupteur SW
i est réalisé par un transistor MOS à canal N dont le drain est relié à la cathode
de la diode électroluminescente globale D
i et dont la source est relié au noeud A
3, lorsque la tension d'alimentation V
RECT baisse, la tension entre le drain de l'interrupteur SW
i et le noeud A
3 diminue jusqu'à ce que le fonctionnement du transistor SW
i passe du régime de saturation au régime linéaire. Ceci entraîne une augmentation
de la tension entre la grille et la source du transistor SW
i et donc une diminution de la tension V
CS.
[0063] De façon avantageuse, le mode de réalisation du procédé de commande des interrupteurs
SW
i décrit précédemment ne dépend pas du nombre de diodes électroluminescentes élémentaires
qui composent chaque diode électroluminescente globale D
i et donc ne dépend pas de la tension de seuil de chaque diode électroluminescente
globale.
[0064] Un mode de réalisation du procédé de commande du circuit optoélectronique va maintenant
être décrit dans le cas où chaque circuit de conduction SW
i a un nombre d'états de conduction supérieur ou égal à 3. Au début d'une phase ascendante
de la tension V
RECT, c'est-à-dire, dans le cas où la tension V
RECT est obtenue à partir d'une tension V
IN sinusoïdale, lorsque V
RECT croît depuis 0 V, les circuits de conduction SW
i, i variant de 1 à N+1, sont dans l'état de conduction le plus passant. Dans une phase
ascendante de la tension d'alimentation V
RECT, pour i variant de 1 à N, alors que les diodes électroluminescentes globales D
1 à D
i-1 sont passantes et que les diodes électroluminescentes globales D
i à D
N sont bloquées, lorsque la tension aux bornes de la diode électroluminescente globale
D
i devient supérieure à la tension de seuil de la diode électroluminescente globale
D
i, celle-ci devient passante et un courant commence à circuler dans la diode électroluminescente
globale D
i. Ceci entraîne une augmentation de la tension V
CS. Si cette dernière passe au-delà du seuil de tension V
DOWN, le module 40 commande alors le passage du circuit de conduction d'indice le plus
faible parmi les circuits de conduction passants vers un état de moins en moins passant
à chaque fois que la tension V
CS augmente au-delà de la tension V
DOWN et ce jusqu' à atteindre l'état non passant.
[0065] Au début d'une phase descendante de la tension d'alimentation V
RECT, c'est-à-dire, dans le cas où la tension V
RECT est obtenue à partir d'une tension V
IN sinusoïdale, lorsque V
RECT décroît depuis une valeur positive maximale, supérieure à la somme des tensions de
seuil des diodes électroluminescentes D
1 à D
N, les circuits de conduction SW
i, i variant de 1 à N-1, sont dans l'état non passant. Dans une phase descendante,
les diodes électroluminescentes globales D
1 à D
i-1 étant passantes et les diodes électroluminescentes globales D
i à D
N étant bloquées, lorsque la tension V
CS diminue en dessous du seuil de tension V
UP, le module 40 commande alors le passage du circuit de conduction d'indice le plus
fort parmi les circuits de conduction qui ne sont pas dans l'état le plus passant
à un état de plus en plus passant à chaque fois que la tension V
CS diminue en dessous du seuil de tension V
UP et ce jusqu'à atteindre l'état de conduction le plus passant.
[0066] La figure 16 représente un mode de réalisation plus détaillé du module de commande
40 dans le cas où le nombre d'états K de conduction de chaque circuit de conduction
SW
i est supérieur ou égal à 3. Dans le présent mode de réalisation, le module de commande
40 comprend une machine à nombre fini d'états 70 (FSM), également appelé automate
fini, à K* (N+1) états recevant les signaux DOWN et UP et fournissant un signal numérique
Q
i pour chaque circuit de conduction SW
i. A titre d'exemple, l'automate fini 70 peut fonctionner sur des fronts de UP et DOWN.
