Domaine de l'invention
[0001] La présente invention concerne un mouvement horloger du type électromécanique comprenant
un moteur pas-à-pas agencé pour pouvoir entrainer un train d'engrenages, formé au
moins d'une première roue et d'un pignon ou d'une deuxième roue engrenant avec la
première roue, ce mouvement horloger comprenant en outre un dispositif de détermination
de la position angulaire de la première roue.
Arrière-plan de l'invention
[0002] Plusieurs dispositifs de détection de la position angulaire d'une roue entrainée
par un moteur horloger ont été proposés. Plusieurs documents concernent l'agencement
de dispositifs optiques comprenant une source de lumière et un capteur de lumière,
le mouvement horloger étant agencé de manière à varier de manière contrôlée la réception
de lumière par le capteur en fonction de la position angulaire de la roue considérée.
D'autres documents proposent l'agencement de capteurs capacitifs ou de capteurs inductifs.
Certains documents proposent d'agencer des éléments aimantés et au moins un capteur
de Hall. Tous ces dispositifs sont relativement onéreux et complexe. De plus, ils
engendrent souvent un encombrement relativement important et/ou demandent des usinages
particuliers de parties du mouvement horloger, notamment du plateau de la roue considérée.
[0003] Afin de diminuer le coût, la complexité et l'encombrement du dispositif de détection
de la position angulaire d'une roue, il y a été proposé d'introduire un 'point dur'
dans un engrenage du train d'engrenages comprenant la roue considérée, un tel 'point
dur' consistant en l'ajout d'une charge, respectivement d'un couple résistif supplémentaire
pour le moteur entrainant le train d'engrenages de manière localisée à une plage angulaire
restreinte de la roue. La détection de ce couple résistif supplémentaire par des moyens
de détection appropriés, notamment par une détermination du couple nécessaire pour
effectuer un pas moteur, permet de détecter le passage d'un axe de référence de la
roue considérée par un certain angle de référence relativement à l'axe de rotation
de cette roue.
[0004] Un premier dispositif sans capteur externe supplémentaire est divulgué dans le document
CH 640 098, lequel prévoit d'agencer un élément ferromagnétique sur le plateau de la roue à
proximité de la denture et un aimant fixe à la périphérie de cette roue. Lors de la
rotation de la roue, lorsque l'élément ferromagnétique approche de l'aimant, ce dernier
l'attire dans le sens de rotation et ainsi l'énergie nécessaire pour effectuer un
pas moteur diminue. Par contre, une fois la position angulaire de l'aimant dépassée,
l'aimant exerce une force dans le sens contraire à la rotation, ce qui engendre une
augmentation de l'énergie nécessaire pour effectuer un pas. Un circuit de détection
de l'énergie de l'impulsion électrique fournie par le moteur à chaque pas permet de
déterminer pour quel pas l'élément ferromagnétique se trouvait sensiblement en regard
de l'aimant. Ce système présente divers inconvénients. Premièrement, il utilise un
aimant, ce qui peut impacter d'autres éléments du mouvement horloger. De plus, la
force magnétique sur la roue peut avoir une composante axiale qui engendre un couple
sur l'arbre de la roue et augmente les frottements dans les paliers. Ensuite, l'agencement
de l'aimant à la périphérie de la roue demande un certain espace à dégager dans le
mouvement, ce qui n'est pas toujours aisé. Finalement, l'aimant agit sur l'élément
ferromagnétique sur une relativement grande distance angulaire correspondant à plusieurs
pas moteur. La détection de la position de l'axe de référence de la roue, défini par
l'élément ferromagnétique, demande donc d'analyser le comportement du moteur sur plusieurs
pas. Il est proposé ici à cet effet d'analyser la courbe de courant pour chaque impulsion
et de déterminer l'évolution de certains paramètres spécifiques de cette courbe qui
sont dépendants du couple fourni pour effectuer le pas correspondant.
[0005] Un deuxième dispositif sans capteur externe supplémentaire est divulgué dans le document
US 6,414,908. Ce document enseigne d'agencer un 'point dur' engendrant de manière localisée une
forte charge pour le moteur pas-à-pas sur un ou plusieurs pas lors de l'entrainement
de la roue. La détection de cette charge est effectuée dans un exemple donné par la
mesure de la durée des impulsions du moteur. Plus précisément, il est prévu ici de
fournir des impulsions normales avec une première énergie pour effectuer une avance
pas-à-pas du train d'engrenages. Un dispositif de détection permet de déterminer si
le rotor a bien effectuer un pas après avoir qu'une impulsion normale ait été fournie.
Si ce n'est pas le cas, il est prévu dans ce mode de réalisation de fournir une première
impulsion de rattrapage avec une deuxième énergie supérieure à la première énergie.
En fonctionnement usuel, sans l'agencement d'un point dur, l'entrainement du train
d'engrenages est assuré par les impulsions normales et les premières impulsions de
rattrapage. Par contre, le couple résistif engendré par l'agencement du point dur
nécessite une deuxième impulsion de rattrapage avec une troisième énergie supérieure
à la deuxième énergie. Ainsi, une détection de non rotation après avoir fourni une
première impulsion de rattrapage est causée par le point dur, ce qui permet ainsi
de déterminer la position d'un axe de référence d'une roue par la seule détermination
des pas ayant nécessités une deuxième impulsion de rattrapage. A titre d'exemple,
pour une puissance électrique sensiblement constante fournie au moteur, les diverses
impulsions se distinguent par leurs différentes durées respectives.
[0006] Le document
US 6,414,908 décrit en détails la détection du passage d'une aiguille par la position '12 heures'
sur la base de l'enregistrement des pas ayant nécessités l'application d'une deuxième
impulsion de rattrapage, mais il ne donne quasi aucun enseignement quant à la réalisation
pratique d'un point dur. Pour engendrer un couple résistif supplémentaire, seuls deux
exemples sont courtement indiqués. La première variante propose de modifier localement
le profil de la denture. Pour la deuxième variante, il est seulement indiqué que le
couple résistif supplémentaire est engendré par une came. Cette deuxième variante
est vague et l'homme du métier ne reçoit ici quasi aucun enseignement pratique. Concernant
la première variante, elle n'est pas dépourvue d'intérêt, mais aucun exemple concret
n'est donné. On notera toutefois que l'implémentation de cette première variante pose
certains problèmes techniques. Premièrement, réaliser une roue avec une denture non
uniforme complique sa fabrication. Ensuite, étant donné les tolérances de fabrication,
il n'est pas aisé de garantir un point dur avec un couple résistif dont la valeur
se trouve dans une certaine plage donnée. Finalement, un certain jeu d'engrenage est
généralement nécessaire pour garantir un engrènement correct. Le fait de créer un
point dur en variant localement le profil de la denture peut facilement avoir pour
conséquence de bloquer la rotation du moteur et donc l'entrainement du train d'engrenages
associé à ce moteur.
Résumé de l'invention
[0007] Un but de la présente invention est de fournir un mouvement horloger électromécanique
avec un dispositif de détection de la position angulaire d'une roue qui soit relativement
simple à réaliser et qui permette de détecter précisément le passage d'un demi-axe
de référence de cette roue par un angle de référence donné.
[0008] Un autre but est de fournir un tel dispositif de détection qui fonctionne sans nécessiter
un traitement complexe d'un signal électrique en lien avec l'alimentation électrique
du moteur pas-à-pas prévu pour entrainer la roue.
[0009] Un autre but est de fournir un dispositif de détection du type susmentionné qui soit
relativement peu encombrant.
[0010] A cet effet, le mouvement horloger électromécanique selon l'invention comprend une
roue entrainée en rotation par un moteur pas-à-pas et un dispositif de détection de
la position angulaire de cette roue qui est capable de détecter un couple résistif
supplémentaire intervenant de manière momentanée lors de l'entrainement pas-à-pas
de la roue. Il est caractérisé par le fait que ledit couple résistif supplémentaire
est engendré par un élément élastique solidaire de la roue et agencé de manière à
s'étendre, en projection dans un plan général de cette roue dans lequel est situé
sa denture, dans un creux donné entre deux dents adjacentes de cette denture. Ensuite,
le mouvement horloger est agencé de manière que la roue engrène avec un composant
mobile présentant une denture qui est située au moins partiellement au niveau de l'élément
élastique, de sorte que cette denture vienne presser contre l'élément élastique lorsqu'une
de ses dents pénètre dans ledit creux donné.