Chaque valeur du signal numérique Q
i code l'un des K états du circuit de conduction SW
i. Le module de commande 40 comprend, en outre, un décodeur 72
i (Decoder) pour chaque circuit de conduction SW
i, i variant de 1 à (N+1), chaque décodeur 72
i recevant le signal numérique Q
i et fournissant un signal numérique Q'
i. Le module de commande 40 comprend, en outre, un convertisseur numérique/analogique
74
i (DAC) pour chaque circuit de conduction SW
i, i variant de 1 à N+1, par exemple du type à modulation de largeur d'impulsion ou
un réseau qui subdivise une tension en plusieurs tensions intermédiaires, chaque convertisseur
numérique/analogique 74
i recevant le signal numérique Q'
i et fournissant le signal S
i. Le décodeur 72
i permet de fournir un signal numérique Q'
i adapté au fonctionnement du convertisseur 74
i numérique/analogique associé. Le nombre de bits des signaux numériques Q
i et Q'
i dépend du type de codage utilisé et de la précision du convertisseur numérique/analogique
74
i.
[0067] Dans le cas où le nombre d'états de conduction K est égal à 2, le mode de réalisation
du module de commande 40 représenté en figure 16 peut être simplifié, le module de
commande 40 pouvant ne pas comprendre les décodeurs 72
i et le convertisseur numérique/analogique 74
i pouvant être remplacé par un circuit d'ajustement de niveau.
[0068] Selon un mode de réalisation, l'automate fini 70 utilise un compteur COMPT comprenant
(N+1) * (K-1) bits et égal à la concaténation des signaux Q
1 à Q
N+1 et chaque signal numérique Q
i comprend (K-1) bits. A l'initialisation du circuit optoélectronique, tous les bits
du compteur sont mis à "0". En fonctionnement, l'automate fini 70 incrémente le compteur
COMPT à la réception d'un signal UP à "1" ; si tous les bits sont mis à "1", le compteur
reste dans son état. L'automate fini 70 décrémente le compteur COMPT à la réception
d'un signal DOWN à "1" ; si tous les bits sont mis à "0", le compteur reste dans son
état.
[0069] De façon avantageuse, les tensions maximales appliquées aux composants électroniques,
notamment les transistors MOS, des comparateurs 42, 40 restent faibles par rapport
à la valeur maximale que peut prendre la tension V
RECT. Il n'est alors pas nécessaire de prévoir, pour les comparateurs 42, 40, des composants
électroniques pouvant supporter la valeur maximale que peut prendre la tension V
RECT.
[0070] Selon un autre mode de réalisation, dès que la tension au drain de l'interrupteur
SW
N devient insuffisante pour faire passer le courant maximal dans la diode électroluminescente
globale D
N, l'interrupteur SW
N est dans son état le plus passant, le noeud A
3 a le même potentiel que le noeud A
2 et aucun courant ne passe. Une détection de cet état le plus passant de l'interrupteur
SW
N permet de réaliser une rétroaction filtrée (par exemple de type passe-bas) sur la
valeur du courant circulant dans la diode électroluminescente globale D
N jusqu'à ce que l'interrupteur SW
N ne soit plus dans son état le plus passant pendant une période entière de la tension
V
RECT et donc que le noeud A
3 ne soit plus au potentiel A
2 et que la source de courant 14 fonctionne. Le courant dans les diodes électroluminescentes
globales va atteindre la valeur pour laquelle les diodes électroluminescentes globales
seront constamment allumées tout au long d'un période de V
RECT. On a donc une régulation du courant dans les diodes électroluminescentes globales
en fonction de la tension V
RECT.