[0011] Dans un mode de réalisation avantageux, l'élément élastique est configuré de manière
qu'il pénètre, en projection dans le plan général de la roue, dans une moindre mesure
dans l'un et/ou l'autre des deux creux adjacents au creux donné susmentionné ou, de
préférence, à ne pas pénétrer dans ces deux creux adjacents.
[0012] Grâce aux caractéristiques du dispositif de détection de l'invention, le couple résistif
supplémentaire peut être limité au passage d'une dent du composant mobile dans un
seul creux donné de la denture de la roue. Il est ainsi très localisé et peut être
détecté dans certains cas sur un seul pas du moteur. Ceci simplifie le traitement
du signal électrique dépendant du couple fourni par le moteur pas-à-pas associé à
la roue et permet de déterminer avec précision une position angulaire de référence
d'un demi-axe de référence de la roue qui passe par le centre du creux donné de la
denture de la roue et correspond à un pas de référence du moteur.
[0013] Selon une variante avantageuse, l'élément élastique est un ressort-fil de petites
dimensions et fixé sur le plateau de la roue. Un tel ressort-fil est très peu encombrant
et sa fixation peut être réalisée aisément par divers moyens de fixation, notamment
par un soudage, en veillant à agencer précisément une partie de son extrémité libre
en superposition du creux donné susmentionné.
Brève description des dessins
[0014] L'invention sera décrite ci-après à l'aide de dessins annexés, donnés à titre d'exemples
nullement limitatifs, dans lesquels :
- La Figure 1 est un schéma-bloc du mouvement électromécanique selon l'invention;
- La Figure 2A est une vue de dessus d'une roue et d'un pignon d'un train d'engrenages
du mouvement de la Figure 1, la roue étant munie d'un ressort qui appartient au dispositif
de détection de la position angulaire de cette roue, la Figure 2B étant une vue similaire
à celle de la Figure 2A mais avec une position angulaire particulière de la roue pour
laquelle un couple résistif supplémentaire est engendré par le ressort;
- La Figure 3 est un agrandissement partiel de la Figure 2A;
- La Figure 4 est une coupe transversale partielle selon la ligne IV-IV de la Figure
2B;
- Les Figures 5A à 5C montrent schématiquement des courbes de couple fourni par le moteur
pas-à-pas pour trois variantes différentes.
Description détaillée de l'invention
[0015] En se référant aux figures, on décrira ci-après un mode de réalisation d'un mouvement
horloger électromécanique 2 comprenant un moteur pas-à-pas 4, un train d'engrenages
6 couplé au moteur et entrainant un affichage analogique 8. De manière classique,
le mouvement comprend encore un circuit d'alimentation 10 du moteur, un circuit logique
de commande 12 qui fournit notamment au circuit d'alimentation les signaux pour la
formation des impulsions appliquées au moteur, un circuit d'horloge 14 définissant
une base de temps en particulier pour le circuit logique 12 et une unité de traitement
centrale 18 qui gère les diverses fonctions du mouvement horloger. Finalement, le
mouvement horloger comprend aussi un circuit de détection 16 de la charge définie
par le train d'engrenages et l'affichage analogique, respectivement du couple moteur
fourni à chaque pas pour entrainer cette charge. Ce circuit de détection fait partie
d'un dispositif de détection de la position angulaire d'une roue selon l'invention.
Il est relié au circuit d'alimentation (liaison A) et/ou directement au moteur pas-à-pas
(liaison B) et/ou encore au circuit logique de commande (en particulier via l'unité
de traitement centrale).