[0071] La figure 17 représente un schéma électrique d'un autre mode de réalisation d'un
circuit optoélectronique 75 comprenant l'ensemble des éléments du circuit optoélectronique
20 à l'exception du comparateur 44 et du circuit 45 de fourniture du seuil de tension
V
UP qui ne sont pas présents. Le circuit optoélectronique 75 comprend, en outre, un inverseur
76 recevant le signal DOWN et fournissant au module de commande 40 le signal DOWNb
qui est le complémentaire du signal DOWN. Le signal DOWNb est équivalent au signal
UP décrit précédemment pour le circuit optoélectronique 20 et peut être fourni à l'entrée
du module de commande 40 qui, pour le circuit optoélectronique 20, reçoit le signal
UP. Le module de commande 40 peut avoir la structure décrite précédemment en relation
avec la figure 16. En particulier, le module de commande 40 peut comprendre un automate
fini 70 fonctionnant comme cela a été décrit précédemment en relation avec la figure
16. A titre de variante, le comparateur 42 peut être un comparateur à hystérésis.
Selon un autre mode de réalisation, le comparateur 42 du circuit optoélectronique
75 est remplacé par une bascule de Schmitt, ayant deux tensions de seuil intrinsèques
V
L et V
H, recevant la tension V
CS et fournissant le signal DOWN. A titre d'exemple, quand la tension V
CS augmente depuis 0 V, le signal DOWN reste à l'état "0" jusqu'à ce que la tension
V
CS dépasse le seuil de tension V
H. A ce moment, le signal DOWN passe à l'état "1". Le signal DOWN reste à l'état "1"
jusqu'au moment où la tension V
CS devient inférieure au seuil de tension V
L. A ce moment, le signal DOWN passe à l'état "0". Le signal DOWN reste à l'état "0"
jusqu'à ce que la tension V
CS repasse au-dessus du seuil de tension V
H.
[0072] Pour modifier la puissance lumineuse fournie par le circuit d'éclairage, il est connu
de placer un gradateur entre la source de la tension redressée et le circuit optoélectronique.
Il existe plusieurs types de gradateurs, dont notamment les gradateurs à fermeture
temporisée et les gradateurs à ouverture temporisée.
[0073] La figure 18 est une vue analogue à la figure 3 d'un mode de réalisation d'un circuit
optoélectronique 80 dans lequel un gradateur 82 est disposé en série avec la source
11 entre les bornes IN
1 et IN
2. Le gradateur 82 peut être un gradateur à coupure de phase comprenant un interrupteur
électronique dont le temps de conduction est limité à une fraction de la période T
de la tension V
IN.
[0074] Un inconvénient est que les gradateurs ont généralement été conçus pour fonctionner
avec des circuits d'éclairage à lampe à incandescence et peuvent ne pas fonctionner
correctement lorsqu'ils sont connectés à un circuit optoélectronique à diodes électroluminescentes,
car leur puissance est souvent trop faible par rapport à la puissance minimale requise
par le gradateur.
[0075] Les figures 19 et 20 représentent chacune un exemple de courbes d'évolution des courants
I
LED et I
CAP et des tensions V
ABS, V
RECT et V
CAP lorsque la tension alternative V
IN est sinusoïdale de période T et lorsque le gradateur 82 est un gradateur à fermeture
temporisée (en anglais leading edge dimmer). La tension V
ABS suit le signal qui serait obtenu en l'absence de gradateur à l'exception d'une durée
T' au début de chaque arc de sinusoïde pendant laquelle la tension V
ABS est sensiblement nulle. Pour un gradateur à ouverture temporisée (en anglais trailing
edge dimmer), la tension V
ABS suit le signal qui serait obtenu en l'absence de gradateur à l'exception d'une durée
en fin de chaque arc de sinusoïde pendant laquelle la tension V
ABS est sensiblement nulle. Le rapport entre la durée T' et la demi-période T du signal
sinusoïdal non redressé est appelé angle d'ouverture du gradateur.
[0076] Pour être sûr qu'il n'y ait pas d'extinction de la diode électroluminescente globale
D
1, il faut que la charge du condensateur Cap soit toujours supérieure à la tension
de seuil V
TH1. Si la tension est hachée par le gradateur 82, le condensateur Cap a moins de temps
pour se recharger alors que le temps de décharge dans la diode électroluminescente
globale D
1 est allongé.
[0077] La figure 19 représente une configuration dans laquelle le courant circulant dans
la diode électroluminescente D
1 n'est pas modifié par la présence du gradateur 82 tandis que la figure 20 représente
une configuration avec un angle d'ouverture plus important dans laquelle le courant
circulant dans la diode électroluminescente D
1 diminue en raison de la présence du gradateur 82.
[0078] Il y a deux points à prendre en compte pour permettre l'utilisation d'un gradateur
82 tout en maintenant un niveau de clignotement/scintillement tolérable :
premièrement, il faut assurer un niveau de variation de luminosité au cours d'une
période de VRECT tolérable ; et
deuxièmement, il faut assurer le fonctionnement du gradateur 82 en imposant une impédance
à ses bornes similaire à celle pour laquelle il a été conçu, c'est-à-dire une impédance
en générale faible.
[0079] Pour le premier point, pour être sûr qu'il n'y ait pas d'extinction de la diode électroluminescente
globale D
1, il faut que la charge du condensateur Cap soit toujours supérieure à la tension
de seuil V
TH1. Or si la tension V
IN du secteur est hachée par le gradateur 82, le condensateur Cap a moins de temps pour
se recharger alors que le temps de décharge dans la diode électroluminescente globale
D
1 est allongé. Pour maintenir un niveau de charge acceptable et éviter la variation
de luminosité par extinction de la diode électroluminescente globale D
1, un mode de réalisation prévoit de moduler, notamment diminuer, les courants de charge
et décharge dans le condensateur Cap afin que la tension moyenne aux bornes du condensateur
Cap soit toujours suffisante pour maintenir au moins la diode électroluminescente
globale D
1 allumée et ainsi limiter les variations de luminosité au cours d'une période de V
RECT.
[0080] Pour le deuxième point, le problème se pose lorsque la tension V
RECT est inférieure à la tension V
CAP, car le courant dans les diodes électroluminescentes est tiré sur le condensateur
Cap et non sur la source 11. Un mode de réalisation prévoit d'ajouter un dispositif
permettant de détecter si le courant est tiré sur le secteur et de compenser son absence
ou sa trop faible valeur par un courant additionnel.
[0081] Les figures 21 et 22 représentent des modes de réalisation de circuits optoélectroniques
90 et 100 adaptés à l'utilisation d'un gradateur 82. Le circuit optoélectronique 90
comprend l'ensemble des éléments du circuit optoélectronique 20 représenté en figure
3 tandis que le circuit optoélectronique 100 comprend l'ensemble des éléments du circuit
optoélectronique 20 représenté en figure 11. Chaque circuit 90 et 100 comprend, en
outre, une diode D' dont la cathode est connectée au noeud A
1 et dont l'anode est connectée à un noeud A
4, connecté à une borne de sortie du pont redresseur 12. On appelle A
5 un noeud connecté à l'autre borne de sortie du pont redresseur 12. Chaque circuit
optoélectronique 90 et 100 comprend, en outre, un module 92 (Bloc d'amorçage gradateur)
permettant d'amorcer le fonctionnement du gradateur 82. Le module 92 est monté en
parallèle du pont redresseur 12, entre le noeud A
4 et le noeud A
5. Le potentiel au noeud A
5 peut correspondre au potentiel de référence bas du pont redresseur 12. Le module
92 est, en outre, relié à l'anode de la diode D
0D.