[0016] Le circuit de détection 16 peut être agencé de diverses manières connues de l'homme
du métier, en particulier comme dans l'art antérieur mentionné précédemment. Dans
un cas où il est prévu de pouvoir fournir trois impulsions différentes avec respectivement
trois énergies différentes, la détection de la charge consiste alors à déterminer
laquelle de ces trois impulsions différentes est nécessaire pour effectuer un certain
pas. Dans un autre cas où une gestion en temps réel des impulsions en fonction de
la charge est prévu, la détection de la charge peut se faire de diverses manières
en analysant un ou plusieurs paramètres parmi les trois paramètres physiques intervenant
dans l'énergie d'une impulsion électrique, à savoir le temps, la tension appliquée
et le courant fourni. La détection de la charge peut être liée à une valeur de ces
paramètres, par exemple la durée de l'impulsion, le courant de crête, la tension sélectionnée
le cas échéant. Dans des modes de détection plus sophistiquées, on peut utiliser plusieurs
de ces valeurs ou des informations dérivées de ces paramètres. Finalement, l'homme
du métier connaît également des moyens de détection qui analysent une tension induite
/ un courant induit dans une bobine du moteur après avoir fourni une impulsion électrique
(en utilisant un commutateur entre le circuit d'alimentation et le circuit de détection).
Un tel signal induit permet notamment de déterminer si le pas a bien été effectué,
mais une analyse de ce signal peut aussi donner une information sur le couple résistif
appliqué au moteur.
[0017] Le train d'engrenages 6 comprend une roue 22, présentant une denture 23 et entrainée
en rotation par le moteur, et un pignon 24 présentant une denture 25 et engrenant
avec cette roue. Ce pignon forme de manière non limitative un composant mobile engrenant
avec la denture 23 de la roue 22. Un couple résistif localisé supplémentaire est réalisé
par un élément élastique 26 solidaire de la roue 22. Cet élément élastique est formé
par un ressort-fil qui est agencé sur le plateau de la roue et dont une extrémité
29 est fixée à ce plateau. Le ressort-fil présente à une extrémité libre une partie
coudée 30 qui est superposée à un creux donné 32 de la denture 23 entre deux dents
adjacentes 34 et 35 de cette denture. On remarquera que dans la variante avantageuse
représentée aux figures, la partie coudée 30 est pliée de manière à ne pas être superposée
aux deux creux 36 et 37 qui sont adjacents au creux 32. Dans une autre variante, le
ressort-fil est fixé à ses deux extrémités, la partie coudée étant située environ
au milieu de la longueur de ce ressort-fil. La partie coudée fait avantageusement
saillie de la courbure principale du ressort-fil, de manière à être superposée à la
denture 23 de manière très localisée. Toutefois, cette variante avantageuse n'est
pas limitative, l'élément élastique ne présentant pas nécessairement une telle partie
coudée. Ainsi, par exemple, dans une variante, seul le bout de l'extrémité libre du
ressort est superposé à la denture de la roue. Finalement, la denture 25 du pignon
24 est située au moins partiellement au niveau du ressort-fil, comme montré dans la
coupe de la Figure 3, de sorte que cette denture vient presser contre l'élément élastique,
à savoir ici contre la partie coudée du ressort-fil, lorsqu'elle pénètre dans le creux
donné 32.
[0018] De manière plus générale, il est prévu que l'élément élastique soit agencé de manière
à s'étendre, en projection dans un plan général 40 de la roue 22 dans lequel est située
sa denture 23, dans un creux donné, cet élément élastique étant élastiquement déformable
selon une direction radiale de la roue sensiblement jusqu'au fond du creux donné (c'est-à-dire
au moins suffisamment pour permettre une pénétration de ce creux par la denture du
pignon, sans risque de bloquer l'engrènement de ce pignon avec la roue). De manière
avantageuse, l'élément élastique est configuré de sorte à pénétrer, en projection
dans ledit plan général, dans l'un et/ou l'autre des deux creux adjacents au creux
donné dans une moindre mesure que dans ce creux donné. De préférence, comme dans la
variante exposée précédemment, il est prévu que l'élément élastique soit réalisé et
fixé à la roue de manière à ne pas pénétrer, en projection dans ledit plan général,
dans les deux creux adjacents.