[0082] Dans le présent mode de réalisation, la source de courant 14 est une source de courant
commandable par un signal V
DIM. A titre d'exemple, l'intensité du courant fourni par la source de courant 14 est
proportionnelle au signal V
DIM. Selon un mode de réalisation, le signal V
DIM est une tension qui est obtenue à partie de la tension V
RECT, mesurée entre les noeuds A
4 et A
5. Selon un mode de réalisation, chaque circuit 90 et 100 comprend un module 94 de
détection de seuil qui reçoit la tension V
RECT et qui est adapté à fournir un signal binaire PWM modulé en largeur d'impulsion dont
la fréquence correspond à la fréquence du signal V
RECT et dont le rapport cyclique est déterminé en comparant la tension V
RECT à au moins un seuil. Le circuit 90 comprend, en outre, un modulateur 95 avec une
tension de référence V
REF recevant le signal PWM et fournissant un signal modulé PWM' un filtre 96 recevant
le signal modulé PWM' et fournissant le signal V
DIM filtré. Le modulateur 95 permet d'adapter la valeur moyenne du signal V
DIM en fonction de la tension V
REF et du rapport cyclique du signal PWM.
[0083] La figure 23 représente un chronogramme de la tension V
RECT et de la tension PWM dans le cas où le module 94 compare la tension V
RECT à un seuil unique V
TH. Le signal PWM est à '1' lorsque la tension V
RECT est supérieure ou égale au seuil V
TH et le signal PWM est à '0' lorsque la tension V
RECT est inférieure strictement au seuil V
TH.
[0084] La figure 24 représente un mode de réalisation du module 94 permettant d'obtenir
le chronogramme représenté en figure 23. Le module 94 comprend un transistor MOS M0
à canal N dont le drain reçoit la tension V
RECT, dont la source est reliée à une borne d'une résistance R
A et dont la grille est reliée à l'autre borne de la résistance R
A. Deux diodes Zener D
Z0 et D
Z1 sont montées en série entre la résistance R
A et un miroir de courant, les cathodes des diodes D
Z0 et D
Z1 étant orientées du côté de la résistance R
A. Le miroir de courant comprend deux transistors MOS M
1A et M
1B à canal N. Le transistor M
1A est monté en diode. Les sources des transistors M
1A et M
1B sont reliées au noeud A
2. Le drain du transistor M
1A est relié aux grilles des transistors M
1A et M
1B et à l'anode de la diode Zener D
Z0. Le drain du transistor M
1B fournit le signal PWM
B, qui est le complémentaire du signal PWM, et est relié à une source d'un potentiel
de référence haut VCC par une résistance R
A. Le potentiel de référence haut VCC peut être obtenu à partir de la tension V
RECT. On appelle V
DZ0 la tension entre la cathode et l'anode de la diode Zener D
Z0, V
DZ1 la tension entre la cathode et l'anode de la diode Zener D
Z1, et V
THM1 la tension de seuil des transistors M
1A et M
1B.
[0085] Le transistor M
0 est un transistor déplété, c'est-à-dire avec une tension de seuil V
T négative. Lorsque la tension V
RECT est supérieure strictement à la somme des tensions V
DZ0, V
DZ1 et V
THM1, un courant circule dans le transistor M
1A et est copié dans le transistor M
1B. Le signal PWM
B est alors à l'état bas, tiré au potentiel de référence bas par le transistor M
1B. Si la tension V
RECT est inférieure strictement à la somme des tensions V
DZ0, V
DZ1 et V
THM1, aucun courant ne circule dans le transistor M
1B. Le signal PWM
B est alors à l'état haut, tiré au potentiel de référence haut V
CC par la résistance R
B. La tension de seuil V
TH du module 94 est déterminée par les tensions de seuil des diodes Zener D
Z0 et D
Z1 et la tension de seuil V
THM1 du transistor M
1A.
[0086] Selon un autre exemple, le module 94 compare la tension V
RECT à deux seuils selon un cycle à hystérésis.
[0087] La figure 25 représente un chronogramme de la tension V
DIM et de la tension PWM.
[0088] La figure 26 est un schéma électrique d'un mode de réalisation du module 95 de modulation
dans lequel la tension V
REF correspond au potentiel de référence haut VCC et du module d'intégration 96 permettant
d'obtenir les signaux du chronogramme représenté en figure 25. Dans ce mode de réalisation,
les tensions V
DIM et PWM' sont confondues.