[0019] Le dispositif de détection de la position angulaire de la roue 22 permet ainsi de
déterminer le passage d'un demi-axe de référence 42 de cette roue par une direction
de référence 44, correspondant à un angle de référence α
REF, défini par cette roue et le composant mobile. Le demi-axe 42 est défini par le milieu
du creux 32, respectivement par la portion de la partie courbée 30 du ressort-fil
qui est superposée à ce creux sélectionné. L'angle de référence α
REF correspond, dans le cas d'un composant mobile formant une roue ou un pignon, à la
position angulaire d'une droite 44 passant par le centre de la roue 22 et le centre
de ce composant mobile. Le dispositif de détection selon l'invention comporte ainsi
un 'point dur' localisé au niveau d'un seul creux de la denture d'une roue et il comprend
pour sa détection un circuit électronique capable de détecter un couple résistif supplémentaire
intervenant de manière momentanée lors de l'entrainement pas-à-pas de la roue 22 et
du pignon 24 par le moteur 4.
[0020] Aux Figures 5A, 5B et 5C sont représentées respectivement trois courbes 48A, 48B
et 48C indiquant le couple fourni par le moteur lors d'un entrainement pas-à-pas du
train d'engrenages 6 avec le passage d'une dent du pignon 24 dans le creux 32 de la
denture de la roue 22 et donc par le point dur engendré par le ressort-fil 28 qui
est superposé seulement à ce creux donné. Ces trois courbes sont une représentation
schématique du couple résistif que doit vaincre le moteur lors d'une succession d'impulsions
représentées appondues, alors qu'en fonctionnement normal les impulsions sont séparées
par des périodes de repos du moteur pas-à-pas.
[0021] La Figure 5A correspond à une situation particulière pour une denture 23 avec soixante
dents et une roue effectuant soixante pas par tour. Dans ce cas-ci, le couple résistif
supplémentaire dû au ressort-fil intervient pour un seul pas du moteur, de sorte que
la position angulaire de la roue est déterminée dès la détection, pour un pas N, d'un
pic 50A dans le couple fourni par le moteur. On remarquera toutefois qu'il est aussi
possible, selon la position relative des dentures qui engrènent lors des périodes
de repos du moteur, que le couple résistif supplémentaire soit ressenti sur deux pas
consécutifs. C'est notamment le cas si une position de repos du moteur correspond
à une situation où la partie courbée 30 est pressée par une dent de la denture 25.
Dans ce cas, il est donc nécessaire de définir lequel des deux pas consécutifs est
celui qui définit la position angulaire de référence.
[0022] La Figure 5B correspond à une variante où la denture 23 présente aussi soixante dents
mais la roue effectue un tour chaque trente pas. Le pic 50B d'augmentation du couple
résistif intervient sur une durée moindre que la durée d'une impulsion standard. Comme
il est généralement sans intérêt pratique de connaître une position de référence avec
une précision supérieure à celle définie par un pas du moteur, on remarquera que la
partie courbée 30 du ressort-fil pourrait, dans une autre variante, s'étendre sur
deux creux consécutifs, en particulier si de manière avantageuse la relation d'engrènement
des deux dentures est contrôlée précisément pour que les deux creux consécutifs soient
pénétrés lors d'un même pas. Cependant, de préférence, on conservera une variante
de réalisation avec le ressort-fil superposé à un seul creux. Ainsi, la position relative
des dentures lors des périodes de repos du moteur est moins critique. On montera de
préférence le moteur et le train d'engrenages de sorte que le passage du creux donné
32 intervienne au cours d'un seul pas effectué par le moteur.