[0089] Selon un mode de réalisation, les modules de modulation 95 et d'intégration 96 comprennent
une résistance R
1 et un interrupteur T
1 en série entre la source du potentiel de référence haut V
CC et un noeud B. L'interrupteur T
1 est commandé par le signal PWM. Les modules de modulation 95 et d'intégration 96
comprennent, en outre, une résistance R
2 et un interrupteur T
2 en série entre le noeud B et le noeud A
2. L'interrupteur T
2 est commandé par le signal PWM
B. Le module d'intégration 96 comprend, en outre, un condensateur C
INTEG monté entre le noeud B et le noeud A
2. La tension V
DIM correspond à la tension aux bornes du condensateur C
INTEG.
[0090] Le rapport entre les résistances R
1 et R
2 permet de régler le taux de modulation et donc la valeur moyenne du signal V
DIM modulé et filtré.
[0091] La figure 27 est un schéma électrique d'un mode de réalisation du module 92. Le module
92 comprend un transistor MOS T, par exemple à canal N, dont la source est connectée
au noeud A
2 et dont le drain est connecté au noeud A
4. Le module 92 comprend, en outre, un condensateur C
COMP et une résistance R
COMP en parallèles disposés entre le noeud A
2 et le noeud A
5. Le module 92 comprend, en outre, un amplificateur différentiel 98 dont l'entrée
non inverseuse (+) est connectée au noeud A
5, dont l'entrée inverseuse (-) est connectée au noeud A
2 et dont la sortie commande la grille du transistor T. La tension V
offset est la tension entre les entrées (+) et (-) de l'amplificateur 98. Le courant I
COMP est le courant au drain du transistor T.
[0092] Le module 92 permet de tirer un courant minimum sur le secteur en plaçant une résistance
R
COMP entre la masse du circuit de commutation 16 (potentiel GNDA au noeud A
2) et la masse du pont redresseur 12 (potentiel GND au noeud A
5). Ainsi, si aucun courant n'est tiré sur le secteur par le circuit de commutation
16, un courant I
COMP de valeur Voffset/R
COMP est tiré sur le secteur. Un pic en courant I
COMP permet d'amorcer le gradateur 82 en chargeant le condensateur C
COMP en début de front montant sur la tension V
RECT. Un courant constant I
COMP dans la résistance R
COMP permet de maintenir l'état du gradateur en tirant un courant I
COMP de maintien, ajustable grâce à la résistance R
COMP. Quand le secteur alimente les diodes électroluminescentes, un courant au minimum
égal à V
offset/R
COMP est tiré sur le secteur.
[0093] Des modes de réalisation particuliers ont été décrits. Diverses variantes et modifications
apparaîtront à l'homme de l'art. Bien que des modes de réalisation détaillés aient
été décrits comprenant un seul condensateur Cap, un ou plusieurs condensateurs supplémentaires
peuvent être prévus. Par exemple, un condensateur supplémentaire peut être ajouté
en parallèle d'un ensemble de diodes électroluminescentes globales successives. En
outre, bien que des modes de réalisation détaillés aient été décrits dans lesquels
l'état de conduction le moins conducteur électriquement de chaque circuit de conduction
SW
i correspond à un état non passant, il est clair que ces modes de réalisation peuvent
également être mis en oeuvre avec un circuit de conduction SW
i pour lequel l'état le moins conducteur électriquement correspond néanmoins à un état
dans lequel du courant circule au travers du circuit SW
i, par exemple un courant dont l'intensité est inférieure ou égale à la limite théorique
qui est l'intensité maximale induisant une puissance dans le circuit de conduction
SW
i pouvant être dissipée sans causer de dysfonctionnement de celui-ci. En outre, bien
que dans les modes de réalisation décrits précédemment, les interrupteurs SW
1 à SW
N soient reliés à une seule source de courant, il est clair que plusieurs sources de
courant peuvent être prévues. A titre d'exemple, une source de courant peut être prévue
par interrupteur SW
i ou bien une source de courant peut être prévue par paire d'interrupteur SW
i, etc.