[0023] La Figure 5C correspond à une variante où la denture 23 présente trente dents et
la roue effectue soixante pas par tour. Dans ce cas, le couple résistif supplémentaire
est ressenti sur plusieurs pas consécutifs, le pic de couple 50C s'étendant au moins
sur deux pas et généralement sur trois pas. Une analyse du signal d'alimentation engendrant
les impulsions électriques concernées par les plusieurs pas consécutifs peut permettre
généralement de définir un pas pour lequel le couple résistif passe par un maximum
et ainsi de déterminer un pas correspondant à la position de référence de la roue
22. Cependant, dans le cas où le couple résistif supplémentaire agit sur plusieurs
pas consécutifs du moteur, on peut définir de plusieurs manières quel est le pas de
référence. On peut par exemple prévoir que ce soit le premier pas présentant un couple
résistif au-dessus d'un seuil prédéterminé ou le dernier pas d'une série de pas présentant
tous un couple résistif au-dessus de ce seuil. On comprend qu'on peut encore choisir
un pas situé au milieu d'une telle série de pas ou le pas qui suit une telle série,
c'est-à-dire le premier pas correspondant à un couple inférieur à un seuil donné après
une série de pas pour lesquels le couple résistif était au-dessus de ce seuil.
[0024] Le dispositif de détection selon l'invention est peu encombrant. Il présente l'avantage,
au niveau constructif, d'embarquer l'entier du dispositif de détection (à l'exception
de la partie électronique qui est incorporée au circuit électronique du mouvement
horloger) sur la roue concernée. En effet, seul un élément élastique solidaire de
la roue en question est requis. Il peut facilement être fixé sur cette roue de manière
à ne couvrir qu'un seul creux.
1. Mouvement horloger électromécanique comprenant un moteur pas-à-pas (4), une roue (22)
entrainée en rotation par ce moteur, un composant mobile (24) engrenant avec cette
roue et un dispositif de détection de la position angulaire de la roue, ce dispositif
de détection permettant de déterminer le passage d'un demi-axe de référence (42) de
cette roue par un angle de référence (αREF) défini par cette roue et le composant mobile et comprenant à cet effet un circuit
électronique (16) capable de détecter un couple résistif supplémentaire intervenant
de manière momentanée lors de l'entrainement pas-à-pas de la roue et du composant
mobile par le moteur ; caractérisé en ce que ledit couple résistif supplémentaire est engendré par un élément élastique (28) solidaire
de la roue et agencé de manière à s'étendre, en projection dans un plan général (40)
de cette roue dans lequel est situé sa denture (23), au moins dans un creux donné
(32) entre deux dents adjacentes (34,35) de cette denture, cet élément élastique étant
élastiquement déformable selon une direction radiale de la roue sensiblement jusqu'au
fond dudit creux donné; et en ce que ledit composant mobile présente une denture (25) qui est située au moins partiellement
au niveau dudit élément élastique de sorte que cette denture vienne presser contre
l'élément élastique lorsqu'elle pénètre dans ledit creux donné.
2. Mouvement horloger électromécanique selon la revendication 1, caractérisé en ce que ledit élément élastique est configuré de sorte à pénétrer, en projection dans ledit
plan général, dans l'un et/ou l'autre des deux creux adjacents (35,37) audit creux
donné dans une moindre mesure que dans ce creux donné ou de préférence à ne pas pénétrer
dans ces deux creux adjacents.
3. Mouvement horloger électromécanique selon la revendication 1 ou 2, caractérisé en ce que l'élément élastique est agencé sur un plateau de ladite roue qui présente à sa périphérie
ladite denture de cette roue, cet élément élastique ayant une partie superposée audit
creux donné de cette denture.
4. Mouvement horloger électromécanique selon la revendication 3, caractérisé en ce que l'élément élastique est formé par un ressort-fil (28) fixé à la roue à au moins une
(29) de ses deux extrémités.
5. Mouvement horloger électromécanique selon la revendication 4, caractérisé en ce que le ressort-fil présente une partie coudée (30) faisant saillie de sa courbure principale,
cette partie coudée étant superposée audit creux donné de ladite denture de ladite
roue.
6. Mouvement horloger électromécanique selon l'une quelconque des revendications précédente,
caractérisé en ce que ledit composant mobile est un pignon ou une autre roue formant avec ladite roue un
train d'engrenages du mouvement horloger.